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00:01Europe 1, il est 13h.
00:05Europe 1 Info. 13h, 14h.
00:09Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous, merci d'écouter Europe 1 Info.
00:12On est ensemble jusqu'à 14h. On commence par le Grand Journal de la mi-journée.
00:15En ce mardi 3 novembre, Europe 1 vous a tendu le micro dans les stations-service où le prix du
00:20gazoal baisse.
00:21C'est bien, mais ce n'est pas encore assez, dites-vous.
00:23Dans le cadre de l'examen du budget, les députés de la Commission des Finances
00:26ont supprimé la semaine dernière des crédits accordés à l'école privée.
00:30Craignez-vous la suppression du financement de l'enseignement catholique ?
00:33C'est la question Europe 1 du jour.
00:35Vous pouvez donner votre avis sur le site et l'appli Europe 1.
00:37Et pour l'instant, vous dites oui, en grande majorité.
00:40Aux Etats-Unis, les premiers bureaux de vote ont ouvert.
00:43Donald Trump a mené une intense campagne.
00:45Mais les démocrates ont le vent en poupe et les déçus du Trumpin sont nombreux.
00:49Illustration avec un reportage dans le Maryland par le bureau américain d'Europe 1.
00:53Soirée floude sur Canal+, après des affiches prestigieuses.
00:56Les Parisiens se déplacent en Espagne, à Villareal.
00:58Un PSG qui sera amputé de nombreux joueurs, mais toujours très ambitieux.
01:03La rougeole déclarée éliminée en 2000 aux Etats-Unis revient.
01:06Pour la première fois depuis 30 ans, un enfant en est mort dans l'état de New York.
01:10Pourquoi ?
01:11Les explications du docteur Millot dans sa chronique santé du jour, c'est dans un quart d'heure.
01:15La tendance météo ?
01:16Bonjour Géraldine Hamon.
01:17Bonjour Clélie.
01:17Avec des températures en baisse.
01:19Et oui, 9 à 13 degrés en général seulement.
01:20Mais en descente ouest, il fera 14 à 18 degrés en bord de Méditerranée et côté ciel.
01:24Les nuages restent nombreux dans le nord-ouest, alors que les éclaircies sont plus généreuses du centre-est jusqu'au
01:30sud-est.
01:30Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:35Quelques euros de moins sur la facture des carburants.
01:37Après la mise sur le marché de stocks stratégiques, les prix du gazole ont commencé à reculer dans 6 000
01:42des 10 000 stations-services françaises.
01:45De 12 centimes en moyenne et même plus de 15 centimes dans 4 000 d'entre elles, selon le ministre
01:50du Commerce Serge Papin.
01:52C'est toujours ça de prix, même si pour beaucoup d'entre nous ce n'est pas encore assez.
01:56Illustration à Lyon avec le reportage du correspondant d'Europe 1, Jean-Luc Boujon.
01:59Dans cette station de supermarché, un écriteau placé devant les pompes explique que le prix du gasoil bénéficie d'une
02:05baisse minimale de 18 centimes.
02:07Et bonne surprise pour Jean-Louis, en train de faire le plein, c'est même un peu plus.
02:10Il était à 2,40 ce matin et là maintenant il est à 2,10.
02:1323 centimes de moins sur le litre de gasoil. Jean-Louis donc et Sébastien, artisans, sont très preneurs.
02:19Ça fait du bien, je vais retraiter. Puis moi qui m'occupe d'une association que je me sers un
02:22peu de la voiture, bien sûr.
02:24Je vais gagner 5-6 euros.
02:25C'est une bonne chose, je suis à 148, en principe je mets 160.
02:30Voilà, j'ai gagné 12 euros quoi.
02:31Mais pour beaucoup de gros rouleurs, ce coup de pouce n'est pas suffisant, à l'image de Robert Taxi
02:35et de Léo, plombier chauffagiste.
02:37Pour moi c'est que dalle.
02:38Ils enlèvent d'un côté, ils prennent de l'autre, donc regardez le gasoil a baissé entre guillemets, puis le
02:43gaz il prend 6 points.
02:44Vous auriez mis un geste plus important ?
02:45Ça redevienne comme avant et puis qu'ils pensent aux petites entreprises quoi.
02:49Ça se sent pas.
02:49C'est pas assez, sincèrement c'est pas assez.
02:51Christian, lui, suspecte même un petit tour de passe-passe.
02:54C'est pas possible, à mon avis.
02:55Ils ont augmenté le prix avant pour le redescendre derrière et faire croire qu'il y avait une grosse chute,
02:58je pense.
02:58Ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
02:59On le voit, les français restent donc très méfiants face à ce geste du gouvernement, dont ils savent plus qu
03:04'il ne doit pas durer au-delà de 3 mois.
03:06Et le lycée Nelson Mandela de Nantes est toujours fermé ?
03:09Il n'est pas bloqué, non ?
03:10Souvenez-vous, il a été partiellement incendié le 1er octobre dans le cadre du mouvement de contestation lycéen.
03:15Les travaux sont estimés à 4 millions d'euros.
03:18Et on a appris ce matin l'interpellation de 3 personnes soupçonnées d'être impliquées dans le départ de feu.
03:23Du côté des mobilisations, certains sont bien décidés à ne rien lâcher après les annonces du gouvernement jugées insuffisantes.
03:29Plusieurs universités sont fermées aujourd'hui et 48 lycées bloquées.
03:33Alors face à ces bloqueurs, les parents s'organisent.
03:36Exemple dans un établissement toulousain, le lycée Bellevue.
03:39Un collectif de parents d'élèves s'est constitué pour que les cours reprennent.
03:43Reportage de Charles Lullier pour Europe 1.
03:44Dans ce lycée, cela fait un mois qu'il n'y a quasiment pas cours.
03:48La faute à quelques élèves qui bloquent l'entrée.
03:50Trop c'est trop pour Bénédicte, raison pour laquelle elle a monté ce collectif.
03:54Ce que l'on reproche surtout aux enseignants, c'est de ne pas assurer les cours en distanciel.
03:58Ma fille passe le bac, elle a eu en distanciel deux cours de maths.
04:01Certains professeurs ont essayé de mettre en place des cours en visio
04:04et il y avait des élèves qui sont venus perturber le cours.
04:06Donc il y a des professeurs qui ont abandonné, c'est plus possible.
04:09Ces parents ont donc décidé d'intervenir hier, mais n'ont pas fait le poids.
04:13On avait prévu avec une vingtaine de parents d'être sur place pour permettre aux élèves de rentrer
04:19parce qu'en fait il y avait quelques personnes qui bloquaient le portail.
04:21Les parents ont pris peur parce que ça a un peu dégénéré, du coup on ne pouvait pas continuer.
04:25Donc les bloqueurs sont moins nombreux, mais c'est un noyau dur qui semble plus radical qu'au début.
04:30Un noyau dur capable de tout.
04:32Le proviseur et sa direction ont reçu des menaces.
04:36Si on met le feu à un de vos arbres, tout le parc peut prendre feu.
04:39Ils ont eu des menaces en ce sens et la direction ne s'interpose pas aux bloqueurs.
04:42Ils ont peur que ça dégénère.
04:44C'est donc aussi pour lutter contre ce fameux pas de vague que ce collectif de parents restera mobilisé.
04:49Toulouse, Charles Duillier, Europe.
04:52Et pour le gouvernement, le casse-tête reste d'actualité.
04:54Comment éteindre la crise lycéenne sans céder encore ?
04:58Car on le constate, une semaine après avoir multiplié les annonces, l'exécutif n'a toujours pas obtenu la fin
05:03du mouvement.
05:04À Matignon, on tente désormais de conjuguer fermeté et dialogue pour trouver une porte de sortie, Jacques Serret.
05:09Oui, pour l'exécutif, le constat est frustrant.
05:12Il a beaucoup lâché, sans réussir à éteindre la contestation.
05:16Fin annoncé de Parcoursup en 2028, suppression de postes annulées ou encore classe de seconde plafonnée à 28 élèves.
05:23Une semaine après ces annonces, les syndicats appellent pourtant à remettre la pression.
05:28Alors à Matignon, la marge de manœuvre se réduit.
05:32Hors de question à ce stade de faire de nouvelles annonces.
05:34Je ne vois pas comment, sur le plan immédiat, on pourrait faire plus,
05:37prévient le ministre de l'éducation, Édouard Geffray.
05:40C'est pourquoi l'exécutif veut désormais obtenir le retour en classe.
05:43Plusieurs centaines de milliers d'élèves ont perdu des semaines de cours
05:46et leur année scolaire est, selon le ministre, en risque.
05:49La volonté d'être plus ferme donc, mais sans rompre le dialogue,
05:53Sébastien Lecornu recevra à nouveau les représentants lycéens la semaine prochaine.
05:58Tout l'enjeu pour le Premier ministre est d'obtenir la décrue du mouvement
06:02sans donner le sentiment que chaque nouveau blocage arrache une nouvelle concession.
06:06Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
06:09Et une nouvelle enseigne bien connue des Français est en grande difficulté.
06:13Mais on en parle dans la suite du journal de Kelly Mathias, il est 13h07 sur Europe 1.
06:1813h, 14h, Europe 1 Info.
06:2113h, 14h, Europe 1 Info.
06:23Vous écoutez le journal de Kelly Mathias à 13h08 sur Europe 1
06:26et c'est peut-être l'un de vos magasins préférés.
06:28Le groupe GIFI a été placé à sa demande en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse.
06:33GIFI, ce sont plus de 500 magasins et 6000 employés en France.
06:37Aurélien Fleureau, l'entreprise entre dans une période d'observation cruciale.
06:41Oui, après la décision de ce matin,
06:43le tribunal a donné rendez-vous aux dirigeants de GIFI le 8 janvier prochain pour une nouvelle audience.
06:47L'objectif sera à ce moment-là de déterminer si l'entreprise dispose des capacités financières suffisantes
06:53à la poursuite de ses activités.
06:54Pour comprendre comment on en est arrivé à cette situation,
06:58il faut se pencher sur l'année 2023,
06:59date d'un changement de système informatique totalement raté.
07:03Pour les experts du sujet, c'est là que les problèmes commencent pour GIFI.
07:07Il faut bien sûr mentionner également la très forte concurrence sur ce créneau des bas prix,
07:11avec le succès de magasins comme Action, Emma, Normal ou encore Maxi Bazar.
07:16Et puis les plateformes chinoises type TEMU.
07:19Conséquence, l'an dernier, le groupe fondé en 1981
07:22avait envisagé de réduire ses effectifs de 5%.
07:25Mais le plan social n'était pas allé à son terme.
07:28Plusieurs dirigeants se sont succédés ces derniers mois
07:31pour se relancer et espérer maintenir un maximum d'emplois.
07:34La volonté affichée par la direction actuelle.
07:37GIFI s'est notamment rapprochée de grands frais dont le modèle fonctionne très bien
07:41pour lui céder une trentaine de magasins.
07:43Aurélien Fleureau du service économie d'Europe.
07:45Et d'aille aujourd'hui aux Etats-Unis.
07:47Les Américains votent pour renouveler leurs représentants,
07:49une partie des sénateurs et leur gouverneur pour certains.
07:52L'enjeu est crucial pour Donald Trump qui a vu sa cote de popularité baisser
07:56ces derniers temps, y compris au sein de son propre électorat.
07:59Reportage à Eggertown dans le Maryland de Mayolaine Tremolet,
08:02la correspondante permanente d'Europe 1 aux Etats-Unis.
08:05Dans la grande rue, les gens s'installent
08:06avant la traditionnelle parade annuelle de la ville.
08:09Entre les boissons chaudes, les échoppes proposent des autocollants
08:11et brochures politiques sous le regard désabusé de Tammy, soixantenaire.
08:15Elle n'ira pas voter aujourd'hui.
08:17Oh j'adorerai Trump, j'aimerais juste qu'il fasse les choses un peu mieux.
08:20Les prix des courses, les prix du gaz sont ridicules.
08:25Même chose pour Raymond, venu avec ses enfants et petits-enfants.
08:28Loin des appareils politiques, il croyait seulement en son président jusqu'à aujourd'hui.
08:32J'étais camionneur, je viens juste de démissionner à cause des prix de l'essence qui sont beaucoup trop.
08:38Trump dit qu'il va faire ceci ou cela, parfois il le fait, parfois non.
08:42Je pense qu'il était meilleur pendant son premier mandat.
08:45Un peu plus loin, Doug, jeune retraité, se revendique encore supporter du parti républicain,
08:50mais beaucoup moins du locataire de la Maison Blanche.
08:52Je ne voterai pas pour lui une nouvelle fois.
08:55Ce n'est pas le meilleur président républicain qu'on ait jamais vu.
08:58Je pense qu'il parle trop de lui.
09:00Alors cette semaine, il se concentrera sur les candidatures locales de son état
09:03et espère un renouveau républicain dans les deux ans à venir.
09:07A Gerstown, Mayellen Trimolle, Europa.
09:09Et de football à présent avec cette nouvelle semaine de Ligue des champions à suivre sur Canal+.
09:12Deux clubs français sont sur le pont ce soir à 21h.
09:15Lille se déplace au nord de la Norvège à Bodo-Glint.
09:18Les Lillois doivent absolument ouvrir leur compteur de points.
09:21Et en haut du classement, le PSG se déplace en Espagne à Villareal
09:25et espère poursuivre sa magnifique série,
09:27même en l'absence de nombreux joueurs.
09:29Oui, après avoir remporté trois victoires en trois matchs,
09:32dont deux face à Manchester City et le FC Barcelone,
09:35et marqué la bagatelle de 14 buts.
09:37Le PSG espère continuer sur sa belle lancée en Ligue des champions.
09:41Même si la dynamique actuelle du club parisien est très positive,
09:45l'entraîneur du PSG, Luis Enrique, reste sur ses gardes.
09:48Aucun résultat dans le passé ne sert à rien.
09:52Si on pense qu'avec ça, tu vas gagner les matchs, tu te rates clairement.
09:56À Villareal, le PSG sera privé de nombreux cadres.
09:59Dembele, Marquinhos, Nuno Mendes, Varaskelia sont blessés.
10:03Mais leurs remplaçons ont fait leur preuve.
10:04Le consultant d'Europe 1 à l'ingéresse n'est pas inquiet.
10:07Ça ne sert à rien de se lamenter, malheureusement.
10:09Je vous rappelle quand même que Lucas Hernandez a fait une partie extraordinaire contre Barcelone.
10:13Donc vous voyez, quand il y a des besoins,
10:15ces joueurs-là, dans cet effectif, ça va répondre au présent.
10:18Et un succès ce soir permettrait au club de la capitale
10:20de se rapprocher d'une qualification directe en huitième de finale de la Ligue des champions.
10:24Ce qui lui a échappé ces deux dernières saisons,
10:26le PSG avait dû disputer des barrages.
10:29À suivre sur Canal+.
10:30Et puis le prix Goncourt 2026 a été décerné à Philippe Genada
10:33pour son livre « L'inconnu du quai de Javel » aux éditions Flammarion.
10:36C'est le plus prestigieux prix littéraire.
10:39La Bourse avec Claire Lemaitre.
10:41La chronique Bourse avec la Banque Postale.
10:43Partenaire de la performance des entreprises.
10:45Bonjour Claire.
10:46Bonjour Clédy.
10:46Le marché est prudent avant le résultat des midterms aux Etats-Unis.
10:49Oui, c'est une petite baisse, moins 0,3% pour le CAC 40
10:52qui attend donc les résultats de ces élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
10:56Ça bouge un peu plus côté pétrole.
10:58Les cours ont chuté de 10% hier
11:00grâce à des espoirs d'avancée diplomatique en Iran.
11:03Le baril de Brent remonte de 2%.
11:05Il est à 106 dollars.
11:07À Paris, le laboratoire biomérieux bondit de plus de 5%.
11:10Réaction positive au chiffre d'affaires du troisième trimestre.
11:14En revanche, Alstom continue de plonger.
11:17Le fabricant du TGV a chuté de 26% hier
11:20après avoir renoncé à ses objectifs financiers.
11:23Et il perd encore 6% aujourd'hui.
11:26En Europe, les marchés sont en baisse.
11:28Moins 0,6% pour Londres et Francfort.
11:29Moins 0,3% à Paris pour le CAC 40.
11:31On est à 8 022 points.
11:33Merci beaucoup Claire.
11:34La Bourse sur Europe 1 avec Boursier.com.
11:37C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
11:40La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
11:43La Banque Postale Citoyenne.
11:45Et sur Europe 1, on enchaîne avec le temps qu'il fait la météo de Géraldine Hamon.
11:49Retrouvez la météo avec groupe à main.
11:52L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
11:56Géraldine, un temps variable aujourd'hui.
11:58Et oui, puisque nord-ouest ainsi qu'en Ile-de-France,
12:00ces passages nuageux seront très fréquents.
12:01Et cela s'ajoutent des averses qui circuleront encore près du Cotentin
12:04et sur le nord de la Bretagne.
12:06Les nuages sont aussi nombreux du nord de l'Aquitaine au Limousin,
12:09à l'Auvergne et au nord des Alpes.
12:11Nuages qui toutefois laisseront apparaître quelques éclaircies.
12:14Au sud-est, en revanche, le soleil sera plus présent,
12:16même si des nuages élevés deviennent plus nombreux.
12:19Il fera 7 degrés à Clermont-Ferrand cet après-midi,
12:2110 à Lille-Estrasbourg, 12 à Paris et Bordeaux,
12:2414 à Brest, 17 à Perpignan, 19 à Marseille et à Ajaccio,
12:26jusqu'à 20 degrés à Nice.
12:28Alors attention, puisque des averses sont attendues en fin de journée
12:30sur l'est des Pyrénées, puis vers le sud des Cévennes
12:33et le littoral Provençal, avec des précipitations méditerranéennes
12:36qui vont se renforcer au cours de la nuit prochaine.
12:40Demain, cette dégradation méditerranéenne apportera donc des pluies orageuses.
12:43Pour le moment, Météo France place trois départements du sud-est
12:47en vigilance jaune, pluie, inondation et orage, vigilance à surveiller.
12:51Merci beaucoup Géraldine.
12:5413h, 14h, Europe 1 Info.
12:57Et nous accueillons le docteur Brigitte Millot sur Europe 1 Clé.
12:59Bonjour docteur Millot.
13:00Bonjour tout le monde.
13:01Hier, les autorités sanitaires américaines ont annoncé la mort d'un enfant,
13:04de la rougeole, dans l'état de New York.
13:05Et on assiste à une recrudescence du nombre de cas,
13:08c'est ce que vous nous dites.
13:09Mais pour commencer, un petit rappel.
13:11La rougeole, c'est quoi déjà ?
13:12C'est une infection virale extrêmement, extrêmement contagieuse
13:17qui se transmet par l'air lorsqu'une personne malade tousse, éternue ou parle tout simplement.
13:22Et le virus peut rester présent jusqu'à deux heures après le passage de la personne infectée.
13:27Elle débute généralement par une forte fièvre, une grande fatigue,
13:31le nez coule, les yeux sont rouges, l'art moyam.
13:33Puis quelques jours plus tard apparaît une éruption de boutons rouges
13:36qui commence généralement sur le visage, puis s'étend ensuite au reste du corps.
13:41Il existe un signe assez caractéristique de la rougeole, c'est le signe de coplique.
13:45Ce sont des petites taches blanches à l'intérieur des joues qui, elles, sont rouges.
13:50Donc pensez à regarder dans la bouche.
13:53Autre caractéristique de la rougeole, on est contagieux avant les symptômes
13:56et on reste contagieux après la disparition des symptômes.
14:00Alors heureusement, la plupart des rougeoles se déroulent très bien.
14:04Mais le principal problème, ce sont les complications comme la pneumonie ou l'encéphalite
14:08qui peuvent laisser des séquelles importantes, voire entraîner des décès.
14:13En 2025, on a recensé 7 décès liés à la rougeole en France, dont 3 jeunes enfants.
14:21En 2026, la situation s'est améliorée, mais la maladie reste présente.
14:26En revanche, la situation est particulièrement préoccupante aux Etats-Unis.
14:30En 2026, le pays connaît sa plus importante recrudescence des cas depuis 35 ans
14:36et 96% des cas recensés concernaient les personnes non vaccinées.
14:42En France, la vaccination est obligatoire chez les nourrissons depuis 2018.
14:46Et pour les autres, il est important de vérifier son statut vaccinal
14:50et de ne pas banaliser cette maladie, car la rougeole profite vite des failles de la vaccination
14:55et quelques cas suffisent pour relancer une épidémie.
14:59C'est quand même insensé de se dire qu'en 2026, on meurt encore de la rougeole.
15:05Merci beaucoup, Docteur Mille. On vous retrouve demain à 1h15.
15:08Avec plaisir.
15:10N'aura pas un faux place au débat car un plus lycée encore bloqué ce matin.
15:13Et maintenant, ce ne sont pas les policiers, mais les parents qui prennent les choses en main
15:16et débloquent ces établissements. Qu'est-ce que cela dit ?
15:19On en parle avec Michel Fayad, Hélène Rouet et Sébastien Ligné dans Europe 1 Info.
15:23Il est 13h17. Vous écoutez Clélie Mathias sur Europe 1.
15:2513h, 14h.
15:27Europe 1 Info.
15:3113h, 14h.
15:32Europe 1 Info.
15:33Il est 13h21 sur Europe 1. Clélie Mathias, on vous retrouve avec vos chroniqueurs du jour.
15:36Sébastien Ligné, Hélène Rouet et Michel Fayad.
15:39Car un plus lycée bloqué ce matin selon le ministère de l'Éducation nationale.
15:42Pardon, je ne vous ai pas dit bonjour.
15:44Bienvenue.
15:45Il faut dire qu'on papotait depuis quelques temps, quand même.
15:48Bref, les lycées, donc toujours bloqués malgré les annonces du gouvernement.
15:52Écoutez, Louis Alliot, le vice-président du RN, maire de Perpignan,
15:55qui a dénoncé cette minorité qui bloque la reprise des cours dans le calme.
15:58Il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur Europe 1.
16:01Je crois qu'hier d'ailleurs, il y a eu des affrontements devant un lycée,
16:04entre des parents d'élèves qui voulaient ouvrir le lycée, en quelque sorte, pour leurs enfants,
16:07et ceux qui ne voulaient pas.
16:09Donc en plus, on crée de la division, parce que ce gouvernement est faible.
16:13C'est une minorité qui bloque aujourd'hui le système éducatif.
16:16Il faut réouvrir les lycées.
16:18Il y a des moyens pour ça, mais encore faut-il en prendre les mesures.
16:21Et le gouvernement ne le fait pas.
16:23Il est anormal que les lycées soient condamnés par cette minorité agissante d'extrême-gauche.
16:29D'ailleurs, tous les porte-parole que l'on voit à la télévision sont curieusement d'ailleurs de gauche ou
16:34d'extrême-gauche.
16:34Il n'y en a aucune de droite.
16:36Alors, on a un avis dans les reportages également de la rédaction d'Europe 1.
16:40Dans certains lycées bloqués, ce sont les parents qui prennent les choses en main,
16:43qui disent « c'est pas possible, ça suffit, il faut que nos enfants qui passent le bac pour certains
16:46aillent en cours ».
16:48Donc, ils débloquent, ils s'organisent.
16:50C'est normal, Hélène Rouet.
16:51Alors non, ça n'est absolument pas normal.
16:52C'est vrai que c'est assez incompréhensible de la part notamment de nombreux lycées.
16:55On ne comprend pas trop pourquoi parce que les nombreux lycées disent à toutes les promos de lycées
16:59que les absences sont excusées, etc.
17:01Alors que les images qui nous parviennent encore de ce matin, c'est quand même une ultra minorité.
17:06C'est-à-dire que vous avez parfois dans des lycées 10 élèves sur des promos de 300 personnes.
17:10C'est seulement 10 élèves qui mettent pour le coup 3 fois leur nombre en poubelle
17:14et donc du coup, vous n'avez pas accès au lycée.
17:16Donc bien sûr que non, ça n'est pas normal.
17:17On comprend l'inquiétude des parents parce que sur justement quand même cette grande majorité des lycéens
17:22qui aimeraient pouvoir retourner en cours, il y a des vraies inquiétudes.
17:24Il y a des reportages aussi, on commence à interroger justement ces lycéens
17:27qui s'inquiètent pour leurs études, qui s'inquiètent pour leur bac,
17:30qui s'inquiètent pour leur avenir.
17:31Ils étaient déjà assez inquiets et anxieux comme ça et là maintenant, il faut leur donner une nouvelle raison.
17:36Exactement, mais je pense que le gouvernement est quand même en train de faire une erreur
17:39parce que le gouvernement depuis le début a toujours dit qu'il prenait ses blocus,
17:43ses revendications très au sérieux, pourquoi pas.
17:45Sauf que là, le gouvernement a donné une tribune à un mouvement qui en réalité n'est plus un mouvement
17:49lycéen,
17:50qui est un mouvement politique.
17:51Vous avez des personnes et en réalité, maintenant, on ne parle même plus des revendications.
17:55Quand vous leur posez la question, ils ne vous évoquent même plus Parcoursup,
17:58ils ne sont jamais contents alors que le gouvernement a fait énormément de possessions.
18:00Ils ont obtenu la peau de Parcoursup surtout.
18:02Oui, mais ils ne sont toujours pas contents et ils sont toujours devant.
18:04C'est 48% sur 3700 en France.
18:07Bien sûr, mais c'est là où je dis, c'est un mouvement qui en réalité n'est plus un
18:10mouvement lycéen,
18:10c'est un mouvement politique et selon moi, l'État fait une erreur en leur donnant une tribune.
18:14Sébastien Ligné ?
18:15Non, mais ce qui est vraiment dramatique en fait dans cette situation, c'est que le grand perdant de toute
18:18cette histoire,
18:19c'est l'école publique, malgré tout.
18:22Et c'est terrible parce que ça devrait être un joyau.
18:24On devrait être fier en France d'avoir eu une école publique qui a formé l'excellence pendant des décennies.
18:30Et aujourd'hui, c'est de moins en moins le cas.
18:32Et moi, je comprends totalement des parents.
18:33Et d'ailleurs, on le voit dans les chiffres.
18:35Vous avez des parents qui, même de classe moyenne, voire de classe populaire,
18:38font des efforts importants sur des à-côtés de la vie
18:41pour pouvoir offrir à leurs enfants une éducation dans le privé.
18:45L'idée un petit peu caricaturale de l'école privée, c'est pour les riches,
18:50l'école publique, c'est pour les pauvres, c'est terminé.
18:52Aujourd'hui, malheureusement, vous avez des familles dans la classe moyenne salaire médian
18:56qui se privent tous les mois parce qu'ils veulent absolument envoyer leurs enfants dans le privé,
19:01parce qu'ils ne veulent pas que leurs enfants aient à subir des blocages,
19:05aient à subir des classes trop chargées,
19:06aient à subir la tyrannie d'une minorité de lycéens, etc.
19:10Et moi, ça me désole parce que, moi, à titre personnel,
19:12j'ai fait toute mon éducation dans l'école publique
19:14et je pense que c'est un ascenseur social extraordinaire.
19:19Mais j'ai peur que ce soit en train de disparaître.
19:22Et d'ailleurs, regardez les chiffres sur l'école à la maison, c'est pareil.
19:24Vous avez des parents aujourd'hui qui préfèrent envoyer leurs enfants
19:27et faire l'école à la maison avec tout ce que ça implique d'un point de vue social,
19:31sur la perte de relation des enfants,
19:33plutôt que d'envoyer leurs enfants à l'école.
19:34C'est dramatique.
19:35Monsieur Fayyad, quelle lecture vous avez ?
19:37Oui, enfin, presque tout a déjà été dit, mais...
19:40C'est vrai que vous, là, j'avoue que vous intervenez en troisième.
19:43On ne se rattrape pas, promis.
19:44Ok, mais oui, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit,
19:48que ce soit d'Hélène ou que ce soit de Sébastien.
19:50Et je pense que ce qui est vraiment malheureux,
19:52c'est que les jeunes ne comprennent pas,
19:54enfin, les jeunes qui manifestent encore,
19:57et qui bloquent en tout cas encore,
19:58ne comprennent pas que la vie, c'est aussi,
20:01se base sur le mérite, sur le succès,
20:04et pas de manière égale.
20:05Oui, et donc la sélection, pas uniquement chacun est égal
20:09et chacun va arriver, comme vous le disiez tout à l'heure,
20:11à 100% de réussite au bac.
20:13Tout ça, ça ne rime à rien, ça a conduit à la destruction
20:18de notre système, de faire croire aux jeunes
20:21que vous allez tous avoir aujourd'hui le bac,
20:25demain votre licence, ensuite votre master,
20:27vous aurez tous un emploi.
20:28Non, la société, elle n'est pas faite pour avoir autant de jeunes
20:31qui ont le bac, la licence, le master.
20:34La société, elle est faite de différents métiers,
20:37il n'y a pas de sous-métiers,
20:38on a besoin de différents métiers pour développer la France,
20:43travailler, faire que la France soit en ordre de marche,
20:47et donc je pense qu'il faut vraiment réformer
20:49notre système éducatif.
20:51Alain Rouet ?
20:51Oui, ce qu'on voit, c'est aussi les conséquences,
20:53vous avez tout à fait raison d'insister là-dessus,
20:54sur les conséquences du pédagogisme,
20:56à expliquer à tous ces jeunes justement
20:57qu'il fallait absolument avoir un diplôme,
20:59qu'il fallait faire bac plus 5,
21:00à expliquer que de toute façon,
21:01ils étaient tous absolument formidables,
21:03vous avez aujourd'hui une gauche qui continue de s'émerveiller
21:05et de trouver ces jeunes absolument très créatifs
21:07parce qu'ils font des petits dessins sur des cartons
21:09et qu'il faut des fautes d'orthographe.
21:10Donc c'est quand même un véritable problème,
21:12mais vous avez raison d'insister là-dessus,
21:16là on est en train de payer malheureusement aussi
21:18les conséquences d'un pédagogisme
21:19qu'on a induit dans l'école depuis 40-50 ans
21:22et qu'on a toujours été incapables d'enlever.
21:25Hélène Rouet, Michel Fayad, Sébastien Ligné
21:27dans le débat d'Europe 1 Info.
21:28Pendant ce temps, l'économie française
21:29est en très mauvaise situation.
21:31Défaillance d'entreprise, pouvoir d'achat en baisse,
21:33morale des patrons en berne,
21:35le BHV, JIFI en redressement judiciaire.
21:37Cela a des conséquences sur notre quotidien,
21:39on en parle juste après le journal permanent
21:40d'une heure et demie sur Europe 1.
21:4213h-14h, c'est Europe 1 Info
21:43et c'est avec Lélie Mathias sur Europe 1.
21:4513h-14h
21:47Europe 1 Info
21:5013h-14h
21:52Europe 1 Info
21:53Europe 1 se poursuit à 13h31 sur Europe 1
21:55avec vous, Lélie Mathias,
21:56et vos chroniqueurs,
21:57Michel Fayad, Alain Rouet et Sébastien Ligné.
21:59Il est bien pris, Renaudo ?
22:01Non, mais j'aime beaucoup des érapes, c'est pour ça.
22:04D'accord, je me demandais pourquoi vous aviez eu un haut émératif.
22:07Je ne connais pas personne.
22:08Salut.
22:09Bon, désolé, mais l'avenir,
22:11enfin l'avenir, même le présent, est assez sombre.
22:13Vous avez vu toutes ces enseignes,
22:14JIFI, BHV, on les connaît bien ces enseignes.
22:16Bon, elles ont été placées en redressement judiciaire,
22:20l'inflation monte,
22:21le pouvoir d'achat baisse,
22:22les patrons n'ont pas le moral.
22:24Écoutez Olivier Delagarde,
22:25qui en a parlé ce matin,
22:26dans sa revue de presse sur Europe 1.
22:27L'info est à la une du Parisien aujourd'hui en France.
22:30Les patrons sont plus déprimés que jamais.
22:32Le baromètre du cabinet ARC,
22:34qui mesure leur moral depuis 15 ans,
22:36démontre que jamais ils n'ont été aussi pessimistes.
22:39La situation économique est catastrophique.
22:42La crise des subprimes de 2008,
22:43c'est de la piquette par rapport à ce que l'on vit aujourd'hui,
22:46témoigne Freddy.
22:47Au sommet des inquiétudes des entreprises,
22:49on trouve la hausse des prix de l'énergie
22:51et puis l'instabilité politique.
22:53Pour 67% d'entre eux,
22:55c'est un vrai problème.
22:57Ça fait deux ans et demi depuis la dissolution.
23:00On est parti dans une spirale
23:02parce que tout est bloqué.
23:04Tout le monde attend.
23:05Et le pire, c'est qu'il n'attende pas grand-chose
23:06de l'élection présidentielle à venir.
23:08Parole de Freddy.
23:10Mais oui, on pourrait se dire
23:10dans six mois, il y a une élection présidentielle.
23:12Ça tombe bien, ça va peut-être repartir.
23:14Mais si on en croit Nicolas Bouzou dans Le Parisien,
23:16l'économiste dit que l'inconnu majeur
23:18reste la trajectoire budgétaire.
23:20Le moral des patrons ne va pas s'améliorer
23:22après les deux scrutins présidentiels et législatifs.
23:24Vous êtes d'accord Sébastien Ligné ?
23:25Bien sûr, totalement.
23:26D'ailleurs, tous les grands experts disent
23:29que la première condition à une croissance
23:32et à une condition économique favorable,
23:33c'est la confiance.
23:34Et aujourd'hui, si dans ce pays,
23:35il y a bien quelque chose qui manque,
23:36notamment vis-à-vis des milieux économiques,
23:38c'est la confiance.
23:39Tous les acteurs économiques voient bien
23:40que depuis la dissolution,
23:41il n'y a plus rien qui avance.
23:42Il n'y a plus de gouvernement.
23:44Il n'y a plus de président.
23:45Il n'y a plus de loi d'envergure.
23:46Il n'y a plus de trajectoire économique favorable.
23:48De semestre en semestre,
23:50de trimestre en trimestre,
23:51les prévisions se dégradent.
23:53Vous avez les agences de notation
23:55qui toquent à la porte
23:56et qui, pour l'instant,
23:57nous laissent un petit peu tranquilles.
23:58Mais on comprend bien
23:58que la dévaluation n'est pas loin.
24:00Et en effet, l'élection présidentielle,
24:02et c'est là qui est peut-être
24:03le plus inquiétant,
24:04c'est qu'on n'a pas l'impression
24:04que ça peut amener
24:06à quelque chose de positif.
24:07On a l'impression
24:08que l'élection présidentielle
24:09va permettre potentiellement
24:11de sauver le pays,
24:11mais absolument pas de le relever.
24:13Et ça, je peux vous dire
24:13que ce n'est pas un marqueur
24:14de confiance favorable
24:15pour les entreprises.
24:16Mais c'est quand même
24:16un peu paradoxal,
24:17puisque quand on se rappelle,
24:19en fait, en 2017,
24:20il y avait de l'espoir
24:21pour les entrepreneurs,
24:22pour les patrons,
24:23notamment avec Emmanuel Macron.
24:25Et les débuts de son premier quinquennat
24:27étaient plutôt favorables
24:28aux entreprises
24:29et aux patronats quand même.
24:31Et là, on les voit,
24:32même eux,
24:34même eux ont retourné leur reste.
24:36La situation s'est complètement envenimée.
24:37Pour juste rappeler quelques chiffres,
24:39vous avez 71 000 défaillances
24:41l'année dernière sur 12 mois.
24:42Et plus 12% de ces défaillances,
24:44ce sont les PME.
24:45Donc les entreprises,
24:46évidemment,
24:46petites et moyennes entreprises,
24:47moins de 100 salariés.
24:48Et ces entreprises-là,
24:49il faut bien comprendre
24:50que c'est ça aussi
24:51le cœur du tissu économique français.
24:53Donc en fait,
24:53vous avez véritablement
24:54des lois qui peut-être
24:55ont été favorables
24:56à l'entreprenariat, etc.
24:57en 2017, en 2018.
24:59Ça a fait illusion.
25:00Sauf qu'en fait,
25:00si vous voulez,
25:01les finances publiques
25:02ont tellement été mal gérées
25:03depuis 2017 et depuis le début
25:04qu'évidemment,
25:05la situation s'est érodée.
25:06Sébastien a véritablement raison
25:08de parler de confiance.
25:09Aujourd'hui, la confiance,
25:09elle n'existe plus nulle part
25:10avec l'instabilité politique, etc.
25:12Si on prend juste aussi
25:13les deux dernières semaines,
25:15c'est terrible ce qui s'est passé.
25:16Moi, je me souviens
25:16de cette interview
25:17de Dominique Schelcher
25:18à votre micro,
25:19à Sur Europe 1.
25:20Donc c'est le patron de coopérative U.
25:22Le patron de coopérative U.
25:23C'était extrêmement intéressant
25:24de voir comment
25:26les commerçants,
25:26comment toutes ces personnes-là
25:27ont réagi notamment
25:28au piège du 17 octobre.
25:29En fait, il y en a plein
25:30qui disent,
25:31au-delà des coûts directs
25:32que Marc Nauti, par exemple,
25:33chiffre déjà 1,5 milliard,
25:34vous avez évidemment
25:35les coûts indirects
25:36avec le manque à gagner.
25:37Le secteur du tourisme,
25:38il peut s'effondrer,
25:39il peut perdre 2 milliards
25:40quand on voit
25:40ce qui se passe dans notre pays.
25:41Le manque à gagner,
25:42bien sûr,
25:43de ces commerçants
25:43qui ferment.
25:44Le manque à gagner,
25:45évidemment,
25:46de ces personnes
25:46qui ne sortent plus
25:47de chez eux aussi
25:48parce qu'en fait,
25:49ils pratiquent
25:49une espèce de confinement sécuritaire.
25:51Donc vous avez toute
25:51en fait une activité économique.
25:53Un fonds d'investissement étranger.
25:54Et ça, c'est la dernière...
25:55Absolument.
25:55Et ça, c'est la dernière...
25:56Donc le dernier pan,
25:58c'est la défiance,
25:59évidemment,
26:00envers l'État français
26:01parce qu'incapable
26:02d'améliorer ses situations,
26:03que ce soit économique,
26:04que ce soit son instabilité politique.
26:06Et là, vous avez donc du coup,
26:07évidemment,
26:07une baisse d'investissement en France.
26:08Michel Fayad.
26:09Oui, et aussi le fait
26:11que les consommateurs
26:12ont subi de plein fouet
26:13l'inflation,
26:14que ce soit au moment du Covid
26:15ou depuis la guerre en Ukraine.
26:16Et donc aussi,
26:17ils ne consomment plus
26:18comme ils consommaient avant.
26:20Et donc,
26:20ils se tournent aussi
26:21vers des plateformes
26:22en ligne étrangères
26:24et qui font extrêmement du mal
26:26aux petites entreprises françaises
26:28et même aux entreprises
26:29du type BHV ou GIFI.
26:32Et donc, je veux dire,
26:35il va falloir à un moment donné
26:37voir les choses telles qu'elles sont.
26:38C'est-à-dire que,
26:39un, c'est vrai qu'on a
26:40un déficit budgétaire,
26:41mais on a également
26:42un déficit commercial.
26:44On n'est plus tourné
26:45vers les exportations.
26:46Si on veut une croissance économique,
26:48on ne doit pas réfléchir
26:49uniquement à notre propre marché
26:50à l'intérieur.
26:51On doit réfléchir aussi
26:52comment produire davantage
26:53et exporter.
26:54Or, sous les deux mandats
26:56d'Emmanuel Macron,
26:57on a fait quand même
26:58extrêmement du mal
26:59à notre agriculture,
27:01à notre industrie,
27:02en réalité,
27:03à tout ce qui nous servait
27:03en exportation.
27:05Donc, notre balance commerciale
27:06s'est effondrée.
27:07Comment voulez-vous
27:08qu'on redresse
27:09l'économie de notre pays
27:10si on ne tient pas
27:11nos comptes publics ?
27:12Il y a un déficit budgétaire
27:13qu'on n'a pas
27:15une balance commerciale positive.
27:17En fait,
27:17on est dans un cercle vicieux
27:19et on n'est pas en train
27:20de prendre les mesures
27:21qu'il faut.
27:21Sebastien Ligné ?
27:22Simplement, pour parler
27:24du cas précis
27:25et du BHV
27:25et de Jiffy,
27:28attention de ne pas non plus
27:29remettre toute la faute
27:30simplement sur l'État.
27:31L'État n'est pas responsable
27:32de tout.
27:32Dans le cas du BHV,
27:33le BHV s'est tué tout seul,
27:35entre guillemets,
27:36en accueillant
27:36en grand prince Chine,
27:38donc le prince
27:39de l'ultra fast fashion chinoise
27:42qui a cassé complètement
27:43l'image et la réputation
27:44du BHV.
27:45J'aimerais dire,
27:46tant pis pour eux.
27:46De la même manière
27:47que Jiffy,
27:48là, c'est l'exemple de Jiffy,
27:49mais ça peut être le cas
27:49pour un nombre incalculable
27:51d'entreprises,
27:52notamment françaises,
27:53de prêt-à-porter,
27:55dites milieu de gamme
27:56ou d'entrée de gamme,
27:56qui n'ont pas su s'adapter
27:58en effet à une réalité économique
27:59qui a changé.
28:00Mais ce n'est pas toujours
28:00la faute de l'État.
28:01Non, c'est très vrai.
28:02Pardon,
28:02mais une entreprise
28:04comme Jiffy,
28:04elle n'a pas su prendre
28:05le tournant de,
28:06en effet,
28:06des grandes entreprises
28:09numériques chinoises
28:09ou étrangères
28:10qui, en effet,
28:11face à cela,
28:12vous ne pourrez pas lutter.
28:13Si vous faites de l'entrée de gamme,
28:14aujourd'hui,
28:15en trois clics sur certains sites,
28:16vous pouvez avoir
28:17un meuble,
28:18une paire de vêtements,
28:20de chaussures,
28:20tout ce que vous voulez,
28:21pour cinq fois moins
28:22que ce que vous pouvez avoir
28:23chez Jiffy
28:23ou dans les entreprises françaises.
28:24Maintenant,
28:25il y a des entreprises françaises
28:25qui ont su réinventer
28:26leur marque,
28:27réinventer leur gamme,
28:28réinventer leur placement
28:29et d'autres
28:30qui n'ont pas réussi.
28:31Donc,
28:31il ne faut pas non plus
28:32mettre tout
28:32sur la faute de l'État.
28:34Hélène Rouet,
28:35Sébastien Ligné,
28:36Michel Fayad
28:36dans le débat d'Europe 1 Info.
28:38Une pétition appelant
28:38à fermer la chaîne CNews
28:40dépasse 600 000 signatures
28:41sur le site
28:42de l'Assemblée Nationale.
28:43C'est au-delà du seuil requis
28:44pour un possible débat.
28:45Ah bon ?
28:46On demande la fermeture
28:47d'un média.
28:48Ça fait débat,
28:49ça fait polémique,
28:49on en parle.
28:50Il est 13h38,
28:51vous écoutez Clélie Mathias
28:52sur Europe 1
28:53et cette semaine sur Europe 1,
28:54vous jouez pour gagner
28:55un très beau cadeau.
28:56Écoutez.
28:57Attention,
28:58dans moins de 30 minutes,
28:59vous allez pouvoir jouer
29:00au Top Jeu Europe 1.
29:02Le Top Jeu Europe 1
29:03et peut-être gagner
29:04le MacBook Neo.
29:0713h, 14h,
29:08Europe 1 Info.
29:09Europe 1,
29:09c'est avec Clélie Mathias
29:10et ses chroniqueurs du jour.
29:12Aurélie Norouet,
29:12Sébastien Lignier
29:13et Michel Fayad.
29:14Oui, le débat se poursuit
29:15même pendant la pause.
29:17Une pétition hébergée
29:18sur le site
29:19de l'Assemblée Nationale
29:19demandant la fermeture
29:20de CNews
29:21à dépasser
29:21les 600 000 signatures.
29:23C'est un premier pas
29:24vers un éventuel débat
29:25dans l'hémicycle.
29:26Écoutez Priska Thévenot,
29:27la députée EPR
29:28des Hauts-de-Seine.
29:29Elle était sur France 2 ce matin.
29:31Moi, je regarde simplement
29:32qu'il y a une pétition
29:33qui a été mise en place en ligne.
29:34Si cette pétition
29:35a recueilli
29:35le nombre de signataires
29:37et je crois que c'est le cas,
29:38elle doit pouvoir être discutée
29:39en conférence des présidents
29:40qui aura lieu,
29:41je crois, ce matin
29:41pour savoir
29:42s'il y aura un débat ou pas.
29:43Si ce débat a lieu,
29:44j'y participerai
29:45et j'y participerai
29:45pour rappeler
29:46l'importance de la pluralité
29:48et du respect
29:49de la liberté de la presse.
29:50Le tout dans un contexte
29:51d'animosité montante
29:53contre les médias
29:54en général d'ailleurs.
29:55Mais quand même,
29:56depuis quand est-ce qu'on exige
29:57la fermeture d'un média ?
29:59Hélène Rouet ?
29:59Depuis zéro minute.
30:00Il faut savoir en plus
30:01que cette pétition,
30:02pour le coup,
30:03elle n'a pas zéro minute.
30:07Elle n'a pas décollé,
30:07évidemment,
30:08maintenant grâce aux saillies
30:09notamment de la gauche
30:10et de l'extrême gauche,
30:11elle a effectivement
30:12gagné en notoriété.
30:14Donc bien sûr,
30:14ça paraît absolument fou,
30:16mais je vais vous dire,
30:16moi à la rigueur...
30:16Mais c'est beaucoup qu'ils l'ont.
30:18Bien sûr, bien sûr.
30:19Que ça vienne à la rigueur,
30:20vous savez,
30:21des députés écologistes
30:22qui essayent de se faire un nom
30:22comme Benjamin Lucas
30:23qui était complètement inconnu
30:24avant qu'il décide
30:25de faire des pétitions contre nous,
30:26de Thomas Porte,
30:27de la France Insoumise, etc.
30:28Je vais vous dire,
30:29c'est tellement attendu
30:30qu'en fait,
30:30ça en devient assez inintéressant.
30:32Mais moi,
30:32ce qui m'a marquée,
30:33là,
30:33c'est certaines positions,
30:35notamment du bloc central.
30:36Quand je vois
30:36le mensonge éhonté
30:38de Philippe Baptiste,
30:39ministre de l'enseignement supérieur,
30:40qui s'en est excusé,
30:41mais quand il est sur un plateau
30:43où manifestement
30:44les gens sont davantage de gauche,
30:46c'est-à-dire,
30:46et qu'on lui demande
30:47s'il est déjà venu sur CNews
30:48et qu'il feint d'oublier,
30:50parce que, pardon,
30:51on n'oublie pas ce genre de choses,
30:52il sait très bien
30:53qu'il est...
30:53Il faut arrêter de nous faire croire.
30:54Il a répondu, oui.
30:55Mais en fait,
30:55Philippe Baptiste,
30:56il est ministre, en fait.
30:59Il est ministre de ce gouvernement
31:00et avec une telle,
31:02je trouve,
31:03un tel cynisme,
31:03une telle déférence,
31:04vous dire,
31:05qu'en gros,
31:05il nous fait comprendre
31:06que même s'il était invité
31:07sur CNews,
31:08il serait très embarrassé
31:08parce qu'il aurait envie
31:10de refuser, etc.
31:11Je trouve que c'est
31:12d'une gravité,
31:12oui, sans nom.
31:13Et bien sûr,
31:14encore une fois,
31:14la démocratie en prend
31:15un sacré coup.
31:16Sébastien Ligné ?
31:17Bon, le climat,
31:18il n'est quand même pas nouveau
31:18et en effet,
31:21le responsable
31:21n'est pas simplement
31:22l'extrême-gauche
31:23chez la France insommée.
31:24Ce serait si simple
31:25si c'était simplement
31:26eux, les responsables.
31:26Je rappelle quand même
31:27qu'on vit dans un pays
31:28qui, en 2025,
31:29a vu la première chaîne
31:30de la TNT,
31:31C8, fermée
31:32pour une raison
31:33honnêtement assez arbitraire
31:34et assez idéologique.
31:36On vit dans un pays
31:38où le gouvernement centriste,
31:40par la voix de son président
31:41de la République,
31:42a émis l'hypothèse
31:44ou l'idée
31:45d'un label
31:46de médias de confiance
31:47contrôlé par des gens
31:49choisis par le pouvoir.
31:51On vit en effet
31:52dans un pays
31:52où vous avez toute une partie
31:53de la classe politique
31:54qui souhaite ouvertement
31:55fermer la première chaîne
31:56d'information.
31:57Un pays qui,
31:58par le biais
31:59de décisions européennes,
32:01contrôle de manière
32:02arbitraire
32:02les contenus
32:03dits de confiance
32:04sur les réseaux sociaux
32:05grâce à des contrôleurs
32:06dits de confiance
32:07qui sont choisis
32:08par les Etats européens.
32:09Voilà,
32:09donc ça c'est le
32:10Digital Service Act européen.
32:11Voilà le climat général.
32:13Et en effet,
32:14ce qui est inquiétant,
32:15c'est que c'est mis en place
32:16au plus haut sommet de l'Etat.
32:17Si c'était simplement
32:18une pétition lancée
32:20par des militants
32:20d'extrême-gauche,
32:21très bien,
32:21pourquoi pas,
32:22ils font ce qu'ils veulent.
32:23Mais là,
32:24on a un climat général
32:25de contrôle
32:25de l'information,
32:27de l'opinion,
32:28de l'opinion qui est
32:28dite autorisée
32:29et de l'opinion dite interdite
32:31qui émane jusqu'au président
32:32de la République.
32:33Et ça, en effet,
32:34c'est inquiétant.
32:34Parce que que
32:35Jean-Luc Mélenchon dise
32:36si j'arrive au pouvoir,
32:37je ferme ces news,
32:38personne n'est surpris.
32:39Évidemment,
32:39ça pose des questions
32:40démocratiques terribles.
32:41Mais le fait que ce discours-là
32:43soit d'une certaine manière
32:45validé par des décisions
32:46prises par un gouvernement centriste,
32:48ça,
32:48c'est ce qui devrait nous inquiéter.
32:49Mais sans vouloir être
32:50court pour artiste,
32:51ce qui est aussi très inquiétant,
32:53c'est le nombre d'insultes,
32:56de menaces que reçoivent
32:57les journalistes
32:58ou les difficultés
32:59qu'ils ont à opérer
33:00sur le terrain.
33:01Et c'est le cas pour LCI,
33:02c'est le cas pour BFM
33:03et c'est le cas pour CNews aussi.
33:04Mais bien sûr.
33:05Michel Fayad.
33:06Oui, bien sûr.
33:07Et le fait qu'il y ait aussi
33:08des policiers
33:08à l'entrée des rédactions,
33:11c'est quand même assez grave.
33:12Ça fait quelques années maintenant.
33:14Oui, mais je veux dire,
33:14on est quand même en France,
33:16dans un pays démocratique.
33:17On n'est pas dans un pays
33:18où les journalistes
33:19sont censés être menacés
33:20de morts
33:21ou menacés d'agressions
33:23ou de je ne sais quoi.
33:25Mais il y a une chose aussi,
33:26c'est que si l'ARCOM existe,
33:28c'est justement pour voir
33:29s'il y a des manquements ou pas.
33:31Donc je ne vois pas même
33:32comment est-ce qu'on peut accepter
33:34qu'il y ait des pétitions
33:35pour fermer une chaîne
33:36pour soi-disant des manquements
33:37alors qu'il y a une ARCOM
33:38qui existe soi-disant
33:40à cet effet.
33:42Donc soit...
33:43Oui, que des condamnations
33:44peuvent être condoncées.
33:45Ce n'est pas logique.
33:45Mais justement,
33:45soit il y a une ARCOM
33:47et dans ce cas-là,
33:48il n'y a pas besoin de pétitions,
33:50soit il n'y a pas d'ARCOM
33:51et là, dans ce cas-là,
33:52il peut y avoir des pétitions
33:53pour soi-disant des manquements
33:54et à ce moment-là,
33:55on étudie si c'est vrai
33:56ou si c'est faux.
33:57Mais qu'il y ait les deux,
33:57je ne comprends pas en fait
33:58comment est-ce que c'est conçu.
34:01Mais c'est vrai que
34:01petit message quand même
34:02à passer aux confrères
34:04notamment de BFM TV,
34:05notamment du groupe M6,
34:06notamment de TF1.
34:08Hier, c'était Frontière,
34:10considéré comme médias
34:11un peu alternatifs
34:12avec une ligne éditoriale
34:13qui était quand même assez claire.
34:14Aujourd'hui, c'est CNews.
34:16Demain, c'est vous.
34:17Parce que ça,
34:18il faut aussi les prévenir.
34:19Il faut arrêter aussi
34:20à un moment donné
34:20de se coucher
34:21face à l'extrême-gauche.
34:22Il faut arrêter
34:22parce que Benjamin Lucas
34:24n'est pas content
34:24qu'Éric Zemmour
34:25soit invité sur BFM TV,
34:26déprogrammer Éric Zemmour.
34:27En fait, ça ne fonctionnera pas.
34:29Aujourd'hui, vous avez
34:29Jean-Luc Mélenchon
34:30qui insulte Anne-Claire Coudray
34:32parce qu'elle ne recadre pas
34:33Édouard Philippe
34:34qui ne suit pas
34:35le schéma idéologique
34:36de Jean-Luc Mélenchon.
34:37Je ne sais pas
34:37si on se rend compte
34:38de la gravité,
34:38la fenêtre
34:39de l'acceptable médiatique
34:41pour l'extrême-gauche
34:41est considérablement
34:42en train de se réduire.
34:43Mais si on ne monte pas
34:45au créneau à un moment donné,
34:46et c'est d'ailleurs aussi
34:47probablement le rôle du pouvoir,
34:48le rôle de la ministre
34:49de la Culture,
34:49Catherine Pégard,
34:50qu'on n'entend jamais
34:50sur ces sujets-là.
34:52S'il n'y a pas quelqu'un
34:53qui monte à un moment donné
34:53au créneau
34:54pour faire les hauts-là,
34:55c'est que véritablement,
34:56oui, il va y avoir
34:57par finir un problème.
34:58Il va y avoir un problème.
34:59Ce qui est paradoxal
35:00dans cette histoire,
35:00c'est que le seul groupe
35:03de médias
35:04qui a une nécessité
35:06d'être contrôlé
35:07parce qu'il y a
35:07de l'argent public,
35:08c'est le deuxième public.
35:09Sur cette question-là,
35:10en effet,
35:11il devrait y avoir
35:11un regard précis
35:13sur l'information,
35:14comment elle est traitée
35:15parce qu'il y a
35:15de l'argent public.
35:16Et on est en train
35:17de s'attaquer
35:17à tous les groupes privés,
35:19notamment le groupe privé
35:20CNews Europe 1, JDD.
35:22Mais en revanche,
35:23le seul groupe
35:23sur lequel on devrait
35:24tous regarder ce qui se passe,
35:25on ne le refait pas.
35:25Ça, c'est extraordinaire
35:26dans ce pays.
35:27On n'a pas encore parlé
35:28des élections de mi-mandat
35:29le soir de Donald Trump
35:31qui se joue en quelque sorte
35:32en tout cas
35:33la seconde moitié
35:34de son mandat
35:35à les élections américaines.
35:36Ce sera juste avant
35:37le flash de 14h
35:39sur Europe 1.
35:40Il est 13h45
35:41sur Europe 1.
35:42Et vous venez de l'entendre,
35:43oui, il est 13h47.
35:44Le top jeu Europe 1.
35:45Vous avez 15 minutes
35:46pour vous inscrire,
35:46chers auditeurs,
35:47pour tenter de gagner
35:48cette semaine
35:49un MacBook Neo
35:51puissant, rapide, sublime.
35:53Europe 1 vous l'offre.
35:54Alors, pour jouer,
35:55c'est très simple.
35:55Un très, très beau cadeau.
35:57Vous pourrez, en plus de ça,
35:58choisir sa couleur.
35:59Ah, il n'y a pas de couleur.
36:00Alors, il y a argent,
36:01rose, poudré, jaune agrume
36:03ou indigo.
36:03Ils sont très jolis.
36:04Oui, jaune agrume
36:05et jaune agrume.
36:07Très jolis.
36:07Donc, pour vous inscrire,
36:08c'est très simple.
36:09Vous envoyez Europe 1
36:09par SMS au 73921.
36:11Europe 1 au 73921.
36:13C'est 3 fois 75 centimes
36:14puisque du SMS.
36:15Bonne chance.
36:16Le top jeu Europe 1.
36:18Les assurances.
36:1913h, 14h.
36:21Europe 1 Info.
36:22Femme d'après-midi à 2h moins 10
36:24sur Europe 1
36:24avec Lélie Mathias
36:25et ses chroniqueurs
36:26Hélène Noé,
36:26Michel Fayad
36:27et Sébastien Lignier.
36:28C'est le jour J.
36:29Aux Etats-Unis,
36:30les fameuses mid-terms,
36:31les élections de mi-mandat
36:33pour renouveler les députés,
36:35une partie des sénateurs,
36:36certains gouverneurs aussi.
36:37Les sondages promettent
36:38une défaite
36:39pour le camp de Donald Trump.
36:41Écoutez l'analyse
36:42de Vincent Hervouet
36:43il était ce matin
36:43sur Europe 1.
36:44Primo,
36:45méfions-nous des sondages.
36:46La semaine dernière,
36:47ils enterraient Lula
36:48puis Benyamin Netanyahou
36:50raté
36:51et encore raté
36:52et pour Donald Trump aussi,
36:54l'enterrement est prématuré
36:56car,
36:56secondo,
36:57il ne peut pas perdre.
36:59Il a beau mobiliser
37:01ses partisans
37:02en disant
37:02qu'il est lui-même
37:02sur le bulletin de vote,
37:04la réalité,
37:04c'est qu'il va rester
37:05à la Maison Blanche
37:06deux ans de plus
37:07et il va continuer
37:08de faire
37:09ce qu'il a toujours fait,
37:10gouverner par décret,
37:12contourner le Congrès
37:13à l'occasion
37:14de lui opposer
37:14un droit de veto.
37:15Les midterms
37:16vont juste le priver
37:17des élus républicains.
37:19Eh bien,
37:19bon débarras
37:20parce que ces élus,
37:21finalement,
37:21ils l'ennuient.
37:23Michel Fayad,
37:24finalement,
37:24s'il perd
37:26ses élections
37:27de mi-mandat
37:28pour Donald Trump,
37:29ce ne serait pas vraiment
37:29une défaite.
37:30Il gouvernerait quand même
37:31mais autrement.
37:32Oui, c'est...
37:33Enfin, autrement ou pas d'ailleurs
37:34parce qu'il gouverne
37:35déjà pas mal par décret.
37:36C'est ça,
37:36il va continuer
37:37à le faire par décret
37:38et puis comme dit
37:39Vincent Hervouet,
37:40il est content
37:41de se débarrasser
37:42de certaines personnes,
37:43figures qui l'embêtent
37:44au niveau du parti
37:45et là,
37:46il serait vraiment
37:47le rempart,
37:47soi-disant,
37:48face aux démocrates
37:49et puis,
37:51quand même,
37:52il faut voir
37:53qu'aujourd'hui,
37:53aux Etats-Unis,
37:55il y a des problèmes
37:55quand même économiques,
37:56il y a la rancœur
37:58vis-à-vis de cette guerre
37:59au Moyen-Orient.
38:00Il y a différentes choses
38:01mais lui,
38:02il veut toujours
38:02se montrer comme
38:03vraiment celui
38:04qui combat le wokisme,
38:06qui combat l'islamisme.
38:07Je rappelle qu'il est
38:08en train de pointer
38:09du doigt
38:10des candidats démocrates
38:11de confession musulmane
38:13qu'il lit d'une manière
38:15ou d'une autre
38:15avec les frères musulmans
38:17et donc,
38:18en fait,
38:19il aime bien
38:20le seul contre tous
38:21et il le fait
38:23pour le coup
38:24assez bien
38:24et la question
38:25aussi qui se pose,
38:27c'est qui
38:28pour succéder à Trump ?
38:30Ah déjà ?
38:30Là,
38:30vous êtes en avance
38:31d'une élection.
38:32Oui,
38:32mais tout simplement
38:33parce qu'il y a eu
38:34des sondages
38:35qui ont été faits
38:36ces derniers jours,
38:37y compris hier,
38:38et qui disent
38:39que le camp républicain
38:41souhaiterait davantage
38:42Rubio que J.D. Vance
38:44et parce que nous,
38:45ici en France,
38:46on dit souvent
38:46J.D. Vance,
38:47J.D. Vance
38:48parce qu'il est officiellement
38:49le vice-président
38:50et donc,
38:51de fait,
38:51en principe,
38:52le successeur de Trump
38:53mais les sondages
38:54chez les républicains
38:55ne le mettent pas
38:56en position de favori,
38:57ils mettent en position
38:58de favori Rubio.
38:59Alors,
39:00commençons par les élections
39:00de demi-mandat
39:01avant de se projeter
39:02sur la présidentielle
39:03mais quand même,
39:04ce serait compliqué
39:05pour lui,
39:05notamment si jamais
39:06il perdait ses élections
39:08pour le budget.
39:09Il a besoin du Congrès
39:10pour voter le budget.
39:12Oui,
39:12il y aura forcément
39:13un bras de fer
39:13à mon sens
39:14entre les deux
39:14et ça finira forcément
39:16en négociation
39:17mais qui risque de traîner
39:19puisque les deux
39:20se détestent.
39:22Sébastien Ligné.
39:23Bon,
39:23déjà,
39:24en effet,
39:25si Donald Trump
39:25venait à perdre
39:26et la Chambre des représentants
39:27et le Sénat
39:28parce que le sujet
39:28aux Etats-Unis
39:29c'est surtout
39:29le Sénat
39:31ce ne serait pas
39:31non plus inédit
39:32dans l'histoire
39:33des présidences américaines
39:34d'ailleurs la plupart du temps
39:36si ce n'est tout le temps
39:37le président en exercice
39:38perd les élections
39:39de demi-mandat
39:40et en effet
39:41on a des périodes
39:41de débats budgétaires
39:42compliqués
39:43parfois des shutdowns
39:44américains
39:44c'est-à-dire
39:45le service public américain
39:47qui cesse de fonctionner
39:48et les gens ne sont plus payés
39:50Barack Obama
39:51a connu ça
39:51notamment dans ce deuxième mandat
39:52où il n'a quasiment pas pu
39:53gouverner tout le mandat
39:55Bill Clinton aussi
39:56exactement
39:56même Trump
39:57c'est pas nouveau
39:59en revanche
40:00ça envoie évidemment
40:01un message
40:01et aux Etats-Unis
40:02le premier moteur de vote
40:04très largement
40:05encore plus que chez nous
40:06c'est la question
40:07du pouvoir d'achat
40:08et s'il y a bien
40:08une question
40:09sur laquelle
40:09Donald Trump
40:10est vu comme
40:11perdant
40:12ou pas à la hauteur
40:12c'est sur la question
40:13du pouvoir d'achat
40:14avec en effet
40:14des électeurs
40:15même au sein
40:15du camp républicain
40:16qui se sont dit
40:17attendez
40:18il nous a promis
40:18l'América first
40:19il nous a promis
40:20l'Amérique
40:20arrête les guerres
40:21et on se retrouve
40:22avec une guerre en Iran
40:23qu'on n'a pas voulu
40:23et c'est nous
40:24qui payons l'addition
40:25quand on va prendre
40:26notre voiture
40:26et payer notre essence
40:28et aux Etats-Unis
40:28en plus
40:28la voiture est évidemment
40:29essentielle
40:30au mode de fonctionnement
40:31quotidien des Américains
40:33donc ça resterait
40:34un vote sanction
40:35et c'est ça
40:36qui va être intéressant
40:36à suivre
40:37notamment le Texas
40:38un siège au Sénat
40:39au Texas est en jeu
40:40si le camp républicain
40:43perd un siège de sénateur
40:44au Texas
40:45emblème
40:46s'il en est un
40:47de l'Amérique républicaine
40:49ça enverrait un message
40:50parce que ça voudrait dire
40:51que non seulement
40:51les indécis
40:52aux Etats-Unis
40:53qui décident des élections
40:54ont basculé
40:56démocrate cette fois-ci
40:57mais ça voudrait dire
40:57que des électeurs
40:59républicains
40:59de Donald Trump
41:00ont décidé de basculer
41:02démocrate
41:02pour sanctionner
41:03Donald Trump
41:03ça ce serait quand même
41:04un peu plus emblétant
41:05en tout cas
41:05pour ce qui est
41:06de la désapprobation
41:07vous avez 53%
41:08de personnes
41:08qui désapprouvent
41:09de l'action
41:10de Donald Trump
41:10dans les Etats
41:11qu'il a réussi
41:11à remporter en 2024
41:13donc c'est vrai
41:13que c'est quand même
41:14assez conséquent
41:15et en fait
41:15Donald Trump
41:16depuis 2024
41:17et les choix
41:17qu'il a fait
41:18notamment à l'international
41:19qui je le rappelle
41:19n'étaient pas
41:20les choix
41:20qu'il avait fait
41:21en 2016
41:21en 2016
41:22il ne s'était pas occupé
41:23pour aller lancer
41:24des guerres
41:24un petit peu
41:24partout dans le monde
41:25ou faire des bras de fer
41:26avec le Groenland
41:26ou encore l'Iran
41:27et là manifestement
41:28il a quand même
41:29changé de doctrine
41:29et ça c'est pas
41:30quelque chose
41:31qui est payant
41:31parce qu'on se rend compte
41:32quand même
41:32à quel point
41:33il a perdu
41:34notamment en crédibilité
41:35on se rappelle
41:36quand même
41:36des 3-4 premiers mois
41:38où la guerre
41:39en Iran commence
41:40c'est vrai qu'il disait
41:41que ça allait s'arrêter
41:42et puis le lendemain
41:42il disait l'inverse
41:43et en fait
41:44il a perdu en crédibilité
41:45là-dessus
41:45et évidemment
41:46avec le pouvoir d'achat
41:47en fond
41:48où en réalité
41:48il n'a pour l'instant
41:49pas rempli les promesses
41:50qu'il a fait aux Américains
41:51en 2024
41:52et je pense qu'il va le payer
41:53un peu cher ce soir
41:54Merci pour ce débat
41:55Hélène Roux
41:55et Sébastien Ligné
41:56et Michel Fayade
41:58dans Europe 1 Info
41:59votre après-midi
42:00se poursuit sur Europe 1
42:01avec Romain Desarbres
42:01et Marie-Estelle Dupont
42:02et si on en parlait
42:04et moi je vous dis
42:04à demain
42:05une heure
42:06rendez-vous et prix
42:07merci Géraldine
42:08merci Kelly
42:08c'était Kelly Mathias
42:09qui va retrouver demain
42:10pour Europe 1 Info
42:1113h-14h
42:12sur Europe 1
42:13Europe 1

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