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00:01Europe 1, il est presque 13h.
00:05Europe 1 Info, 13h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et ravis de vous retrouver.
00:12Merci d'écouter Europe 1 Info, on est ensemble pour une heure.
00:15Tout d'abord le grand journal de la mi-journée en ce mardi 13 octobre.
00:18Nous irons devant un lycée parisien bloqué en cette journée de manifestation
00:21pour l'acte 5 du mouvement lycéen qui a reçu un soutien.
00:25L'activiste Greta Thunberg présente à Saint-Denis.
00:28A la une également des questions encore sans réponse
00:30après ce qui s'est passé hier matin au collège Lacanale à Aubagne.
00:33Pourquoi un collégien de 14 ans a-t-il ouvert le feu sur son principal et une enseignante ?
00:38Quel est son mobile ? Nous sommes retournés devant l'établissement.
00:41A ce sujet, faut-il rendre obligatoire la fouille à l'entrée des établissements scolaires ?
00:45C'est la question Europe 1 du jour.
00:46Vous pouvez voter, donner votre avis sur le site et l'appli Europe 1.
00:49Pour l'instant, vous dites plutôt non.
00:52Deux clubs français en lice en Ligue des Champions ce soir
00:54lance contre le Sporting Lisbonne et Lille contre Arsenal avant le PSG.
00:59Demain, qui jouera contre Manchester City.
01:01Des matchs à suivre sur Canal+.
01:03A partir d'aujourd'hui, vous pouvez vous faire vacciner contre la grippe et le Covid.
01:07Et le docteur Millot vous le recommande chaudement.
01:10Vous verrez pourquoi dans la chronique Santé du jour, c'est dans un quart d'heure.
01:13La tendance météo.
01:14Bonjour Gérald Dynamon.
01:15Bonjour Clélie.
01:15Un temps calme dans l'ensemble.
01:17Oui, calme, gris et parfois faiblement pluvieux au nord-ouest.
01:19Quelques ondées sont aussi à prévoir de l'Aquitaine au Grand Est.
01:22Le soleil, lui, sera bien présent près de la Méditerranée et en Corse.
01:25Il fait doux.
01:2616 à 22 degrés sur la moitié nord du pays.
01:2818 à 24 degrés dans le sud.
01:30Jusqu'à 27 degrés sur le pourtour méditerranée.
01:33Un météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:36Europe 1
01:38C'est donc une nouvelle journée de mobilisation.
01:40Dans les cortèges, les lycéens pourraient être rejoints par des agriculteurs ou des gilets jaunes.
01:43A Paris, la manifestation partira d'ici une heure de la place d'Italie pour rallier les invalides.
01:48Il y avait aussi 200 établissements bloqués ce matin.
01:51C'était le cas du lycée Hélène Boucher dans le 20e arrondissement.
01:54Où vous étiez pour Europe 1 ?
01:56Alexis Bourdon.
01:57Bonjour Alexis.
01:58Bonjour Clélie.
01:59Bonjour à tous.
01:59Les lycéens qui se sont maintenant déplacés Gare de Lyon.
02:02Oui, les centaines de lycéens qui bloquaient le cours de Vincennes ce matin ont décidé
02:06de poursuivre la manifestation au sein même de la Gare de Lyon.
02:11Une mobilisation sauvage sous le regard ébahie des voyageurs, mais encadrée par les forces
02:16de l'ordre.
02:16Les annonces du gouvernement et notamment l'arrivée de 3000 profs remplaçants n'ont
02:20pas convaincu ce lycéen prêt à continuer le blocus de son lycée.
02:24On est sûr que si on ne se mobilise pas régulièrement, ça ne va pas vraiment avoir d'impact.
02:28Donc il faut le répéter.
02:29Ça s'arrêtera quand il y aura vraiment un débouché sur des vraies actions.
02:34Pour ces jeunes, direction Place d'Italie pour rejoindre le cortège parisien.
02:38Il s'élancera à 14h et rejoindra les Invalides.
02:41Beaucoup de ces jeunes me confiaient leurs craintes quant à une baisse de la mobilisation
02:45pendant les vacances de la Toussaint.
02:47C'est pourquoi ils ont d'ores et déjà appelé au rassemblement ce samedi 17 octobre.
02:51Merci beaucoup Alexis Bourdon qui était en direct pour Europe 1.
02:55La mi-journée, donc quel bilan pouvons-nous faire de cette journée de blocage et de manifestation ?
03:00On note quelques débordements devant des universités et des lycées.
03:03On fait le point avec Jean-Baptiste Marty.
03:05Oui, et notamment des débordements devant l'université Panthéon-Assas.
03:09Des militants antifascistes et des étudiants contre les blocages se sont affrontés très tôt ce matin.
03:16Des bouteilles de verre ont été jetées.
03:18D'autres facultés, elles, ont décidé de rester fermées ce mardi comme à Nanterre.
03:22Concernant les lycées, environ 200 sont bloqués depuis ce matin.
03:25Quelques tensions alliont notamment devant le lycée Ampère.
03:30Des gaz lacrymogènes ont été lancés par les forces de l'ordre pour disperser les élèves
03:34après une interpellation en région parisienne épicentre de la mobilisation.
03:38Le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis est resté fermé,
03:41mais a noté la présence devant l'établissement scolaire de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg.
03:49Je suis venue pour montrer mon soutien à l'endroit où ce mouvement a débuté.
03:54Si nous vivons dans une société qui néglige les jeunes, qui sont pourtant le futur,
03:58c'est le signe que cette société les a abandonnés.
04:03Il est donc temps que les jeunes se lèvent et fassent valoir leurs droits.
04:09Greta Thunberg devrait participer à la manifestation parisienne cet après-midi
04:13qui doit partir à 14h de la place d'Italie.
04:16Jean-Baptiste Marti du service police-justice d'Europe 1.
04:19Et cette question à présent, pourquoi ?
04:21Le mot est sur toutes les lèvres à Aubagne après la violente équipée d'un élève du collège Lacanale
04:25armé d'un fusil de chasse dissimulé dans un étui de guitare.
04:28Il a pu pénétrer sans difficulté dans l'établissement,
04:31ouvrir le feu à 4 reprises dans les couloirs et une salle de classe,
04:34blesser deux personnes, le principal et une enseignante, avant d'être maîtrisé.
04:38Stéphane Burgatte, l'interrogatoire du jeune collégien se poursuit depuis hier,
04:42mais on attend toujours d'y voir plus clair.
04:44Et en effet, puisque faute de revendications de sa part durant son passage à l'acte,
04:48ou de motivations exprimées via une lettre,
04:51ou de messages postés par exemple sur les réseaux sociaux,
04:53les enquêteurs doivent obtenir cette information essentielle de la bouche même de l'adolescent.
04:58Et si l'on en croit les nombreux témoignages de collégiens recueillis hier sur place aux grilles de l'établissement,
05:04deux thèses reviennent principalement.
05:06Tout d'abord un conflit avec le corps enseignant sur les résultats scolaires de l'adolescent,
05:11ainsi qu'une possible peine de cœur.
05:13Ceux qui l'ont connu en tout cas partagent tous cette même incrédulité,
05:16car le profil du tireur jusqu'ici n'aurait jamais laissé penser à une telle action violente.
05:22Il faisait un peu des bêtises, mais bon, comme tout le monde,
05:24il n'avait pas d'excellentes notes, mais il n'était pas mauvais.
05:26Je pense qu'il était assez intelligent. Je ne peux pas dire en le voyant, lui, il va faire ça
05:29un jour.
05:29Parce qu'il avait des amis, une famille assez aimante.
05:32Et puis, Clélie, la seconde question concerne l'arme à feu.
05:35Plusieurs ont été retrouvés hier lors d'une perquisition au domicile de l'élève.
05:39Les parents sont tous les deux placés en garde à vue pour éclaircir ce point.
05:42En tout cas, le parquet Marseille, avec son enquête ouverte pour tentative d'assassinat,
05:46travaille bel et bien sur la thèse de la préméditation.
05:49Stéphane Burgert, le correspondant européen dans le sud.
05:51Et au lendemain de l'attaque qui a eu lieu à Aubagne, deux enseignants étaient à l'honneur aujourd'hui.
05:56Samuel Paty, enseignant en histoire-géographie, tué il y a six ans.
05:59Et Dominique Bernard, professeur de français assassiné lors d'une attaque terroriste il y a trois ans,
06:03jour pour jour, au sein du groupe scolaire Gambetta Carnot.
06:06Une cérémonie avait lieu ce matin à Arras.
06:08Maximilien Carlier y était pour Europe 1.
06:10Une minute de silence, puis les sirènes retentissent devant l'hôtel de ville.
06:14300, 400 personnes présentes pour rendre hommage à Dominique Bernard.
06:19C'est notamment le cas de Jacques.
06:21C'est important de se souvenir que le professeur a été assassiné par un terroriste islamiste.
06:29Et donc, il faut venir soutenir toute la communauté éducative.
06:33On pense notamment à ses enseignants et cette fusillade qui a eu lieu hier dans ce collège à Aubagne,
06:39ajoute ce retraité.
06:40Même si elle ne présente pas de caractère terroriste, d'après les premiers éléments de l'enquête,
06:45elle montre un certain malaise chez les jeunes, poursuit Jean-Michel juste à côté.
06:49Je me demande où ça va s'arrêter cette violence.
06:52Parce que bon, 14 ans, pas connu des services de police,
06:56d'un seul coup arrivé dans le collège avec une arme à feu, on doit se poser des questions.
07:03Ce n'est pas facile d'être enseignant de nos jours, soulignent d'autres riverains
07:07qui participeront en fin d'après-midi à une autre cérémonie d'hommage à Dominique Bernard,
07:12imaginée par l'épouse du défunt Isabelle Bernard.
07:15À Arras, Maximilien Carlier, Europe 1.
07:17Il est 13h06 sur Europe 1, la suite du journal Le Clély Mathias avec La Politique.
07:22Après Ceuta, Jordan Bardella est à Madrid aujourd'hui.
07:24Le président du RN participe à un forum économique aux côtés de son allié espagnol, Santiago Abascal.
07:29Un moyen de renforcer la coopération du parti avec ses alliés européens,
07:33dans le cas où Marine Le Pen accéderait au pouvoir en 2027, Alexandre Chauveau.
07:37Oui, alors que Marine Le Pen fait campagne en France,
07:40Jordan Bardella enchaîne, lui, les déplacements à l'étranger,
07:42l'Angleterre et l'Italie le mois dernier, l'Espagne donc depuis hier,
07:46car le président du RN est désormais convaincu de l'importance de la coopération européenne
07:51pour appliquer la politique qu'il souhaite mettre en œuvre en France.
07:53Il l'a redit ce matin à Madrid devant un public de chefs d'entreprise espagnols.
07:58Nous, il y a dix ans, on était pour une approche beaucoup plus dure vis-à-vis de l'Union
08:02européenne
08:03parce qu'au fond, dans l'Europe de Merkel, de Renzi, de Hollande à l'époque,
08:09nous n'avions d'autre choix que de sortir de cette Union européenne
08:12pour retrouver notre liberté et notre souveraineté.
08:14Aujourd'hui, les idées que nous représentons sont en train, je le crois,
08:19de gagner la négociation et de gagner la partie.
08:21Au niveau européen et dans nos États respectifs.
08:24Jordan Bardella qui s'est exprimé tout à l'heure en espagnol,
08:27un discours d'une vingtaine de minutes pro-entreprise et en faveur d'un protectionnisme européen.
08:32L'occasion d'étrier le bilan économique d'Emmanuel Macron
08:35et de dérouler ses propositions pour supprimer le nombre de normes à Paris comme à Bruxelles.
08:39A Madrid, Alexandre Chauveau, du service politique d'Europe 1 en économie.
08:43Le FMI, le Fonds monétaire international, a légèrement relevé sa prévision de croissance mondiale pour 2026.
08:49Sauf pour la France, c'est l'exception.
08:52Une croissance a baissé et a attendu à tout juste 0,4% cette année,
08:56avant une très légère amélioration en 2027 à 0,7%, chiffre là aussi a baissé.
09:02Et au lendemain de son inauguration, en présence du chef de l'État,
09:06le Mondial de l'Auto 2026 a ouvert ses portes au public ce matin.
09:09Une édition marquée par le retour de nombreux constructeurs et par l'arrivée massive des Chinois.
09:14Alors les acteurs européens s'arment pour garder leur part de marché, Aurélien Fleureau.
09:18Une présence massive, des stands impossibles à rater,
09:21les BYD, Cherry ou Geely n'ont pas fait les choses à moitié.
09:24Et parmi les marques qui commencent à être bien implantées,
09:26et Lipmotor dans le giron de Stellantis, Raphaël Holderit, sa directrice générale pour la France.
09:32Le fait d'avoir un réseau déjà en place, avec toute la pré-vente en place,
09:35c'est un vrai atout et je pense que ça rassure beaucoup le client.
09:37En plus, on a une vraie stratégie à long terme.
09:39Mais les Européens ne font pas pour autant profil bas.
09:42L'image de Skoda, venu avec 15 modèles et son statut de numéro 2 des ventes dans l'Union Européenne
09:47cette année,
09:47son directeur général France, Julien Bessière.
09:50La réassurance d'une grande marque européenne avec un réseau fort.
09:53On se dit qu'on n'est pas dans une débauche d'écrans ou de choses qui sont parfois ostentatoires
09:57et pas forcément utiles.
09:59Nous, on est bien armés pour faire face à cette concurrence forte.
10:02Et la bataille se joue sur tous les plans, y compris le premium.
10:04C'est le positionnement de la marque Zicker qui cible clairement les constructeurs allemands,
10:09comme l'explique son directeur France, Rémi Ebali.
10:12Nous, on s'est dit, si on peut proposer la même expérience client,
10:15tout en améliorant la qualité des produits, la technologie embarquée et la finition,
10:18en étant 5% à 10% moins cher, il y a quelque chose à faire.
10:21En août dernier, les marques chinoises ont représenté près de 12% des ventes en Europe.
10:25C'est une part multipliée par deux en un an.
10:28Aurélien Fleureau du service économie d'Europe.
10:30Il y a du fouet de ce soir.
10:31Après l'équipe de France, ce sera une semaine Ligue des champions avec trois clubs français.
10:34Demain soir, le PSG sur le terrain de Manchester City.
10:38Et dès ce soir, l'Anse reçoit le Sporting Portugal à 18h45.
10:42Et à 21h, Lille se déplace à Arsenal.
10:44Un match particulier pour Olivier Giroud qui va affronter l'un de ses anciens clubs, Cyril de la Morainerie.
10:49Oui, 8 ans après avoir quitté Arsenal, Olivier Giroud retrouve l'Emiouette Stadium,
10:53un stade dans lequel il a brillé.
10:55De 2012 à 2018, l'attaquant a marqué 105 buts au total sous le maillot d'Arsenal,
11:00à domicile comme à l'extérieur.
11:01A 40 ans, l'avant-centre du Lorsque ne cache pas son émotion de retourner à Londres,
11:05comme il l'a expliqué sur la chaîne du club nordiste.
11:08Chaque fois que je retourne là-bas, c'est un réel plaisir.
11:10Je suis trop content de pouvoir y retourner avec Lille pour ma dernière année.
11:13Un régal de jeu sur ce terrain, la pelouse est magnifique.
11:15J'ai eu la chance d'avoir ma chanson à l'époque sur Age of the Beatles.
11:25Face à ses anciennes couleurs, Olivier Giroud va tenter d'aider le Lorsque à redresser la barre.
11:29Il y a un mois, Lille s'est incliné contre le Betty Séville, 3 buts à 2.
11:32La tâche s'annonce compliquée pour les nordistes face à Arsenal,
11:36finaliste de la dernière Ligue des Champions, confirme le consultant d'Europe 1, Alain Giresse.
11:40L'Arsenal, champion d'Angleterre.
11:42Faire un résultat, ça serait carrément un exploit pour les Lillois.
11:45Quant aux Lançois opposés à partir de 18h45 au Sporting Portugal,
11:48ils auront l'avantage de jouer dans le bouillon stade Félix Bollard.
11:52Voilà pour les matchs à suivre ce soir sur Canal+.
11:55Enfin, sachez que le pape est hospitalisé aujourd'hui à Rome.
11:57Il doit être opéré cet après-midi d'un nodule au poumon.
12:01On lui souhaite évidemment un prompt rétablissement.
12:04La Bourse avec Claire Lemaitre.
12:05La chronique Bourse avec la Banque Postale.
12:07Partenaire de la performance des entreprises.
12:10Bonjour Claire.
12:10Bonjour Clélie.
12:11C'est très hésitant aujourd'hui, freiné par le luxe.
12:13Oui, vraiment une toute petite hausse pour le CAC 40.
12:16Il gagne 0,1%.
12:17Au menu aujourd'hui, on a la saison des résultats des entreprises qui démarrent à Paris.
12:22LVMH a publié son chiffre d'affaires pour le troisième trimestre.
12:25Le groupe annonce un recul de 5% des ventes de son département phare, la mode et la maroquinerie.
12:31L'action perd donc 1,5% et elle emporte avec elle tout le secteur du luxe.
12:36Hermès chute de 2,5%, moins 2% pour Kering.
12:40Ça se passe nettement mieux pour Publicis qui gagne 1%.
12:43Le géant de la pub a confirmé ses objectifs financiers pour l'ensemble de l'année.
12:47Plus forte hausse sur le CAC 40 pour Pernod Ricard qui monte de 3,5%.
12:53Ailleurs, en Europe, Londres gagne 0,7%, plus 0,4% pour Francfort, plus 0,1% à Paris pour
12:59le CAC 40.
12:59On est à 7 838 points.
13:01Merci Claire, la bourse sur Europe 1 avec Boursier.com.
13:05C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
13:07La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
13:11La Banque Postale Citoyenne.
13:13Le temps de votre journée avec Géraldine Hamon.
13:17Retrouvez la météo avec Groupe à main.
13:19L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
13:24Géraldine, les nuages dominent sur plusieurs régions aujourd'hui.
13:27Et oui, puisque le nord-ouest, notamment, conserve un ciel souvent gris avec quelques faibles pluies possibles.
13:32Des ondées vont aussi se développer de l'Aquitaine jusqu'au Grand Est.
13:35Alors qu'à l'arrière, le ciel devient un peu plus lumineux avec le retour d'éclaircies en Bretagne et
13:40vers le Cotentin.
13:41En Normandie et sur les Hauts-de-France.
13:43Le sud-est, lui, conserve un temps plus agréable avec de belles éclaircies.
13:46Et la Corse profitera d'un soleil généreux.
13:49Pour les températures, elles sont douces.
13:51Il fera 19 degrés à Strasbourg, 20 à Cherbourg et Brest, 21 à Lille et Lyon, 22 à Biarritz, 23
13:56à Nantes et Paris, 24 à Bordeaux, 25 à Marseille et Ajaccio, jusqu'à 27 degrés à Perpignan.
14:01Et demain, le soleil va progressivement revenir.
14:05Le temps sera plus sec.
14:06Il fera aussi très doux demain après-midi.
14:08On attend 18 à 23 degrés sur la moitié nord du pays, 22 à 27 degrés au sud, jusqu'à
14:1329 degrés au sud de la Garonne.
14:15Merci beaucoup Géraldine.
14:1813h, 14h, Europe 1 Info.
14:21Et à 13h14, nous accueillons le docteur Brigitte Millot pour la rubrique Santé du Jean-Clelli.
14:24Bonjour chère Brigitte.
14:26Bonjour tout le monde.
14:27La campagne de vaccination contre la grippe et le Covid commence aujourd'hui.
14:30Et vous vouliez nous parler plus particulièrement de la grippe ?
14:33Pour commencer, un petit rappel quand même sur les objectifs de cette vaccination.
14:36Alors les objectifs sont clairs.
14:38Limiter la circulation du virus, protéger les personnes les plus fragiles et éviter les formes graves car la grippe est
14:46loin d'être anodine.
14:47Au cours de l'hiver dernier, elle a été associée à environ 12 000 décès en France.
14:51Les plus concernées sont les personnes âgées, les patients atteints de maladies chroniques, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et
14:59certains professionnels de santé.
15:01Et pour toutes ces personnes, le vaccin est pris en charge à 100%.
15:06Mais n'oublions pas une chose.
15:08Il y a ce que l'on appelle la cible, que sont toutes ces personnes dont on vient de parler.
15:13Mais il y a aussi les réservoirs de virus qui font que les virus circulent et donc risquent de contaminer
15:19les personnes fragiles.
15:21Or, un des réservoirs les plus importants, ce sont qui ?
15:25Ce sont les enfants.
15:26Alors oui, depuis deux ans en France, la vaccination est recommandée chez les enfants de 2 à 17 ans, mais
15:33le vaccin n'est pas pris en charge à 100%.
15:35Donc la question qui se pose est, si l'on veut protéger les personnes âgées et les personnes fragiles,
15:41faut-il financer davantage la vaccination des enfants pour limiter la circulation du virus ?
15:47D'autres pays le font déjà.
15:49Au Royaume-Uni, la vaccination est gratuite chez les enfants de 2 à 16 ans.
15:53Elle est même proposée à l'école.
15:55En Italie, elle est proposée gratuitement à tous les enfants de 6 mois à 6 ans.
16:00En Espagne, elle est recommandée pour les enfants de 6 mois à 5 ans.
16:04Donc oui, la question se pose pour la grippe.
16:07En attendant la réponse, je rappelle que la prévention ne repose pas uniquement sur le vaccin.
16:12Se laver régulièrement les mains, aérer les pièces, porter un masque lorsqu'on présente des symptômes,
16:18contribue également à limiter la transmission.
16:21Et ce sont des bons conseils.
16:22On va les suivre, on essaye en tout cas.
16:24Merci beaucoup Dr Millot.
16:25On vous retrouve demain à 1h15 dans Europe 1 Info à présent place au débat.
16:28Tiens, on a retrouvé Greta Thunberg.
16:30Elle était à Saint-Denis avec des lycéens ce matin.
16:33On y revient d'ici le journal permanent d'1h30 sur Europe 1 avec Sébastien Ligné et Michel Fayad.
16:38Europe 1, il est 13h16.
16:3913h, 14h.
16:41Europe 1 Info.
16:44Faire.
16:4413h, 14h.
16:46Europe 1 Info.
16:47Il est 13h19 sur Europe 1.
16:48Vous écoutez Clélie Mathias.
16:49C'est le moment d'accueillir vos deux chroniqueurs du jour avec vous aujourd'hui.
16:52Le chroniqueur international sur Europe 1 et CNews, Michel Fayad.
16:55C'est le directeur en chef adjoint de l'infiltré Sébastien Ligné.
16:59Bonjour à tous les deux et soyez les bienvenus.
17:01Bonjour Clélie.
17:02On va commencer par cette image ce matin.
17:04Un keffi autour du cou.
17:06Qui est-ce qu'on a revu ?
17:07Ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu.
17:08Greta Thunberg.
17:08Et oui, l'activiste, la militante.
17:10Et toujours d'ailleurs en France.
17:12Elle manifeste aux côtés des étudiants.
17:14Écoutez, elle était au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis.
17:17Les jeunes ne sont pas associés aux discussions.
17:21On nous vole notre avenir et comme on a pu le constater ici,
17:24les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin.
17:27Cela envoie comme signal aux jeunes que vous n'êtes pas une priorité dans la société.
17:31Alors qu'est-ce qu'on est censé faire ?
17:33Abandonner ?
17:34Bien sûr que non.
17:35C'est justement ce que les gens font ici.
17:38Dire que nous n'allons pas abandonner
17:39et que nous allons nous battre pour cet avenir,
17:41qu'on nous vole sous nos yeux.
17:43Donc je suis extrêmement fière des étudiants français.
17:49Alors Sébastien Ligny, Greta Thunberg,
17:51c'est la solidarité internationale contre Parcoursup ?
17:54Non mais pardon, on a envie de dire à cette jeune femme,
17:56mais qui êtes-vous ?
17:56Qui êtes-vous déjà pour vous rendre comme ça
17:59lors des manifestations étudiantes ?
18:01On l'entend parler, on a l'impression qu'elle est la porte-drapeau d'une cause,
18:05la porte-parole d'une association officielle,
18:06alors qu'en réalité, c'est terrible,
18:08mais c'est une jeune femme qui a été instrumentalisée
18:10par ses parents dès le berceau
18:12et ses parents activistes se sont servis d'elle
18:15pour la transformer en espèce de mascotte.
18:17Avec succès d'ailleurs.
18:19Avec succès, mais en mascotte
18:22pour la cause écologiste.
18:24Elle a eu deux ou trois coups d'éclat quand même.
18:25Certes, mais en réalité, c'est une escroquerie intellectuelle,
18:28cette jeune fille.
18:29Et ce qui me fait de la peine,
18:30c'est qu'elle est en plus handicapée mentale,
18:33donc je pense qu'on l'a exploité aussi
18:34pour des très mauvaises raisons.
18:36Et qu'elle n'a pas toujours saisi exactement
18:38ce qu'elle était censée faire.
18:39Et d'ailleurs, dans son parcours,
18:40on voit bien qu'il n'y a aucune cohérence.
18:41Elle a commencé sur la question écologique.
18:43Ensuite, elle s'est retrouvée embarquée
18:45dans les flottilles pour Gaza.
18:47Et elle a commencé à parler de plus en plus
18:49du conflit Israël Hamas.
18:50Aujourd'hui, elle se retrouve
18:51dans une manifestation lycéenne à Paris.
18:54On posera d'ailleurs la question
18:55pour une manifestante écologiste,
18:56comment elle s'est rendue à Paris ?
18:57Est-ce qu'elle a pris l'avion ?
18:58Ça, on ne sait pas, effectivement.
18:59Et moi, ça me fait presque de la peine.
19:02Mais d'un autre côté, c'est symbolique.
19:04C'est-à-dire que la représentante chimiquement pure
19:06d'une certaine escroquerie militante moderne,
19:09c'est-à-dire ces militants
19:10qui ne représentent personne
19:12dont on ne comprend absolument pas
19:14les causes ni les revendications,
19:15c'est drôle que cette fille-là
19:17soit aujourd'hui aux côtés
19:18d'une manifestation étudiante
19:20dont on ne comprend ni les causes,
19:21ni le militantisme, ni l'activisme.
19:23Les causes, on commence à cerner
19:25un petit peu, deux, trois revendications, quand même.
19:27Ça dépend, en fonction du lycée où vous allez,
19:29on n'entend pas les mêmes revendications.
19:30Mais Sébastien Luni,
19:31si on essaye d'avoir un peu de hauteur,
19:33de quoi est-elle le nom, Greta Thunberg,
19:35vis-à-vis justement de ces manifestations
19:37lycéennes et étudiantes en France ?
19:40Mais je trouve qu'elle est le nom
19:42de l'instrumentalisation d'une jeunesse militante,
19:46et je mets des guillemets,
19:47par des lobbies, par certains médias,
19:49par un certain camp politique
19:51qui est ravie de mettre en avant une jeunesse
19:53qu'elle présente en permanence
19:55comme politisée, toujours du même camp.
19:56Pas dire son nom, l'ultra-gauche,
19:58et elle est fille.
19:59Mais au-delà de ça,
20:00il y a l'ultra-gauche,
20:01mais il y a tout un camp progressiste,
20:04ça va même jusqu'au centre-gauche.
20:05Madame Greta Thunberg était acclamée
20:06à l'ONU par des représentants
20:09plutôt du centre-gauche
20:10ou de la social-démocratie.
20:11C'est cette idée qu'en fait,
20:12il faut mettre dans la tête des gens
20:14que la jeunesse pense la même chose,
20:17que la jeunesse est unie
20:18derrière un seul et même drapeau,
20:20celui du progressisme,
20:21de la lutte pour l'écologie,
20:24pour la cause palestinienne
20:25et aujourd'hui pour la cause des lycéens.
20:26Sauf qu'en réalité,
20:27ce n'est pas le cas.
20:27Et quand vous regardez,
20:28vous parlez à des lycéens,
20:29il y a une majorité silencieuse
20:30qui a juste envie de bosser,
20:31qui a juste envie de travailler,
20:32d'étudier,
20:33et qui ne se reconnaît absolument pas
20:34dans ce mouvement
20:35et qui ne se connaît absolument pas
20:36derrière Greta Thunberg.
20:38Michel Fayyat,
20:39quel est votre point de vue ?
20:41Moi, je trouve qu'elle a demandé
20:43à ce qu'on ne récupère pas
20:45les revendications des jeunes,
20:46mais elle le fait d'elle-même
20:48en étant présente
20:49sur le sol français.
20:49Parce que, justement,
20:51les revendications des lycéens,
20:52c'était, par exemple,
20:53d'améliorer les conditions
20:55dans lesquelles ils étudient,
20:57que ce soit au niveau des profs,
20:59des salles de classe,
21:00du contenu des cours, etc.
21:02Et là, on se retrouve à parler
21:03du Hamas,
21:04de la cause palestinienne,
21:05du climat,
21:06d'elle, de Greta.
21:07Je veux dire,
21:08à un moment donné,
21:10en fait,
21:11elle est en train de dire
21:13aux étudiants,
21:14enfin aux élèves,
21:14ce qu'elle est en train,
21:16parmi d'autres,
21:17de faire contre eux.
21:17C'est-à-dire que,
21:20si vous voulez,
21:21tout le monde était,
21:22comme disait Sébastien,
21:23tout le monde est d'accord
21:24à ce que les salles de classe
21:25s'améliorent,
21:26qu'il y ait plus de profs,
21:28qu'il y ait des classes
21:29avec moins d'élèves,
21:30que les contenus s'améliorent.
21:31Enfin,
21:32on ne peut que soutenir
21:33ce genre de proposition.
21:35Mais le problème,
21:35c'est quand les islamistes
21:36se mêlent,
21:37quand Greta se mêlent,
21:39quand LFI se mêlent,
21:40quand LFI est même
21:41le dépositaire des demandes
21:43à la préfecture de police.
21:44Parce que c'est ça aussi
21:45quand même assez incroyable.
21:46c'est qu'il y a eu
21:47des demandes manifestées
21:50faites à la préfecture de police
21:51qui n'ont pas été déposées
21:53par des mouvements étudiants
21:54ou lycéens,
21:55mais carrément par LFI.
21:57On se demande quand même
21:59jusqu'où va aller
22:00ce vol,
22:02en réalité,
22:03des revendications lycéennes.
22:04Sébastien Lillier ?
22:05Et puis,
22:06même si on entend beaucoup,
22:08moi j'ai du mal
22:08avec cette idée-là,
22:09qu'il y aurait vraiment
22:11une conscience politique
22:12extrêmement forte
22:13au sein de la jeunesse lycéenne
22:14aujourd'hui,
22:14et que ce ne serait pas simplement
22:16des émeutes pour de la casse,
22:17mais qu'il y aurait
22:18une vraie idée politique derrière.
22:19Admettons,
22:20je vais dans ce sens-là,
22:21mais dans ce cas-là,
22:22est-ce que
22:22la meilleure représentante
22:24pour ce mouvement-là,
22:25c'est une jeune militante
22:28écologiste
22:30suédoise
22:30qui n'a rien à voir
22:32avec la France,
22:32qui n'a rien à voir
22:33avec la situation
22:34lycéenne française ?
22:35Enfin, c'est vraiment ça
22:36le meilleur porte-drapeau
22:38qu'ils ont trouvé
22:39pour défendre leur mouvement.
22:40Moi, je pense que ça indique
22:40plutôt, au contraire,
22:42le fait que ce mouvement
22:43n'a aucune cohérence idéologique
22:46et qu'au fond,
22:47la conscience politique
22:48de cette jeunesse-là
22:49n'existe pas,
22:50ou très peu.
22:51Sinon,
22:51ils auraient trouvé
22:51des représentants
22:52bien plus légitimes
22:53que Greta Thunberg.
22:54Juste quelques chiffres,
22:55puisque aujourd'hui,
22:56globalement,
22:56quelques 200 lycées
22:57étaient fermés.
22:59Le ministre de l'Éducation nationale
23:00estime qu'il y a
23:01une décrue par rapport
23:02aux semaines précédentes.
23:03Mais il y a un chiffre
23:03qui a retenu mon attention,
23:05un autre chiffre.
23:06147 personnels
23:07de l'Éducation nationale
23:08ont été blessés
23:09depuis le début du mouvement.
23:10Sébastien Ligné.
23:11Mais bien sûr,
23:12on pourrait parler aussi
23:12des plus de 800 policiers
23:13qui ont été déjà blessés.
23:15On voit bien qu'aujourd'hui,
23:16les derniers remparts,
23:18ceux contre qui on n'osait
23:19pas encore s'attaquer physiquement,
23:21aujourd'hui,
23:22ces dernières digues morales
23:23ont sauté.
23:24Et aujourd'hui,
23:24même le professeur
23:25devient une cible
23:26de menaces physiques,
23:27ce qui était impensable,
23:29il n'y a serait-ce que 10 ans.
23:30Mais c'est ça aussi,
23:30l'ensauvagement.
23:31Les jours d'anniversaire
23:32de l'assassinat de Bernard.
23:35Comment protéger nos enfants,
23:36justement,
23:37et nos professeurs ?
23:38C'est un peu l'effroi
23:38après ce qui s'est passé
23:39dans un collège d'Aubagne hier.
23:40On en parle juste après
23:41le journal permanent
23:42d'une heure et demie
23:43sur Europe 1,
23:43avec vous deux.
23:44Libé 13h26,
23:45vous écoutez Clélie Mathias
23:46sur Europe 1.
23:4813h, 14h,
23:49Europe 1 Info.
23:5113h, 14h,
23:53Europe 1 Info.
23:54Europe 1 Info,
23:55c'est avec Clélie Mathias
23:56sur Europe 1
23:56et vote de chroniqueur du jour,
23:58Clélie Michel Fayad
23:58et Sébastien Ligné.
24:00On va évidemment parler
24:00de ce qui s'est passé hier
24:03à Aubagne.
24:04Je vous propose d'écouter
24:04un extrait de l'édito
24:06de Laurent Tessier
24:06ce matin sur Europe 1.
24:08Hier, le ministre
24:08de l'Éducation nationale,
24:10Édouard Geffré,
24:10s'est rendu sur place.
24:11On ne touche pas
24:12à un professeur,
24:13on ne touche pas
24:13à un institution scolaire.
24:14Je ne sais plus
24:15en quelle langue le dire.
24:15C'est un aveu d'impuissance
24:16parce qu'à chaque violence,
24:17à chaque drame,
24:18le ministre répète
24:19et répète cette phrase.
24:20Fabien Diaï
24:20était auditionné
24:21en commission au Sénat
24:22en juillet 2023.
24:23Nous leur devons
24:24reconnaissance,
24:25respect et protection.
24:26Quand Emmanuel Macron
24:27promettait il y a 6 ans,
24:28en octobre 2020,
24:29après la mort du professeur
24:30d'histoire-géographie
24:31Samuel Paty,
24:31qu'il protégerait
24:32nos enseignants,
24:33c'était lors de l'hommage
24:34national à la Sorbonne.
24:35Nous les protégerons
24:36autant qu'il le faudra
24:37dans l'école
24:38comme hors de l'école.
24:40Des années de discours,
24:41de fausses promesses
24:41à nos enseignants,
24:42nos chefs d'établissement,
24:43à nous, parents.
24:44Encore des mots,
24:45toujours les mots,
24:46les mêmes mots.
24:46Un collégien de 14 ans
24:47qui arrive dans son collège
24:49avec un fusil
24:50et qui tire
24:51sur son enseignante,
24:53sur son proviseur.
24:54Ça rappelle forcément
24:55les tueries
24:55dans les collèges
24:56et établissements
24:56aux Etats-Unis.
24:57Michel Fayad,
24:58la France est-elle
24:59en train de s'américaniser
25:00dans son rapport
25:00à la violence ?
25:02Malheureusement,
25:03je trouve que la société
25:05a gagné en violence
25:06ces dernières années.
25:08Tout cela est dû
25:09à différentes raisons.
25:10Du fait, je pense,
25:11de la perte
25:12d'autorité parentale,
25:13du fait de la perte
25:17aussi d'autorité à l'école,
25:20du fait aussi
25:22des jeux vidéo,
25:23même si Sébastien
25:23ne va pas être content,
25:25du fait de,
25:28comment dire,
25:29même de l'autorité politique
25:30qui s'est perdue,
25:31l'Etat qui ne s'impose plus.
25:32Donc, je pense
25:34qu'il y a un déficit autoritaire
25:35qui fait qu'aujourd'hui,
25:36les enfants se regardent,
25:39en fait,
25:39quelle est l'alternative
25:41à l'autorité
25:42qui est le chaos.
25:43Puisque, si vous voulez,
25:45la base même de la politique,
25:47c'est le renoncement
25:48de notre propre violence
25:50au profit de l'Etat
25:51qui, lui,
25:51a le monopole
25:52de ce qu'on appelle
25:52la violence légitime.
25:54Et donc,
25:55je trouve que
25:57les jeunes
25:57sont laissés
25:58un peu à eux-mêmes.
25:59On trouve ça cool
26:00de casser,
26:01on trouve ça cool
26:01de tabasser,
26:02on se trouve cool
26:03de lyncher.
26:04Et on a vu des scènes
26:06quand même assez terribles.
26:07Par exemple,
26:07même après la victoire
26:08du PSG
26:09en Ligue des Champions,
26:10quand on avait vu
26:10cette jeune femme
26:11qui était à terre
26:12et un pseudo-supporteur
26:15venait
26:15et la frappait
26:16avec le pied
26:17en pleine face.
26:19Donc,
26:20qu'est-ce que justifie
26:21une telle violence ?
26:22Donc,
26:23je pense qu'il y a de cela.
26:25Et vous alors,
26:26Sébastien Ligné,
26:26qu'en pensez-vous ?
26:27Comment protéger
26:28nos professeurs
26:29et nos enfants ?
26:31Déjà,
26:31vous avez raison
26:32de faire la comparaison
26:32avec la situation américaine
26:34et je pense
26:35qu'il faut la faire
26:35parce qu'on a tendance,
26:36je trouve,
26:37un petit peu
26:37à regarder
26:38la situation américaine
26:39par rapport
26:40à ces fameuses
26:41fusillades scolaires
26:42avec un peu de mépris
26:43ou une supériorité
26:44en se disant
26:44tout ça,
26:45c'est les Américains,
26:46c'est des tarés,
26:47ça n'arriverait jamais
26:47chez nous.
26:48Mais moi,
26:48je pense le contraire.
26:49Je pense que
26:50si en France,
26:50il y avait la même
26:51circulation d'armes
26:52qu'aux Etats-Unis,
26:53je pense que
26:53des fusillades américaines,
26:55on en aurait eu en France
26:56depuis longtemps
26:56et on en aurait
26:57tous les ans
26:58comme aux Etats-Unis.
26:59C'est qu'une question
26:59d'accessibilité à l'arme.
27:02Ensuite,
27:03il y a la question
27:03en effet du pourquoi.
27:06Michel a mentionné
27:07plein de raisons
27:07tout à fait valables.
27:08Il y a aussi,
27:08je pense,
27:09un tournant majeur,
27:10c'est le Covid.
27:11C'est-à-dire qu'à partir
27:12du Covid,
27:13on le voit dans toutes
27:14les études,
27:14les jeunes qui ont connu
27:16cette période-là
27:17se sont retranchés
27:18sur eux-mêmes.
27:19C'est-à-dire qu'on parle
27:19de jeunes qui passent
27:20de plus en plus de temps
27:21chez eux.
27:22En effet,
27:23en jouant aux jeux vidéo
27:23ou en regardant
27:24dans les films
27:25ou que sais-je,
27:25enfin qui sortent
27:25de moins en moins.
27:26La sociabilisation
27:27se fait de moins en moins
27:28en physique
27:29et de plus en plus
27:30en digital.
27:31C'est-à-dire qu'on a
27:31de plus en plus
27:31d'amis virtuels
27:33plutôt que des amis réels.
27:35Les relations amoureuses
27:36se font de plus en plus
27:37tardivement.
27:38Tout ça,
27:39le Covid a vraiment
27:39entraîné une fracture
27:40chez ces jeunes-là.
27:41Et donc,
27:41il suffit parfois
27:43dans un cerveau
27:44qui est déjà peut-être
27:45un petit peu abîmé
27:46ou qui est déjà
27:47torturé,
27:48le Covid
27:49et cette fracture
27:50a pu enclencher
27:53désormais
27:54des accès de violence.
27:55Donc,
27:56comment vous protéger cela ?
27:57En effet,
27:57je pense que ça passe
27:58surtout par l'autorité
27:59parentale
28:00et à l'école.
28:01Mais il faut tout
28:02remettre à plat.
28:03J'entends l'argument
28:04des jeux vidéo
28:04qui, je pense,
28:05va être ressorti
28:06dans les prochaines
28:07heures et jours
28:08par certains
28:08camps politiques.
28:09Pardon,
28:10les deux pays
28:10qui jouent le plus
28:11aux jeux vidéo,
28:11c'est la Corée du Sud
28:12et le Japon.
28:13Ce sont deux pays
28:14qui sont beaucoup
28:15moins criminogènes
28:16que la France
28:16ou le monde occidental
28:17d'une manière générale.
28:18Donc,
28:18ça n'a rien à voir.
28:19En revanche,
28:20ce sont deux sociétés
28:20qui ont des fondements
28:23et des fondations
28:24sociétales
28:25beaucoup plus fortes
28:25que les nôtres.
28:26C'est-à-dire qu'il y a
28:26des structures familiales
28:27beaucoup plus structurées.
28:29Il y a une autorité
28:29à l'école
28:30qui est beaucoup plus ferme.
28:32Il y a une structure
28:34générale de la société
28:35qui est beaucoup plus
28:36cadrée qu'en France.
28:36Donc,
28:36ça s'explique aussi
28:37par cela.
28:38Et ensuite,
28:39il y a aussi la question
28:39de l'accès aux armes.
28:41Ça choque personne
28:43qu'un jeune collégien
28:45puisse récupérer
28:46une arme de chasse
28:46comme cela.
28:47C'était visiblement
28:48celle de ses parents.
28:49Rentrer dans un collège
28:51et on a l'impression
28:52que ça ne choque plus personne
28:53de la même manière
28:53qu'aujourd'hui,
28:54on le sait
28:54et les surveillants le disent,
28:56vous avez un nombre
28:57incalculable
28:57de couteaux
28:58ou d'armes blanches
28:59dans des sacs scolaires
29:00et vous en avez
29:01à la fois
29:02chez des jeunes
29:02qui le font
29:03par envie
29:04de faire du mal
29:05mais vous avez aussi
29:06de plus en plus de jeunes
29:07qui s'arment
29:08en autodéfense
29:09et qui s'arment
29:10en se disant
29:10la société est devenue
29:11tellement violente
29:12j'ai tellement peur
29:13de me faire raqueter
29:14avec un couteau
29:15que je marre moi-même
29:16avec le couteau
29:17que je peux trouver
29:17dans la cuisine
29:18de mes parents
29:19en prévention.
29:20Ça,
29:21c'est un engrenage
29:21qui ne peut que mal finir.
29:23Et Chef Fayad ?
29:24Oui,
29:24il y avait même
29:25il y a quelques années
29:26il y avait aussi
29:27les guns à billes
29:27qui servaient
29:28à la fois
29:29pour les pistolets
29:31et les guns à billes
29:36qui étaient utilisés
29:37soit pour faire
29:38de la violence
29:38comme disait Sébastien
29:39soit pour se défendre aussi
29:40donc oui
29:42c'est assez terrible
29:43et il y a autre chose
29:45c'est que même
29:45par rapport aux délinquants
29:46on voit que les délinquants
29:48ont des armes
29:48de plus en plus sophistiquées
29:49des armes de guerre
29:50et ça,
29:51ça pose l'autre problème
29:51vis-à-vis de la police
29:52qui n'est pas forcément armée
29:53pour leur faire face.
29:54Donc en fait
29:55on voit
29:57un nivellement
29:58vers le haut
29:58malheureusement
29:59de l'armement
30:00de notre société
30:02donc c'est assez grave
30:04et une société
30:04qui s'arme
30:05c'est une société
30:06qui va à la guerre.
30:07Oui, oui.
30:08Et c'est quand même
30:09on parle souvent
30:10d'ensauvagement
30:10ces dernières années
30:11l'ensauvagement
30:12c'est pas simplement
30:13une question de statistiques
30:14l'ensauvagement
30:15c'est pas simplement
30:16cette année
30:16il y a eu
30:17X% de plus d'agressions
30:18l'ensauvagement
30:19c'est aussi un changement
30:20de la violence
30:20dans sa nature
30:21c'est-à-dire que
30:21la violence
30:22est de plus en plus
30:24présente
30:24mais surtout
30:24elle est de plus en plus
30:25gratuite
30:25et là on est typiquement
30:27dans ce cas-là
30:27c'est-à-dire qu'on a un jeune
30:28qui pour des raisons
30:29X ou Y
30:30qu'on va certainement
30:31découvrir dans les prochaines heures
30:32mais enfin
30:33à mon avis
30:33il n'y a pas eu
30:35une crise majeure
30:36qu'il a affrontée
30:36mais pour des raisons
30:37somme toute mineures
30:39on passe directement
30:40par la case
30:41armes à feu
30:42tuerie
30:42et on passe à l'acte
30:44beaucoup plus rapidement
30:44de manière totalement
30:46gratuite
30:46et injustifiée
30:47c'est ça aussi
30:48Est-ce qu'il est difficile
30:48à prévenir ?
30:49Est-ce qu'il est difficile
30:49à repérer aussi ?
30:51Après il faudrait aussi
30:51des psychologues
30:52mais ça tous les profs
30:53le disent
30:53il n'y a jamais de psychologue
30:55dans tous les lycées
30:56alors qu'en réalité
30:56ça devrait être une obligation
30:57aujourd'hui
30:58vu la détresse mentale
30:59de nos jeunes
31:00il faudrait qu'il y ait
31:01un conseiller psychologique
31:02par établissement
31:03ou par deux ou trois établissements
31:05aujourd'hui c'est très loin
31:06d'être le cas
31:06Encore faut-il y aller aussi
31:07voir le psy
31:08et se dire qu'on a besoin d'aide
31:09Vous avez raison
31:10Ça c'est encore autre chose
31:11Qu'en pensez-vous d'ailleurs ?
31:12Faut-il rendre obligatoire
31:13la fouille à l'entrée
31:14des établissements scolaires ?
31:15C'est la question européenne du jour
31:17alors vous pouvez donner
31:17votre avis sur le site
31:18et l'appli Europe 1
31:19N'hésitez pas
31:20pour l'instant
31:20vous dites plutôt non
31:21Michel Fayette
31:22Sébastien Lignan
31:23on reste ensemble
31:23on va parler de politique
31:24un peu l'union des droites
31:26le RN veut y croire
31:27il tend la main
31:28à Bruno Retailleau
31:29vous entendrez Louis Alliot
31:30Il est 13h38
31:31vous écoutez Clélie Mathias
31:32c'est Chroniqueur
31:33sur Europe 1
31:3313h 14h
31:36Europe 1 Info
31:3813h 14h
31:39Europe 1 Info
31:40Merci de nous rejoindre
31:41sur Europe 1
31:41vous écoutez Clélie Mathias
31:42c'est ses deux chroniqueurs
31:44Sébastien Lignan
31:44et Michel Fayette
31:46On va parler de politique
31:47un petit peu
31:48Écoutez Louis Alliot
31:49qui était l'invité
31:49de ces news
31:50et Europe 1 ce matin
31:50au micro de Laurence Ferrari
31:52le vice-président du RN
31:53et maire de Perpignan
31:54a tendu la main
31:54à Bruno Retailleau
31:55On a toujours tendu la main
31:57je crois que c'est Eric Ciotti
31:58qui l'a fait encore
31:58il n'y a pas très longtemps
31:59en lui disant
32:00mais s'il se revendique de droite
32:02il doit regarder sur sa droite
32:04et pas lornier vers le centre
32:05dont on sait que lui-même
32:08lorne vers la gauche
32:09donc c'est la responsabilité
32:10de monsieur Retailleau
32:11moi je n'aime pas
32:12les anathèmes
32:13ou les propos critiques
32:14contre qui que ce soit
32:15mais je pense qu'il ferait bien
32:17de réfléchir
32:18à la manière dont
32:19pour l'avenir
32:20il pourrait travailler
32:21d'une certaine manière
32:22avec nous
32:22pour une grande alliance
32:24contre les socialistes
32:25et Mélenchon
32:26Sébastien Ligné
32:27c'est plausible ?
32:28Non
32:30c'est improbable
32:31et donc pourquoi continuer
32:32de tendre la main comme ça ?
32:34parce que politiquement
32:34c'est toujours plus
32:36enviable et positif
32:37d'être celui qui tend la main
32:38que plutôt que celui
32:39qui la refuse
32:40et d'ailleurs c'est drôle
32:41parce que c'est quand même
32:42un changement un petit peu
32:43de paradigme
32:43au sein du Rassemblement National
32:45parce que pendant très longtemps
32:46le RN a été celui
32:47qui refusait
32:48les mains tendues
32:49alors pas forcément de LR
32:50mais le RN a pendant très longtemps
32:52refusé
32:53les mains tendues
32:54qui pouvaient venir
32:55de Reconquête
32:56qui pouvaient venir
32:56de Nicolas Dupont-Aignan
32:57qui pouvaient venir de ce genre
32:59de profils
33:00plutôt droitiers
33:01on voit bien que le RN
33:03est dans une
33:03toute autre stratégie
33:05c'est-à-dire qu'ils ont bien compris
33:06que leur sujet
33:06n'était absolument plus
33:07le premier tour
33:08on voit bien dans les sondages
33:09au-delà des 35%
33:11on est le premier tour
33:11maintenant la question
33:12c'est de faire plus de 50%
33:13et pour faire plus de 50%
33:14par définition
33:14il faut ouvrir son socle électoral
33:16il faut aller convaincre
33:18quelques pourcentages par-ci
33:19quelques pourcentages par-là
33:21de gens qui rechignent encore
33:22à voter pour vous
33:23et évidemment
33:24même si la promesse
33:25de Marine Le Pen
33:26c'est le ni droite ni gauche
33:27au fond
33:28tout le monde
33:28au RN
33:29c'est pertinemment
33:30que leur réserve de voix
33:31elle se trouve
33:32en extrême majorité
33:33à droite
33:35et que ce sont
33:35les électeurs de droite
33:37Retailleau
33:38Pécresse
33:39Lysnard
33:40ce genre de profil-là
33:41qu'il va falloir
33:42aller convaincre
33:42pour faire 50% des voix
33:43et donc évidemment
33:44il vaut mieux le faire
33:45en temps dans la main
33:45dès octobre
33:46plutôt que le faire
33:47en catastrophe
33:47au mois d'avril
33:49Michel Fayad
33:50Oui
33:51je suis d'accord
33:51avec Sébastien
33:52et je rajouterais aussi
33:53que c'est peut-être
33:53déjà une vision
33:54d'après présidentielle
33:55c'est-à-dire de voir
33:56déjà au niveau
33:57des législatives
33:58comment dégager
33:59une majorité absolue
34:00parce que si Marine Le Pen
34:01est élue
34:02mais qu'il n'y a pas
34:02de majorité
34:03elle va être coincée
34:04et elle est seule
34:05qui...
34:05enfin soit
34:06il y a trois scénarios
34:08soit Marine Le Pen
34:09obtient la majorité absolue
34:11à l'Assemblée nationale
34:12dans ce cas
34:12elle n'a pas de problème
34:13soit c'est les autres
34:15qui obtiennent une majorité
34:16et donc elle est en cohabitation
34:17soit elle arrive
34:18à tendre la main
34:19à LR
34:20parce que qui d'autre
34:21à l'Assemblée nationale
34:22qu'une partie des LR au moins
34:25donc je pense que c'est un peu
34:26cette idée-là
34:27qu'elle lui a eu
34:28Ils anticipent en fait
34:28et ils essayent
34:29d'anticiper ces scénarios
34:30Est-ce que vous diriez
34:32Sébastien Lignier
34:32que Bruno Rotaillot
34:33est dans la même position
34:34que Raphaël Glucksmann
34:35vis-à-vis de LFI ?
34:37Alors pas forcément
34:38parce qu'on sent bien
34:39et on va peut-être en parler
34:40un petit peu après
34:40que Raphaël Glucksmann
34:41est dans une fracture totale
34:43J'amorce le début de la discussion
34:44Bruno Rotaillot
34:46je ne dis pas que
34:48une alliance est possible
34:49mais j'ai quand même l'impression
34:50que les ponts
34:50ne sont pas totalement rompus
34:52et en effet
34:53on peut imaginer
34:54ce n'est pas totalement improbable
34:56que s'il manque
34:5620 ou 30 députés
34:57au Rassemblement National
34:58après une victoire
34:59à l'Elysée
35:00et aux législatives
35:01évidemment que
35:02certains républicains
35:03iront
35:03Bruno Rotaillot en personne
35:04je ne sais pas
35:05mais vous aurez certains
35:06élus de droite
35:07qui pour un beau ministère
35:09laisseront de côté
35:09la morale
35:10et 20 ans
35:11de nom au Front National
35:12au Rassemblement National
35:13donc je ne mettrai pas
35:14exactement
35:15Bruno Rotaillot
35:16Raphaël Guzman
35:17dans le même sac
35:17surtout qu'il y a un autre sujet
35:18c'est que
35:19hormis la question économique
35:20et encore
35:21finalement
35:22sur les questions régaliennes
35:24sur les questions
35:24de rapport à l'autorité
35:26sur la vision
35:27à l'international
35:28sur
35:30la défense
35:32sur la plupart des sujets
35:34en réalité
35:34sur les valeurs conservatrices
35:35sur les valeurs conservatrices
35:37il y a des ponts
35:38extrêmement forts
35:39surtout que
35:39depuis la dernière dissolution
35:41Marine Le Pen
35:42a trouvé un allié
35:43qui est extrêmement utile
35:44dans cette stratégie
35:46d'union des droites
35:47même si elle n'aime pas ce terme
35:47c'est Éric Ciotti
35:48et son union des droits
35:49de la République
35:50qui justement
35:51peut servir de sas
35:52vous avez tout un tas
35:53de députés
35:54ou d'élus LR
35:54qui par principe moral
35:56refuseront toujours
35:57de rejoindre le Rassemblement National
35:58mais qui peuvent se dire
36:00bon
36:00je rejoins Éric Ciotti
36:01l'UDR
36:02c'est le RN
36:03sans être le RN
36:03et ça me permet
36:04de faire un petit peu
36:05une passerelle
36:05donc il n'y a pas cette passerelle
36:07entre Raphaël Guzman
36:08et Jean-Luc Mélenchon
36:09et puis il y a le retour
36:09de Marion Maréchal aussi
36:11qui peut jouer
36:12puisqu'elle attire davantage
36:14que des figures
36:15comme Tanguy
36:16ou Chenu
36:18des gens un peu plus classés
36:20économiquement à gauche
36:21que Marion
36:22est-ce qu'il ne faudrait pas
36:23là aussi une primaire
36:24à droite justement
36:25pour clarifier un peu les choses
36:27parce qu'on a vu
36:27qu'à gauche
36:28on savait finalement
36:28clarifier des positions
36:29notamment pour
36:31pour le PS
36:32pour la ligne Ford
36:33vis-à-vis de la ligne Glucksmann
36:34pardon mais
36:35les choses
36:35elles sont déjà clarifiées
36:36aujourd'hui
36:37c'est-à-dire que
36:37quand vous avez des sondages
36:38qui vous expliquent
36:38que Marine Le Pen
36:39est à 35%
36:40quand Bruno Retailleau
36:41est à 7
36:42j'ai envie de vous dire
36:43la clarification
36:44elle a déjà eu lieu
36:45et les électeurs
36:46ont déjà choisi leur camp
36:48il ne faut pas non plus
36:48se leurrer
36:49si Marine Le Pen
36:49est passée
36:50en tout cas
36:51en termes de sondage
36:52de 35%
36:53à 23%
36:55au premier tour
36:56en 2022
36:57c'est bien
36:57ce gap là
36:58il ne s'explique pas simplement
36:59par des abstentionnistes
37:00qui se seraient réveillés
37:01ces cinq dernières années
37:02c'est aussi parce que
37:03vous avez une grande partie
37:04de l'électorat traditionnel
37:05de la droite
37:06qui a rejoint
37:07Marine Le Pen
37:07et Jordan Bardella
37:08depuis cinq ans
37:09donc l'union des droites
37:10au niveau des électeurs
37:12elle a déjà eu lieu
37:13en réalité
37:14je suis d'accord
37:14avec ce que dit Sébastien
37:15mais il y a trois choses
37:16c'est qu'il y a quand même
37:17la question des grands électeurs
37:19pardon
37:19des signatures
37:20pour la candidature
37:22les parrainages
37:23est-ce que
37:24Retailleau aura
37:25ses 500
37:25et est-ce que
37:25Lysnard les aura
37:26est-ce que
37:27Dupont-Aignan les aura
37:28ça reste des questions
37:29il y a la question
37:30Bruno Retailleau
37:30il devrait les avoir
37:31il devrait les avoir
37:32il essaie apparemment
37:33d'empêcher les autres
37:34de les avoir
37:35ça c'est un autre combat
37:36voilà
37:36et il y a la question aussi
37:38du financement
37:39et là il n'est pas sûr
37:40d'avoir le financement
37:41qu'il souhaite
37:42pour sa campagne
37:42il multiplie les rencontres
37:44avec les chefs d'entreprise
37:45pour essayer d'avoir
37:46de l'argent
37:47autant qu'il peut
37:48et la troisième chose
37:49c'est qu'il voit bien
37:50que le PS
37:50qui était l'un des grands partis
37:52de la Ve République
37:53n'a pas de candidat
37:54et je ne suis pas sûr
37:55justement qu'il se retire
37:56parce qu'il ne voudrait pas
37:57que le parti gaulliste
37:58fondateur de la Ve République
38:00n'ait pas de candidat non plus
38:01alors justement
38:02on va parler de la gauche
38:03de la victoire
38:04de Raphaël Glucksmann
38:04vis-à-vis de LFI
38:05avec vous deux
38:06Michel Fayad
38:07et Sébastien Ligné
38:07sur Europe 1
38:08vous écoutez Europe 1
38:09il est 13h47
38:1613h, 14h
38:18Europe 1 Info
38:19il est 2h moins 10
38:19sur Europe 1
38:20vous écoutez Clélie Mathias
38:21et ses deux chroniqueurs
38:22le rédacteur en chef
38:23adjoint de l'infiltré
38:24Sébastien Ligné
38:25le chroniqueur international
38:26sur Europe 1
38:26et ses news
38:27Michel Fayad
38:28interrompons-nous maintenant
38:29à ce qui se passe
38:30sur la gauche
38:30de l'échiquier
38:31on sait
38:31Raphaël Glucksmann
38:32a largement remporté
38:34la primaire de la gauche
38:35avec 66% des voix
38:37il a été très clair
38:38il n'y aura pas d'alliance
38:40avec la France Insoumise
38:41et puis il a été
38:42le soir même
38:42de sa victoire
38:43enfariné
38:44il a accusé
38:45les militants
38:46de LFI
38:47et voici la réponse
38:48du coordinateur national
38:49de la France Insoumise
38:50Manuel Bompard
38:51qui était sur Sud Radio
38:52ce matin
38:52Monsieur Glucksmann
38:53et un certain nombre
38:54de ses amis
38:57immédiatement accusent
38:57la France Insoumise
38:58sans aucune preuve
38:59je vais vous dire les choses
39:00franchement
39:01la France Insoumise
39:01ça ne fait pas partie
39:02de ses méthodes
39:03la France Insoumise
39:04elle mène des débats
39:05politiques
39:05sur la base de programmes
39:07dans des confrontations
39:08démocratiques
39:08donc je ne sais pas
39:09qui a fait ça
39:10mais en tout cas
39:10ce ne sont pas les méthodes
39:11de la France Insoumise
39:12il vous demande
39:12de désavouer cette violence
39:14mais moi je ne suis pas d'accord
39:15avec ce type de pratique
39:16voilà
39:17mais alors Monsieur Glucksmann
39:18il va falloir qu'il soit cohérent
39:19parce que quand
39:20dans une vidéo
39:21qu'il produit
39:22par exemple
39:22il dit
39:23excusez-moi du terme
39:24mais c'est les termes
39:24que lui il a employé
39:25qui va pisser
39:26sur Jean-Luc Mélenchon
39:27quand il attient
39:28des propos sexistes
39:29à l'égard de Madame Royale
39:30il devrait commencer
39:31à balayer devant sa porte
39:33Sébastien Ligné
39:33est-ce que ça arrange
39:34la France Insoumise
39:35cette victoire
39:35de Raphaël Glucksmann ?
39:36Totalement
39:37pour une raison assez simple
39:39c'est que Raphaël Glucksmann
39:40c'est l'antithèse parfaite
39:42de Jean-Luc Mélenchon
39:43c'est-à-dire que Raphaël Glucksmann
39:44il est pro-européen
39:45il s'adresse à un public
39:47plutôt bourgeois
39:48urbain
39:49des grandes villes
39:51c'est-à-dire l'inverse
39:52de la stratégie
39:53de Jean-Luc Mélenchon
39:53Jean-Luc Mélenchon
39:56il s'adresse plutôt
39:57à des populations
39:59périurbaines
40:01voire banlieusardes
40:01et il n'a pas du tout
40:03eu un électorat bourgeois
40:04en tout cas
40:05il tente de se dégager
40:06de cet électorat bourgeois
40:07pour avoir un électorat
40:08beaucoup plus populaire
40:09donc c'est facile
40:10de s'attaquer
40:11quand vous êtes
40:11Jean-Luc Mélenchon
40:12à un candidat
40:12qui représente
40:13un petit peu
40:13votre antithèse à gauche
40:14et puis c'est aussi facile
40:15parce que ça libère
40:16tout un espace
40:17entre lui
40:18et Jean-Luc Mélenchon
40:19c'est-à-dire que
40:20si c'était par exemple
40:21Séguen Royal
40:21qui avait remporté cette primaire
40:22ça aurait été compliqué
40:24parce que Séguen Royal
40:24elle marchait un petit peu
40:25sur les plates-bandes
40:26de Jean-Luc Mélenchon
40:27en termes de programmatique
40:28en termes de positionnement
40:28vous auriez pu avoir
40:29des électeurs
40:30qui auraient pu être
40:31ballotés entre les deux
40:32là c'est assez simple
40:33ceux qui refusent
40:34la gauche non-mécheniste
40:35pourront voter
40:36Raphaël Guzman
40:37mais tous les autres
40:38ceux qui hésitent
40:39ceux qui se disent
40:39in fine
40:40on votera Jean-Luc Mélenchon
40:41parce que le vote utile
40:42parce que c'est le mieux placé
40:43et bien ça va être
40:44beaucoup plus facile
40:44de trancher pour eux
40:45pour voter pour Jean-Luc Mélenchon
40:47donc en réalité
40:48c'est toujours plus facile
40:49de créer
40:50une vraie fracture politique
40:51et à quelqu'un
40:52qui vous avez des vrais désaccords
40:53je pense aux écologistes
40:54par exemple
40:55tout l'électorat écologiste
40:56qui est quand même
40:57plutôt proche de Jean-Luc Mélenchon
40:59ça va être très facile
41:00pour eux
41:00de faire la bascule
41:01insoumise
41:02ça aurait été beaucoup plus difficile
41:03si vous aviez
41:04un candidat socialiste
41:05qui chauffait un petit peu
41:06le chaud et le froid
41:06sur une alliance
41:07avec Jean-Luc Mélenchon
41:08et puis le grand perdant
41:09selon moi
41:09de la victoire de Raphaël Guzman
41:10c'est Gabriel Attal
41:12parce que là
41:13clairement
41:13Gabriel Attal
41:14il est sur le même socle
41:15électoral
41:16que Raphaël Guzman
41:17urbain
41:17pro-européen
41:18plutôt bourgeois
41:20donc je serais Gabriel Attal
41:22en revanche là
41:23je m'inquiéterais
41:23Michel Fayad
41:24quelle lecture
41:25vous en faites vous ?
41:26je suis d'accord
41:27avec ce que vient dire Sébastien
41:28il y a quand même
41:29un autre acteur
41:30dont on ne parle pas encore
41:31c'est François Hollande
41:32et François Hollande
41:34je pense qu'il souhaitait
41:35qu'il y ait un deuxième tour
41:36à ses primaires socialistes
41:38et la victoire de Guzman
41:39dès le premier tour
41:40ça ne l'arrange pas
41:41mais par contre
41:43il va voir
41:43dans les prochaines semaines
41:44les prochains mois
41:45si la candidature
41:46sa candidature décolle ou pas
41:48dans les sondages
41:49dans les sondages
41:49donc il ne faut pas écarter
41:52il est crédité
41:53d'à peu près 10%
41:54des intentions de vote
41:55Guzman
41:56oui bien sûr
41:56mais 10%
41:57ce n'est pas grand chose
41:59quand on voit que
41:59Jean-Luc Mélenchon
42:00est crédité de 18% maintenant
42:01donc c'est quasiment le double
42:03donc il faut voir
42:05s'il s'effondre ou pas
42:07sachant que
42:08ce qui se passe actuellement
42:09dans la rue
42:09ne peut que
42:10disons
42:12renforcer les principaux candidats
42:13et ne pas faire le jeu
42:17des petits candidats
42:18le problème selon moi
42:19c'est que
42:20Jean-Luc Mélenchon
42:21il a beaucoup d'angles d'attaque
42:22contre Raphaël Guzman
42:23il peut l'attaquer
42:25sur son absence
42:26en tout cas pour l'instant
42:27de vision politique
42:28qui est capable de me citer
42:29un programme
42:30une vision pour la France
42:31de Raphaël Guzman
42:32il peut l'attaquer
42:33sur son incarnation
42:34parce que
42:34je ne suis pas certain
42:35qu'envoyer un néophyte
42:36présidentiel
42:37face à Jean-Luc Mélenchon
42:38soit la meilleure des idées
42:39Jean-Luc Mélenchon
42:40il a une force
42:41tout le monde peut lui reconnaître
42:41c'est que c'est un monstre
42:42de campagne
42:43on l'a encore vu
42:44c'est quand même le seul homme
42:44qui est capable de mobiliser
42:4510 000 militants
42:47à Clermont-Ferrand
42:48alors qu'il fait froid
42:49même le RN
42:50n'est pas capable de le faire
42:51la salle a été bondée
42:52donc il peut l'attaquer
42:53sur tout un tas de sujets
42:54sur ses accointances
42:56avec le centre-gauche
42:57et même le côté antisémite
42:59évidemment
43:00mais donc
43:01je pense que
43:01Jean-Luc Mélenchon
43:02devrait être ravi
43:03et je pense qu'en effet
43:04il aurait beaucoup plus peur
43:05d'un François Hollande
43:06qui lui
43:07peut jouer la stature présidentielle
43:09l'international
43:10le côté
43:10s'il y a une crise
43:11bon ben moi
43:12vous savez qu'avec moi
43:13je peux gérer la crise
43:14alors ça sera pas forcément
43:15extrêmement sexy
43:16mais vous savez qu'avec moi
43:17le pays va tenir
43:17donc je pense qu'en termes
43:19de rhétorique politique
43:20François Hollande
43:21serait un adversaire
43:21beaucoup plus coriace
43:22pour Jean-Luc Mélenchon
43:23que Raphaël Guzman
43:24j'ai peur qu'il le bouffe
43:25et ils se connaissent très bien
43:27tous les deux
43:27et ils se détestent
43:28mais c'est-à-dire
43:29ils ont pratiqué la politique
43:31ils se sont déjà affrontés
43:32et en plus ils se connaissent
43:33au PS
43:34ils ont fait leur classe ensemble
43:35il y a très longtemps
43:36mais quand même
43:37ils ont fait leur classe ensemble
43:38on va évidemment suivre
43:39tout cela de très près
43:41merci à vous deux
43:41Michel Fayad et Sébastien Ligné
43:43d'avoir participé
43:44au débat d'Europe 1 Info
43:46votre après-midi
43:47se poursuit évidemment
43:47sur Europe 1
43:48à l'écoute d'Europe 1
43:49puisque vous retrouvez
43:50Romain Desartes
43:51Marie-Estelle Dupont
43:52pour Et si on en parlait
43:54et puis moi
43:54je vous retrouve demain
43:55dès 1h
43:56pour une heure d'infos
43:57et de débats
43:58un grand merci à vous
43:59Géraldine Hamon
43:59de m'accompagner
44:00merci à vous Clélie
44:01c'était Clélie Mathias
44:02sur Europe 1
44:02et cet après-midi
44:03à partir de 16h
44:04vous retrouvez
44:05Pascal Pro
44:05Pascal Pro
44:06qui chaque après-midi
44:07sur Europe 1
44:07de 16h à 18h
44:09vous donne la parole
44:10vous pourrez l'appeler
44:10vous pourrez appeler
44:11Pascal Pro
44:11au 01-80-20-39-21
44:14l'appel est non surtaxé
44:15Pascal Pro
44:16que vous retrouvez aussi
44:18chaque matin
44:18de 9h à 11h
44:20pour l'heure des pros
44:21en codiffusion
44:22avec CNews
44:26au 01-80-20-39-21
44:28au 01-80-20-39-21