Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 15 minutes

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des innovations des entrepreneurs et
00:11des audacieux.
00:11Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:15Diana N'Goma et ses audients sont à la préparation de l'émission.
00:18Christophe Pirot, il est en régie, il réalise l'émission et chaque soir, un coach expérimenté qui est aussi entrepreneur,
00:25qui donne des conseils.
00:26Et ce soir, j'ai la joie, j'ai l'immense joie de retrouver Marie-Georges, associée en charge des
00:32activités de conseil en développement durable au sein d'Accenture.
00:35Bonsoir Marie.
00:37Bonsoir Elisabeth, moi aussi, je suis très contente de vous retrouver, de faire ma rentrée.
00:41On peut le dire aux auditeurs ?
00:43On peut, on peut, on l'avait dit avant que je parle.
00:44Vous avez fait un tour du monde ?
00:45Tout à fait, je rentre d'un tour du monde en famille.
00:48Ça c'est génial, c'est très inspirant.
00:49D'ailleurs peut-être qu'on ferait une émission sur les changements, les belles idées comme ça en cours de
00:56vie.
00:56On va y penser.
00:58Marie, ça vous a inspiré cette thématique ?
01:01Absolument, très intéressant.
01:02Les pressings.
01:03Les pressings et en particulier Hublot dont on va parler, que j'ai trouvé très innovante et avec un modèle
01:09économique multifacette.
01:11Très sympa.
01:11Avant de vous parler de Hublot, vous l'avez peut-être compris, elle a eu ce soir une enseigne aussi,
01:17qui depuis plus de 50 ans nettoie nos costumes, nos robes, nos manteaux.
01:22Et derrière le pressing de quartier, il y a tout un modèle qui est en train de se transformer.
01:27Alors comment on fait vivre le pressing à l'heure du télétravail ?
01:30De nos nouvelles habitudes de consommation ?
01:32Comment on modernise une enseigne historique ?
01:35Comment on redonne l'envie de se entretenir les vêtements à l'heure où le jogging et les vêtements confortables
01:41prennent le dessus dans notre quotidien ?
01:43Pour en parler, le patron de 5 à sec.
01:46Bonsoir Olivier Boccarat.
01:48Bonsoir Elisabeth.
01:49Bienvenue dans la France Bouge.
01:50Vous allez nous répondre à toutes ces questions.
01:53Je vais essayer, avec grand plaisir.
01:54On en est sûr.
01:55Et puis donc, on en a parlé un petit peu avant.
01:58Hublot ce soir, c'est la start-up de la France Bouge qui réinvente le secteur de la blanchisserie avec
02:03une intelligence artificielle.
02:05Oui, chaque vêtement passe sous une caméra spéciale dès son dépôt.
02:09Bonsoir Stéphane Cohen.
02:11Bonsoir.
02:11Fondateur et PDG de Hublot, H-U-B-L-O.
02:15C'est exact.
02:15Vous allez tout nous raconter, vous aussi.
02:17Donc, vous allez être coachée par Marie, Marie-Georges.
02:20Il y a un mot pour définir Hublot pour la start-up ?
02:23Vous y avez réfléchi, Marie ?
02:27Le pressing...
02:27Là, oui, j'y réfléchi.
02:29Le pressing qui prolonge la vie des vêtements.
02:32Moi, j'aime bien ça.
02:33Allez, le pressing qui prolonge la vie des vêtements.
02:35Et puis, d'ici trois quarts d'heure, on va prendre des nouvelles d'un membre de la grande communauté
02:39de la France Bouge.
02:40Ils étaient venus en 2020.
02:41À l'époque, ça s'appelait la lessive de Paris.
02:44Désormais, c'est super flacon.
02:45Bonsoir, Hubert Michaud.
02:46Bonsoir, Elisabeth.
02:47Bienvenue dans la France Bouge.
02:48Merci.
02:49Ça va bien depuis 2020 ?
02:50Ça va très bien.
02:50On a vendu plus d'un million de flacons depuis 2020.
02:52Donc, ça va très bien.
02:53C'est énorme.
02:54Vous allez tout nous dire.
02:54Allez, la France Bouge jusqu'à 21h30.
02:56C'est parti sur Europe 1.
02:58Europe 1.
02:5920h30.
03:0021h30.
03:01Elisabeth Assayac.
03:13Là, ce n'est pas la maison, ce sont les vêtements.
03:15Ce soir, on parle pressing sur Europe 1.
03:17Le marché du pressing de détail en France pèse environ 546 millions d'euros.
03:23Celui de la blanchisserie dépasse les 3 à 4 milliards d'euros.
03:26J'ai trouvé ça hyper important comme chiffre.
03:30Alors, on le sait, il y a eu beaucoup de turbulences liées à la crise sanitaire,
03:34liées au télétravail.
03:35Mais il y a une petite embellie.
03:37Le secteur montre une dynamique de plus de 8% de croissance récente.
03:41Alors, qui va au pressing ?
03:42Eh bien, figurez-vous que Diana N'Goma a posé la question dans les rues de Paris au micro-Europe.
03:46Écoutez.
03:47Moi, je vais assez régulièrement au pressing.
03:49Peut-être deux fois par mois, je dirais.
03:51C'est surtout pour les vêtements que je n'ose pas laver moi-même.
03:54Typiquement, les manteaux, les vestes, les costumes, les pièces en laine ou des vêtements un peu fragiles.
03:59Je préfère payer un pressing plutôt que risquer de les abîmer à la machine.
04:03Et j'y vais aussi quand il y a une grosse tâche que je n'arrive pas à enlever.
04:07Pour moi, c'est surtout une question d'entretien et de durée de vie des vêtements, en fait.
04:10Franchement, je vais très peu au pressing, peut-être deux ou trois fois par an.
04:14J'essaie de laver quasiment tout chez moi pour éviter de dépenser trop.
04:17J'y vais surtout pour les gros manteaux d'hiver ou les pièces très délicates.
04:22Par exemple, blazer, une robe de soirée ou un vêtement avec une matière particulière.
04:27Mais sinon, en général, pour les vêtements du quotidien, je fais tout moi-même.
04:33Le pressing, pour moi, c'est vraiment réservé aux pièces exceptionnelles.
04:37Alors moi, le pressing, j'y vais surtout pour mes vêtements de travail.
04:39Puisque je porte beaucoup de chemises, des vestes, parfois des costumes aussi.
04:43Donc c'est des pièces que j'ai envie de garder propres et bien repassées.
04:46Et le résultat est quand même vachement plus net qu'à la maison.
04:50J'y vais la plupart du temps quand j'ai accumulé plusieurs vêtements à nettoyer.
04:55Je peux aussi leur confier mes manteaux, certains vêtements en cachemire, par exemple.
05:01C'est quand même un gain de temps.
05:02Quand on travaille beaucoup, c'est non négligeable.
05:05Il y a beaucoup d'hommes pour qui c'est très pratique d'aller au pressing, on a l'impression.
05:09Et les femmes qui sont un peu plus...
05:11Vous vous en pensez quoi ? Les petits tours de table avant de passer la parole à Olivier Boccarat.
05:15Stéphane Cohen, je voyais rire pendant le micro-trott.
05:17C'est sympa de voir que les gens se rendent compte que quand ils vont en pressing...
05:21PDG du Blu.
05:22Oui, quand ils vont en pressing, ils ont un résultat qui est bien meilleur que chez eux.
05:27Heureusement pour vous.
05:28Sur les femmes, c'est intéressant.
05:31Parce qu'en fait, elles emmènent beaucoup de vêtements, que ce soit des robes de soirée,
05:35que ce soit aussi des choses précieuses comme des robes de mariée.
05:39Donc on a beaucoup de clients femmes.
05:41Il faut voir qu'il y a un affect très important par rapport aux vêtements.
05:45Et donc les personnes qui vont amener leurs vêtements en pressing, c'est qu'elles y tiennent tout particulièrement.
05:49Allez, justement, on va parler ce soir du pressing, de notre rapport qui avait...
05:53Souvenez-vous, ça avait démarré commerce essentiel pendant la crise sanitaire.
05:57Donc c'était très éloigné peut-être de la réalité des Français.
06:00Mais en tout cas, ça avait été commerce essentiel.
06:01Donc pour en parler ce soir, le patron du leader mondial de la franchise de pressing,
06:06ça a été fondé en 1968 à Marseille.
06:08Olivier Boccarat.
06:13Alors Olivier Boccarat, vous savez qu'il y a un rituel dans la France bouge.
06:16Le rituel, c'est de pitcher.
06:18C'est-à-dire que pendant une minute, racontez-nous 5 à sec.
06:21Est-ce que vous êtes prêt ?
06:23Je suis prêt.
06:24On vous écoute, c'est à vous.
06:26Alors 5 à sec, ça a été fondé à Marseille en 68,
06:31avec l'idée de démocratiser le pressing, qui était à l'époque plutôt élitiste.
06:35Et c'est ce qui a fait son succès dans toutes les années suivantes,
06:39d'abord en France, avec la particularité d'être implanté dans les centres commerciaux
06:44dans un premier temps, là où justement c'est accessible au plus grand nombre.
06:47Et ensuite, ça s'est développé en Europe et aujourd'hui dans le monde.
06:51Et on a deux activités.
06:54Une activité que tout le monde connaît avec la marque 5 à sec,
06:57qui est une activité de magasin de pressing.
06:59On a plus de 1500 magasins dans 25 pays dans le monde.
07:03Et ce qu'on ne sait, je ne pense toujours pas,
07:04c'est qu'au-là de la France, le plus gros pays, c'est surtout le Brésil.
07:08On a plus de 600 magasins au Brésil, on peut en parler.
07:12Et il y a une deuxième activité qu'on a beaucoup développée depuis 5 ans,
07:16qui est une activité B2B,
07:18où en fait, on équipe les salariés des entreprises
07:22qui ont des vêtements de travail avec des cartes pressing
07:26qu'ils peuvent utiliser dans un réseau de 1000 pressings en France.
07:29Et aujourd'hui, on fait à peu près 250 millions d'euros de chiffre d'affaires.
07:34Les deux tiers sont réalisés par la franchise.
07:37Et c'est équilibré entre B2C et B2B.
07:39Merci de vous être prêt à cet exercice du pitch, Olivier Boccarat, président de 5 à sec.
07:43Ça me frappe ce chiffre de premier marché, la France.
07:46Deuxième marché, le Brésil.
07:49Le Brésil, ça a été monté dans les années 80.
07:52Et je pense que ce qui fonctionne au Brésil,
07:54c'est que contrairement à l'Europe,
07:56il y a un taux d'équipement en machine à lever qui est bien inférieur.
08:00C'est-à-dire que tout le monde n'a pas une machine à lever à la maison ?
08:02Non, absolument.
08:03Donc, le pressing est vraiment beaucoup plus quotidien que ça peut l'être en France.
08:06Effectivement, comme on l'a vu dans le micro-trottoir,
08:08il y a deux raisons pour aller au pressing.
08:10C'est soit je ne sais pas faire chez moi,
08:12soit je ne veux pas faire et je confie au pressing.
08:15Au pressing, mais entre le pressing et chez moi, il y a les laveres automatiques.
08:17Alors, oui, mais aller à l'arrêt automatique,
08:20ça veut dire qu'il faut là aussi vous déplacer,
08:22rester sur place, attendre pour un résultat
08:25qui est évidemment en qualité bien inférieure celui du pressing.
08:28Marie, ça vous parle ?
08:29Oui, ça me parle.
08:30Vous avez fait un tour du monde où vous étiez au Brésil.
08:32Exactement, donc ça me parle parce qu'effectivement,
08:34moi j'ai beaucoup utilisé les services de blanchisserie des pressings
08:38où je faisais laver mon linge et repasser et préparer mon linge
08:42quand on voyageait dans les différents endroits où on allait.
08:44Parce qu'on n'avait pas de machine à laver forcément dans les AirBnB.
08:47où on s'arrêtait.
08:49Et donc, j'utilisais beaucoup ça.
08:50Et en fait, c'est là qu'on se rend compte qu'il y a beaucoup de gens,
08:52notamment en Amérique du Sud,
08:53qui utilisent ça de manière quotidienne,
08:56qui n'ont pas de machine à laver à la maison.
08:58Donc, vous vous le confirmez.
09:00Saint-Cassec, l'histoire, ça existe depuis 1968,
09:03c'est née à Marseille,
09:05avec un concept très simple dès le départ.
09:08C'est très simple.
09:09Olivier Boccarat.
09:09Si on se remet effectivement dans les années 60,
09:12à l'époque, il y avait des points de collecte en centre-ville
09:15et des grandes usines en périphérie de centre-ville.
09:19Et donc, la force de Saint-Cassec,
09:21ça a été de construire comme des magasins-usines,
09:24accessibles soit en centre-ville, soit en centre commercial.
09:27Et donc, c'est Roger Chavanon qui a monté ça en 68
09:30et qui a développé, enfin brillamment,
09:32non seulement en France et en Europe,
09:34et ensuite dans le monde,
09:35sur un principe de franchise, beaucoup,
09:37puisque encore aujourd'hui, je vous dis,
09:39à peu près deux tiers des magasins
09:41sont soit des franchises,
09:43soit des master franchises au Brésil.
09:45C'est un master franchisé qui a développé ces 600 magasins.
09:48Et alors, comment ça fonctionne ?
09:49Comment ça marche ?
09:49On peut regarder les chiffres,
09:52il y a une embellie,
09:53mais on disait, ça avait été quand même commerce essentiel
09:56pendant quelques jours,
09:57pendant le premier confinement,
09:58ou à la grande surprise générale.
10:01À notre grande surprise.
10:02Vous aussi ?
10:02Bien sûr, vous pouvez imaginer
10:03qu'en période de confinement,
10:06bizarrement, ce n'était pas la priorité des gens
10:08d'aller porter leurs vêtements au pressing.
10:10Donc, on a plutôt tout fait
10:11pour que ça ne soit pas un commerce essentiel,
10:14pour pas qu'on ait à payer sans aucun chiffre d'affaires,
10:16ni les loyers, ni les salaires
10:19qui, du coup, ont été pris en charge
10:20comme le reste des commerces.
10:22C'est ce qui nous a sauvés, c'est ça.
10:23Donc, il y a le confinement,
10:25il y a eu l'essor du télétravail.
10:26Comment ça va ?
10:27Comment se porte 5 à sec ?
10:29Alors, 5 à sec se porte bien,
10:31et on a la chance, justement,
10:33d'être présent dans diverses géographies,
10:35et il y a des vraies différences.
10:36La France, alors, le chiffre que vous avez,
10:38je pense qu'il est un peu optimiste.
10:41On a plutôt un marché qui est, on va dire, flat.
10:45Après, ça dépend des géographies en France.
10:47Ça marche beaucoup mieux en Europe du Sud
10:49qu'en France ou en Suisse.
10:50Pourquoi ?
10:51Parce que le rapport aux vêtements est différent,
10:52et qu'en Europe du Sud,
10:54on aime encore s'habiller,
10:56on aime porter des vêtements,
10:57que ce soit au travail
10:58ou quand on sort.
11:00Ce qui est une grosse différence.
11:01on n'aime pas porter des vêtements,
11:02on ne s'habille plus ?
11:02Regardez quand vous allez au travail,
11:04le cashwell,
11:06je suis déguisé aujourd'hui, évidemment.
11:07Vous avez un costume, ce soir.
11:08Le cashwell, le cashwell...
11:09Sinon, vous serez venu en jogging
11:11avec des cacasses-chaussettes ?
11:12Non, c'est vrai que le cashwell
11:14s'est répandu partout
11:16et ça a été accéléré avec le Covid.
11:18C'est-à-dire le cashwell ?
11:18C'est-à-dire ?
11:19Le cashwell, c'est en général,
11:20c'est un pantalon en toile,
11:21c'est une chemise ou un polo,
11:23et c'est de moins en moins, évidemment,
11:24de chaussures en cuir,
11:26c'est des baskets,
11:27et donc cet « uniforme »
11:30n'est plus là aujourd'hui.
11:31Donc ça, c'est l'impact du télétravail.
11:33Ça, ça fait défaut.
11:34Donc ça nous oblige,
11:35Stéphane va en parler aussi,
11:36à réinventer notre métier,
11:38à se réorienter soit vers d'autres types de vêtements,
11:41notamment tout ce qui est textile d'ameublement
11:43où il y a un vrai besoin d'entretien.
11:46Les belles pièces,
11:47elles viennent toujours, j'allais dire,
11:49parce qu'effectivement,
11:50c'est vraiment notre force,
11:52c'est de prendre soin
11:53et de faire durer ces vêtements-là.
11:56Et après, c'est tout le développement des services.
11:58Je prends un exemple que Stéphane connaît bien,
12:00mais en Suisse, on a un service
12:01non seulement de livraison à domicile,
12:03mais on a aussi un service de prestation à domicile
12:06où on propose aux gens de venir chez eux,
12:08en fait, nettoyer leurs tissus d'ameublement.
12:10Et c'est sur ça qu'on réfléchit aujourd'hui.
12:12Donc là, vous êtes en train de vous orienter vers ça
12:14pour diversifier votre activité.
12:15Il faut évidemment qu'on bouge avec nos clients.
12:17Vous restez avec nous autour de la table de La France Bouge,
12:19Olivier Boccarat, président de 5 à 6.
12:21Ce qui nous intéresse aussi,
12:22c'est les produits que vous utilisez.
12:24Ça, c'est vraiment important.
12:26Et puis, on va découvrir la start-up de ce soir,
12:29Hublot, H-U-B-L-O.
12:31Vous aussi, vous collectez du linge à vélo cargo.
12:34Ça, c'est important de le préciser.
12:35Et vous utilisez une intelligence artificielle
12:38quand vous recevez un vêtement.
12:40Vous allez tout nous dire dans un instant.
12:41Stéphane Cohen a fait une courte pause.
12:59Vous êtes bien sur Europe 1.
13:01Vous écoutez La France Bouge,
13:03même si vous venez d'écouter un extrait de Fernand L.
13:05Suzon, La Blanchisseuse.
13:06Pourquoi ?
13:07Parce que ce soir, dans La France Bouge,
13:08on parle pressing, on parle blanchisserie.
13:11Oui, c'est un marché.
13:13Le marché du pressing français qui a progressé.
13:16Alors, il paraît que c'est un chiffre optimiste.
13:17Mais moi, on reste optimiste sur Europe 1 dans La France Bouge.
13:20De 8% en valeur.
13:22Après, plus de 11,3% en 2023.
13:27Mais ça reste un marché assez fragmenté
13:28qui reste un marché très urbain.
13:30Je parle sous le contrôle d'Olivier Boccarat,
13:32le président de Saint-Cassec,
13:33qui est l'un de nos invités ce soir sur Europe 1.
13:37C'est vrai que c'est très urbain, le pressing ?
13:39Alors, c'est très urbain.
13:42Non, je pense que c'est assez...
13:44Vous en avez beaucoup...
13:45C'est un vrai commerce de proximité.
13:46Je pense que ce qui est important, c'est de dire
13:48qu'on est un peu comme une boulangerie,
13:49on est un peu comme des coiffeurs.
13:51On va au pressing et on a son pressing.
13:54On switch assez peu entre les différentes enseignes.
13:57Et cette relation humaine, elle est très importante.
14:00Et donc, elle est présente partout en France.
14:02Il y a à peu près 3 000 pressings en France.
14:04Alors, il y en a beaucoup moins qu'il y a 15 ans.
14:06Effectivement, ça s'est un peu assaini.
14:08Mais c'est pour ça aussi qu'on a été considéré
14:10comme commerce essentiel.
14:11Parce qu'on faisait partie de cet environnement direct
14:14des gens et de ce commerce de proximité.
14:16Est-ce qu'on peut confirmer qu'il y a une différence
14:17dans la consommation du pressing
14:18entre les hommes et les femmes ?
14:21Oui, je pense que les hommes,
14:23ils ont une relation de délégation au pressing
14:26parce qu'ils n'ont pas envie de s'en vais...
14:28C'est très caractéristique ce que je dis.
14:29Et les femmes, elles ont un attachement émotionnel.
14:33Et puis, il y a peut-être qu'elles ont plus de belles pièces
14:35que les hommes.
14:35C'est vrai qu'une garde-robe d'hommes ou de femmes,
14:38moi, j'avoue que j'ai sans doute
14:39beaucoup moins de pièces que ma compagne.
14:41Et donc, c'est sûr qu'il y a moins de choix
14:44et on nous apporte beaucoup plus de variétés.
14:47Et les femmes sont très exigeantes.
14:49Donc, elles viennent plus au pressing que les hommes ?
14:51C'est ça que vous nous dites ?
14:52Elles viennent plus au pressing que les hommes, oui.
14:55Sachant que les hommes peuvent avoir plus de fréquences
14:58parce qu'effectivement, sur les chemises, par exemple,
15:00c'est quelque chose de beaucoup plus récurrent, évidemment,
15:03qu'une belle robe ou qu'un beau manteau.
15:05En termes de produits,
15:07puis on va découvrir Hublot dans quelques secondes,
15:10vous utilisez des produits, faites attention,
15:12parce qu'on le sait, il y a eu beaucoup de maladies professionnelles
15:15liées au pressing par rapport aux produits utilisés.
15:20Vous en êtes où, chez 5 à sec, dans l'utilisation des produits ?
15:24Vous faites particulièrement attention ?
15:25C'est un point qui est hyper important.
15:27La RSE, en général, est un point hyper important.
15:29C'est-à-dire que ce n'est pas seulement les produits,
15:31mais c'est surtout nos équipes.
15:32Notre actif principal, c'est nos équipes.
15:36Moi, j'ai le beau rôle, entre guillemets,
15:37c'est vraiment ça se fait en magasin.
15:39Et c'est elles qui travaillent au quotidien,
15:41qui ont la relation client et qui ont l'expertise.
15:43Et donc, on fait vraiment attention à elles.
15:45On a beaucoup rénové les magasins.
15:47On essaie de les équiper.
15:48Il y a les problèmes de la chaleur.
15:49En termes de produits, alors ?
15:50Je reviens tout de suite sur le produit.
15:51Évidemment, le produit et plus généralement,
15:54tout ce qu'on utilise au pressing,
15:56c'est hyper important.
15:57Et donc, les produits,
15:58on essaie de plus en plus d'être sur des produits écolabélisés.
16:02On essaie de plus en plus de diminuer la quantité de produits utilisés
16:07et d'avoir évidemment des précautions d'usage sur les produits.
16:11Et après, moi, j'adorerais qu'on puisse tout laver au savon de Marseille.
16:15Ce n'est pas la réalité parce qu'il y a des tâches
16:16qui ne partent pas seulement avec du travail, du détachage,
16:20qu'on ne sait pas.
16:21C'est qu'il y a aussi un travail manuel qui est très important,
16:23le pressing, et avec du savon de Marseille.
16:25Donc, on doit employer quelques produits chimiques,
16:28effectivement, des produits lessiviels,
16:29pour faire partir ces tâches.
16:31Et donc, on y fait particulièrement attention.
16:32Vous restez avec nous, tour de la table de la France Bouge,
16:34Olivier Boccarat, président de 5 à sec.
16:36Une start-up, parce qu'heureusement,
16:38il y a des start-up sur ce marché.
16:40Et ce soir, j'ai la joie d'accueillir
16:42le fondateur et le PDG de Hublot,
16:44Stéphane Cohen.
16:46Europe 1, la France bouge.
16:48La pépite.
16:49Stéphane, vous avez créé Hublot.
16:51Alors, vous, en plein Covid, 2020 ?
16:53Oui, exactement.
16:54Vous avez passé, vous, auparavant,
16:57plus de 25 ans dans des grands groupes américains.
16:59Ça n'avait rien à voir avec le Covid ?
17:02Avec le pressing ?
17:03Non, ça n'avait absolument rien à voir avec le pressing.
17:06C'est-à-dire, racontez-nous un petit peu.
17:07Les télécoms et le software.
17:08Voilà, IBM, Motorola.
17:10Google, voilà.
17:11Voilà.
17:11Et vous avez fait une forme d'intrapreneuriat
17:15dans chacune de ces entreprises.
17:17C'est-à-dire que vous avez mené des projets de A à Z.
17:20Pourquoi êtes-vous venu vers le marché du pressing ?
17:22C'était parce que c'était une opportunité
17:24ou il y a eu une histoire ?
17:25Moi, ce qui m'intéresse,
17:26d'être dans des grands groupes américains,
17:29on a tendance à développer de l'industrie
17:32pour dans 3 ans, pour dans 5 ans,
17:33et de s'éloigner du client.
17:35Et donc, j'avais envie de me rapprocher du client,
17:38donc d'avoir un service de proximité,
17:40quelque chose de technologique,
17:41où on pouvait apporter quelque chose.
17:42Et on est aussi dans un monde où on sait
17:45que les technologies apportent beaucoup,
17:47que ce soit les applications qui permettent
17:48de venir chercher des choses rapidement
17:50ou l'intelligence artificielle.
17:52Et donc, voilà, j'avais envie d'avoir
17:53un service de proximité
17:54et surtout de beaucoup investir en R&D en France.
17:57Parce que vous sentiez qu'il y avait un manque ?
17:58Pourquoi le pressing ?
18:00Je ne peux pas dire qu'il y avait un manque
18:02dans le pressing,
18:02mais on sentait bien évidemment
18:04que l'industrie textile est en train de changer.
18:06C'est-à-dire qu'on va vers deux industries textiles,
18:09une qui est très bas prix
18:10avec énormément de vêtements
18:12et d'autres ont dit
18:12« Tiens, moi, j'ai un vêtement
18:14auquel je tiens énormément
18:15et que je veux absolument entretenir. »
18:17Et je pense que sur cette partie-là du marché,
18:19oui, il y avait un vrai besoin.
18:19Donc, vous êtes allé sur ce marché
18:21des vêtements premium,
18:22des vêtements finalement un peu compliqués
18:24à entretenir, à nettoyer.
18:26Exactement, tout à fait.
18:27C'est exactement ça.
18:28C'est quelle matière
18:29les vêtements compliqués à nettoyer ?
18:30Ça peut être des tonnes de matière,
18:32mais c'est souvent du double matière,
18:34de plus en plus,
18:36avec l'industrie textile qui change
18:37ou des gens qui sont soit
18:39des matériaux qui sont plus compliqués à utiliser,
18:42soit des matériaux où les gens
18:42doivent faire beaucoup plus attention
18:44quand ils fabriquent le vêtement.
18:45Ils vont moins bien fixer des teintures
18:46et donc vous pouvez avoir,
18:48par exemple, une robe blanche
18:49avec du noir
18:50ou parce que la teinture sur le noir
18:51a été moins bien fixée,
18:53il y a un risque
18:53qu'elle dégorge sur le blanc.
18:55Donc, ça, c'est quelque chose de compliqué.
18:56Ou un empiècement de cuir
18:59sur du tissu comme de la soie.
19:02Donc, tout ça fait qu'il y a de la complexité.
19:03Il y a de la complexité.
19:04Et c'est là-dessus que vous vous êtes dit
19:05« Je vais créer Hublot. »
19:06Je vais vous laisser pitcher Hublot.
19:08Puis ensuite, on va rentrer dans le détail
19:09sur cet entretien de matières compliquées
19:13et puis cette IA en plein cœur
19:14de l'univers du pressing.
19:16Allez-y pour le pitch.
19:17Dans l'idée, quand on a créé Hublot,
19:21c'était d'avoir un service de proximité.
19:23Donc, on va toujours rester très proche du client
19:27ou quand le client a un vêtement
19:28auquel il tient.
19:29On parle de belles pièces,
19:30mais ce n'est pas que des belles pièces.
19:32On parlait que les gens mettent
19:34de moins en moins de costumes
19:35et on voit aussi qu'il y a beaucoup de jeunes
19:36qui ont un ou deux costumes
19:38ou c'est leur costume
19:39ou ils y tiennent énormément.
19:40Ils vont payer très cher d'ailleurs
19:41pour rester chez ces costumes
19:43dans certaines marques
19:44et ils y tiennent.
19:45Et donc, en fait,
19:45c'est tout ce marché des gens
19:46qui sont nouveaux
19:47et qui viennent
19:48où on voulait leur donner un service
19:50ou quand ils viennent quelque part,
19:51ils ont l'impression
19:52que quand ils vont donner leurs vêtements,
19:54ils vont avoir la certitude
19:55qu'on va les écouter
19:56et que le vêtement,
19:57il ne va pas revenir abîmé.
19:58Il y avait quand même aussi beaucoup
19:59cette idée
20:00où je donne un vêtement dans le pressing.
20:02Oui, dans la plupart des cas,
20:03il va revenir plus propre
20:04mais je ne suis pas tellement sûr.
20:06Et donc, nous,
20:06on voulait que quand quelqu'un
20:07donne un vêtement,
20:08il soit écouté déjà
20:09par quelqu'un en pressing
20:10qui est une expertise textile énorme.
20:13Donc, nous,
20:14on n'a chez nous
20:14que des gens
20:15qui sont très bien formés.
20:16On paye très bien les gens
20:17dans nos pressings.
20:18Donc, il ne faut pas comprendre
20:20que ce que disait Olivier,
20:21c'est des gens qui travaillent.
20:22Il faut une vraie expertise du textile.
20:24Chez nous, tout le monde
20:25comprend très bien le textile,
20:27comprend très bien les teintures.
20:29Et donc, voilà,
20:29quand on a créé,
20:30c'était avec une vraie expertise humaine.
20:32Merci pour votre pitch,
20:33Stéphane Cohen,
20:34fondateur et PDG du Blot.
20:35Quand vous dites
20:35que vous les payez très bien,
20:36ça veut dire que vous les formez beaucoup ?
20:38On les forme beaucoup
20:39et on les paye.
20:40On les paye très bien aussi
20:42pour en tout cas valoriser leur expertise.
20:45Encore une fois,
20:46ce n'est pas un métier
20:47où comprendre un textile,
20:49est-ce que c'est de la soie ?
20:50Est-ce que c'est un cuir
20:51qui risque de dégorger ?
20:52On parlait beaucoup de produits.
20:54Il y a beaucoup de produits différents
20:55dans un pressing.
20:56Est-ce que je vais utiliser
20:57du nettoyage à sec ?
20:58Est-ce que je vais utiliser
20:58le décoi à nettoyage ?
20:59Est-ce que je vais faire
21:00du spot détachage ?
21:01Est-ce que je vais utiliser de l'ozone ?
21:02Chaque vêtement est scruté,
21:04analysé avant de prendre la décision.
21:06Vous restez avec nous
21:06sur la table de La France Bouge.
21:07On se retrouve dans un instant
21:08juste après le point
21:10sur l'info de 21h.
21:11A tout de suite.
21:13La France Bouge.
21:1520h30, 21h30.
21:17Elisabeth Assayag.
21:18Vous êtes bien dans La France Bouge.
21:19Nous sommes ensemble
21:20jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
21:21Ce soir, on parle du pressing.
21:24C'est un sujet qui est passionnant
21:26parce que depuis le début de l'émission,
21:28si vous nous rejoignez,
21:29je vous invite à réécouter en podcast.
21:30On découvre des acteurs français
21:32qui ont des tas de choses
21:33à nous dire sur ce métier
21:34qui est un métier artisanal.
21:35Il faut le rappeler.
21:37Nous sommes avec Olivier Boccarat,
21:39le président de Saint-Cassec.
21:41Nous sommes avec Stéphane Cohen,
21:42le fondateur et PDG d'Hublot.
21:44H-U-B-L-O.
21:45On va découvrir dans un instant,
21:46on va prendre des nouvelles
21:47d'Hubert Michaud
21:48qui a fondé Super Flacon.
21:50Et la coach de ce soir,
21:51c'est Marie-Georges,
21:52associée en charge
21:53des activités de conseil
21:54en RSE
21:55chez Accenture.
21:56On était en train
21:58de découvrir Hublot,
21:59cette nouvelle marque
22:01de pressing,
22:02un premium
22:03qui s'attaque
22:03à des vêtements compliqués
22:05avec une intelligence artificielle.
22:07Elle apporte quoi,
22:08l'intelligence artificielle ?
22:10Ça, c'est intéressant.
22:11L'intelligence artificielle,
22:12elle fait que,
22:13quand vous allez venir
22:14déposer un vêtement en pressing,
22:16on va le passer
22:17sous une caméra 4K.
22:19Le vêtement va être
22:20automatiquement pris en photo
22:21dès qu'il est passé.
22:22Donc déjà,
22:23on va garder en mémoire
22:24le vêtement
22:25tel qu'il a été pris.
22:26Ensuite,
22:26on va identifier
22:28est-ce qu'il y a
22:28un risque particulier.
22:30Souvent,
22:30nos artisans,
22:31comme on le disait,
22:31sont tout à fait formés,
22:33mais il peut arriver
22:34que quand on rentre
22:35une centaine de pièces,
22:35il y a une déconcentration,
22:37l'IA va tout de suite dire
22:38attention,
22:39sur ce vêtement,
22:39on a déjà vu
22:40qu'il y avait un risque spécial.
22:41Donc,
22:41on va identifier le risque
22:42et va proposer,
22:44comme on disait,
22:44c'est très compliqué
22:45de nettoyer un vêtement,
22:46mais ça semble simple
22:47parce qu'il y a
22:47de multiples technologies,
22:48il y a de multiples produits
22:49de nettoyage,
22:50de détachage,
22:51et donc s'il détecte
22:52une tâche spécifique,
22:54il va dire attention,
22:54voilà ce que je préconise.
22:56Et ensuite,
22:57il va aussi pouvoir
22:58mettre directement
22:59les informations
23:00dans le logiciel de caisse.
23:02Donc,
23:02ça évite toutes les erreurs.
23:04Olivier Bocara,
23:05et je vous m'adresse
23:05à tous les deux,
23:06on a tous fait l'expérience
23:07d'apporter un sublime
23:08vêtement au pressing.
23:10Alors,
23:10il n'y a plus de tâche,
23:11mais il n'y a plus son éclat.
23:13Et ça,
23:14franchement,
23:15il perd un peu
23:16de son éclat,
23:19de son après.
23:19Est-ce que ça vous est déjà arrivé
23:21ou c'est arrivé seulement
23:23ma petite expérience ?
23:24Marie-Georges,
23:24ça vous est déjà arrivé ?
23:25Non,
23:25ça arrive tout le temps.
23:25On est hyper déçus.
23:26Qui veut répondre ?
23:27Olivier Bocara ?
23:28je vais répondre
23:29parce qu'effectivement,
23:31avec les 1500 magasins
23:32dans le monde,
23:33on a forcément
23:33de temps en temps
23:34des litiges.
23:36Le point principal,
23:38c'est qu'effectivement,
23:40c'est de l'artisanat.
23:41C'est vraiment ça.
23:42C'est un métier
23:43où c'est compliqué
23:45de garantir 100% de résultats,
23:47ce qui est très important.
23:48C'est ce que disait Stéphane
23:50et c'est ce qu'il a modélisé
23:51avec l'IA.
23:52Alors nous,
23:52on croit beaucoup à l'humain,
23:54c'est-à-dire,
23:54il faut qu'on ait
23:55l'histoire du vêtement,
23:55il faut qu'on comprenne
23:56quelle est la fibre
23:58et quelle est la tâche.
23:58Mais quand on amène
23:59un vêtement d'une belle marque
24:01qu'on a payé très cher
24:02et on le retrouve,
24:04on se dit,
24:04bon,
24:04il n'y a plus de tâche,
24:05mais ce n'est plus lui.
24:06Et donc,
24:06il y a deux cas de figure.
24:07Il peut y avoir
24:08des erreurs humaines
24:08et sincèrement,
24:09ça arrive.
24:10Et donc,
24:10ensuite,
24:11on essaye de satisfaire
24:13notre client
24:13quand c'est possible.
24:15et il peut y avoir aussi,
24:16il y a des marques
24:17et même des très belles marques
24:18qui ont conçu
24:20des vêtements
24:21qui ne sont pas
24:22totalement bien finis
24:24ou qui n'ont pas
24:24totalement les belles matières
24:25ou en fait,
24:26ou l'étiquette...
24:26Même des très belles marques ?
24:27Des très belles marques,
24:28absolument.
24:29On a, nous,
24:30une liste d'une dizaine de marques
24:31où on sait
24:32qu'on peut avoir des problèmes
24:33et donc,
24:33on prévient nos clients
24:35qu'avec cette marque-là,
24:37on peut avoir
24:37des problèmes
24:38de dégorgement,
24:39des problèmes,
24:40effectivement,
24:42de matière cachée.
24:43Stéphane mentionnait
24:44des petits empiècements
24:45en cuir
24:45ou des coutures
24:46qui sont mal faites.
24:47C'est sûr que
24:48ce qui est compliqué
24:48dans notre métier,
24:49c'est la multimatière.
24:50Donc,
24:50vous regardez la marque
24:51quand on vous apporte
24:51un très beau vêtement ?
24:52Bien sûr,
24:53parce que c'est important
24:53de prévenir le client
24:55et à la limite,
24:56on dit,
24:57on prend le risque
24:57ou pas ensemble.
24:58Donc,
24:58chaque magasin,
24:59sa liste,
24:59des 10 marques à...
25:00Ce n'est pas chaque magasin,
25:01mais globalement,
25:02on sait qu'il y a des marques
25:03qui sont compliquées
25:04à bien entretenir.
25:06Dans votre modèle économique,
25:07Stéphane Cohen,
25:09vous achetez des pressings,
25:10des petits pressings
25:11pour mettre la marque Hublot,
25:14pour former.
25:16C'est aussi pour ça
25:18que vous êtes parmi nous
25:18ce soir,
25:19parce que votre question
25:20que vous allez adresser
25:20à Marie-Georges
25:21concerne justement
25:22comment vous pouvez fédérer
25:24tous ces petits pressings
25:25que vous êtes en train
25:26de racheter au fur et à mesure.
25:27C'est ça,
25:27votre stratégie ?
25:28Alors,
25:29il y a deux choses.
25:29Nous,
25:30on a le pressing particulier
25:32où les gens viennent chez nous.
25:33On a effectivement
25:34la collecte à domicile
25:35où on va chercher
25:36en vélo-cargo
25:37les vêtements.
25:37Et on a aussi
25:39en train de bâtir
25:40pas mal de partenariats
25:42avec des marques de luxe.
25:43Justement aussi,
25:44grâce à l'IA,
25:45pour leur emmener
25:45de la donnée
25:46sur ce qui se passe
25:46sur leurs vêtements.
25:47Et qu'ils puissent
25:49effectivement pas nous voir
25:50comme des gens
25:50qui,
25:51on leur donne des vêtements
25:52et puis on ne sait pas
25:53ce qui se passe.
25:53Non,
25:53on va avoir de la donnée
25:56à fournir aux marques.
25:58Et donc,
25:59sur les modèles,
26:00nous,
26:00on n'a pas vocation Hublot
26:01à aller partout en France.
26:03Nous,
26:04nos marchés,
26:04ils sont en France
26:06effectivement,
26:06sur Paris,
26:07là où il y a
26:07beaucoup de vêtements
26:08haut de gamme.
26:09On est en train
26:10de s'installer à Nice
26:12où on va être présent
26:13d'ici un mois et demi.
26:14Ensuite,
26:15on a pour vocation
26:16d'aller dans toutes
26:17les capitales européennes
26:21et potentiellement
26:22aux Etats-Unis.
26:23On n'ira peut-être pas
26:24au Brésil tout de suite,
26:25mais je conçois
26:26que dans les pays très chauds,
26:27c'est là où il y a
26:27du grand marché.
26:28Et par contre,
26:29nous,
26:29on est volontaire
26:30et surtout en France,
26:31notre technologie d'IA,
26:32de bâtir des partenariats
26:34et probablement
26:35de mettre à disposition
26:36cette technologie
26:37pour les pressings
26:38qu'ils veulent l'utiliser.
26:39Moi,
26:39ce serait mon rêve
26:40que tous les gens
26:41dans le futur
26:42disent qu'on va
26:42dans ce pressing-là.
26:43Qu'on rachète votre technologie ?
26:44Oui,
26:44ou qu'on rachète en France.
26:45J'aimerais bien la proposer.
26:46Moi,
26:46je suis dans la fédération aussi,
26:47j'aimerais bien la proposer.
26:49Mais mon rêve,
26:49ce serait que chaque personne
26:50dise que je vais
26:51dans ce pressing-là,
26:52pas parce que c'est Hublot,
26:53mais parce qu'il a
26:53la technologie
26:54et l'intelligence artificielle Hublot.
26:55Ça vous parle, Olivier ?
26:56Absolument.
26:57Je pense que c'est une combinaison.
27:01On travaille beaucoup aussi
27:02sur la data
27:03qu'on recueille
27:05avec les vêtements
27:07avec nos clients.
27:08Je pense qu'on a la chance
27:09d'avoir un métier
27:10où l'humain va rester
27:11vraiment au cœur
27:12de ce qu'on propose
27:13parce que je pense
27:14que rien ne remplace
27:14un œil humain
27:15et surtout l'échange
27:16avec le client
27:17qui nous raconte
27:18effectivement l'histoire.
27:19Le mieux,
27:19c'est quand ils nous disent
27:21comment j'ai fait la tâche
27:22et c'est là
27:22qu'on peut le mieux intervenir.
27:24Marie-Georges,
27:25Oui, alors peut-être
27:26plusieurs réflexions.
27:28Sur Hublot,
27:30ce que je trouve
27:31vraiment très intéressant
27:32le positionnement
27:33en B2B
27:34avec les acteurs du luxe,
27:36vous avez un positionnement
27:37premium.
27:38Il faut savoir
27:39que le groupe LVMH
27:41l'année dernière
27:42a réalisé
27:44plus de 2 millions
27:45de réparations
27:45et 500 millions
27:46de revenus
27:47liés à la réparation
27:48des vêtements.
27:49On le disait tout à l'heure,
27:50une belle pièce,
27:50elle demande
27:51qu'on en prenne
27:51un soin particulier
27:52et aujourd'hui,
27:54les maisons de luxe
27:56ont besoin
27:57d'être sûres
27:58que les clients
27:59vont pouvoir trouver
28:00des partenaires
28:01qui vont les aider
28:02à entretenir
28:03ces vêtements.
28:04C'est le président
28:05d'Hermès,
28:05Jean-Louis Dumas,
28:06qui disait
28:06le luxe,
28:07c'est ce qui se répare.
28:08Et on voit bien
28:09aujourd'hui
28:10l'importance
28:10de l'entretien,
28:12de la réparation,
28:13de la prolongation
28:13de la vie
28:14et même
28:14de l'économie circulaire.
28:15C'est-à-dire
28:16qu'on peut même
28:17imaginer,
28:18vous avez une possibilité
28:20potentiellement
28:20d'être le partenaire
28:23de la réparation,
28:24de la prolongation
28:25de vie
28:25d'un certain nombre
28:26de maisons de luxe,
28:27mais vous avez aussi
28:28la possibilité
28:29de travailler peut-être
28:30puisque vous êtes
28:30assez digital,
28:32de travailler
28:33avec des plateformes
28:34de vêtements
28:35de seconde main,
28:36un vestiaire collectif
28:37qui est aujourd'hui
28:38très positionné
28:39sur le luxe
28:39avec des gens
28:40qui vont vouloir
28:41revendre des pièces
28:42et peut-être se dire
28:43tiens je peux revendre
28:44des pièces,
28:44d'abord je les remets
28:45en état
28:46et ensuite je les revends.
28:47Vous pouvez même
28:48potentiellement,
28:50on achète un vêtement
28:51dans une marque de luxe,
28:53pourquoi cette marque
28:54ne propose pas
28:54un crédit d'entretien
28:56en disant
28:57je vous vends le vêtement
28:58mais je vous vends
28:59et ça peut être
29:00totalement en marque blanche
29:01pour vous d'ailleurs
29:02peu importe
29:02mais je vous vends aussi
29:04c'est compris dans le prix
29:06l'entretien pendant un an
29:08et en passant par vous
29:10pour voilà.
29:10Donc je pense que
29:11ces modèles-là
29:12c'est vraiment des modèles
29:13gagnants-gagnants
29:14et gagnants
29:14c'est-à-dire gagnants
29:15pour le consommateur
29:16qu'on est,
29:17gagnants pour la maison,
29:18la marque,
29:19etc.
29:19et gagnants pour vous
29:20et vous le disiez
29:21et le fait que le métier
29:23est en train de se diversifier.
29:24Exactement
29:25et qu'on a besoin
29:25de cette data
29:26c'est-à-dire qu'aujourd'hui
29:27il y a une réglementation
29:30européenne qui arrive
29:30qui s'appelle
29:31le passeport produit digital
29:32le digital product
29:33passeport en anglais
29:35et qui va obliger
29:37notamment toute l'industrie
29:38textile
29:39à avoir un petit QR code
29:40sur les vêtements
29:41à côté d'ailleurs
29:42probablement de l'endroit
29:43où on marque
29:43qu'on n'a pas le droit
29:44de le laver à la machine
29:45etc.
29:46Et ça,
29:47le DPP
29:49va nous donner
29:50des informations
29:51sur où est-ce que
29:51ça a été produit
29:52avec quel matériau
29:53etc.
29:53et donc on peut tout à fait
29:55imaginer
29:55qu'un vêtement
29:57on continue à lui
29:58à donner
29:59à ce petit QR code
30:00de l'information
30:01sur les tâches
30:02qu'il a subies
30:03les réparations
30:04qu'il a subies
30:04etc.
30:05Encore une fois
30:05pour prolonger sa vie
30:07et pour permettre
30:08une vraie traçabilité
30:09une prise en charge
30:10par différents acteurs
30:11au cours de sa vie
30:12etc.
30:12Et la réglementation
30:13pousse ça
30:14encourage ça
30:15et donc être capable
30:16de saisir cette data
30:18et de l'exploiter
30:21c'est vraiment
30:22à mon avis
30:22un atout important.
30:23Olivier Boccarat
30:25je vous voyais dire
30:25mais nous aussi
30:26Je réagis
30:27parce qu'effectivement
30:28la durabilité
30:29c'est absolument essentiel
30:31et nous c'est ce qu'on promeut
30:32c'est-à-dire
30:32comme Stéphane
30:33alors Stéphane
30:34il est effectivement
30:34très spécialiste
30:35sur le luxe
30:35en fait on fait
30:36tout type de vêtements
30:37y compris le luxe
30:39on encourage
30:40nos clients
30:41à acheter des vêtements
30:42de qualité
30:42et notre métier
30:43c'est de les faire durer
30:44dans le temps
30:45et vous preniez l'exemple
30:46effectivement
30:46de vendre
30:47un vêtement
30:48avec un crédit
30:49d'entretien
30:50on travaille nous
30:51avec une célèbre
30:52marque de pull
30:53qui en fait
30:54propose à ses clients
30:55un entretien gratuit
30:56chaque année
30:57pour justement
30:58faire durer
30:59en bon état
31:00ces vêtements
31:01donc on a exactement
31:01cette logique
31:02de durabilité du vêtement
31:04Je me tourne vers
31:04Stéphane Cohen
31:05fondateur et PDG
31:06du Blo
31:07parmi vos besoins
31:08aussi
31:09il y a cette histoire
31:10de syndicats
31:14Moi je suis vice-président
31:15de la Fédération Française
31:16des Pressings
31:16je pense que c'est
31:17ce que vous vouliez dire
31:18mais Saint-Cassec
31:19est aussi très très impliqué
31:20dans la Fédération Française
31:21des Pressings
31:22et justement
31:23dans la Fédération Française
31:24des Pressings
31:25on oeuvre
31:25pour que dans le DPP
31:27il y ait toute une partie
31:29toute une partie
31:47j'ai une tâche
31:48qui ne s'en ira jamais
31:49quoi qu'on puisse faire
31:49mais par contre
31:50lui proposer des solutions
31:51pour qu'il puisse
31:53croire utiliser ce vêtement
31:53c'est des choses
31:54sur lesquelles on travaille
31:55Vous aussi vous travaillez
31:55sur des produits nobles
31:56avec des produits
31:59labellisés bio
32:00faites attention
32:01sur les produits
32:02les civiels
32:03sans tension actif
32:04mouillant
32:05qui vient de l'industrie
32:07pétrochimique
32:07sans phosphate
32:08bien sûr
32:08et après
32:09tout le monde a dans l'idée
32:10que le nettoyage à sexe
32:11est un peu chimique
32:13ça ne l'est pas tant que ça
32:14donc on essaie d'utiliser
32:14les meilleurs produits
32:15comme l'a dit Olivier
32:16Je pense qu'il y a besoin
32:17d'une belle communication
32:18de pédagogie
32:19autour de votre métier
32:20parce que
32:22voilà
32:22on ne sait pas forcément
32:23que vous utilisez
32:24des produits nobles
32:25que les personnes
32:27sont formées
32:28tout ça
32:29c'est important
32:30de nous le transmettre
32:31dans vos magasins
32:33pour que le consommateur
32:33soit encore plus rassuré
32:36Vous restez avec nous
32:37Olivier Boccarat
32:38vous êtes le président
32:38de 5 à sec
32:39vous savez qu'il y a
32:40un quiz dans la France Bouge
32:41c'est à dire que
32:42je vous pose des petites questions
32:43et vous répondez
32:44très rapidement
32:45vous allez voir
32:45il n'y a rien de méchant
32:46vous êtes prêts ?
32:47Allez on y va
32:48Êtes-vous plutôt costume
32:49impeccable tous les jours
32:50ou tenue décontractée
32:51dès que possible ?
32:53Tenue décontractée
32:54dès que possible malheureusement
32:54Donc aujourd'hui
32:55c'est une exception
32:55Tout à fait
32:57Merci
32:57La réparation et l'entretien
32:59peuvent-ils devenir
32:59un véritable rempart
33:01contre le
33:01je porte, je jette, je rachète ?
33:03Absolument
33:04et c'est notre positionnement
33:05soins et réparations
33:06Le développement
33:07de la seconde main
33:08c'est à dire
33:08on achète
33:10d'occasion
33:11change-t-il aussi
33:12votre métier
33:13puisque
33:13on cherche à faire durer
33:15les vêtements
33:15plus longtemps
33:16et parfois
33:16quand on reçoit
33:17on emmène directement
33:18au pressing
33:19pour être sûr
33:20qu'il n'y ait pas
33:20d'odeur
33:21C'est exactement
33:22ce que vous dites
33:23c'est une vraie opportunité
33:24parce que
33:24quand j'achète
33:25je veux être sûr
33:25que le vêtement
33:26ait été hygiénisé
33:27avant de le porter
33:28Et ça représente quoi
33:29maintenant la seconde main
33:29pour vous ?
33:30Ça représente encore peu
33:31parce qu'il faut éduquer
33:32les gens
33:32alors montrer que le pressing
33:33est la solution
33:35Votre pire catastrophe
33:37avec un vêtement
33:37passé en machine
33:38Olivier Boccarat
33:40Un petit personnel ?
33:41Oui
33:41Un petit personnel
33:42c'est le rétrécissement
33:43Alors c'est moi
33:44qui ai grossi
33:46Le nettoyage à sec
33:47on le disait
33:47est souvent associé
33:48à des produits chimiques
33:49comment le secteur
33:50est en train
33:51de concilier
33:52cette efficacité
33:52du nettoyage
33:53parce que souvent
33:53sur les étiquettes
33:54il y a écrit
33:54nettoyage à sec
33:55seulement
33:56on lit
33:56et réduire
33:58l'impact environnemental
33:58Je prends juste deux minutes
33:59parce que moi
34:00avant de rentrer
34:01je ne savais pas
34:02ce que c'était
34:02que le nettoyage à sec
34:03il y avait des images
34:04En fait
34:04il y a des machines à eau
34:06et des machines
34:06avec un solvant
34:07ce solvant
34:08il reste dans la machine
34:09donc il n'est pas du tout
34:11exfiltré
34:12et il a pour propriété
34:13de ne pas rentrer
34:14dans la fibre du vêtement
34:15donc il ne fait pas
34:16gonfler les fibres
34:17et c'est pour ça
34:17qu'on nettoie à sec
34:19les pièces qui sont
34:20les plus fragiles
34:21notamment tout ce qui est
34:21en fibre naturelle
34:22Enfin dans 10 ans
34:23est-ce qu'on prendra
34:24autant soin
34:25de nos vêtements ?
34:26J'espère encore plus
34:27parce que ça vous aura dire
34:28qu'on est tous
34:29éco-responsables
34:30Merci Olivier Boccarat
34:31Président de 5 à sec
34:33qui a un quiz écrit
34:33par César Dian
34:34Vous restez avec nous
34:35autour de la table
34:36de La France Bouge
34:36La France Bouge
34:37qui est fière
34:38de mettre en avant
34:39ce qu'ils font
34:39et notre beau pays
34:41Dans un instant
34:42on va prendre des nouvelles
34:42d'Hubert Michaud
34:43qui a fondé
34:44Super Flacon
34:46On se retrouve
34:47dans un court instant
34:48sur Europe 1
34:52Et à noter vos rendez-vous
34:54Europe 1
34:54il y en aura pour tout le monde
34:55C'est présenté par Coé
34:56du lundi au samedi
34:58de 15h à 16h
35:00Il est entouré
35:01de ses fidèles acolytes
35:02Stouffe
35:03Piètre
35:03Il est rejoint aussi
35:04par Gauthier Lebré
35:05et Coé pose son regard
35:06sur l'actualité
35:07sans se prendre au sérieux
35:09C'est votre nouveau rendez-vous
35:10de 15h à 16h
35:11sur Europe 1
35:11la radio libre
35:13Europe 1
35:14La France Bouge
35:1520h30
35:1621h30
35:17Elisabeth Assayag
35:28Bienvenue dans la France Bouge
35:30pour cette quatrième
35:31et dernière partie
35:32C'était un petit clin d'œil
35:34Freddie Mercury
35:34ça se passait dans une
35:36vous vous souvenez du clip
35:37ça se passait où
35:38Olivier Boccarat
35:39président de 5 à 16h
35:40dans une laverie
35:41parce que ce soir
35:42on parle précis
35:42sur Europe 1
35:43Olivier Boccarat
35:44président de 5 à 16h
35:45Stéphane Cohen
35:46fondateur et PDG
35:47de Hublot
35:48H-U-B-L-O
35:49je le précise
35:50si vous êtes présent
35:52surtout dans les villes
35:53dans les grandes villes
35:54on est à Paris
35:54et à Nice
35:55pour l'instant
35:57Marie-Georges
35:58notre coach de ce soir
35:59associée en charge
35:59des activités de concert
36:00en développement durable
36:01au sein du cabinet Accenture
36:03et dans un instant
36:04dans quelques secondes
36:05on va prendre des nouvelles
36:07de Hubert Michaud
36:09Hubert Michaud
36:09il était venu il y a 6 ans
36:11dans la France Bouge
36:13il n'avait rien à voir
36:14aussi dans cet univers
36:16il a démarré
36:17dans des start-up tech
36:19au podo
36:20Pixmania
36:21ou encore Netvibes
36:22et ensuite
36:22vous ne c'était pas
36:23votre première entreprise
36:25Super Flacon
36:26vous aviez fondé déjà
36:27HelloCoton.fr
36:28et puis
36:29vous avez eu envie
36:31d'entreprendre à nouveau
36:31vous avez fondé
36:32Super Flacon
36:33et quand vous étiez venu
36:34dans la France Bouge
36:35ça s'appelait
36:36la lessive de Paris
36:37on va voir comment
36:38évolue votre entreprise
36:40La France Bouge
36:42Que sont-ils devenus ?
36:44Alors vous
36:45vous êtes très complémentaire
36:46à Saint-Cassec et Hublot
36:47puisque vous
36:48ce sont des
36:48des flacons de lessive
36:51vous en avez apporté
36:51d'ailleurs ce soir
36:52dans le studio d'Europe 1
36:54quand vous étiez venu
36:55en 2020
36:55vous étiez au tout début
36:56d'ailleurs
36:57c'était même pas le même nom
36:58Non ça s'appelait
36:58la lessive de Paris
36:59parce qu'à l'époque
37:00on ne faisait effectivement
37:00que de la lessive
37:01et on avait quelques clients
37:03à l'époque
37:03là aujourd'hui
37:05on s'appelle Super Flacon
37:06parce qu'on ne fait pas
37:06que de la lessive
37:07on fait aussi du shampoing
37:08on fait du gel douche
37:09parce que les clients
37:09nous ont demandé
37:10de leur apporter
37:11cette solution là aussi
37:12on a maintenant
37:12plus de 20 000 clients
37:14sur Paris
37:15et l'Ile-de-France
37:15et on a vendu
37:16un million de flacons
37:16depuis l'ouverture
37:19de l'entreprise
37:19donc ça marche très fort
37:20Mais ça signifie que
37:22quand on décide
37:23quand on peut laver
37:24son linge à la maison
37:24on fait attention
37:25aux produits qu'on utilise
37:26parce que c'est ça
37:26la demande finalement
37:27Alors là la demande
37:28elle est plus que ça
37:29parce que moi
37:30cette entreprise
37:30elle a démarré
37:31quand je me suis fait
37:32berner
37:32quand je me suis fait
37:33greenwasher
37:33en achetant un bidon
37:34de lessive
37:35dans un supermarché
37:36bêtement
37:36effectivement je suis arrivé
37:37chez moi
37:37je l'ai retourné
37:38je me suis rendu compte
37:39qu'il était fabriqué
37:39en Allemagne
37:40c'était un bidon
37:41en plastique traditionnel
37:42classique
37:43avec des produits
37:44à l'intérieur
37:44qui était un peu verdi
37:45mais en fait
37:46le produit était légèrement verdi
37:48mais globalement
37:48l'impact carbone
37:49était exactement le même
37:50qu'une lessive classique
37:51donc nous
37:51tout l'intérêt
37:52de Superflacons
37:52c'était de se dire
37:53comment on arrive
37:54à décarboner
37:55pratiquement intégralement
37:56un produit
37:56et le fait de le fabriquer
37:58nous à côté
37:59de là où les gens vivent
38:00donc nous on le fabrique
38:01en Ile-de-France
38:01on le fabrique
38:02à 4 km de Paris
38:03on le met en flacons de verre
38:05qui sont consignés
38:06donc on est sans plastique
38:07on est sans déchets
38:07on le livre
38:08chez les particuliers
38:08directement à domicile
38:10en vélo cargo
38:10ou véhicule électrique
38:11donc on est vraiment appuyé
38:13sur tous les facteurs
38:14d'impact carbone
38:15pour réussir à décarboner
38:16au maximum ce produit
38:17et livrer un produit
38:18à un tarif classique
38:19puisque un lit de lessive
38:20chez nous
38:21c'est 6,90€
38:22pour 99%
38:23d'ingrédients
38:24d'origine naturelle
38:25livrés à domicile
38:27avec moins 75%
38:29d'impact carbone
38:30ce qui veut dire
38:30que si
38:31on n'a pas juste
38:32verdi un produit
38:33en fait
38:33on est vraiment
38:33en train de réapprendre
38:34et de reconstruire
38:35une filière décarbonée
38:37pour des produits
38:38d'usage quotidien
38:39qui sont la lessive
38:40le gel douche
38:41le gel la vaisselle
38:42et tous ces produits
38:43c'est un prix
38:44Marie-Georges
38:44comment je fais
38:45pour remplir mon flacon
38:47vous ne remplissez pas
38:48quand vous repassez
38:49une commande chez nous
38:50on vient
38:50on fait un échange
38:51entre les vides
38:52et les pleines
38:52nous on récupère
38:53les bouteilles vides
38:53chez vous directement
38:54on les ramène à l'atelier
38:55elles sont lavées à l'atelier
38:56elles sont réutilisées
38:58immédiatement
38:58donc on est vraiment
39:00on ne part pas
39:01sur une nouvelle fabrication
39:02d'un bidon en plastique
39:03donc on n'achète pas
39:04de recharge
39:04non on n'achète pas
39:06de recharge
39:06on achète une nouvelle lessive
39:07et nous on vient
39:08vous la porter à domicile
39:08on récupère la bouteille
39:09et on la ramène
39:11vous maîtrisez 100%
39:12de la chaîne
39:13exactement
39:13on maîtrise 100%
39:14de la chaîne
39:14ce qui nous permet aussi
39:15de maîtriser les tarifs
39:16le coût
39:17de réussir à avoir
39:18des coûts d'achat
39:20en tout cas
39:21des coûts
39:21aux particuliers
39:22qui sont vraiment normaux
39:23les tarifs
39:24tiens justement
39:25pour les pressings
39:26si on revient au pressing
39:27Olivier Bocara
39:29à l'origine
39:295 à 6
39:30c'était des tarifs
39:31très fixés
39:31très encadrés
39:32ça ne changeait pas beaucoup
39:33c'était 3
39:344
39:34il y avait
39:35à l'époque
39:36c'est des francs
39:37oui c'est des francs
39:38aujourd'hui vous en êtes où ?
39:39vous êtes toujours très accessible ?
39:40aujourd'hui on est toujours
39:43plus accessible
39:44que le marché
39:46on est à peu près
39:46à moins 10%
39:47donc ça veut dire
39:48que chez nous
39:49quand vous prenez
39:50une chemise
39:51et que vous prenez
39:51un abonnement chemise
39:52vous pouvez commencer
39:53à payer votre chemise
39:55moins de 3 euros
39:56ce qui est effectivement
39:57très accessible
39:58par rapport au marché
39:59Stéphane Cohen
39:59c'est premium
40:01j'imagine que c'est plus cher ?
40:02on n'essaye pas
40:03de faire plus cher
40:04pour être plus cher
40:05c'est juste que pour
40:07avoir une vraie expertise
40:09sur des pièces de luxe
40:10et être sûr
40:10de ne pas se tromper
40:12investir sur des logiciels
40:13comme l'IA
40:13on va être sur des tarifs
40:15qui sont un peu plus chers
40:17mais tout en étant
40:18encore une fois
40:18une marque de proximité
40:20donc on essaye
40:21d'avoir les tarifs
40:22les plus justes possibles
40:23vous pourriez vous aussi
40:24vous lancer dans la lessive
40:25pour particulier
40:26puisque là je vois
40:27Superflacon
40:28ça marche très fort
40:28vous nous l'avez dit
40:29Hubert Michaud
40:30vous avez plus que multiplié
40:32vos ventes
40:33ça veut dire qu'il y a un marché
40:34c'est-à-dire qu'il y a une demande
40:35on a envie de savoir
40:36ce qu'on met dans la machine
40:37on veut maîtriser
40:38nous aussi
40:39la façon dont on entretient
40:40notre linge
40:40est-ce que vous
40:41vous pourriez lancer
40:42une gamme Hublot ?
40:43donc nous on est déjà
40:44de bout en bout
40:45puisqu'on fait
40:46on est dans les pressings
40:47on investit notre logiciel
40:49d'intelligence artificielle
40:50c'est nos livreurs
40:51qui sont en vélo cargo
40:52mais les produits
40:52et je vais répondre
40:53donc sur ce point-là
40:54sur les produits
40:55on pense qu'il y a des gens
40:56qui sont des experts
40:56comme la compagnie de Hubert
40:58donc on connait très bien
40:59la chimie des produits
41:01mais on travaille
41:02avec des gens qui sont experts
41:03donc ça peut être Hubert
41:04ça peut être plein de produits
41:05lessivels
41:05qui sont pour nous
41:06ce qui est important
41:07c'est qu'ils sont en France
41:08et on a une chance
41:09c'est qu'on a aussi
41:10de vrais experts en France
41:12sur les produits lessivels
41:13Marie-Georges
41:14est-ce que tous les deux
41:15vous proposez des abonnements ?
41:16c'est-à-dire est-ce que
41:17si je choisis de m'abonner
41:19par exemple une fois par mois
41:20une fois par mois
41:20je sais que
41:21tel jour
41:22toujours le même jour
41:22je reçois mon nouveau flacon
41:24et pareil
41:26j'ai quelqu'un qui passe
41:27me récupérer
41:29mes affaires à mettre au pressing
41:30et qui revient etc
41:31pour que je n'ai pas à m'en soucier
41:32pour que je n'ai pas à programmer
41:33mes livraisons
41:34parce que ça
41:34ça prend beaucoup de temps
41:35c'est vrai que ça prend de temps
41:36nous on propose
41:38à travers l'application
41:39aux personnes
41:40de pouvoir avoir
41:41effectivement
41:42une collecte
41:43et des abonnements
41:44très facilement
41:45en fait
41:45et donc on peut passer
41:46tous les mardis
41:47ou tous les mois
41:48il y a des collectes prévues
41:49chez 5 à sec aussi ?
41:51oui ça existe
41:51alors pour l'instant
41:52c'est plutôt développé en Suisse
41:54et à Lyon
41:55et on va se lancer
41:56à Paris
41:57sur cette collecte
41:58mais plutôt sur
41:59des tissus d'amoeuvrement
42:00parce que c'est ce qu'il y a
42:01de plus lourd à transporter
42:02je pense au tapis par exemple
42:03vous aussi vous faites
42:04des tissus d'amoeuvrement ?
42:05oui oui tout à fait
42:06bien sûr
42:06on essaie d'avoir
42:07un service
42:08complet
42:09Hubert Michaud
42:10vous êtes le fondateur
42:11le PDG de Superflacon
42:12vous avez aussi créé
42:13des emplois
42:14ça aussi c'est important
42:15quand vous étiez venu
42:16vous étiez je crois
42:17deux ou trois
42:17là on est dix maintenant
42:18dix personnes
42:19et on pense doubler
42:20d'ici un an
42:22pourquoi ?
42:23parce qu'on va prendre
42:24des livreurs
42:24parce que c'est en croissance
42:26même les livreurs
42:27vous voulez internaliser ?
42:28les livreurs
42:28on internalise bien sûr
42:29c'est important pour vous ?
42:31c'est pour être cohérent
42:32avec ce que vous ?
42:33c'est pour être cohérent
42:33c'est parce qu'ils connaissent
42:34toute la chaîne
42:35et on s'en compte
42:36qu'on a beaucoup moins
42:37d'erreurs de livraison
42:37quand c'est internalisé
42:38on le voit en interne
42:39quand on le fait
42:40Olivier Vaucara
42:41vous savez que dans la France
42:42bouge chaque soir
42:43on se projette un petit peu
42:45on se projette
42:45là on est bientôt
42:47en 2027
42:47l'élection présidentielle
42:49va arriver à grands pas
42:51et donc
42:51on a pour habitude
42:53de demander
42:54aux entrepreneurs
42:55aux patrons
42:57comment voit-il l'avenir ?
42:59Europe 1
43:00la France bouge
43:02les raisons d'espérer
43:03quand on dirige une entreprise
43:05quand on est entrepreneur
43:06Olivier Vaucara
43:07avons-nous des raisons
43:08d'espérer
43:09ici en France
43:10de continuer à se lancer
43:12de créer de la croissance ?
43:15alors moi j'ai un défaut
43:16c'est que je suis très optimiste
43:18donc ça m'aide
43:19effectivement
43:20à me projeter
43:20même dans une année
43:22qu'on annonce
43:22comme étant incertaine
43:24parce qu'il y a
43:24beaucoup d'incertitudes
43:25moi ce que je souhaite
43:27c'est à la fois
43:28pour les entreprises
43:29mais aussi pour les clients
43:30qu'il y ait un peu plus
43:31de sérénité
43:32qu'il y ait un peu plus
43:33de pouvoir d'achat
43:34et ça ça passe par
43:35j'espère des mesures
43:36de bon sens
43:36et on verra ce que
43:37vous nous proposez
43:38réellement les candidats
43:39ce serait quoi
43:40une mesure de bon sens ?
43:41les mesures de bon sens
43:42c'est par exemple
43:43d'avoir des salaires bruts
43:45qui se retrouvent
43:46beaucoup plus en net
43:48parce que c'est ça
43:49qu'attendent aussi
43:51nos salariés
43:52c'est d'avoir
43:54un peu moins de normes
43:55un peu moins de paperasse
43:56en fait
43:57même si aujourd'hui
43:57c'est digital
43:58ça reste la paperasse
43:59digitale
43:59c'est du temps
44:00donc un environnement
44:01juste plus simple
44:02où les gens
44:02soient un peu plus sereins
44:03ce qu'on sent aujourd'hui
44:04c'est qu'il y a beaucoup
44:05quand même
44:05donc c'était de questions
44:06et c'est bon pour personne
44:08c'est bon ni pour évidemment
44:10les clients
44:10enfin les gens
44:12les gens se posent des questions
44:13et c'est pas bon
44:14pour le commerce
44:15parce que c'est pas favorable
44:17effectivement
44:18au fait de se
44:20d'aller dans
44:20nos magasins
44:21d'aller
44:23de bouger
44:23il y a beaucoup de franchises
44:24au sein de 5 à 6
44:26ça veut dire que ce sont
44:26des entrepreneurs
44:27tout à fait
44:28quel conseil vous
44:29vous donnez
44:30à ces entrepreneurs
44:31qui ont envie de se lancer
44:32dans l'aventure du pressing
44:35je crois que c'est
44:36c'est un beau métier
44:37qui est pas assez
44:38connu
44:39qui apporte un vrai service
44:40où il y a encore
44:41des gros besoins
44:42ces besoins
44:42ils ont évolué
44:43par rapport à ce que c'était
44:44il y a 20 ou 30 ans
44:45je pense qu'il faut
44:46aimer les clients
44:47il faut
44:48les écouter
44:49il faut leur apporter
44:50des solutions
44:51et comme c'est un commerce
44:52de proximité
44:53une fois que la clientèle
44:54est faite
44:54et si on les satisfait
44:55correctement
44:55c'est vraiment
44:56un beau métier
44:57c'est la fin
44:58de la France Bouge
44:59merci à toutes et à tous
45:00de nous avoir suivis
45:01merci Hubert Michaud
45:03fondateur et PDG
45:03de Superfacons
45:04bravo pour votre aventure
45:05entrepreneuriale
45:06merci beaucoup
45:06merci à vous
45:07merci à Stéphane Cohen
45:08fondateur et PDG du Blo
45:10un grand merci aussi
45:11à Olivier Boccarat
45:12président de Saint-Cassec
45:13et merci
45:14bravo pour votre tour
45:15Marie-Georges
45:15merci Elisabeth
45:16c'était une joie
45:17excellente soirée
45:18sur Europe 1
45:19dans un instant
45:19c'est Valérie Darmon
45:21pour la libre antenne
45:22c'est Valérie Darmon
Commentaires

Recommandations