Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 20 minutes
Jean-François Fallacher, directeur général d'Eutelsat, et Antonin Hirsch, cofondateur et directeur technique de Skynopy, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce lundi 21 septembre. Ils se sont penchés sur le partenariat entre Skynopy et Eutelsat pour muscler le réseau spatial de ce dernier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne, les invités.
00:05Voilà un quart d'heure pour parler de ce partenariat.
00:09Un partenariat stratégique, parce qu'il concerne le maillon souvent oublié du spatial.
00:14Comment récupérer très vite sur Terre des énormes quantités de données produites par les satellites ?
00:20Et oui, la fibre optique c'est compliqué, donc il faut trouver une autre solution.
00:23Et on va en parler avec nos deux invités.
00:26Antonin Hirsch est là. Bonsoir Antonin.
00:28Bonsoir.
00:29Vous êtes le cofondateur et le directeur technique de Skinopi ou Skynopi ?
00:33On peut dire Skynopi.
00:34Skynopi, vous préférez, ok, ben voilà.
00:37Et Jean-François Fallachère est avec nous.
00:39Bonsoir Jean-François.
00:40Bonsoir François.
00:41Vous êtes directeur général de Telsat.
00:44Peut-être un mot quand même sur cette institution Telsat qui ne date pas d'hier,
00:49qui est une belle entreprise spécialisée dans le spatial et qui a combien d'années ?
00:56Plus de 45 ans en existence.
00:5845 ans que Telsat opère des satellites de télécommunication.
01:01Et de télévision même à l'époque.
01:02Et de télévision, historiquement, puisque quand nous étions jeunes,
01:07nous regardions probablement la télévision par une parabole.
01:09Et une parabole qui utilisait des satellites de Telsat.
01:12Et c'était révolutionnaire déjà à l'époque.
01:14C'était révolutionnaire.
01:15Bon, maintenant, avec la fibre dont on parlait, puis les téléphones portables et mobiles,
01:20ça reste important en certains pays, certaines géographies.
01:23Mais en Europe de l'Ouest, aux Etats-Unis, Canada, c'est quand même quelque chose qui est en baisse.
01:29C'est toujours utilisé, mais c'est en baisse.
01:31Voilà.
01:31Alors depuis, Telsat a lancé des satellites.
01:33Donc, vous faites encore un peu de télévision, mais ce n'est plus le marché, on va dire.
01:37Ça reste la moitié de notre chiffre d'affaires.
01:38Quand même.
01:38D'accord.
01:39Donc, on fait un milliard d'eux de chiffre d'affaires.
01:41Ça reste 600 millions de chiffre d'affaires.
01:43Mais, encore une fois, ça, c'est un business qui est plutôt apparti au passé.
01:47Et qui va décliner, on peut l'imaginer petit à petit.
01:50Alors, on a investi depuis des années 2000 en des satellites géostationnaires dits de connectivité.
01:55Donc, qui, eux, fournissent de la connectivité.
01:57Même principe, avec une antenne parabolique qu'on oriente.
02:00Le seul sujet, c'est qu'ils sont très hauts, 36 000 kilomètres.
02:03Ça fait un peu loin.
02:03Et donc, on a investi dans OneWeb, constellation basse orbite.
02:06Là, on a 650 satellites qui orbitent à 1 200 kilomètres d'altitude.
02:11Donc, c'est très bas.
02:12Faible latence.
02:13Antenne plate.
02:15On est très content parce qu'on a annoncé nos résultats pendant l'été.
02:18Avec une croissance, c'est maintenant 25% du chiffre d'affaires de Telsat.
02:23OneWeb.
02:23Croissance de 75%.
02:25Ça représente 300 millions d'euros de chiffre d'affaires.
02:28Voilà.
02:28Donc, ça se développe très, très bien.
02:30Et qui s'abonne à OneWeb ?
02:32Alors, on cible, nous, les entreprises, les gouvernements.
02:36Les grandes entreprises du maritime.
02:39Les compagnies aériennes aussi qui s'équipent avec OneWeb.
02:42Puisque nos antennes plates, elles fonctionnent aussi, ce qu'on appelle, en mobilité.
02:46D'accord.
02:46Donc, en fait, un avion peut avoir une antenne OneWeb.
02:49Ça fonctionnera.
02:49Exactement.
02:49Un train aussi.
02:51Voilà.
02:51Donc, tout ce qui se déplace.
02:52Et la particularité de ces constellations, par rapport à des satellites géostationnaires
02:55qui pointaient vers une géographie, c'est que comme elles sont à basse orbite,
02:58elles volent partout au-dessous du globe.
03:00Donc, on fournit de la connectivité très haut débit sur les océans, au-dessus des mers.
03:05Avec, et on va revenir à Sky Nopi, on fait fonctionner cette constellation avec plus de 44 champs d'antennes
03:13sur l'ensemble des géographies de la planète.
03:15Et puis, on va en parler.
03:16On va en parler.
03:16J'imagine avec Antonin.
03:17Mais juste une question, parce qu'évidemment, OneWeb est là.
03:22On parle beaucoup d'Iris Carré aussi.
03:24Alors, est-ce que c'est le même réseau ?
03:26Est-ce que c'est un spin-off de OneWeb ?
03:31Comment vous vous positionnez par rapport à Iris Carré ?
03:34François, merci de poser cette question.
03:36Mais je sais en plus qu'elle vous fait plaisir.
03:39Cet été, on a passé une étape très importante dans le projet Iris Carré, qui est un projet européen.
03:44Donc, c'est un projet qui est à la fois privé et public.
03:47C'est un partenariat entre un consortium d'entreprises privées, où Telsat, SES et Ispasat,
03:54qui sont les trois européens européens, ont pris le lead de ce consortium.
03:58On va amener à 3, 4,5 milliards d'euros d'investissement, dont nous, Telsat, plus de 3 milliards,
04:05pour créer une constellation qui va être à la fois souveraine, européenne, à des fins militaires, gouvernementaux,
04:14et commerciales, et donc qui va nous permettre, d'ici 2030, d'avoir la génération 2 de OneWeb,
04:21et donc de continuer à vendre des services, et surtout d'avoir une visibilité sur le très long terme.
04:26Donc, la génération 2 de OneWeb, c'est Iris Carré, et on a signé avec la Commission européenne les accords.
04:34Donc, OneWeb va se transformer avec le temps en Iris Carré, c'est ça ?
04:38Pour que ce soit clair.
04:39Voilà, et on a signé, là, cet été, les accords pour construire cette constellation.
04:43Donc, ça y est, ça démarre, ça va être avec Airbus Defence and Space, Telsalena Space,
04:49et Aerospace Lab, qui est une jeune pousse.
04:52Et dernière...
04:52Donc, on démarre tout ça.
04:54Dernière petite question, évidemment, on aurait la facilité de se dire,
04:58bah tiens, c'est un concurrent à Starlink.
05:00Mais, alors, même si sur le papier, vous faites la même chose,
05:02mais c'est pas le même dimensionnement, c'est ça.
05:05C'est-à-dire que, là, il y a quelques centaines de satellites,
05:08alors qu'on sait que Starlink, c'est plusieurs milliers,
05:10voire même, à terme, plusieurs dizaines de milliers.
05:13C'est pas tout à fait le même service.
05:16Alors, on est, on va dire les choses celles-là,
05:18on est concurrent à Starlink, sur le marché qu'on adresse,
05:22c'est-à-dire les grandes entreprises, les gouvernements, le B2B.
05:27C'est-à-dire que si je suis un particulier, je peux pas m'abonner à OneWeb ?
05:29On peut, mais maintenant, on a des caractéristiques.
05:33On reconnaît la fibre commerciale de M. Fallacher.
05:37Non, mais c'est pas fait pour ça, en fait.
05:38Non, c'est pas le segment conciliable.
05:41Par contre, ce que je veux vous dire, c'est qu'on a aussi commandé des satellites supplémentaires.
05:44Vous savez, il y a quelques mois, on a commandé, là, 230 satellites supplémentaires.
05:50Donc, on va avoir un total de 1300 satellites à l'horizon 2030 qui vont voler.
05:55Donc, on renforce OneWeb, pour lui donner plus de capacités,
05:59parce que la croissance, elle est là, il faut qu'on la nourrisse.
06:02Et puis, Iris Carré va arriver.
06:05À partir de 2030, les premiers satellites seront lancés.
06:082032, la constellation commerciale sera entièrement opérationnelle.
06:11Et attention, il y a moins de satellites dans un premier temps,
06:13parce qu'ils sont beaucoup plus gros, beaucoup plus puissants.
06:15Donc, ce qui fait qu'il nous en faut moins.
06:17Mais ça va aussi, tout ça va se développer dans le futur.
06:19En tout cas, on est très heureux d'avoir une génération de qui arrive,
06:22qui va pouvoir avoir une continuité pour Telsat jusqu'en 2040, à peu près.
06:26Et puis après, il y a ça aussi.
06:27Alors, après, il y a ça.
06:28C'est ça.
06:29C'est-à-dire que demain, on pourra se connecter directement,
06:31depuis son téléphone, à OneWeb ou à Starlink, etc.,
06:36à des satellites qui seront à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude.
06:40Voilà.
06:40Alors, ça, c'est le direct-to-device.
06:42Donc, ça, c'est un sujet passionnant aussi,
06:45qui arrive aussi, sur lequel on travaille d'arrache-pied au Telsat.
06:48On en parlera.
06:49On aura l'occasion d'en reparler, bien évidemment.
06:52Alors, c'est bien parce qu'on a bien expliqué ce que c'était.
06:56Mais pour que ça marche maintenant, vous le disiez,
06:58il faut des stations terrestres, en fait, qui envoient énormément de données.
07:02Et c'est ce que vous faites, en fait, chez SkyNopi.
07:05Antonin, est-ce que vous pouvez vous présenter ?
07:06Oui, bonjour.
07:07Je suis Antonin Ayer, je suis cofondateur de SkyNopi.
07:10Alors, je peux vous dire un peu quelques mots de SkyNopi.
07:12Dans SkyNopi, on est une société française.
07:15Notre spécialité, c'est d'assurer la connectivité entre les satellites et le sol.
07:21Donc, nos clients, c'est des clients de ce qu'on appelle l'observation de la Terre.
07:24Donc, c'est des gens qui vont opérer des satellites pour prendre des images de la Terre.
07:26Ça peut être notamment, par exemple, les images qu'on voit sur Google Earth.
07:30Et là, leur problématique, c'est qu'ils vont générer ces images-là
07:33et que ces images, elles vont rester stockées à bord du satellite
07:36jusqu'à ce qu'ils aient des stations en visibilité.
07:38Parce qu'à contrario, notamment des satellites qui sont géostationnaires,
07:41qui restent fixes, ici, les satellites en orbite basse,
07:44qui sont typiquement à l'altitude de l'ISS,
07:47ils vont venir balayer la Terre et donc, ils vont avoir besoin d'un réseau.
07:50Donc, notre métier, nous, c'est d'orchestrer un réseau de stations mondial
07:54à the service, c'est-à-dire que c'est au lieu que l'opérateur a besoin
07:57de construire de zéro son infrastructure sol, ses entes...
08:01Vous louez, en fait, vous êtes en marque blanche.
08:02On est un peu le modèle du cloud,
08:05c'est-à-dire le modèle de la mutualisation, du partage
08:07pour les opérateurs de satellites en orbite basse.
08:10Et on peut faire aussi l'analogie avec la fibre,
08:11parce que finalement, vous apportez une connectivité ultra rapide.
08:16Exactement. Alors, on voit souvent,
08:17nous, il y a un élément qui est fondamental,
08:19c'est les antennes, donc ces grosses paraboles
08:20qui font entre 4 et 6 mètres pour pouvoir venir capter
08:23la donnée qui vient de l'espace.
08:25Et quand on est arrivé à l'antenne, c'est que la moitié du chemin.
08:27On a besoin, derrière aussi, d'avoir un réseau de connectivité,
08:30de la donnée, pour pouvoir rapatrier la donnée,
08:32et pour qu'elle soit traitée le plus rapidement possible.
08:35Donc, ce qu'on fournit, c'est toute cette infrastructure
08:38à la fois d'antenne, mais aussi de connectivité,
08:41de traitement de la donnée,
08:42pour pouvoir fournir à nos clients directement la donnée
08:45pour qu'ils puissent venir l'exploiter.
08:46Alors, Jean-François, expliquez-nous donc ce global ACAR,
08:49qui, je crois, est le nom de votre partenariat.
08:52Oui. Alors, pour que OneWeb fonctionne,
08:57nous avons, je vous le disais, sur la planète,
08:58plus de 40, 44 pour être précis, champs d'antennes.
09:02Alors, c'est des champs de 10 à 12 antennes,
09:06des antennes relativement grandes,
09:08elles font 2-3 mètres de diamètre,
09:09en fait, qui permettent de suivre chacun de nos satellites
09:11en permanence lorsqu'ils passent,
09:14et d'avoir, pour les constellations,
09:16donc, au débit comme la nôtre,
09:17une continuité H24 sur toute la planète.
09:21Donc, ce qu'on a vu...
09:24Excusez-moi, pour que je comprenne bien,
09:26l'Internet vient bien de quelque part,
09:28donc, il vient de la Terre,
09:29donc, il est emmené sur ses satellites ?
09:31Oui.
09:32OK ?
09:32Alors, c'est ce que disait Antonin,
09:34c'est-à-dire, nos 44 stations, là, dont je parle,
09:36elles sont interconnectées par un immense backbone
09:39fibre mondiale,
09:40avec de doubles pénétrations de fibres dans chaque site
09:43pour des questions de redondance, de souveraineté.
09:45Oui, il ne faut pas que ça tombe en palais.
09:46Et, en fait, c'est ça qui fait l'Internet,
09:48c'est-à-dire qu'une antenne client plate
09:50va parler avec un de nos satellites
09:51qui ne va pas passer très vite au-dessus de nos têtes,
09:54il va parler avec l'un de ses champs d'antenne,
09:57des 44 champs d'antenne,
09:59et de bout en bout, en fait,
10:01il va faire une connexion,
10:02soit Internet, soit VPN, dans notre cas,
10:05en passant par toutes sortes de services
10:06comme des firewalls,
10:07c'est comme ça que ça fonctionne.
10:09Alors, ce dont on s'est rendu...
10:11C'est fascinant, d'ailleurs,
10:11de voir que tout ça se fait à une vitesse folle.
10:13Oui, alors, comme on le disait, François...
10:15Quand on fait une requête d'un site web
10:16qui se télécharge, en fait,
10:17cette requête part sur le satellite,
10:20redescend sur Terre
10:21parce qu'il faut bien récupérer la data sur Internet,
10:24et remonte après sur un autre satellite
10:26qui va passer au-dessus de chez moi
10:27pour m'afficher le site.
10:29Et ça, en quelques dixièmes de seconde.
10:31Voilà, et tout bouge.
10:32C'est-à-dire que les antennes clients
10:33qui peuvent être sur un bateau, un avion,
10:35bougent,
10:35les satellites qui sont à 1200 km
10:37qui font le tour de la Terre en deux heures,
10:39vous voyez, tout ça va...
10:40Il n'y a que Antonin qui ne bouge pas, lui, sur Terre.
10:41Alors, ce qu'on a vu avec SkyNopee,
10:46c'est qu'en fait, ces champs de douze antennes,
10:48en fait, ils ne suivent pas en permanence des satellites.
10:51C'est-à-dire qu'il y a du moment
10:52où il y a du temps inoccupé d'antennes.
10:55Vous allez, à un moment, suivre sept satellites
10:57en même temps qu'ils passent,
10:58ou huit satellites.
10:59Parfois, on en suit douze.
11:00Mais il y a des moments
11:02où ces antennes sont inoccupées.
11:03Et le deal avec SkyNopee,
11:04c'est exactement ça.
11:05C'est-à-dire qu'ils rajoutent des équipements
11:07qui font que, quand nos antennes sont inoccupées,
11:10eux, ils peuvent les utiliser
11:11pour d'autres constellations,
11:13notamment d'observations terrestres,
11:15et qui, elles, ces constellations-là,
11:18historiquement,
11:19elles attendent de passer devant un site.
11:22Et donc, elles ne téléchargent pas les images en temps réel.
11:24Donc là, c'est un deal qui est un deal vraiment win-win
11:27avec SkyNopee,
11:28où ils vont pouvoir utiliser
11:30le temps inoccupé de nos antennes,
11:32qui, je le répète, sont partout sur la planète.
11:34On en a plus de 400 dans 44 sites.
11:37Et ils vont pouvoir, donc,
11:40donner accès à ces antennes-là
11:43à des constellations
11:44qui, aujourd'hui, doivent peut-être attendre,
11:46je ne sais pas,
11:464 heures, 8 heures, 12 heures,
11:48avant de télécharger leurs images.
11:49Donc, c'est vraiment du win-win.
11:51C'est ça, l'échelle du temps.
11:52C'est plusieurs heures de perdu.
11:54Et pour ces boîtes-là,
11:55ça peut être un vrai handicap.
11:57Exactement, parce que les applications qu'on sert,
11:59ça va être des applications
12:00qui vont être dans la sécurité,
12:02par exemple, civile,
12:03sécurité maritime.
12:03La défense, j'imagine, aussi.
12:05La défense, bien évidemment.
12:06Et donc, le temps entre la prise de capture
12:09et la fraîcheur de l'image
12:10et sa mise à disposition est crucial.
12:12Donc, actuellement,
12:13la majorité des satellites opèrent
12:15avec ce qu'on appelle des latences.
12:16Donc, justement,
12:17ce temps entre la capture de l'image
12:18et cette mise à disposition au sol
12:20de l'ordre de l'heure.
12:22Nous, ce qu'on fait avec le réseau
12:25de OneWeb
12:26et ses stations partout dans le monde,
12:28c'est d'amener, en fait,
12:28du quasi-temps réel.
12:29C'est-à-dire que dès qu'un satellite
12:30aura acquis une image,
12:32il aura en visibilité tout de suite
12:34une station pour pouvoir réduire
12:36cette latence très fortement
12:37qui est quelque chose de crucial.
12:39Donc, vous allez vous greffer
12:40sur des infrastructures techniques
12:41existantes qui appartiennent
12:42à l'Hotelsat, c'est ça ?
12:44Exactement.
12:44Donc, nous, le modèle de Scanopi,
12:46si je donne un peu une analogie,
12:47c'est le modèle du Airbnb.
12:49Donc, au lieu de construire
12:50un réseau de zéro
12:51qui prend beaucoup de temps,
12:52qui est compliqué à maintenir,
12:54on a fait le postulat
12:55qu'il existe des antennes
12:56qui sont déjà déployées,
12:57notamment celles de OneWeb,
12:59et on a développé
13:00les technologies d'interface
13:01pour pouvoir venir se connecter
13:03et permettre,
13:03quand ces antennes sont non utilisées,
13:05de les offrir à nos clients
13:06qui sont les clients
13:07d'observation de la Terre
13:08pour rapatrier leurs données.
13:09Et là, ce qu'on fait
13:11avec Hotelsat,
13:11c'est vraiment l'utilisation
13:12de cette technologie
13:14pour un passage à l'échelle
13:16qui va nous permettre
13:17de fournir une proposition de valeur
13:18qui est vraiment inégalée
13:20à la fois en termes de réduction
13:21de ce temps de téléchargement de données,
13:23mais aussi sur le volume de données,
13:25car les satellites créent
13:26de plus en plus de données à bord
13:28avec des prises d'images
13:30dans plusieurs bandes de fréquences.
13:31Et donc, c'est une infrastructure.
13:32On est en train de créer
13:33un champion mondial
13:36grâce à cette alliance
13:37sur ce marché
13:38de la connectivité des satellites.
13:40Alors, vous avez annoncé
13:42ce partenariat
13:42durant le sommet de l'espace,
13:44je crois bien.
13:45Vous en êtes où, là ?
13:46C'est-à-dire que vous avez signé
13:48ce partenariat.
13:49Après, il faut, j'imagine,
13:50que vous intégriez
13:51toute votre solution logicielle,
13:54en fait.
13:54C'est quoi ?
13:54C'est du soft ?
13:55Alors, c'est à la fois
13:56du software, justement.
13:57C'est toute cette infrastructure
13:58de partage,
13:59une espèce de calendrier
14:00pour dire quand OneWeb
14:01n'utilise pas ses antennes,
14:03tel site n'utilise pas ses antennes,
14:04nous, on va pouvoir l'utiliser.
14:05C'est aussi des modifications
14:07qu'on vient faire
14:07sur l'antenne elle-même
14:08pour lui permettre
14:09d'être compatible
14:10avec les satellites
14:10d'observation de la Terre.
14:12Et donc, on a commencé ce projet,
14:13un projet d'expérimentation
14:15qui a été financé
14:16dans le cadre d'InFrance 2030
14:17pour développer, justement,
14:19cette proof of concept
14:20et de développer
14:22les briques technologiques
14:24qui nous permettent maintenant
14:24de pouvoir passer à l'échelle.
14:27Donc là, on a les trois
14:27premières antennes
14:28qui vont être déployées
14:29en début d'année prochaine
14:30et l'ambition,
14:32c'est de déployer
14:32une centaine d'antennes
14:34d'ici 2029
14:35qui est un temps très, très faible
14:37pour cette taille d'infrastructure.
14:39Jean-François Falacher,
14:41pour vous, ça vous permet quoi ?
14:42De mieux rentabiliser
14:43tous ces équipements
14:44et ces investissements ?
14:46Pour nous, c'est gagnant-gagnant,
14:48c'est-à-dire qu'on aide
14:49Skynope
14:51finalement à vendre
14:52cet accès au grand
14:53à différents clients
14:55et nous, en fait,
14:56on a un asset.
14:57Et puis cette bande passante
14:58qui était un peu perdue, finalement.
14:59On a un asset
15:00qui est partiellement inoccupé
15:01et donc on va l'occuper entièrement
15:02et donc on a un accord
15:04de partage de la valeur
15:06que Skynope va générer.
15:07Donc c'est vraiment
15:08gagnant-gagnant
15:09comme partenariat.
15:10Voilà.
15:10Donc qu'est-ce que vous fixez
15:11comme calendrier
15:12pour que tout cela soit effectif
15:15à 100% ?
15:16Écoutez, là,
15:17comme on l'a dit,
15:18on a fait des tests
15:19qui ont fonctionné
15:19ce qui nous a permis
15:20d'aller en avant
15:22dans ce partenariat.
15:23On équipe
15:24un nombre d'antennes
15:25pour vérifier concrètement
15:27que ça va marcher
15:27et puis je pense
15:29qu'on se donne une année
15:29pour avoir un nombre
15:31très important d'antennes
15:33qui va fonctionner.
15:34Donc on a le disait,
15:35une centaine d'antennes
15:36et ça,
15:37partout sur la planète
15:38encore une fois.
15:38Oui, c'est ça.
15:3944 lieux.
15:40Et vous êtes sûr
15:41d'avoir des clients
15:41qui attendent déjà
15:42avec impatience
15:44votre technologie ?
15:45Ah non,
15:45on opère déjà
15:45une trentaine d'opérateurs
15:47à travers notre réseau
15:48et ils ont un mot
15:50qui les obsède,
15:51c'est cette fameuse latence,
15:52cette réduction de la donnée.
15:53Donc on sait
15:53que le marché
15:55attend cette proposition
15:56de valeur.
15:57Donc on bâtit
15:58une infrastructure derrière
15:58qui va servir
15:59vraiment le monde
16:00des communications.
16:01Et voilà,
16:02et 100% souveraine européenne,
16:03c'est très positif tout ça.
16:05Merci beaucoup
16:06à tous les deux passionnants.
16:07Merci Jean-François,
16:09Jean-François Falacher,
16:10donc directeur général
16:11de Telsat
16:11et Antonin Hirsch,
16:13cofondateur
16:14et directeur technique
16:14de Sky Nopi
16:15pour terminer ce
16:16Tech & Co
16:16ce lundi.
16:17Merci.
Commentaires

Recommandations