00:0014h, Europe 1 Info.
00:01La suite avec Maël Laurent sur Europe 1, il est 13h21.
00:05Maël, c'est l'heure d'accueillir vos deux débatteurs du jour,
00:08le journaliste politique à CNews Thomas Bonnet et le journaliste Ivo Riaufol.
00:12Bonjour messieurs et bienvenue dans cette Europe 1 Info.
00:16Premier débat de l'émission, c'est 60 milliards d'euros.
00:19Il s'agit du montant du soutien public aux associations.
00:22Résultat d'une étude de l'Observatoire Hexagone révélée ce week-end par le JDD.
00:26Et de là à évoquer une forme de gabegie, il n'y a qu'un pas.
00:30Je vous fais réagir dans un instant, juste après avoir écouté Olivier Delagarde
00:33qui en parlait dans sa revue de presse ce matin sur Europe 1.
00:36Il y a sans doute une source d'économie dont on parle peu.
00:40Si ça vous intéresse, procurez-vous le JDD d'hier.
00:43À la une, un chiffre claque en énorme.
00:4760 milliards, 60 milliards engloutis par les associations.
00:52Vous avez bien entendu, quand on met bout à bout les subventions publiques,
00:55avec les commandes de l'État adressées à ces associations, les aides fiscales,
00:58on atteint donc les 60 milliards.
01:00Un grand nombre de ces aides sont parfaitement légitimes.
01:04Mais certaines autres posent question.
01:06D'autant que l'opacité est souvent la règle
01:09et l'évaluation du travail de ces associations souvent inexistant.
01:14Il y a aussi la question des associations à but clairement politique.
01:17Est-ce bien le rôle de l'État de les subventionner ?
01:22Olivier Delagarde dans Europe 1.
01:25Matin, 60 milliards d'euros et peut-être un petit peu de ménage à faire,
01:29Yvan Riaufol ?
01:31C'est avurissant parce que ces 60 milliards d'euros qui sont révélés par cette étude
01:35s'ajoutent à la démonstration qui est faite par Sarah Knafou dans son livre
01:39d'autres milliards d'euros qui pourraient être faits immédiatement.
01:42Or, on se rend compte que là, le détonateur fiscal est enclenché
01:48et la machine technocratique n'arrive plus à le désamorcer.
01:51C'est-à-dire que la machine technocratique a été conçue de telle manière
01:54qu'elle ne pense simplement qu'à faire les poches directement des contribuables
01:57sans même imaginer qu'il pourrait y avoir d'autres économies ailleurs
02:00et singulièrement des économies auprès des étrangers qui rejoignent la France
02:03et qui, eux, ont des démoluments, des générosités que n'ont plus les Français.
02:08Donc, on est dans un enfermement, dans une aberration intellectuelle,
02:11dans une sorte de piège explosif, en effet,
02:14et qui va rajouter à l'exaspération des Français.
02:17Parce que les Français ont tout intérêt, en effet,
02:20à désigner non pas la préférence nationale, qui serait un mot interdit,
02:23mais la préférence étrangère, en l'occurrence,
02:25puisque eux-mêmes n'ont pas droit aux économies...
02:27Enfin, on doit supporter des économies qui ne sont pas...
02:30Surtout dans un moment où on cherche des économies partout,
02:33où on fait la poche aux retraités, notamment.
02:36Et là, on voit qu'il y a peut-être des poches d'économies à faire et assez significatives.
02:40Oui, mais vous remarquerez que personne, finalement, ne s'intéresse à ce sujet.
02:43Donc, c'est très bien que le GDD le mette en une
02:45et que, effectivement, l'organisme hexagone pointe ces dérives-là.
02:50Parce qu'en fait, vous avez tout un écosystème qui est alimenté de subventions d'État.
02:54Et parfois, ça prend des formes quand même très étonnantes.
02:56Moi, j'avais visité un CRA, par exemple, à Paris.
02:58Dans le même CRA, donc, je rappelle, un centre de rétention administrative,
03:01on met là les personnes qu'on veut expulser à l'étranger.
03:04Vous avez là des représentants d'associations dont le seul but, la seule mission,
03:08est de trouver tous les vices de procédure possibles pour empêcher précisément l'expulsion.
03:12C'est-à-dire que dans la même entité, vous avez l'État qui essaye d'expulser
03:18et une association financée en partie par l'État qui l'empêche de le faire.
03:21On marche sur la tête, littéralement.
03:22C'est une spirale infernale, des milliards d'euros consacrés effectivement
03:26à des subventions étatiques et aux associations qui seraient consacrées
03:30donc à l'immigration, à l'asile ou encore à l'intégration.
03:33Avec peut-être deux problèmes, messieurs.
03:35D'un côté, en amont, on subventionne parfois tout et n'importe quoi.
03:39Et dans l'autre, les contrôles sont perfectibles.
03:42C'est le moins qu'on puisse dire, Thomas.
03:43Oui, bien sûr.
03:44Et en plus, je crois qu'il y a beaucoup d'associations qui se sont substituées
03:47petit à petit au rôle que devrait occuper l'État.
03:49C'est-à-dire que l'État, faute de pouvoir assurer pleinement certaines missions,
03:53les confie à des associations qui, elles-mêmes, parfois, sont très idéologisées.
03:57Et donc, on en arrive à des résultats où c'est totalement contre-productif
04:00et surtout très opaque.
04:01On ne sait pas vraiment ce qu'on finance.
04:03On ne sait plus très bien où va l'argent.
04:04Ça se perd dans les méandres de l'administration.
04:07Donc, pour revenir en arrière, en plus, ça va être très compliqué
04:09parce que c'est tellement un système organisé aujourd'hui
04:12dont beaucoup n'ont aucun intérêt à ce qu'il se termine
04:15que bon courage à celui ou celle qui, demain, voudra y mettre un terme
04:19parce que ça risque d'être vraiment très compliqué.
04:21C'est les écuries d'Ogias.
04:22Et peut-être lié aux millefeuilles administratives
04:24qui caractérisent si bien la France, Yvan Rufol.
04:27Oui, je pense que quoi qu'il arrive aujourd'hui,
04:29et en fonction des réalités qui contredisent les réflexions toutes faites,
04:35nous sommes obligés de plus en plus de se rendre compte
04:38que seule une radicalité, une rupture, une révolution,
04:40Ciotti a parlé ce matin d'une révolution,
04:42c'est un terme que j'emploie également dans un livre récent que j'ai publié.
04:45Seule une révolution pourrait en finir, effectivement,
04:47avec ces aberrations, avec ce système maintenant
04:50qui ne fonctionne que sur lui-même
04:52et qui ne voit plus quels sont les impératifs des citoyens eux-mêmes
04:56qui se sentent oubliés et à juste titre
04:58puisqu'on cherche malgré tout à faire des économies sur leur dos
05:01sans se préoccuper de savoir si par eux-mêmes
05:04ne seraient pas submergés par ces fiscalités.
05:07– Et vous êtes de ceux qui en appelaient à la radicalité,
05:10à une forme de radicalité pour redresser le pays.
05:12– Si l'on comprend bien dans la radicalité,
05:15le fait de retourner aux racines, radix, du latin radix,
05:18c'est-à-dire d'aller à la source de ce qui ne fonctionne plus,
05:21et aller à la source de ce qui ne fonctionne plus
05:23concernant en tout cas l'économie,
05:24c'est d'aller à la source d'une gestion qui est devenue catastrophique
05:26et de Français qui n'ont plus à alimenter effectivement les dérives budgétaires.
05:32– Yvan Riouffol, Thomas Bonnet, vous restez avec nous juste après la pause.
05:36On va parler des violences de ce week-end près de Tours.
05:38Ça commence par des rodéos urbains
05:40et ça se termine par un policier en garde à vue.
05:42La violence décomplexée qui n'épargne plus aucun territoire.
05:46– Il est 13h27, vous écoutez Maëlle Laurent et ses chroniqueurs.
05:48A tout de suite sur Europe 1.
05:49– Sous-titrage ST' 501
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