00:00Mais ce qui est frappant, c'est que là, il y a en effet un problème avec la notion d
00:04'autorité,
00:05c'est-à-dire que ces jeunes, on a l'impression qu'ils sont en permanence des victimes
00:09et ils sont incapables de se dire « quelle est ma responsabilité ? »
00:13« Qu'ai-je le droit de faire ? » « Qu'est-ce qui est mal ? » «
00:15Qu'est-ce qui est bien ? »
00:16Donc il y a eu une rupture dans la transmission, à la fois au niveau de leur famille, semble-t
00:19-il,
00:19mais je crois aussi, en partie, parce que l'État ne peut pas tout, mais aussi à l'école.
00:25Parce qu'en fait, si on n'a pas une école, si les familles ne sont pas capables d'élever
00:28correctement leurs enfants
00:28et qu'à côté, on n'a pas une école qui est capable de leur dire « en fait, voilà
00:32comment ça doit fonctionner »
00:33et « oui, vous devez obéir à la loi », on n'est même plus capable de fabriquer des citoyens.
00:37Et on se retrouve avec des gens qui mélangent des histoires de rodéo urbain en pensant que c'est normal
00:40de tuer des dizaines de personnes par an et faire des centaines de blessés,
00:44qui parlent de Naël en créant ce sentiment finalement toujours d'opposition
00:48à ceux qui représentent les figures d'autorité, à savoir les policiers.
00:51Et donc on voit bien que c'est une sorte de puits sans fond,
00:56puisqu'en fait, ces jeunes, à part contester ce qu'il fait l'État et donc la France,
01:03ne peuvent pas se sentir appartenir à quoi que ce soit.
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