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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1,
00:10on va découvrir comme chaque soir des talents et des entreprises françaises.
00:14Chaque soir un coach expérimenté qui donne des conseils et ce soir c'est David Smadja qui est avocat dont
00:21le métier est de consolider des start-up, il est le fondateur du cabinet Milestone Avocat.
00:26Bonsoir David.
00:26Bonsoir Elisabeth.
00:27Comment ça va ?
00:28Mais écoutez il fait un peu froid mais tout va bien.
00:29Oh là qu'est-ce qu'il fait froid ? On est passé, enfin bon on va pas parler météo
00:32maintenant mais bon il fait très froid.
00:34Allez Alain ce soir dans la France bouge, une entreprise qui reconditionne du matériel informatique et au cœur de son
00:40recrutement de l'inclusion puisque des détenus sont formés et recrutés pour toutes les opérations de production.
00:47Ce soir c'est un patron engagé avec des convictions sincères qui est parmi nous, c'est vous Cyril Berthier,
00:53bonsoir.
00:54Bonsoir.
00:55Vous êtes le président de Alteco.
00:57Tout à fait.
00:57Bienvenue dans la France bouge.
00:59Chaque soir je le disais une start-up, ce soir c'est YOTI, c'est une entreprise sociale et solidaire
01:05qui a été fondée en 2021 et elle est spécialisée dans le reconditionnement de jeux et de jouets de seconde
01:12main, là aussi au sein d'ateliers d'insertion implantés en milieu carcéral.
01:18Bonsoir Jacques Grimond.
01:19Bonsoir.
01:20Bienvenue dans la France bouge.
01:21Merci.
01:22Vous allez être accompagné par David.
01:24David, vous êtes le coach de ce soir.
01:26Quel est le mot qui vous a inspiré, qui vous a donné envie de résumer YOTI ?
01:33Évidemment on est sur des modèles d'entreprise vertueux.
01:35Donc j'ai choisi le mot vertueux.
01:37Oui, et puis grâce aux jouets reconditionnés, YOTI va permettre aussi la réinsertion de détenus.
01:43On va en parler dans un instant.
01:44Et puis un coup de cœur dans la France bouge, une association qui lance des cafés aussi avec des employés
01:49en cours de réinsertion avec des détenus.
01:51Bonsoir Clotilde de Gilbert.
01:53Bonsoir.
01:54Bienvenue.
01:54Vous êtes la fondatrice de l'association Wake Up Café et donc du restaurant, puisque vous allez en, on espère
02:00en ouvrir plein d'autres, le Quai Liberté.
02:03La France bouge.
02:04Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30.
02:07Christophe Pierrot est en régie.
02:08C'est parti.
02:09Nous sommes sur Europe 1.
02:10Europe 1.
02:1120h30.
02:1221h30.
02:13Elisabeth Assayag.
02:141, 2, 3.
02:16Recommençons.
02:18Ouh.
02:20Recommençons.
02:23Recommences-moi.
02:24Santa explique que la vie est faite de cycles où l'on peut toujours tout réinventer et repartir de zéro.
02:29Et c'est le cas ce soir.
02:30La vie est un cycle.
02:32Et dans ce cycle, il y a le reconditionnement.
02:34Oui, j'ai réussi à y aller directement dans ce reconditionnement.
02:39Pour vous donner une idée, environ 2,7 millions d'ordinateurs sont reconditionnés chaque année en français.
02:45C'est très important.
02:47Qu'est-ce qui nous pousse à acheter du reconditionné ?
02:49Tour de table.
02:49Allez, Clotilde Gilbert, est-ce que vous achetez du reconditionné ?
02:52Et si c'est non, ce n'est pas grave.
02:54Alors, je vais être très honnête.
02:55Pas très souvent, mais pour Wake Up Café, avec les 120 salariés qu'on a, c'est important pour faire
03:01des économies de se tourner vers le reconditionné.
03:04Donc, c'est plutôt dans le sens de l'économie que je le fais.
03:06Jacques Grimond ?
03:07Du reconditionné, effectivement, c'est beaucoup sur l'électroménager.
03:11Je trouve qu'il y a toujours des prix intéressants.
03:13Et puis, il y a souvent un projet social derrière qui permet de soutenir une économie circulaire.
03:18David Smadja ?
03:19Moi, sur la téléphonie, oui, parce que je casse mon téléphone tous les six mois.
03:24Quand vous êtes énervé, vous le jetez ?
03:25Non, je ne le jette pas, mais disons que je suis maladroit.
03:27Donc, plutôt qu'acheter du neuf, maintenant, je passe par du reconditionné.
03:30Cyril Berti, avant de découvrir Alteco, vous, j'imagine que c'est votre quotidien ?
03:34Moi, c'est une des formations professionnelles, effectivement.
03:37Et puis, ça fait partie de mes valeurs.
03:38Donc, dès que je peux, dès que j'ai acheté quelque chose, c'est toujours un réflexe de regarder si
03:43ça existe en reconditionné.
03:45Diana Angoma a promené le micro-europé dans les rues de Paris.
03:48Elle a posé cette question.
03:50Allez, écoutez.
03:50Moi, je suis complètement adepte de produits reconditionnés.
03:53J'achète depuis des années, téléphone, ordinateur, tablette.
03:56Je trouve qu'on a tendance à acheter du neuf par réflexe.
04:00Mais ce n'est pas toujours nécessaire.
04:02Déjà, d'un point de vue écologique, c'est intéressant.
04:04Parce que ça permet de prolonger la durée des appareils plutôt que de les jeter.
04:08Et financièrement, c'est beaucoup plus avantageux.
04:10Honnêtement, à l'utilisation, je ne vois quasiment aucune différence.
04:14C'est une manière de consommer plus intelligente.
04:15Ce qui m'a surtout attiré concernant les produits reconditionnés, c'est le prix.
04:19Parce que c'est vraiment moins cher que le neuf.
04:21Et franchement, j'ai été agréablement surpris parce qu'il fonctionnait parfaitement.
04:25Si je peux avoir un téléphone qui fonctionne aussi bien, je ne vois pas pourquoi je paierai davantage.
04:29Après, je fais quand même attention à la garantie et à l'état du produit.
04:33Moi, ça m'est déjà arrivé d'acheter des produits reconditionnés.
04:36Je ne suis pas du tout opposée à ce principe du reconditionnement.
04:39Au contraire, je trouve que c'est une super alternative pour certains appareils comme les smartphones, les tablettes.
04:45En revanche, c'est vrai qu'il y a des produits que je préfère largement acheter neuf.
04:49Surtout, en fait, l'électroménager.
04:51Pour ce genre d'achat, j'ai vraiment besoin d'être rassurée sur la fiabilité et surtout la durée de
04:56vie du produit.
04:57Même si je sais que les appareils reconditionnés sont vérifiés, qu'il y a une garantie.
05:02J'ai toujours une petite appréhension.
05:04Et dans mon esprit, c'est vrai qu'acheter neuf, ça reste quand même un gage de qualité et de
05:08tranquillité.
05:11Voilà, ils ont abordé plein de thèmes que nous allons aborder ce soir dans la France Bouge.
05:15Fiabilité, prix, durée de vie, des produits.
05:18On va le voir ce soir avec l'entreprise invitée de la France Bouge, Alteco.
05:24En route vers les trophées de l'avenir, Europe 1 LCL.
05:28Et ce soir, à l'occasion des trophées de l'avenir, Europe 1 LCL, place à l'impact social.
05:34Avec vous, Cyril Berthier, vous êtes le patron d'Alteco.
05:38Parce qu'il y a encore quelques jours, ici sur Europe 1, pour vous faire découvrir ces candidats en route
05:42vers les trophées de l'avenir.
05:43Alors, Alteco, c'est quoi ? Vous savez qu'il y a un rituel dans la France Bouge, Cyril ?
05:47C'est le pitch. On vous écoute.
05:50Alors, Alteco, c'est un expert français du reconditionné depuis 2014.
05:55Notre atelier est basé près de Lyon.
05:57Un peu plus de 100 salariés donnent chaque jour une seconde vie à des produits high-tech.
06:01Notre mission est simple, rendre l'informatique plus durable et plus accessible.
06:05Notre particularité, c'est la diversité de notre offre.
06:08Avec la même promesse de qualité.
06:10Des ordinateurs ou tablettes, en passant par les objets connectés, les accessoires ou les imprimantes.
06:14Le reconditionner, c'est bien plus que le smartphone.
06:17Concrètement, nous effaçons les données, nous testons, réparons et nettoyons les appareils.
06:21Nous évaluons leur état esthétique et nous leur assurons une garantie.
06:26Ces appareils sont ensuite commercialisés.
06:28En grande distribution, on est présent dans plus de 1000 magasins.
06:30En e-commerce et avec les entreprises qui s'équipent de plus en plus en reconditionné.
06:36De la reprise de parc jusqu'au service après-vente, tout est réalisé en France.
06:40C'est un métier exigeant, mais qui a du sens pour l'environnement, pour le pouvoir d'achat et pour
06:45l'emploi local.
06:45Très complet, excellent pitch.
06:48Merci Cyril Berthier, président de Alteco.
06:51On commence d'abord par votre histoire.
06:53Elle commence il y a une douzaine d'années.
06:56Vous, vous êtes salarié à ce moment-là d'une entreprise spécialisée dans des cartouches d'imprimantes, c'est ça
07:01?
07:01Exactement.
07:02C'est un gros 6 en cartouches d'encre d'imprimantes qui s'appelle la MA France, qui est en
07:08banlieue lyonnaise.
07:09Je suis en charge des projets de développement de cette société.
07:14On lance différentes activités.
07:17Il y en a une qu'on identifie et qu'on me charge de creuser, qui est l'objet complémentaire,
07:26qui est imprimante.
07:27On part d'un constat qui est de dire qu'un fabricant de cartouches d'encre compatibles passe son temps
07:33à essayer de remplacer,
07:35d'avoir toujours des nouveaux modèles d'imprimantes qui sortent très régulièrement.
07:39Et à côté de ça, on voit des quantités dans les entreprises d'imprimantes qui partent en destruction et sur
07:43lesquelles on ne peut pas donner de 2MP.
07:45Donc vous vous êtes dit, on va en faire quelque chose.
07:48Donc au début, vous démarrez, je crois qu'il y a 3 salariés.
07:52C'est ça.
07:52On crée en fait à la base une filiale, effectivement, dans laquelle il y a 3 salariés.
07:58Et on est en tête dès le début, qu'on ne fera sûrement pas que de l'imprimante.
08:02Très rapidement, vous allez vers d'autres produits.
08:05Oui, très rapidement, il y a ordinateur, les écrans.
08:07C'est ça.
08:07Les tablettes, etc.
08:10Et en fait, finalement, on se retrouve un peu au bon endroit, au bon moment, parce qu'on est au
08:17début presque de l'essor du smartphone reconditionné.
08:21Au début, vous n'allez pas sur le smartphone, parce qu'il n'y avait pas assez de volume.
08:25Parce qu'on n'était pas habitué, comme David Smadja, à récupérer des smartphones tous les 6 mois reconditionnés.
08:30On a choisi de ne pas faire du smartphone, parce que le smartphone reconditionné, il est un peu en avance
08:35par rapport à l'informatique.
08:37Aujourd'hui, il y a quasiment un smartphone sur 5 qui est vendu, qui est en reconditionné.
08:42Et l'informatique a un peu de retard.
08:44Et en fait, il y avait des acteurs qui faisaient beaucoup de volume sur le smartphone.
08:47Donc vous, vous n'êtes pas allé là-dessus.
08:49Maintenant, ça y est, vous y êtes.
08:50C'est en complément.
08:51C'est en complément.
08:5212 ans plus tard, une centaine de salariés, des locaux, vous avez des usines ?
08:59C'est ça, en fait, on a une usine.
09:01C'est extraordinaire comme histoire.
09:04On a déménagé en 2024 dans un nouveau site qui fait 4000 m², qui est dédié à l'informatique reconditionnée.
09:13Donc effectivement, une centaine de salariés.
09:17C'est ça, un caluire juste à côté de Lyon.
09:19À quel moment, Cyril Berthier, vous vous êtes dit, ça y est, je tiens un vrai marché ?
09:24Parce qu'il y a 12 ans, ça t'a tonné.
09:27Oui, ça a commencé, effectivement, ça a commencé doucement.
09:30D'ailleurs, ça n'a pas été facile au début.
09:32Et il y a eu vraiment un virage.
09:34En fait, nous, on a été dans les premiers à proposer de l'informatique reconditionnée à la grande distribution.
09:40Il commençait à avoir du smartphone.
09:42Et nous, on arrivait en disant, vous avez déjà du smartphone, on va vous proposer autre chose.
09:46Donc ça, c'était 2018.
09:49Et on a eu quelques enseignes qui ont commencé à nous accompagner là-dedans.
09:54Et en fait, ça a tout de suite pris des proportions qui étaient assez impressionnantes.
09:58Oui, parce que vous pouvez attirer, grâce à cela, beaucoup plus de clients potentiels.
10:03Parce que c'est moins cher.
10:04Ça coûte combien, par exemple, un ordinateur reconditionné ?
10:09En fait, c'est très variable suivant les générations, etc.
10:13Mais ce qu'on se dit, c'est qu'en général, c'est entre moins 15% et ça peut
10:18aller jusqu'à moins 60%.
10:20Alors, ça fait une grosse fourchette.
10:21Mais sur un produit récent, on est plutôt sur moins 15%.
10:26Et plus on va être sur un produit ancien, plus on va creuser l'écart.
10:29On reste sur la structure de l'entreprise.
10:31Après, on va aller sur le recrutement.
10:33Parce que ça aussi, ça nous intéresse.
10:34C'est votre particularité.
10:35C'est avec les détenus.
10:36Mais on va y revenir dans un instant.
10:37En 2021, vous franchissez une nouvelle étape.
10:39Vous réalisez un LBO, c'est-à-dire pour devenir actionnaire majoritaire.
10:43C'était important pour vous de prendre votre envol, de devenir totalement indépendant ?
10:47C'est ça.
10:48Parce qu'en fait, on avait ce statut de filial.
10:52Et en fait, petit à petit, il y avait des enjeux qui étaient un petit peu différents.
10:57On devenait quasiment aussi gros, finalement, que la société mère.
11:01Donc là, vous avez dit qu'il faut qu'on se structure.
11:04Et c'est ça.
11:04Et en fait, il y avait plein de questions qui se posaient autour de ça.
11:07Et effectivement, à ce moment-là, on avait besoin d'avoir un actionnaire qui...
11:13Les décisions, c'est un marché qui bouge beaucoup.
11:15Les décisions, elles se prennent de manière très rapide.
11:18Et donc voilà, on avait besoin d'avoir un actionnaire majoritaire.
11:20Au début, je n'imaginais pas forcément pouvoir encaisser ça.
11:25En tout cas, il y avait des enjeux financiers derrière.
11:28Il a fallu apprendre à jouer avec ça.
11:30Et aujourd'hui, vous êtes rentable ?
11:32Alors en fait, on est...
11:33Depuis toujours, vous êtes rentable ?
11:34Oui, la société a 12 ans.
11:36Ça fait 10 ans qu'on est rentable.
11:38Un chiffre d'affaires de ?
11:39On est aux alentours des 30 millions.
11:4130 millions d'euros de chiffre d'affaires.
11:44Et en plus, vous avez fait un choix très fort, Cyril Berthier.
11:47C'est que pour conserver les emplois en France,
11:50parce qu'il y a une concurrence très importante,
11:54vous, depuis 2021,
11:56donc à la date où vous êtes devenu totalement indépendant,
11:58vous travaillez avec des prisons
12:00pour permettre à des personnes, à des détenus,
12:03de participer au reconditionnement des produits.
12:08Racontez-nous.
12:09En fait, c'est venu, j'allais dire presque un peu par hasard.
12:12En tout cas, c'était...
12:13Je crois que c'est votre baisseur qui est proc,
12:15c'est-à-dire votre procureur qui vous a...
12:17Ma belle-sœur qui est magistrate, exactement,
12:19qui m'a requis.
12:19Ça faisait partie des discussions dans les réunions de famille.
12:23Et pourquoi tu ne travailles pas avec des prisonniers ?
12:25Exactement.
12:26C'est un sujet qui lui tient beaucoup à cœur.
12:28Et voilà, bon, effectivement,
12:30c'est parmi une société qui...
12:32On doublait de taille quasiment tous les ans.
12:34Enfin, ça n'était pas forcément dans mes priorités au départ,
12:37même si la partie engagement social
12:39était des valeurs qui sont très fortes pour moi.
12:42Et en fait, à un moment donné,
12:45justement, on avait du mal à suivre les cadences
12:47et à suivre la croissance.
12:48Et donc, ça a commencé comme ça.
12:50On a une saisonnalité qui est très forte.
12:52Parce que, en fait, sur la fin de l'année,
12:54nous, on enchaîne la rentrée des classes,
12:55le Black Friday, Noël.
12:57Donc, en fait, on fait énormément de volume
12:58sur le deuxième semestre.
13:00Et il y a une année, on s'est dit,
13:01comment on va s'en sortir ?
13:02Et donc, j'ai ressorti un petit peu cette idée-là du chapeau.
13:06Donc, c'était un hasard.
13:07Et finalement, ce hasard a bien fait les choses
13:09puisque ça devient quasiment, je trouve,
13:13l'une des valeurs principales de l'entreprise,
13:16de ce que vous racontez.
13:17Oui, ça fait partie aujourd'hui des valeurs.
13:19Et en fait, au départ, on s'en est servi,
13:21on est pour passer un cap,
13:22et de manière un peu ponctuelle.
13:24Et on leur a donné, très honnêtement,
13:26au départ, des tâches
13:28qui n'étaient pas forcément les plus intéressantes.
13:31Et en fait, on s'est posé,
13:33une fois qu'on a laissé passer la grosse période,
13:35pour dire, bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
13:37Et là, on s'est dit, bon, un, ils nous ont expliqué
13:40que si on voulait vraiment aider ces personnes-là,
13:43il fallait qu'on fasse ça dans la durée,
13:45et pas juste au moment où on a besoin.
13:48Et puis qu'après tout,
13:50on pouvait les faire monter en compétence.
13:51Donc, petit à petit, on a eu nos équipes
13:52qui sont allées dans les prisons,
13:55formées sur place.
13:57Voilà.
13:57Et donc, en fait, on les a fait monter en compétence
13:59sur des opérations qui devenaient même très techniques.
14:02Par exemple, vous recrutez au sein même
14:06des prisons, c'est ça que vous nous dites ce soir ?
14:08Alors, en fait, on est accompagné par quelqu'un
14:10qui est spécialisé là-dedans,
14:12qui s'appelle Jepsa,
14:13qui, lui, va organiser le travail dans la prison.
14:16Et effectivement, nous, on va sur place,
14:18donc lui, il va faire cette partie recrutement,
14:20entre guillemets.
14:21C'est un recrutement, pour contre guillemets.
14:24Oui, c'est ça.
14:24C'est un recrutement.
14:25Oui, c'est un recrutement.
14:26Il y a une sélection, etc.
14:29Et effectivement, en plus, nous,
14:31nos opérations, comme elles sont techniques
14:34et qualifiantes, finalement,
14:35parce qu'en fait, c'est vraiment
14:36la personne, quand elle a travaillé quelques années
14:38à réparer des tablettes,
14:41en sortant, c'est quelque chose
14:42qu'elle peut valoriser.
14:44Et donc, voilà.
14:45Dans les opérations qu'on peut donner en exemple,
14:47c'est ça.
14:47Nous, on a une des prisons
14:49sur lesquelles on fait énormément
14:50de réparations de tablettes.
14:51Quelle prison ?
14:53C'est à Rion, pas très loin.
14:55C'est plutôt des femmes, des hommes détenus ?
14:57On a les deux.
14:58Les deux ?
14:58D'accord.
14:59Et vous voyez des parcours,
15:01des personnes qui sortent de leur quotidien
15:05grâce à ce que vous leur proposez
15:06avec votre entreprise ?
15:07Alors ça, c'est des sujets
15:08qu'on n'a pas encore.
15:10En tout cas, on a une volonté
15:12avec notre partenaire de dire,
15:15et ça a été clairement dit,
15:16de dire, à la sortie des détenus,
15:19on est clairement...
15:20On peut être recruteur.
15:22On n'a pas encore eu
15:23cette expérience-là concrètement.
15:26mais ça fait partie des choses
15:28qu'on veut pousser.
15:28Allez, vous restez avec nous
15:30tournata de la France-Bouche.
15:31Cyril Berthier, président de Alteco,
15:32en route vers les trophées
15:33de l'avenir Europe 1-LCL,
15:35à suivre Yoti,
15:36une entreprise qui combine
15:37réemploi et réinsertion
15:39des détenus aussi,
15:40en partant d'un principe simple.
15:42Les jouets peuvent avoir aussi
15:43plusieurs vies.
15:44Allez, à tout de suite.