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00:00PNP Paribas.
00:30On les retrouve juste après votre journal.
00:32Et à la une, des files d'attente interminables, des ponts parfois à sec.
00:36Face à la flambée des carburants, le plafonnement des prix mis en place chez Total provoque une véritable ruée vers
00:42les stations.
00:43Reportage européen dans le Nord dès le début de ce journal.
00:46Un affront à la douleur des victimes.
00:48Le ministre de la Justice Gérald Darmanin monte au créneau face à une possible libération anticipée du logisticien des attentats
00:55du 13 novembre incarcéré en Belgique.
00:57Explication européenne dans cette édition également.
01:00Et puis nouvel épisode de la série Europe 1 pour mieux connaître le souverain pontife qui débute sa visite en
01:05France dans trois jours.
01:06De Robert Francis Prévost à Léon XIV.
01:08On s'intéresse aujourd'hui au caractère, à la personnalité du Saint-Père.
01:12Ce sera en fin de journal.
01:14Bonjour Géraldine Hamon.
01:15Bonjour Maëlle.
01:16La tendance météo avec vous et ce temps bien lumineux pour un début d'automne.
01:19Exactement puisque le soleil, vous l'avez remarqué, va en effet dominer sur la majorité du pays avec des températures
01:23encore élevées pour la saison.
01:25Elles seront comprises entre 20 et 25 degrés du nord de la Bretagne aux Hauts-de-France et au Grand
01:29Est.
01:29Entre 25 et 30 degrés ailleurs avec des points de jusqu'à 31-32 degrés de l'Aquitaine à la
01:34région PACA et jusqu'à 33 degrés à Perpignan.
01:37On en parle pour une minute à la fin des journales.
01:40Europe 1.
01:41L'explosion des prix des carburants, elle impacte directement le pouvoir d'achat des Français.
01:46Mais elle fait également les bonnes affaires du groupe Total Energy.
01:49Les stations Total sont totalement prises d'assaut et pour cause.
01:53Elles proposent le litre de diesel à 2,25€, 1,99€ pour le sans-plomb.
01:57C'est 15 à 20 centimes de gagné.
01:59Et cela engendre de longues files d'attente et même des ruptures de stock parfois.
02:03Illustration à Ronchin dans le nord avec le correspondant d'Europe 1, Maximilien Carlier.
02:073, 4, 5 voitures parfois devant chaque pompe de cette station essence.
02:12Les prix plafonnés attirent les automobilistes.
02:15Mais il faut trouver le bon créneau pour mettre du carburant, explique Alicia.
02:19Je suis passée vers 11h30 midi.
02:21C'était blindé.
02:22Ça faisait la queue jusqu'au bout de la route.
02:24On ne pouvait même plus passer.
02:25Du coup, j'ai dû essayer de tenir un petit peu pour venir faire le plein maintenant.
02:28Mais c'est infernal.
02:30Infernal, mais indispensable, ajoute cette étudiante qui calcule le moindre centime pour boucler son budget.
02:35Juste à côté, Annie.
02:37Elle aussi est agacée à l'idée de devoir patienter.
02:39On n'a pas le choix. C'est le total le moins cher.
02:42Mais un jour ou l'autre, je crois que ça va craquer.
02:44Car en plus, on tourne longtemps, souligne cette conductrice, pour dénicher du carburant à un tarif avantageux.
02:51Des stations totales sont en rupture de stock, poursuit-elle.
02:53Je regarde sur mon téléphone où le gazoil est encore disponible.
02:57Il n'y a presque plus rien.
02:58C'est très grave.
03:00Je dois faire 15 kilomètres pour aller chercher du gazoil.
03:03Et hors de question de payer mon carburant à plus de 2,40 euros, conclut cette retraitée dépitée.
03:10Aronchin, Maximilien Carlier, Europe 1.
03:12Autre conséquence de ces prix de l'essence au sommet, les Français se tournent de plus en plus vers les
03:16véhicules électriques.
03:1830% des ventes depuis le début de l'année.
03:20C'est presque deux fois plus qu'en 2025.
03:22Une croissance si forte que pour honorer les commandes, l'usine Renault de Douai va repasser au 3,8.
03:27Production 24 heures sur 24.
03:29C'est du jamais vu depuis des années.
03:31Une nouvelle organisation qui débute dans quelques jours, une fois la campagne de recrutement terminée.
03:36Explication d'Aurélien Fleureau du service économie d'Europe 1.
03:39Les recrutements s'enchaînent depuis la reprise après la pause estivale.
03:42350 intérimaires pour compléter l'équipe de nuit dans une usine qui produit bien sûr la R5,
03:47numéro 2 du marché du 100% électrique avec près de 27 000 immatriculations sur les 8 premiers mois de
03:53l'année.
03:54Mais aussi le Scénic et la Mégane, tout comme la Nissan Micra, l'Alpine A290 et le Mitsubishi Eclipse Cross.
04:01Le temps du chômage partiel faute de commandes semble loin, se réjouit Fabien Glohagen, délégué FO.
04:07Il va falloir 350 personnes supplémentaires pour passer d'une demi-équipe de nuit et d'équipe complète pour pouvoir
04:13faire face à la demande commerciale sur l'électricité.
04:15C'est hyper positif.
04:16Ça fait longtemps qu'un site industriel de l'automobile en France n'a pas tant d'entrevite, on fait
04:20très clair.
04:20Donc on peut dire qu'à terme, il va falloir s'adapter pour faire 1200 véhicules par jour.
04:24Et même recruter aussi pour les équipes de jour si la demande est toujours aussi forte.
04:28De quoi réduire les délais de livraison de la R5 puisque dans certaines concessions,
04:32quand un acheteur arrive, le vendeur a parfois du mal à lui donner une date précise de réception de sa
04:38voiture en commandant.
04:39En ce moment, il faut souvent attendre début 2027.
04:42Merci à vous, Aurélien Fleureau du service économie d'Europe 1.
04:45A plus court terme, face à cette crise des carburants,
04:48le gouvernement va dévoiler cet après-midi une nouvelle série de mesures de soutien au foyer français.
04:53Toujours pas de ristourne générale, mais des aides ciblées élargies,
04:56ainsi qu'une règle d'or fiscale voulue spécifiquement par Sébastien Lecornu.
05:00Explication Europe 1 avec Jacques Serret.
05:02Oui, le gouvernement veut d'abord corriger un raté.
05:05L'aide de 100 euros destinée aux gros rouleurs devait profiter à 3 millions de Français
05:10et seule la moitié l'a demandé.
05:13Alors à partir du 1er octobre, elle sera remplacée par un nouveau dispositif.
05:18Roland Lescure veut que cette aide soit cette fois versée automatiquement.
05:23aux bénéficiaires déjà identifiés et son montant sera précisé cet après-midi.
05:27Des aides spécifiques sont aussi prévues pour les professions très dépendantes de leurs véhicules,
05:32notamment dans la santé.
05:34Les dispositifs pour les pêcheurs, le BTP ou encore les agriculteurs sont eux prolongés.
05:39Mais Sébastien Lecornu veut surtout graver une règle d'or dans le budget 2027.
05:43Si la hausse des carburants rapporte davantage de TVA à l'État,
05:48ce surplus devrait être neutralisé puis rendu aux Français.
05:53Enfin, Emmanuel Macron demande à Bruxelles d'assouplir certaines normes
05:56pour permettre aux raffineries de produire davantage.
05:59Une réponse ciblée donc, avec une obsession pour l'exécutif,
06:04empêcher que la flambée à la pompe ne rallume une colère sociale.
06:31Emmanuel Macron est à New York avant de prendre la parole ce soir à la tribune des Nations Unies.
06:35Il a rencontré hier à son arrivée Donald Trump.
06:37Rendez-vous de 45 minutes organisées à la Trump Tower.
06:41Et elle a créé une discussion jugée très constructive par le chef de l'État.
06:44Emmanuel Macron a la manœuvre lui aussi pour faire baisser les cours du pétrole
06:48par la voie diplomatique, mais avec quel levier Arthur Delaborde ?
06:51Obtenir des concessions sur l'énergie sans attendre la fin des guerres,
06:55c'est le pari d'Emmanuel Macron qui veut s'appuyer sur Donald Trump
06:58pour chercher des accords limités d'Hormuz à l'Ukraine.
07:01Tenter d'essayer de tout faire pour ouvrir justement Hormuz.
07:04Permettre de libérer les volumes.
07:05Comment mieux sécuriser les sites de sortie du pétrole ?
07:09C'est important pour les cours mondiaux.
07:11Il y en a une longue discussion sur l'Ukraine et la Russie.
07:15Nous sommes revenus sur évidemment les initiatives qu'on pourrait prendre
07:18pour trouver un moratoire sur les questions énergétiques.
07:20Un moratoire qui viserait l'arrêt des frappes sur les infrastructures énergétiques russes et ukrainiennes.
07:25Concrètement, Paris veut aussi une résolution du conseil de sécurité pour sécuriser la navigation dans le détroit d'Hormuz
07:32et propose de protéger des installations pétrolières saoudiennes.
07:36Encore faut-il convaincre les deux camps.
07:38Car convaincre Washington ne suffit pas à faire céder Moscou ou Téhéran.
07:42A ce stade des propositions, mais aucun accord annoncé ni aucune baisse rapide garantie à la pompe.
07:47Arthur Delaborde du service politique d'Europe.
07:50Dans l'actualité également, il est l'un des auteurs indirects des attentats du 13 novembre 2015.
07:55Mohamed Bakali, le logisticien de ces attaques meurtrières,
07:59pourrait bénéficier d'une libération anticipée en Belgique où il est actuellement incarcéré.
08:03Si elle est confirmée, il s'agirait d'un affront à la douleur des victimes.
08:07C'est ce que dit Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
08:10qui met en garde Bruxelles sur cette question, Wilfried de Villers.
08:13Oui, dans une lettre adressée à son homologue belge,
08:15Gérald Darmanin s'étonne de cette possible libération conditionnelle.
08:19Après écrit-il seulement 11 ans d'incarcération.
08:22Mohamed Bakali, 39 ans, est considéré comme le logisticien des terroristes du 13 novembre.
08:27C'est notamment lui qui a géré leurs déplacements, loué leurs planques.
08:30C'est pour ces faits qu'il a été condamné à Paris en 2022 à 30 ans de prison, dont
08:3420 ans de sûreté.
08:36Mais de nationalité belge, Mohamed Bakali est retourné purger sa peine dans son pays.
08:40Et en Belgique, les modalités d'exécution sont régies par le droit local.
08:44Il se retrouve donc libérable dès le tiers de sa peine, soit 10 ans d'emprisonnement.
08:48Et attend désormais une audience prévue le 29 septembre pour savoir s'il pourra bénéficier d'une liberté sous surveillance
08:55électronique.
08:56Dans sa lettre envoyée au ministre belge de la Justice, Gérald Darmanin dénonce donc une situation insupportable.
09:02La semaine dernière, les victimes des attentats du 13 novembre avaient évoqué un sentiment de trahison
09:07face à la perspective d'une libération conditionnelle de Mohamed Bakali.
09:10Wilfried de Villers pour Europe.
09:12Et puis l'arrivée du pape Léon XIV en France se rapproche à grands pas.
09:17Une visite apostolique de 4 jours qui démarre vendredi avec 3 étapes pour le Saint-Père, Paris, Lourdes et Metz.
09:23Toute cette semaine, Europe 1 vous propose de mieux connaître le nouveau souverain pontife,
09:27élu il y a un peu plus d'un an maintenant.
09:29Aujourd'hui avec vous Frédéric Michel, on s'intéresse plus particulièrement
09:32à la personnalité au caractère de Robert Francis Prévost, devenu donc Léon XIV.
09:36Quand le monde découvre le visage du nouveau pape acclamé par une foule en guesse,
09:41peu de gens reconnaissent le cardinal américain Prévost.
09:44Il n'était pas le favori mais un outsider, passionné de sport, supporter de la Roma
09:49et du club de baseball des White Sox.
09:51C'est un bon joueur de tennis qui avait ses habitudes dans une salle de sport proche du Vatican.
09:56Discret mais ferme, réservé et à l'écoute, c'est de l'avis de tous,
10:00un excellent administrateur, un chef d'équipe mesuré qui s'est tranché dans la difficulté.
10:05Le cardinal Jean-Marc Aveline a travaillé à ses côtés dans le puissant Dicaster pour les évêques,
10:10un ministère de la curie romaine.
10:12C'est un homme qui aime faire circuler la parole avant de se faire une idée,
10:16d'écouter le pour, d'écouter le contre.
10:17Et puis une fois qu'on a décidé, c'est quelqu'un qui est capable de tenir cette décision, de
10:21l'assumer.
10:22Fidèle à Saint-Augustin, Léon recherche l'unité profonde de l'église.
10:25Il est apprécié des différentes sensibilités et s'il honore l'héritage du pape François,
10:30il roule à sa manière, lui qui fut professeur de conduite, pour gagner de l'argent durant ses études.
10:35Enfin, il rêvait d'être camionneur et raconte dans un livre,
10:38tout le monde sait que j'aime conduire et j'ai conduit des véhicules de toute forme et de toute
10:43taille.
10:43Frédéric Michel pour Europe 1, merci à vous.
10:46On apprend également ce matin qu'Emmanuel Macron n'assistera à aucune des messes données par le pape Léon XIV.
10:51Lors de son voyage en France, il introduira en revanche le discours du Saint-Père à Metz lundi prochain.
10:57Tous les dirigeants des pays de l'Union Européenne sont également conviés.
11:00Europe 1, il est 13h12, direction la Bourse de Paris.
11:03Prêt pour la réforme de la facturation électronique et pour la chronique bourse avec Penny Lane.
11:09Avec Claire Lemaitre de Boursier.com, Claire, un CAC 40 dans le vert pour cette première partie de séance.
11:14Oui, le CAC 40 gagne encore quelques points après son rebond de la veille.
11:18Il s'adjuge 0,6% et la séance va être animée par l'ouverture de l'Assemblée Générale des
11:23Nations Unies à New York.
11:24Donald Trump doit intervenir, on va surveiller car ses déclarations pourraient bien faire bouger les marchés.
11:30En attendant, l'action Fusion bondit de 12%.
11:33Le spécialiste de l'étiquetage électronique a publié de solides résultats semestriels.
11:38Les analystes saluent également les commentaires optimistes du groupe pour 2027.
11:44Il y a peu de baisses significatives sur le CAC 40, mais Total Energy aligne une cinquième séance de repli.
11:49L'action perd 1,4% alors que le brut, les cours du brut ont un peu reculé ces derniers
11:55jours.
11:55En Europe, Londres gagne 0,9%, plus 0,5% pour Francfort, plus 0,6% à Paris pour le
12:01CAC 40, on est à 8187 points.
12:04Merci Claire Lemaitre, bonne suite de séance et à demain.
12:07C'était la chronique bourse avec Penny Lane, l'outil qui réunit compta, facturation et compte pro pour passer facilement
12:12à la facture électronique.
12:14Penny Lane.
12:14Quand la compta va, tout va !
12:16On passe à la météo de Géraldine, à Mont-Géraldine.
12:19C'est deux mots qui priment aujourd'hui, le soleil et la chaleur.
12:21Et oui, 33 degrés à Perpignan cet après-midi, il fera 32 degrés à Cahors, 31 degrés à Montpellier, on
12:28attend 30 degrés à Bordeaux et Avignon, 29 degrés en Corse, 28 à Rennes, 27 à Quimper et Lyon, 25
12:34degrés dans la capitale, 24 à Brest, 23 à Caen et Strasbourg, 22 à Lille, 21 degrés à Dunkerque et
12:4220 degrés un peu plus frais à Boulogne-sur-Mer cet après-midi.
12:45Et côté ciel, vous l'avez remarqué, le temps, le ciel va rester bien ensoleillé sur l'ensemble du pays.
12:51Notez que quelques cumulus tout de même vont se développer sur les Alpes du Sud et le relief Corse sans
12:56apporter de pluie.
12:58Et ce soir, des bancs de brouillard vont se former sur le nord de la Bretagne.
13:00Le Mistral souffle jusqu'à 60 km heure et la Tramontagne jusqu'à 50 km heure.
13:05Et demain, le soleil sera aussi généreux comme aujourd'hui et les températures bien élevées.
13:11Les maximales seront toujours entre 20 et 24 degrés près de la Manche et des frontières du Nord, 29 degrés
13:17sur le reste de la moitié nord du pays jusqu'à 32 degrés au Sud.
13:20Merci Géraldine Lamont.
13:2213h, 14h, Europe 1 Info.
13:2613h15 sur Europe 1, la suite d'Europe 1 Info avec le docteur Brigitte Millot.
13:30C'est la rubrique santé du jour.
13:31Bonjour docteur.
13:32Bonjour tout le monde.
13:33Brigitte, le lendemain de la journée sur la maladie d'Alzheimer et après nous avoir parlé hier de ses formes
13:38les plus jeunes,
13:39vous nous expliquez aujourd'hui qu'un centre de recherche va prochainement ouvrir ses portes.
13:43Mais d'abord, vous nous rappelez ce qui se passe dans un cerveau quand il est touché par cette maladie.
13:48Alors, dans la maladie d'Alzheimer, deux protéines sont particulièrement impliquées.
13:53La bêta-amyloïde et la protéine Tau.
13:55Ce sont des protéines que nous avons tous dans nos cerveaux.
13:58Mais dans cette maladie, elles se transforment et s'accumulent à la fois à l'intérieur des neurones, mais aussi
14:04entre les neurones.
14:06Et elles finissent par provoquer l'étouffement, la dégénérescence et la mort des neurones, avec tous les signes que l
14:12'on connaît.
14:13On sait aujourd'hui que les lésions cérébrales sont présentes bien avant les symptômes.
14:18Alors, avant, on posait le diagnostic au décès du patient, à l'autopsie, en analysant les coupes de cerveau.
14:24Aujourd'hui, on peut poser le diagnostic après les examens neuropsychologiques poussés ou à l'aide de PET scans particuliers,
14:31voire d'une ponction lombaire.
14:33Et certains centres spécialisés recherchent plusieurs biomarqueurs qui renseignent justement sur l'amyloïde, la protéine Tau et la souffrance des
14:41neurones.
14:41Alors, l'idée de ce centre, qui ouvrira ses portes en 2027 à la Pitié-Salpêtrière, le CERMAD, Centre d
14:50'Excellence et de Recherche sur Alzheimer et les Maladies Dégénératives,
14:55l'objectif est notamment de faire de la recherche en partenariat avec des hommes et des femmes volontaires.
15:01Plus avec des souris, ce n'est pas de la recherche fondamentale.
15:04L'idée est d'arriver à identifier les personnes à risque, de comprendre comment évolue la maladie,
15:11et surtout d'arriver à poser un diagnostic de maladie d'Alzheimer avant l'apparition des symptômes,
15:18de manière à pouvoir retarder justement l'apparition de ces signes.
15:23Et quand on regarde ce qui se passe dans le monde, il y a actuellement 158 candidats médicaments à l
15:29'étude.
15:30Et alors, moi je vous le dis, quand les labos investissent, c'est sûrement qu'ils ont de bonnes raisons
15:35de le faire.
15:35Donc oui, la recherche progresse.
15:37Ça donne des raisons d'espérer.
15:39Et merci Dr Millau, à demain, pour une nouvelle consultation quotidienne.
15:43Restez avec nous dans un instant.
15:44On ouvre les débats d'Europe 1.
15:46Il faut le gouvernement qui va annoncer cet après-midi de nouvelles aides destinées aux Français
15:49les plus touchés par la flambée des prix des carburants.
15:52Cela suffira-t-il à apaiser la colère sociale qui couvre ?
15:55Et comment réagir à cette idée de règle d'or lancée par l'exécutif ?
15:58Qu'euro de TVA supplémentaire généré par les carburants qui sera réservé aux Français.
16:03Étrange, étrange, vu que l'État clame haut et fort qu'il ne fait que perdre de l'argent depuis
16:08le début de la crise.
16:08Et on en parle avec vos trois chroniqueurs dans un instant sur Europe 1.
16:11Hélène Rouet, Michel Fayad et Sébastien Ligné.
16:14Il est 13h18, excellent après-midi.
16:16Vous écoutez Maëlle Laurence sur Europe 1.
16:1813h, 14h.
16:20Europe 1 Info.
16:22.fr.
16:2213h, 14h.
16:24Europe 1 Info.
16:2513h21, vous écoutez Maëlle Laurence sur Europe 1 pour Europe 1 Info.
16:29Et on vous retrouve avec vos chroniqueurs du jour pour débattre de l'actualité de ce mardi 20 de septembre.
16:34Michel Fayad, chroniqueur international sur Europe 1 et CNews.
16:37Il y a aussi Hélène Rouet, journaliste au JDD que vous retrouvez aussi dans Europe 1 Soir le week-end.
16:42Et journaliste, journaliste politique Sébastien Ligné.
16:45Bonjour Sébastien, bonjour Michel et bonjour à la journaliste qui ne dort jamais, Hélène Rouet.
16:50Bienvenue à tous les trois, on part tout de suite de l'actualité de ces nouvelles aides du gouvernement
16:54qui vont être annoncées cet après-midi pour tenter de répondre à la flambée des prix des carburants toujours au
16:59sommet.
16:59On n'a pas tout le détail, mais on connaît la philosophie qui ne va pas changer.
17:03Aide ciblée peut-être plus généreuse sur le montant et sur qui pour en bénéficier.
17:07Mais rien sur la fiscalité ou le blocage des prix.
17:10Jérôme Guedge, député socialiste et candidat à la primaire PS,
17:14juge déjà ses réponses de l'État sur le carburant insuffisante.
17:17Il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur CNews et Europe 1.
17:20Nous tous, nous vivons à la pompe ce sentiment vertigineux d'être pris à la gorge.
17:27Et aujourd'hui, le sentiment qu'il n'y a pas la mobilisation de l'ensemble des outils qui sont
17:32possibles pour arrêter.
17:32Pas de réponse de l'État suffisante pour vous.
17:34Elles ne sont pas suffisantes, incontestablement.
17:36Et la détresse de toutes celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler,
17:41pour aller visiter un proche, pour faire leurs courses,
17:44notamment en dehors des métropoles où il peut exister des transports en commun,
17:48quand ils fonctionnent.
17:50Mais en milieu rural, dans les zones dites périphériques,
17:53je n'aime pas cette expression, la voiture elle est indispensable.
17:56Donc les réponses ne sont pas suffisantes.
17:58Sébastien Ligné, est-ce que l'État, dans cette crise des carburants, gère bien ?
18:01Est-ce qu'il gère tout court ?
18:02Non mais pardon, moi je trouve qu'il y a un enchaînement de propos,
18:06notamment aujourd'hui, qui n'ont absolument aucun sens.
18:09C'est-à-dire que d'un côté, on a en effet Sébastien Lecornu,
18:11qui, pour ne pas reconnaître qu'en effet, il se trompe depuis le début
18:15sur ce refus de vouloir baisser les taxes,
18:18ce qu'a fait tous nos voisins européens.
18:20C'est ce que demandent pas mal de candidats à la présidentielle.
18:22Alors que nous sort Sébastien Lecornu de son chapeau ?
18:24Cette idée d'une règle d'or et d'une promesse de rendre l'argent potentiel
18:28aux Français sur les bénéfices de la TVA.
18:31Mais il nous explique dans la même phrase que, pour le moment,
18:33la France ne fait pas de bénéfices sur la hausse des carburants.
18:37Moi je parle, il n'y a pas besoin d'être un Bac plus 5 en finances.
18:40Je pense que tous les Français se disent,
18:41on a 50 à 60% de taxes sur le prix de l'essence.
18:45L'essence a été multipliée quasiment par deux par endroit.
18:48On se demande ce qui se passe.
18:49Et pour se justifier de ce non-profit,
18:53Sébastien Lecornu nous dit,
18:54oui mais parce que la consommation dans le même temps a baissé.
18:57Sauf que pourquoi la consommation a baissé ?
18:59Tout simplement parce que les prix de l'essence
19:01jouent aussi sur la consommation
19:02avec des Français qui sortent moins,
19:04qui se déplacent moins.
19:05Donc c'est le serpent qui se mord la queue.
19:06C'est toute la machine économique qui est grippée.
19:09Hélène Rouet.
19:09Surtout le gouvernement ne supporte pas
19:11de regarder sa propre responsabilité en face.
19:13Je vous renvoie à ce qu'avait dit le Roland Lescure
19:16dans le Parisien dimanche.
19:17C'était il y a à peu près 10 jours maintenant.
19:18À un moment donné, on lui pose la question
19:20justement sur les autres pays européens.
19:21Et la journaliste lui dit,
19:22oui mais en Italie, en Allemagne, en Espagne,
19:25pourquoi vous expliquez qu'ils se débrouillent aussi bien ?
19:27Enfin, vraiment beaucoup mieux que nous.
19:29Et là, Roland Lescure dit,
19:30ah oui mais tous ces pays ont une chose en commun,
19:31ils ont restauré leurs finances publiques.
19:33Et là, vous savez, la réponse s'arrête là.
19:35Et on a tellement envie de lui dire,
19:36mais vous attendez quoi ?
19:37Vous attendez quoi ?
19:38Que n'avez-vous pas fait depuis 9 ans et demi ?
19:40Non mais ça paraît dingue.
19:41Vous attendez quoi pour le faire en France ?
19:42Et effectivement, la réponse s'arrête là.
19:44Donc ça, voilà,
19:45le ministre de l'économie, Roland Lescure,
19:47qui dit dans la même interview, bien sûr,
19:48qu'ils ne toucheront jamais aux taxes, etc.
19:50Alors que je le rappelle aussi,
19:51il y a 9 Français sur 10
19:52qui évidemment le demandent.
19:54Tout simplement, là,
19:55le gouvernement ne regarde pas sa responsabilité en face.
19:57Ils ne veulent pas regarder, nous aussi,
19:59ce qu'ils ont fait,
19:59c'est-à-dire brader notre souveraineté,
20:00notamment en termes de raffinerie.
20:02Je rappelle qu'en 1975,
20:03on en avait 24.
20:04Maintenant, on n'en a plus que 7,
20:06me semble-t-il,
20:06dont une dans les Dom-Toms.
20:07Et on va en reparler dans quelques instants
20:07avec vous, notamment Michel.
20:08Non mais voilà,
20:09donc on ne veut pas aussi regarder
20:10notre responsabilité
20:11et notre responsabilité en face.
20:13Et le problème, c'est qu'aujourd'hui,
20:14c'est les Français qui payent la facture
20:15et certains beaucoup plus que d'autres.
20:16Et des ministres qui assurent
20:17continuellement depuis plusieurs jours
20:19que l'État ne gagnait pas
20:20un seul euro en matière de recettes
20:22sur les carburants.
20:22Et là, on nous invente
20:25cette règle d'or.
20:26Alors le mot est à la mode
20:26de règle d'or.
20:27Michel, qu'est-ce que vous en pensez ?
20:29Non, moi, je trouve que c'est bien entendu
20:30du n'importe quoi,
20:31comme ça a été dit
20:33par Sébastien et Hélène.
20:34Maintenant, je pense qu'effectivement,
20:36l'État aurait pu déjà utiliser
20:38cet argent pour remettre en marche
20:41peut-être au moins deux raffineries
20:43qui ont été fermées ces dernières années.
20:47Puisqu'au début du mandat
20:49de François Hollande,
20:50ont été fermées deux raffineries,
20:51celles de Petit-Coronne,
20:53en Normandie,
20:54qui faisaient à l'époque
20:55100 000 barils par jour,
20:57mais qui avaient une capacité
20:58de raffinage de 300 000 barils par jour
21:00s'il le fallait.
21:01Et il y avait également
21:02une raffinerie près de Fosset de Marseille
21:04qui n'est pas celle
21:04qui tourne aujourd'hui,
21:05mais une autre plus petite
21:06qui est mise sous cocon
21:08et qui donc pourrait être relancée
21:10et qui a un tout petit peu moins
21:11que 100 000 barils par jour.
21:12Mais enfin, si on augmente
21:13notre capacité de raffinage,
21:15comme Hélène vient de le dire aussi,
21:17eh bien, ça nous permettrait
21:18d'avoir davantage de produits raffinés
21:20sur le marché
21:21et de fait, pousser le prix vers le bas
21:23à une condition
21:25et c'est que,
21:26comme disait pour le coup Sébastien,
21:28la question
21:30eh bien,
21:31de la fiscalité
21:34se change
21:35parce que sinon,
21:36en fait,
21:37si vous voulez,
21:37il faut comprendre
21:38que 1 dollar de baril,
21:401 dollar de plus
21:41au niveau du prix du baril,
21:43grosso modo,
21:45c'est 10 centimes à la pompe.
21:46Donc, sur les marchés,
21:471 dollar à la pompe
21:49pour le consommateur,
21:50à peu près.
21:5110 centimes.
21:52Donc, voilà,
21:53après,
21:53ici, il y a une augmentation
21:54qui est plus importante,
21:56c'est en raison de la fiscalité.
21:57On va continuer à en parler
21:58de cette crise des carburants
21:59qui tient notamment,
22:00dans le cas d'espèces,
22:01des capacités de raffinage
22:03qui sont bien mises à mal
22:04au Moyen-Orient
22:04et en France également.
22:05on va en parler.
22:07Michel Fayad,
22:07vous allez tout nous expliquer.
22:08Hélène et Sébastien,
22:09vous serez là également.
22:10Europe 1,
22:11il est à 13h26,
22:12vous écoutez Maëlle Laurence
22:13sur Europe 1.
22:1413h, 14h.
22:16Europe 1.
22:1813h, 14h.
22:20Europe 1 Info.
22:21Excellent après-midi
22:22à l'écoute d'Europe 1
22:22et d'Europe 1 Info,
22:2313h32.
22:24Maëlle Laurence,
22:24vous retrouvez
22:25avec vos chroniqueurs,
22:26Michel Fayad,
22:26Hélène Rouet
22:27et Sébastien Ligny.
22:28Et on va poursuivre
22:29cette discussion
22:29sur la crise des carburants,
22:31essayer de comprendre
22:31aussi pourquoi
22:32les prises à la pompe
22:33sont et restent au zénith.
22:35On en parlait à l'instant.
22:36Ça devrait même continuer
22:36à progresser encore
22:38de 15, 20 ou 25 centimes.
22:40On en parlait notamment
22:41ce week-end
22:42dans Europe 1 Info.
22:43Vous étiez là,
22:44Michel.
22:45Hélène,
22:45vous nous manquiez beaucoup.
22:46Nous étions alors
22:47avec Philippe Chalmin.
22:50Et le sujet
22:50dont on parlait notamment,
22:51c'est celui du raffinage
22:52qu'on a commencé
22:53à évoquer tout à l'heure.
22:54Les capacités de raffinage
22:56qui sont mises à mal
22:58historiquement en France,
22:59on vient d'en parler,
23:01mais aussi et surtout
23:02au Moyen-Orient.
23:02Michel, expliquez-nous.
23:04Pour le raffinage
23:05ou pour l'exportation ?
23:06Le raffinage
23:06est le sujet
23:07de ces capacités
23:08de raffinage
23:09absolument mis à mal
23:11par la guerre
23:11au Moyen-Orient.
23:12Déjà,
23:13effectivement,
23:14en France,
23:15vu qu'on a moins
23:16de raffinerie,
23:17on est devenu
23:17un pays
23:18qui importe
23:18une partie
23:19de nos produits raffinés,
23:21notamment le diesel,
23:22qu'on achète
23:23beaucoup plus cher
23:24finalement
23:24que celui qu'on produit
23:25puisqu'il y a le transport,
23:27l'assurance,
23:27les marges
23:28qui sont ajoutées.
23:29C'est un sujet majeur
23:30dans un contexte de guerre.
23:32Et puis,
23:34il y a toute l'hypocrisie
23:35aussi où on n'achète
23:36pas le pétrole russe
23:37mais on achète
23:37du diesel indien
23:39fait à partir
23:40de pétrole russe.
23:41Et en réalité,
23:42il y a le fait
23:44que les Ukrainiens
23:44ont détruit
23:46certaines capacités
23:47de raffinage
23:47en Russie
23:48et donc la Russie
23:49a interdit
23:50une partie
23:51et même maintenant
23:52la totalité
23:52de ses exportations
23:53de diesel
23:54dans le reste du monde.
23:55Et donc,
23:56ça impacte
23:56le prix du diesel.
23:57Et puis,
23:58au Moyen-Orient,
23:59effectivement,
24:00le Moyen-Orient
24:00est exportateur
24:01aussi de diesel.
24:03Pas tous les pays.
24:03L'Iran,
24:04même avant la guerre,
24:05n'était pas exportateur.
24:06Il était même importateur.
24:09Mais en tout cas,
24:10maintenant,
24:10on se retrouve
24:12séparés
24:12de deux marchés.
24:13Le marché russe
24:14et le marché...
24:15Qui sont deux marchés majeurs.
24:17Deux marchés majeurs.
24:18Donc,
24:18la Russie
24:19et le Moyen-Orient.
24:21Maintenant,
24:22je veux juste tirer
24:22une chose
24:22sur le pétrole brut.
24:24C'est que
24:24les trois plus grands
24:25pays producteurs
24:25au monde,
24:26ce sont les Etats-Unis,
24:27la Russie
24:28et l'Arabie Saoudite.
24:29Les trois produisent
24:30à peu près
24:3010 millions
24:31de barils
24:32de pétrole brut
24:33par jour.
24:34Et là,
24:34on est en train
24:35de se retrouver
24:35avec un pays
24:36qu'on a placé
24:37sous sanction
24:37et donc
24:39on ne lui achète pas.
24:40La Russie.
24:41La Russie.
24:41Et un autre pays
24:42qui se retrouve
24:43en fait bloqué
24:45parce que
24:46c'est deux sorties possibles.
24:47Donc,
24:47d'un côté,
24:49à travers la mer Rouge
24:50au nord,
24:51le canal de Suez
24:52au sud,
24:52le détroit de Bab-el-Mandeb
24:53est bloqué.
24:54Et de l'autre côté,
24:55l'autre route
24:56de sortie
24:57qui est le détroit
24:57d'Hormuz
24:58est également bloqué.
24:59Donc,
24:59l'Arabie Saoudite
25:00est paralysée.
25:01Avec aussi
25:02des attaques
25:02de drones
25:03qui s'abattent
25:03sur les raffineries
25:04elles-mêmes
25:05au Moyen-Orient.
25:06Y compris en Arabie Saoudite
25:07dans les raffineries saoudiennes.
25:08Notamment en ce moment.
25:10Les raffineries
25:10de Jazan,
25:12Yarnbou,
25:12etc.
25:13qui ont été visées
25:13par les outils.
25:15Et en fait,
25:16le mal peut être
25:17encore pire.
25:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
25:18les outils ont frappé
25:19les champs pétroliers saoudiens,
25:21les raffineries saoudiennes,
25:22l'oléoduc saoudien
25:24ou est-ouest.
25:25Mais il y a quelque chose
25:26d'autre encore
25:27que les Iraniens
25:27et les outils pourraient faire.
25:28Enfin,
25:28plutôt les Iraniens
25:29ou les Hach-E-Sharbi,
25:31c'est-à-dire leur proxy
25:32en Irak.
25:33C'est toucher
25:34à l'oléoduc
25:35Bakou-Tbilisi-Seihan,
25:37BTC,
25:38qui amène vers l'Europe
25:39à peu près
25:401,5 million
25:41de barils de pétrole
25:42chaque jour.
25:42Parce que l'Europe
25:43est en fait
25:44de cette région du monde.
25:46Elle reçoit son pétrole
25:47de deux endroits essentiellement.
25:48à travers le Sumed,
25:49c'est-à-dire l'oléoduc
25:50Suez-Méditerranée
25:51qui traverse
25:52le canal de Suez
25:53et qui amène vers l'Europe
25:542,5 millions
25:55de barils chaque jour.
25:56Et le Bakou-Tbilisi-Seihan,
25:58l'oléoduc
26:01qui amène
26:01le pétrole
26:02de la Caspienne,
26:03l'Azerbaïdjan
26:04et tout,
26:04vers l'Europe.
26:05Donc,
26:05si les Iraniens,
26:06après avoir bloqué
26:07avec les outils
26:08les deux oléoducs
26:09du Moyen-Orient,
26:10bloquent en plus
26:11l'oléoduc
26:12de la mer Caspienne
26:13et donc de l'Asie centrale,
26:14là,
26:14on est vraiment
26:15dans une situation catastrophique.
26:16Il faudra réfléchir
26:17à réouvrir avec la Russie.
26:18On n'aura pas d'autre choix.
26:19Il y a des considérations politiques
26:20qui s'invitent
26:20dans cette crise
26:21des carburants.
26:22Tout autre chose
26:23à présent,
26:24madame et messieurs.
26:25On va revenir
26:26en France
26:27avec ce spectacle
26:28historique
26:29et particulièrement
26:30woke
26:30qui veut concurrencer
26:32le Puy-du-Fou.
26:33Je sais que ça va
26:33vous faire réagir
26:34et je vous propose
26:35pour lancer le débat
26:36d'écouter un extrait
26:37de l'édito
26:37d'Eugénie Bastier
26:38ce matin sur Europe 1
26:39sur ce sujet.
26:40Le problème,
26:40c'est que cette histoire militante
26:41prétend ne pas l'être.
26:43Patrick Boucheron,
26:44historien officiel
26:45du régime diversitaire,
26:46habille de la caution
26:47du Collège de France
26:48son idéologie multiculturaliste.
26:51Il pense que la science
26:52est de son côté.
26:53La gauche ne veut pas
26:54abolir le roman national.
26:55Elle veut simplement
26:56en changer l'auteur
26:57et le financer
26:58par vos impôts.
26:59Quand le Puy-du-Fou
26:59raconte son histoire de France,
27:01ils disent que c'est
27:02de la propagande.
27:03Quand la Seine-Saint-Denis
27:03raconte la sienne,
27:04ce serait de l'émancipation.
27:06Même principe,
27:07autre récit,
27:08avec la grande différence
27:09que c'est de l'argent public
27:10et que c'est le contribuable
27:11qui paie sa place
27:12sans avoir choisi d'entrer.
27:13Eugénie Bastier
27:14dans Europe 1 Matin
27:16et donc ses futurs spectacles,
27:19ses futurs alternatives
27:21et éphémères
27:22comme on le disait
27:23à l'instant
27:24qui consacrent
27:24la Nouvelle-France
27:25de Jean-Luc Mélenchon.
27:26Est-ce qu'on peut le dire
27:27comme ça, Hélène ?
27:27Oui, c'est exactement ça.
27:29Vous avez très bien résumé.
27:29C'est la Nouvelle-France
27:30de Jean-Luc Mélenchon.
27:31C'était le dernier pan
27:32qu'il n'avait pas,
27:33à savoir celui
27:33du spectacle vivant.
27:35Et donc,
27:35ils essayent d'ambitionner,
27:36de concurrencier le pays fou
27:37qui, je le rappelle,
27:38a 3 millions de visiteurs par an
27:39classés les meilleurs parcs au monde
27:40et ça va être quand même
27:41très très compliqué.
27:43Eugénie Bastier a raison.
27:44Elle a également utilisé ce matin
27:45une expression
27:46que je trouve très bonne.
27:47C'est vraiment le bingo
27:48du progressisme
27:50culturel urbain.
27:51C'est-à-dire que vous avez
27:52en communication,
27:53vous avez Mathieu Pigasse
27:54avec Combat.
27:55En communication
27:55et en argent.
27:58Exactement.
27:58Il faudrait voir aussi
28:00comment ils vont faire
28:01pour financer tout ça.
28:01Mais il y a évidemment
28:02de l'argent public
28:03aussi de la part du département.
28:04Et alors que le département
28:05est endetté évidemment
28:06à plusieurs millions d'euros,
28:07plusieurs milliards,
28:08même 2 milliards d'euros,
28:09vous le savez très bien.
28:10Et donc évidemment,
28:11c'est le bingo.
28:12Il ne manque plus qu'un partenariat
28:13avec l'audiovisuel public.
28:14Ça devrait pas tarder
28:15comme a dit Eugénie Bastier.
28:17Non, mais moi en revanche,
28:18ce qui commence vraiment
28:19à me chiffonner dans cette histoire,
28:20c'est aussi l'objet même
28:21des spectacles.
28:22Au-delà du fait
28:22qu'ils sont en train
28:23d'essayer de nous faire croire
28:23qu'il y a plusieurs récits,
28:25qu'il n'y a pas de roman national.
28:26Ils peuvent essayer
28:26de réécrire l'histoire,
28:27ça ne changera rien.
28:27C'est ça le vrai sujet.
28:28C'est qu'on dit qu'il n'y a pas
28:29finalement un seul récit national,
28:31un roman national,
28:32mais finalement une infinité,
28:34c'est à la carte.
28:35Ils peuvent essayer
28:35de réécrire l'histoire
28:36autant qu'ils veulent.
28:37L'histoire, elle est là.
28:37La vérité, elle est dans les livres
28:38et vous n'empêcherez jamais
28:39les Français de continuer
28:41à lire ces livres-là.
28:42Ça ne sert à rien
28:42de vouloir réécrire l'histoire.
28:43Mais moi, celui qui m'a
28:44le plus heurté, je dirais,
28:46c'est que pour l'instant,
28:46ils veulent faire un spectacle,
28:47notamment sur le parvis
28:48de la cathédrale
28:49en Seine-Saint-Denis,
28:49où, je le rappelle,
28:50il y a le tombeau
28:51de notre royauté française,
28:52il y a nos rois,
28:53nos reines de France.
28:54La nécropole royale.
28:55La nécropole royale.
28:56Et ils veulent justement
28:57se souvenir de ce funeste jour
28:59d'octobre 1793
29:00où la civilisation
29:01n'avait plus aucun sens,
29:03où justement,
29:04pendant la révolution,
29:04vous avez des révolutionnaires
29:05qui sont entrés dans la cathédrale,
29:07qui ont pris les cercueils
29:08de nos rois et de nos reines,
29:09qui les ont jetés,
29:10notamment dans la fosse publique.
29:12La civilisation est morte.
29:13On glorifie les pages sombres
29:13de l'histoire.
29:14Exactement.
29:14Et justement,
29:16ce spectacle-là,
29:17ils essayent de nous faire croire
29:18que c'est de l'émancipation,
29:19alors que c'est une des pages
29:20les plus sombres
29:21de l'histoire de France.
29:22Et là, c'est vrai qu'on entre,
29:23enfin, moi, je trouve
29:24dans un problème éthique
29:25qui est juste fou, quoi.
29:26Alors, je ne sais pas
29:26si c'est de l'émancipation,
29:27mais en tout cas, clairement,
29:28Sébastien, ça ressemble
29:29à la fracturation.
29:31Mais, on parle beaucoup
29:32de la gauche,
29:33mais je rappelle quand même
29:33que c'est Emmanuel Macron
29:34qui disait qu'il n'y avait pas
29:35une culture française,
29:37mais des cultures françaises.
29:38Ça rentre dans cette même idée
29:39qu'au fond,
29:40on peut réécrire,
29:41adapter l'histoire de France
29:43et la culture française
29:44à sa propre sauce.
29:45Mais je suis presque tenté,
29:47pour tout vous dire,
29:48de leur dire,
29:49mais allez-y, faites-le.
29:50Mais faites-le, ce parc.
29:51Et on va voir si ça marche.
29:52Parce qu'à la fin,
29:53le juge de paix,
29:53ce sont les spectateurs.
29:55Et on rappellera quand même,
29:56parce qu'on parle du Puy du Fou
29:57qui reste leur modèle,
29:58puisqu'ils tentent
29:59de créer un contre Puy du Fou,
30:00un petit peu sur le même modèle
30:01que François Ruffin,
30:02souvenez-vous,
30:03qui nous avait expliqué
30:04en début d'année
30:05qu'il voulait créer
30:05un Puy du Fou de gauche,
30:06qui parlerait des luttes sociales,
30:08du Front populaire, etc.
30:09Mais laissez-les faire.
30:11Parce qu'à la fin,
30:12le Puy du Fou,
30:12c'est 3 millions
30:13de visiteurs uniques par an.
30:14Et bien, on va voir
30:14combien de fois
30:15il y a le parc
30:16qui va nous parler
30:17des luttes de gauche,
30:18du Front populaire
30:19et qui va tenter
30:20de faire des attractions
30:21autour du rôle de la France
30:22sur l'esclavage.
30:23Enfin, c'était quand même ça
30:23qu'il propose quelque chose
30:24contre et non pas pour.
30:26Je trouve ça assez...
30:26Déjà, bien sûr.
30:27Et puis, c'est surtout
30:28ne pas comprendre
30:29les moteurs de la réussite
30:31du Puy du Fou.
30:31Parce qu'en effet,
30:32le Puy du Fou,
30:33ce n'est pas un livre d'histoire.
30:35Ce n'est pas un livre pédagogique
30:36qu'on pourrait donner au lycée.
30:38C'est un roman national
30:41qu'on romantise, évidemment.
30:43Le Puy du Fou assume
30:44totalement cette vision-là
30:45pour donner une image
30:46positive, chevaleresque
30:48de l'histoire de France.
30:50En tout cas,
30:50de certaines parties
30:51de l'histoire de France.
30:52C'est pour ça que ça fonctionne.
30:53Croire une seule seconde
30:54qu'un parc
30:55qui s'inscrive
30:56à l'opposé de ça,
30:57c'est-à-dire de tenter
30:58de détruire
30:59un roman national français,
31:00de montrer que les pardons
31:02vont fonctionner,
31:03alors que les gens
31:03qui vont au Puy du Fou
31:04comme dans n'importe quel
31:05pari d'attraction
31:06comme parfois au cinéma,
31:07ils veulent voir des choses
31:08qui les font rêver,
31:09qui les font grandir,
31:11qui leur donnent envie
31:12d'être fiers d'être français.
31:13Pourquoi le film
31:15sur les mousquetaires
31:16va faire un carton ?
31:17Pourquoi le diptyque
31:18sur le général de Gaulle
31:19a dépassé
31:20les 5 millions d'explicateurs ?
31:21Parce que ça donne
31:21une bonne image
31:22de la France,
31:23notamment internationale.
31:24Et ce sont des outils
31:25d'assimilation
31:25avec des initiatives comme ça.
31:27On nous en prive
31:28totalement, Hélène.
31:29Oui, mais bien sûr,
31:31Sébastien a raison là-dessus.
31:32Moi, en revanche,
31:33c'est vrai que sur la question
31:33de est-ce que ça peut marcher
31:35ou pas,
31:36je ne serais pas aussi direct.
31:38C'est-à-dire qu'en fait,
31:38moi, j'ai quand même
31:39le sentiment
31:40qu'il y a une grande population,
31:41si vous voulez,
31:42urbaine progressiste
31:42qui ne va faire qu'une chose,
31:43c'est se ruer là-bas
31:44parce que justement,
31:45évidemment,
31:46c'est un spectacle gratuit
31:46et je pense que ça peut aussi
31:47s'apparenter,
31:48pas vraiment comme un parc d'attractions,
31:49si vous voulez,
31:50ça va être une espèce
31:50de festival, etc.
31:52Itinérant,
31:52à plusieurs endroits.
31:53Et donc, en fait,
31:54sur un malentendu,
31:55c'est assez terrible
31:55mais je pense qu'il y a
31:56beaucoup, beaucoup,
31:57beaucoup de personnes
31:57qui peuvent effectivement
31:58s'y rendre
31:59et ça leur donnerait
32:01malheureusement raison.
32:02On est ensemble
32:03jusqu'à 14h avec vous trois.
32:05On va marquer une nouvelle pause
32:05et dans un instant,
32:06on parlera de la visite du pape.
32:08En France,
32:09comment est-elle perçue
32:09à l'étranger ?
32:10Il est 13h42,
32:11excellent après-midi
32:11avec Maëlle Laurent
32:12sur Europe 1.
32:1313h, 14h
32:16europe1info
32:16.fr
32:1813h, 14h
32:20Europe 1info
32:21Et merci de nous rejoindre
32:21sur Europe 1.
32:22Vous écoutez Maëlle Laurent
32:23et c'est chroniqueur du jour
32:25Hélène Rouet,
32:25Sébastien Lignier
32:26et Michel Fayad.
32:27Le pape Léon XIV
32:28arrive en France ce vendredi
32:29pour une visite
32:30événement de 4 jours,
32:32événement historique
32:34et notre journaliste
32:35Olivier Delagarde
32:35espère
32:36attend une ferveur nationale
32:38autour de cette venue du pape.
32:39Il en parlait
32:40sur Europe 1 ce matin.
32:41Tous les sondages montrent
32:42que les Français
32:43sont pessimistes
32:44collectivement
32:44et plutôt optimistes
32:46individuellement.
32:47Oui, oui,
32:48mais ne soyez pas étonnés.
32:50Quand vous demandez aux gens
32:50optimistes individuellement ?
32:52Si eux,
32:52ils estiment
32:53que pour eux,
32:54la vie va bien,
32:55ils répondent
32:56oui majoritairement.
32:57Mais si on leur demande
32:58comment va le pays,
32:58alors là,
32:59on est les plus pessimistes.
33:00Il n'y a que les Afghans
33:03qui sont plus pessimistes
33:04que les Français.
33:05Mais justement,
33:05le rôle de ces grandes réunions
33:09et ce qui va se passer
33:10avec le pape
33:11va être très intéressant
33:12à suivre
33:12parce qu'on espère
33:13qu'il y ait
33:14une ferveur populaire,
33:16un moment
33:17de rassemblement.
33:18avec jusqu'à 3 millions
33:19de personnes
33:20attendues entre Paris,
33:21Lourdes et Metz,
33:22dont 600 000 inscrits
33:23pour la grande messe solennelle
33:24à la Concorde samedi
33:25qui sera par ailleurs
33:27diffusée en intégralité
33:28et en direct
33:29sur Europe 1 émission spéciale
33:31autour de Cyril de la Morinerie
33:32samedi de 14h à 18h.
33:35Ne manquez pas ce rendez-vous,
33:38la ferveur populaire
33:39qui est attendue
33:39tout ce week-end en France
33:41avec cet événement
33:41de la venue de Léon XIV.
33:43Est-ce qu'il y a un enjeu
33:44pour l'image de la France
33:46et comment est-ce que cette visite
33:47est regardée depuis l'étranger ?
33:49Est-ce qu'elle est même
33:49regardée depuis l'étranger,
33:50Michel Fayad ?
33:51Bien sûr que la visite
33:52est regardée depuis l'étranger
33:53parce que chaque visite du pape
33:56est regardée à l'étranger
33:57et aussi parce que la France
33:59est quand même un symbole
34:02dans le monde,
34:03même si nous,
34:03on voit la France,
34:04quand je dis nous,
34:05je parle en France,
34:06on voit la France
34:07comme étant un État laïque,
34:09etc.
34:09Dans le reste du monde,
34:10ce n'est pas la vision
34:11que les gens ont.
34:12Les gens voient dans la France
34:13un pays chrétien.
34:15Et donc,
34:16d'ailleurs,
34:17vous savez que
34:18dans les vidéos de propagande
34:19de Daesh et Al-Qaïda,
34:21ils montrent le Vatican
34:23puis la France.
34:24En réalité,
34:25pour eux,
34:25l'ennemi chrétien occidental,
34:28en Europe en tout cas,
34:29c'est Rome
34:30et la France.
34:31Donc,
34:32on est très clairement identifié
34:33comme un pays chrétien,
34:35catholique.
34:36Et donc,
34:37une visite de pape
34:38est regardée
34:39et encore plus
34:40quand elle est
34:41dans le principal pays
34:42vu comme chrétien
34:43à l'étranger,
34:44même si en France,
34:45on ne veut pas reconnaître
34:46qu'on est un pays chrétien.
34:47Et le premier voyage apostolique
34:49de ce nouveau pape
34:50il y a un an et demi,
34:51c'était quand même au Liban.
34:52Vous aviez suivi ça
34:53en détail à l'époque.
34:55Qu'est-ce que vous en aviez gardé,
34:56Michel ?
34:57La visite du pape au Liban.
34:59Ah, mais la visite du pape au Liban,
35:00c'était...
35:01C'est un pays que vous connaissez bien.
35:02Pour ceux qui ne le sauraient pas encore.
35:04Oui, non,
35:04c'était très fort
35:05parce que,
35:07vous savez,
35:07il y a une grande ferveur
35:09donc au Moyen-Orient
35:11chez les chrétiens
35:11et le Liban,
35:13c'est le dernier bastion principal,
35:15disons,
35:15pour les chrétiens
35:16dans cette région du monde.
35:17Et donc, effectivement,
35:18la visite du pape
35:19a une grande signification
35:21parce que c'est un moyen...
35:23C'est une...
35:24Comment dire ?
35:25C'est pour dire que
35:26on ne nous oublie pas,
35:28on est toujours là.
35:29La présence chrétienne,
35:30elle existe également en Orient.
35:32Elle n'est pas qu'en Occident
35:34et qu'à l'heure
35:36où on est en train
35:36de pousser l'Occident
35:37à être multiculturel,
35:39il ne faut pas oublier
35:40que l'Orient
35:40est censé être multiculturel.
35:41Et l'Orient ne doit pas
35:43cesser d'être multiculturel.
35:45Il faut que les minorités
35:46religieuses non musulmanes
35:47puissent y rester.
35:48Le cardinal Bustillo
35:49qui connaît bien Léon XIV
35:50puisqu'il a été créé
35:51le même jour que lui
35:53il y a trois ans,
35:54dit que Léon XIV
35:55vient réveiller la France
35:57et également l'Occident
35:59tout entier.
35:59Ça veut dire qu'on dormait
36:00récemment ici en Europe ?
36:02Je pense qu'en lui,
36:04malheureusement,
36:05le fait que,
36:07justement,
36:07on ne veuille pas
36:08reconnaître notre identité
36:10qui est une identité
36:12chrétienne.
36:12Sans le christianisme,
36:14il n'y aurait pas la France.
36:15La France,
36:15c'est le baptême de Clovis.
36:17Sans le christianisme,
36:18il n'y aurait pas
36:19tout ce paysage
36:22français si beau
36:23à travers tout le territoire français
36:25avec des églises
36:26un peu partout.
36:26quand vous visitez un village,
36:28la première chose que vous visitez
36:30c'est son église.
36:32Je veux dire,
36:34c'est la foi catholique,
36:35la foi chrétienne,
36:36c'est ce qui fait vibrer
36:38le cœur de la France
36:39et depuis maintenant
36:41le baptême de Clovis,
36:43donc au moins plus d'un millénaire.
36:45Et donc,
36:46on ne peut pas séparer
36:48la France
36:48de la foi chrétienne
36:50et catholique,
36:50quand bien même
36:51on n'est pas catholique,
36:52si on peut être protestant,
36:53on peut être juif,
36:54on peut être je ne sais quoi,
36:55mais le fait est que
36:56la France est identifiée
36:58comme telle
36:59et malheureusement
37:00il y a des gens
37:00comme des gens chez LFI
37:02qui ne veulent pas le reconnaître.
37:03quel que soit sa confession.
37:05Est-ce qu'il y a un bénéfice
37:06également à retirer
37:07pour Emmanuel Macron
37:08qui se cherche un héritage
37:10à l'issue de ses 10 ans
37:11de haut pouvoir ?
37:13On sait qu'il va rester
37:14de son recherche,
37:15on a du mal à trouver
37:16parfois ce qu'il restera
37:17de son héritage,
37:18ce qu'on dira
37:19dans les livres d'histoire
37:20dans plusieurs décennies.
37:21A son crédit,
37:22on peut mettre,
37:23on peut lui reconnaître
37:23le succès des Jeux Olympiques
37:24Notre-Dame
37:26également
37:27et peut être
37:29la visite du pape.
37:30Non, non,
37:30la seule chose
37:31qu'Emmanuel Macron
37:32a réussi,
37:32c'est l'euthanasie.
37:33Déjà, première chose
37:34et ensuite,
37:34non mais ça,
37:34c'est pour le bilan
37:35d'Emmanuel Macron.
37:36Non, non mais si vous voulez,
37:38je vous explique
37:39ce qui est en train
37:39de se passer.
37:40Emmanuel Macron
37:40est en train littéralement
37:41de quasiment tout gâcher.
37:43Alors Dieu merci,
37:43il n'a pas encore
37:44le pouvoir de le faire
37:44mais parce que
37:45ce qui se passe ce week-end
37:46et l'info qu'on a eue ce matin,
37:47pardonnez-moi,
37:48c'est un truc de fou,
37:50c'est-à-dire
37:54ni le vendredi,
37:55ni le samedi,
37:56ni le dimanche,
37:56il n'assistera pas.
37:57Mais il faut comprendre pourquoi.
37:58Depuis le début
38:00de cette organisation
38:01et de la préparation
38:02de ce voyage,
38:03Léon XIV,
38:04alors l'Elysée
38:05a fait des propositions
38:06à Léon XIV,
38:07notamment un dîner d'État,
38:09donner la Légion d'honneur,
38:10une déambulation
38:11avec Emmanuel Macron.
38:12L'Elysée voulait également
38:13accompagner le pape
38:14à l'intérieur de Notre-Dame
38:15pour qu'Emmanuel Macron
38:16puisse se targuer
38:17des travaux
38:17qui ont été faits
38:18de la restauration
38:18comme si c'était lui
38:19qui avait taillé dans la pierre
38:20et toutes ces demandes,
38:21ce qu'il faut comprendre
38:22c'est que le Vatican
38:23les a refusés.
38:24Donc Emmanuel Macron
38:25piqué dans son égo
38:26parce qu'il y a un vrai sujet
38:27psychologique,
38:28c'est vraiment ça
38:28qui est en train de se passer,
38:29c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
38:30est vexé
38:31et comme un enfant,
38:33parce qu'il est vexé,
38:33il dit
38:34« Ah oui, si c'est comme ça ?
38:35Comme ça, je ne vais pas à la messe. »
38:36Je vous jure que c'est hallucinant.
38:37C'est-à-dire qu'on était habitué
38:38à Emmanuel Macron
38:39qui parfois engage
38:40des bras de fer
38:40avec des dirigeants
38:41beaucoup plus puissants que lui
38:42comme Donald Trump
38:42quand il ne va pas le chercher
38:43sur le tarmac
38:44mais là,
38:44cette espèce de bras de fer
38:45engagé avec le pape
38:47mais c'est d'un ridicule
38:48et franchement,
38:49je vous jure,
38:49ça fait honte à la France
38:51d'avoir réagi de cette façon-là.
38:52L'orgueil d'Emmanuel Macron
38:53au centre de la visite du pape
38:54Sébastien Ligné.
38:55Oui, son égo surtout.
38:57Le problème,
38:57c'est que
38:57c'est une grande tradition
38:59macronienne,
39:00c'est de toujours vouloir
39:01profiter d'événements extérieurs
39:03pour tenter de se redorer
39:04la pilule.
39:05Il le fait à chaque fois.
39:06En effet,
39:07il a tenté
39:08de faire passer
39:09le succès
39:10des Jeux Olympiques
39:11et cette parenthèse
39:12enchantée,
39:13notamment sécuritaire
39:14qui a duré trois semaines
39:15et qui a été vite
39:16très refermée à Paris.
39:17Il a tenté
39:18de le faire passer
39:18à son crédit
39:19alors qu'en réalité,
39:20il n'a absolument rien à voir
39:21avec les Jeux Olympiques.
39:22De la même manière
39:23que la réouverture
39:24de Notre-Dame,
39:25il en a fait des caisses
39:26dans le storytelling.
39:27Souvenez-vous,
39:27même dans la reconstruction,
39:29on était à deux doigts
39:30de nous expliquer
39:30que finalement,
39:31c'était lui
39:31l'architecte en chef.
39:33On l'a réouvert
39:34alors qu'elle n'est pas
39:34trop bien en finie.
39:35Et là,
39:36il nous fait exactement pareil
39:37avec la visite du pape.
39:38Là où c'est terrible
39:39pour lui,
39:39c'est que normalement,
39:40historiquement,
39:41ce genre d'événement,
39:42ça bénéficie
39:43à la popularité
39:44du chef de l'État.
39:45Lui,
39:45ça ne fonctionne pas.
39:46Pourquoi ?
39:46Parce qu'il se met
39:47tellement en avant,
39:48il essaye tellement
39:49de se mettre
39:50au premier rang de la photo
39:51que ça frustre les gens,
39:52ça agace les gens.
39:53Alors qu'en réalité,
39:54si simplement,
39:54il se mettait en retrait,
39:56s'il acceptait
39:56que la France brille
39:57à sa place,
39:58ça lui reviendrait aussi
39:59en termes de popularité.
40:01Mais il est incapable
40:02de reconnaître ça.
40:03Il faut forcément
40:04que les gens disent
40:05c'est grâce à lui.
40:06Et donc ça,
40:07ça ne marche pas.
40:07La visite du pape
40:08aux yeux des Français,
40:09c'est une visite
40:10qui doit concerner les Français,
40:12les croyants,
40:12mais pas que d'ailleurs.
40:13Et le pape,
40:14et le Vatican,
40:15le président de la République,
40:16au fond,
40:17doit être en retrait
40:17dans une visite comme cela.
40:20Le problème,
40:20c'est qu'il parle tellement,
40:21il se met tellement en avant
40:22sur cette visite
40:23que ça frustre tout le monde.
40:25Michel Fayette,
40:26je vous offre le mot de la fin.
40:27Oui,
40:27je voulais juste dire
40:28qu'en réalité,
40:28c'est une visite pastorale.
40:30Donc c'est une visite religieuse,
40:32ce n'est pas une visite
40:33d'État à État.
40:36en demande beaucoup trop
40:38pour une visite
40:39qui n'est pas une visite étatique.
40:40Le pape vient comme chef
40:42de l'Église catholique
40:43et il ne vient pas
40:43comme chef de l'État du Vatican
40:45qui doit forcément
40:47aller rendre visite
40:48à son hôte
40:49et faire chaque déplacement
40:50avec son hôte.
40:51Hélène Rouet
40:52pour la dernière intervention.
40:53Non,
40:54moi il y a une chose,
40:54j'aimerais beaucoup
40:55en tout cas entendre,
40:56j'espère que ce sera le cas
40:58vendredi, samedi ou dimanche,
40:59peu importe,
40:59mais c'est vrai,
41:00dans la bouche du pape,
41:01j'aimerais beaucoup
41:01qu'il parle des actes antichrétiens.
41:03C'est quand même des actes
41:03qui sont en constante augmentation.
41:06Il y a très peu
41:06de personnalités politiques
41:07qui en parlent.
41:08Toutes les églises
41:08qui sont incendiées,
41:09toutes les églises
41:11qui sont profanées,
41:13j'espère,
41:13je le souhaite évidemment
41:14au-delà de tous les messages
41:15d'espérance,
41:15de transcendance évidemment
41:16qui sont très importants
41:18et que beaucoup de jeunes,
41:19notamment des jeunes athées,
41:20attendent
41:21parce que justement
41:21vous avez un besoin
41:22aujourd'hui en France
41:23d'autorité,
41:24de transcendance.
41:25Mais c'est vrai que
41:25sur une pure actue,
41:27je dirais peut-être
41:28davantage française,
41:29voire européenne,
41:29j'aimerais beaucoup
41:30qu'il en parle.
41:31Merci à tous les trois,
41:32on est obligés
41:32de s'arrêter là,
41:33c'est la fin de cette
41:34Europe 1 Info.
41:35Merci à toutes et à tous
41:36de nous avoir suivis.
41:37Demain à 13h,
41:37c'est le retour
41:38de Clélie Mathias
41:39que je salue.
41:40D'ici là,
41:40vous continuez à écouter
41:41Europe 1 à la radio,
41:42sur le site
41:43ou sur l'application
41:44de votre radio préférée,
41:45vous avez le choix.
41:46Exactement,
41:46et 14h-15h,
41:47c'est Marie-Estelle Dupont
41:48et Romain Desa
41:49pour Si on en,
41:50et si on en parlait,
41:51émission consacrée au divorce.
41:53A tout de suite sur Europe 1.
41:55Europe 1
41:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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