- il y a 2 heures
Depuis la crise du Covid-19, l’identité numérique, le pass sanitaire, l’euro numérique et le crédit social occupent une place croissante dans le débat européen. Dans son ouvrage Le crédit social européen : du pass sanitaire à l’euro numérique, Cyril Gâté s’interroge sur les liens entre ces différents dispositifs et sur les transformations qu’ils pourraient entraîner dans nos sociétés.
Comment pourrait fonctionner un crédit social européen ? Les outils technologiques nécessaires à sa mise en place sont-ils déjà disponibles ? Quel rôle pourrait jouer le portefeuille européen d’identité numérique, dont le déploiement est prévu dans les États membres ? Et surtout, dans quelles circonstances un tel système pourrait-il être instauré ?
Selon Cyril Gâté, l’euro numérique pourrait constituer une étape préalable à la mise en place d’un crédit social européen. Il revient également sur les crises qui pourraient accélérer ce processus, notamment le risque de pénuries alimentaires, et sur le rôle que pourraient jouer l’identité numérique, la surveillance technologique et le contrôle des transactions.
Un entretien consacré à l’évolution de nos sociétés européennes et aux conséquences possibles de cette transformation numérique sur les libertés individuelles.
A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : "Le ni oui ni non de l’apocalypse".
Téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade - 2026 - Faillite de la France : Comment faire face à la Taxflation :
https://signups.lachroniqueagora.com/2335049
Comment pourrait fonctionner un crédit social européen ? Les outils technologiques nécessaires à sa mise en place sont-ils déjà disponibles ? Quel rôle pourrait jouer le portefeuille européen d’identité numérique, dont le déploiement est prévu dans les États membres ? Et surtout, dans quelles circonstances un tel système pourrait-il être instauré ?
Selon Cyril Gâté, l’euro numérique pourrait constituer une étape préalable à la mise en place d’un crédit social européen. Il revient également sur les crises qui pourraient accélérer ce processus, notamment le risque de pénuries alimentaires, et sur le rôle que pourraient jouer l’identité numérique, la surveillance technologique et le contrôle des transactions.
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NewsTranscription
00:00En Chine, partout où les Chinois se rendent, ils doivent scanner un QR code.
00:04Ils rentrent dans le taxi, ils doivent scanner un QR code.
00:06Mais certaines personnes vous diront que c'est très pratique.
00:09Enfin, je recevais quelqu'un d'autre jour qui nous disait
00:12« Mais quand on arrive à l'aéroport, finalement, c'est beaucoup plus rapide. »
00:16Qu'est-ce que vous répondrez à ces gens-là qui vous diront
00:18« Mais la vie est beaucoup plus simple avec tous ces QR codes,
00:21ça nous facilite, ça nous fait gagner du temps. »
00:23C'est le but. Forcément, il faut qu'il y ait des avantages.
00:27S'il nous présente l'inconvénient tout de suite, personne ne va l'accepter.
00:30Donc forcément, il faut qu'il y ait un avantage derrière.
00:32Et l'inconvénient, ce serait quoi alors ?
00:34L'inconvénient, c'est le contrôle.
00:37C'est-à-dire que si on met ça en place, on connaît toute notre vie privée.
00:49Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro de Politique et Éco.
00:53Cette semaine, nous sommes avec Cyril Gaté.
00:56Bonjour, monsieur.
00:57Bonjour, Pierre.
00:58Cyril Gaté, vous êtes un passionné de géoéconomie, d'économie.
01:03Et vous publiez cet ouvrage dont on va parler dans un instant,
01:06« Le crédit social européen du pass sanitaire à l'euro numérique ».
01:12Mais avant toute chose, le journal de l'écho.
01:21Alors, le journal de l'écho commence, Cyril Gaté, avec le chiffre.
01:25C'est le taux français à 10 ans de l'obligation française qui atteint 4,5%.
01:31sont plus haut niveau depuis 2008.
01:34Surtout, la France emprunte désormais avec près d'un point de taux supplémentaire
01:38par rapport à l'Allemagne qui est actuellement à 3,54.
01:41Que dit cet écart sur la confiance des marchés dans nos finances publiques ?
01:47Tout simplement que la dette française est plus risquée que la dette allemande.
01:52Donc là, on a une attaque un peu des marchés sur la dette française.
01:58De toute façon, c'est au niveau mondial que les taux montent.
02:02On voit les États-Unis, les taux ont explosé aussi.
02:06En Turquie, j'ai vu que c'était monté à plus de 30% aussi.
02:09Enfin, c'est énorme.
02:10Il y a vraiment une prise de conscience de l'endettement généralisé des pays.
02:18Et on peut arriver à une crise de la dette très rapidement.
02:23Et à partir, justement, de quel taux de l'obligation française
02:29on peut virer dans une crise de la dette manifeste ?
02:33Là, pour moi, on est clairement dedans.
02:36Tous les ans, le gouvernement cherche des économies
02:41parce qu'on paye de plus en plus cher les intérêts de la dette.
02:44Je crois qu'en 2028, ils estiment à 77 milliards d'euros
02:50de dépenses d'intérêts de la dette.
02:52Donc c'est énorme.
02:53Et il va falloir raboter un petit peu partout.
02:56Donc ça va être hausse des impôts, les retraites
03:01qui vont être obligées de baisser, désindexer.
03:07Il va falloir faire des économies partout à cause des intérêts de la dette.
03:12L'info du journal de l'écho, c'est le Brent qui est passé au-dessus des 100 dollars.
03:18On est ce jeudi à 103 dollars le baril.
03:21Et le gaz européen, pour livraison en décembre, dépasse les 80 euros du mégawatt-heure.
03:28Plusieurs responsables de la BCE s'inquiètent désormais d'un risque de remontée durable de l'inflation.
03:34Comment l'Union européenne, c'est un petit peu aussi le thème que vous développez dans votre ouvrage,
03:39accueille-t-elle ces nouvelles flambées à l'aune de sa politique de transition écologique ?
03:44Pour elle, c'est une aubaine.
03:47Parce que tout ce qui fait augmenter l'énergie, c'est bon pour l'Union européenne.
03:53Elle va vouloir développer plus d'énergie verte, plus de panneaux voltaïques.
03:58Elle va vouloir développer l'électricité en disant que le pétrole est devenu trop cher.
04:06Et il y a une possibilité aussi de mise en place d'un possible rationnement.
04:11De rationnement, c'est-à-dire ? Sur l'énergie ?
04:13Sur l'énergie, notamment sur le diesel.
04:15On voit que c'est le raffinage qui pose problème.
04:19Et on a un gros manque de diesel au niveau mondial.
04:22Je crois que les États-Unis pensent à interdire les exportations.
04:26L'Arabie saoudite les a bloquées pour l'instant.
04:31Parce qu'elle s'est fait attaquer son pipeline est-ouest par les Houthis.
04:37Elle ne peut plus sortir de pétrole par le détroit d'Hormuz.
04:42Le détroit de Bab el-Mandeb a été pris par les Houthis aussi.
04:46Ils interdisent les navires saoudiens de passer.
04:49Et en plus de ça, on a Zelensky qui bombarde les raffineries de diesel en Russie.
04:56Donc tout ça, ça fait baisser le volume et forcément ça fait augmenter les prix.
05:01Et on peut aussi voir un rationnement si vraiment les prix montent trop.
05:05C'est une possibilité.
05:07Et la déclaration retenue par le journal de l'écho, c'est celle de Christine Lagarde du 14 septembre.
05:13Elle estime que l'Europe fait face à un risque inédit d'être coupée de l'intelligence artificielle
05:20en raison de sa dépendance aux technologies étrangères.
05:23Donc quel avenir attend les Européens si l'UE s'avère incapable de rattraper le retard pris par la Chine
05:29et les États-Unis ?
05:31L'UE, je pense qu'elle est déjà en retard.
05:34De toute façon, elle ne pourra pas rattraper le retard.
05:37Donc on a encore une forme de dépendance en plus envers les États-Unis ou envers la Chine
05:42qui vont pouvoir nous faire chanter en cas de guerre commerciale.
05:47Si on veut taxer par exemple les petits colis chinois,
05:51là, c'est tout petit encore.
05:54Mais dans le cadre d'une extension, ils pourront nous faire chanter là-dessus.
05:58Après, je pense qu'on se tournera quand même plus vers les États-Unis.
06:02Mais on voit que Trump aussi met un peu de bâton dans les rues à l'Union européenne.
06:08Donc on sera dépendant et on va subir de toute façon pour pouvoir l'utiliser.
06:14Derrière ces évolutions se profile aussi une transformation radicale et inquiétante de nos sociétés par le numérique.
06:21C'est ce que nous allons maintenant décrypter.
06:23C'est parti pour l'entretien.
06:33Alors, Cyril Gaté, je vous cite, c'est tiré de votre livre,
06:38« Depuis le Covid-19, beaucoup de personnes sentent que quelque chose est en train de changer,
06:43sans comprendre dans quelle direction on souhaite nous emmener dès 2018,
06:48soit deux ans avant le début de la crise Covid. »
06:52Vous vous rappelez dans votre ouvrage que la Commission européenne avait déjà envisagé l'idée d'un passeport vaccinal.
06:59Et vous dites que cette idée est la première pierre d'un système beaucoup plus vaste.
07:03C'est celui du crédit social basé sur l'identité numérique, l'identification numérique.
07:10Quels seraient les objectifs de ce système ?
07:14Tout d'abord, c'est de savoir qui achète quoi, où et à quel moment.
07:21Et quelles sont les consommations des gens.
07:23Déjà, pour tout savoir des gens, il y a aussi contrôler la population qui va s'appauvrir.
07:30Ce qui peut mener à des révoltes, comme on est en train de voir en ce moment que les manifestations
07:35se profilent.
07:37Donc c'est vrai qu'une fois qu'on a mis en place un crédit social, que les gens sont
07:41contrôlés sur ce qu'ils font, sur ce qu'ils achètent,
07:45les gens s'auto-censurent et ont moins envie de révolte.
07:51Donc ça aussi.
07:52Et il y a aussi une autre part, c'est aussi orienter l'épargne vers la transition écologique, comme l
08:00'UE veut le faire,
08:00ou l'armement européen, quand on voit qu'ils poussent vers la guerre, vers la Russie.
08:07Alors vous le dites, encore une citation, pour garder le contrôle sur une masse qui va s'appauvrir,
08:11des mesures doivent être prises par nos dirigeants pour nous faire avaler la pilule,
08:17afin d'éviter des révoltes et l'écologie et l'idéologie adéquates.
08:21Ursula von der Leyen, donc la présidente de la Commission européenne depuis décembre 2019,
08:26en a fait son fer de lance avec ce fameux pacte vert pour l'Europe.
08:32Pourquoi l'écologie est-elle, selon vous, une bonne idéologie pour le grand capital et le système visé par l
08:39'UE ?
08:41Déjà, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'UE est sous pilotage américain, en fait.
08:46L'UE, pour moi, c'est une création américaine.
08:49Robert Schumann, Jean Monnet, on sait maintenant que c'est des agents de la CIA.
08:55Et toutes les politiques qui sont menées par l'UE, fait qu'on se tire une balle dans le pied.
08:59Donc on se dit que ce n'est pas possible, nos dirigeants ne sont pas conscients.
09:04On arrête de commercier avec la Russie pour le gaz, on voit que les entreprises allemandes sont tous en train
09:09de couler,
09:09on voit qu'on paye l'énergie plus chère.
09:12On met en avant l'écologie, mais au niveau mondial, il n'y a que nous qui le faisons.
09:17Donc on se met des bâtons dans les roues.
09:19Toutes les décisions qui sont prises sont mauvaises pour nous.
09:22Donc pour moi, c'est les USA qui pilotent ça.
09:26On le rachète après du GNL.
09:29Ils rachètent des entreprises stratégiques européennes.
09:33Et le grand capital, surtout, veut garder le pouvoir sur la population,
09:38même si la consommation va baisser.
09:40Ils veulent qu'on garde un mode de vie à l'occidental.
09:43Ils ne veulent surtout pas qu'on vote pour des dirigeants à la Poutine
09:48qui ont fait enfermer des oligarques et renationaliser des entreprises.
09:53Et toutes ces décisions sont bien appuyées sur celles dites scientifiques du GIEC.
09:59Tout ça, c'est pour nous faire avaler la pilule, vous dites ?
10:01Exactement.
10:04On voit que le GIEC, qui compte une centaine de scientifiques,
10:07il y a plusieurs scientifiques qui sont passés par le GIEC
10:11et qui ont dit qu'à l'intérieur du GIEC, c'était une idéologie.
10:15En fait, tout ce qu'ils veulent prouver, ils cherchent des preuves du réchauffement climatique.
10:22Il y a une tribune qui a été signée par plus de 17 000 scientifiques.
10:26Alors que le GIEC, il n'y en a que 100, personne n'en a parlé.
10:32Ces 17 000 scientifiques rejettent les tests du GIEC.
10:37Alors, vous évoquez dans votre ouvrage ces techniques d'ingénierie sociale
10:41à l'œuvre pour préparer les esprits à l'avènement du projet des dirigeants européistes.
10:46C'est quoi ces techniques d'ingénierie sociale ?
10:51C'est déjà manipuler les enfants dès l'école.
10:54Pour les… comment dire ?
11:00Il faut sauver la planète, c'est ça l'idéologie ?
11:03Voilà, c'est ça. Ils sensibilisent les enfants à l'écologie.
11:07Trayer les déchets, alors que c'est des choses qu'on ne devrait pas apprendre aux enfants.
11:12C'est vraiment de l'endoctrinement. Il y a ça aussi.
11:15Et surtout, c'est noter tout ce qui concerne nos modes de vie.
11:20Le transport, avec les vignettes critères, les permis à points.
11:24L'alimentation, avec le nitri-score.
11:27Et aussi le logement, avec le DPE et tout ce qui est appareil ménager.
11:32Donc, on voit que c'est toutes les notes qui sont attribuées à ces appareils, aux voitures.
11:40Tout concerne le transport, l'alimentation, le logement.
11:44Et c'est exactement ce que recommandent les organisations mondialistes.
11:50Sur leur site, on voit bien que ce qu'elles demandent, c'est réduire le taux de CO2 de nos
11:59modes de vie, transport, alimentation, logement.
12:01Donc, c'est sauver la planète au détriment des modes de vie des Français.
12:05Et c'est ça, tout à fait.
12:09Ils veulent… Tout est relié au taux de CO2.
12:13Alors, vous évoquez aussi le pass vaccinal.
12:16Rappelons-nous qu'il avait été suspendu juste avant la présidentielle, en mars 2022.
12:21Vous pensez qu'il peut être réactivé à n'importe quel moment ?
12:27Il peut être réactivé s'il y a une nouvelle pandémie.
12:30Je pense qu'ils ne se gêneront pas pour le faire.
12:32Mais c'est surtout l'identification numérique avec un QR code qu'ils veulent mettre en place.
12:40Là, le pass vaccinal, c'était l'excuse pour poser la première pierre.
12:45Pour que les gens téléchargent et qu'ils s'habituent au QR code.
12:48On voit que maintenant, il y a des QR codes partout.
12:51Ce matin, j'ai pris le train.
12:52Avant, je prenais un billet.
12:54Maintenant, c'est un QR code.
12:56Donc, je pense que c'est ça.
12:57Ce n'est pas le pass vaccinal en lui-même qui serait réactivé tout de suite.
13:01Je pense qu'en cas de rationnement, par exemple, de l'essence,
13:04qui pourrait venir pour le diesel,
13:06on aura un QR code à scanner au pompiste.
13:12Ça a déjà été fait au Sri Lanka depuis la crise d'Orban.
13:16Vous dites que l'idéologie, Cyril Gaté, du pass vaccinal,
13:21telle qu'on l'a connue en France,
13:22est en tout point semblable à celle du crédit social chinois.
13:26Donc, comment ça fonctionne en Chine, ce crédit social ?
13:30Le crédit social, son idéologie, c'est surtout de ne pas faire passer les devoirs avant les droits.
13:38Donc, ça, c'est très important parce qu'on est en train de changer de système en France.
13:43C'est Gabriel Attal qui avait déjà fait un discours là-dessus.
13:47Je ne sais plus où il avait dit ça.
13:51Je vais retrouver ça sûrement plus tard.
13:53Mais c'est surtout les devoirs avant les droits.
13:55En Chine, par exemple, en point bonus,
13:59vous donnez votre sang, vous consommez ça,
14:02vous vous engagez dans une œuvre de charité,
14:04vous avez un bon historique de crédit financier,
14:07vous réalisez un acte héroïque.
14:09Ça, c'est des points bonus.
14:10En point malus, il y a critiquer le gouvernement,
14:13commettre des infractions routières,
14:15mal ranger sa poubelle dans la rue,
14:17ne pas rembourser un crédit,
14:18et aussi les mauvaises habitudes de consommation,
14:21alcool, cigarette.
14:22Et ces points bonus et ces points malus,
14:27dessus, il y a des avantages ou des inconvénients.
14:30Donc les avantages, c'est priorité pour les inscriptions scolaires,
14:33promotion professionnelle,
14:36accès aux crédits facilités,
14:39réduction pour les transports, les factures,
14:42taxes réduites et les inconvénients.
14:44C'est là qu'on a déjà vu les reportages avec les parias en Chine.
14:48Donc services sociaux refusés,
14:50vol et TGV interdits,
14:52donc interdiction de circulation,
14:54interdiction de faire des crédits,
14:57interdiction de travailler pour le gouvernement,
14:59pas d'accès à l'école privée pour ses enfants,
15:02impossible d'acheter un appartement,
15:03de créer une entreprise.
15:05Donc on voit bien qu'il y a les récompenses.
15:08Le pass vaccinal, la récompense,
15:10c'était de pouvoir aller au restaurant,
15:13pouvoir aller en discothèque.
15:14Ceux qui ne l'avaient pas ne pouvaient rien faire du tout.
15:17On est vraiment dans le crédit social chinois.
15:20Est-ce que vous avez en tête une date
15:23à laquelle l'Union européenne
15:25pourrait mettre en place le crédit social européen ?
15:28Est-ce qu'elle l'annonce dans ses textes ?
15:30Non, du tout.
15:31Ce n'est pas annoncé du tout.
15:33Pour moi, c'est quelque chose
15:34qui se met en place petit à petit.
15:37Après, ils avancent...
15:38La théorie des petits pas.
15:39Voilà, c'est ça.
15:40Ils avancent petit à petit.
15:42Ils arrivent à mettre en place ce qu'ils mettent en place.
15:44Mais pour l'instant, il y a un prévu.
15:46On voit déjà que pour l'euro numérique,
15:48ils ont du mal à le mettre en place.
15:51Il y a la réticence des banques privées.
15:52Voilà, c'est ça qui se demande à quoi ça sert.
15:56Ils devaient le mettre en place déjà en 2023.
15:58Après, ça a été repoussé.
15:59Là, normalement, ils doivent le mettre en place
16:00dès la fin de l'année, il me semble,
16:01avant la fin de l'année.
16:03Donc, on verra s'ils peuvent le mettre en place.
16:05Et aussi, ça se sorte aussi à la résistance des peuples.
16:08Donc, le crédit social, je pense qu'il pourra se mettre en place
16:13après une grosse crise ou pendant une grosse crise.
16:17Par, justement, commencer par les rationnements
16:20pour habituer les gens au QR code et à présenter des choses.
16:25Parce qu'en Chine, partout où les Chinois se rendent,
16:28ils doivent scanner un QR code.
16:30Ils rentrent dans le taxi, ils doivent scanner un QR code.
16:32Mais certaines personnes vous diront que c'est très pratique.
16:35Enfin, je recevais quelqu'un d'autre jour qui nous disait,
16:37mais quand on arrive à l'aéroport, finalement,
16:40c'est beaucoup plus rapide.
16:41Qu'est-ce que vous répondrez à ces gens-là qui vous diront
16:43mais la vie est beaucoup plus simple avec tous ces QR codes,
16:46ça nous facilite, ça nous fait gagner du temps ?
16:49C'est le but.
16:51Forcément, il faut qu'il y ait des avantages.
16:53S'ils nous présentent l'inconvénient tout de suite,
16:55personne ne va l'accepter.
16:56Donc, forcément, il faut qu'il y ait un avantage derrière.
16:58Et l'inconvénient, ce serait quoi alors ?
16:59L'inconvénient, c'est le contrôle.
17:03C'est-à-dire que si on met ça en place,
17:05on connaît toute notre vie privée.
17:08Et vous dites que, justement,
17:10tous les outils technologiques pour mettre en place
17:13ce crédit social européen sont déjà disponibles.
17:16Oui, c'est ça.
17:17Les caméras sont là.
17:20On n'a pas autant de caméras qu'en Chine.
17:23Je crois que c'est en France,
17:25la ville où il y a le plus de caméras, c'est Nice.
17:28On est à une caméra pour 160 habitants.
17:32En Chine, ils sont à une caméra pour deux habitants.
17:35Donc, on n'est pas encore à ce niveau de surveillance.
17:37Mais il y a la caméra.
17:39Il y a les lois sur la reconnaissance faciale
17:41qui ont été passées pour les JO.
17:44Oui, on nous avait parlé de tests.
17:47C'est ça.
17:48Mais les lois sont passées.
17:49Oui.
17:51On a les lois qui sont en train de passer
17:52sur les réseaux sociaux aussi.
17:54Pour contrôler, par exemple,
17:56pour les contrôler à la CAF,
17:57on sait que maintenant,
17:58ils ont le droit de regarder sur les réseaux sociaux.
18:00Il y a de moins en moins de choses privées.
18:04Et toute la technologie est là
18:06pour mettre en place ce crédit social.
18:09Vous mettez bien en évidence, d'ailleurs,
18:10dans votre ouvrage que,
18:12en tout cas, c'est le cas aux États-Unis,
18:13les réseaux sociaux sont reliés
18:15aux services de renseignement américains.
18:17Tout à fait.
18:18Oui, on a déjà vu que Facebook,
18:21c'est relié à la NSA.
18:24Et on voit que, de toute façon,
18:25il y a beaucoup de créations d'entreprises
18:27qui sont liées aux renseignements américains.
18:30Et alors, il y a aussi cet outil en France
18:35qui s'appelle France Connect,
18:36qui a pour rôle de collecter des informations
18:42pour mettre en place ce phénomène
18:45de l'identité numérique.
18:47Tout à fait.
18:47Comme vous disiez tout à l'heure,
18:50le fait d'avoir à taper ces codes
18:53pour aller sur son compte Amélie,
18:57pour aller sur son compte des impôts,
18:59fait qu'ils ont créé France Connect
19:01pour faciliter la chose.
19:03Et on a juste un identifiant à taper
19:05et on peut se rendre sur tous les sites en même temps.
19:07Donc, c'est vrai que plutôt que de retenir
19:0915 codes ou de les noter sur un petit papier,
19:12ils ont trouvé la facilité pour tout regrouper.
19:14Et alors, vous reprenez cette déclaration de député français en 2020.
19:19La première condition du succès d'une identité numérique régalienne,
19:23c'est la confiance.
19:25Et alors, quand on voit ce qui s'est passé
19:26avec tous ces vols de données ces dernières années en France,
19:30est-ce que les Français vont avoir confiance, justement,
19:33pour donner toutes leurs informations,
19:37sachant que tout cela peut être piraté, volé ?
19:40Après, je pense qu'il n'y a pas que la confiance.
19:44Je pense qu'il y a aussi la praticité.
19:45Je pense que les Français, maintenant,
19:49réfléchissent de moins en moins à leur liberté
19:55et sont plus dans la praticité.
19:57Quand on va leur présenter quelque chose de pratique,
19:59ils vont dire que c'est génial,
20:00ils vont l'accepter plus facilement.
20:01Et alors, vous mettez aussi,
20:03et ça, c'est quelque chose d'assez ancien maintenant,
20:06cet outil développé par l'entreprise Thales,
20:10le digital ID Wallet.
20:12Donc, qu'est-ce que c'est ?
20:14Dites-nous, c'est en rapport avec l'identité numérique.
20:16C'est ça.
20:17C'est un outil qui permet de mettre sa carte d'identité,
20:26son permis de conduire, sa carte d'assurance maladie,
20:29de regrouper un peu toutes nos informations
20:33sur un seul logiciel qu'on pourra avoir sur notre smartphone.
20:41Donc, la technologie est déjà là, en fait.
20:44Il manque juste maintenant des plans pour que la population l'accepte.
20:49Alors, le calendrier européen prévoit que chaque état membre mette à disposition
20:54au moins un portefeuille européen d'identité numérique d'ici à la fin de l'année.
21:00Donc, quelles informations contiendra justement ces portefeuilles européens d'identité numérique ?
21:07Qu'est-ce qu'on mettra dessus ?
21:10Premièrement, la carte d'identité, forcément.
21:12Le permis de conduire, la carte grise, les assurances.
21:17La carte européenne d'assurance maladie.
21:19Je pense que les vaccins aussi seront dessus.
21:22Et le but, c'est de mettre aussi un RIB et les impôts.
21:26Je pense que ce sera les premières choses, les premières informations.
21:30Alors, on nous dit bien dans la prose de l'Union européenne que tout cela sera facultatif.
21:38Bien sûr.
21:39Il commence toujours comme ça, de toute façon.
21:41C'est toujours facultatif ou il y a toujours un avantage au départ.
21:45C'est ensuite que les problèmes arrivent.
21:48Une fois que les gens l'ont accepté, là, ils peuvent mettre plus de choses en place.
21:53Alors, Cyril Gaté, la Commission européenne, indique sur son site, c'est tout à fait officiel,
21:57que l'identité numérique aura des usages sanitaires, touristiques, mais surtout bancaires.
22:03Donc, est-ce qu'on peut imaginer un contrôle de l'Union européenne sur nos comptes bancaires ?
22:09Oui.
22:10Une fois que l'euro numérique sera mis en place.
22:14Je pense que c'est ça.
22:15On a vu les discours dernièrement d'Ursula Van der Leyen,
22:19qui souhaitaient orienter l'épargne des Européens.
22:22Donc, c'est pour ça que c'est important pour eux d'avoir nos informations bancaires.
22:25savoir qui a de l'argent, où dépensent les gens,
22:32parce qu'ils veulent orienter l'épargne, justement, vers la transition écologique
22:36et aussi l'armement européen.
22:39Donc, vous parlez aussi des soutiens de l'Union européenne
22:44parmi les grandes organisations internationales.
22:47Est-ce que vous pouvez nous rappeler qui soutient l'Union européenne ?
22:50Dans son projet de crédit social, de pass sanitaire, d'euro numérique ?
22:56Toutes les organisations mondialistes soutiennent l'Union européenne.
23:02De toute façon, les organisations mondialistes,
23:05que ce soit l'Agence internationale de l'énergie, l'UFMI, le Forum de Davos,
23:12font des prévisions, des recommandations,
23:16et les dirigeants de l'Union européenne les reprennent immédiatement.
23:19C'est toujours comme ça que ça s'est passé.
23:23Donc, la présidente Christine Lagarde de la BCE et Jimmy Diamond,
23:28c'est le PDG de la banque JP Morgan.
23:31Chase ont déclaré, c'était début septembre,
23:34que le monde aurait à affronter des pénuries alimentaires
23:37dans les deux à trois prochaines années.
23:39Qu'est-ce que cela vous évoque ?
23:40Vous parlez de ces pénuries dans votre ouvrage ?
23:45Les pénuries alimentaires, oui, c'est dû au manque d'engrais
23:50dû à la guerre en Iran.
23:53Mais les pénuries alimentaires, ça pourrait aussi permettre
23:56de mettre en place des rationnements.
23:59Donc, ce serait encore une avancée de leur projet de crédit social
24:04à tendance écologique.
24:06Après, on a vu qu'avec des pénuries alimentaires,
24:09ils pourraient mettre en place, par exemple, un rationnement
24:13et orienter ce vers quoi, ce qu'on pourra acheter.
24:19En gros, ils veulent qu'on mange plus de fruits, de légumes,
24:23moins de viande.
24:24Et je pense que c'est ça le projet.
24:26Est-ce que vous connaissez les conséquences économiques,
24:29justement, des guerres au Moyen-Orient, en Ukraine,
24:34leurs conséquences sur ce que les dirigeants européens
24:38veulent mettre en place ?
24:40On voit qu'il y a des difficultés sur le pétrole, le gaz.
24:44Est-ce que cela facilite, justement, le projet vert des Européens ?
24:50Oui, tout à fait.
24:51Parce qu'en fait, l'augmentation des prix de l'énergie
24:55fait qu'on va forcément moins consommer
24:58et qu'on va être obligé de trouver des solutions alternatives.
25:03Donc, forcément, c'est bon pour l'Union européenne
25:06qu'ils veulent nous pousser à acheter des voitures électriques.
25:12Donc, la hausse du pétrole et du gaz, c'est tout bon pour eux.
25:17Et donc, après l'identité numérique, le crédit social viendra,
25:21donc vous le disiez à l'instant, l'euro numérique.
25:23Le Parlement européen l'a voté officiellement, c'était en juin dernier,
25:28pour un lancement prévu par la BCE en 2029.
25:32Pourquoi est-ce que vous pensez qu'il appartiendra à la Banque centrale européenne
25:37de contrôler toute transaction, voire de les interdire à l'envie ?
25:43C'est ce qu'elle souhaite, en tout cas.
25:44L'euro numérique, on voit plusieurs dirigeants de grandes banques européennes
25:52et même internationales ont déjà déclaré qu'ils ne voyaient pas l'intérêt de l'euro numérique.
25:58Donc, quel est l'intérêt de l'euro numérique si les banquiers ne voient pas l'intérêt ?
26:04C'est vraiment de tracer tous les paiements.
26:07C'est vraiment d'orienter l'épargne.
26:13C'est vraiment ça qu'ils veulent mettre en place.
26:19Vous expliquez aussi dans votre ouvrage que le scénario de l'euro numérique
26:23est co-écrit avec le scénario de la catastrophe financière.
26:29Oui, parce que le but de l'euro numérique,
26:33c'est la finalisation du crédit social européen.
26:37Sans cet euro numérique, nous ne pourrons pas mettre en place ce crédit social.
26:42Une fois que l'euro numérique est mis en place,
26:47ils peuvent, comme ils l'ont déjà fait,
26:49ils ont déjà fait un test en Suède avec une carte bancaire
26:52qui se bloque quand on a dépassé,
26:56quand on a effectué des achats
26:58et qu'on a dépassé le taux de CO2 autorisé.
27:01Et ça, c'est ce qu'ils pourront mettre en place plus tard.
27:04Mais sans l'euro numérique, ils ne peuvent pas le mettre en place.
27:10C'est très important.
27:11Est-ce que cette catastrophe financière,
27:14ça peut être celle de la dette publique,
27:17en tout cas c'est le cas en France,
27:18que certains voient exploser à partir de l'année prochaine ?
27:25C'est possible.
27:27Tout le monde pense que la dette deviendra incontrôlable
27:31pendant la campagne présidentielle,
27:32quelques semaines avant l'élection.
27:35Oui, c'est un scénario.
27:36Ça pourrait faire changer les mentalités
27:43et pousser les Français à voter pour des personnes,
27:47par exemple comme Christine Lagarde,
27:49qui pourrait arriver à la rescousse.
27:51Ça, c'est une possibilité aussi.
27:52Après, la crise financière peut arriver aussi un peu après.
27:56Après, faire monter les taux français
27:59par les marchés internationaux,
28:01c'est vrai que ça peut pousser
28:03à moindre radicalité pour les Français.
28:07Après, la crise financière, de toute façon,
28:09elle arrivera à un moment donné.
28:11Avec des taux comme ça,
28:12pour l'instant,
28:15les banques centrales augmentent les taux,
28:17mais ils n'auront pas le choix de les rebaisser à un moment.
28:19parce que ça va créer une crise de la dette.
28:23Donc, cette identité numérique,
28:25ce crédit social, l'euro numérique,
28:27tout cela pour conclure cette émission.
28:29Vous voyez ce processus se déclencher étape par étape
28:35pour finalement arriver à l'euro numérique
28:37qui est, selon vous, l'outil de contrôle ultime
28:39des populations européennes.
28:41C'est ça.
28:42Comme on l'avait vu au Canada,
28:45le convoi de la liberté au Canada,
28:49le gouvernement du Canada avait réussi
28:51à retrouver avec les plaques des camions
28:55les comptes bancaires des chauffeurs
28:58et avait réussi à bloquer les comptes.
29:03Donc, ces chauffeurs qui se retrouvaient sans argent
29:05étaient obligés d'arrêter la grève.
29:07Donc, on voit exactement là où ça peut nous mener.
29:11Et il y a aussi le portefeuille vertueux
29:13qui avait été lancé en Italie, à Bologne, en 2022.
29:18Heureusement, il a été rejeté par la population,
29:20mais ça a été déjà testé quand même.
29:25Ça a été mis en place
29:26avec les avant-avantages et les inconvénients,
29:29comme le crédit social chinois.
29:30Donc, on voit au final l'Occident
29:36vouloir adopter cette méthode de contrôle
29:39qui s'opère déjà en Chine.
29:41Comment vous expliquez que l'Occident,
29:44qui est censé être constitué de démocratie,
29:48veuille s'aligner sur un modèle autocratique
29:51comme celui qui est en Chine ?
29:54Comme je disais tout à l'heure,
29:55c'est surtout pour garder le pouvoir.
29:57Ce qu'ils ne veulent pas,
29:58c'est d'un dirigeant autoritaire
30:02qui empêche les multinationales de nous piller.
30:05Ce qu'ils ne veulent surtout pas,
30:07c'est, comme je disais,
30:08d'un président comme Poutine
30:10qui renationalise des entreprises.
30:14Nous, on a des dirigeants
30:15qui nous permettent de vendre les autoroutes
30:21côté financés par les Français
30:23à des entreprises privées.
30:24et c'est qu'une chose parmi tant d'autres.
30:28Merci à vous, Cyril Gatté,
30:29d'avoir accepté notre invitation.
30:32Je rappelle le titre de votre ouvrage,
30:35le Crédit Social Européen
30:37du Pass Sanitaire à l'euro numérique,
30:39comme d'habitude,
30:41disponible sur la boutique de TV Liberté.
30:44N'oubliez pas après cet entretien
30:46et vous aurez la chronique économique
30:48et financière de Philippe Béchade.
30:51Et quant à nous, on se retrouve la semaine prochaine.
30:52A bientôt, salut.
31:13Bonjour et bienvenue pour ce rendez-vous hebdomadaire
31:17de décryptage de l'actualité économique et géopolitique
31:20en mode affranchi.
31:21Je salue tous les abonnés de TV Liberté
31:24pour cet épisode que je vais intituler
31:28« Le ni oui ni non de l'apocalypse ».
31:32Alors, les marchés boursiers
31:37deviennent un souci,
31:39y compris pour les États.
31:43Les niveaux de taux, évidemment,
31:47participent largement à un sentiment de malaise général.
31:55C'est probablement une nouvelle variable
31:59que vont devoir gérer les autorités européennes.
32:04Parce qu'en plus d'une croissance réduite de moitié
32:09dans les prévisions du gouvernement et de l'INSEE,
32:13il faut probablement y rajouter l'impact des taux d'intérêt
32:18avec un 10 ans français qui se traite désormais
32:23autour des 4,5%.
32:26Le 20 ans, qui est une des références pour les prêts immobiliers,
32:31se négocie au-delà de 5%.
32:34Donc vous comprenez bien que les prêts hypothécaires
32:38vont devenir hors de prix s'ils ne l'étaient déjà
32:43et que cela risque à nouveau de peser sur l'activité du seul secteur
32:48pour lequel l'État aurait encore des marges de manœuvre,
32:52la construction avec un déficit que tout le monde connaît
32:57et auquel il semble impossible de remédier
33:00pour des raisons de normes et de réglementations.
33:04européennes.
33:05J'attire vraiment votre attention sur la débâcle de l'immobilier
33:09parce que pour tout le reste,
33:13on va dire que l'économie est en panne depuis déjà plusieurs mois
33:17à cause bien sûr de la hausse des prix de l'énergie
33:20qui rend nos industries non compétitives
33:24par rapport à la Chine et par rapport aux États-Unis.
33:28Alors face à cette situation compliquée pour employer un doux euphémisme,
33:37on s'attendait éventuellement à ce que Ursula von der Leyen
33:41fasse des annonces mercredi dernier dans son discours sur l'État de l'Union.
33:49Oui, c'est une formulation empruntée à la terminologie américaine.
33:56Sauf qu'aux États-Unis, le discours de l'État de l'Union est prononcé par un président élu
34:05au nom du peuple et c'est une de ses prérogatives constitutionnelles.
34:12Pour Ursula von der Leyen, il n'y a rien dans son mandat
34:16qui la positionne comme, on va dire, la présidente de l'Europe
34:23et elle ne peut en aucun cas délivrer ses directives lors d'un discours
34:31et expliquer tout ce qui va changer.
34:34Eh bien tout ce qui va changer, ça, elle s'est bien autorisée à le montrer.
34:46Ça commence évidemment par la liberté d'expression.
34:52Ben oui, en Europe, on est tellement avancé qu'on ne peut plus laisser le mensonge prospérer sur les réseaux.
35:00Il va falloir contrôler tout ça.
35:02Et puis surtout, bien sûr, veiller à la sécurité des jeunes de moins de 15 ans.
35:10Je ne sais pas, est-ce que vous avez entendu parler du lancement d'une vaste enquête
35:16sur les réseaux pédo-criminels Epstein ?
35:21Est-ce que vous avez entendu parler des encadrants, des enfants et des jeunes à la mairie de Paris ?
35:35Les scandales sont extrêmement nombreux.
35:39Et les condamnations inexistantes, au pire, on déplace l'encadrant qui est soupçonné.
35:49Donc manifestement, en Europe, ce qui compte surtout, c'est de contrôler la parole des citoyens,
35:57de les ficher avec l'obligation de renseigner.
36:08Je ne sais pas quelle sera la forme, mais en tout cas, il faudra renseigner informatiquement sur son âge
36:18pour pouvoir accéder au réseau.
36:21Et évidemment, si vous avez le malheur d'écrire quelque chose qui déplaît en ligne,
36:28eh bien vous serez immédiatement identifié.
36:31Mais quand je vous parlais du titre « Le ni oui ni non de l'apocalypse »,
36:39eh bien c'est en référence à cette proposition qu'Ursula von der Leyen concentre...
36:48Alors elle parle bien sûr de l'UE, mais elle pense à elle d'abord.
36:56Concentre les pouvoirs d'orientation militaire des divers États,
37:04ce qui reste une de leurs dernières prérogatives souveraines,
37:07et également la diplomatie.
37:11Eh oui, il faudrait que l'Europe parle d'une seule voix dans le monde,
37:17une voix qui serait plus forte, et qui serait d'autant plus forte
37:22si on laissait Cara Callas s'en occuper.
37:27On sait à quel point il y a une complicité entre Ursula von der Leyen et Cara Callas.
37:34Et cette dernière, eh bien c'est la championne d'une forme de ni oui ni non.
37:41Moi je dis de ni oui ni non de l'apocalypse,
37:44puisque en tant que prétendante à devenir la chef de la diplomatie,
37:51ce qui aujourd'hui n'existe pas, il n'y a pas de poste ayant ce titre en Europe,
37:56eh bien elle réussit l'exploit de ne jamais prononcer le mot paix, négociation, cesser le feu, concession.
38:07Non, son seul vocabulaire est le vocabulaire belliciste.
38:13Alors on nous avait vendu une Europe de paix et de prospérité.
38:19Eh bien on le voit aujourd'hui, on est dans une Europe de déclassement économique,
38:27de totalitarisme et de remise en cause des libertés fondamentales.
38:34On se vantait d'en être le phare de l'humanité.
38:37Et au niveau de la paix, eh bien comme dans 1984,
38:45« Aujourd'hui, la paix, c'est la guerre et l'ignorance, c'est la force ».
38:51Pour vous remercier de votre fidélité, vous pouvez télécharger gratuitement notre rapport spécial
38:55qui contient nos solutions pour préserver votre épargne face à la faillite économique de la France,
39:03laquelle met en danger votre épargne.
39:05Il vous suffit de cliquer sur le lien en description pour l'obtenir gratuitement.
39:11Merci et à bientôt.
39:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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