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00:00L'Europe 1, il est 13h.
00:05L'Europe 1 Info.
00:0613h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et merci d'écouter Europe 1 Info.
00:11Je suis ravie de vous retrouver pour Europe 1 Info.
00:13On est ensemble pendant une heure et on commence par le grand journal de la mi-journée.
00:17En ce jeudi 15 octobre, la colère des policiers qui se fait entendre.
00:21Europe 1 insiste à l'Assemblée Générale du syndicat Unité qui a lieu en ce moment même à Paris.
00:26Nous serons en direct.
00:26L'inflation s'accélère en France 3,1% au plus haut depuis janvier 2024.
00:32Et ça ne concerne pas que les carburants, on le verra.
00:35Après son opération pour un cancer du poumon, êtes-vous inquiet pour l'état de santé du pape ?
00:38C'est la question Europe 1 du jour.
00:40Vous pouvez donner votre avis et voter sur le site et l'appli Europe 1.
00:43Pour l'instant, vous dites oui en majorité.
00:45La célèbre verrerie Duralex a trouvé un repreneur Europe 1 auprès des salariés.
00:50Soulagés, mais sur leur garde.
00:52Vous avez du cholestérol.
00:54Nos connaissances sur le sujet évoluent.
00:56On y reviendra avec le docteur Millot.
00:58C'est dans sa chronique santé, dans un quart d'heure.
01:00La tendance météo avec vous, Géraldine Hamon.
01:02Bonjour.
01:03Bonjour Kelly.
01:03Un soleil généreux.
01:04Oui, un soleil qui en effet va briller sur une très grande partie du pays.
01:07À cela, ça ajoute des températures très douces pour un mois d'octobre.
01:10Il fera de 20 à 26 degrés sur la moitié nord et jusqu'à 23 à 28 degrés au sud
01:15et la Corse.
01:16Jusqu'à 30 degrés à Pau.
01:18Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:20Europe 1.
01:22Aujourd'hui dans la rue, il y a des policiers, pas pour assurer le maintien de l'ordre, non, pour
01:26manifester.
01:27Après le mouvement des lycéens qui a fait près de 1000 blessés dans les rangs des forces de l'ordre,
01:31les syndicats montent au créneau.
01:33Alliance a annoncé hier déposer plainte contre l'Etat pour mise en danger de la vie d'autrui.
01:37Une première pour un syndicat de police.
01:39Et vous, Jean-Baptiste Marti, vous êtes au Grand Rex où 2700 fonctionnaires affiliés à un autre syndicat,
01:44le syndicat Unité, se sont réunis en Assemblée Générale pour exprimer leur colère.
01:48Oui, ici, boulevard Poissonnière, après deux heures d'Assemblée Générale,
01:52les forces de l'ordre vont commencer à investir la route.
01:54Près de 3000 policiers sont présents, des CRS, des policiers de la brigade anticriminalité,
02:00mais aussi des agents de police secours.
02:02Vous savez, ces primo-intervenants, beaucoup de ces fonctionnaires,
02:04ont été mobilisés ces dernières semaines sur les blocages lycéens.
02:08Et ce qu'on peut dire, c'est que la plupart en sont réprouvés.
02:11Je suis avec Reda Bellage, porte-parole d'Unité.
02:13Ok, on sent de la colère.
02:14Que dénoncez-vous après ces deux semaines de blocage ?
02:17Oui, on dénonce l'augmentation des commissaires de police,
02:20alors que nous, on n'a absolument que dalle.
02:22On dénonce les décalages à répétition, le manque de moyens,
02:26la présomption de légitimité d'usage de l'arme pour les forces de l'ordre.
02:29Et surtout, aujourd'hui, on a 2700 fonctionnaires de police,
02:33des polices secours, des CRS, des BAC, des compagnies d'intervention,
02:37les collègues des BRAV.
02:38On a 937 blessés aujourd'hui dans nos rangs en trois semaines.
02:42On se fait tirer comme des pigeons, on nous enlève nos grenades,
02:45on nous interdit d'utiliser l'ULBD.
02:48Voilà, donc on est là pour dire qu'on ne lâchera pas,
02:51qu'on soutient l'ensemble des effectifs.
02:53On est là aussi pour montrer notre colère.
02:55Alors, je vous le disais, les policiers vont désormais marcher dans Paris,
02:57un parcours d'environ un kilomètre direction la place de la République.
03:01Jean-Baptiste Marti du service police-justice d'Europe 1 en direct du Grand Rex à Paris,
03:05donc pour cette colère des forces de l'ordre des policiers.
03:08Parallèlement, étudiants et lycéens veulent maintenir la pression sur le gouvernement.
03:12Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, doit d'ailleurs rencontrer vers 17h30 par visio
03:17les organisations lycéennes.
03:19Mais tôt ce matin, ce sont les étudiants de la prestigieuse école HEC
03:23qui ont bloqué l'entrée de leur établissement.
03:25Idem au lycée Fenelon, dans le 6e arrondissement de Paris.
03:28A Lyon, 13 lycées sont actuellement bloqués, ainsi que 3 universités.
03:32Et une manifestation a été interdite par la préfecture.
03:35Jean-Luc Bougeon, des étudiants se sont quand même rassemblés.
03:38Oui, ils ont finalement été autorisés à organiser un rassemblement statique
03:41devant l'école normale supérieure, dans le quartier de Gerland.
03:45Rassemblement sous haute surveillance.
03:46On a pu voir de nombreux fourgons de gendarmes mobiles stationnés à proximité.
03:50Pour autant, ces étudiants n'étaient pas très nombreux ce matin.
03:53200 tout au plus, toujours avec des pancartes très hostiles au gouvernement.
03:57Gouvernement qu'il faut maintenir sous pression avec ce mouvement,
04:01estime Laurette, 20 ans, étudiante en sciences cognitives.
04:03Le but là, c'est vraiment de ne pas le laisser s'essouffler.
04:06Parce qu'au plus ça durera longtemps,
04:08plus on pense que le gouvernement acceptera de faire des vrais changements
04:12qui comptent vraiment.
04:13Un combat pour une amélioration des conditions d'enseignement général
04:16et surtout dans les lycées, explique Antoine, étudiant à l'école normale supérieure.
04:21Ce qui est demandé en tout cas par les mobilisations lycéennes et que nous on soutient,
04:24c'est des réformes qui soient vivables sur le moyen et le long terme
04:27et pas juste sur « Oh, cette année on va faire ça ».
04:29C'est que sur les 5, 10, 15 prochaines années,
04:31on puisse s'assurer que les lycéens aient tous des conditions décentes
04:34pour étudier et notamment préparer les diplômes comme le baccalauréat.
04:36Et aujourd'hui, quand on voit le nombre qu'on est à partager quand même ces idées-là
04:39et à les soutenir, il y a un problème si jamais le gouvernement
04:41peut juste faire la sourde oreille à ce que le peuple veut finalement.
04:44En tout cas, des lycéens, il n'y en avait pas beaucoup ce matin ici devant l'ENS.
04:47Mais ce preuve peut-être d'un certain essoufflement du mouvement
04:50qui se réserve peut-être aussi désormais pour la mobilisation de samedi.
04:54Jean-Luc Bougeon, le correspondant en région Auvergne-Rhône-Alpes d'Europe 1.
04:58Et sachez que 73% des Français estiment qu'il faut suspendre l'excuse de minorité
05:02pour les mineurs qui participent à des violences et des dégradations
05:05pendant les blocus des lycées, selon un sondage CSA pour Europe 1, CNews et le JDD.
05:10Et puis dans le cadre de l'enquête sur la fusillade d'Aubagne,
05:13un autre mineur a été interpellé dans le Nord et placé en garde à vue.
05:16Un adolescent de 13 ans soupçonné d'avoir été en lien via TikTok
05:19avec le collégien tireur de 14 ans.
05:22Celui-ci, je vous le rappelle, a été mis en examen et écroué,
05:24notamment pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.
05:29Et les 13h05 se re-repeint, vous l'avez sans doute remarqué,
05:31au supermarché ou à la station-service.
05:33L'inflation est bel et bien de retour.
05:353,1% sur un an selon les chiffres définitifs de l'INSEE.
05:39L'estimation a été révisée à la hausse pour le mois de septembre.
05:42Après, donc 2,4%, ça c'était en août.
05:45Barthélémy Philippe, l'accélération est spectaculaire.
05:48Oui, en rythme annuel, l'inflation a progressé de 0,7 point à 3,1% sur un an.
05:54L'indice des prix à la consommation retrouve un niveau inédit depuis janvier 2024.
06:00La hausse de l'inflation doit beaucoup à la flambée de l'énergie.
06:03En septembre, les prix énergétiques ont augmenté de 21% sur un an.
06:08Le prix du gazole a grimpé de 44%, plus 25% pour l'essence et 19% pour le gaz.
06:16Par ailleurs, l'inflation alimentaire augmente, portée par les produits frais, en hausse de près de 10%.
06:21Alors bien sûr, la France est loin d'être le seul pays concerné,
06:25mais le retour d'une forte inflation noircit un peu plus le tableau,
06:29souligne l'économiste Sylvain Bersinger.
06:31Ça fait partie de toute une série d'indicateurs qui passent au rouge.
06:34On connaît nos problèmes budgétaires et les tensions sur la dette publique.
06:37La croissance, qui va être pratiquement nulle cette année.
06:40Le pouvoir d'achat des ménages qui baisse.
06:41On voit vraiment une conjonction de vents contraires qui impactent l'économie française.
06:45Selon les prévisions de l'INSEE, le pouvoir d'achat des ménages devrait reculer de 0,4% en 2026,
06:51après avoir déjà baissé l'an dernier.
06:53Barthélémy Philippe du service économie d'Europe 1.
06:55Duralex, toujours en vie, la Véry a trouvé un repreneur.
06:59Nous verrons ce qu'en pensent les salariés.
07:01Europe 1 leur a tendu le micro.
07:03Il est 13h07, Clélie Mathias vous informe sur Europe 1.
07:0513h, 14h.
07:08Europe 1 Info.
07:0913h, 14h.
07:11Europe 1 Info.
07:11Il est 13h08 sur Europe 1.
07:13Vous écoutez le journal de Clélie Mathias.
07:14Et vous pourrez continuer de regarder les petits numéros au fond de vos verres.
07:18Eh oui, on l'a tous fait.
07:20Duralex et Duralacas, c'est bien connu.
07:22Duralex est sauvé de la liquidation judiciaire.
07:24Le tribunal de commerce d'Orléans a validé hier l'offre de reprise de Cédric Meston,
07:28l'entrepreneur qui est déjà venu à la rescousse de Tupperware l'an passé.
07:34Résultat, 155 emplois sont sauvés sur 220.
07:36Sur le site historique de Duralex, dans le Loiret, reportage de l'envoyé spécial Alexis Bourdon
07:41pour Europe 1 auprès des salariés qui restent prudents malgré tout.
07:45Sur le parking de Duralex, Marceau voit d'un bon oeil l'arrivée du repreneur.
07:50S'il a déjà sauvé Tupperware, s'il veut prendre Duralex et puis le sauver, c'est super.
07:54Ce mécanicien qui travaille dans l'usine depuis 1999 va conserver son emploi.
08:00Il espère désormais que des moyens seront mis en place pour relancer l'entreprise.
08:04On a trop de panne, les machines sont vieilles.
08:06On prend des pièces sur une machine pour réparer l'autre.
08:09Au moins, remettre le parc machine en état.
08:10Tous n'ont pas eu la même chance.
08:1365 postes vont être supprimés.
08:15Un choix assumé par le nouveau propriétaire, Cédric Meston.
08:19C'est la seule solution pour que la société ne revive pas pour une cinquième fois ce qu'elle vient
08:23de vivre.
08:23Nous, le projet, ça va être une refonte du modèle industriel pour produire de manière rentable.
08:27Et ensuite, ça va être de faire accélérer les ventes.
08:29L'entrepreneur pourra compter sur le soutien des orléanais.
08:32C'est le cas de Marie-Ange à la sortie de la boutique du centre-ville.
08:35Ils ont un savoir-faire.
08:36Ça fait partie de notre patrimoine.
08:38Il faut acheter Duralex.
08:40Cette cliente et tous les fidèles de la marque espèrent que Duralex est définitivement sorti d'affaires.
08:46Orléans, Alexis Bourdon, Europe 1.
08:49Et des nouvelles rassurantes du pape.
08:51Léon XIV poursuit sa convalescence après avoir subi une opération chirurgicale pour retirer un nodule cancéreux au poumon.
08:58Il a passé une bonne nuit.
08:59Il a pris son petit déjeuner.
09:01Il a même célébré une messe hier soir à l'hôpital Gemili de Rome où il est.
09:05Mais deux semaines après la venue du Saint-Père en France, les catholiques qui ont suivi de près son voyage
09:09apostolique sont inquiets.
09:11Reportage de Laura Legault à Paris.
09:13C'est avec stupeur que Frédéric, 58 ans, a appris que le pape Léon XIV est atteint d'un cancer
09:18du poumon.
09:18Ça a été un choc parce que quand on l'a vu sur Paris, il était tellement resplendissant en souriant.
09:23Frédéric a assisté à la messe à la Concorde à Paris. Deux semaines plus tard, elle est bouleversée.
09:28Ça a été une parenthèse enchantée et vraiment on était dans l'osmose.
09:32Et maintenant il y a un peu d'inquiétude.
09:34Tout à fait.
09:35Je suis assez émue.
09:36Je pense que les chrétiens vont s'associer à la prière.
09:39Comme elle, tous ont une pensée pour le pape dans leur prière.
09:42J'ai fait une prière pour lui. Il nous a beaucoup donné. Je pense qu'on peut aussi beaucoup lui
09:46donner.
09:47J'ai confié le Saint-Père et sa santé dans ma prière d'espérance, de demande.
09:51Rose s'est elle aussi recueillie à l'église et repense au pèlerinage de Léon XIV à Lourdes.
09:56Je me suis dit, ça tombe bien, il était à Lourdes en pèlerinage.
09:59Et en général, quand on va à Lourdes, on reçoit une délivrance. La Vierge saura quoi faire.
10:03La mère de famille garde espoir pour la santé du Saint-Père, persuadée que ses prières seront entendues.
10:09Il est 13h11 sur Europe 1. Le football à présent, il ne fallait pas manquer ce match hier soir en
10:14Ligue des Champions sur Canal+.
10:15Le PSG s'est imposé à Manchester City. 4 buts à 2 du très grand spectacle.
10:20Pour résumer, Paris a dominé la première mi-temps. Manchester, la deuxième. Cyril Delamorinerie.
10:24Oui, le PSG a donné une leçon de football en première période. 3 buts en 45 minutes face à Manchester
10:29City.
10:30Désiré Douai a été immense. En 99 secondes, l'attaquant de 21 ans a marqué le premier but.
10:36Puis offert le deuxième à Ousmane Dembélé. Vitinha a inscrit le troisième but.
10:40En seconde période, City s'est révolté avec un doublé d'Arling Haaland.
10:44Mais les Parisiens ont tenu et ont même marqué par l'intermédiaire d'Akliouche.
10:47Le PSG s'offre un succès de haut vol à la grande joie de Vitinha au micro de Canal+.
10:52Il y a beaucoup de positifs. Il y a aussi des négatifs à améliorer. C'est normal et c'est
10:56un grand résultat ici.
10:57On montre à chaque fois qu'on est en vraie équipe et ça me remplit le cœur.
11:00Les doubles champions d'Europe ont montré deux visages hier soir et c'est très positif, analyse le consultant football
11:06d'Europe 1 Alain Giresse.
11:07Un Paris Saint-Germain capable de faire face à toute circonstance d'un match quand on a la possibilité d
11:12'avoir toute la maîtrise
11:13ou alors en seconde mi-temps d'être collectivement prêt à faire face, à résister.
11:18Et c'est une belle victoire, la première d'ailleurs à Manchester City.
11:21Et mardi prochain, le PSG recevra un autre grand d'Europe, l'EFC Barcelone.
11:26La bourse sur Europe 1 tout de suite.
11:28La chronique bourse avec la banque postale, partenaire de la performance des entreprises.
11:32Bonjour Claire Le Maître.
11:33Bonjour Clélie.
11:34Avec un marché parisien aujourd'hui dans le vert.
11:36Oui, le CAC 40 poursuit sur sa lancée.
11:38Il gagne encore un petit 0,2%.
11:40Et il résiste donc à un nouveau vent de panique du côté de la tech et de l'intelligence artificielle.
11:46Le secteur a plongé à Wall Street et en Asie ces dernières heures.
11:50Ça se répercute à Paris.
11:52ST Microelectronics chute de 7%, moins 8,5% pour Soitec.
11:56Les valeurs liées au centre de données sont également chahutées.
12:00Legrand et Schneider Electric qui perdent 4%.
12:03On a quand même des valeurs qui soutiennent le CAC 40.
12:06Père Noricard par exemple.
12:07Le géant des spiritueux est en hausse après la publication de ses ventes trimestrielles.
12:12Et l'action gagne 1%.
12:13Des indices partagés en Europe.
12:16Francfort perd 0,5 mais Londres gagne 0,4.
12:19À Paris, le CAC 40 gagne 0,2%.
12:21On est à 7886 points.
12:24Merci Claire.
12:24La Bourse Europe 1 avec Boursier.com
12:27C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
12:30La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
12:33La Banque Postale Citoyenne.
12:35Et on enchaîne avec la météo de Géraldine Hamon.
12:39Retrouvez la météo avec Groupe à main.
12:41L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
12:46Géraldine du soleil et surtout des températures très douces pour un mois d'octobre.
12:50Il fera 30 degrés à Pau cet après-midi.
12:53L'été.
12:53Et oui exactement, c'est estival aujourd'hui.
12:5529 à Bordeaux, 27 à Toulouse, 26 à Nantes, 24 dans la capitale, 22 à Lille, 21 degrés à Strasbourg,
13:0120 degrés dans le nord à Boulogne-sur-Mer et 19 degrés à Brest.
13:04Et le ciel lui est bien ensoleillé, même si légèrement voilé sur le nord et le nord-est du pays.
13:10Petit bémol aussi, puisque sur l'ouest de la Bretagne, le Val-de-Saône et autour du Golfe du Lion,
13:14les nuages bas restent compacts et bien présents.
13:18Alors demain, changement de temps à l'ouest qui sera un peu plus perturbé.
13:21Encore du soleil à l'est et avec des températures qui elles vont baisser.
13:25Il fera 16 à 21 degrés les pays de la Loire jusqu'au haut de France, 20 à 25 degrés
13:29ailleurs jusqu'à 27 sur le pourtour méditerranéen.
13:32Des températures qui poursuivront leur baisse ce week-end.
13:35On ne sait plus comment s'habiller, je sais, mais regardez pas comme ça.
13:36C'est vrai, oui, j'allais vous le dire. Merci beaucoup Géraldine.
13:4113h, 14h, Europe 1 Info.
13:4413h sur Europe 1, nous accueillons le docteur Brigitte Millot pour la rubrique Santé du jour.
13:48Bonjour docteur Millot.
13:49Bonjour tout le monde.
13:50Aujourd'hui, vous nous parlez du cholestérol, vous nous dites que les connaissances évoluent sur le sujet.
13:54Mais avant cela, un petit rappel, c'est quoi le cholestérol ?
13:57Alors rappelons que contrairement aux idées reçues, le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement de tout notre organisme.
14:06Il entre dans la composition des membranes de nos cellules, il participe à la production de la vitamine D, à
14:12la synthèse de nombreuses hormones, ainsi qu'à la fabrication de la bile.
14:16Donc oui, en plus, il nous aide à digérer.
14:19Il est tellement indispensable d'ailleurs que 80% de notre cholestérol est fabriqué par notre foie.
14:26L'apport du cholestérol alimentaire est d'environ 20%.
14:30Le problème, ce n'est pas le cholestérol en lui-même, mais la manière dont il circule dans le corps.
14:35Comme c'est du gras, il n'est pas miscible dans le sang, donc il doit être transporté par des
14:40particules que l'on appelle lipoprotéines, on va dire des petits radeaux.
14:44Ceux que l'on appelait avant mauvais cholestérol, le LDL, sont des radeaux qui transportent le cholestérol vers les tissus.
14:52Et lorsqu'il y en a trop, cela peut favoriser l'accumulation de cholestérol dans la paroi des artères, former
14:57ce qu'on appelle la plaque d'athérome,
14:59et ces plaques augmentent le risque d'infarctus, d'accident vasculaire cérébral.
15:03Et il existe aussi d'autres radeaux qui transportent le cholestérol, eux, des tissus vers le foie, où il peut
15:10être recyclé ou éliminé.
15:13C'est ce que l'on appelait avant le bon cholestérol.
15:16Mais c'est fini.
15:16On ne parle plus de bon ou de mauvais cholestérol.
15:19Cette distinction est trop simpliste.
15:21Un taux élevé de l'anciennement bon cholestérol ne protège de rien du tout.
15:26Trop de cholestérol, c'est trop de cholestérol, un point, c'est tout.
15:29Et il faut connaître son taux, car on ne le sent pas.
15:32On ne sait pas quand il y en a trop.
15:34Donc il est important d'en discuter avec votre médecin, car il existe de nombreux moyens de le faire baisser.
15:40Merci beaucoup pour ce conseil, Dr Millon.
15:42On vous retrouve demain, comme tous les jours d'ailleurs, à une heure et quart sur Europe 1.
15:46Et à présent dans Europe 1, il faut place au débat.
15:48Après le Conseil constitutionnel, le Rassemblement National cible la Banque de France et demande la démission de son gouverneur.
15:54Pourquoi ? Ont-ils raison ?
15:55Eh bien, on y revient d'ici le journal permanent d'une heure et demie sur Europe 1 avec nos
15:59chroniqueurs.
15:59Aujourd'hui, le duo Jean-Michel Salvatore, Jules Torres.
16:0313h17 sur Europe 1.
16:0513h, 14h.
16:07Europe 1 Info.
16:0913h, 14h.
16:10Europe 1 Info.
16:1113h19.
16:12Vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
16:14Nous accueillons vos deux chroniqueurs du jour, Jules Torres et Jean-Michel Salvatore.
16:17Clélie.
16:17Bonjour et bienvenue.
16:19Bonjour Clélie.
16:20Bonjour, quel plaisir.
16:22Merci, Jules.
16:23On va parler évidemment de ces Français en colère.
16:25Ils sont nombreux.
16:27Mais juste avant, je voudrais qu'on revienne puisque Marine Le Pen, la candidate du RN à l'élection présidentielle,
16:32ainsi que Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, demandent la démission de Richard Ferrand
16:36et celle également d'Emmanuel Moulin.
16:38Bref, ils visent à la fois le Conseil constitutionnel et la Banque de France.
16:43Écoutez-les.
16:43Il devrait quitter la présidence du Conseil constitutionnel.
16:47Parce qu'en ayant prononcé ses propos, il a rompu avec l'obligation qui est la sienne de neutralité
16:53et avec l'interdiction qui est dans les textes de se prononcer sur une affaire qui n'a pas encore
17:00été soumise au Conseil constitutionnel.
17:02M. Moulin a franchi la ligne rouge et M. Ferrand a franchi la ligne rouge.
17:06Donc vous dites qu'Emmanuel Moulin doit quitter la tête de la Banque de France ?
17:08Oui, comme M. Ferrand.
17:10Quand vous êtes à la tête de la Banque de France, quand vous êtes à la tête du Conseil constitutionnel,
17:14vous devez être parfaitement neutre.
17:15Vous ne devez pas faire de politique.
17:17Alors, je rappelle qu'Emmanuel Moulin avait également été la cible de propos de Jean-Luc Mélenchon
17:23qui s'en était pris à lui et qui, pareil, l'avait un peu remis à sa place.
17:26Mais une question plus générale, Jean-Michel Salvatore,
17:28ces deux institutions ont-elles le droit d'intervenir dans le débat ?
17:32Alors, il y a un droit de réserve, évidemment, un devoir de réserve même, une obligation.
17:37Mais elles peuvent quand même rappeler certaines règles ?
17:40Non, moi, ça ne me choque pas qu'il parle.
17:42Je pense qu'Emmanuel Moulin parle comme François Villeroy de Gallo parlait avant.
17:47Ça ne me choque pas.
17:48Richard Ferrand non plus.
17:49Ce que je trouve plus choquant, en revanche, c'est le contenu des propos.
17:52Et là, Richard Ferrand, il est quasiment en service commandé.
17:56C'est-à-dire qu'il annonce que si Marine Le Pen était élue présidente de la République,
18:03il serait là pour s'opposer à la politique pour laquelle elle aura été élue.
18:07Donc, c'est vrai que ça pose un problème parce qu'il n'a pas à s'immiscer dans la
18:12vie politique française.
18:14Il a un rôle de censure lorsque des textes ne sont pas conformes à la Constitution.
18:19mais il n'a pas à se prononcer d'une façon aussi claire, aussi transparente.
18:24Parce qu'évidemment que c'est Marine Le Pen qui l'a dans son viseur.
18:28Et c'est vrai que sur le débat constitutionnel entre l'article 11 et l'article 89,
18:32qui est un sujet qui fait les délices des étudiants en droit constitutionnel.
18:37Moi, je me souviens que quand j'étais en droit, c'était vraiment un sujet qui était énormément traité.
18:43On pourra un petit élément de contexte pour ceux qui n'ont pas fait autant de droits constitutionnels que vous.
18:48L'article 11 et l'article 89 qui régissent comment on peut réviser cette Constitution.
18:53En fait, l'article 11, c'est l'article qui permet de faire un référendum très simplement.
18:57Il suffit de le décider, on fait le référendum.
18:59L'article 89, il faut que le texte qui est soumis à référendum soit soumis à l'Assemblée et au
19:06Sénat
19:06et ensuite qu'il soit voté par les 3 cinquièmes du Congrès.
19:10Et qui englobe tous les textes, contrairement à l'article 11,
19:13qui englobe des textes plus restreints sur les sujets économiques, les sujets sociaux et les pouvoirs publics.
19:19Ça, c'est voilà pour le point juridique.
19:21Et donc, moi, je trouve que là, la prise de position de Ferrand est incroyable
19:25parce que le général de Gaulle a modifié la Constitution en 1962
19:31pour qu'on passe à l'élection du président de la République au suffrage universel avec cet article 11.
19:36Donc, à partir du moment où il y a cette jurisprudence de Gaulle,
19:39il me semble que Richard Ferrand va être un peu léger lorsqu'il voudra imposer ses vues
19:44face à une éventuelle Marine Le Pen élue président de la République.
19:47Jules Thores ?
19:48Moi, je trouve gravissimes les propos de Richard Ferrand, sur le fond comme sur la forme.
19:52Sur la forme, c'est extrêmement choquant que quelqu'un nous dise
19:55que quand le général de Gaulle l'a fait en 1962...
19:59Et vous l'a fait en 1969 aussi ?
20:00Absolument, bien sûr.
20:01Le Conseil constitutionnel était un bébé.
20:04Bon, j'ai pas l'impression que les institutions françaises en 1959 étaient un nourrisson.
20:09Enfin, je pense que d'abord, un président de Conseil constitutionnel ne devrait pas parler comme ça.
20:13Et ensuite, pardonnez-moi, ordonnance numéro 58 du 7 octobre 1958 portant sur la loi organique du Conseil constitutionnel.
20:21Je cite.
20:21Un décret pris en Conseil des ministres sur proposition du Conseil constitutionnel
20:25définit les obligations imposées aux membres du Conseil afin de garantir l'indépendance et la dignité de leurs fonctions.
20:31Et là, écoutez bien.
20:31Ces obligations doivent notamment comprendre l'interdiction pour les membres du Conseil constitutionnel
20:38pendant la durée de leurs fonctions, je cite,
20:40de prendre aucune position publique sur les questions ayant fait ou susceptible de faire l'objet
20:47de décision de la part du Conseil ou de consulter sur les mêmes questions.
20:52Richard Ferrand est donc en inadéquation avec les principes même de notre constitution avec la loi organique.
20:59Donc, c'est pour ça que c'est absolument grave ici.
21:01Donc, moi, qui ai un débat de constitutionnalisme sur l'article 11 et l'article 89,
21:05je trouve que c'est extrêmement sain parce que je pense en effet que Marine Le Pen, si elle était
21:09au pouvoir,
21:10ne pourrait pas faire comme elle le souhaiterait, ce qu'elle voudrait.
21:13Mais en revanche, ce débat-là, on l'aura si Marine Le Pen est élue.
21:17Et Richard Ferrand, à ce moment-là, pourra dire, non, ce n'est pas le cas.
21:20Laurent Fabius l'avait fait en son temps, il l'a déjà fait.
21:22C'est ce que j'allais dire, on a déjà entendu Laurent Fabius donner certains avis.
21:24Mais Laurent Fabius était déjà, à mon sens, dans des propos qui étaient gravissimes.
21:28Quand en 2022, il dit notamment, il sort de son obligation de réserve et qu'il dit Éric Zemmour,
21:32vous ne pourrez pas faire de référendum sur l'immigration.
21:34Ils n'ont pas le droit.
21:36Ce n'est pas à eux de le dire, en tout cas.
21:37Ce n'est pas à eux de le dire, il doit y avoir un débat.
21:39Mais les membres du Conseil constitutionnel, et encore plus le Président, n'ont pas le droit.
21:43Et puis, ça pose aussi un problème politique très grave.
21:47Parce que, imaginons que Marine Le Pen soit élue.
21:50Et qu'elle soumette à référendum un texte sur l'immigration au titre de l'article 11.
21:54Si vous avez le Président du Conseil constitutionnel qui dit, je ne suis pas d'accord,
21:58mais vous allez avoir tout un tas...
21:59Avec un Président élu, donc.
22:00Avec un Président élu.
22:01Vous allez avoir tout un tas de maires de communes qui vont dire,
22:04nous, on est d'accord avec M. Ferrand, parce qu'on est de gauche.
22:07Donc, on n'organisera pas le référendum dans notre commune.
22:10Et c'est un foutoir absolu, un foutoir institutionnel et politique absolu.
22:15Donc là, moi je trouve que Richard Ferrand, il n'a vraiment pas mesuré,
22:18enfin, il ne mesure pas le poids de sa fonction.
22:22Richard Ferrand, qui, on le rappelle quand même, avait été...
22:24Enfin, est parvenu à la tête du Conseil constitutionnel grâce à l'abstention des voix du RN.
22:29Absolument.
22:29Parce qu'il craignait, parce que le RN, à l'époque, je ne suis pas sûr que ce soit tout
22:32à fait vrai,
22:33craignait qu'Emmanuel Macron nomme Christiane Taubira ou nomme Éric Dupond-Moretti.
22:37Moi, à l'époque, je n'avais absolument pas à jeter à ça.
22:39À cela, je pense qu'au contraire, il y a des relations qui existent.
22:42Richard Ferrand, à l'époque, et Marine Le Pen se parlaient.
22:45Je ne veux pas dire qu'ils entretiennent de bonnes relations,
22:47mais en tout cas, ça discute, et c'est rare quand même,
22:49entre le RN et le pouvoir en place, qu'il y ait des discussions
22:52avec des représentants aussi forts que cela.
22:55Je vous trouve assez...
22:57Qu'est-ce qu'il y a, Jules ?
22:58Vous vous faites ainsi, vous oubliez en train de raconter quelque chose.
23:01Je vous écoutais, religieusement.
23:03Merci, Jules.
23:05Comme il se doit.
23:06Ça va, n'en rajoutez pas.
23:07Donc, on reprend.
23:08Non, ce que je vous trouve, c'est que là, vous êtes assez dur contre Richard Ferrand.
23:12Et Emmanuel Moulin, alors ?
23:13Moi, je ne comprends pas.
23:16Je ne comprends pas l'attaque du RN contre Emmanuel Moulin.
23:19Je ne comprends pas du tout pourquoi il est dans une sorte de tempête politique.
23:22Là, pour le coup, la Constitution n'interdit pas aux gouverneurs de la Banque de France
23:26de prendre des positions sur la question des budgets.
23:28En effet, François Villeroy de Gallo, quand il était à la Banque de France,
23:31prenait des positions.
23:33Ce n'est jamais contre des partis.
23:34Ça peut parfois être sur des modalités et sur un budget
23:38qui, objectivement, suscite des commentaires, suscite des critiques.
23:41Donc, ça ne me choque pas.
23:42Ce qui choque, évidemment, c'est qu'Emmanuel Moulin est un proche d'Emmanuel Macron.
23:47Il a été placé là par Emmanuel Macron.
23:49François Villeroy de Gallo, rappelons-le quand même,
23:51devait partir de la Banque de France en 2027.
23:53Il est parti un an avant.
23:55C'est pour cela qu'il y a eu des commentaires sur la République des Copains.
23:58Mais bon, après, on peut critiquer ce que fait le gouverneur de la Banque de France.
24:02Il est dans son droit de parler, pour le coup.
24:04Emmanuel Moulin, qui a été la cible, donc, à la fois du RN et également de LFI,
24:10est-ce que ça veut dire quelque chose que ces deux partis dits anti-système
24:13ciblent ces institutions, que ce soit la Banque de France ou même le Conseil constitutionnel ?
24:18Parce que ce sont deux partis qui s'opposent à ce qu'on a appelé le cercle de la raison,
24:23qui est symbolisé par à la fois Emmanuel Macron et par tous ses amis...
24:28Qui en sont exclus du cercle de la raison.
24:29...qu'il est en train, d'ailleurs, de placer un peu partout.
24:31Parce qu'en fait, on parle d'Emmanuel Moulin, on parle de Richard Ferrand
24:35et on pourrait aussi parler d'Amélie de Montchalin.
24:37Parce que ce sont, en fait, ce ne sont pas des postes inamovibles,
24:39mais ce sont des postes qui vont permettre à leur titulaire
24:42de survivre très longtemps au départ d'Emmanuel Macron.
24:47Et on sait bien qu'Emmanuel Macron a quand même la tentation, peut-être,
24:51de se représenter en 2032.
24:52Et on imagine bien que, finalement, ses personnalités seront, pour lui,
24:58importantes dans, justement, sa volonté de revanche
25:02lorsqu'il voudra se présenter en 32, s'il a toujours cette idée-là.
25:05Et puis, Emmanuel Moulin a seulement dit que le budget pouvait être adopté
25:09sans le vote du Parlement.
25:11Pour le coup, l'article 49.3, il est dans la Constitution.
25:14Ou les ordonnances.
25:15Oui, ou les ordonnances.
25:16Non, mais il est dans la Constitution, c'est pour ça que je n'entends pas cet argument.
25:19Le 49.3, normalement, a été conçu par le général de Gaulle
25:22pour forcer sa propre majorité, pas pour faire passer des textes
25:25quand on n'a pas de majorité.
25:26Mais pour le coup, il est dans la Constitution, il existe de la même manière que les ordonnances.
25:29Le débat avec Jean-Michel Salvatore et Jules Torres sur Europe 1,
25:32on va parler des manifestations lycéennes.
25:35HEC a été bloqué ce matin.
25:36Oui, HEC.
25:38On en parle juste après le journal permanent.
25:39Et au 13h28, à tout de suite avec Clélie Mathias sur Europe 1.
25:4313h, 14h.
25:44Europe 1 Info.
25:4613h, 14h.
25:48Europe 1 Info.
25:49Avec vous Clélie Mathias et vos deux chroniqueurs du jour.
25:51Le chroniqueur politique et communicant Jean-Michel Salvatore
25:53et le journaliste politique au journal du dimanche
25:55et rédacteur en chef de l'infiltré Jules Torres.
25:57Quelques blocages encore aujourd'hui de lycées, d'universités et une vingtaine d'étudiants d'HEC.
26:05Alors une vingtaine selon...
26:06Dans le campus, j'ai vérifié, il y a à peu près 2000 personnes qui logent sur le campus.
26:12Mais voilà, il y a vingtaine d'étudiants d'HEC qui ont bloqué, qui ont manifesté en solidarité avec les
26:19lycéens et les étudiants.
26:20Écoutez l'un des étudiants au micro de Marius Druhard.
26:23Je pense que s'il y a des gens qui resteraient dans le mouvement,
26:26ce seraient des gens qui seraient vraiment des grands convaincus de gauche
26:29et qui forcément resteraient par conviction.
26:34Moi ce que je pense, c'est que...
26:36Enfin j'ai aussi des études derrière
26:38et je sais que je dois bosser pour valider mon année, pour valider mon double diplôme aussi.
26:44Donc est-ce que j'aurai assez de convictions pour aller tous les jours continuer à bloquer ?
26:49Je ne pense pas.
26:49Voilà, cet étudiant d'HEC qui garde la tête froide.
26:52Alors c'est quand même le temple de la sélection.
26:55HEC, eux ils se sont passés par...
26:56C'est pas mal aussi, la sélection.
26:58Eux, en tout cas, ils se sont passés par une sélection qui est dure d'ailleurs.
27:01Oui, oui.
27:02Mais pourquoi ça vous fait sourire en fait, que HEC se mobilise ?
27:05Alors justement, expliquez-moi.
27:06Parce que c'est une curiosité.
27:09Moi je ne prends pas ça très au sérieux.
27:11Qu'il y ait une vingtaine ou une trentaine d'étudiants qui bloquent.
27:14Ok, bon c'est sympathique, ça n'ira pas beaucoup plus loin.
27:16Moi ce que j'ai trouvé amusant dans l'histoire, c'est que c'était Jean-Luc Mélenchon qui a
27:20annoncé la nouvelle.
27:21Jean-Luc Mélenchon est allé à HEC la semaine dernière pour faire une conférence.
27:29Il a été reçu de façon républicaine, je pense.
27:32Voilà, il a fait un grand discours et donc, comme il avait gardé sans doute quelques liens avec des étudiants,
27:38il a annoncé sur X que HEC se mettait en grève.
27:42Mais moi je pense que la plupart des étudiants d'HEC ont peut-être un sentiment de solidarité avec les
27:48lycéens.
27:48Enfin, ils sont plutôt à leurs études, ils sont plutôt dans les entreprises en stage ou ils sont plutôt à
27:53l'étranger.
27:54Je pense qu'ils ne perdent pas leur temps avec ces blocages qui ne mènent à rien.
27:58Jules Torres.
27:59C'est extrêmement compliqué de commenter cette actualité sans avoir un petit peu de dédain, sans vouloir ricaner.
28:07Parce que, encore une fois, le problème d'HEC, quel est-il aujourd'hui ?
28:12Le problème du collège Stanislas, quel est-il aujourd'hui ?
28:15Non, eux, ils disent qu'ils sont en solidarité avec.
28:17La solidarité, ils sont vains.
28:19Je fais un goûter cet après-midi, j'aurai plus de monde que ces gens-là.
28:24Je vous assure qu'il n'y aura pas de violence.
28:26Je vais peut-être le faire cet après-midi, j'envisage de l'organiser.
28:29Mais c'est-à-dire que ça regroupe tout ce qu'on dit depuis deux semaines.
28:33C'est-à-dire qu'on a une petite clique de militants gauchistes qui ont décidé de bloquer le pays.
28:40Ils sont 20 à HEC, ils sont 200 au lycée Paul-Éluard, ils sont 300 au lycée Victor Hugo.
28:45Et on a l'impression que c'est la majorité du pays.
28:48Mais quand vous avez 150 000 personnes dans la rue, ça représente quoi par rapport à la France ?
28:54Quand vous avez 20 personnes à HEC sur les un petit peu plus de 2 000 personnes qui y résident,
28:59je crois qu'il y a 4 000 étudiants, qu'est-ce que ça représente ?
29:0220 gauchistes qui bloquent ? Rien du tout.
29:04Donc, ce n'est pas du tout pour faire le procès des médias ou quoi.
29:07Mais c'est peut-être symbolique, il y a peut-être quelque chose.
29:08Non, mais c'est les futurs 20, ce n'est pas symbolique.
29:10Que des établissements d'excellence comme ceux-là, qui doivent former l'élite du pays, se mettent à bloquer,
29:17j'ai juste envie de leur dire, passez devant un conseil de discipline,
29:21allez faire une fac de sociaux à Paris 8, et tout ça va bien se passer.
29:27Non, moi je prends ça plutôt, je trouve que c'est un peu dérisoire,
29:32mais les patrons de gauche, il y en a toujours eu, ils ne sont pas très nombreux, mais il y
29:36en a.
29:36Et en fait, il me semble que tous ces manifestants à HEC, c'est des Mathieu Pigasse en culotte courte,
29:43mais ils ne sont pas très nombreux.
29:44Mathieu Pigasse qui n'a pas fait, je crois, à HEC d'ailleurs.
29:47Non, mais en fait, c'est tout le problème, c'est-à-dire que moi je veux bien qu'il
29:50y ait des revendications lycéennes,
29:51je veux bien que cette génération, qui est aussi une génération sacrifiée, il faut le dire,
29:56qui subit encore de plein fouet les conséquences dramatiques des confinements pendant le Covid,
30:01moi je veux bien qu'il y ait ça, je veux bien qu'il travaille trop,
30:04je veux bien qu'il y en ait qui trouve qu'il y a une sélection qui est trop forte.
30:07Mais ces gens-là ne sont pas prêts pour le marché du travail,
30:10ces gens-là ne sont pas prêts pour les études supérieures,
30:12on est en train de vivre, on va vivre sans doute une crise financière majeure,
30:16il y a une insécurité dans le pays qui est galopante,
30:19on a nos investisseurs qui sont en train de nous regarder avec des yeux et qui sont apeurés,
30:26on a une inflation qui n'a jamais été aussi élevée depuis trois ans,
30:30on a des taux qui sont diamétralement hauts,
30:33et eux, qu'est-ce qu'ils nous disent ?
30:35Ah, on n'a pas envie de travailler de 8h à 18h,
30:37ah, il n'y a pas assez de frites à la cantine,
30:38enfin, c'est ça les revendications, je caricature un gros trait,
30:42vous savez qu'il n'y a pas que ça, vous avez vu qu'il y a aussi des choses
30:45qui ne vont pas.
30:45C'est juste insupportable, 9 lycéens sur 10 est très content de sa situation dans le lycée,
30:52ce n'est pas moi qui le dis, c'est un rapport de la direction de l'éducation nationale
30:56qui a été fait en 2024 sur 15 000 lycéens,
30:59donc ce n'est pas juste un petit sondage avec une méthodologie avec 938 personnes,
31:03là on est sur une vraie enquête,
31:04les lycéens ne sont certainement pas,
31:07les lycéens qu'on voit depuis deux semaines ne sont pas représentatifs de l'intégralité des lycéens,
31:11je note d'ailleurs que les syndicats de lycéens ne représentent personne,
31:16les syndicats étudiants ne représentent personne,
31:18encore une fois,
31:19mais c'est justement tout le problème,
31:21c'est-à-dire que c'est aussi le politique qui donne de l'importance à ces gens-là.
31:24Mais quand même, il est colère, ça fait plusieurs semaines qu'ils bloquent le pays aussi.
31:28Ils bloquent le pays, mais ils sont doux,
31:29c'est justement parce qu'on a décidé que la doctrine du maintien de l'ordre dans ce pays,
31:33elle serait à la non-violence et à l'acceptation du blocus.
31:36Est-ce que vous voulez des violences où ?
31:38Moi, des personnes qui agressent des policiers,
31:40ça ne me dérange pas de les voir se faire tabasser.
31:41À ce point-là, quand même de la violence physique ?
31:43Non, pas de la violence, c'est la violence légitime.
31:46La police a le monopole de la violence légitime.
31:48La violence légitime ?
31:51Oui, quand vous avez des personnes qui jettent des pavés sur des policiers,
31:53ça ne me dérange pas de voir une contre-offensive.
31:56Et je pense que ça ne dérange pas les Français.
31:57Jean-Michel Salvatore.
31:58Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec Jules.
31:59Moi, je pense que l'enseignement public est en crise.
32:04Et d'ailleurs, il est tellement en crise
32:05que la plupart des gens qui ont le choix préfèrent aller dans le privé.
32:09Donc, qu'il y ait des manifestations principalement dans les établissements publics,
32:13ça ne me choque pas.
32:14Parce que moi, il y a un truc que je trouve absolument incroyable.
32:17Le sujet des profs absents.
32:20Moi, je ne sais pas comment vous êtes vous,
32:21mais vous êtes absents d'une façon totalement exceptionnelle dans votre carrière.
32:25Vous n'êtes jamais absente.
32:28Dans l'enseignement, dans l'éducation nationale,
32:31il est normal que des profs soient absents.
32:34Et donc, il y a toute une organisation autour du remplacement de ces profs absents.
32:38Moi, je trouve que c'est quand même quelque chose d'absolument incroyable.
32:40Et donc, c'est l'un des symptômes du fait
32:43que le système public ne fonctionne pas.
32:47Il y a un malaise, en tout cas.
32:49Et qu'il y a un vrai malaise,
32:50qui est dû à plein de choses,
32:51qui est dû aussi au fait qu'on a accepté au lycée
32:55beaucoup trop d'élèves sans distinction,
32:57qu'on a renoncé à toute sélection,
33:00et que donc, la vie quotidienne des professeurs
33:03est devenue absolument intenable.
33:04Donc, il y a tout un tas de raisons.
33:06Et c'est vrai que ce qui marche aujourd'hui dans l'enseignement,
33:08c'est l'enseignement privé, je suis désolé de le dire,
33:11parce que les chefs d'établissement sont responsables de leur lycée,
33:17qu'ils ont une latitude beaucoup plus importante
33:20dans l'organisation de l'enseignement,
33:22et ça marche beaucoup mieux.
33:23Je ne dis pas que c'est parfait,
33:24mais que ça marche beaucoup mieux.
33:25Et donc, moi, je trouve que le mouvement actuel,
33:27il est quand même le symptôme de la crise majeure
33:29de l'enseignement public.
33:30Il y a évidemment une crise de l'éducation.
33:32Je constate simplement que,
33:34quand vous regardez notamment les blocus en Corse,
33:37que ce soit à Ajaccio,
33:38que ce soit à Bastia,
33:40que ce soit à Calvi,
33:41il n'y a pas de violence,
33:42il n'y a pas de policier qui se fait agresser,
33:43et on entend des chants corse.
33:45C'est tout ce que je dis.
33:46Il y a peut-être plus qu'une question d'éducation,
33:48il y a peut-être une petite question de civilisation,
33:50et de faire travailler.
33:53C'est juste pour faire un mot.
33:56Jean-Michel Salvatore,
33:58Jules Torres dans le débat d'Europe 1.
33:59Il faut l'avis cher,
34:00l'avis de plus en plus cher même,
34:02et on se demande bien si ça peut s'arrêter,
34:04ce sera notre thème de débat sur Europe 1.
34:06Et avant de retrouver Clélimatia,
34:07c'est chroniqueur sur Europe 1,
34:09je vous rappelle que ce soir,
34:09Marine Le Pen sera
34:10l'invité de Laurence Ferrari
34:12dans le grand rendez-vous politique
34:13CNews et Europe 1,
34:14Objectif Élysée 2027.
34:16Laurence Ferrari qui l'interrogera
34:18notamment sur son programme,
34:19sa vision pour la France
34:20et sur la crise sociale
34:21qui secoue notre pays
34:22en pleine discussion budgétaire
34:24à sept mois seulement
34:25de l'élection présidentielle.
34:27Marine Le Pen,
34:28l'invité d'Objectif Élysée 2027,
34:30c'est ce soir à 21h en direct
34:32et en co-diffusion
34:32sur Europe 1 et CNews.
34:3513h, 14h.
34:37Europe 1 Info.
34:3913h, 14h.
34:40Europe 1 Info.
34:41Europe 1 Info.
34:41La suite date 13h42 sur Europe 1.
34:43C'est avec vous Clélimatia,
34:44c'est vos chroniqueurs,
34:45Jules Thores et Jean-Michel Salvatore.
34:48Réaction en direct
34:48puisque Sébastien Lecornu
34:50qui tient une conférence de presse
34:51vient à l'instant,
34:52alors qu'on en parlait justement,
34:54des manifestations lycéennes.
34:55Il dit,
34:56il dénonce la transformation
34:57du mouvement lycéen
34:58en un mouvement de violences urbaines.
35:01Jules Thores.
35:01Bien sûr,
35:01oui, le Premier ministre
35:02a complètement raison.
35:03Il faudrait qu'il le dise
35:04à son ministre de l'Intérieur
35:05parce que tout le problème
35:06dans ce gouvernement,
35:07c'est qu'il y a plusieurs voix discordantes.
35:09On a Sébastien Lecornu
35:10que moi, dans la séquence,
35:11je trouve assez serein,
35:13que je trouve même assez rassurant
35:14avec des mots extrêmement clairs
35:15que ce soit sur le pays
35:17Perron de Matignon
35:17ou bien même dans les questions
35:19au gouvernement
35:20face à la France insoumise.
35:22De l'autre côté,
35:22vous avez un président de la République
35:23qui fait dire dans Le Parisien
35:25après un Conseil des ministres
35:26qu'il a vu dans le maintien de l'ordre
35:28un manque d'humanité
35:30et qu'il appelle les policiers
35:31à de l'empathie
35:32alors que j'ai plus l'impression
35:33qu'il y a plus de policiers blessés
35:36et moins d'étudiants.
35:37937 la semaine dernière
35:38depuis le début
35:39et 248 étudiants blessés.
35:41Donc j'ai plutôt l'impression
35:42que c'est les policiers
35:43qui se font tabasser
35:44plutôt que l'inverse.
35:45Ça, c'est la première des choses.
35:45Et puis ensuite,
35:46on a un ministre de l'Intérieur
35:47qui a une doctrine du maintien de l'ordre
35:48qui est pas de vague.
35:50Il ne faut surtout pas
35:51mettre de grenades assourdissantes.
35:53Les LBD,
35:53vous les laissez
35:54dans les fourgons de police.
35:55Les centaures
35:55que nous sortons
35:56face aux agriculteurs,
35:57là, on les laisse bien
35:59à sa taurie
36:00et on ne les met pas
36:01dans la rue.
36:01Donc il y a trois voies
36:03au sommet de l'État
36:05et on ne comprend pas très bien.
36:07Oui, je suis assez d'accord
36:09et je pense que là,
36:11Sébastien Lecornu
36:12fait ce qu'Emmanuel Macron
36:13lui demande de faire.
36:14La semaine dernière,
36:16Emmanuel Macron
36:16au Conseil des ministres
36:17avait dit
36:17la police manque d'empathie.
36:19Il s'est un peu rattrapé depuis.
36:21Et là, il se rend compte
36:22qu'il a dit une énormité
36:24et donc au Conseil des ministres
36:26d'hier,
36:27il a dit exactement le contraire.
36:28Il a dit
36:28qu'il a dit
36:30que finalement,
36:31le gouvernement
36:31avait totalement perdu
36:32la bataille
36:33de la communication
36:34au profit de LFI,
36:37que le gouvernement
36:38n'avait pas su
36:40expliquer
36:40que c'était LFI
36:41qui mettait le bazar
36:42un peu partout
36:43et qui exploitait
36:43le malheur de la jeunesse.
36:45Et donc voilà,
36:45comme il y a eu
36:46cette correction
36:48au Conseil des ministres
36:49hier,
36:49parce que finalement,
36:50Emmanuel Macron
36:51s'est rendu compte
36:52qu'il avait fait
36:53une grosse bêtise
36:54et qu'il avait dit
36:55une énormité,
36:56il demande
36:57à Sébastien Lecornu
36:57de corriger le tir
36:58et la correction de tir,
37:00c'est celle-là,
37:00c'est de dire
37:01c'est l'ultra-gauche
37:02qui devient très dangereuse,
37:03etc.
37:04Mais c'est vrai
37:04depuis le début.
37:05Mais l'erreur,
37:06c'est que le président
37:08de la République,
37:08lui,
37:09considérait qu'il fallait
37:10avoir de l'empathie,
37:11y compris pour l'ultra-gauche.
37:12J'en reviens
37:13à la mobilisation
37:14de samedi
37:14contre la vie chère
37:15alors qu'on a appris
37:16les taux révisés
37:17de l'inflation
37:18pour le mois de septembre
37:193,1% sur un an,
37:21c'est au plus haut
37:21depuis janvier 2024.
37:23Et puis,
37:24il y a ce chiffre aussi
37:26hallucinant
37:26de la taxe foncière.
37:27Écoutez,
37:28Sylvain Grattalou,
37:29il est président
37:29de l'Union Nationale
37:30des Propriétaires Immobiliers.
37:31Le rapport
37:32que nous sortons
37:32chaque année,
37:33cette année,
37:34c'était le 20ème rapport
37:35et il nous était intéressant
37:37de voir cette évolution
37:38sur une période plus longue
37:39et effectivement,
37:40on ne mesurait pas
37:41que cette taxe foncière
37:41avait explosé
37:43et avait augmenté
37:43de 93,4%
37:45en 20 ans.
37:46Je crois qu'il y a
37:47une équation
37:48qui est difficile à résoudre,
37:49c'est que les usagers
37:49sont de plus en plus exigeants
37:51à juste titre
37:51et en même temps,
37:52les collectivités
37:52ont de moins en moins de sous.
37:54Donc,
37:54à un moment donné,
37:55il faut que les responsables
37:56des collectivités
37:57trouvent les leviers
37:58qui permettent
37:59de financer les budgets
38:00et le seul levier
38:01dont disposent
38:02les collectivités,
38:03c'est la taxe foncière.
38:04Sylvain Grattalou,
38:05donc sur RMC,
38:06ce matin,
38:06Jules Torres.
38:07Non mais,
38:08en fait,
38:09ce que je trouve fascinant
38:10moi dans cette séquence,
38:11c'est qu'on a
38:12tous les experts du monde,
38:14tous les experts de France,
38:15tous les économistes,
38:16tous les sachants
38:17qui nous disent
38:18qu'on est à l'aune
38:19d'une crise financière
38:20majeure,
38:21que nous allons sans doute
38:23avoir une intervention
38:24du FMI
38:24dans les prochains mois,
38:25qu'on a mine de rien
38:26une élection présidentielle
38:27qui, à mon avis,
38:29ne va rien arranger
38:30puisque,
38:31qu'importe le candidat,
38:33tous les candidats
38:33ont des programmes
38:34complètement fictifs
38:35qu'ils ne pourront pas appliquer,
38:36que dans...
38:38Je ne sais pas si
38:38ils vous diraient,
38:39mais...
38:39Bien sûr,
38:40eux vous diraient
38:41bien sûr,
38:41Jean-Luc Mélenchon vous dirait
38:42qu'on peut taxer les riches,
38:44que ça va rapporter
38:44des centaines et des centaines
38:45de milliards,
38:46que Marine Le Pen,
38:46quand elle va arriver au pouvoir,
38:47elle pourra faire
38:48tout ce qu'elle va faire.
38:49Bon,
38:49ce qui change quand même,
38:51c'est que,
38:51pour l'instant,
38:52le duel
38:52que nous allons avoir,
38:54a priori,
38:55est entre Jean-Luc Mélenchon
38:56et Marine Le Pen,
38:57donc,
38:58les marchés sont extrêmement inquiets,
39:00et donc,
39:01il y a une gravité
39:01absolument dingue
39:02sur la situation
39:04politique-économique
39:05de notre pays,
39:05et nous,
39:06ça fait trois semaines
39:07que des gamins
39:07de 16 ou 17 ans
39:08sont en train
39:09de bloquer le pays.
39:10Enfin,
39:10c'est la dichotomie
39:11là-dedans,
39:12qui me fascine le plus,
39:13et ça nous évite,
39:14encore une fois,
39:15de parler
39:16de tout un tas
39:17de vrais sujets.
39:17Moi,
39:17j'ai l'impression
39:18qu'on ne parle pas
39:18de ce budget,
39:19j'ai l'impression
39:19que la campagne présidentielle
39:22ronronne,
39:22notamment sur la question
39:23des propositions économiques,
39:24il y a un sondage
39:25qui est sorti ce matin
39:26qui nous dit
39:26que,
39:27bon,
39:27les Français,
39:28leur très,
39:28très,
39:29très,
39:29très,
39:29très grande priorité
39:31pour moitié d'entre eux,
39:32c'est la question
39:33du pouvoir d'achat,
39:34c'est la question
39:34de l'économie,
39:35donc saisissez-vous
39:36de ce sujet-là,
39:37il reste sept mois
39:37de campagne,
39:38c'est le moment
39:39ou jamais
39:40d'en parler,
39:41c'est pas dans huit mois
39:41quand il y aura
39:42un nouveau président
39:43de la République
39:48de la taxe foncière
39:48qui augmente
39:49de plus de 93%
39:50en 20 ans,
39:51c'est absolument considérable
39:52et c'est vrai
39:53que ça pèse énormément
39:54sur beaucoup de Français
39:55qui ne payent pas
39:55l'impôt sur le revenu
39:56mais qui payent
39:57ces taxes locales
39:58et en fait,
39:58moi j'ai le sentiment
39:59que c'est vraiment
40:00le résultat
40:01d'une fausse promesse
40:02d'Emmanuel Macron
40:02et même Macron
40:03lorsqu'il est arrivé
40:04au pouvoir
40:04avait promis
40:05de baisser les impôts
40:06et même d'en supprimer
40:07il a supprimé
40:08la redevance télé
40:10et il a supprimé
40:11la taxe d'habitation
40:12mais finalement
40:13la conséquence
40:14de la suppression
40:15de la taxe d'habitation
40:15c'est que finalement
40:18les charges
40:19se sont reportées
40:20sur la taxe foncière
40:23et donc la taxe foncière
40:24pourquoi elle augmente
40:25autant ?
40:26C'est parce qu'il y a
40:26un phénomène
40:27de vaste communicant
40:28et que finalement
40:29ce qu'on n'arrive plus
40:30à percevoir
40:31avec la taxe d'habitation
40:32on essaye de le récupérer
40:33par la taxe foncière
40:34et donc là
40:35c'est véritablement
40:36une duperie
40:36parce que finalement
40:37là le double quinquennat
40:39d'Emmanuel Macron
40:40se termine
40:40dans son bilan
40:43évidemment il mettra très haut
40:44le fait qu'il a supprimé
40:45des impôts
40:45parce que c'est vrai
40:46qu'en France
40:46on ne supprime
40:47jamais un impôt
40:48mais là
40:49il faut quand même
40:50reconnaître
40:50que c'est un peu
40:51une duperie
40:51parce qu'on a supprimé
40:52un impôt
40:52mais il y a un autre impôt
40:54qui a augmenté
40:54beaucoup plus
40:55et qui a permis
40:56finalement
40:57de récupérer d'une main
40:58ce qu'on avait lâché à de l'autre
40:59Puisqu'on parle de budget
40:59une petite question
41:00sur ce qui s'est passé
41:01et ce qui se passe
41:02d'ailleurs à Bruxelles aussi
41:03encore aujourd'hui
41:04puisque l'Assemblée nationale
41:05a voté en début de semaine
41:06le budget pour l'Union Européenne
41:08la contribution de la France
41:09qui est à hauteur de
41:10pour faire gros
41:1132 milliards
41:12à peu près
41:13d'euros
41:13On vous le conçoit
41:14Merci
41:14Vous me le concédez
41:16C'est sympathique
41:18Dans le programme du RN
41:20il y a une diminution
41:22drastique
41:22de cette contribution
41:23à hauteur de 5 milliards
41:25Non mais
41:26Jean-Michel Saint-Baptor
41:27Honnêtement
41:27déjà vous noterez
41:29que la semaine dernière
41:29il s'agissait de baisser
41:30de 11 milliards
41:31sur 30
41:32et là
41:33hier c'était 4,5 milliards
41:34Oui
41:34Tout simplement
41:35parce que Mme Le Pen
41:37n'a pas le pouvoir
41:37de baisser sa contribution
41:40parce que d'abord
41:41il y a des règles
41:42qui s'appliquent
41:42et la France les a signées
41:43Mme Le Pen
41:44est comptable
41:45du bilan d'Emmanuel Macron
41:46et de tous ses prédécesseurs
41:48si elle est élue
41:49à l'élection présidentielle
41:51et puis deuxième chose
41:52les Européens
41:53ne se laisseront pas faire
41:55Les Européens voient
41:56que la France
41:56est le meilleur
41:57Donc on laisse faire
41:58Mais non mais
42:00attendez
42:00Allons-y alors
42:01Jules
42:03le premier budget
42:04le premier budget
42:05de la Commission
42:05c'est la politique
42:06agricole commune
42:079 milliards
42:08Qui sont les premiers
42:10bénéficiaires
42:10de la politique
42:11agricole commune
42:11en Europe
42:12c'est les Français
42:12Si on commence
42:13si Mme Le Pen
42:15fait la maline
42:16arrive à Bruxelles
42:17en disant
42:17moi je baisse
42:18de 11 milliards
42:18mais les autres Européens
42:19vont lui dire
42:20mais écoute
42:20la PAC
42:21tu vas t'asseoir dessus
42:22et ça ne sera pas
42:239 milliards
42:24qu'on te reversera
42:25mais ça sera peut-être
42:257, 6 ou 5
42:26et là
42:27il faudra aller
42:28discuter avec les agriculteurs
42:29Et la réponse de Jules
42:30reste dans ce débat
42:31dans quelques instants
42:33il est 2h moins 10
42:34c'est Europe 1
42:3513h
42:3614h
42:38Europe 1 info
42:4013h
42:4014h
43:01Europe 1 info
43:03ne soit pas choqué
43:05qu'on puisse donner
43:06chaque année
43:0832 milliards
43:09parce que 32 milliards
43:10c'est pour maintenant
43:11je vous rappelle
43:11qu'en 2024
43:12la contribution française
43:13à l'Union Européenne
43:14c'était 22 milliards
43:15qu'en 2034
43:16la prévision porte sur 42 milliards
43:18c'est très intéressant
43:19moi ça ne me dérange pas
43:20qu'on donne de l'argent
43:20à l'Union Européenne
43:21et si on veut être
43:22tout à fait honnête
43:22la contribution nette
43:24on est plus
43:24entre 10 et 15 milliards
43:26donc le sujet
43:26il est entre ces 10 et 15 milliards
43:28qu'on donne en trop
43:29par rapport à ce qu'on perçoit
43:30mais juste
43:32on enlève les pensions de retraite
43:33le ministère de la justice
43:35c'est 11 milliards d'euros
43:39le budget
43:40c'est un sujet d'actualité
43:42de la recherche
43:42et de l'enseignement supérieur
43:43c'est 31 milliards d'euros
43:45donc chaque année
43:46on donne à une Union Européenne
43:48qui ne fonctionne pas
43:49que les Français
43:50à bord
43:51on le voit
43:52à chaque élection européenne
43:53où le Rassemblement National
43:54fait des scores
43:55qui sont quasiment
43:56du simple au double
43:57entre le premier et le deuxième
43:58qui ont voté
43:58je le rappelle
43:59contre la Constitution Européenne
44:01en 2005
44:02et ensuite
44:03on a fait passer en sous-main
44:04le traité de Lisbonne
44:05pour dire finalement aux Français
44:06qu'on n'en avait rien à faire
44:07de ce qu'ils disaient
44:08et donc on va donner
44:09des milliards et des milliards
44:10alors qu'on est en train
44:11de demander dans le budget
44:12aux Français
44:13de serrer la ceinture
44:14qu'on va supprimer
44:15l'abattement
44:16pour les retraités
44:17qu'on va augmenter
44:18toutes les taxes cachées
44:19qui sont dans notre budget
44:21qu'on a une exonération
44:23fiscale
44:23des entreprises
44:24qu'on nous avait promis
44:25en 2024
44:26comme temporaire
44:27qu'on nous avait repromis
44:28en 2025
44:28comme temporaire
44:29qu'on va remettre
44:30dans ce budget là
44:31donc à un moment donné
44:32posons la question
44:33cherchons les milliards
44:34ils sont dans l'Union Européenne
44:35On en récupère quand même
44:37quelques-uns
44:37Moi je trouve qu'il ne faut pas
44:39jeter le bébé avec l'eau du bain
44:40franchement
44:40c'est vrai que l'Europe
44:42mérite d'être réformée
44:43je suis tout à fait d'accord
44:44avec vous
44:44tout à fait d'accord avec vous
44:45mais de là à dire
44:46qu'il faut tout bazarder
44:47je trouve que c'est une grosse erreur
44:4915 milliards
44:50écoutez les Anglais
44:51écoutez les Anglais
44:52ils ont quitté l'Union Européenne
44:54ils s'en mordent les doigts
44:55aujourd'hui
44:55parce qu'ils voient bien
44:56que ça leur a coûté très cher
44:57c'est plus contestable que ça le Brexit
44:58non non non
44:59bah demandez aux Britanniques
45:01là ils sont en train de
45:01le Premier ministre britannique
45:03qui a dit qu'il allait rouvrir
45:04un petit peu
45:04les discussions
45:05les discussions
45:06d'une coopération accrue
45:08avec l'Union Européenne
45:09et l'homme du Brexit
45:09Néguel Farage
45:10n'a jamais été aussi haut
45:11dans les sondages
45:11depuis le Brexit
45:12c'est vrai
45:12le point pour vous
45:14les sondages
45:15justement
45:16puisque vous m'en parlez
45:17les sondages
45:18pour les intentions de vote
45:19pour la présidentielle française
45:20on est à 200 jours
45:21alors évidemment
45:22il reste 200 jours
45:23comme on dit
45:24mais voilà
45:26IFOP fiducial
45:27pour LCI Sud Radio
45:28qui a dévoilé hier
45:29c'est un sondage important
45:31parce qu'on est 3 jours après
45:31la victoire de Raphaël Glucksmann
45:33à la primaire socialiste
45:34le sauveur de la France
45:35donc on a
45:37donc on a un élément en plus
45:39et un candidat en plus
45:40qui est présent
45:41qui est là
45:43avec madame Natacha Polony
45:44c'est ce que j'ai dit
45:45vous avez compté Natacha Polony ou pas ?
45:47je crois
45:48dans vos 28
45:48bien alors
45:49le place
45:50donc Raphaël Glucksmann
45:52qui fait jeu égale
45:53avec Edouard Philippe
45:54les deux hommes recueillent chacun
45:5514% des intentions de vote
45:57dans ce scénario central
45:58où Gabriel Attal
45:58se présente également
45:59lui il est à 6%
46:00Jean-Luc Mélenchon
46:02garde pour l'instant
46:02deux points d'avance
46:03en deuxième position
46:04avec 16%
46:05Marine Le Pen
46:05domine largement la course
46:06elle récocterait
46:0734% des voix
46:09si le premier tour
46:10bien sûr
46:10avait lieu
46:11ce week-end
46:12je n'ai pas parlé
46:13de David Lissnard
46:14qui est
46:14je le crois
46:15puisqu'on en a parlé ensemble
46:16en off
46:17comme on dit
46:17Jean-Michel Salvatore
46:18qui est pour vous
46:19la surprise
46:19de ce sondage
46:21oui c'est une surprise
46:21et c'est une alerte rouge
46:23pour M. Rotaillot
46:25c'est vrai que la campagne
46:26de M. Rotaillot
46:27stagne depuis un bon moment
46:29il est autour de 7 et 8
46:30et là dans ce sondage
46:31il se retrouve à 5
46:33avec Lissnard
46:34qui lui passe devant
46:36et qui est à 6
46:37sans doute
46:38sans doute
46:38parce que Lissnard
46:39représente quelque chose
46:40qui n'était pas
46:42représenté actuellement
46:43parmi les candidats
46:44c'est-à-dire le libéralisme
46:45une politique
46:46beaucoup plus libérale
46:47au sens
46:48anglo-saxon du terme
46:49et comme Bruno Rotaillot
46:51a une image
46:52finalement beaucoup plus
46:53sur les questions régaliennes
46:55puisqu'il était
46:56un ministre de l'intérieur
46:57qui a marqué
46:57finalement il n'a pas réussi
46:59à imprimer
47:00une candidature
47:01je dirais complète
47:02qui allierait
47:03à la fois le régalien
47:04et l'économique
47:05et là Lissnard
47:06fait une percée
47:06parmi les chefs d'entreprise
47:08parmi tous ceux
47:08qui sont attachés
47:09à l'économie de marché
47:11et qui sont pro-business
47:12et jusqu'à présent
47:14c'est vrai que les pro-business
47:16étaient peu ou mal représentés
47:17et Lissnard
47:18comble ce vide
47:20est-ce que c'est une percée
47:22qui peut réellement
47:23s'installer dans la durée
47:24et se transformer
47:24en intention de vote
47:25le jour J
47:26encore une fois
47:27on est à 200 jours
47:29je réponds en un mot
47:30et puis
47:31je vais pouvoir réagir
47:32il a quand ?
47:33je lui donnerai la parole
47:34il l'a pris suffisamment
47:35vous inquiétez pas
47:36on l'a entendu quand même
47:37le libéralisme
47:40représente
47:40entre 5 et 10%
47:42en France
47:42jusqu'à présent
47:43le libéralisme
47:44n'a jamais réussi
47:46à faire plus
47:47tout le monde se souvient
47:48de Madeleine
47:49de Novelli
47:49etc
47:50donc là
47:51Lissnard
47:52présente une candidature
47:53qui est à la fois
47:54originale
47:55libérale
47:55et nouvelle
47:56parce que c'est une personnalité
47:57nouvelle pour les français
47:58tout le monde ne le connait pas
47:59il ne faut pas exagérer
48:00je pense que pour l'instant
48:01ce sont plutôt les urbains
48:02qui le connaissent
48:03donc on verra jusqu'où ça va
48:04mais pour Bruno Rataillot
48:06dont la campagne
48:08patinait
48:08je pense que c'est vraiment
48:09une alerte rouge
48:10vous faisiez référence
48:11à Hervé Novelli
48:12qui est un des soutiens
48:13de David Lissnard
48:13écoutez
48:14il était dans Europe
48:14un soir hier
48:15il a pour moi
48:16un grand avantage
48:18d'abord il n'a pas peur
48:20de se prononcer
48:21pour les libertés
48:23et je pense que les français
48:25l'ont compris
48:25et que les français
48:27se disent
48:27cette fois-ci
48:29et bien
48:29il faut changer
48:30si comme on le dit
48:32il se passe quelque chose
48:34et bien
48:35les sondages
48:36dans quelque temps
48:37le montreront
48:38Jules Torres
48:41Puis-je
48:42pardonnez-moi
48:42apparaître
48:43comme une sorte
48:44d'oiseau de mauvaise augure
48:45moi j'aime beaucoup
48:46le commentaire de sondage
48:47je les regarde tous
48:48et je les commente
48:50mais j'ai un gros problème
48:51avec les sondages
48:51dans cette élection présidentielle
48:53pour la simple et bonne raison
48:54que vous avez des sondages
48:55extrêmement contradictoires
48:57je prends un seul exemple
48:58pas cet IFOP là
48:59mais celui d'avant
49:00il est sorti au même moment
49:02qu'un sondage Harris
49:02Harris Interactive
49:03qui je le rappelle
49:04est l'institut de sondage
49:06qui était
49:06le plus proche du résultat
49:08à l'élection présidentielle
49:09de 2022
49:10à l'arrivée
49:11il y avait un delta
49:12de 7 points
49:13entre Jean-Luc Mélenchon
49:14et Édouard Philippe
49:15c'est-à-dire que
49:16dans un des sondages
49:17Édouard Philippe
49:18était positionné
49:195 points
49:20en dessous
49:21de Jean-Luc Mélenchon
49:21et dans un autre
49:22Mélenchon était
49:222 points au-dessus
49:23donc c'est très bizarre
49:25je ne comprends pas
49:26comment les instituts
49:27de sondage se débrouillent
49:28je ne comprends pas
49:29leur méthodologie
49:30ça ne veut pas dire
49:31qu'il faut remettre
49:31tout un système
49:32en marche
49:33mais ça montre
49:33qu'il y a une volatilité
49:35totale aujourd'hui
49:36de l'électorat
49:36et qu'il y a
49:37un seul électorat
49:39qui est certain
49:40de ce qu'il va faire
49:40c'est l'électorat
49:41de Marine Le Pen
49:42Marine Le Pen
49:43ne bouge dans aucun sondage
49:44elle est toujours
49:46entre 32 et 33
49:48Jean-Luc Mélenchon
49:49terminera
49:50je vous mets ma main
49:51à couper ici maintenant
49:52terminera au-dessus
49:53on le note
49:54notez-le
49:54il terminera au-dessus
49:56de 20%
49:57je pense que
49:57la candidature
49:58de Raphaël Glucksmann
49:59est une comète
50:00de la même manière
50:01que celle de
50:01Bruno Rotaillot
50:02et de David Lysnard
50:03je pense
50:04au vu de la solidité
50:06de l'électorat
50:07de Marine Le Pen
50:07n'arriveront pas
50:08de toute manière
50:09à enclencher une dynamique
50:10Bruno Rotaillot
50:11qui est l'invité
50:11de Pascal Praud
50:12tout à l'heure
50:12sur Europe 1
50:13à 16h
50:14il répondra
50:15à vos questions
50:16moi je vous retrouve
50:16demain à 1h
50:18et là vous retrouvez
50:19Marie-Estelle Dupont
50:20et Romain Desarbes
50:21je serai là
50:22je serai là
50:23et là
50:24pour suivre votre après-midi
50:26c'est Marie-Estelle Dupont
50:27et Romain Desarbes
50:28juste après
50:29le journal permanent
50:30de Mili-Des
50:30bon après-midi à tous
50:31c'était Kelly Mathias
50:32sur Europe 1

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