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00:00Allez !
00:30La mer de ce lundi flambait des prix tous azimuts en cette rentrée.
00:33Et des Français contraints de réinventer leur façon de faire les courses.
00:36Leur mode de consommation également.
00:38Reportage européen dès le début de ce journal.
00:40Dans le Pas-de-Calais, une famille séquestrée et ligotée en pleine nuit.
00:44Les agresseurs sont repartis avec 40 000 euros en crypto-monnaie.
00:47Une enfant de 12 ans a été légèrement blessée.
00:50Précision d'Europe 1 à suivre.
00:51Et puis il est né à Chicago.
00:53Il est péruvien.
00:54Et il est aussi un peu normand.
00:56Le pape Léon XIV qui arrive à Paris dans 4 jours.
00:58A l'occasion de cette visite historique,
01:00Europe 1 dresse toute cette semaine le portrait du souverain pontife.
01:04Quels sont les liens entre le Saint-Père et la France ?
01:06Réponse avec le premier épisode de notre série Europe 1 en fin d'édition.
01:11La météo, la tendance avec Géraldine Amand.
01:12Bonjour Géraldine.
01:13Bonjour Maëlle.
01:14Et c'est un temps agréable qui nous attend.
01:16Et oui, puisque le soleil va dominer ce lundi après-midi.
01:18Les températures seront élevées aussi pour la saison.
01:2023 à 28 degrés sur une grande moitié nord jusqu'à l'Auvergne-Rhône-Alpes et près de l'océan.
01:2527 à 32 degrés ailleurs avec des pointes jusqu'à 35 degrés sur le Languedoc-Roussillon.
01:30Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:32Europe 1.
01:34Les Français fassent une hausse des prix généralisés.
01:37Les carburants bien sûr, mais aussi l'alimentaire.
01:40Et ça n'est pas sans conséquence sur l'organisation des courses.
01:43Objectif pour les foyers, trouver les prix les plus bas pour limiter l'impact sur le pouvoir d'achat.
01:49Reportage du correspondant d'Europe 1 en Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Luc Bougeon.
01:52Avec les prix affichés aujourd'hui, faire ces courses n'est plus une partie de plaisir pour Pamela, maman solo,
01:57qui a donc développé une stratégie pour dépenser moins.
02:00Je regarde les catalogues à la maison pour voir ce qu'il y a en promotion d'abord.
02:05Et puis j'y vais aux courses.
02:06Vous avez pris quoi en promotion dans le chariot ?
02:08J'ai acheté le coca, le jus de fruit pour les enfants.
02:11Il y a une réduction sur la viande.
02:13C'est 5% moins cher, 10% moins cher.
02:15Avec sa petite retraite, Viviane fait très attention à ce qu'elle dépense.
02:19Du coup, elle a beaucoup limité l'achat de certaines denrées.
02:21La viande en particulier, c'est inabordable.
02:24Il y a des choses comme je ne mange plus.
02:25Les tomates par exemple, à 5 euros le kilo, ce n'est pas possible.
02:28Et pour Agathe, maman de deux enfants, finit le supermarché.
02:31Les courses alimentaires, je ne les fais qu'en drive parce qu'on est beaucoup moins tentés.
02:34Donc je résiste à la tentation.
02:35Ça me permet de rester dans mon budget.
02:37Je me bloque en fait, par souci d'économie.
02:39Des Français qui chassent donc de plus en plus le superflu,
02:42pratique typique d'une consommation de crise.
02:44Saint-Jean-Laval, Jean-Luc Bougeon, Europe 1.
02:46Le budget des Français à l'épreuve de la hausse des prix alimentaires,
02:49de celle des prix de l'essence, bien sûr, qui enchaînent les records.
02:522,41 euros en moyenne pour le litre de gasoil, 2,17 euros pour le sans-plomb 95.
02:57Et dans ce contexte, Sébastien Lecornu réunit ses ministres cet après-midi
03:01pour étudier de nouveaux dispositifs de soutien.
03:03Il y aura vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre,
03:07mais pas de taxes généralisées.
03:09C'est ce qu'a déjà annoncé Roland Lescure, le ministre de l'économie.
03:14Consommation à la traîne, donc ce qui n'aide pas vraiment à recréer de la croissance,
03:17à améliorer également la situation des finances publiques.
03:20Une asphyxie financière aggravée par ailleurs chaque mois,
03:23par chaque mois d'inaction publique.
03:25L'avertissement est signé d'Amélie de Montchalin,
03:27la première présidente de la Cour des Comptes,
03:29est sortie de sa réserve à quelques jours de la présentation du prochain budget.
03:33Elle décrit une France de plus en plus contrainte par sa dette
03:36et appelle les responsables politiques à agir vite.
03:39Avec ce paradoxe, Arthur Delaborde,
03:40elle connaît bien cette situation, pire, elle n'y est pas étrangère.
03:44Près de 80 milliards d'euros cette année,
03:46potentiellement 100 milliards en 2030,
03:48et uniquement pour payer les intérêts de la dette.
03:51Pour Amélie de Montchalin, c'est désormais une question de souveraineté.
03:54Plus cette facture augmente, moins la France peut choisir où investir son argent.
03:58Et pour la payer, prévient-elle ?
04:00Pas de solution miracle.
04:01Il faudra réduire les dépenses publiques ou augmenter les impôts.
04:04La crise n'est pas inévitable, insiste la présidente de la Cour des Comptes.
04:08Mais il faut agir vite. Chaque mois perdu coûte davantage et sans budget au 31 décembre.
04:13Bercy estime la facture supplémentaire à une quinzaine de milliards d'euros.
04:17Un avertissement qui prend un relief particulier venant d'Amélie de Montchalin.
04:21Figure du macronisme depuis 2017, députée, puis plusieurs fois ministre sous Emmanuel Macron.
04:26Elle était encore chargée des comptes publics jusqu'en février dernier.
04:30À l'époque, elle défendait le sérieux du budget et la méthode du gouvernement pour réduire le déficit.
04:35Elle alerte donc aujourd'hui sur une dérive des finances publiques qu'elle connaît aussi de l'intérieur.
04:40Arthur Delaborde du service politique d'Europe 1.
04:43Et la toute première condition pour éviter cette crise financière, c'est que la France ait un budget.
04:47En 2027, vote 49-3, motion de censure ou dissolution.
04:52À ce stade, un scénario se décide, celui d'une non-censure du Rassemblement National.
04:57En coulisses, Sébastien Lecornu multiplie les gages en direction de Marine Le Pen.
05:00La candidate RN qui, Alexis de La Fontaine, a ses raisons de ne pas jouer le blocage.
05:05Oui, Marine Le Pen pense déjà au coup d'après.
05:08Nous changerons le budget en remportant la présidentielle.
05:11Martel, la candidate, elle écarte ainsi l'idée d'une loi spéciale en raison de la difficulté à la modifier
05:17après l'élection.
05:18Les Français veulent trancher des sujets de fond et non blablater sur le budget, justifie un de ses proches.
05:25Derrière cette stratégie, le calcul est bien politique.
05:28La candidate du Rassemblement National veut se concentrer sur sa campagne présidentielle
05:33et apparaître comme une élue responsable, capable de gouverner, plutôt qu'une simple opposante.
05:39Contrairement à la gauche, bien déterminée à renverser Sébastien Lecornu.
05:43De son côté, le Premier ministre entend cet appel et multiplie les gestes en direction du RN.
05:49Dans son projet, il propose d'instaurer un délai de carence pour certaines allocations versées aux étrangers.
05:55Une mesure saluée par Marine Le Pen qui y voit une victoire idéologique.
06:00Une chose est sûre entre un gouvernement en quête de stabilité et un Rassemblement National concentré sur la présidentielle.
06:07Les intérêts semblent pour une fois convergés.
06:09Merci Alexis, Alexis de La Fontaine du service politique d'Europe 1.
06:12Une famille séquestrée et ligotée en pleine nuit dans le Pas-de-Calais.
06:16Les agresseurs sont repartis avec 40 000 euros en crypto-monnaie.
06:20On en parle dans la suite du journal de Maëlle Laurent.
06:22Il est 13h06 sur Europe 1.
06:2413h, 14h.
06:26Europe 1.
06:26Les transports en commun.
06:2813h, 14h.
06:30Europe 1 Info.
06:31Il est 13h08, vous êtes bien sûr Europe 1.
06:32La suite du journal Maëlle Laurent.
06:33Une famille ligotée, séquestrée dans le Pas-de-Calais et ce butin à 40 000 euros dérobé en crypto-monnaie.
06:39Le couple et les enfants sont sous le choc après avoir vécu l'enfer.
06:43Maximilien Carlier, les fesses sont déroulées ce week-end avant d'un le vieil près de Lens.
06:46Oui, tout à fait.
06:47Dans la nuit de samedi à dimanche, 4 hommes cagoulés et gantés entrent par réfraction dans une maison de style
06:53pavillonnaire.
06:54A l'intérieur, un couple âgé d'une quarantaine d'années et leurs deux enfants de 8 et 12 ans,
06:59tous sont ligotés avec du scotch.
07:02Les agresseurs isolent le père, le frappent, l'obligent à effectuer un virement de 40 000 euros en crypto-monnaie.
07:08Une séquestration violente qui dure près de 3 heures.
07:12L'adolescente de 12 ans a été légèrement blessée à la tête.
07:15Les 4 agresseurs repartent avec papier d'identité, téléphone et ordinateur.
07:20Une enquête a été ouverte pour séquestration et extorsion aux bandes organisées.
07:25Il n'y a pas eu d'interpellation pour le moment.
07:27Le père de famille, informaticien de profession, détenait un portefeuille d'actifs numériques, de crypto-monnaie.
07:33Les autorités cherchent à savoir comment ces malfaiteurs ont pu remonter jusqu'à lui.
07:38Maximilien Carlier, correspondant d'Europe 1 dans le Nord.
07:41J'ajoute que depuis le mois de janvier, plus de 70 enlèvements ou séquestrations liées aux crypto-monnaies ont été
07:46recensés.
07:47C'est ce qui est déjà plus que les 67 cas enregistrés sur l'ensemble de l'année 2025.
07:52Dans l'actualité également, ces djihadistes français devant la justice,
07:566 combattants de l'Etat islamique, partis en Syrie il y a une dizaine d'années pour faire le djihad,
08:01sont donc jugés depuis hier à Bagdad, en Irak.
08:03Ils sont poursuivis pour avoir rallié les rangs de Daesh.
08:06Jean-Baptiste Marty, que sait-on de ces 6 français qui sont traduits pour terrorisme devant la justice irakienne ?
08:12Le plus connu médiatiquement, Adrien Guial, le vétéran du djihad français.
08:16C'est lui la voix de Daesh qui a revendiqué au nom de l'Etat islamique les attentats de Nice
08:20en 2016.
08:21A ses côtés, on retrouve Thomas Barnoin et Thomas Collange,
08:25deux djihadistes issus de la filière d'Artiga, du nom de ce petit village en Ariège
08:29où un vaste réseau terroriste s'était constitué.
08:32Au sein de l'Etat islamique, ils ont été combattants, logisticiens ou encore propagandistes.
08:37Tous ont finalement été arrêtés, plus emprisonnés à Bagus par les forces kurdes syriennes entre 2018 et 2019
08:43au moment de la chute du califat de Daesh.
08:46Après 7 ans de prison en Syrie, ils ont été discrètement transférés l'année dernière en Irak
08:51sur demande des autorités françaises.
08:53Ils sont donc désormais jugés.
08:55Ces 6 djihadistes font partie d'un groupe plus large de 47 ressortissants français
08:59actuellement incarcérés dans une prison de Bagdad.
09:01Comme eux, tous vont être jugés prochainement.
09:04Leurs avocats français dénoncent des procès expéditifs et sans réelle défense.
09:08Ils réclament leur rapatriement en France pour avoir appartenu à l'Etat islamique.
09:12Les djihadistes encourent en Irak la peine de mort.
09:15Jean-Baptiste Marti du service Police Justice d'Europa a noté qu'une seconde audience
09:19est prévue le 5 octobre de prochain en présence des avocats français de ces djihadistes.
09:24On reste à l'étranger avec en Russie le parti de Vladimir Poutine
09:27qui remporte un nombre record de sièges.
09:29Lors d'élections législatives, le Kremlin se félicite à l'instant du fort niveau de cohésion
09:34de la société autour de son président.
09:36Scrutin marqué par des piratages informatiques, des attaques de drones ukrainiens également.
09:40Aucun parti opposé au conflit avec Kiev n'avait été autorisé à y participer.
09:45Dans l'actualité également, on est à J-4 avant le début de la visite du pape Léon XIV en
09:50France.
09:51A cette occasion, Europe 1 vous propose toute cette semaine une série de reportages
09:54pour mieux cerner la personnalité du souverain pontife.
09:56Sa philosophie et sa vision du monde également.
10:00Premier pape né aux Etats-Unis, il possède la nationalité péruvienne
10:03ainsi que des ancêtres français, du Calvados en particulier.
10:07Léon XIV et son rapport à la France.
10:09Reportage européen signé Frédéric Michel.
10:13Robert Francis Prévost, un nom et des prénoms à l'accent français.
10:17Sa mère Mildred, issue d'une famille créole de Louisiane,
10:20avait des racines africaines, françaises et espagnoles.
10:23Son père, des racines françaises et italiennes.
10:25Louis Marius a servi dans la marine américaine pendant la seconde guerre mondiale
10:30et a commandé un bateau de débarquement d'infanterie le jour J en Normandie
10:34et lors du débarquement en Provence.
10:36Le pape a étudié le français mais ne le parle pas couramment.
10:39Il s'est exercé tout l'été.
10:41Il est rarement venu dans notre pays mais il admire la vitalité de l'église de France
10:45et se réjouit d'un regain de la foi.
10:47Il y a un an au Vatican, devant de jeunes français récemment baptisés,
10:51il nous a adressé un message.
10:52Le baptême donne la vie et nous engage à reconnaître
10:57à une culture de la mort très présente dans notre société.
11:01Le pape a notamment pointé du doigt l'indifférence, le mépris des autres
11:05et si sur un plan diplomatique, le Saint-Siège et la France sont sur la même longueur d'onde,
11:10de fortes tensions existent sur la question de la fin de vie
11:12après l'adoption définitive de la proposition de loi sur l'aide à mourir par le Parlement français.
11:18Frédéric Michel pour Europe 1, merci à vous.
11:21Europe 1, 13h13, allez, on part à la bourse.
11:23Prêt pour la réforme de la facturation électronique et pour la chronique bourse avec Penny Lane.
11:27Quand la compta va, tout va !
11:28Avec Claire, le maître de boursier.com.
11:31Claire, le CAC 40 reprend quelques couleurs en ce lundi après une séance compliquée en fin de semaine.
11:36Oui, c'est un climat plus porteur à Paris.
11:38Le CAC 40 remonte de 1%.
11:39On est sur une quatrième séance de baisse pour le pétrole.
11:43Autre bonne nouvelle, les discussions sont constructives entre les Etats-Unis et la Chine
11:47avant la rencontre de leur président qui se tiendra jeudi.
11:50Ça redonne de l'élan au marché.
11:53Société Générale fait partie des plus fortes hausses du jour.
11:56La banque a présenté un nouveau plan stratégique.
11:58Elle revoit en hausse ses objectifs financiers.
12:00L'action en profite, elle bondit de 3%.
12:03Plus forte baisse de l'indice pour Kering.
12:05Le groupe de luxe perd encore 2%.
12:08Et il a chuté de près de 25% depuis le 1er janvier.
12:12En Europe, c'est du vert partout.
12:14Londres gagne 0,9% plus 1,1% pour Francfort.
12:18Plus 1% à Paris pour le CAC 40.
12:20On est à 8142 points.
12:22Merci à vous, Claire Lemaitre.
12:24C'était la chronique bourse avec Penny Lane.
12:26L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro
12:29pour passer facilement à la facture électronique.
12:31Penny Lane.
12:31Quand la compta va, tout va !
12:33Et place à la météo de Géraldine à Mont-Géraldine au programme.
12:36De la chaleur sur la moitié sud du pays.
12:38Et oui, puisqu'il fera 34 degrés à Perpignan cet après-midi.
12:4233 à Montpellier.
12:4332 à Nîmes et Cahors.
12:4431 degrés à Marseille et Toulouse.
12:4630 à Bordeaux.
12:4729 degrés à Bastia et Toulon.
12:4828 à La Rochelle.
12:4927 à Poitiers.
12:5026 degrés à Rennes et Lyon.
12:5224 degrés à Dijon et Auxerre.
12:54Il fera un peu moins chaud au nord,
12:56puisqu'on attend 23 degrés à Paris.
12:5822 à Caen et Brest.
12:5921 à Lille.
13:0020 à Cherbourg.
13:01Et 19 degrés à Boulogne-sur-Mer.
13:02Alors, vous l'avez compris, cet après-midi,
13:05c'est une après-midi estivale,
13:07avec un soleil qui va dominer sur tout le pays.
13:09Notez tout de même que quelques cumulus
13:10vont bourgeonner sur le relief Corse.
13:13Et puis, le Mistral, attention aussi,
13:14souffle jusqu'à 70 km heure sur la vallée du Rhône.
13:17Et la Tramontane atteint les 60 km heure.
13:20Alors demain, c'est une nouvelle journée
13:21très ensoleillée et chaude,
13:23notamment au sud.
13:24Dormi sur le nord-Pas-de-Calais,
13:25où le ciel sera parfois nuageux,
13:26et bien le soleil va dominer.
13:28Les maximales seront toujours aussi élevées
13:31pour la saison,
13:32comprises entre 20 et 25 degrés
13:33du nord de la Bretagne,
13:34Hauts-de-France et au Grand-Est,
13:35avec des pointes jusqu'à 32 degrés
13:37de l'Aquitaine à la région PACA,
13:39jusqu'à 33 degrés en Languedoc-Roussillon.
13:42Merci Géraldine Amon.
13:4413h, 14h.
13:46Europe 1 Info.
13:47Il est 13h15 sur Europe 1.
13:48C'est le moment d'accueillir le docteur Brigitte Millot
13:50pour la rubrique Santé du jour, Maël.
13:51Bonjour Brigitte Millot.
13:53Bonjour tout le monde.
13:54Brigitte, nous sommes donc le 21 septembre.
13:55C'est la journée de la maladie d'Alzheimer
13:57et vous nous parlez des formes parfois jeunes
13:59de cette maladie.
14:00N'oublions pas, la maladie d'Alzheimer
14:02touche plus d'un million de personnes
14:04et ce sont essentiellement des personnes âgées.
14:07Et plus on vieillit, plus le risque augmente.
14:10Mais il existe tout de même plus de 30 000 personnes
14:12touchées avant 60 ans, donc très jeunes.
14:15Et si j'en parle aujourd'hui,
14:17c'est parce que le diagnostic est plus difficile à faire.
14:20Car les premiers signes ne sont pas toujours
14:21auxquels on pense.
14:23Bien sûr, les oublis répétés peuvent alerter
14:25chercher régulièrement ces mots,
14:28oublier les informations importantes,
14:30poser plusieurs fois la même question.
14:32Mais chez les personnes plus jeunes,
14:34les premiers symptômes sont souvent différents.
14:37Notamment avec des difficultés
14:39au niveau de l'organisation,
14:40de la planification des tâches,
14:43de la prise de décision.
14:44Certains peuvent présenter aussi des troubles du langage,
14:47avoir du mal à trouver les mots,
14:49avoir du mal à comprendre certaines informations,
14:51à reconnaître un objet familier
14:53comme une fourchette.
14:54On l'a dans la main,
14:55mais on ne sait pas trop à quoi ça sert.
14:57Alors, attention !
14:59La fatigue, le stress, la dépression,
15:01certains médicaments peuvent aussi entraîner
15:02ce genre de problème.
15:04Mais ce qui doit alerter,
15:05c'est en fait un changement nouveau
15:07qui s'installe,
15:08alors progressivement,
15:10mais qui commence à perturber
15:11à la fois la vie quotidienne
15:13et la vie professionnelle.
15:15Et dans ce cas,
15:16le bon réflexe est d'en parler
15:17à son médecin
15:18qui vous enverra dans un CMRR,
15:21Centre Mémoire, Ressources et Recherches,
15:23afin d'évaluer justement
15:25votre état cognitif.
15:26C'est important de penser
15:28à ces formes jeunes,
15:29car lorsque ça vous arrive
15:30à 30, 40 ou 50 ans,
15:32tout est plus compliqué.
15:33Déjà, bien sûr,
15:34poser le diagnostic est difficile.
15:36Parfois, on vous envoie
15:37chez un psychiatre
15:38ou on vous traite pour un burn-out.
15:40Et chez une personne jeune,
15:41la maladie bouleverse
15:43une vie encore très active.
15:45Travail, carrière,
15:47enfant à charge,
15:48projet familiaux,
15:49vie sociale.
15:50Et vous imaginez,
15:51pour les enfants,
15:52pour le conjoint
15:53ou pour les proches,
15:54il faut apprendre
15:55à accompagner une maladie
15:57qu'on n'imaginait pas
15:58voir apparaître si tôt.
16:00Et en plus,
16:01il faut bien le reconnaître,
16:02il n'y a pas encore
16:03de structure adaptée
16:04pour accompagner
16:06ou pour recevoir
16:07ces personnes.
16:08L'entrée en EHPAD,
16:09c'est 70 ans.
16:09Pas avant.
16:10Et en cette journée,
16:11j'ai envie d'avoir une pensée
16:12pour tous les aidants
16:13qui accompagnent
16:14les malades d'Alzheimer.
16:16Ils sont nombreux,
16:17on pense à eux.
16:17Merci à vous,
16:18docteur Millot.
16:18On se retrouve demain.
16:20Allez, restez avec nous
16:21dans un instant.
16:21On lance le premier débat
16:22d'Europe 1.
16:23Il faut 60 milliards d'euros
16:25engloutis chaque année
16:26par les associations.
16:27Chiffre choc dévoilé
16:28par le JDD ce week-end.
16:29À l'heure où le gouvernement
16:30cherche des économies partout
16:31pour éviter la crise financière,
16:33est-ce qu'il ne faut pas regarder
16:34du côté de ces milliards
16:35d'argent public dépensés
16:36et peut-être gaspillés ?
16:38On en parle dans quelques instants.
16:39Avec nos deux débatteurs,
16:40Thomas Bonnet et Yvan Rioufola.
16:42Tout de suite avec Maël Laurent,
16:4313h18 sur Europe 1.
16:4413h, 14h.
16:47Europe 1 Info.
16:4913h, 14h.
16:51Europe 1 Info.
16:52La suite avec Maël Laurent
16:53sur Europe 1.
16:54Il est 13h21.
16:55Maël, c'est l'heure d'accueillir
16:56vos deux débatteurs du jour,
16:58le journaliste politique
16:59à CNews, Thomas Bonnet
17:00et le journaliste Yvan Rioufola.
17:02Bonjour messieurs
17:03et bienvenue.
17:03Bonjour Maël.
17:04Bonjour Gérardine.
17:05Bonjour à tous.
17:06Info, premier débat de l'émission,
17:07c'est 60 milliards d'euros.
17:09Il s'agit du montant
17:11du soutien public
17:12aux associations.
17:13Résultat d'une étude
17:14de l'Observatoire Hexagone
17:15révélée ce week-end
17:16par le JDD.
17:17De là à évoquer
17:18une forme de gabegie.
17:19Il n'y a qu'un pas.
17:20Je vous fais réagir
17:21dans un instant,
17:22juste après avoir écouté
17:23Olivier Delagarde
17:23qui en parlait
17:24dans sa revue de presse
17:25ce matin sur Europe 1.
17:26Il y a sans doute
17:26une source d'économie
17:28dont on parle peu.
17:30Si ça vous intéresse,
17:31procurez-vous le JDD d'hier.
17:34À la une,
17:35un chiffre claque
17:36en énorme.
17:3860 milliards,
17:3960 milliards
17:40engloutis
17:41par les associations.
17:42Vous avez bien entendu,
17:43quand on met bout à bout
17:44les subventions publiques,
17:45les commandes de l'État
17:46adressées à ces associations,
17:48les aides fiscales,
17:48on atteint donc
17:49les 60 milliards.
17:51Un grand nombre
17:52de ces aides
17:52sont parfaitement légitimes,
17:54mais certaines autres
17:56posent question.
17:56D'autant que
17:57l'opacité
17:58est souvent la règle
17:59et l'évaluation
18:00du travail
18:01de ces associations
18:02souvent inexistant.
18:04Il y a aussi
18:05la question
18:05des associations
18:06à but clairement politique.
18:08Est-ce bien
18:09le rôle
18:10de l'État
18:10de les subventionner ?
18:12Olivier Delagarde
18:14dans Europe 1.
18:15Matin,
18:1660 milliards d'euros
18:17et peut-être
18:18un petit peu
18:18de ménage à faire.
18:20Yvan Riaufol ?
18:21C'est avérissant
18:22parce que ces 60 milliards
18:23d'euros
18:24qui sont révélés
18:24par cette étude
18:25s'ajoutent
18:25à la démonstration
18:27qui est faite
18:27par Sarah Knafou
18:28dans son livre
18:29d'autres milliards d'euros
18:31qui pourraient être faits
18:32immédiatement.
18:33Or,
18:33on se rend compte
18:34que là,
18:36le détonateur fiscal
18:38est enclenché
18:38et la machine technocratique
18:40n'arrive plus
18:41à le désamorcer.
18:41C'est-à-dire que
18:42la machine technocratique
18:43a été conçue
18:44de telle manière
18:44qu'elle ne pense
18:45simplement
18:46qu'à faire les poches
18:46directement des contribuables
18:47sans même imaginer
18:49qu'il pourrait y avoir
18:49d'autres économies ailleurs
18:50et singulièrement
18:51des économies
18:51auprès des étrangers
18:53qui rejoignent la France
18:54et qui, eux,
18:55ont des émoluments,
18:56ont des générosités
18:57que n'ont plus les Français.
18:58Donc,
18:59on est dans un enfermement,
19:00dans une aberration intellectuelle,
19:02dans une sorte
19:03de piège explosif,
19:04en effet,
19:05et qui va rajouter
19:05à l'exaspération
19:06des Français
19:07parce que les Français
19:08ont tout intérêt,
19:09en effet,
19:10à désigner,
19:11non pas la préférence nationale
19:12qui serait un mot interdit,
19:13mais la préférence étrangère
19:14en l'occurrence
19:15puisque eux-mêmes
19:16n'ont pas droit
19:16aux économies,
19:17enfin,
19:17on doit supporter
19:18des économies
19:19qui ne sont pas...
19:20Surtout dans un moment
19:21où on cherche des économies
19:22partout,
19:23on fait la poche
19:24aux retraités,
19:25notamment,
19:26et là,
19:26on voit qu'il y a peut-être
19:27des poches d'économies
19:28à faire
19:28et assez significatives.
19:30Oui,
19:30mais vous remarquerez
19:31que personne,
19:32finalement,
19:32ne s'intéresse à ce sujet,
19:33donc c'est très bien
19:34que le JDD
19:34le mette en une
19:35et que,
19:36effectivement,
19:37l'organisme Hexagone
19:39pointe ces dérives-là
19:40parce qu'en fait,
19:40vous avez tout un écosystème
19:42qui est alimenté
19:45et des formes
19:45quand même très étonnantes.
19:46Moi,
19:46j'avais visité un CRA,
19:47par exemple,
19:48à Paris.
19:48Dans le même CRA,
19:49donc je rappelle,
19:50un centre de rétention
19:51administrative,
19:52on met là les personnes
19:53qu'on veut expulser
19:54à l'étranger,
19:55vous avez là
19:55des représentants
19:56d'associations
19:57dont le seul but,
19:58la seule mission
19:59est de trouver
19:59tous les vices
20:00de procédure possibles
20:01pour empêcher
20:02précisément l'expulsion.
20:03C'est-à-dire que
20:03dans la même entité,
20:05vous avez l'État
20:07qui essaye d'expulser
20:08et une association
20:09financée en partie
20:09par l'État
20:10qui l'empêche
20:11de le faire.
20:12C'est une spirale infernale
20:15des milliards d'euros
20:15consacrés effectivement
20:16à des subventions étatiques
20:18et aux associations
20:19qui seraient consacrées
20:20donc à l'immigration,
20:21à l'asile
20:22ou encore à l'intégration
20:24avec peut-être
20:24deux problèmes messieurs.
20:26D'un côté,
20:26en amont,
20:27on subventionne
20:27parfois tout
20:28et n'importe quoi
20:29et dans l'autre,
20:30les contrôles
20:31sont perfectibles.
20:32C'est le moins
20:32qu'on puisse dire, Thomas.
20:34Oui, bien sûr
20:34et en plus,
20:35je crois qu'il y a
20:35beaucoup d'associations
20:36qui se sont substituées
20:38petit à petit
20:38au rôle que devrait
20:39occuper l'État.
20:40C'est-à-dire que
20:40l'État,
20:41faute de pouvoir
20:42assurer pleinement
20:43certaines missions,
20:44les confie à des associations
20:45qui elles-mêmes
20:46parfois sont très idéologisées
20:47et donc on en arrive
20:48à des résultats
20:48où c'est totalement
20:49contre-productif
20:50et surtout très opaque.
20:51On ne sait pas vraiment
20:52ce qu'on finance,
20:53on ne sait plus très bien
20:54où va l'argent,
20:55ça se perd dans les méandres
20:56de l'administration.
20:57Donc pour revenir en arrière,
20:58en plus,
20:59ça va être très compliqué
20:59parce que c'est tellement
21:00un système organisé aujourd'hui
21:02dont beaucoup n'ont aucun intérêt
21:03à ce qu'il se termine
21:05que bon courage
21:06à celui ou celle
21:07qui demain voudra
21:08y mettre un terme
21:09parce que ça risque
21:09d'être vraiment très compliqué
21:11et c'est les écuries d'Ogias.
21:12Et peut-être lié
21:13aux millefeuilles administratives
21:14qui caractérisent
21:15si bien la France,
21:16Yvan Rufol.
21:17Oui, je pense que
21:18quoi qu'il arrive aujourd'hui
21:19et en fonction
21:20des réalités
21:21qui contredisent
21:22les réflexions toutes faites,
21:26nous sommes,
21:26nous sommes obligés
21:27de plus en plus
21:28de se rendre compte
21:28que seule une radicalité,
21:29une rupture,
21:30une révolution,
21:31Ciotti a parlé ce matin
21:32d'une révolution,
21:32c'est un terme
21:33que j'emploie également
21:34dans un livre récent
21:35que j'ai publié,
21:35seule une révolution
21:36pourrait en finir
21:37effectivement avec
21:38ces aberrations,
21:39avec ce système maintenant
21:41qui ne fonctionne
21:42que sur lui-même
21:43et qui ne voit plus
21:44quels sont les plus impératifs
21:45des citoyens eux-mêmes
21:46qui se sentent oubliés
21:47et à juste titre
21:48puisqu'on cherche
21:49malgré tout
21:50à faire des économies
21:51sur leur dos
21:51sans se préoccuper
21:52de savoir
21:53si par eux-mêmes
21:54ne seraient pas
21:55submergés
21:55par ces fiscalités.
21:58Vous êtes de ceux
21:58qui en appelaient
21:59à la radicalité,
22:00à une forme de radicalité
22:02pour redresser le pays.
22:03Si l'on comprend bien
22:04dans la radicalité,
22:05le fait de retourner
22:06aux racines,
22:07radix du latin radix,
22:08c'est-à-dire d'aller
22:09à la source
22:10de ce qui ne fonctionne plus
22:11et d'aller à la source
22:12de ce qui ne fonctionne plus
22:13concernant en tout cas
22:14l'économie,
22:14c'est d'aller à la source
22:15d'une gestion
22:16qui est devenue catastrophique
22:16et de Français
22:18qui n'ont plus
22:20à alimenter
22:21effectivement
22:22les dérives budgétaires.
22:23Yvan Ruffol,
22:24Thomas Bonnet,
22:24vous restez avec nous
22:25juste après la pause.
22:26On va parler des violences
22:27de ce week-end près de Tours.
22:29Ça commence par des rodéos urbains
22:30et ça se termine
22:31par un policier
22:32en garde à vue.
22:32La violence décomplexée
22:34qui n'épargne plus
22:35aucun territoire.
22:36Il est 13h27,
22:37vous écoutez Maël Laurent
22:38et ses chroniqueurs.
22:39A tout de suite
22:39sur Europe 1.
22:4113h, 14h,
22:42Europe 1.
22:4413h, 14h,
22:46Europe 1.
22:47C'est avec Maël Laurent
22:48sur Europe 1.
22:49Et vos deux chroniqueurs,
22:50Maël, le journaliste
22:50Yvan Ruffol
22:51et le journaliste politique
22:52à CNews, Thomas Bonnet.
22:53Et on va parler avec vous
22:54à présent de cette nuit
22:55de violences urbaines
22:56près de Tours Nuit
22:56de samedi à dimanche.
22:57Tout est parti
22:58d'un banal contrôle.
23:00La police qui intervient
23:00contre des rodéos
23:01à moto à Saint-Pierre-des-Cors.
23:03Une moto est percutée
23:04par un véhicule de police.
23:06Son conducteur
23:06est blessé à la jambe.
23:08S'en suivent
23:08des heures d'affrontement.
23:10Une vingtaine
23:11de véhicules incendiés.
23:12Dix membres
23:13des forces de l'ordre
23:15blessés.
23:15Et puis un policier,
23:17celui qui était au volant,
23:18placé en garde à vue.
23:20Ces émeutes
23:21à Saint-Pierre-des-Cors
23:22qui selon le journaliste
23:24Éric Dolo
23:25sont le signe
23:26que même
23:26dans les villes moyennes,
23:28la violence s'invite.
23:54Éric Dolo
23:55normaux qui respectent
23:56la loi
23:56et qui sont pris en otage.
23:58Mais qui ne sont pas
23:59les plus riches.
24:00Mais qui ne sont pas.
24:00Éric Dolo ce matin
24:02sur Europe 1.
24:03Thomas Bonnet,
24:03vous allez presque
24:04encore plus loin.
24:05Vous considérez
24:06que la France est en 2026
24:08devenue totalement
24:09une poudrière.
24:10Oui, parce que la preuve
24:11c'est que dès qu'il y a
24:12le moindre événement,
24:13la moindre étincelle,
24:14ça s'embrase.
24:15Alors là,
24:15c'est à l'échelle
24:15d'un quartier,
24:16voire même d'une ville.
24:17C'était tout le pays
24:18quasiment en 2023
24:19après la mort d'Onaëlle.
24:20Donc en effet,
24:21il y a des zones
24:22dans lesquelles
24:23visiblement certains
24:24n'attendent que
24:24la moindre étincelle
24:25pour s'en prendre
24:26aux forces de l'ordre.
24:27Ça s'est passé
24:28dans cette ville
24:30près de Tours.
24:31D'ailleurs,
24:31une ville,
24:31quand vous regardez bien
24:32parce que je me suis
24:34un peu renseigné
24:34sur cette ville,
24:36vous remarquez
24:36qu'elle a 40%
24:37de logements sociaux.
24:38Depuis des années,
24:39elle est gangrénée
24:40par une forme de violence.
24:41En 2023,
24:42lors des émeutes,
24:43la piscine municipale
24:44a été incendiée,
24:45le maire a été menacé.
24:47Bref,
24:47c'est une ville
24:47dont les problèmes
24:48sont identifiés
24:49depuis longtemps
24:49et qu'on a de nouveau
24:50malheureusement constatés
24:52ce week-end.
24:53Moi,
24:53ce que j'aimerais
24:54de nos responsables politiques,
24:55c'est qu'ils prennent
24:56le sujet à bras-le-corps.
24:57Pas seulement d'envoyer
24:58la CRS en renfort
24:59pour que la nuit suivante
25:00soit calme,
25:01pas seulement de nous dire
25:02que la République
25:02ne rentrera pas.
25:03Il y a les jours,
25:03les semaines,
25:03les mois d'après.
25:04Et puis,
25:04il y a surtout
25:05le problème à la racine.
25:06On parlait de radicalité
25:06tout à l'heure.
25:07Il faut là prendre
25:07le problème à la racine.
25:09Comment expliquer
25:09qu'on tolère
25:10qu'une forme de contre-société
25:12s'organise
25:12dans certains quartiers ?
25:14que des jeunes,
25:14visiblement,
25:15qui détestent la police,
25:16détestent la France,
25:18puissent commettre
25:19de tels dégâts
25:20en toute impunité
25:21ou presque.
25:21Parce que vous verrez
25:22que personne ne sera
25:23déféré devant la justice.
25:25Ils ne rembourseront pas plus
25:26les dégâts
25:27qu'ils ont provoqués.
25:28Donc ça,
25:28c'est insupportable.
25:29Il est temps
25:30de s'attaquer à ce sujet.
25:32J'en veux beaucoup
25:33par exemple
25:33au ministre de l'Intérieur,
25:34Laurent Nunez.
25:34Qui a prétendu
25:35s'y attaquer.
25:35Oui,
25:36mais il parle de violence urbaine.
25:37Avec une loi riposte.
25:37Et par exemple,
25:37il n'emploie pas
25:38le terme émeute.
25:39Alors vous allez me dire
25:39que c'est un débat de lexique.
25:40Les mots ont un sens.
25:41Et il s'agissait
25:42d'émeute ce week-end.
25:43Et je crois
25:43que le ministre de l'Intérieur
25:44aurait dû employer ce terme.
25:45Comment vous regardez ça ?
25:46Oui,
25:46on peut même parler
25:47de guérilla,
25:48peut-être même
25:49de petites intifadas.
25:50Parce qu'il y a aussi
25:51une sorte de mimétisme
25:52avec ce qui se passe
25:53dans d'autres pays
25:54du Moyen-Orient.
25:55Avec ce même sentiment
25:56d'être un peuple oppressé
25:57dans une contre-société
25:58qui se réclame
25:59d'une autre civilisation.
26:00Il y a aussi tout ceci.
26:01Mais moi,
26:01j'irai un peu plus loin que vous.
26:02Moi,
26:02j'ai envie de convoquer
26:03tous ceux qui,
26:04depuis 30 ans,
26:0440 ans,
26:05toutes ces belles âmes,
26:06tous ces prétendus antiracistes,
26:07tous ceux qui se réclament
26:08de la religion des droits de l'homme,
26:09qui nous ont assuré,
26:10et j'ai encore leurs mots
26:11dans les oreilles,
26:12qu'à 99,99%,
26:14les banlieues
26:15se sont intégrées
26:16à la République,
26:18qu'il n'y a pas naturellement
26:19de fracture identitaire,
26:21que le vivre ensemble
26:22va de soi,
26:22que tous ceux
26:23qui montrent
26:24les banlieues du doigt
26:25sont des fascistes,
26:26des racistes,
26:27des xénophobes,
26:28etc.
26:28ou des islamophobes.
26:30Et ce sont ces intellectuels-là,
26:32ces journalistes-là,
26:33ces politiques-là,
26:34qui sont les premiers responsables
26:36de cette situation
26:37maintenant dramatique,
26:38dont je ne vois pas
26:38comment on va sortir,
26:39parce que la haine
26:40qui s'y est installée
26:41est telle,
26:42la haine contre la France
26:43y est telle,
26:43qu'on est obligé
26:44de se demander maintenant,
26:45d'ailleurs,
26:46pour aller encore
26:47beaucoup plus loin,
26:48si ces Français
26:49qui ne se sentent plus Français
26:50ont encore leur place
26:51en France.
26:52Il va falloir aussi
26:53poser cette question-là.
26:54Pour l'instant,
26:55c'est une question
26:55naturellement interdite,
26:56mais moi,
26:56je ne m'interdis pas
26:57de la penser,
26:58de la poser,
26:59dans la mesure où
27:00je ne vois pas
27:01pourquoi la solidarité nationale
27:03continuerait
27:05à fournir
27:05des logements sociaux
27:06à une partie
27:08d'une population,
27:09pas toute la population
27:09des cités,
27:10bien entendu,
27:10mais une partie
27:11de la population
27:12qui crache systématiquement
27:13sur la France
27:14et qui voit les policiers
27:14comme étant une force
27:15d'occupation étrangère.
27:17C'est ceci
27:17qui est là.
27:19On est dans des répétitions.
27:21J'avais fait un livre
27:21sur la guerre civile
27:22qui vient il y a maintenant
27:23peut-être 15 ans.
27:24On voit que tout s'aggrave
27:25et que si on n'est pas encore
27:26totalement
27:28avec des Français
27:29qui affrontent
27:29d'autres Français
27:30et qui ne se reconnaissent pas français,
27:31on a en tout cas
27:32effectivement des dirillards
27:33qui peuvent devenir
27:35mortels.
27:35Et ce matin,
27:36sur Europe 1,
27:37le député UDR,
27:37Eric Ciotti,
27:38a dénoncé
27:39la haine de la France,
27:40celle dont vous parliez,
27:41qui est couplée
27:41à une forme de lâcheté
27:43de la part d'Emmanuel Macron
27:44depuis 10 ans.
27:45Oui, en effet,
27:47parce que le monde politique
27:49en règle générale
27:50et singulièrement
27:51le bloc central
27:52n'a pas voulu voir,
27:53mais c'est une récurrence
27:55de la part
27:55de toutes ces élites
27:57qui s'aveuglent
27:57sur leurs idéologies,
27:59n'a pas voulu voir
27:59quelle était la gravité
28:00des fractures
28:01qui se sont installées,
28:02qui sont des fractures
28:04civilisationnelles.
28:04Ce n'est pas simplement
28:05il y a naturellement
28:06des fractures de classe,
28:07il y a une question sociale,
28:08je ne la nie pas,
28:10mais la question sociale
28:11ne suffit pas
28:13à expliquer
28:14ces rébellions
28:15de toutes les cités entières
28:17qui se rebellent
28:18non pas contre
28:19leurs conditions sociales
28:20mais qui se rebellent
28:20contre l'autorité de l'État
28:22qui se rebellent
28:22contre la France.
28:23Et d'ailleurs,
28:24il suffit d'écouter,
28:25ça avait été mis en exergue
28:27à Crépole,
28:28les gens qui disaient
28:29on va les tuer du blanc
28:30disaient d'eux-mêmes
28:32nous on est des Arabes
28:33contre des Français.
28:33Donc il y a également,
28:34je suis désolé de le dire,
28:35mais il y a aussi
28:36cette fracture ethnique
28:38qui est apparue
28:38et qui est revendiquée
28:39par ceux-là même
28:40qui ne se disent plus français
28:41et qui est entretenue
28:42parfois par certains partis politiques
28:43et qui est entretenue
28:44d'une manière irresponsable
28:45par la France Insoumise.
28:46Oui, bien sûr.
28:47La France Insoumise
28:48jette de l'huile sur le feu,
28:49c'est terrible,
28:50c'est malheureusement
28:51devenu habituel.
28:52Thomas Porte
28:52qui jette le propre
28:53sur l'intégralité des policiers,
28:55Mathilde Panot
28:55qui fait l'enquête
28:56avant l'enquête.
28:57A la limite,
28:58j'allais dire,
28:58on n'attend pas grand-chose
28:59des élus de la France Insoumise
29:00qui sont dans une approche
29:01électoraliste,
29:02qui espèrent recueillir
29:03quelques voix supplémentaires
29:04en étant toujours plus
29:05dans la laine anti-flic.
29:07Moi, c'est vraiment
29:07ce qui m'embête
29:08c'est qu'il n'y ait pas
29:08un sursaut général
29:09des forces politiques républicaines
29:11disons,
29:12appelons-les comme ça
29:13qui pourraient et devraient
29:15se rendre compte
29:15du problème
29:16qui est face à nous.
29:17Moi, contrairement à Yvan,
29:18je pense qu'on va devoir composer
29:20avec cette réalité sociologique-là.
29:22Je ne crois pas
29:22qu'on pourra faire partir
29:24des gens qui,
29:25même s'ils ne se ressentent pas français,
29:26le sont de toute façon.
29:28Et donc, je pense
29:28qu'il va falloir aussi
29:29qu'on ait une approche différente
29:30dans le discours éducatif,
29:32dans d'autres choses
29:32pour que ça ne se reproduise plus.
29:34Qu'est-ce qu'on fera
29:35de ces générations entières
29:36qui sont désormais
29:37maintenant tombées
29:37dans une forme de violence ?
29:38Je ne sais pas.
29:39Mais en tout cas,
29:39il va falloir clairement
29:40corriger le tir
29:41et récupérer les quartiers.
29:42Je ne disais pas
29:43d'expulser ceux qui sont français
29:44mais ceux qui ont
29:44des doubles nationalités
29:45qu'un n'y coup
29:45qui ne sont pas français
29:46et qui détestent la France.
29:48Si, oui, en effet,
29:49je trouve qu'ils n'ont rien
29:49à faire ici.
29:50Mais ceux qui sont français,
29:51naturellement...
29:51L'actualité, messieurs,
29:53de ces derniers heures,
29:53c'est également
29:54ce qu'on a appelé
29:54l'affaire Charles Sapin,
29:56le directeur adjoint
29:57de Valeurs Actuelles
29:58qui a annoncé
29:58au cours du week-end
29:59qu'il renonçait
29:59à intervenir
30:00sur France Inter
30:01après la suppression
30:02de son édito
30:03sous la pression
30:04des syndicats.
30:05Depuis 48 heures,
30:07le sujet est au cœur
30:08du débat public.
30:09Je vous propose
30:10d'écouter Vincent Trémolet-Villers,
30:11le directeur délégué
30:12du Figaro,
30:12ce matin sur Europe 1.
30:14C'est une maison ronde
30:15adossée aux insoumis
30:16et ceux qui vivent là
30:17ont perdu l'esprit.
30:18Ce qui se passe
30:19à France Inter
30:20est très inquiétant
30:21et très révélateur.
30:22Inquiétant
30:23parce qu'une minorité radicale
30:24fait désormais la loi
30:25dans une radio
30:25qui appartient
30:26à tous les Français,
30:27révélateur
30:28parce qu'on voit bien
30:28qu'il mène la danse.
30:30Jean-Luc Mélenchon
30:30a fait trois tweets
30:31au début de cette histoire
30:32pour dénoncer la présence
30:33de Charles Sapin
30:34sur France Inter
30:34et un député insoumis
30:36a félicité samedi
30:37les salariés antifascistes.
30:39Les militants de LFI
30:40et leurs compagnons de route
30:41ne s'arrêteront pas là.
30:42Ils feront pression
30:43à chaque instant
30:44sur les médias,
30:45sur les universités,
30:46sur les institutions
30:47qui oseront
30:49entreouvrir la porte
30:50à une personnalité de droite.
30:51Affaire Charles Sapin,
30:53qui est au cœur
30:54de ce débat public.
30:55Yvan Rufol,
30:56vous considérez
30:57que dans cette affaire
30:58il y a quelque chose
30:58de soviétique
30:59qui est à l'œuvre
31:00au sein de Radio France ?
31:01Oui, il y a quelque chose
31:02de totalité,
31:03naturellement,
31:03bien entendu,
31:04à voir que vous avez
31:05toute une partie
31:05d'une profession journalistique
31:07qui ne supporte pas
31:08une parole dissidente
31:09et donc les dissidents,
31:10naturellement,
31:11font référence
31:11à ce qu'a pu connaître
31:12le régime soviétique.
31:13Mais moi,
31:14ce que je vois,
31:15c'est un suicide,
31:16d'abord du service public
31:17de l'audiovisuel
31:17qui se recroqueville,
31:19qui fait une sorte
31:20de confinement idéologique
31:21avec une société
31:22du non-contact
31:23comme on l'avait connu
31:24Naguère,
31:24c'est-à-dire
31:24qui ne veulent même
31:25pas entrer en contact
31:26avec ceux
31:27qui ne porteraient pas
31:29leurs idées
31:30et donc c'est épouvantable
31:32et puis je remarque
31:33également le silence
31:35assourdissant
31:36de la profession
31:37journalistique elle-même.
31:38J'attends
31:39des sociétés
31:40de journalistes
31:41des grands quotidiens
31:42qui en général
31:42prennent souvent la parole
31:43pour dénoncer
31:44un tel ou un tel
31:45surtout quand ça se passe
31:46à droite,
31:47qui ne disent rien
31:48de ce coup de force
31:49de l'extrême gauche,
31:51de cet extrême gauche sectaire
31:52qui refuse encore une fois
31:54d'ouvrir un service public
31:55de l'audiovisuel
31:56à la pluralité
31:57ce qui est quand même
31:58bien l'essentiel
31:59et donc c'est pour ça
32:00que je parle de suicide
32:01de ce service public
32:02parce qu'il se caricature
32:03lui-même
32:04dans ce qui avait été décrit
32:05de ses travers
32:06par la commission
32:07de Charles Aloncle.
32:08Charles Aloncle
32:08n'a même pas besoin
32:09dans le fond
32:09d'avoir à argumenter
32:11davantage,
32:11on a compris en effet
32:12que la France insoumise
32:13s'était installée
32:14au cœur même
32:15de ce service public,
32:16on est devenu le squatter
32:17et que c'est tout à fait
32:18insupportable
32:18pour ceux qui financent
32:20le service public
32:20et on en est tous
32:214 milliards d'euros
32:22en l'occurrence
32:23de ne pas pouvoir
32:25y accéder.
32:26Moi-même,
32:26je n'ai jamais mis
32:27les pieds à France Inter.
32:28À travers les syndicats
32:28notamment,
32:29que j'en ferai pris.
32:29Ça fait plus de 40 ans
32:31que je suis journée,
32:31je n'ai jamais mis
32:31les pieds à France Inter.
32:32C'est quand même pas normal.
32:33Et qui semble aujourd'hui
32:35donner l'idée
32:35que le pluralisme
32:36est mort et enterré
32:37aujourd'hui
32:37au sein de Radio France.
32:38Thomas Bonnet.
32:38Oui, je pense que
32:39c'est déjà très contre-productif
32:41en plus
32:41parce que je pense
32:42que tous ceux
32:42qui pouvaient avoir
32:44des doutes
32:44sur la privatisation
32:45ce qui était d'ailleurs
32:46le cas de Charles Lalonde
32:46désormais se disent
32:47attendez,
32:47c'est irréformable
32:48cet audiovisuel public
32:50est irréformable.
32:51On parle quand même
32:51d'un éditorialiste
32:53pour une chronique
32:54de 2 minutes 30
32:55le dimanche
32:56à 7h40 du matin
32:57et ça provoque
32:57cette levée de bouclier.
32:59Imaginez un instant
32:59qu'on aille un peu plus loin
33:00et qu'on veuille réformer
33:01en profondeur.
33:02Ça paraît aujourd'hui
33:03totalement impossible.
33:04D'où mon avis
33:05la thèse de la privatisation
33:06qui va prendre de l'ampleur.
33:08Et moi,
33:11il y a des preuves
33:12pour faire condamner
33:13les individus.
33:14Là, c'est par anticipation.
33:16Charles Sapin
33:16n'avait encore rien dit
33:17que déjà il était condamné.
33:19Les processus staliniens
33:21n'avaient pas besoin
33:21de démonstration non plus.
33:22Oui, mais là,
33:23c'était vraiment par anticipation.
33:24C'est presque Minority Report.
33:25Allez, on marque une nouvelle pause.
33:26On va parler
33:27dans la dernière partie
33:28d'Europe Info
33:28des dernières péripéties
33:30de la campagne présidentielle.
33:31Il est 13h43.
33:32Vous écoutez Maëlle Laurent.
33:33Excellent après-midi
33:33sur Europe 1.
33:36Europe 1.
33:37Les appels.
33:3913h, 14h.
33:41Europe 1 Info.
33:42Excellent après-midi
33:42à l'écoute de Europe 1.
33:43Vous êtes avec Maëlle Laurent
33:45et ses deux chroniqueurs du jour,
33:46Thomas Bonnet et Yvon Riffole.
33:48On parle de cette campagne présidentielle
33:49que vous observez l'un et l'autre.
33:51Il nous reste jusqu'au premier tour
33:52209 jours maintenant.
33:55Et déjà,
33:55les politiques ne sont pas
33:56à court d'amabilité
33:57les uns envers les autres.
33:58Entre adversaires politiques d'abord.
34:00Illustration ce matin
34:01avec Eric Ciotti
34:03qui a imaginé
34:03ce qu'il se passerait
34:05si la France Insoumise
34:06arrivait au pouvoir.
34:07LFI est une menace
34:09pour la République,
34:10pour la liberté,
34:11pour la démocratie.
34:12Si ces gens
34:13arrivaient au pouvoir,
34:14nous rentrerions instantanément
34:16dans une dictature.
34:18Instantanément,
34:18ce sont des ennemis
34:19de la liberté.
34:20Moi, je veux dire
34:21tout mon soutien
34:22aux policiers,
34:23dire que je suis choqué
34:24par la garde à vue
34:25de ce policier.
34:26Nos policiers
34:27font un travail
34:29extraordinairement courageux.
34:30Vous savez,
34:31ils érigent
34:31la dernière digue
34:32contre la barbarie.
34:34Face à eux,
34:35il y a des barbares.
34:36Il y a des gens
34:37pour lesquels
34:38la vie n'a pas de prix,
34:40pour lesquels
34:40ils considèrent
34:41que les territoires
34:42leur appartiennent,
34:43qu'ils vivent
34:44du commerce
34:45de la drogue.
34:45Et tous les jours,
34:46les policiers
34:47reçoivent des coups,
34:49subissent des blessures
34:50et on doit être
34:51derrière eux.
34:52Risque de dictature,
34:53dit Eric Ciotti
34:54en cas d'arrivée
34:55de LFI
34:56à l'Elysée.
34:57Yvan Ruyouffol,
34:57vous parlez
34:58d'une épuration
34:59communiste
35:00qui est déjà
35:01à l'œuvre
35:01sans attendre
35:022027.
35:03Une épuration
35:04communiste
35:04pour ceux
35:05quand la France
35:06insoumise
35:07décide d'épurer
35:08ceux des journalistes
35:09qu'elle ne veut pas voir.
35:10En effet,
35:10d'ailleurs,
35:10le Parti Socialiste
35:11a fait la même chose
35:12avec un candidat
35:13qui n'avait pas l'air
35:15de plaire
35:15qui s'appelle
35:16Philippe Brun.
35:16Donc,
35:17il y a là aussi
35:17des épurations.
35:18J'ai l'impression
35:19naturellement
35:20que ces mouvements
35:21se caricaturent.
35:22Mais en même temps,
35:22il ne faut pas se contenter
35:23de faire un procès moral
35:24qui serait trop facile
35:25sur ces mouvements-là.
35:26Il faut également
35:27analyser les ressorts
35:28de leur radicalité
35:29parce qu'eux aussi
35:30se radicalisent
35:33des filles maintenant
35:34engrange 44% d'adhésion
35:35auprès des 18-24 ans,
35:38je crois me souvenir.
35:38Et donc,
35:39il faut se poser la question
35:40de savoir pourquoi
35:40toute une partie
35:41d'une jeunesse
35:42est quasi majoritairement
35:45attirée
35:46par le discours
35:47de la France insoumise
35:48qui ne se résume pas
35:50à ses outrances
35:50et qui correspond peut-être aussi
35:52à une vision
35:53d'une société
35:53que l'on a du mal
35:54à analyser ici
35:57ou qu'on arrive
35:58à analyser
35:58mais qui est effectivement
35:59avalisée
36:00cette contre-société,
36:01cette société du métissage,
36:02cette société islamisée
36:03parce que c'est cela aussi
36:04qui est avalisée
36:05par une partie de la jeunesse
36:06et donc il faut comprendre
36:07les ressorts
36:08pour essayer de combattre
36:09les idées.
36:10Moi, je veux bien
36:10combattre les slogans
36:11mais ça ne m'intéresse pas beaucoup.
36:12Il faut combattre les idées
36:13et combattre les idées
36:14il s'agit de les identifier
36:16et de ne pas les prendre
36:17à la légère.
36:18Thomas Bonnet.
36:19J'ai un peu de mal
36:20à entendre
36:21les critiques
36:22contre la France insoumise
36:23qui vont sur le même plan
36:25que les critiques
36:25qui visent parfois
36:26le Rassemblement national,
36:27l'UDR.
36:28C'est-à-dire qu'en fait,
36:29peut-être malgré lui,
36:30en fait, je pense que dans le fond
36:31ce que dit Eric Sotty
36:32est en partie vrai.
36:33Il n'y a pas une vitalité démocratique
36:35apparente au sein
36:36de la France insoumise,
36:36c'est clair.
36:37Mais je pense qu'il y a
36:38d'autres biais,
36:39en effet,
36:40d'autres façons
36:41de les attaquer,
36:42de leur répondre
36:43que d'aller sur le terrain moral
36:44parce que c'est précisément
36:45ce qui se passe en permanence
36:46pour l'autre côté.
36:47Je pense que la politique
36:47se grandit
36:48d'un débat construit
36:49sur les idées.
36:50Je pense qu'il y a suffisamment
36:51à dénoncer
36:53parmi les propos
36:53de la France insoumise
36:54pour éviter de tomber
36:55dans une forme de slogan
36:56qui ne grandit pas à la politique
36:58même si, sur le fond,
37:00Jean-Luc Mélenchon
37:01non seulement
37:01est un adepte des purges,
37:03a une forme d'adoration
37:05des régimes communistes
37:07sud-américains.
37:08Donc oui,
37:08on peut se dire
37:08que s'il arrivait au pouvoir,
37:10on ne serait pas
37:11dans une démocratie
37:12telle qu'on l'imagine,
37:13telle qu'on la rêve.
37:14Opposition donc
37:15plutôt traditionnelle,
37:16classique,
37:17attendue entre l'UDR
37:18et la France insoumise.
37:20Opposition également
37:21au sein d'une même
37:22famille politique,
37:23je pense,
37:23à cette primaire de la gauche
37:25qui a lieu maintenant
37:25dans trois semaines.
37:27Opposition
37:27et des mots
37:28qu'ont eu
37:29par médias interposés
37:30Ségolène Royal
37:31et Raphaël Glucksmann.
37:32Je commence par Ségolène Royal
37:34sur le candidat
37:35Place Publique.
37:35Vous ne mettez pas
37:36un stagiaire
37:37à la tête
37:38d'une entreprise.
37:39Elle le considère
37:41comme un macrombis
37:42finalement.
37:43Yvan Riaufel.
37:44C'est malheureusement
37:45assez rigolo
37:46à observer
37:46mais c'est rigolo
37:47dans la déchéance
37:48du Parti Socialiste.
37:49C'est rigolo
37:49parce que
37:51Ségolène Royal
37:51n'a plus aucune limite.
37:53Elle a une sorte,
37:54elle ressemble
37:55de plus en plus
37:55à Rachida Dati
37:56ou à des genres
37:57de personnalités politiques
37:58qui sont prêtes à tout
38:00pour se faire entendre,
38:02se faire parler d'elle
38:03et qui sont prêtes
38:03à tous les excès
38:06pour essayer
38:07de déstabiliser
38:08ses adversaires.
38:08Mais ce n'est pas
38:10à la hauteur
38:10de ce qu'était
38:11le Parti Socialiste.
38:11Cela dit,
38:12le Parti Socialiste,
38:13la hauteur du Parti Socialiste
38:14c'est maintenant
38:141,7%
38:16de l'électorat.
38:17Donc ce Parti Socialiste
38:19persiste à se caricaturer
38:21et je comprends parfaitement
38:22que François Hollande
38:23n'ait pas du tout
38:24eu envie
38:25de participer
38:25à cette comédie,
38:27à cette cour de récréation
38:28et qu'il se préserve
38:29naturellement
38:29de pouvoir intervenir
38:31plus tard.
38:31Raphaël Guzman
38:32qui a répondu
38:32ce matin
38:33à Ségolène Royal
38:34lui reprochant
38:36d'avoir quémandé
38:37des postes
38:37depuis 45 ans
38:38depuis François Mitterrand
38:39jusqu'à Emmanuel Macron.
38:41Elle a été rappelée
38:42à l'ordre
38:42Ségolène Royal
38:43ce matin
38:44par le comité
38:44d'organisation
38:45de la primaire.
38:46Ça ne sent pas très bon
38:47cette primaire Thomas Bonnet.
38:48Elle part bien
38:49cette primaire
38:50avec un candidat
38:51éjecté à la dernière minute
38:52sur des accusations
38:53des soupçons d'accusation
38:54Ségolène Royal
38:55qui verse dans l'insulte
38:57à dominème
38:57Raphaël Glucksmann
38:58qui tente de répondre
38:59c'est vrai qu'on en reviendrait
39:01presque à regretter
39:01le Parti Socialiste
39:02époque Laurent Fabius
39:03Hollande
39:04oui pourquoi pas
39:05ou même
39:05Lionel Jospin
39:06Jacques Delors
39:07il y avait quand même
39:08à un moment
39:08un peu plus de tenue
39:09un peu plus de standing
39:10dans les affrontements
39:11idéologiques
39:12parce qu'en fait
39:13ça nous revient
39:13un peu au sujet précédent
39:14je pense qu'il y a
39:15des différences idéologiques
39:16majeures parmi les candidats
39:17à la primaire
39:18totalement irréconciliables
39:19oui mais qu'il les exprime
39:20sur le plan des idées
39:21et qu'ils arrêtent
39:22de se jeter des critiques
39:24plus bas que la ceinture
39:25en permanence
39:26ça n'a pas le sens
39:26sauf que le vainqueur
39:27de cette primaire
39:28s'engage normalement
39:29à soutenir
39:30enfin que tous les participants
39:31les perdants à cette primaire
39:32s'engagent à soutenir
39:34jusqu'à la présidentielle
39:35celui qui sortira
39:36gagnant de cette primaire
39:37et donc quand on voit
39:38le côté irréconciliable
39:40des positions
39:40vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon
39:42d'un côté Raphaël Glucksmann
39:43et peut-être de l'autre
39:44les autres
39:44on se dit que ça sent
39:45vraiment pas bon
39:46Yvan Ruffin
39:46oui d'ailleurs je pense pas
39:48j'ai entendu
39:50Ségolène Royal
39:50a été questionné
39:51sur la manière
39:52d'aller sur sa solidarité
39:53si c'était Glucksmann
39:54par exemple
39:55qui était désigné
39:55on sentait bien
39:56qu'elle prenait
39:56beaucoup de circonvolutions
39:57pour dire qu'en fait
39:58elle ne serait pas solidisée
39:59et puis parce qu'il y a
40:00encore un non-dit
40:01dans ce parti socialiste
40:02et qu'en effet
40:02la position par rapport
40:04à la France insoumise
40:05n'est pas totalement tranchée
40:06Glucksmann a effectivement
40:08cette qualité
40:09d'avoir été clair
40:09il me semble
40:10en tout cas
40:10je ne suis pas un spécialiste
40:12de son discours
40:13mais il me semble
40:13qu'il a été clair
40:14sur son refus
40:15quoi qu'il arrive
40:16de cautionner
40:17la France insoumise
40:18ça me semble être
40:20beaucoup moins clair
40:21pour Ségolène Royal
40:22et les autres
40:23et les autres
40:24on sent que malgré tout
40:25ils sont prêts
40:26à vendre leur rame au diable
40:28s'ils avaient à récupérer
40:29quelques sièges
40:30donc c'est tout à fait lamentable
40:32mais bon là
40:32on est dans l'effondrement
40:33plus général
40:34d'un système politique
40:35qui ne produit plus rien
40:36plus d'idées
40:36plus rien
40:38sinon des anathèmes
40:39et le parti socialiste
40:40en est la première victime
40:42et on a l'expérience du passé
40:43où les primaires socialistes
40:44et où le gagnant
40:45le perdant
40:46doivent soutenir le gagnant
40:47ça ne marche jamais vraiment
40:48bah oui
40:49en 2016
40:49Emmanuel Valls
40:50ne remporte pas
40:51la primaire socialiste
40:52il soutient Emmanuel Macron
40:53François Hollande
40:54sans le dire
40:55soutenait lui aussi
40:56Emmanuel Macron
40:57à ce moment là
40:57donc en effet
40:58la trahison
40:59est une longue tradition
41:00chez les socialistes
41:01pas que
41:02soit non juste
41:02pas que
41:03et ce sera le mot de la fin
41:04c'est la fin d'Europe 1 Info
41:05merci à toutes et à tous
41:07de nous avoir suivis
41:07merci à tous les deux
41:08Thomas Bonnet
41:09journaliste politique C News
41:10et Yvan Rufol
41:11journaliste
41:12on se retrouve très vite
41:13sur Europe 1
41:14bel après-midi à tous
41:15merci Maëlle
41:15c'était Maëlle Laurence
41:16sur Europe 1
41:17Europe 1
41:17votre après-midi
41:18se poursuit avec
41:19Marie-Estelle Dupont
41:20et Romain Desarbres
41:21et si on en parlait
41:22excellent après-midi
41:23sur Europe 1
41:25Europe 1
41:26Europe 1
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