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00:01Europe 1, il est 13h.
00:05Europe 1 Info. 13h, 14h.
00:09Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous, c'est ravi de vous retrouver. Merci d'écouter Europe 1.
00:13On est ensemble pour une heure d'info et de débat.
00:14On commence par le grand journal de la mi-journée.
00:16En ce vendredi 23 octobre, un mort et plusieurs blessés attrapent la verrière dans les Yvelines ce matin.
00:21Un homme a tiré en rafale sur des passants avant d'être interpellé.
00:25Les informations Europe 1 dès le début de ce journal.
00:27A la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, l'Elysée et le gouvernement sous pression.
00:32Le dispositif de sécurité est massif, nous le détaillerons.
00:36Simultanément, l'exécutif renoue le dialogue avec les lycéens qui seront reçus cet après-midi à l'Elysée.
00:40Malgré tout, les commerçants sont inquiets, vous les entendrez.
00:44Et est-ce d'ailleurs aux commerçants d'assurer eux-mêmes leur propre sécurité ?
00:47C'est la question Europe 1 du jour.
00:49Vous pouvez donner votre avis sur le site europe1.fr ou sur l'appli Europe 1.
00:52Pour l'instant, vous dites non très largement.
00:54Une violente tempête austenne souffle actuellement sur le nord-ouest de la France.
00:58Les dégâts sont importants.
01:00288 600 foyers sont sans courant.
01:02Les bienfaits du pot à pot pour les bébés, mais aussi pour les parents.
01:06Ce sera le thème de la chronique santé du jour du docteur Millot dans un quart d'heure.
01:09La tendance météo, bonjour Géraldine Hamon.
01:11Bonjour Kelly.
01:11Et un temps très agité.
01:12Et oui, puisque la tempête se décale les après-midi vers le nord-est et va continuer de provoquer de
01:16très fortes rafales de vent.
01:17Accompagné de fortes pluies, 23 départements du Finistère à l'Aisne, en passant par l'île de France, sont en
01:22vigilance.
01:23Orange, vent violent.
01:24Les maximales, elles, resteront fraîches.
01:2511 à 14 degrés dans le nord et le nord-ouest.
01:28Jusqu'à 19 degrés tout de même près de la Méditerranée.
01:30Métaux complètes sur Europe 1 à la fin du journal.
01:32Europe 1
01:34On commence ce journal avec ce drame survenu ce matin dans les Yvelines.
01:38Un homme d'une quarantaine d'années a tiré dans la foule, dans plusieurs quartiers de la ville de Trappes,
01:42tuant une personne et en blessant quatre autres.
01:44Le Premier ministre Sébastien Lecornu dénonce des faits très graves.
01:47Le parquet national antiterroriste s'est placé en observation.
01:50Bonjour Antoine Bienvaux.
01:51Bonjour Clélie, bonjour à tous.
01:52Que sait-on précisément de cette fusillade ?
01:54Eh bien, il est environ 10 heures ce matin lorsqu'un homme de 39 ans ouvre le feu sur plusieurs
02:00zones situées entre la commune de la Verrière et la ville de Trappes,
02:04notamment une station essence, une pharmacie, une maison de santé ou encore une gare SNCF.
02:09Selon les informations d'Europe 1, l'homme est armé d'une mitraillette datant de la seconde guerre mondiale et
02:15tire en rafale sur la voie publique.
02:17Selon le maire de la Verrière, il s'en serait notamment pris à deux agents de ménage du groupe scolaire
02:22de la ville.
02:22Le bilan est déjà très lourd.
02:25Un mort et au moins trois blessés graves.
02:27Une fillette de 12 ans a été touchée par au moins huit impacts de balles.
02:31Le maire de Trappes à Lyrabais décrit un homme qui aurait tiré au hasard avec, je cite,
02:36« la volonté vraisemblable de faire un carnage ».
02:38Le suspect, lui, a finalement été interpellé quelques minutes plus tard par la BAC dans la commune de Coignères à
02:448 kilomètres de Trappes.
02:46Selon les informations d'Europe 1, il est connu des services de police pour stupéfiants, dégradations de biens publics et
02:52recels de vols.
02:53Il a été placé en garde à vue pendant que le RAID et les services de déminage sont actuellement en
02:59intervention à son domicile.
03:01Les enquêteurs tentent en ce moment d'établir son profil plus précisément.
03:05Mais nous l'avons appris il y a quelques minutes, le parquet national antiterroriste s'est déjà saisi de l
03:10'affaire.
03:10Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, lui, devrait se rendre sur place dans les prochaines minutes.
03:16Merci beaucoup pour toutes ces précisions. Antoine Bienvaux pour Europe 1.
03:19Demain, une nouvelle mobilisation attendue partout en France. A quoi s'attendre ?
03:22Un dispositif de sécurité plus massif sera déployé partout en France par le ministère de l'Intérieur.
03:27Nous en parlerons et nous le détaillerons dans un instant.
03:29Ce qui ne rassure pas forcément les commerçants qui refusent malgré tout de se laisser faire.
03:33Ils se protègent. Certains ferment, tandis que d'autres ouvriront quand même.
03:37Écoutez-les au micro de Charles Huillier à Bordeaux pour Europe 1.
03:39Dans sa boutique de prêt-à-porter en centre-ville, Leslie a frôlé le drame ce week-end.
03:45Samedi dernier, c'était vraiment très dangereux ici. On avait le feu juste à côté.
03:48Alors cette fois-ci, elle va barricader sa boutique qui restera fermée.
03:52J'ai dû attraper des panneaux de bois dans la réserve pour pouvoir protéger la vitrine.
03:56On les a glissés entre la grille et la vitre pour essayer de protéger un maximum.
04:01Se protéger tout en choisissant d'ouvrir, c'est le pari de David, vendeur de téléphone.
04:05Si ça pète, on ferme. Et puis s'il rentre, on s'en va. On improvise, on va voir.
04:10On va essayer de lutter contre la terreur parce que moi, j'ai pas envie de me faire dicter la
04:13loi par des gens qui veulent semer la terreur.
04:15J'ai pas envie de capituler.
04:16Une ouverture qui ne sera pas possible pour cette directrice de magasin.
04:20Sa boutique a été entièrement pillée. Elle va tout de même la protéger.
04:23On a barricadé une partie. On a laissé une vitre ouverte pour qu'ils puissent voir qu'il y avait
04:26rien.
04:27On essaie de mettre des moyens en place pour limiter entre guillemets la casse.
04:30Maintenant, on est à l'abri de rien et de ce qu'on nous annonce. On a quand même très
04:32peur.
04:33Alors, pour éviter un nouveau saccage demain, la préfecture envisage d'interdire les manifestations en hyper-centre-ville.
04:40Pas suffisant pour rassurer les commerçants.
04:42Bordeaux, Charles du Lier, Europe.
04:44Autant dire qu'à la veille de cette nouvelle journée de mobile manifestation, l'exécutif est sous haute pression.
04:49L'enjeu est de taille. Assurer l'ordre public.
04:52Alors que les appels à manifester de groupuscules d'ultra-gauche se multiplient.
04:55Bonjour Alexandre Chauveau.
04:56Bonjour Clélie. Bonjour à tous.
04:58Emmanuel Macron et le gouvernement jouent très gros ce week-end.
05:00Oui, parce que toute la semaine, l'exécutif a dit et répété que tout serait fait pour que les scènes
05:05d'émeute et de pillage du week-end dernier ne se reproduisent pas demain.
05:08Emmanuel Macron a tenu un conseil de sécurité hier, un conseil de défense ce matin.
05:13Il recevra à 15h les organisations lycéennes à l'Elysée avant de se rendre auprès des forces de l'ordre
05:18cet après-midi en Ile-de-France.
05:20Bref, le chef de l'État est à la manœuvre.
05:22Et donc, en première ligne, si de nouvelles violences avaient lieu demain, un scénario que personne n'écarte néanmoins au
05:27plus haut sommet de l'État,
05:28où malgré la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes, demeure une certaine fébrilité.
05:34Certains préfets ne savaient pas encore ce matin de quels effectifs ils allaient disposer et craignaient en privé la réitération
05:40des scènes observées la semaine dernière.
05:42Et puis, l'autre personnalité en première ligne, c'est le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
05:46qui a promis encore à l'instant de la fermeté et une réponse intraitable face aux casseurs.
05:51De nouvelles scènes de violences demain pourraient donc lui coûter cher politiquement.
05:55Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
05:57Au niveau des chiffres, de 400 à 500 000 manifestants sont attendus partout en France,
06:01dont 60 à 120 000 à Paris pour cet acte 2 des Gilets jaunes.
06:05De nombreux risques d'émeuture urbaine ont déjà été identifiés par les autorités.
06:09Le renseignement territorial s'attend même à une intensification de la violence
06:13et de nombreux pillages de commerce sont redoutés.
06:15Le dispositif va être considérablement renforcé par rapport au week-end dernier.
06:19Les précisions apportées par Laurent Nunez en conférence de presse il y a quelques instants.
06:23Nous constatons qu'il y a de nombreux appels de la mouvance ultra-gauche, l'extrême-gauche radicale.
06:28Et puis qu'il y a à nouveau de nombreux appels à commettre des pillages
06:32et qui sont évidemment des messages passés par les casseurs.
06:35Ce que je veux dire d'emblée de jeu, d'emblée de jeu, on sera absolument intraitable.
06:40Demain seront mobilisés sur l'espace public 70 000 policiers et gendarmes.
06:45Nous allons mobiliser également des unités spécialisées qui seront prépositionnées
06:50comme le RAID, le JGL ou la Béry pour la préfecture de police.
06:56Ils seront également mobilisés des moyens spéciaux de rétablissement de l'ordre.
07:00Et je pense notamment aux blindés centaures de la gendarmerie
07:03ou des engins lanceurs d'eau qui seront également totalement mobilisés.
07:07Donc on a une vingtaine de blindés centaures partout sur le territoire national
07:10et 15 engins lanceurs d'eau qui seront également déployés.
07:15Le dispositif qui a été détaillé par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, en conférence de presse.
07:20« 13h, 14h, Europe 1 Info »
07:24Marie-Thénie Mathias sur Europe 1, la suite du journal.
07:26On a vu le dispositif de maintien de l'ordre pour demain.
07:29Parallèlement, l'exécutif reprend les concertations.
07:31Trois semaines après le début des manifestations étudiantes,
07:34Emmanuel Macron franchit le pas.
07:35Le président va recevoir à 15h des lycéens
07:37afin d'écouter leurs revendications et inquiétudes.
07:39Charles Bouchin.
07:40Oui, Emmanuel Macron convoque des membres de plusieurs associations lycéennes
07:44dans la diversité de leurs points de vue, ajoute l'Elysée.
07:47Les emplois du temps, les classes surchargées, les professeurs non remplacés,
07:51bon nombre de sujets seront abordés avec le chef de l'État,
07:54tout comme Parcoursup dont la suppression fait partie des revendications lycéennes.
07:58Cette réunion surprise intervient alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu
08:03doit lui aussi réunir les lycéens.
08:04Ce sera lundi aux côtés du corps enseignant,
08:07des collectivités territoriales et des parlementaires.
08:10Un rendez-vous très attendu par les organisations étudiantes
08:13qui souhaitent faire valoir leurs 10 mesures communes à 10 milliards d'euros.
08:16Les lycéens ont par ailleurs jusqu'à ce soir minuit
08:19pour écrire sur la plateforme gouvernementale dédiée aux doléances et propositions.
08:23Une bouée de sauvetage lancée en plein mouvement de contestation
08:26qui comptabilise 98 500 participants,
08:30ce qui ne représente qu'environ 4% des lycéens en France.
08:33Ayant parlé des craintes pour la journée de demain,
08:35l'attention est palpable, le plus particulièrement à Orléans.
08:38La ville se barricade car elle accueille à partir de demain le congrès du Rassemblement National
08:42et selon les autorités, près de 30 000 contre-manifestants de gauche sont aussi attendus.
08:47Le maire de la ville, Serge Grohar, s'inquiète de débordements violents.
08:50Un dispositif XXL de sécurité a donc été mis en place par la préfecture.
08:55Laura Legault, bonjour.
08:56Bonjour Clélie, bonjour à tous.
08:58Vous êtes donc à Orléans où habitants et commerçants se préparent.
09:01Oui, ici tout le monde se prépare au pire.
09:03Dans le centre-ville où je me trouve, des ouvriers s'activent.
09:05Ils installent des panneaux en bois sur les bâtiments publics,
09:08comme l'office du tourisme, mais aussi sur les vitrines des magasins.
09:12Grégoire est commerçant et depuis ce matin, il est sur le pont pour protéger sa boutique.
09:16On est en train de protéger nos vitrines.
09:18Avec les images qu'on a pu voir la semaine dernière, on est très inquiets.
09:22On se barricade.
09:22Toute une vie qui s'en va en fumée.
09:24Donc il est une question à mon âge de pouvoir reconstruire.
09:28Il a prévu d'engager une sécurité privée pour samedi.
09:31Grégoire n'est pas très convaincu par le dispositif de sécurité annoncé hier par les autorités.
09:35Près de 3000 membres des forces de l'ordre seront mobilisés tout le week-end.
09:40Danielle, retraitée, elle est plutôt rassurée.
09:42Je trouve que c'est rassurant et ça peut être dissuasif aussi de voir autant de monde.
09:47Donc ça peut effectivement rassurer la population et puis quand même encadrer un peu ceux qui voudraient faire quelques débordements.
09:55Pour autant, Danielle évitera le centre-ville demain.
09:57Elle restera confinée chez elle pour ne pas se retrouver bloquée dans des débordements violents.
10:03Merci beaucoup Laura Legault en direct d'Orléans pour Europe 1.
10:06Les violences de ces derniers jours qui ont des conséquences économiques directes pour le pays
10:09éternissent l'image de la France auprès des marchés financiers.
10:12Le taux d'emprunt à 10 ans poursuit sa course au-delà des 5%.
10:15Et ce soir, l'agence de notation Moody's pourrait abaisser la note française,
10:19ce qui pourrait encore renchérir le coût de la dette.
10:21On en parlera avec Claire Lemaitre pour la bourse dans un instant.
10:24Très heureux sur Europe 1, la suite du journal de Clélie Mathias.
10:27La tempête Austin, dont on parlera plus en détail dans la météo, a fait déjà de nombreux dégâts.
10:32288 600 foyers sont sans électricité en Bretagne, pays de la Loire, Normandie.
10:36Mathieu Prieur, dites-nous en plus sur le passage de cette première tempête automnale et ses conséquences.
10:41Eh bien, le vent a soufflé dès hier soir, des rafales de 120 à 160 km heure,
10:45des arbres déracinés, des poteaux déchirés, des toits envolés.
10:49La tempête a provoqué de nombreuses coupures d'électricité.
10:52La Bretagne est la région la plus touchée.
10:54Olivier Guégan est le maire de Malguénac, dans le Morbihan.
10:57Ce matin, on a dénombré quand même quelques peu d'arbres tombés sur les routes.
11:00Donc il y a une couture dans un village depuis 22h hier soir.
11:03Aussi, on a eu un arbre tombé sur une ligne à haute tension.
11:07Nous, c'est très boisé, donc il y a énormément de feuilles, de branches.
11:09Il y a des endroits où on ne va y même pas la route.
11:11Les équipes d'Enedis interviennent petit à petit pour rétablir le courant.
11:14Conséquence dans le Finistère.
11:1645 interventions des pompiers pour dégager les routes.
11:19Plusieurs ponts sont fermés à la circulation, comme celui de Saint-Nazaire.
11:22Les vols de la compagnie Transavia sont annulés au départ de l'aéroport de Nantes.
11:26Par précaution, la SNCF a interrompu la circulation ferroviaire sur les lignes normandes,
11:31partiellement sur les voies bretonnes et nordistes.
11:33A Saint-Malo, le village de la route du Rhum, qui doit accueillir plus d'un million de personnes,
11:38est fermé jusqu'à nouvel ordre.
11:40Soyez prudents.
11:40Et on a appris le décès de Jean-Paul Huchon à 81 cette nuit.
11:44L'ancien président de la région Île-de-France pendant plus de 15 ans
11:46était une figure du Parti Socialiste, proche de Michel Rocard.
11:50La bourse tout de suite sur Europe 1.
11:51La chronique bourse avec la Banque Postale,
11:54partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
11:56Bonjour Claire Lemaitre.
11:57Bonjour Clélie.
11:58Du rouge pour le CAC encore, à cause du luxe notamment.
12:01Oui, le CAC 40 qui cède 0,6% et il a perdu plus de 2% sur la semaine,
12:06plombé par les craintes pour la dette et pour les taux.
12:09Après Hermès, hier, c'est au tour de Kering de publier des ventes trimestrielles décevantes.
12:14Ça ne s'arrange pas pour sa marque phare Gucci
12:16et ça nourrit encore les doutes sur la reprise du luxe.
12:20Kering s'effondre donc de plus de 12%.
12:23Dans l'aéronautique, Safran chute de 8% après sa publication financière.
12:27On a quand même des performances qui sont saluées.
12:30Des ventes très solides pour le géant des cosmétiques L'Oréal
12:33et le titre grimpe de plus de 5%.
12:35Du rouge en Europe, moins 0,9% pour Francfort, moins 0,6% pour Londres.
12:40Moins 0,6% également à Paris pour le CAC 40.
12:43On est à 7761 points.
12:45Merci Claire.
12:45La Bourse sur Europe 1, c'est avec boursier.com.
12:48C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
12:51La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
12:55La Banque Postale Citoyenne.
12:57La météo de Géraldine Hamon.
12:59Retrouvez la météo avec Groupe à main.
13:02L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
13:07Géraldine Vigilance Orange, vents violents pour de nombreux départements.
13:11Exactement, 23 départements du Finistère à l'Aisne en passant par l'Île-de-France sont concernés
13:14puisqu'au fil de l'après-midi, la dépression austène progressera vers le nord-est.
13:19Le département de la Manche sera particulièrement concerné
13:21avec des rafales allant jusqu'à 120 km heure dans l'intérieur des terres,
13:25130 à 140 km heure sur les côtes.
13:27Ces vents vont commencer à affaiblir en fin d'après-midi seulement
13:30comme sur l'intérieur du Nord-Pas-de-Calais
13:31où les rafales pourront également monter jusqu'à 120 km heure.
13:34Le vent soufflera également très fort des pays de la Loire au bassin parisien
13:37puis vers la Champagne en Ile-de-France.
13:39Les rafales devraient généralement atteindre les 90 km heure
13:41avec des pointes localement proches des 100 km heure.
13:45A cela s'ajoutent bien sûr des passages pluvieux, parfois très soutenus.
13:48Il fera 12 degrés à Caen, 13 à Brest et Paris, 14 à Tours, 15 à Biarritz,
13:5216 à Strasbourg et Bordeaux, 18 à Marseille, 19 à Perpignan
13:55et demain une nouvelle perturbation abordera les régions de l'ouest
13:58avec des pluies parfois soutenues qui progresseront vers le Nord et le centre du pays
14:01et le vent restera sensible notamment sur les côtes de la Manche.
14:04Il fera entre 11 et 16 degrés.
14:06Merci beaucoup, faites bien attention.
14:0813h, 14h, Europe 1 Info.
14:1113h15, nous accueillons le Dr Brigitte Millot-Clelly.
14:13Bonjour Dr Millot.
14:14Bonjour Clélly, bonjour Géraldine.
14:16En France, le pot-à-pot est aujourd'hui largement pratiqué.
14:19Près de 9 mères sur 10 ont un contact pot-à-pot avec leur bébé
14:22dans les 2 heures suivant la naissance.
14:24Et vous nous en parlez aujourd'hui ?
14:25Oui, alors concrètement, le nouveau-né, simplement vêtu d'une couche,
14:29est installé contre la poitrine nue de sa mère, de son père ou du coparent
14:34dans un environnement calme et sécurisé.
14:37Pourquoi ce contact est-il si important ?
14:40Tout d'abord, le pot-à-pot aide le nouveau-né à s'adapter à la vie
14:44en dehors du ventre maternel qu'il vient de quitter.
14:46Il favorise le maintien de sa température corporelle,
14:50stabilise sa respiration, son rythme cardiaque et limite son stress.
14:53Le bébé retrouve aussi des sensations familières,
14:57comme l'odeur de son parent, le son de sa voix, les battements de son cœur
15:01et ses repères viennent renforcer son sentiment de sécurité.
15:05Le pot-à-pot joue également un rôle dans l'allaitement lorsqu'il est pratiqué précocement.
15:10Il facilite souvent la première tétée et favorise le démarrage de l'allaitement maternel.
15:15Il est particulièrement bénéfique chez les bébés prématurés ou de faible poids.
15:20Le contact stabilise son rythme cardiaque, sa respiration, sa température bien mieux que la couveuse.
15:26On appelle ça les soins kangourous.
15:28Ils sont organisés avec l'équipe soignante selon l'état de santé de l'enfant
15:32et les études ont montré qu'ils peuvent réduire certains risques de complications
15:36et améliorer les chances de survie.
15:38Et les bienfaits ne concernent pas uniquement le bébé.
15:42Pour les parents, ce contact favorise la rencontre, renforce le lien, l'attachement
15:46et leur permet de retrouver une place auprès de leur enfant quand ils sont souvent en soins.
15:52Bien sûr, ils ne remplacent pas les soins,
15:55mais les complètent en l'associant étroitement les familles aux équipes soignantes.
16:01Attention toutefois, le pot-à-pot doit être pratiqué en toute sécurité.
16:05Le visage du bébé doit être visible,
16:07son nez et sa bouche dégagés
16:09et l'adulte doit rester éveillé et attentif.
16:13Le pot-à-pot est bien plus qu'un moment de tendresse.
16:16C'est un véritable soin dont les bienfaits sont reconnus.
16:20Un geste simple qui accompagne le bébé dans ses premiers jours de vie.
16:24Une douce façon de lui dire
16:26« Tu es le bienvenu, tu es accueilli, tu n'es pas seul. »
16:29Ce sont des beaux moments.
16:31Merci beaucoup Brigitte Millot de nous l'avoir rappelé.
16:34Dans Europe 1, il faut à présent place au débat.
16:36On va revenir évidemment sur ce qui s'est passé à Trappes ce matin
16:39avec le duo de chroniqueurs du jour d'Europe 1 Info,
16:41Jean-Michel Salvatore, Gilles-William-Golnadel.
16:43Bonjour et bienvenue à tous les deux.
16:44Bonjour.
16:45Bonjour Cléline.
16:45A tout de suite sur Europe 1.
16:46Il est 13h17, vous écoutez Cléline Mathias sur Europe 1.
16:4913h, 14h.
16:51Europe 1 Info.
16:53Pense.
16:5413h, 14h.
16:55Europe 1 Info.
16:56Il est 13h sur Europe 1.
16:57Cléline Mathias, on vous retrouve avec vos chroniqueurs du jour,
16:59Gilles-William-Golnadel, Jean-Michel Salvatore.
17:01Il nous a rejoint aussi en studio Louis de Ragonel,
17:03chef du service politique de repas.
17:05Bonjour Louis.
17:05Bonjour Cléline.
17:06On va commencer évidemment ce débat par ce qui s'est passé ce matin à Trappes.
17:11Des faits très graves selon les mots même du Premier ministre Sébastien Lecornu.
17:15Dans les Yvelines, donc un homme a ouvert le feu à Trappes et à la Verrière.
17:18Il y a au moins un mort et quatre blessés.
17:21Écoutez les précisions du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, il y a quelques instants.
17:24Ce matin, sur les communes de Trappes et de la Verrière, sur trois zones de feu distinctes,
17:34un individu à bord d'un véhicule a tiré à l'arme, semble-t-il, de guerre,
17:39en tout cas une arme automatique, sur cinq personnes en différents endroits.
17:43Et nous avons une personne qui est décédée, à un moment où je vous parle,
17:49et quatre autres personnes qui sont blessées gravement.
17:52L'auteur a été interpellé.
17:55Le procureur national antiterroriste aura l'occasion de s'exprimer maintenant très rapidement sur cette affaire.
18:03Voilà, Laurent Nunez qui s'exprimait tout à l'heure sur ces faits commis dans les Yvelines ce matin.
18:08Le parquet national antiterroriste a été saisi.
18:11Louis Drainel, que sait-on ? Quelles sont les informations européennes ?
18:14Alors on sait que le périple meurtrier a commencé avec cet individu qui était à bord d'une voiture,
18:19d'une Clio de marque Renault, qui a commencé, qui a tiré de manière manifestement,
18:24c'est ce que dit d'ailleurs le ministre de l'Intérieur pour l'instant,
18:26de manière indiscriminée, en direction des gens qu'il croisait sur sa route.
18:32Ce qu'on sait également, c'est que le profil, c'est une personne qui est connue
18:35au fichier du traitement des antécédents judiciaires pour des faits de stupéfiants,
18:40dégradations de biens publics, recèles de vols, concernant la victime principale.
18:45Donc c'est manifestement une jeune fille qui est morte de 12 ans.
18:51Elle a eu une dizaine d'impact.
18:53Non, ça c'est la personne qui est en urgence absolue, pardon.
18:55qui a 12 ans, une dizaine d'impact.
18:58Elle est prise en charge par le SAMU et elle a été transférée, transportée à l'hôpital Necker.
19:06Et l'autre victime par balle, elle est née le 1er mai 2014 à Trappes.
19:12Donc ce sont des profils extrêmement jeunes.
19:15Parmi les autres personnes qui sont blessées,
19:19c'est des victimes qui ont plusieurs impacts de balle sur le corps
19:24et donc qui sont en urgence absolue.
19:26Ils ont été répartis dans plusieurs hôpitaux.
19:29Il y a notamment une des victimes qui est à l'hôpital Mignot au Chesnet,
19:33donc l'hôpital Necker.
19:34Et je crois qu'il y a deux autres victimes qui sont dans des hôpitaux parisiens.
19:38Ce qu'on peut dire également, c'est que ça intervient dans un moment
19:41qui est extrêmement compliqué pour les services de police et de gendarmerie
19:46puisque Laurent Nunez d'ailleurs était en train de faire la présentation à la presse
19:49de son dispositif de maintien de l'ordre par rapport aux émeutes
19:53et aux mouvements de contestation qui auront lieu demain.
19:57Et donc c'est un ministre de l'Intérieur qui est sur tous les fronts
20:00avec une menace politique, une menace sécuritaire et qui a de multiples visages.
20:04Oui, au moment où l'attention est au plus haut,
20:07alors sans qu'on fasse forcément le lien d'ailleurs entre ce qui se passe
20:09et les violences de ces derniers jours et ce qui s'est passé ce matin.
20:12Il y a simplement une précision.
20:12L'auteur des tirs est actuellement entendu sous le régime de la garde à vue
20:17et donc il était tout à fait apte à répondre aux questions des policiers.
20:22Merci beaucoup Louis de Ragnel pour toutes ces informations et informations européennes.
20:26Je voulais avoir un commentaire de votre part.
20:28Jean-Michel Salvatore.
20:29La question qu'on se pose en fait elle est toute simple.
20:31Est-ce que c'est un drame crapuleux ?
20:33Est-ce que c'est un drame qui est lié au trafic de drogue ?
20:37Ou est-ce que c'est un drame dont le mobile est politique ou ethnique ?
20:41Parce que quand on lit le communiqué du parquet national terroriste,
20:45il est dit que ce parquet se saisissait d'une enquête de flagrance
20:50pour le chef d'assassinat commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée
20:55à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.
21:00Donc en fait la question qu'on se pose c'est celle-là.
21:02Est-ce qu'il y a un lien ? Est-ce qu'il s'agit d'un mobile politique ou
21:05ethnique ?
21:05C'est vraiment le point d'interrogation.
21:08Si c'est le cas, évidemment ça ne sera pas sans conséquence sur le mouvement social en cours.
21:12Si c'est crapuleux, évidemment ce sera une affaire totalement différente.
21:15J. William Gonnadel ?
21:16Une chose est certaine c'est un drame.
21:19C'est un drame.
21:20J'y apprends donc que, si j'ai bien compris, deux petites filles sont...
21:24Une petite fille est morte et une autre petite fille...
21:28Non, une petite fille est gravement blessée.
21:29Je crois qu'elle a eu huit impacts de balles.
21:32Et puis je crois que c'est un monsieur qui est mort.
21:35Un monsieur d'une cinquantaine d'années qui est mort.
21:37On parle sous les contrôles de Louis Dragnel.
21:39La personne qui est morte, c'est quelqu'un qui est né le 12 septembre 2000,
21:46qui est né à Poissy.
21:49Donc c'est un véritable drame.
21:53Pour le reste, on n'en sait rien.
21:56C'est un risque.
21:57Le risque, c'est que ça n'améliore pas le climat général.
22:01Moi, il y a déjà deux jours, je parlais de pré-guerre civile.
22:04Donc c'est loin d'être une bonne nouvelle.
22:09Évidemment, je rappelle que le parquet national antiterroriste est saisi.
22:12On continue notre débat avec vous deux, Jean-Michel Salvatore et Gilles-William-Golnaldel.
22:17Et on reviendra évidemment sur la journée à haute tension de demain.
22:20Vous écoutez Europe 1, il est 13h25.
22:29Avec Lili Mathias et vos chroniqueurs du jour, l'avocat essayiste Gilles-William-Golnaldel et le chroniqueur politique et communicant
22:35Jean-Michel Salvatore.
22:36On va évidemment revenir sur la journée de demain, journée sous tension dès aujourd'hui d'ailleurs.
22:43Nouvelle mobilisation donc prévue.
22:45Des commerçants qui craignent d'être pris pour cible par les casseurs, par les pilleurs.
22:50Écoutez Sébastien Chenu qui était l'invité de la grande interview Europe 1 CNews.
22:54Le vice-président du RN qui estime que le gouvernement est débordé avec un président de la République au bout
22:58du rouleau.
22:59On a l'impression à la fois d'un gouvernement débordé et d'un président absent, déconnecté, déserteur,
23:06qui part à l'étranger au moment où les Français attendent quelque chose de lui,
23:10qui prend la parole pour ne rien dire.
23:12Vraiment d'un président de la République qui est au bout du rouleau.
23:15Un gouvernement qui n'a pas anticipé les choses parce que tout cela ne dégringole pas de la planète Mars.
23:21Que ce soit les violences ou les revendications d'ailleurs qui peuvent être entendues dans les manifestations,
23:27le gouvernement n'a rien anticipé.
23:29Alors il y a deux choses au niveau du gouvernement et même de l'Elysée aujourd'hui.
23:33Il y a le dialogue qui va reprendre aussi puisque Emmanuel Macron va recevoir les lycéens aujourd'hui à 15h.
23:39Ils sont également reçus par Matignon lundi.
23:43Et puis donc parallèlement Laurent Nunez a dévoilé un dispositif qui est massif.
23:47Peut-on dire pour autant que vu ce qu'on a vécu la semaine dernière,
23:51l'État est au, en tout cas le président de la République, comme dit Sébastien Chenu, est au bout du
23:55rouleau.
23:56Jean-Michel Salvatore ?
23:57Bien sûr, bien sûr que l'exécutif est au bout du rouleau.
24:00Il court après les événements.
24:02Le président de la République reçoit les mouvements lycéens cet après-midi.
24:06Mais le mouvement a commencé il y a plus d'un mois.
24:08Vous ne croyez pas qu'il aurait pu prendre du temps pour les recevoir un petit peu avant,
24:12étant donné l'importance de la protestation ?
24:15De même, il était prévu que Laurent Nunez aille à Limoges.
24:19Mais ce n'est pas aujourd'hui qu'il fallait y aller.
24:21C'était lundi dernier.
24:23Et tout est comme ça.
24:23Donc, ils courent après les événements.
24:26Enfin, pas un train, mais des trains de retard.
24:28Et donc, on voit bien qu'ils sont en train de courir après les événements.
24:32Ils nous disent qu'ils ont mobilisé des forces de l'ordre en quantité suffisante
24:36pour tenir le choc demain.
24:39Quand on regarde les effectifs, 70 000, c'est beaucoup.
24:41Mais étant donné le niveau de violence qu'on avait vu la semaine dernière,
24:45on a un petit peu peur.
24:47On se dit, mais est-ce que ça va être suffisant ?
24:48Plus 20 %, est-ce que ce sera suffisant ?
24:51Est-ce qu'il n'aurait pas été plus prudent de faire plus ?
24:55Est-ce qu'on pouvait faire plus ?
24:57Là, on est vraiment dans l'inconnu.
24:59On est vraiment dans l'inconnu.
25:00Et très honnêtement, et Laurent Nunez, et Sébastien Lecornu,
25:05et le président de la République n'ont pas le droit à l'erreur.
25:08Il ne peut pas se reproduire ce week-end ce qu'il s'est produit la semaine dernière.
25:13J. William Gonnadel, vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Jean-Michel Salvatore ?
25:17Totalement d'accord.
25:18Moi, ça fait très longtemps, mais très longtemps que je ne fais plus attention
25:21à ce que dit ou fait M. Macron.
25:23j'ai des peuples, totalement.
25:26C'est quelqu'un qui est capable de jouer les gros bras contre M. Poutine
25:31et qui n'est pas capable de défendre l'hôtel de ville d'Amiens.
25:35Vous comprenez ?
25:36Il va recevoir des syndicats de lycéens ou d'étudiants
25:42qui ne sont pas représentatifs,
25:44alors que lui ne l'est à peine plus non plus.
25:47À quoi ça sert ?
25:48Pardon, je veux dire, c'est complètement...
25:51C'est de la poudre aux yeux.
25:54Nous sommes, je l'ai déjà dit, je le répète,
25:58je l'ai écrit la semaine dernière dans le Figaro,
26:00dans une situation de pré-guerre civile
26:04avec des aspects sociaux très graves
26:07et des aspects identitaires très graves.
26:09Je n'ai pas caché qui se cachait derrière ceux qui piaient.
26:14D'accord ?
26:17Le dernier rempart avant justement la barbarie à visage urbain,
26:25c'est la police nationale.
26:26Il n'y a plus rien d'autre que la police nationale.
26:30Il faut bien l'entendre.
26:31Et comme si ça ne suffisait pas notre malheur,
26:33nous avons l'extrême gauche et même la gauche
26:36qui décide d'aller faire une manifestation à Orléans
26:42contre un parti qui se réunit démocratiquement.
26:45Pardon, mais il y a ce qu'il faut comme ingrédient,
26:48effectivement, pour que tout pète.
26:50Il y aura des personnalités politiques, d'ailleurs.
26:52Olivier Faure a dit qu'il y serait.
26:53Baliba Gayoko aussi.
26:55Bien sûr.
26:56Sophie Binet de la CGT.
26:57Mais d'ailleurs, en parlant de la gauche,
27:00Emmanuel Macron, que vous siégez,
27:03a dit hier, il a repris la parole une nouvelle fois,
27:06et il a dit que l'ultra-gauche a voulu faire tomber la République.
27:10Oui, il vient de faire une découverte effectivement fondamentale,
27:14presque scientifique.
27:15Oui, l'ultra-gauche.
27:16En vérité, l'ultra-gauche, c'est la version officieuse
27:19de la France insoumise au plan officiel.
27:24Vous avez quelqu'un qui s'appelle Raphaël Arnaud,
27:27qui est député insoumis,
27:29mais qui était également le patron de la jeune garde
27:31qui est mouillé jusqu'au cou dans l'affaire de Quentin.
27:37Ses deux collaborateurs notamment.
27:39Donc, pardon, mais on va dire que la France insoumise,
27:43c'est la version soft pour sortir en ville,
27:46et les autres, ce sont les voyous.
27:48Mais moi, je ne fais pas les différences.
27:49Fallait-il décréter l'état d'urgence ?
27:52On a eu ce débat.
27:53Toute la semaine, qu'en pensez-vous ?
27:55D'abord, je ne suis pas un grand spécialiste de la chose,
27:58mais je ne serais pas choqué qu'au compte tenu
28:01de l'urgence de la situation,
28:03on décrète l'état d'urgence.
28:04Jean-Michel Salvatore.
28:05Moi, ce qui me frappe avec le PS,
28:08puisqu'on en parlait il y a un instant,
28:09c'est que lors de la primaire, il y a dix jours,
28:13les électeurs socialistes ont acté le fait
28:15qu'avec M. Glucksmann, il n'y avait pas d'alliance
28:18avec la France insoumise.
28:20Or, que constate-t-on aujourd'hui ?
28:22On a Olivier Faure qui accourt à Orléans
28:25pour soutenir le mouvement de protestation
28:27organisé par la France insoumise
28:29contre le congrès du Rassemblement national.
28:33Donc là, on voit bien, si vous voulez,
28:35que le PS reste quand même un proxy de la France insoumise.
28:43Et les masques n'ont pas...
28:44Enfin, il a fallu dix jours pour que les masques tombent.
28:46On s'en doutait un peu.
28:47Je pense que Gilles William a eu beaucoup d'illusions là-dessus.
28:51Non, mais je trouve que c'est...
28:52Non, mais ça pose un frais.
28:53Non, mais Jean-Michel...
28:53Parce qu'attendez, Olivier Faure, qu'est-ce qu'il veut là ?
28:56Oui, qu'est-ce qu'il cherche ?
28:57Qu'est-ce qu'il cherche ?
28:58Mais je te supplie de ne pas donner trop d'importance
29:01à Olivier Faure, Olivier Faure...
29:04Oui, mais c'est le premier secrétaire du PS, comment ?
29:05Oui, mais qu'est-ce que...
29:07Regardez le résultat.
29:08Il y a eu très peu de votants.
29:10C'est un non-socialiste qui a été adoubé.
29:14Et Olivier Faure, il est dans la rue parce qu'il est à la rue.
29:18Si jamais il ne colle pas au basque de M. Mélenchon,
29:23il ne sera plus jamais député, ce monsieur-là.
29:25Donc, il faut donner, pardon, une explication très prosaïque
29:30à l'attitude d'Olivier Faure.
29:32Je vous fais juste écouter Vincent Trémolet de Villers
29:34qui est revenu ce matin justement sur ce qui va se passer
29:37peut-être à Orléans et sur cette gauche.
29:40Ça nous donne surtout une idée assez précise
29:42de la bêtise de la gauche processionnaire.
29:44Depuis 40 ans, elle n'applique qu'un seul programme,
29:47une seule stratégie, une seule morale.
29:48C'est de se mettre en marche contre Le Pen.
29:52Selon la formule d'Albert Camus, le propre de la bêtise,
29:54c'est qu'elle insiste.
29:56Eh bien, cette gauche qui a abandonné l'école, la laïcité,
29:58la frontière, le travail, l'industrie, insiste.
30:00Elle insiste dans son obsession à pétitionner,
30:03vitupérer, manifester.
30:04Elle ne propose rien d'autre qu'une vacuité navrante,
30:07déguisée en antifascisme.
30:09Et le plus fascinant, c'est que c'est une stratégie catastrophique pour elle.
30:13Dans l'opinion, la gauche n'a jamais été aussi faible
30:15et le Rassemblement National, autant attractif,
30:18à croire que les mutins de panure, je chère à Philippe Muray,
30:20sont devenus les meilleurs agents électoraux de Marine Le Pen.
30:23Jean-Michel Salvatore.
30:25Oui, évidemment, moi je souscris, mais à 100, 200, 300, 1000%.
30:30Ce qui me frappe là, c'est que...
30:31Alors, c'est vrai qu'on parle peut-être trop d'Olivier Fort,
30:33je suis d'accord avec Géouillard,
30:35mais on parle de lui parce qu'il est le seul
30:37à se prononcer sur ce qui se passe.
30:39Alors, dans un sens, évidemment, totalement ridicule,
30:42mais où sont les Gabriel Attal ?
30:43Où sont les Raphaël Glucksmann ?
30:46Où sont l'Edouard Fille ?
30:46Personne ne parle de la situation actuelle,
30:48alors qu'on est tous d'accord pour dire qu'elle est explosive
30:51et que, d'une certaine façon, la République est menacée.
30:54Et là, on voit bien la lâcheté.
30:56Ils ont dénoncé pour certains ce que vous avez cité.
30:58Franchement, là, depuis 2-3 jours, je ne les entends pas beaucoup.
31:01Je ne les entends pas beaucoup monter au créneau pour défendre.
31:03Et là, on a vraiment l'impression d'une classe politique
31:06qui se planque parce qu'elle a peur
31:09ou parce qu'elle veut tirer les marrons du feu.
31:11On reste ensemble, Jean-Michel Salvatore et Gilles-William-Golnadel
31:14pour le débat d'Europe 1 Info.
31:16On verra aussi quel est le profil de ceux qui ont été incarcérés
31:19après les violences de samedi dernier.
31:21A tout de suite sur Europe 1.
31:2113h-14h, vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
31:24Géniantez.
31:2513h-14h.
31:26Europe 1 Info.
31:27Europe 1 Info qui se poursuit à 13h41 sur Europe 1.
31:29Vous écoutez Clélie Mathias et ses chroniqueurs,
31:31Jean-Michel Salvatore et Gilles-William-Golnadel.
31:33Alors, à la suite de ce qui s'est passé samedi dernier,
31:36186 personnes ont été écrouées en 4 jours
31:39et leur profil se ressemble beaucoup.
31:42Leur portrait robot avec Alexis de La Fontaine avant d'en parler.
31:45Oui, ce sont des hommes à 95%.
31:48Très jeunes, 2 tiers d'entre eux ont moins de 25 ans.
31:51Ensuite, le chiffre qui frappe,
31:5330% d'entre eux ne sont pas de nationalité française.
31:56Parmi les étrangers, la majorité vient du Maghreb,
31:5929 Algériens, 7 Marocains et 5 Tunisiens.
32:02Plus surprenant, ces profils sont souvent inconnus de la justice.
32:0650% des accusés n'avaient aucun antécédent judiciaire
32:09et comparaissaient pour la première fois.
32:12Quant aux faits reprochés, le ministère distingue 3 crimes et délits.
32:16Le pilleur d'abord, 46% des mises en cause,
32:18le sont pour vol aggravé et recel.
32:21L'émeutier ensuite arrêté pour violence contre les forces de l'ordre.
32:24En groupe et le visage masqué,
32:26il représente environ 26% des accusés.
32:30Et enfin, le profil le plus violent,
32:32il cumule vol, violence ou rébellion.
32:34C'est souvent un homme plus âgé et d'origine étrangère à 61%.
32:39Jean-Michel Salvatore, qu'est-ce que vous lisez dans ces chiffres ?
32:42Ce que je lis, c'est la confirmation des images que l'on a vues le week-end dernier.
32:46Le week-end dernier, on a bien vu ce qui s'est passé,
32:49on a bien vu quels étaient les profils de tous ceux qui avaient pillé les magasins
32:53et qui avaient semé le désordre dans les grandes villes, à Paris, à Marseille, à Lyon, etc.
32:58Et c'est vrai que quand on commençait à faire le lien entre ces casseurs et l'immigration,
33:03on avait toute la gauche qui nous tombait dessus,
33:06en expliquant que c'était vraiment un procès d'intention insupportable.
33:09Bon, là, on voit que quand on regarde les choses de près,
33:12on a la confirmation de ce que l'on avait vu.
33:15Donc voilà, je pense que c'est important que ce soit dit et que ce soit dit comme ça.
33:18Oui, 95% si on est en France.
33:20Bien sûr, bien sûr.
33:22J. William Gonadel, il n'y a pas aussi quelque chose qui vous étonne quand même ?
33:25On parlait, rien que pour Marseille, de, on a entendu, c'est la préfecture de police qui avait dit 30
33:29000 pilleurs,
33:30il y a eu 186 personnes écrouées, hein ?
33:34186.
33:34J. William Gonadel.
33:36Oui, bon, d'abord, je souscris totalement à l'analyse de Jean-Michel,
33:41l'aspect identitaire, je l'ai dit, des vols, des pillages, etc.
33:48Et c'est pour ça, d'ailleurs, que j'ai parlé, que j'ai écrit sur cette guerre civile qui
33:54vient,
33:54les savoir s'il n'y a pas des fous qui vont en retour vouloir se venger aveuglement.
34:00Tout est possible, hein ?
34:01Tout est possible.
34:02Par ailleurs, sur le plan strictement judiciaire,
34:08ben oui, mais quand la police est débordée,
34:11c'est encore heureux qu'ils puissent en appréhender 180.
34:15Sur les 180, encore faut-il pouvoir établir ce qu'ils ont fait,
34:20ben si on est bien obligé de prouver certaines choses.
34:24Et puis, il faut tomber aussi sur des juges qui veulent appliquer la loi, si possible, sévèrement.
34:31Et je peux vous dire que statistiquement, mon vœu est d'une immense piété.
34:36Donc, oui, ça fait partie aussi du désespoir français.
34:42Il faut le comprendre, ça.
34:43Il y a quelque chose qui nous a beaucoup étonnés, dont on a parlé d'ailleurs dans les débats,
34:46c'est ce que risquaient certaines de ces personnes qui ont été interpellées,
34:50pour des pillages, par exemple, pour des peines qui pouvaient être très lourdes,
34:53par exemple, pour aller jusqu'à 10 ans de prison, et la condamnation réelle.
34:58Clévy, l'une des explications de ce qui nous arrive,
35:03c'est l'assurance, la quasi-certitude des pillards de ne pas être appréhendés,
35:11et que si par un funeste destin, il l'était, ça n'irait pas très loin,
35:17il n'en le recuillerait pas.
35:18C'est exactement ce qui est arrivé.
35:20Aux Etats-Unis, je ne prétends pas que c'est un modèle extraordinaire,
35:25mais quand même, j'attire votre attention sur le fait qu'aux Etats-Unis,
35:29quand il y a des pillages, les policiers utilisent des balles non létales.
35:35Mais c'est quand même mieux que rien, les armes non létales.
35:39Je peux vous dire que ça décourage bien.
35:40Et quand les pillards sont armés, dans ce cas-là, et ça me paraît assez normal,
35:47on utilise les balles létales.
35:50Là, la France est nue.
35:52La France est désarmée au sens moral et matériel du terme.
35:58Jean-Michel Salvatore.
35:59Je pense que ça a aussi des conséquences très directes sur la population,
36:04et notamment sur les commerçants.
36:05Lorsque vous faites partie de ces commerçants qui ont été pillés la semaine dernière,
36:10il faut bien voir qu'il y a eu quelque chose comme 300 magasins pillés,
36:153 000 magasins pillés, 451 à Paris.
36:19Là, je ne sais pas si vous traversez Paris ou les grandes villes,
36:22mais tout le monde est en train de se préparer.
36:24C'est la veillée d'armes.
36:25Tout le monde est en train de mettre des planches devant les devantures au cas où.
36:31Et je pense que les commerçants qui voient finalement tous ces pilleurs échapper à la justice,
36:39ils ont forcément un sentiment de colère, mais de colère noire.
36:44Parce qu'il y a deux poids, deux mesures, et ils savent aussi que c'est eux qui vont payer.
36:48Parce que la plupart des commerçants ne sont pas toujours très bien assurés,
36:51donc ça va être pour la plupart pour leurs pommes,
36:54et c'est ça qui peut nourrir vraiment une colère vraiment très importante.
36:59Et il y a aussi un autre élément, c'est que les commerçants voient bien,
37:03ils ont bien compris que la police ne pourra pas forcément les défendre,
37:07parce que la police est totalement débordée.
37:09Et c'est vrai qu'hier on en parlait à cette même place,
37:14quand on citait les conseils du préfet de police de Paris qui disaient aux commerçants,
37:18« Essayez de vous organiser, prenez des vigiles. »
37:20Alors il le disait, pour être bien précise quand même et rappeler le contexte,
37:24il le disait, il visait plus particulièrement les grandes enseignes ou les grands magasins.
37:28Oui, mais ça veut dire quoi ça ?
37:30Ça veut dire que le préfet de police de Paris prévient que l'État ne peut plus protéger les citoyens.
37:35C'est ça que ça veut dire.
37:36C'est ça que ça veut dire.
37:38Donc évidemment que les citoyens se disent,
37:39« Bon bah si on nous demande de nous organiser,
37:42bon bah évidemment que le préfet de police ne dit pas aux commerçants « Armez-vous ! »
37:46mais les commerçants peuvent se dire, peut-être qu'il faut qu'on s'organise un petit peu.
37:50Et d'ailleurs, on voit bien qu'il y a eu une augmentation très importante des ventes d'armes en
37:54France.
37:55Il y a de premières enquêtes, de premiers chiffres qui sortent,
37:58parce qu'évidemment que quand vous êtes à la tête d'un commerce qui est le résultat de toute une
38:03vie de travail,
38:04vous ne pouvez pas accepter qu'il soit pillé,
38:06et qu'une fois que les pilleurs sont arrêtés, ils ressortent au bout de deux jours.
38:11J'ai William Gonnadel.
38:13Encore une fois, j'abonde dans le sens de Jean-Michel.
38:16Je ne veux pas être iconoclaste.
38:18Bien entendu que je suis très mari,
38:21que les commerçants veulent,
38:26se sentent obligés de s'armer compte tenu des déficiences policières.
38:31Mais il y a aussi le désir de ne plus se laisser faire.
38:35Mais moi c'est ce que j'entends, par exemple, des gens qui sont sur le parcours de la manifestation,
38:39et qui m'ont dit, qui me disent « Non mais t'inquiète, on n'est pas du genre à
38:40se laisser faire. »
38:41Voilà, c'est tout.
38:42Mais c'est ce qui est pour le moins inquiétant aussi.
38:44C'est assez inquiétant.
38:48Dieu sait si je ne voudrais pas que les Français se fassent justice à eux-mêmes,
38:52ou pire encore, se livrent à une justice aveugle et injuste.
38:58Par contre, je ne verrai pas d'inconvénient à ce que,
39:01à l'instar de ce qui peut se passer en Grande-Bretagne,
39:04il y a une sorte de Tony Morrison français qui demande aux Français de descendre dans la rue,
39:11en respectant la loi, et sans violence, mais pour dire quand même leur exaspération.
39:18Je ne vois pas pourquoi la rue serait le monopole uniquement de l'extrême gauche.
39:24Jean-Michel Salvatore ?
39:25D'autant que tous ces commerçants et tous ces Français savent bien que c'est eux qui vont payer.
39:32Et ça quand même, ils le savent, on est déjà criblés d'impôts.
39:38Et moi je trouve qu'il y a quand même quelque chose qui est assez inquiétant là,
39:41c'est que c'est vrai que ça revient beaucoup dans les conversations,
39:42c'est nous qui allons payer, c'est nous qui allons payer.
39:44Et il y a un vrai sujet autour du consentement à l'impôt.
39:47C'est-à-dire que si les Français considèrent qu'ils deviennent des vaches à lait
39:52et qu'ils payent toujours alors que finalement les pillards sont exonérés de peine,
39:57il y a un vrai problème de consentement à l'impôt.
40:00Il peut y avoir des gens qui commencent à dire qu'on ne paiera pas les impôts.
40:02Parce qu'on ne va pas ranger les affaires économiques de la France.
40:04Oui, et surtout pour notamment les marchés financiers qui nous regardent.
40:10Jusqu'à présent, ce qui nous protégeait en France,
40:12c'était le fait que le système français était bien organisé pour prélever l'impôt.
40:17Et c'est vrai que pour tous nos prêteurs, il y avait quand même cette idée
40:20la France n'est pas la Grèce parce qu'en France, on s'est prélevé les impôts.
40:24S'il commence à y avoir des mouvements comme ça, de colère et de gens qui disent
40:29« Non, nous on ne vaut plus payer aveuglément, etc. »
40:32ça va rajouter encore à la crise.
40:35Et ce sera la crise qui nourrit la crise et la crise qui nourrit la crise économique.
40:39Et notamment, on va sans doute être dégradé ce soir.
40:41Et donc là, on va voir aussi que ça sera...
40:44Aujourd'hui, on a le chaos et ce soir, on aura sans doute, d'une certaine façon, la faillite.
40:49C'est-à-dire qu'on va être dégradé et les intérêts de notre dette nous coûteront de plus en
40:54plus cher.
40:55Voilà pour les sombres perspectives économiques.
40:57On va parler de la perspective politique avec vous deux.
41:00J'ai William Golnadel et Jean-Michel Salvatore sur Europe 1.
41:03Il est 13h51 sur Europe 1.
41:0613h, 14h.
41:09Merci de nous rejoindre à 13h53 sur Europe 1.
41:11Europe 1 se poursuit avec Clélie Mathias et vos chroniqueurs.
41:14Clélie, Gilles-Louis Thamon-Golnadel et Jean-Michel Salvatore.
41:16On parlait avec vous, Jean-Michel Salvatore, de la situation économique.
41:19Parlons un petit peu de la situation politique.
41:20Après les violences, les dégradations, les pillages du week-end dernier à peu près un peu partout en France,
41:26l'ensemble de la classe politique a fermement condamné ses agissements.
41:30Cependant, cependant, du côté de LFI et du Parti communiste, on condamne, on condamne, oui.
41:36Mais, il y a un mais, écoutez bien.
41:39Toutes les violences sont condamnables, mais...
41:40La dégradation d'un bâtiment public ne doit pas être condamnée, je ne vous dis pas ça.
41:43Évidemment qu'il doit l'être, mais nous avons eu l'occasion bien sûr de les condamner, mais...
41:47Aucune violence de légitime, je l'ai dit, je le redis ici.
41:50En revanche...
41:51Les violences, je les condamne absolument.
41:53Ce que je condamne aussi, c'est, malgré tout...
41:56Ça ne vous choque pas, ce mais, ce cependant, ce en revanche ?
41:59Évidemment, mais il y a pire.
42:01Vous avez Mathilde Panot qui, elle, elle ne dit pas mais.
42:05Quand Sébastien Lecornu lui demande, mardi ou mercredi, de condamner l'incendie déclaré dans la mairie de Limoges,
42:14elle refuse de se désolidariser avec les incendiaires.
42:19Donc là, il n'y a pas de mais.
42:20Elle assume, elle assume, elle assume un soutien.
42:22Elle assume un soutien.
42:24J. William Golnadel.
42:24Comment vous le fous qu'il n'y ait pas de mais,
42:28puisque dans la période qui précède les violences,
42:32ils ont, d'une certaine manière, appelé à la violence.
42:35M. Bagayoko a expliqué que certaines violences étaient légitimes.
42:40Je n'ai pas mémoire, mais je pense que les réflexions de M. Porte ou des autres
42:48étaient à peu près de la même farine.
42:50Je ne peux que répéter que la France insoumise,
42:59c'est l'extrême gauche, l'ultra gauche, avec une cravate.
43:06C'est tout, ils mettent une cravate, mais ce sont des gens...
43:09Souvent, ils n'en mettent pas, d'ailleurs.
43:11Oui, c'est vrai aussi, vous avez raison.
43:14Il arrive qu'ils n'en mettent pas.
43:16Mais c'est tout, c'est un mouvement antisémite,
43:19anti-français, anti-blanc, anti-démocratique,
43:24et qui déteste tout porteur d'uniforme,
43:27que ce soit un uniforme de flic, un uniforme de pompier,
43:31dès l'instant où ils sont français.
43:33Oui, mais ils captent la jeunesse.
43:35Vous avez lu ce papier dans le Figaro,
43:37sur ces familles qui se divisent,
43:38ces parents qui sont, par exemple, de droite, on va dire,
43:40et puis les enfants qui sont allés vers LFI,
43:44vers Jean-Luc Mélenchon, qui se reconnaissent là-dedans.
43:46La moitié des 18-24 ans
43:50sont des gens qui sont de la France insoumise,
43:55qui aiment les drapeaux palestiniens.
43:58Nous avons vécu une trentaine d'années de décérébration,
44:04aussi bien au plan politique, identitaire qu'économique.
44:08Y compris la droite a été largement décérébrée
44:12pour pratiquer le socialisme,
44:14pour pratiquer justement la fiscalité maximale.
44:18La faillite, c'est une faillite générale.
44:22Elle est économique,
44:23mais elle est aussi politique et philosophique, si j'ose dire.
44:27Oui, et la France insoumise propose à ces jeunes,
44:30en tout cas, qui, mais certains, évidemment, pas tous,
44:32mais sont séduits par cette vision de la politique
44:35et peut-être même de la société.
44:37Oui, mais pardon de vous dire que les médias
44:40les ont beaucoup aidés.
44:42Si, effectivement, vous passez votre temps,
44:44notamment, à écouter l'odieux visuel de ces vice-public,
44:48comme je l'appelle...
44:49Ah, ça, vous aimez cette expression.
44:50Eh bien, bien sûr, il n'est pas question qu'on me l'apprenne.
44:53Elle est estampillée.
44:53Eh bien, bien sûr.
44:54Ah, je peux vous dire qu'elle est brevetée.
44:56Elle est brevetée.
44:58Bon, eh bien, eh bien, je...
45:00C'est Zoom Zoom Zen hier.
45:04L'émission de Mathieu Noël.
45:05Zoom Zoom Zen hier.
45:07Moi, je l'ai entendu à minuit.
45:08En principe, c'est dans la journée, je crois.
45:09Oui, vous aimez bien réécouter.
45:11Non, mais excusez-moi, je travaille dans la journée.
45:13C'est de la bienversité, quand même.
45:14Pardon, je travaille.
45:14Ils expliquaient qu'il fallait, tranquillement, qu'il fallait penser à interdire l'extrême-droite,
45:23comme on le fait en Belgique, sur les médias.
45:27Et que ce n'était pas bien, par exemple, que certains journaux aient publié,
45:32comme Paris Match l'avait fait, les photos de Marine Le Pen.
45:36Bon, et c'est toute la journée, toute la journée, à l'avenant, et notamment dans la détestation du pays
45:44et de l'Occident.
45:46Donc, au bout de 30 ans de traitement comme ça, comment voulez-vous qu'il en soit autrement ?
45:54Jean-Michel Salvatore.
45:56Oui, moi j'abonde.
45:57Et il y a un autre élément qu'on peut ajouter, c'est le communiqué de la CGT de France
46:04Télévisions,
46:05qui demande à ce que toute l'équipe du journal télévisé de France 2 soit licenciée,
46:11après la couverture des événements du week-end dernier, par Laurent Delahousse.
46:16Laurent Delahousse, il a fait son métier, il a fait faire des reportages,
46:20il a montré les choses telles qu'elles étaient, et cette réalité, elle semble insupportable à la CGT,
46:25qui demande le licenciement de toute l'équipe du journal de 20 heures.
46:29C'est quand même incroyable.
46:30Mais sans pratiquement excuser d'ailleurs, après ils ont dit, oui, on aurait dû contextualiser davantage.
46:35Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat, on aura l'occasion de revenir sur tous ces
46:40événements,
46:40hélas, peut-être d'ailleurs.
46:42Merci donc Jean-Michel Salvatore et Gilles William Golnadel.
46:44Merci également à toute l'équipe qui m'aide, et toute la rédaction aussi d'Europe 1,
46:49qui m'aide pour cette Europe 1 Info, tout particulièrement Julien Brigo, Rémi Dupras,
46:52Jérémy Hébert, Adrien Baget, Christopher Filoc, Mathieu Prior, Philippe Battistelli,
46:56Duarte Mesquita d'Acouna, et vous ma chère Géraldine Amon.
47:00Très bon week-end à vous.
47:01Merci Kelly.
47:02Et tout de suite, c'est Romain Desarbres et Marie-Estelle Dupont.
47:04Et si on en parlait.
47:05Exactement, et pour cette nouvelle journée de mobilisation demain,
47:08notez que toute la journée, partout en France, Europe 1 se mobilise.
47:11Édition spéciale, reportage au cœur des manifestations.
47:14Invitez et analyse de nos correspondants.
47:16Et à 21h, ne ratez pas cette soirée spéciale en co-diffusion sur CNews et Europe 1.
47:21Il est 13h59 sur Europe 1.