00:00Écoute, effectivement, la bordélisation mise en place par la France Insoumise,
00:04il y avait un excellent tédito qu'on va entendre de notre ami Laurent Tessier dans une seconde,
00:08mais écoutez ce que disait Bali Bagayoko sur la violence dite légitime.
00:12C'est forcément qu'à un moment donné, il y a un élément de solidarité.
00:14D'abord de protéger la personne, mais d'indignation, parce que c'est normal.
00:18Voilà, ce sont des humains en fait.
00:20Je parle de la violence.
00:21Mais ce sont des humains.
00:22Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
00:24Elle peut être légitime.
00:26C'est quoi cette affaire ?
00:27Bien sûr qu'elle peut être légitime.
00:28Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là, c'est oui, elle peut être légitime.
00:32Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
00:34Pour une raison simple, d'une situation, en fin de compte, vous êtes vous,
00:37en situation quasiment, je veux dire, à un moment donné, de droit.
00:40C'est-à-dire qu'on vous bafoue dans vos droits.
00:41Si vous vous dérapez, forcément, vous devenez vous coupable.
00:45C'est ça le problème.
00:46Alors, il y a Riyad Rani qui est en pointe, qui a 18 ans,
00:49qui est président de l'Union syndicale lycéenne.
00:50Il figurait en troisième position d'une liste LFI au municipal à Ouattre-Los.
00:55Ah oui, on entend l'a.
00:56Alors, c'est quand même, c'est un fait.
00:58Il y a quelques mois seulement, c'est très intéressant.
00:59Oui, président de l'Union syndicale lycéenne.
01:02Si on ne s'appelle pas filtré, j'y peux rien, en fait.
01:07Donc, Marine Le Pen, d'ailleurs, a tweeté en appelant ses militants
01:09à s'interposer entre les jeunes et la police,
01:11en parlant de sauvagerie policière, en déclarant que la violence peut être légitime.
01:15Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise se placent hors du cadre républicain.
01:18De tels propos devraient scandaliser l'ensemble de la classe politique et médiatique.
01:21Ils sont inacceptables.
01:22Et tous ceux qui se déclarent républicains devraient les condamner sans réserve et sans aucune ambiguïté.
01:25Non, mais ce n'est pas possible.
01:26On ne peut pas tantôt se réclamer de la légalité,
01:28comme M. Bakayoko, qui se fait élire démocratiquement,
01:31et puis le lendemain, dire la violence peut être légitime.
01:34Il faut choisir.
01:35Ou c'est l'émeute, ou c'est l'élection, mais pas les deux.
01:37Là, c'est trop facile.
01:38Je suis entièrement d'accord avec ça.
01:40Il n'aurait pas dû dire ces propos-là.
01:41Et ces propos, moi, je les trouve irresponsables,
01:43puisqu'en plus, il est officier de police judiciaire en tant que maire.
01:48Donc, c'est des propos qu'il n'aurait pas dû tenir.
01:50Je voulais revenir sur ce que vous disiez, Éric.
01:52Mathias Leboeuf.
01:53Je crois vraiment, et je le dis sans démagogie et sans provocation,
01:58on ne peut pas balayer d'un revers de main de mépris
02:02les revendications lycéennes en disant
02:04ce sont des crétins qui sont violents.
02:06Parce que si on fait ça, on fait ce qu'ont fait tous les classiques gaullistes en 68
02:11et on a vu à quoi ça a mené.
02:13Je vous rappelle que mai 68, les revendications, au départ, au tout départ,
02:17c'est les étudiants qui voulaient des chambres mixtes
02:21et qui voulaient pouvoir aller dans les chambres des filles,
02:24les garçons qui pouvaient aller dans les chambres des filles,
02:26dans les cités universitaires.
02:28Et tout le monde se sont foutu de leur gueule, pardon de le dire comme ça.
02:31Et on a vu sur quoi ça a débouché.
02:34Donc, les lycéens, il faut aussi les entendre.
02:37Il faut aussi les écouter indépendamment des outrances,
02:42indépendamment des récupérations politiques,
02:44indépendamment, effectivement, de tout ce qu'il peut porter.
02:47Est-ce qu'on peut demander que les lycéens écoutent en retour ?
02:51Écoutent le langage de la légalité.
02:53En tout cas, il y avait Gabriel Attal ce matin qui paraît ferme,
02:55qui demande maintenant un examen de passage.
02:57Pourquoi pas un examen en CM2 ?
02:59Ce qui peut faire changer les choses.
03:00Examen également de passage de troisième à seconde
03:03et il veut la fin de parcours sub.
03:05Il a bien raison, Gabriel Attal.
03:06C'est dommage qu'il n'ait pas été ministre de l'éducation nationale.
03:10Écoutez, il a été quelques mois.
03:11J'avais envie d'être positif.
03:13Je veux dire, Mayanet, j'avais envie d'être positif.
03:15Avec Gabriel Attal.
03:16Plus sérieusement pour moi.
03:18Si des choses sont dignes dans l'espace public
03:20qui sont intéressants et politiques, je le dis.
03:22Non, mais évidemment.
03:23Il faut retourner à la sélection.
03:25Ce qui me paraît intéressant dans cette séquence,
03:26c'est qu'à la limite, les lycéens sont dans leur rôle.
03:28Ils manifestent, ça prend, voilà, etc.
03:30Ce qui est très inquiétant, en revanche,
03:31c'est la disparition totale de l'autorité.
03:33On l'a vu avec le proviseur.
03:34On peut se rappeler de ce jeune homme qui avait giflé
03:36une de ses professeurs il y a quelques années.
03:37Le fait que plus personne n'ait écouté.
03:39Donc, il n'y a plus de hiérarchie.
03:40Les forces de l'ordre sont systématiquement des ennemis.
03:43Et en plus, des élus viennent jeter de l'huile sur le feu
03:45en s'interposant entre les forces de l'ordre et les lycéens.
03:48Donc, moi, je n'accuserais pas spécialement.
03:50D'abord, les jeunes, eux, à la limite, ils sont dans leur rôle.
03:52Et le rôle du reste de la société,
03:53c'est de les recadrer sans violence, évidemment,
03:55et de les ramener vers le chemin des cours.
03:58Mayalen Trémolet, du service politique d'Europe 1,
04:01représenté en force aujourd'hui, avec Jacques Serret et Mayalen Trémolet.
04:06Je vous propose d'écouter l'édito de Laurent Tessier,
04:08toujours remarquable, qui est diffusé à la fois sur Europe 1
04:12et ensuite sur CNews,
04:14et qui illustre la bordélisation de la France insoumise
04:18depuis de nombreux mois.
04:20Écoutez.
04:26Ah, bon, manifestement, ça a bugué, comme on dit.
04:32Bon, est-ce que la vidéo est de retour, si j'ose dire ?
04:36On ne peut rien envoyer.
04:38Eh bien, n'envoyons rien.
04:41Si j'ose dire, on n'a pas la possibilité d'écouter une autre séquence à la place, Lucas.
04:48On essaye.
04:49Avec les blocages de lycées dans le pays,
04:52164 interpellations lundi,
04:54440 interpellations hier, principalement 10 mineurs,
04:5612 policiers et gendarmes blessés lundi,
04:5848 membres des forces de l'ordre blessés hier.
05:00Les dégradations, les feux de poubelle,
05:02les agressions contre des professeurs, des proviseurs,
05:04les violences augmentent avec ces discours,
05:07hier de Jean-Luc Mélenchon et le maire et les filles de Saint-Denis,
05:09Bali Bagayoko.
05:10La violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
05:12Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là,
05:14c'est oui, elle peut être légitime.
05:15Parents, militants insoumis,
05:19mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière.
05:25La violence est légitime, la sauvagerie policière.
05:28Voilà ces messages envoyés aux lycéens,
05:30des individus d'extrême-gauche extérieure au lycée,
05:33des messages de haine contre des médias, BFM et Frontières,
05:36comme cette lycéenne interrogée hier par un site d'extrême-gauche.
05:39Aujourd'hui, on a viré BFM, parce que BFM est un média raciste.
05:43Aujourd'hui, on ne veut pas de BFM dans notre ville,
05:45on ne veut pas de Frontières dans notre ville.
05:47Et j'espère que ce n'est pas assez clair,
05:48parce que s'ils reviennent, on va les chasser encore une fois et encore.
05:51On va les chasser encore une fois et encore.
05:53Une vidéo partagée par le maire LFI de Saint-Denis-Bali Bagayoko
05:57avec ce message.
05:58Elle a raison.
05:58Un élu valide donc, Romain, la haine contre les médias.
06:01Oui, c'est ça.
06:02Il faut dire à cette lycéenne que personne ne chasse personne.
06:05Elle ne chassera personne.
06:07Et les médias resteront, oui, BFM et raciste, oui, bah voyons.
06:12Et vous avez retrouvé, Laurent, plusieurs discours de LFI
06:15contre les médias, contre les policiers.
06:17Oui, parce qu'il y a un discours de haine entretenu depuis des mois
06:19contre notre profession comme Jean-Luc Mélenchon
06:21en mars 2025 sur France 3.
06:24La fiche Cyril Hanouna, c'est une erreur ou pas ?
06:26Mais écoutez, monsieur, pourquoi vous me posez cette question ?
06:29De quel droit ?
06:30De quel droit ?
06:32Parce que c'est vous qui...
06:32Vous m'accusez ?
06:33Est-ce que vous m'accusez ?
06:34Pas du tout.
06:35Alors, taisez-vous.
06:36Ça suffit maintenant.
06:37Taisez-vous, ça suffit maintenant.
06:39Alors, où encore la députée LFI, Sofia Chikirou,
06:41avant les municipales en février à Paris ?
06:43Je vous avais déjà diffusé cet extrait,
06:44mais il est tellement révélateur.
06:47Vous nous dégoûtez !
06:48Voilà ce qu'ils sont, des nazis à petits pieds.
06:51Moi, je me dis, si vous me laissez aller sur les plateaux télé,
06:53vous me laissez parler comme je veux,
06:55leur répondre et leur dire tout ce que je pense.
06:58C'est-à-dire que si à un moment, j'ai envie de leur dire
06:59« Mais tais-toi, imbécile ! Laissez-moi le dire ! »
07:02Discours de haine contre des médias,
07:04contre aussi nos policiers et nos gendarmes
07:06qui subissent des violences au quotidien.
07:08Entre la sauvagerie policière, hier, de Jean-Luc Mélenchon,
07:10et ses attaques ces derniers mois de députés LFI,
07:13Rick Coquerel et Mathilde Panot.
07:15La police tue.
07:16Si cette loi passe, elle tuera encore plus.
07:18On a aussi certains policiers qui, j'allais dire,
07:22font preuve de violences policières absolument pas légitimes.
07:25Du coup, la police tue et la police tue.
07:27Des messages qui rentrent dans la tête de certains jeunes.
07:30Résultat, le ministre de l'Intérieur parlait hier soir
07:32de 7 jets d'acide chlorhydrique sur les forces de l'ordre.
07:35Discours aussi de haine contre d'autres élus,
07:37comme quand la députée européenne LFI, Rima Hassan,
07:39ciblait Bruno Retailleau, le président des Républicains,
07:41en janvier dernier.
07:42Discours de haine contre l'État.
07:45Dans un État raciste qui relativise son histoire coloniale,
07:49voire qui la glorifie,
07:51son nom, la couleur de sa peau, c'est politique.
07:55Alors, j'ai une chose à lui répondre ce soir à Retailleau.
07:58Abba Retailleau, bien sûr.
08:01Bien sûr.
08:02La stratégie du chaos, les menaces,
08:04l'instrumentalisation d'une jeunesse qui retient ses discours de haine,
08:07l'appel à l'insurrection populaire, la désobéissance d'élus.
08:10Et vous voyez le résultat en ce moment même,
08:12devant les lycées avec toutes les violences,
08:14comme ce professeur, vous l'avez montré,
08:15lynchée à Toulouse,
08:16alors qu'il tentait visiblement d'éteindre le feu.
08:19Wesh !
08:20Ça se va avec lui !
08:20Ça se va avec lui !
08:21Oh non, Dieu, c'est écrit !
08:23Mais c'est démonnable !
08:24C'est démonnable !
08:25Wesh !
08:26Wesh !
08:27La présidente de la région Île-de-France,
08:29Valérie Pécresse,
08:30va adresser donc la facture des dégradations
08:31d'un lycée de Saint-Denis au maire
08:33et les filles Balibagayouko,
08:34100 000 euros.
08:34Le coût actuellement dans les lycées
08:36pour la région parisienne,
08:37vous en avez parlé Romain,
08:381 million d'euros.
08:39Et où sont les parents aussi ?
08:40Posons la question,
08:40parce que c'est pas à nous de payer tout simplement.
08:42Cette image,
08:43je savais pas que c'était un professeur,
08:44j'avais dit un personnel de l'enseignement,
08:45cette image est folle,
08:47lynchée par ses élèves
08:48parce qu'il enlève un extincteur,
08:49je vous assure,
08:50cette image est folle,
08:50elle devrait scandaliser,
08:52elle devrait interpeller tout le monde.
08:54Il est donc 8h54,
08:56même il est 9h,
08:57puisque tout augmente,
08:58et nous allons marquer une pause.
09:00et nous allons faire une pause.