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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1
00:11pour découvrir des talents et des entreprises françaises.
00:15Diana N'Goma et ses audients sont actuellement en régie, ils préparent l'émission, ils m'ont aidé à préparer
00:20cette émission et Christophe Pierrot à la réalisation chaque soir.
00:57Merci d'avoir regardé cette vidéo !
01:00Merci d'avoir regardé cette vidéo !
01:30Comme des chutes par exemple ou encore des étouffements.
01:34Bonsoir Philippe Roguedas.
01:36Bonsoir.
01:36Bienvenue dans la France bouge, vous avez cofondé, vous êtes le DG d'Oricchio.
01:40C'est ça.
01:41Vous allez être accompagné ce soir par Philippe.
01:44Donc Philippe, le mot de ce soir pour Oricchio, c'est que vous accompagnez cette start-up.
01:47J'ai un mot original aujourd'hui.
01:48Dites-moi.
01:48Une sentinelle.
01:50Donc chargée de faire le guet.
01:52Cherchée de faire le guet et effectivement comme une garde invisible en milieu médico-social.
01:58J'ai trouvé vraiment votre start-up très intéressante, on va en reparler.
02:02Évidemment qu'on va en reparler.
02:03Et puis un autre coup de cœur dans la France bouge ce soir, il s'agit d'un créateur de
02:07contenu.
02:08Il travaille, il est infirmier en réanimation.
02:11Bonsoir Louis Pipreau.
02:12Bonsoir.
02:13Bienvenue dans la France bouge, alias un homme en blanc.
02:17Allez, la France bouge, on est ensemble jusqu'à 21h30.
02:19C'est parti sur Europe 1.
02:21Europe 1.
02:2120h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
02:35Vous avez reconnu, nous sommes dans l'ému.
02:37Les couloirs des hôpitaux ce soir à l'occasion des Trophées de l'Avenir Europe 1 LCL place à la
02:43santé.
02:44Avec une entreprise familiale qui a su rester indépendante, on va la découvrir.
02:51En route vers les Trophées de l'Avenir Europe 1 LCL.
02:55Et encore quelques jours pour vous faire découvrir ces candidats en route vers les Trophées de l'Avenir Europe 1
03:00LCL.
03:01Nous sommes avec Stéphane Regnaud, président de Vigon.
03:04On va aller directement avec vous, Stéphane Regnaud.
03:06Vigon en une minute, ça donne quoi ?
03:09Je vous laisse nous raconter votre petit pitch.
03:12C'est à vous.
03:12Vigon, c'est une entreprise qui a été créée en 1962.
03:15C'est une entreprise qui est née avec une révolution à l'hôpital qui est l'arrivée des dispositifs médicaux
03:22à usage unique.
03:23Alors pourquoi usage unique ? Parce qu'on s'est aperçu que la restérilisation des matériels, l'usure des matériels
03:32était délétère pour les patients, pouvait entraîner des problèmes d'infection.
03:37Et on a essayé de comprendre comment baisser ce risque d'infection et comment améliorer la qualité des soins.
03:42Et au début des années 60 est arrivée ce qu'on appelle la plasturgie.
03:47Et donc cette façon de travailler le plastique pour remplacer du verre, du métal, des tissus, enfin énormément de matériel
03:56qui était utilisé à l'hôpital.
03:57Et ça a été une véritable révolution qui a permis d'améliorer très sensiblement la qualité des soins.
04:02Pillon est arrivé à ce moment-là, son créateur avait déjà pratiquement 60 ans, avait une longue expérience dans le
04:07domaine médical, avait vendu ses sociétés, est tombé malade.
04:12C'est aperçu qu'à l'hôpital il y avait beaucoup de choses à faire, est allé aux Etats-Unis,
04:15a vu cette arrivée de la plasturgie, il s'est dit il faut que je fasse la même chose en
04:18Europe, il faut que je fasse la même chose en France.
04:20Et il s'est lancé là-dedans.
04:21Et au départ c'était un boom énorme puisque tout ce qui pouvait être remplacé à l'hôpital on a
04:26essayé de le remplacer.
04:27Et année après année on a progressé, on est parti d'abord en France bien sûr, très rapidement à l
04:33'international, dès le milieu des années 60 dans la crise des filiales en Allemagne, en Angleterre, dans les différents pays
04:38d'Europe.
04:38Et puis depuis 60 ans on continue à s'étendre, on continue à conquérir le monde, on a été amené
04:44à se spécialiser un petit peu.
04:45Merci, parce qu'on peut vous écouter des heures et des heures, mais il y a quand même le tweet,
04:49j'en ai entendu le gond, mais vous êtes transporté par votre entreprise Stéphane Regnaud, président de Vigon, en route
04:55donc vers les trophées de l'avenir.
04:58LCL. Il y a quelque chose qui m'interpelle, le créateur de Vigon, c'était en 1962, il avait 60
05:05ans quand il s'est dit je vais créer Vigon parce qu'il a été malade, il était hospitalisé.
05:11Et là c'est le chef d'entreprise qui a dit il y a un problème là, il y a
05:14un problème là, je vais créer des solutions.
05:17Les céréales entrepreneurs ça existait déjà dans les années 60.
05:19Non mais je trouve ça formidable.
05:21C'est la première banque du sang en France qui avait fait une compagnie de soluté ensuite et qui ensuite
05:26a créé Vigon.
05:26C'est formidable. Donc ce qui a donné naissance à cette entreprise, l'intuition de départ, c'est ce passage
05:33à l'hôpital où il s'est dit
05:34il va falloir qu'on fasse venir des dispositifs médicaux à usage unique pour baisser le risque d'infection parce
05:42qu'on sait que dans les hôpitaux souvent on rentre avec quelque chose et parfois on ressort avec d'autres
05:48choses liées à l'environnement.
05:50Notre moteur c'est la qualité du soin, c'est le patient et c'est le soignant.
05:56C'est comment améliorer le fonctionnement global de l'hôpital de manière à éviter un maximum de risques à la
06:04fois pour le soignant et pour le patient.
06:06Quels sont les risques ?
06:06Les risques c'est, je parlais des infections de cecomial, c'est tout ce que vous pouvez attraper à l
06:11'hôpital en dehors de votre maladie.
06:13A l'hôpital on est là pour vous soigner. Mais soigner ça veut dire un certain nombre de gestes et
06:18ces gestes sont toujours risqués.
06:20Pourquoi c'est risqué ? C'est parce que ça peut être contaminé, il peut y avoir des bactéries ?
06:24Oui, je vais prendre un exemple tout simple. Moi je prends essentiellement des cathéters.
06:27Quand vous allez poser un cathéter, vous faites un trou dans la peau.
06:30La peau c'est la barrière qui protège le corps.
06:32Si vous faites un trou dans la peau, c'est une faille dans laquelle peuvent s'introduire des bactéries.
06:38Et donc ça peut vous contaminer et ça peut vous amener à un niveau de maladie bien plus grave que
06:43ce que vous aviez en entrant.
06:44Donc il faut être très très précautionneux.
06:46Très précautionneux. Donc votre innovation Stéphane Regnaud, l'innovation de Vigon, quelle est-elle ?
06:51C'est de remplacer le plastique par du verre, du métal, du tissu.
06:58Quelle est l'innovation de Vigon quand on parle de Vigon ?
07:00Au départ c'était plutôt l'inverse. Ils remplaçaient justement le tissu par du plastique ou du silicone, d'autres
07:06matériaux plus adaptés et plus pertinents pour le soin du patient.
07:11Ça c'était au départ ?
07:12Ça c'était au départ. Et après c'est régulièrement, tous les ans, amener de l'innovation pour améliorer la
07:18qualité de ce produit-là, améliorer la sécurité et encore une fois, permettre aux gens, permettre aux soignants de travailler
07:24dans de bonnes conditions en limitant les risques.
07:26Alors quelle est la dernière innovation ? Parce que vous dites chaque année on avance, on évolue. Quelle est la
07:30dernière ?
07:31Notre dernière innovation c'est ce qu'on appelle un midline. C'est un petit peu technique mais c'est
07:35des cathéters de moyenne longueur on va dire, qui vont permettre de rester en place chez le patient plus longtemps
07:42que des cathéters courts.
07:43Pour qu'on puisse faire des prises de sang plus régulièrement par exemple ?
07:45Surtout pour éviter d'endommager le système vénu du patient.
07:49Pour ne pas piquer à différents endroits.
07:52Le piquer tous les deux jours.
07:52Normalement les petits cathéters vous les changez tous les deux jours.
07:54Au bout d'un moment quand vous faites un trou dans le bras d'un patient qui peut être quand
07:57même dans une situation un petit peu compliquée, le bras est tout bleu et puis vous ne pouvez plus faire
08:01de trous.
08:01Si vous n'avez plus accès au patient, vous ne pouvez plus le soigner.
08:04Et donc l'idée c'est d'amener des cathéters qui vont pouvoir rester un peu plus longtemps, voire beaucoup
08:08plus longtemps, d'amener à éviter de repiquer.
08:11Et le midlife dont vous parlez, c'est Vigon qui l'a inventé.
08:15Alors ce n'est pas nous qui l'avons inventé.
08:16Mais c'est une innovation de chez vous.
08:18Mais c'est une innovation.
08:19Enfin en tout cas nous avons un système innovant qui permet de la mettre en place beaucoup plus facilement que
08:23ce qu'il pouvait se faire avant.
08:25Et donc de permettre aux praticiens d'utiliser ça plus facilement.
08:28Ça vous parle Louis Pipreau, je me tourne vers vous.
08:30Parce que Louis, on va découvrir d'ici une petite demi-heure, est infirmier en réanimation.
08:36Donc là vous comprenez tout ce qu'on dit.
08:37A 100%, c'est le quotidien qui me parle.
08:40C'est une innovation Stéphane Regnaud pour Vigon.
08:45Vous êtes présent dans le quotidien des patients et très présent aussi dans les services de néonatologie.
08:56Vos dispositifs, est-ce qu'ils contribuent aussi à la prise en charge de ces grands prématurés ?
09:02Ils sont absolument essentiels.
09:04On est leader mondiaux sur le cathétérisme en néonatologie.
09:08Parce que ce n'est pas la même chose, un petit bras d'un bébé né ?
09:12Oui, ça représente quoi ?
09:14C'est ce que je dis toujours, un très grand prématuré, c'est grand comme ma main, son bras est
09:19grand comme mon petit doigt et son cœur est grand comme l'ongle de mon petit doigt.
09:22Et ce prématuré, si on ne peut pas le perfuser très rapidement, il va mourir.
09:27Il va mourir pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas le nourrir.
09:29Donc, il est très très important de mettre en place très rapidement cet abord veineux.
09:33Pour monter un cathéter, ça peut mettre jusqu'à une heure pour faire ses 10-15 centimètres.
09:39Le monter, c'est-à-dire le fabriquer ?
09:41Le faire rentrer dans la peau ?
09:42Il faut l'introduire jusqu'à l'entrée du cœur.
09:46Encore une fois, qui est grand comme mon ongle.
09:48Pourquoi à l'entrée du cœur ?
09:49Parce que si on va un tout petit peu trop long, on va rentrer dans le corps.
09:52Et là, on a ce qu'on appelle un risque de tamponnade, donc de percer le cœur et donc de
09:55tuer le bébé.
09:56Donc, il faut être juste avant le cœur.
09:58Hyper, c'est au détail près.
09:59Par contre, il ne faut pas être trop haut.
10:00Parce que vous êtes trop haut, vous n'avez pas assez de flux sanguin.
10:02Et donc, quand vous injectez quelque chose, ça ne va pas se mélanger suffisamment bien dans le sang.
10:08Et donc, le placement est hyper précis.
10:10Et d'autre part, c'est un tout petit cathéter, très fin, très fragile, donc très difficile à faire monter
10:15le long de la veine.
10:16Et donc, ça va prendre énormément de temps.
10:18Et donc, vous, vous êtes précurseur là-dedans aussi ?
10:20Vous avez fait une innovation dans ces services de Grand Préma ?
10:24Alors, l'innovation, c'est rarement le Grand Soir.
10:27C'est qu'on ne va pas inventer le nouveau cathéter tous les jours.
10:30Par contre, on améliore très régulièrement nos techniques.
10:33On améliore nos techniques.
10:33Mais quand on dit qu'on améliore, c'est pour faciliter le travail des soignants ?
10:38C'est pour diminuer la douleur des patients ?
10:42Ça veut dire quoi, on améliore ?
10:43Parce qu'on se dit que ça existe.
10:44Bon, ça existe.
10:45Un cathéter, ça reste un cathéter.
10:47Ça veut dire quoi, on améliore ?
10:48Alors, un, c'est très traumatique de mettre un cathéter dans une veine, surtout chez un enfant si petit.
10:53Donc, plus on va limiter le traumatisme,
10:54plus on va utiliser des matières qui vont être très souples,
10:57qui vont être adaptables,
10:59moins la douleur va être présente
11:01et moins on va abîmer la veine quand on va monter le cathéter.
11:04Ça, c'est la première chose.
11:05Plus on va pouvoir faire ce geste rapidement,
11:07plus ça va être efficace.
11:08Donc, un temps rapide, court, efficace.
11:11Un temps rapide, un temps sûr.
11:12Et ensuite, il faut savoir où est placé le cathéter.
11:14Et donc, vous avez un équilibre entre pouvoir voir,
11:17on fait les radios, etc.,
11:19pour voir où est placé le cathéter.
11:20Vous avez un équilibre entre la visibilité à la radio du cathéter
11:24et la résistance du cathéter.
11:25Pour qu'il soit visible à la radio,
11:26vous devez mettre des éléments dans la paroi du cathéter
11:29qui va le rendre radio opaque.
11:30Ça le fragilise.
11:32Et si vous le fragilisez trop, il va casser.
11:34Et s'il va casser, c'est dramatique.
11:36Et ça, ça veut dire que ce n'est pas une bonne innovation.
11:37L'équilibre est extrêmement délicat.
11:39Et là-dessus, on n'est pas mauvais.
11:41Très bon !
11:41C'est pour ça que vous êtes parmi nous sur Europe 1 ce soir
11:43et en route vers les trophées de l'avenir.
11:45Europe 1, LCL.
11:46Vous avez des usines aussi.
11:48C'est parce que toutes ces innovations,
11:49elles sont faites, fabriquées en France.
11:52C'est important de le dire.
11:53Alors, nous avons neuf usines dans le monde.
11:56Neuf usines.
11:57Dont cinq en France.
11:58Donc, cinq en France ou en France.
12:00Alors, notre principale usine est à Aikon,
12:02dans le nord de Paris.
12:03Ensuite, dans le nord de la France.
12:06à côté de Valenciennes.
12:08Ensuite, une du côté de Béziers,
12:11qui fait plus du matériel.
12:14Et donc, dans ces usines, on fabrique ce dont vous venez de nous parler.
12:16Les cathéters, les midlines, tout ça.
12:19Tout à fait.
12:19On a aussi une usine en Allemagne.
12:21Donc, petits cathéters de néanthologie sont faits en Allemagne.
12:24Philippe Sose.
12:24Et vous avez une grosse gamme, une grande gamme, pardon.
12:26Pas une grosse, mais une grande gamme.
12:28Bon, là, on a beaucoup parlé du cathéter,
12:30mais vous avez beaucoup de produits.
12:32Alors, au départ, on avait, autour des années 60,
12:34une très large gamme,
12:35puisqu'on essayait de faire tout ce qui pouvait se remplacer
12:38du matériel réutilisable.
12:39C'est très difficile d'être bon partout.
12:41Donc, petit à petit, on a rétréci notre gamme.
12:43Et maintenant, on a vraiment deux spécialités,
12:45tout ce qui est abord vasculaire.
12:47Donc, comment pénétrer une veine ou une artère
12:49de manière à pouvoir injecter ou extraire des substances
12:51de ces veines ou ces artères.
12:53Et ça, on a une gamme très, très large,
12:56qui va du tout petit cathéter au cathéter
12:58où la chambre implantable, on pourra revenir là-dessus,
13:00qui peuvent rester en place pendant deux, trois ans,
13:02parfois plus.
13:03Et puis, en néanthologie, là, on a une gamme
13:06beaucoup plus large, avec à la fois la bord veineux,
13:08mais aussi de la nutrition, du respiratoire, etc.
13:11dans le cadre de la néanthologie historique.
13:13C'est une entreprise française qui a fait le choix
13:16de rester en France, en Europe.
13:19Vigon, V-Y-G-O-N.
13:21Vous restez avec nous, Stéphane Regnaud.
13:23Et puis, dans un instant, aussi dans la France Bouche,
13:24des boîtiers d'alerte pour les chutes
13:27et alertent aussi les situations de détresse.
13:29C'est dans un instant sur Europe 1.