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00:01Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des innovations des entrepreneurs et
00:11des audacieux.
00:11Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:15Diana N'Goma et ses audients sont à la préparation de l'émission.
00:18Christophe Pirot, il est en régie, il réalise l'émission et chaque soir, un coach expérimenté qui est aussi entrepreneur,
00:25qui donne des conseils.
00:26Et ce soir, j'ai la joie, j'ai l'immense joie de retrouver Marie-Georges, associée en charge des
00:32activités de conseil en développement durable au sein d'Accenture.
00:35Bonsoir Marie.
00:37Bonsoir Elisabeth, moi aussi, je suis très contente de vous retrouver, de faire ma rentrée.
00:41On peut le dire aux auditeurs ?
00:43On peut, on peut, on l'avait dit avant que je pars.
00:44Vous avez fait un tour du monde.
00:45Tout à fait, je rentre d'un tour du monde en famille.
00:48Ça c'est génial, c'est très inspirant.
00:49D'ailleurs peut-être qu'on fera une émission sur les changements, les belles idées comme ça en cours de
00:56vie.
00:56On va y penser.
00:58Marie, ça vous a inspiré cette thématique ?
01:01Absolument, très intéressant.
01:02Les pressings.
01:03Les pressings et en particulier Hublot dont on va parler, que j'ai trouvé très innovante et avec un modèle
01:09économique multifacette.
01:11Très sympa.
01:11Avant de vous parler de Hublot, vous l'avez peut-être compris, elle a eu ce soir une enseigne aussi,
01:16qui depuis plus de 50 ans nettoie nos costumes, nos robes, nos manteaux.
01:22Et derrière le pressing de quartier, il y a tout un modèle qui est en train de se transformer.
01:26Alors comment on fait vivre le pressing à l'heure du télétravail ?
01:30De nos nouvelles habitudes de consommation ?
01:32Comment on modernise une enseigne historique ?
01:35Comment on redonne l'envie de se entretenir les vêtements à l'heure où le jogging et les vêtements confortables
01:41prennent le dessus dans notre quotidien ?
01:43Pour en parler, le patron de 5 à sec.
01:46Donc bonsoir Olivier Boccarat.
01:48Bonsoir Elisabeth.
01:49Bienvenue dans la France Bouge.
01:50Vous allez nous répondre à toutes ces questions.
01:52Je vais essayer avec grand plaisir.
01:54On en est sûr.
01:55Et puis donc vous l'avez, on en a parlé un petit peu avant.
01:58Hublot ce soir, c'est la start-up de la France Bouge qui réinvente le secteur de la blanchisserie avec
02:03une intelligence artificielle.
02:05Oui, chaque vêtement passe sous une caméra spéciale dès son dépôt.
02:09Bonsoir Stéphane Cohen.
02:11Bonsoir.
02:11Fondateur et PDG de Hublot, H-U-B-L-O.
02:15C'est exact.
02:15Vous allez tout nous raconter vous aussi.
02:17Donc vous allez être coachée par Marie, Marie-Georges.
02:20Il y a un mot pour définir Hublot pour la start-up ?
02:23Vous y avez réfléchi Marie ?
02:26Le pressing...
02:27Alors oui, j'y réfléchi.
02:29Le pressing qui prolonge la vie des vêtements.
02:32Moi j'aime bien ça.
02:33Allez, le pressing qui prolonge la vie des vêtements.
02:35Et puis d'ici trois quarts d'heure, on va prendre des nouvelles d'un membre de la grande communauté
02:39de la France Bouge.
02:40Ils étaient venus en 2020.
02:41A l'époque, ça s'appelait la lessive de Paris.
02:43Désormais, c'est super flacon.
02:45Bonsoir Hubert Michaud.
02:46Bonsoir Elisabeth.
02:47Bienvenue dans la France Bouge.
02:48Merci.
02:49Ça va bien depuis 2020 ?
02:50Ça va très bien.
02:50On a vendu plus d'un million de flacons depuis 2020.
02:52Donc ça va très bien.
02:53C'est énorme.
02:53Vous allez tout nous dire.
02:54Allez, la France Bouge jusqu'à 21h30.
02:56C'est parti sur Europe 1.
02:58Europe 1.
03:13Là, c'est pas la maison, ce sont les vêtements.
03:15Ce soir, on parle pressing sur Europe 1.
03:17Le marché du pressing de détail en France.
03:19Il pèse environ 546 millions d'euros.
03:22Celui de la blanchisserie dépasse les 3 à 4 milliards d'euros.
03:26J'ai trouvé ça hyper important comme chiffre.
03:30Alors, on le sait, il y a eu beaucoup de turbulences liées à la crise sanitaire, liées au télétravail.
03:35Mais il y a une petite embellie.
03:37Le secteur montre une dynamique de plus de 8% de croissance récente.
03:40Alors, qui vaut au pressing ?
03:42Eh bien, figurez-vous que Diana N'Goma a posé la question dans les rues de Paris au micro-Europe
03:461.
03:46Écoutez.
03:47Moi, je vais assez régulièrement au pressing.
03:49Peut-être deux fois par mois, je dirais.
03:51C'est surtout pour les vêtements que je n'ose pas laver moi-même.
03:54Typiquement, les manteaux, les vestes, les costumes, les pièces en laine ou des vêtements un peu fragiles.
03:59Je préfère payer un pressing plutôt que risquer les abîmer à la machine.
04:03Et j'y vais aussi quand il y a une grosse tâche que je n'arrive pas à enlever.
04:07Pour moi, c'est surtout une question d'entretien et de durée de vie des vêtements, en fait.
04:10Franchement, je vais très peu au pressing.
04:12Peut-être deux ou trois fois par an.
04:14J'essaie de laver quasiment tout chez moi pour éviter de dépenser trop.
04:17J'y vais surtout pour les gros manteaux d'hiver ou les pièces très délicates.
04:22Par exemple, blazer, une robe de soirée ou un vêtement avec une matière particulière.
04:27Mais sinon, en général, pour les vêtements du quotidien, je fais tout moi-même.
04:34Le pressing, pour moi, c'est vraiment réservé aux pièces exceptionnelles.
04:37Moi, le pressing, j'y vais surtout pour mes vêtements de travail.
04:39Je porte beaucoup de chemises, des vestes, parfois des costumes aussi.
04:43Donc, c'est des pièces que j'ai envie de garder propres et bien repassées.
04:46Et le résultat est quand même vachement plus net qu'à la maison.
04:50J'y vais la plupart du temps quand j'ai accumulé plusieurs vêtements à nettoyer.
04:55Je peux aussi leur confier mes manteaux, certains vêtements en cachemire, par exemple.
05:01C'est quand même un gain de temps.
05:02Quand on travaille beaucoup, c'est non négligeable.
05:05Il y a beaucoup d'hommes pour qui c'est très pratique d'aller au pressing, on a l'impression.
05:09Et les femmes qui sont un peu plus...
05:11Vous vous en pensez quoi ?
05:11Les petits tours de table avant de passer la parole à Olivier Bocquera.
05:14Stéphane Cohen, je voyais rire pendant le micro-trott.
05:17C'est sympa de voir que les gens se rendent compte que quand ils vont en pressing...
05:21PDG du Blu.
05:21Oui, quand ils vont en pressing, ils ont un résultat qui est bien meilleur que chez eux.
05:27Heureusement pour vous.
05:27Oui, sur les femmes, c'est intéressant.
05:31Parce qu'en fait, elles emmènent beaucoup de vêtements, que ce soit des robes de soirée,
05:35que ce soit aussi des choses précieuses comme des robes de mariée.
05:39Donc, on a beaucoup de clients femmes.
05:41Il faut voir qu'il y a un affect très important par rapport aux vêtements.
05:45Et donc, les personnes qui vont amener leurs vêtements en pressing, c'est qu'elles y tiennent tout particulièrement.
05:49Allez, justement, on va parler ce soir du pressing, de notre rapport qui avait...
05:53Souvenez-vous, ça avait démarré Commerce Essentiel pendant la crise sanitaire.
05:57Donc, c'était très éloigné peut-être de la réalité des Français.
06:00Mais en tout cas, ça avait été Commerce Essentiel.
06:01Donc, pour en parler ce soir, le patron du leader mondial de la franchise de pressing.
06:06Ça a été fondé en 1968 à Marseille.
06:08Olivier Bocquera.
06:09La France bouge.
06:11Il fait tourner la boîte.
06:13Alors, Olivier Bocquera, vous savez qu'il y a un rituel dans la France bouge.
06:16Le rituel, c'est de pitcher.
06:17C'est-à-dire que pendant une minute, racontez-nous 5 à sec.
06:21Est-ce que vous êtes prêt ?
06:23Je suis prêt.
06:24On vous écoute, c'est à vous.
06:26Alors, 5 à sec, ça a été fondé à Marseille en 68.
06:31Avec l'idée de démocratiser le pressing, qui est à l'époque plutôt élitiste.
06:36Et c'est ce qui a fait son succès dans toutes les années suivantes.
06:39D'abord en France, avec la particularité d'être implanté dans les centres commerciaux dans un premier temps.
06:45Là où, justement, c'est accessible au plus grand nombre.
06:48Et ensuite, ça s'est développé en Europe.
06:50Et aujourd'hui, dans le monde.
06:51Et on a deux activités.
06:54Une activité que tout le monde connaît avec la marque 5 à sec, qui est une activité de magasin de
06:58pressing.
06:59On a plus de 1500 magasins dans 25 pays dans le monde.
07:03Et ce qu'on ne sait, je ne pense toujours pas, c'est qu'au-delà de la France, le
07:07plus gros pays, c'est surtout le Brésil.
07:08On a plus de 600 magasins au Brésil.
07:11Et il y a une deuxième activité qu'on a beaucoup développée depuis 5 ans, qui est une activité B2B.
07:18Où, en fait, on équipe les salariés des entreprises qui ont des vêtements de travail avec des cartes pressing
07:26qui peuvent être utilisées dans un réseau de 1000 pressings en France.
07:29Et aujourd'hui, on fait à peu près 250 millions d'euros de chiffre d'affaires.
07:33Les deux tiers sont réalisés par la franchise.
07:37Et c'est équilibré entre B2C et B2B.
07:39Merci de vous être prêt à cet exercice du pitch, Olivier Boccarat, président de 5 à 7.
07:43Ça me frappe, ce chiffre de premier marché, la France.
07:46Deuxième marché, le Brésil.
07:49Le Brésil, ça a été monté dans les années 80.
07:52Et je pense que ce qui fonctionne au Brésil, c'est que contrairement à l'Europe,
07:56il y a un taux d'équipement en machine à lever qui est bien inférieur.
08:00C'est-à-dire que tout le monde n'a pas une machine à lever à la maison ?
08:02Non, absolument.
08:03Donc, le pressing est vraiment beaucoup plus quotidien que ça peut l'être en France.
08:06Je pense qu'effectivement, comme on l'a vu dans le micro-trottoir, il y a deux raisons pour aller
08:09au pressing.
08:10C'est soit je ne sais pas faire chez moi, soit je ne veux pas faire et je confie au
08:14pressing.
08:15Au pressing, mais entre le pressing et chez moi, il y a les laveres automatiques.
08:18Alors oui, mais aller à laveres automatiques, ça veut dire qu'il faut là aussi vous déplacer,
08:22rester sur place, attendre pour un résultat qui est évidemment en qualité bien inférieure.
08:28Marie, ça vous parle ?
08:29Oui, ça me parle.
08:30Parce qu'on rappelle que vous étiez au tour du monde, vous étiez au Brésil.
08:32Exactement, donc ça me parle parce qu'effectivement, moi j'ai beaucoup utilisé les services de blanchisserie, en fait, des
08:37pressings,
08:38où je faisais laver mon linge et repasser et préparer mon linge quand on voyageait dans les différents endroits où
08:43on allait.
08:44Parce qu'on n'avait pas de machine à laver forcément dans les AirBnB où on s'arrêtait.
08:48Et donc, j'utilisais beaucoup ça.
08:50Et en fait, c'est là qu'on se rend compte qu'il y a beaucoup de gens, notamment en
08:53Amérique du Sud,
08:53qui utilisent ça de manière quotidienne, en fait, qui n'ont pas de machine à laver à la maison.
08:58Donc, vous vous le confirmez.
09:00Saint-Cassec, l'histoire, ça existe depuis 1968, c'est née à Marseille, avec un concept très simple dès le
09:07départ.
09:08C'est très simple.
09:09Si on se remet effectivement dans les années 60, à l'époque, il y avait des points de collecte en
09:14centre-ville
09:15et des grandes usines en périphérie de centre-ville.
09:19Et donc, la force de Saint-Cassec, ça a été de construire comme des magasins-usines,
09:24accessibles soit en centre-ville, soit en centre commercial.
09:27Et donc, c'est Roger Chavanon qui a monté ça en 68 et qui a développé brillamment,
09:32non seulement en France et en Europe et ensuite dans le monde, sur un principe de franchise, beaucoup.
09:37Puisque, encore aujourd'hui, je vous dis, à peu près deux tiers des magasins sont soit des franchises,
09:43soit des master franchises au Brésil.
09:45C'est un master franchisé qui a développé ses 600 magasins.
09:48Et alors, comment ça fonctionne ? Comment ça marche ?
09:49On peut regarder les chiffres, il y a une embellie.
09:53Mais on disait, ça avait été quand même commerce essentiel pendant quelques jours,
09:57pendant le premier confinement.
09:59La grande surprise générale.
10:01Une autre grande surprise.
10:02Vous aussi ?
10:02Bien sûr, vous pouvez imaginer qu'en période de confinement,
10:06bizarrement, ce n'était pas la priorité des gens d'aller porter leurs vêtements au pressing.
10:10Donc, on a plutôt tout fait pour que ça ne soit pas un commerce essentiel,
10:13pour ne pas qu'on ait à payer sans aucun chiffre d'affaires,
10:16ni les loyers, ni les salaires qui, du coup, ont été pris en charge,
10:20comme le reste des commerces.
10:22C'est ce qui nous a sauvés, c'est ça.
10:23Donc, il y a eu le confinement, il y a eu l'essor du télétravail.
10:26Comment ça va ? Comment se porte 5 à sec ?
10:29Alors, 5 à sec se porte bien.
10:31Et on a la chance, justement, d'être présent dans diverses géographies.
10:35Et il y a des vraies différences.
10:36La France, alors, le chiffre que vous avez, je pense qu'il est un peu optimiste.
10:41On a plutôt un marché qui est, on va dire, flat.
10:45Après, ça dépend des géographies en France.
10:47Ça marche beaucoup mieux en Europe du Sud qu'en France ou en Suisse.
10:50Pourquoi ? Parce que le rapport aux vêtements est différent.
10:53Et qu'en Europe du Sud, on aime encore s'habiller.
10:55On aime porter des vêtements, que ce soit au travail ou quand on sort.
11:00Ce qui est une grosse différence.
11:00Pourquoi en France, on n'aime pas porter des vêtements et qu'ils s'habillent plus ?
11:02Regardez quand vous allez au travail, le casual.
11:06Je suis déguisé aujourd'hui, évidemment.
11:07Vous avez un costume, ce soir.
11:09Le casual.
11:09Sinon, vous seriez venu en jogging avec des cacasses chaussettes ?
11:12Non, c'est vrai que le casual s'est répandu partout.
11:16Et ça a été accéléré avec le Covid.
11:18C'est-à-dire le casual ?
11:18Le casual, en général, c'est un pantalon en toile.
11:21C'est une chemise ou un polo.
11:22Et c'est de moins en moins, évidemment, de chaussures en cuir.
11:26C'est les baskets.
11:27Et donc, cet uniforme, entre guillemets, n'est plus là aujourd'hui.
11:31Donc, ça, c'est l'impact du télétravail.
11:33Ça, ça fait défaut.
11:34Donc, ça nous oblige, Stéphane va en parler aussi, à réinventer notre métier.
11:38À se réorienter, soit vers d'autres types de vêtements.
11:41Notamment, tout ce qui est textile d'ameublement, où il y a un vrai besoin d'entretien.
11:46Les belles pièces, elles viennent toujours, j'allais dire.
11:50Parce qu'effectivement, c'est vraiment notre force.
11:52C'est de prendre soin et de faire durer ces vêtements-là.
11:56Et après, c'est tout le développement des services.
11:58Je prends un exemple que Stéphane connaît bien.
12:00Mais en Suisse, on a un service, non seulement de livraison à domicile,
12:03mais on a aussi un service de prestation à domicile,
12:06où on propose aux gens de venir chez eux, en fait, nettoyer leurs tissus d'ameublement.
12:10Et c'est sur ça qu'on réfléchit aujourd'hui.
12:12Donc là, vous êtes en train de vous orienter vers ça pour diversifier votre activité.
12:15Il faut évidemment qu'on bouge avec nos clients.
12:17Vous restez avec nous autour de la table de la France Bouge,
12:19Olivier Boccarat, président de 5 à 6.
12:21Ce qui nous intéresse aussi, c'est les produits que vous utilisez.
12:24Ça, c'est vraiment important.
12:26Et puis, on va découvrir la start-up de ce soir, Hublot, H-U-B-L-O.
12:31Vous aussi, vous collectez du linge à vélo-cargo.
12:34Ça, c'est important de le préciser.
12:35Et vous utilisez une intelligence artificielle quand vous recevez un vêtement.
12:40Vous allez tout nous dire dans un instant.
12:41Stéphane Cohen, on fait une courte pause.
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