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Commission des finances : M. Bernard Lejeune, président de la 6ème chambre de la Cour des comptes, sur l’enquête relative aux retraites des fonctionnaires

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00:13:30tort, d'ailleurs, parce que le dispositif n'est pas très lisible.
00:13:33Et donc, nous avons essayé de décortiquer
00:13:34le dispositif pour vous le rendre
00:13:36plus clair.
00:13:38Premier point, donc la première
00:13:40partie, quelques rappels rapides,
00:13:42mais vous avez ça tellement en tête que j'ose
00:13:44à peine le faire.
00:13:46Les pensions sont de 65
00:13:48milliards. Peut-être rappeler, parce que ce sera
00:13:50un point important, qu'on va décortiquer après
00:13:53les ratios démographiques.
00:13:55On est quasiment à 1
00:13:56d'actifs pour 1 retraité, donc
00:13:581,9 million pour 2 millions.
00:14:00de pensionnés, 1,9 million de
00:14:02cotisants. Vous avez les
00:14:04éléments très écartés
00:14:07du régime général,
00:14:08de la CNAV, où nous sommes à 1,5.
00:14:10On y reviendra. Cette différence
00:14:12de déséquilibre
00:14:15démographique sera un des points
00:14:16d'explication, de lecture,
00:14:18puisque ça a été souvent la question,
00:14:20entre le taux de l'État
00:14:22de cotisation et le taux du privé,
00:14:25sur lequel je reviendrai à la fin. C'est le problème
00:14:26de la lisibilité. Ensuite,
00:14:29le point suivant, qui a été la première question,
00:14:33sur l'équité. Je crois que c'est important,
00:14:34parce qu'à force de regarder les taux
00:14:37et les différences de taux,
00:14:38on pourrait induire en erreur
00:14:41nos concitoyens en pensant
00:14:43qu'il y a des différences majeures
00:14:44de traitement entre
00:14:48les agents du privé,
00:14:49enfin les agents, les salariés
00:14:51du privé et
00:14:52les personnels de la fonction
00:14:54publique d'État. Quand on regarde les points
00:14:56de convergence qui ont été faits jusqu'à
00:14:58présent dans ces dernières années,
00:15:00premier point, et c'est quand même ce qui est le plus
00:15:02structurant pour calculer les retraites,
00:15:04l'âge d'ouverture est le même. Alors, on a mis
00:15:0664 ans à terme. Je sais
00:15:08qu'il y a suspension, mais nous avons
00:15:10mis pour l'instant tel qu'il est, prévu.
00:15:12L'âge d'annulation des codes, qui est à 67 ans,
00:15:15la durée requise, qui est à 43 ans,
00:15:17et la revalorisation sur l'indexation
00:15:19des prix pour l'ensemble du dispositif.
00:15:21C'est ce qui structure le plus
00:15:23et qui met en évidence que, finalement,
00:15:25les retraites aujourd'hui, telles qu'elles sont,
00:15:27sont traitées de façon équitable
00:15:29entre les citoyens, on va dire,
00:15:31du public et du privé.
00:15:33Il y a quand même des points de divergence.
00:15:35Une partielle, qui est le taux de cotisation
00:15:37des salariés,
00:15:43public et privé, une petite différence
00:15:46qui est liée au fait qu'à un moment donné,
00:15:47le taux de la complémentaire dans le privé
00:15:50a bougé et celle du public n'a pas suivi.
00:15:52Ce n'est pas énorme.
00:15:53C'est 11-31 contre 11-1.
00:15:56C'est une des recommandations de la Cour
00:15:57où on dit tout simplement que c'est plutôt technique
00:16:00de dire qu'il faut effectivement rendre
00:16:02équilibré ces deux taux.
00:16:05On a la faiblesse de dire
00:16:06qu'il faudrait qu'il soit à 11-31.
00:16:08Bien évidemment, compte tenu de la situation.
00:16:11Voilà, ça ne représente pas forcément
00:16:12un point fondamental,
00:16:14mais ça nous a semblé être un point
00:16:15assez facile et naturel à mettre en place.
00:16:19Ensuite, il y a quelques points de divergence.
00:16:23Deux points importants.
00:16:24D'abord, le fameux sujet
00:16:26sur lequel les rapporteurs ont fait un travail
00:16:28pour faire les comparaisons
00:16:29entre le fameux salaire de référence,
00:16:33le dernier traitement pour les fonctionnaires
00:16:35pour calculer la pension,
00:16:36et les 25 meilleures années,
00:16:38avec toujours dans l'idée de nos concitoyens
00:16:41que le privé est désavantagé
00:16:42avec les 25 meilleures années
00:16:44et que le public est avantagé
00:16:46avec le dernier traitement.
00:16:47On y reviendra,
00:16:48et vous verrez que c'est complètement contre-intuitif,
00:16:50en tout cas dans l'état actuel des choses.
00:16:53Deuxième élément,
00:16:54le traitement sur l'usure professionnelle,
00:16:56sur la pénibilité.
00:16:57Du côté du privé,
00:16:58vous avez le compte professionnel de prévention,
00:17:01sur lequel nous avons fait un rapport récemment,
00:17:03en mai, sur le C2P.
00:17:05Alors, vous ne le voyez peut-être pas,
00:17:07M. le Président, directement,
00:17:08mais vos collègues,
00:17:09dans le cas du RALS,
00:17:11de la Commission des Affaires Sociales,
00:17:13le voient,
00:17:14sur laquelle nous avons eu d'ailleurs
00:17:15un regard assez critique
00:17:18sur son fonctionnement.
00:17:19Du côté du public,
00:17:21ce sont les fameuses catégories
00:17:22actives et superactives,
00:17:25notamment superactives,
00:17:26c'est la pénitentiaire,
00:17:28les policiers,
00:17:28qui effectivement ont le droit
00:17:30à des départs à la retraite
00:17:31beaucoup plus tôt que les autres.
00:17:32Donc nous avons un schéma,
00:17:33et j'y reviendrai sur le coût
00:17:35que ça représente
00:17:36et les propositions qu'on peut faire.
00:17:39Il y a quelques autres différences
00:17:40que je vous signale.
00:17:41Le minimum de pension,
00:17:43il n'y a pas d'écrêtement
00:17:43du côté des fonctionnaires
00:17:44pour le minimum garanti,
00:17:46les droits liés aux enfants.
00:17:47Il y a quelques écarts.
00:17:48Ce ne sont pas les plus grandes masses,
00:17:49ce ne sont pas des sujets fondamentaux
00:17:51sur les enjeux qu'on va voir après.
00:17:53Mais je vous les signale
00:17:54parce que ça reste des différences particulières
00:17:57qui peuvent exister
00:17:58entre pays qui est privé.
00:17:59Il faut avoir en tête,
00:18:00ça a semblé une évidence,
00:18:01de rappeler que quand même
00:18:03les points de convergence
00:18:04les plus gros,
00:18:04aujourd'hui,
00:18:06sont communs aux deux dispositifs.
00:18:08Ensuite,
00:18:10on vous a fait un focus,
00:18:12on en avait parlé avec le rapporteur,
00:18:14sur les militaires.
00:18:15Nous n'avons pas fait de recommandation
00:18:16d'ailleurs sur les militaires,
00:18:17on s'en est bien gardé.
00:18:19On a mis en évidence quand même
00:18:20le ratio très particulier des militaires
00:18:24qui est, par définition,
00:18:26puisqu'ils partent beaucoup plus tôt
00:18:27à la retraite,
00:18:27beaucoup plus dégradés que les autres,
00:18:29en tout cas beaucoup plus faibles,
00:18:31avec un système de seconde carrière,
00:18:34et vous verrez dans le rapport,
00:18:36l'ensemble est décrit,
00:18:38effectivement,
00:18:38qui font des trajectoires particulières.
00:18:41Effectivement,
00:18:42on pourrait remarquer,
00:18:43on s'est interrogé quand même
00:18:44sur certains départs à la retraite,
00:18:46sur l'âge qu'il faudrait faire,
00:18:48à quel âge il faudrait faire partir,
00:18:49comment on pourrait construire ça.
00:18:51Nous n'avons pas fait de recommandation,
00:18:52on a eu des échanges
00:18:53avec le ministère des Armées,
00:18:55et effectivement,
00:18:57c'est quand même des sujets de carrière
00:18:58très particuliers,
00:18:59compte tenu parfois
00:18:59des aspects opérationnels des métiers.
00:19:02Voilà pour vous donner l'aspect équité.
00:19:05Alors, je vais dans l'aspect équité
00:19:06revenir quand même
00:19:07quelques points d'explication
00:19:08dans le chapitre 2.
00:19:09D'abord,
00:19:11ça expliquera après,
00:19:13dans la lisibilité,
00:19:13les différences entre le public
00:19:15et le privé sur les taux.
00:19:16D'abord, la première chose,
00:19:19nous avons,
00:19:20vous l'avez bien vu au départ,
00:19:22entre le public et le privé,
00:19:23le ratio démographique
00:19:25n'est pas le même.
00:19:25Il est de 1 actif
00:19:27pour 1 retraité dans le public,
00:19:29il est de 1 pour 1,5 dans le privé.
00:19:32Alors, on a voulu quand même
00:19:34bien démontrer ce qu'il était,
00:19:36pourquoi il y avait ce taux de 1 pour 1.
00:19:39Il est de 1 pour 1,
00:19:40tout simplement,
00:19:42normalement,
00:19:43et je vous dirais
00:19:44les deux points qui ont déformé ce taux,
00:19:46il était en 2015,
00:19:47il aurait dû être en 2015,
00:19:49autour de 1,35.
00:19:50C'est la ligne jaune
00:19:51qui aurait dû être stable
00:19:52autour de 1,35.
00:19:53Qu'est-ce qui fait
00:19:54qu'il y a 1 au lieu de 1,35 ?
00:19:56Il y a deux phénomènes.
00:19:57Il y a une décision de l'État
00:19:59qui a été, à un moment donné,
00:20:01de considérer que le transfert,
00:20:03quand ont été créés
00:20:04les statuts de La Poste et Orange,
00:20:06donc le transfert de France Técom
00:20:07et de La Poste,
00:20:09finalement,
00:20:11les cotisations,
00:20:12les cotisants
00:20:12sont passés du côté des entreprises
00:20:14et les retraités,
00:20:16les anciens,
00:20:16sont restés du côté de l'État.
00:20:18Donc l'État avait une charge
00:20:20et les cotisants,
00:20:21vous voyez bien
00:20:22comment on peut dégrader
00:20:23effectivement un taux
00:20:24et c'est la courbe,
00:20:27la différence entre le jaune
00:20:28et la courbe bleue
00:20:30qui vous fait passer
00:20:31de 1,35 à 1,2.
00:20:32Ce n'est quand même pas neutre,
00:20:33ce qui peut expliquer
00:20:35ce différentiel.
00:20:36Puis après,
00:20:37vous avez la courbe violette,
00:20:38alors c'est la bleue
00:20:39si vous voulez avoir le total,
00:20:41la courbe violette
00:20:42qui montre effectivement
00:20:43une dégradation
00:20:44au fur et à mesure
00:20:45d'un autre phénomène,
00:20:46c'est-à-dire que l'État
00:20:47a fait le choix
00:20:48de recruter
00:20:50davantage de contractuels
00:20:52que de fonctionnaires.
00:20:54Et ce système-là
00:20:55a le même impact,
00:20:56les contractuels
00:20:57cotisent au privé,
00:20:59donc ça améliore
00:21:00le 1,5
00:21:01entre guillemets
00:21:02de la CNAV
00:21:03et les fonctionnaires
00:21:06passés
00:21:06sont bien évidemment
00:21:07restés du côté de l'État.
00:21:09Donc vous vous retrouvez
00:21:10avec un taux qui,
00:21:11si ces phénomènes-là
00:21:12n'avaient pas existé,
00:21:13serait 1,35
00:21:14et se retrouve aujourd'hui
00:21:15à 1.
00:21:16Donc vous avez un phénomène
00:21:17de déséquipe démographique,
00:21:19j'y reviendrai,
00:21:19puisque dans l'explication
00:21:20des différences de taux,
00:21:22c'est un point extrêmement important
00:21:23qu'il faut avoir en tête.
00:21:26Deuxième élément
00:21:27qu'il faut avoir en tête,
00:21:29puisqu'on va y venir,
00:21:30je vous disais,
00:21:30il y avait une différence
00:21:31entre les 25 dernières années
00:21:33et le dernier traitement
00:21:34que tout le monde a en tête,
00:21:35défavorable,
00:21:36soi-disant,
00:21:36au privé.
00:21:38Il y a un travail
00:21:39qui a été fait
00:21:40par les rapporteurs
00:21:43et qui a consisté
00:21:44à regarder,
00:21:44puisque les salaires,
00:21:45finalement,
00:21:46ont évolué
00:21:47dans le temps,
00:21:48dans le public,
00:21:50un peu plus vite
00:21:51que les prix.
00:21:52Donc les fonctionnaires
00:21:53n'ont pas été,
00:21:53à ce titre-là,
00:21:54défavorisés.
00:21:55Mais la façon
00:21:56dont a été construit
00:21:57leur augmentation
00:21:58ne s'est pas faite
00:21:59sur le traitement indiciaire
00:22:01qui entraîne
00:22:02le calcul de la pension,
00:22:03mais sur les primes
00:22:04qui, elles,
00:22:05n'engendrent pas les pensions.
00:22:07Et donc, du coup,
00:22:08vous avez un phénomène
00:22:09qu'on vous explique derrière.
00:22:10Alors, vous allez voir
00:22:11sur les courbes
00:22:12qui viennent derrière.
00:22:14Je fais l'hypothèse
00:22:15du traitement indiciaire
00:22:16d'un fonctionnaire X,
00:22:18peu importe le montant,
00:22:18et on voit sa courbe,
00:22:19elle monte.
00:22:20Heureusement, d'ailleurs,
00:22:21il est valorisé régulièrement
00:22:22dans sa carrière
00:22:23et il monte.
00:22:24Souvent, dans l'esprit des gens,
00:22:25d'ailleurs,
00:22:25les 25 dernières années,
00:22:27ils imaginent
00:22:27que c'est les 25 à droite,
00:22:30mais la 25e
00:22:31n'est pas très bonne.
00:22:32En fait,
00:22:32elles sont,
00:22:33heureusement,
00:22:33dans le calcul,
00:22:34revalorisé en fonction
00:22:35de l'indice des prix.
00:22:37Donc, si je revalorise
00:22:39mes 25 dernières années,
00:22:40on va vous le mettre
00:22:41sur la courbe suivante,
00:22:42eh bien,
00:22:43votre calcul,
00:22:44il est là.
00:22:44Vos 25 dernières années
00:22:45pour cet agent public,
00:22:47il est là.
00:22:48Il est haut,
00:22:49et même, vous verrez,
00:22:50il est plus haut
00:22:51que le calcul
00:22:52du dernier traitement.
00:22:54Pourquoi ?
00:22:55Tout simplement
00:22:55parce que,
00:22:56comme l'indice
00:22:57a été peu revalorisé
00:22:58le point d'indice,
00:23:00automatiquement,
00:23:02votre revalorisation
00:23:03de l'inflation,
00:23:04vous le met au-dessus
00:23:05du dernier traitement.
00:23:07Et en fait,
00:23:07la démonstration
00:23:08qu'on arrive à faire
00:23:09à cet instant T,
00:23:10au moment des gens
00:23:11qui partent à la retraite,
00:23:13fait qu'un fonctionnaire
00:23:15aurait finalement préféré
00:23:16avoir les 25 meilleures années,
00:23:18il aurait eu 5% de plus
00:23:19de retraite
00:23:20que le dispositif aujourd'hui,
00:23:22tout simplement
00:23:23parce que le point d'indice
00:23:24a été gelé.
00:23:25Alors,
00:23:26nous n'avons pas fait,
00:23:26M. le Président,
00:23:27de recommandations,
00:23:28c'est un débat
00:23:29qu'il aurait pu y avoir,
00:23:29tout simplement
00:23:30parce que ce phénomène-là
00:23:31est à cet instant T,
00:23:34mais imaginons
00:23:35que le point d'indice
00:23:36soit dégelé,
00:23:37il monte plus,
00:23:38ou au contraire
00:23:38qu'il soit gelé plus durement
00:23:40puisqu'il a quand même
00:23:40augmenté par moment,
00:23:41les impacts ne seraient pas
00:23:42les mêmes,
00:23:43et on vous a d'ailleurs fait
00:23:44un tableau,
00:23:45vous l'avez dans le rapport,
00:23:47qui montre que selon les choix,
00:23:49bien évidemment,
00:23:50la pension serait plus ou moins
00:23:52défavorable
00:23:53par rapport aux 25 dernières années.
00:23:54Comme c'est un choix
00:23:55de rémunération de l'État,
00:23:57il n'y a pas de règle absolue
00:23:59dans ce domaine-là,
00:24:01en tout cas,
00:24:01on a mis en évidence
00:24:02un phénomène
00:24:02qui montre que le calcul
00:24:05du traitement aujourd'hui
00:24:07de pension
00:24:08avec le dernier traitement
00:24:09n'est pas forcément
00:24:10plus favorable
00:24:11et que ça dépend totalement
00:24:12de la politique
00:24:13de rémunération de l'État.
00:24:14Donc, aujourd'hui,
00:24:15quand je reviens sur l'équité,
00:24:17je m'aperçois même
00:24:18qu'aujourd'hui,
00:24:19pour les agents de l'État,
00:24:20le fait de 25 dernières années
00:24:22ou des derniers traitements,
00:24:23finalement,
00:24:23n'apporte pas
00:24:24une grande différence
00:24:25et je ne suis pas loin
00:24:26de dire quasiment
00:24:27que tout est aligné
00:24:28pour dire finalement
00:24:29le calcul de la pension
00:24:32et les règles du jeu
00:24:33sont très fortement
00:24:34identiques en ce moment.
00:24:38Peut-être un dernier point
00:24:40qu'on a évoqué
00:24:41pour les différences
00:24:41puisque c'est le compte
00:24:42de pénibilité,
00:24:43enfin de prévention,
00:24:44le C2P pour le privé.
00:24:45Dans le public,
00:24:46nous avons effectivement
00:24:49une politique
00:24:50qui est plutôt ciblée
00:24:52sur les actifs superactifs,
00:24:53c'est-à-dire qu'on décide
00:24:55qu'il y a des corps entiers,
00:24:56par exemple,
00:24:57qui vont être,
00:24:58bien évidemment,
00:24:58vont partir plus tôt.
00:25:00Alors ça dépend,
00:25:01actifs superactifs,
00:25:025 ans ou 10 ans.
00:25:03Jusque-là,
00:25:04pourquoi pas,
00:25:05nous n'avons pas
00:25:06de points là-dessus.
00:25:09La seule chose,
00:25:10d'abord,
00:25:10le coût,
00:25:11on vous l'a donné,
00:25:11850 millions d'euros
00:25:12pour que vous l'ayez en tête.
00:25:15Et deuxième élément,
00:25:17c'est que,
00:25:18autant le compte
00:25:19dans le privé,
00:25:21le C2P,
00:25:22on l'a vu dans le cas
00:25:23du RALF,
00:25:23est quasiment individuel.
00:25:24On regarde si la personne travaille la nuit,
00:25:26ce qu'elle a fait,
00:25:26c'est des systèmes de points
00:25:27extrêmement compliqués
00:25:28et fraudogènes.
00:25:29Autant,
00:25:30du côté du public,
00:25:31c'est des corps entiers
00:25:32qui partent,
00:25:33dont,
00:25:34à la limite,
00:25:35on ne se pose pas la question
00:25:36plus finement
00:25:36si le métier
00:25:37justifie cette pénibilité
00:25:40si je regarde plus finement
00:25:41ou ne le justifie pas.
00:25:43On peut imaginer
00:25:44qu'il y a des gens
00:25:45qui n'en devraient pas
00:25:47en bénéficier
00:25:48et peut-être qu'il y a des gens
00:25:49qui pourront en bénéficier
00:25:50et qui n'en bénéficient pas.
00:25:52Donc,
00:25:52aujourd'hui,
00:25:53il y a une vraie question
00:25:53d'équité,
00:25:55en tout cas,
00:25:55au sein des actifs,
00:25:57superactifs.
00:25:58Et d'ailleurs,
00:25:59ça explique
00:25:59la deuxième recommandation
00:26:01où on demande
00:26:01de revoir
00:26:03peut-être plus finement
00:26:04les métiers
00:26:05qui justifient
00:26:06effectivement
00:26:06cette reconnaissance
00:26:08de pénibilité
00:26:09et donc
00:26:10cette reconnaissance
00:26:11de catégorie active
00:26:12ou superactif.
00:26:13Le dernier point,
00:26:14M. le Président,
00:26:14puisque c'était demandé
00:26:15par le rapporteur,
00:26:17la lisibilité.
00:26:18Une fois que j'ai posé
00:26:19ces principes d'équité
00:26:20et un peu de phénomène
00:26:22démographique
00:26:23et de dispositifs particuliers,
00:26:25est arrivée
00:26:26la lisibilité.
00:26:28Alors,
00:26:28d'abord,
00:26:28dans la lisibilité,
00:26:30un point important à voir,
00:26:31le casse-pension
00:26:32que vous connaissez parfaitement
00:26:33puisque vous étudiez ça
00:26:34tous les ans,
00:26:35le casse-pension
00:26:37doit être par définition
00:26:39équilibré.
00:26:41Alors,
00:26:42équilibré dans la durée,
00:26:43il peut être déficité
00:26:44une fois s'il a des réserves,
00:26:45il peut être ajusté,
00:26:47mais il doit être
00:26:47par principe équilibré.
00:26:50Donc,
00:26:50les taux
00:26:52que verse l'État,
00:26:53alors,
00:26:54je ne vais pas dire employeur,
00:26:55à ce moment-là,
00:26:55je vais parler d'un taux
00:26:56qui finance l'ensemble
00:26:57du dispositif.
00:26:58Vous les avez,
00:26:59ces taux
00:27:00qui vous sont donnés
00:27:01d'un cours bleu et jaune
00:27:02avec un taux
00:27:02pour les militaires
00:27:03et un taux pour les civils
00:27:05qui, aujourd'hui,
00:27:07permettent de financer
00:27:08les 65 milliards
00:27:09de pensions
00:27:10civiles et militaires
00:27:13et vous donnent
00:27:15ces graphiques
00:27:15que vous avez.
00:27:16et ça,
00:27:16c'est le point de départ.
00:27:17Peut-être un point
00:27:18particulier derrière,
00:27:20c'est que les taux
00:27:21tels qu'ils sont fixés,
00:27:22pour information,
00:27:23les rapporteurs
00:27:24ont regardé,
00:27:25les taux
00:27:26des militaires
00:27:27aujourd'hui
00:27:28sont supérieurs
00:27:29à ce qui est nécessaire
00:27:30pour financer
00:27:32les pensions
00:27:32des militaires,
00:27:33c'est la petite courbe
00:27:34au-dessus,
00:27:35et ceux des civils
00:27:36sont insuffisants
00:27:37pour couvrir
00:27:38les civils.
00:27:40Donc,
00:27:40aujourd'hui,
00:27:41alors,
00:27:41je ne vais pas dire
00:27:42comme c'est l'État
00:27:42et c'est un tout,
00:27:44mais en tout cas,
00:27:45dans les taux,
00:27:46on va dire
00:27:47que les militaires
00:27:48financent un peu
00:27:49les civils.
00:27:50Dans ce taux-là,
00:27:51je rassure,
00:27:51aucun militaire
00:27:52n'y perd,
00:27:53les taux employeurs
00:27:54entre guillemets,
00:27:55et aucun civil
00:27:56n'y gagne.
00:27:57Mais en tout cas,
00:27:58en termes de lisibilité
00:28:00et pour rendre propre
00:28:00les taux,
00:28:01en tout cas,
00:28:02on a une petite déformation
00:28:03entre militaires et civils,
00:28:04mais ce n'est peut-être
00:28:04pas le point
00:28:05le plus fondamental.
00:28:06Ensuite,
00:28:07on a donc cherché
00:28:08à comprendre,
00:28:08puisqu'il y avait
00:28:08beaucoup de débats
00:28:09pour dire,
00:28:10mais on a un taux
00:28:11à 80%,
00:28:13on verra,
00:28:13qui serait pour équilibrer
00:28:15le casse-pension,
00:28:1684% pour la partie civile
00:28:19et 112% pour la partie militaire,
00:28:22j'y reviendrai après.
00:28:23Qu'est-ce qui explique
00:28:25cette différence ?
00:28:26Alors,
00:28:26on n'ira pas jusqu'au bout
00:28:27des 17%
00:28:28parce qu'on est dans
00:28:29deux mondes tellement différents
00:28:30que de vouloir absolument
00:28:31coller l'un à l'autre
00:28:33serait illusoire.
00:28:34Mais en tout cas,
00:28:34on va décomposer
00:28:35les éléments d'explication.
00:28:36Premier élément,
00:28:38vous avez
00:28:40l'invalidité.
00:28:41L'invalidité,
00:28:42je rappelle,
00:28:42pour le privé,
00:28:44elle est payée
00:28:44par la CNAM.
00:28:46Là,
00:28:46c'est l'État
00:28:47qui paye.
00:28:48Deuxième élément
00:28:49sur la structure
00:28:50de financement,
00:28:51tout ce qui concerne
00:28:52les parents
00:28:52de trois enfants.
00:28:54C'est la CNAM
00:28:55qui les paye
00:28:55pour le privé,
00:28:56il y a des transferts.
00:28:57Là,
00:28:58c'est l'État.
00:28:59Troisième élément,
00:29:00les départs anticipés,
00:29:02les fameuses
00:29:02KTOE
00:29:03actives
00:29:03et superactives.
00:29:05Les 4 milliards,
00:29:06ces 4 milliards,
00:29:07là,
00:29:08ils existent bien,
00:29:09ils doivent être donnés.
00:29:10La question qu'on se posera
00:29:11en termes de lisibilité,
00:29:12c'est qui doit les payer ?
00:29:13Le ministère des Armées,
00:29:15le ministère de l'Intérieur.
00:29:17Pourquoi le ministère
00:29:18de la Finances
00:29:19le Pérez ?
00:29:19Il n'a pas de gens
00:29:20actifs,
00:29:20superactifs.
00:29:21C'est en termes
00:29:21de lisibilité
00:29:22et de bon positionnement
00:29:23des montants.
00:29:26Quatrième élément,
00:29:27peut-être le plus lourd.
00:29:28Là,
00:29:28vous avez le tableau
00:29:28avec les ratios démographiques
00:29:30un peu affinés,
00:29:31mais si on regarde,
00:29:34on s'aperçoit
00:29:36que le ratio démographique
00:29:37de 1 pour 1
00:29:38fait qu'aujourd'hui,
00:29:41nous avons un déséquilibre
00:29:42démographique
00:29:43de 22 milliards
00:29:45qui est finalement
00:29:47le fait qu'on a,
00:29:48pour faire simple,
00:29:50transféré les cotisants
00:29:54contractuels,
00:29:54La Poste
00:29:55et France Télécom
00:29:56du côté du privé
00:29:57en gardant
00:29:58les pensionnés
00:30:01du côté de l'État.
00:30:02Et donc,
00:30:03ce déséquilibre démographique
00:30:04que nous avons évolué
00:30:05à 22 milliards.
00:30:06Alors après,
00:30:07on peut vous dérouler,
00:30:08vous allez voir,
00:30:09pour aboutir
00:30:10au taux de l'employeur pur,
00:30:12vous partez donc
00:30:13des 65 milliards
00:30:15avec les taux de cotisation.
00:30:17Si vous enlevez
00:30:18l'invalidité,
00:30:19on va enlever petit à petit
00:30:20les montants
00:30:21que je viens d'indiquer.
00:30:22Vous enlevez donc
00:30:23l'invalidité
00:30:24qui a été indiquée.
00:30:25On enlève ensuite
00:30:26les dépenses de solidarité,
00:30:28notamment le 3 enfants,
00:30:29donc tout ce qui concerne
00:30:30côté CNAF
00:30:32de l'autre côté.
00:30:32On va enlever
00:30:34les avantages professionnels
00:30:35dans un premier temps
00:30:36en estimant que ce n'est pas
00:30:37des cotisations employeurs
00:30:38et on va enlever enfin
00:30:40le déséquilibre démographique
00:30:41et nous arrivons
00:30:42de notre côté
00:30:43à ce que le taux
00:30:44stricto sensu
00:30:46de l'employeur,
00:30:46le taux de cotisation
00:30:47est de 44 côté civil
00:30:49et 51 côté militaire.
00:30:51Alors,
00:30:52vous pourriez me dire,
00:30:53monsieur le député,
00:30:54mais il est 17%,
00:30:56parce que certains,
00:30:57ils veulent absolument
00:30:58les coller.
00:30:59Alors,
00:31:00la différence,
00:31:00on n'est pas allé
00:31:01jusqu'au calcul absolu
00:31:03dedans,
00:31:04parce que ça ne nous a pas
00:31:05semblé pertinent.
00:31:06La différence,
00:31:07pourquoi il y a 44%
00:31:08d'employeurs
00:31:09pour le public
00:31:12et 17%
00:31:13pour le privé,
00:31:14tout simplement
00:31:15parce que nous n'avons pas
00:31:16tout à fait
00:31:16les mêmes règles du jeu.
00:31:17Les 44%,
00:31:18c'est uniquement
00:31:18sur la partie indiciaire.
00:31:20Les 17%,
00:31:20c'est la assiette
00:31:21et complètement différente.
00:31:22Deuxième point,
00:31:23comme je le signale au passage,
00:31:24que le privé est en déficit.
00:31:26Donc,
00:31:26si on ajustait les taux
00:31:27comme on vient de faire là
00:31:28pour que le privé
00:31:29soit calculé de la même façon,
00:31:31il faudrait réajuster
00:31:32et ce serait d'ailleurs
00:31:33plus de 17%,
00:31:33mais le taux serait plus élevé
00:31:34si on faisait un travail
00:31:36de comparaison.
00:31:37Voilà,
00:31:37on pourrait rajouter
00:31:38bien évidemment
00:31:39l'écart démographique.
00:31:40Vous avez bien compris
00:31:40que le privé bénéficie
00:31:42d'une des équipes
00:31:43démographiques plus favorables
00:31:44et ainsi de suite.
00:31:46On pourrait avoir
00:31:46d'autres éléments.
00:31:47Nous ne sommes pas allés plus loin
00:31:48parce que je reste
00:31:49sur un raisonnement d'équité.
00:31:52La démonstration de départ,
00:31:54c'est qu'aujourd'hui,
00:31:54l'équité est établie
00:31:56entre les Français
00:31:57qui soient publics
00:31:58ou privés.
00:31:59Les règles sont fondamentalement
00:32:01et globalement les mêmes.
00:32:02Donc,
00:32:03on pourrait vouloir démontrer
00:32:04au centime près,
00:32:05ça n'aurait pas d'intérêt.
00:32:06En tout cas,
00:32:06on arrive à peu près
00:32:07à démontrer
00:32:08qu'une fois qu'on a enlevé
00:32:10des éléments
00:32:11qu'on vient de donner
00:32:12de solidarité,
00:32:13des équipes démographiques
00:32:14et qu'on voit
00:32:14des autres éléments
00:32:16qui existent
00:32:16qu'on n'a pas chiffré finement,
00:32:18d'autres ont pu le faire
00:32:18pour éventuellement
00:32:19trouver pile les 17%,
00:32:21ce qui ne tombera jamais
00:32:22à la virgule près.
00:32:23En tout cas,
00:32:24nous avons des dispositifs
00:32:24qui sont finalement
00:32:25à la fin assez semblables.
00:32:28Alors,
00:32:29une fois qu'on a dit ça,
00:32:30on vous a donné l'éclairage,
00:32:32M. le Président,
00:32:32sur le dispositif.
00:32:35La question qui se poserait,
00:32:37c'est l'impact
00:32:37que ça pourrait avoir
00:32:38et qui peut vous intéresser
00:32:39sur la présentation du budget.
00:32:41Est-ce qu'on en reste
00:32:42uniquement à une présentation
00:32:43de lisibilité
00:32:44dans le zone de pension
00:32:45ou est-ce qu'on va
00:32:46un point plus loin
00:32:47et à un moment donné,
00:32:48on dit,
00:32:48mais quel est l'impact
00:32:49avec ces calculs
00:32:50pour reformater
00:32:51le budget
00:32:52et le recomposer ?
00:32:54Ça nécessiterait,
00:32:55c'est ce qu'on dit
00:32:56dans le rapport,
00:32:56dans ce cas-là,
00:32:57de créer une nouvelle mission,
00:32:59la neuvième,
00:32:59je crois,
00:33:00une neuvième mission
00:33:00qui serait une mission,
00:33:01on va l'appeler
00:33:01des équipes démographiques,
00:33:03où on isolerait
00:33:03ces fameux 22 milliards
00:33:05qui sont d'une nature
00:33:07très particulière.
00:33:08Et dans les ministères,
00:33:09je prends l'enseignement scolaire,
00:33:12le ministre
00:33:12de l'enseignement scolaire
00:33:13se retrouverait
00:33:14avec 10 milliards de moins,
00:33:16mais il aurait moins cotisé,
00:33:17puisqu'il ne cotiserait,
00:33:18mais réellement
00:33:19pour ces personnels,
00:33:21que 44%.
00:33:22Et donc, du coup,
00:33:23vous auriez une présentation
00:33:25qui n'est pas neutre,
00:33:26elle n'est pas neutre
00:33:27à plusieurs titres.
00:33:28D'abord,
00:33:2910 milliards de mois
00:33:30à l'éducation nationale,
00:33:31c'est-à-dire que la présentation
00:33:33de l'effort que l'on fait
00:33:34pour l'éducation
00:33:35n'est plus la même.
00:33:36Le poids dans le PIB
00:33:37change.
00:33:38Donc,
00:33:39les analyses
00:33:40de PIB,
00:33:41du déficit
00:33:42et du poids
00:33:44des différents ministères,
00:33:45des efforts,
00:33:45sont différents
00:33:46et donc,
00:33:47ça fait une présentation
00:33:49du budget d'État
00:33:50quand même
00:33:50qui n'est pas neutre
00:33:51dans la lisibilité,
00:33:54les comparaisons internationales
00:33:55qui peuvent être faites.
00:33:56Voilà.
00:33:57Donc, ça,
00:33:57c'est un point important
00:33:58qui est un choix.
00:33:58D'ailleurs,
00:33:59la recommandation,
00:33:59on l'a mise à l'horizon 2029
00:34:01parce que c'est un travail lourd.
00:34:03L'INSEE a répondu
00:34:03qu'il était prêt
00:34:04à faire ce travail.
00:34:05Lui-même,
00:34:05de toute façon,
00:34:05on revoit régulièrement
00:34:06les éléments
00:34:07et donc,
00:34:08ça nécessite quand même
00:34:08un temps de travail
00:34:09assez important.
00:34:11Peut-être,
00:34:11dernier élément,
00:34:12j'en terminerai là-dessus.
00:34:15le fait de changer les taux
00:34:17employeurs
00:34:18aurait un impact
00:34:19sur les...
00:34:19On en avait parlé
00:34:20avec le rapporteur
00:34:21sur les opérateurs.
00:34:23Bien évidemment,
00:34:23les opérateurs
00:34:24auraient le même impact.
00:34:26Ils cotiseraient,
00:34:27je prends le CNRS,
00:34:2844 %
00:34:29et non pas 82 %.
00:34:32Alors, certes,
00:34:33il aurait 44 versus 17
00:34:34pour les contractuels,
00:34:35mais la différence
00:34:37serait un peu moins forte.
00:34:38Elle serait plus lisible,
00:34:40plus compréhensible
00:34:41et les choix seraient
00:34:42peut-être différents
00:34:43pour les opérateurs
00:34:46qui, par moment,
00:34:47peuvent se poser des questions
00:34:48sur le coût des RH
00:34:50et c'est tout à fait normal.
00:34:53Peut-être la question,
00:34:54puisque le rapporteur
00:34:55nous avait posé cette question
00:34:56sur la caisse de retraite,
00:34:57la Cour avait eu
00:35:00une recommandation
00:35:00de faire une caisse de retraite.
00:35:02Le Président,
00:35:04la Cour peut évoluer,
00:35:06parfois faire un pas de côté
00:35:08pour une raison
00:35:09tout à fait explicite,
00:35:11c'est qu'aujourd'hui,
00:35:14on estime que le bilan
00:35:17du travail,
00:35:18on va dire,
00:35:19des calculs,
00:35:20de la gestion
00:35:20du service de retraite
00:35:22de l'État
00:35:22a évolué par rapport
00:35:23à une autre époque
00:35:24et qu'on estime
00:35:25que le travail
00:35:25de lisibilité,
00:35:26de changement du budget
00:35:27n'a aucun impact
00:35:28sur le service de retraite
00:35:29de l'État,
00:35:29ça ne le concerne pas,
00:35:30et qu'aujourd'hui,
00:35:31le SRE fonctionne positivement
00:35:34et que, en tout cas,
00:35:36ce n'est pas pour nous
00:35:37une recommandation nécessaire
00:35:38aujourd'hui.
00:35:39Que ça se fasse,
00:35:40on ne va pas dire
00:35:41qu'on est contre,
00:35:41mais en tout cas,
00:35:42ce n'est plus une recommandation
00:35:44pour la Cour
00:35:45au vu des évolutions.
00:35:46Seul point peut-être
00:35:47à faire qui manque,
00:35:48c'est que,
00:35:49dans le dialogue social,
00:35:51il manque à un moment donné
00:35:52un espace
00:35:53qui peut exister
00:35:54dans d'autres endroits
00:35:58pour présenter
00:35:59aux partenaires sociaux
00:36:00les évolutions
00:36:00qu'on vient d'évoquer,
00:36:02tous les sujets
00:36:03qu'on vient d'évoquer,
00:36:04et c'est la recommandation 5
00:36:05qui, effectivement,
00:36:07tout simplement,
00:36:08demande de consacrer
00:36:08une séance
00:36:09au Conseil supérieur
00:36:09de la fonction publique
00:36:10sur ces sujets-là,
00:36:11tout naturellement,
00:36:12puisqu'il n'y a pas
00:36:12de caisse de retraite,
00:36:13au moins que ce point-là
00:36:15soit traité à ce moment-là.
00:36:16J'ai été sûrement trop long,
00:36:17M. le Président.
00:36:17Non, non, c'était passionnant.
00:36:20Monsieur le Président,
00:36:21je vous remercie.
00:36:22M. Relien Lecoq,
00:36:24rapporteur spécial
00:36:24de la mission
00:36:25Régime sociaux et de retraite
00:36:27et du compte
00:36:27d'affectation spéciale Pension,
00:36:29a été chargé
00:36:30de rapporter sur cette enquête.
00:36:31Je vous donne la parole
00:36:32pour 5 minutes.
00:36:34Merci,
00:36:35messieurs les présidents.
00:36:37Je ne vais pas avoir
00:36:38énormément de questions
00:36:40parce que je vous les avais
00:36:41déjà toutes posées.
00:36:42Je voudrais d'abord
00:36:43commencer par vous remercier
00:36:45pour l'excellente qualité
00:36:46de votre travail
00:36:48et pour la prise en compte
00:36:49de l'ensemble
00:36:49de mes interrogations
00:36:51et questionnements
00:36:51dans nos échanges.
00:36:52Et je crois que la démonstration
00:36:54que vous venez de faire
00:36:55est particulièrement éclairante.
00:36:57Je vais donc donner rapidement
00:36:58un avis dessus
00:36:59et de ce que je pense
00:37:00s'apporte politiquement.
00:37:02Ce rapport,
00:37:03il arrive au moment parfait,
00:37:05au moment où nous sommes
00:37:07en train de rentrer
00:37:08dans un débat présidentiel
00:37:09où finalement nous avons
00:37:10l'impression que dans
00:37:11le débat public,
00:37:12la question est un peu
00:37:13haro sur les fonctionnaires.
00:37:15On a M. Retailleau
00:37:16qui veut en supprimer
00:37:17200 000,
00:37:18M. Attal qui veut
00:37:19en supprimer 100 000,
00:37:20etc.
00:37:21Et je trouve que ce rapport,
00:37:22il a un intérêt.
00:37:24C'est qu'au moment où on dit
00:37:24finalement les fonctionnaires
00:37:26ils profitent trop,
00:37:27ils coûtent trop cher,
00:37:29ils seraient trop nombreux,
00:37:31eh bien ici,
00:37:32on nous rappelle
00:37:33que les fonctionnaires
00:37:33ne sont pas des privilégiés.
00:37:35je crois que le premier point
00:37:36et vous l'avez bien expliqué
00:37:37dans votre rapport,
00:37:38c'est que les fonctionnaires
00:37:39ne sont pas avantagés
00:37:40sur la question de leur retraite,
00:37:41que le taux de remplacement,
00:37:43c'est-à-dire de la différence
00:37:44entre le salaire perçu
00:37:46à la fin d'une carrière
00:37:47et la pension perçue,
00:37:49eh bien entre le privé
00:37:50et le public,
00:37:51on se retrouve sur un taux
00:37:52de remplacement assez identique
00:37:53et vous l'avez dit,
00:37:54lorsque l'on prend
00:37:55un même salaire brut
00:37:56et qu'on transfère
00:37:57une manière de calculer
00:37:58ou l'autre,
00:37:59eh bien à la fin,
00:38:00on se retrouve
00:38:01avec le même niveau de pension.
00:38:02Je pense que ce qui est intéressant
00:38:03de noter ici aussi,
00:38:05c'est que si les fonctionnaires
00:38:06ne sont pas avantagés,
00:38:07dans la période actuelle
00:38:08et dans les dix dernières années,
00:38:10on peut considérer
00:38:11que les fonctionnaires
00:38:11ont même été désavantagés
00:38:13par rapport aux salariés du privé
00:38:15sur le calcul de leur retraite
00:38:17du fait du gel du point d'indice,
00:38:19puisque les retraites
00:38:20sont calculées
00:38:21sur un point d'indice
00:38:23qui a évolué
00:38:24trois fois moins vite
00:38:25que l'inflation
00:38:26depuis 2015.
00:38:28Et donc,
00:38:30vous calculez ici
00:38:31le fait que si les retraites
00:38:33sur cette même période
00:38:33avaient été calculées
00:38:35avec le calcul du privé,
00:38:38il y aurait une augmentation
00:38:39de 5% des pensions
00:38:41des fonctionnaires.
00:38:42Moi, j'avais ici une question.
00:38:44Si on considère
00:38:45qu'il n'y avait pas eu
00:38:45de gel du point d'indice
00:38:46sur ces quinze dernières années,
00:38:48tout en prenant le calcul
00:38:51de la fonction publique aujourd'hui,
00:38:52de combien pensez-vous
00:38:54que les pensions
00:38:55des fonctionnaires
00:38:55devraient être supérieures
00:38:57aujourd'hui ?
00:38:57Et une deuxième question,
00:38:59puisque nous avons
00:39:00une offensive du gouvernement
00:39:02sur le prochain budget
00:39:03avec de nouveau
00:39:04une année de gel
00:39:04du point d'indice
00:39:05qui nous est annoncée,
00:39:07je voudrais avoir
00:39:08une estimation
00:39:09de la variation
00:39:11que cela pourrait produire
00:39:12sur les retraites,
00:39:14sur les pensions
00:39:15des fonctionnaires
00:39:16dans l'année à venir.
00:39:18Maintenant,
00:39:19parce que ce rapport
00:39:20a été initié
00:39:21par François Bayou,
00:39:22qui parlait
00:39:23d'un déficit caché
00:39:25et je crois
00:39:25que vous avez fait
00:39:26la démonstration
00:39:27que cela n'existait pas,
00:39:29je voudrais simplement
00:39:30qu'on en tire ici
00:39:31une conséquence.
00:39:33Si ce déficit caché
00:39:34n'existe pas,
00:39:35c'est parce que
00:39:36la différence aujourd'hui
00:39:38et le fait
00:39:39que le solde
00:39:40du casse-pension
00:39:40puisse être négatif
00:39:41est en immense partie
00:39:43expliqué par
00:39:44le déficit démographique
00:39:45et que donc
00:39:46il est la conséquence
00:39:47de choix politiques
00:39:49qui ont été faits,
00:39:50à la fois
00:39:51la suppression
00:39:52de 200 000 postes
00:39:53de fonctionnaires
00:39:54d'États civils
00:39:56et non militaires
00:39:57entre 2017
00:39:58et 2026
00:39:59et de l'autre côté
00:40:01par le choix
00:40:02de la privatisation
00:40:03de la Poste
00:40:04et de France Télécom.
00:40:05Je veux quand même
00:40:06attirer l'attention
00:40:06sur le fait
00:40:07que sur ce déficit
00:40:09démographique
00:40:09qui est chiffré
00:40:10à plus de 20 milliards
00:40:12ici,
00:40:13la Cour relève
00:40:14tout de même
00:40:15qu'il y en a
00:40:1540%
00:40:16qui est lié
00:40:17à la contractualisation
00:40:19c'est-à-dire
00:40:19que l'explication
00:40:20du changement
00:40:21de statut
00:40:22de la Poste
00:40:23et de France Télécom
00:40:24ne recouvre pas
00:40:25l'intégralité
00:40:26de ce déficit
00:40:29démographique
00:40:30c'est aussi
00:40:30parce qu'il y a
00:40:31cette augmentation
00:40:32des contractuels
00:40:33plus 54%
00:40:34de contractuels
00:40:36depuis 2015
00:40:36au détriment
00:40:37de fonctionnaires
00:40:38d'État.
00:40:41Maintenant
00:40:42j'ai une question
00:40:43un peu plus
00:40:43précise
00:40:44et technique
00:40:45vous avez fait
00:40:46l'explication
00:40:47sur les conséquences
00:40:48sur le budget
00:40:51de l'État
00:40:51et ses différentes
00:40:52missions
00:40:53d'un changement
00:40:55de taux.
00:40:56Vous indiquez
00:40:57que sur les dépenses
00:40:58publiques
00:40:59la prise en compte
00:41:00d'un taux
00:41:00de casse-pension
00:41:01réel
00:41:02c'est-à-dire
00:41:02aux alentours
00:41:03de 40%
00:41:04ferait passer
00:41:05la dépense publique
00:41:05de 57,3%
00:41:07à 57,1%
00:41:08du PIB
00:41:09c'est-à-dire
00:41:09autour de 0,2 points
00:41:11je me demandais
00:41:12comment vous arriviez
00:41:13à ces 0,2 points
00:41:16puisque si on a
00:41:17une division par deux
00:41:18du taux de casse-pension
00:41:19pour un montant global
00:41:20approchant les 70 milliards
00:41:22on devrait plutôt avoir
00:41:2335 milliards
00:41:24de dépenses
00:41:25qui ne sont pas
00:41:26comptées doubles
00:41:26et donc une variation
00:41:28du PIB
00:41:28qui serait plutôt
00:41:29de l'ordre
00:41:30de 1 point
00:41:31voilà
00:41:31c'était pour revenir
00:41:32sur ce chiffrage
00:41:35
00:41:38particulièrement
00:41:38et puis
00:41:39je termine
00:41:40simplement là-dessus
00:41:41sur le fait
00:41:41de dire
00:41:42pouvons-nous dire
00:41:43aujourd'hui
00:41:44que si on enlève
00:41:46la variable démographique
00:41:47alors
00:41:48il n'y a plus
00:41:49de raison
00:41:49de parler
00:41:49de déficit
00:41:50du casse-pension
00:41:51monsieur le président
00:41:54alors
00:41:54je vais commencer
00:41:56par le point
00:41:57à la fin
00:41:59sur le déficit
00:42:01du casse-pension
00:42:04j'ai toujours
00:42:05un peu du mal
00:42:06à même
00:42:07évoquer
00:42:08le déficit
00:42:10puisqu'on a toujours
00:42:11parlé
00:42:11déficit
00:42:11de casse-pension
00:42:12à un moment donné
00:42:13l'histoire
00:42:14la cour
00:42:16le constate
00:42:17a créé
00:42:18trois
00:42:19on va dire
00:42:20trois univers
00:42:20pour faire simple
00:42:21c'est plus complexe
00:42:22que ce que je vais donner
00:42:22on a le public
00:42:24on a le public
00:42:25territorial hospitalier
00:42:27et on a le privé
00:42:29dans le public
00:42:29de l'état
00:42:30on a créé
00:42:31une caisse
00:42:32enfin une caisse
00:42:33c'est pas une caisse
00:42:34mais on a créé
00:42:35un univers
00:42:36sur lesquels
00:42:37il n'y a qu'un employeur
00:42:38et cet employeur
00:42:40en fait
00:42:42il doit couvrir
00:42:43l'ensemble
00:42:44de ses retraités
00:42:47du coup
00:42:48de ses retraités
00:42:49donc par déficit
00:42:50il n'y a pas de déficit
00:42:50si ce n'est qu'il embarque
00:42:52avec lui
00:42:52c'est ça
00:42:53où il y a la visibilité
00:42:54des éléments
00:42:55de décision
00:42:56qui sont
00:42:57hors du domaine
00:42:58de l'employeur
00:42:58vous avez dit
00:42:59des équilibres
00:43:00et démographiques
00:43:01parce qu'il y a eu
00:43:01des choix qui ont été faits
00:43:02l'invalidité
00:43:03on a vu
00:43:04les
00:43:05donc on a plusieurs éléments
00:43:07on a un immense tuyau
00:43:08tout passe par là
00:43:08et on l'a décomposé
00:43:10donc la notion
00:43:12de déficit
00:43:13par définition
00:43:14d'ailleurs
00:43:15y compris dans le privé
00:43:16la notion de déficit
00:43:18ne devrait
00:43:19elle existe
00:43:20puisqu'il y a 7 milliards
00:43:20de déficit
00:43:21actuellement par an
00:43:22mais d'ailleurs
00:43:23la question régulièrement
00:43:24se pose
00:43:24de dire que ce déficit
00:43:26devrait être remédié
00:43:27peu importe
00:43:27les paramètres
00:43:28qui appartiennent
00:43:29à la représentation nationale
00:43:31et les paramètres
00:43:32on les connaît
00:43:32d'ailleurs certains
00:43:33je pense que
00:43:34vous allez en discuter
00:43:35d'un certain nombre
00:43:36par la suite
00:43:37voilà
00:43:37donc je voudrais
00:43:39la notion
00:43:40de
00:43:41en tout cas
00:43:42pour le casse pension
00:43:44la notion de déficit
00:43:45on peut estimer
00:43:47qu'il y a un coût élevé
00:43:48avec des éléments
00:43:49explicatifs
00:43:50la notion de déficit
00:43:51elle
00:43:52elle peut avoir
00:43:53un côté ambigu
00:43:54parce qu'il n'y a pas
00:43:54de déficit
00:43:55il y a 65 milliards
00:43:56que l'état assume
00:43:57on peut estimer
00:43:58que c'est cher
00:43:59et que c'est cher
00:43:59pour le contribuable
00:44:00mais on vous a détaillé
00:44:01les éléments
00:44:02qui expliquent
00:44:02cet aimant
00:44:03voilà
00:44:03je voulais
00:44:04si je peux me permettre
00:44:05voilà
00:44:06juste
00:44:07sur l'entrée
00:44:07alors la question
00:44:08des 0,2 points
00:44:09du PIB
00:44:10j'avoue que
00:44:10lâchement
00:44:11je me tourne
00:44:11parce que le calcul précis
00:44:13je ne l'ai plus en tête
00:44:14mais
00:44:17pardon
00:44:18c'est effectivement
00:44:20assez technique
00:44:21en fait
00:44:21l'INSEE
00:44:22ne prend pas en compte
00:44:23les contributions
00:44:24employeurs
00:44:25au titre de la poste
00:44:26et orange
00:44:27considérant que l'état
00:44:28n'agit pas
00:44:29en tant qu'employeur
00:44:30donc c'est précisé
00:44:31en note
00:44:32la note 147
00:44:33donc en fait
00:44:33ce n'est pas
00:44:33les 34 milliards
00:44:34que vous avez en tête
00:44:35mais c'est plutôt
00:44:35la moitié
00:44:36c'est 17 milliards
00:44:36qui contribuent au 0,2
00:44:38c'est un traitement spécifique
00:44:40lié à la poste orange
00:44:42qui fait que la révision
00:44:43ne serait que de 0,2 points
00:44:52bien merci
00:44:52à moi de vous poser
00:44:54quelques questions
00:44:55d'abord
00:44:55moi aussi
00:44:56je vous remercie
00:44:57pour ce rapport
00:44:58je trouve qu'à minima
00:45:00devra entraîner
00:45:02peut-être des réflexions
00:45:04par rapport
00:45:05à certaines idées
00:45:07préconçues
00:45:08sur cette question
00:45:09qui ressemblent
00:45:10parfois plus
00:45:11à de la propagande
00:45:12qu'à une réalité
00:45:13et notamment
00:45:15ce que vous pointez
00:45:16c'est-à-dire
00:45:16le fait que le déficit
00:45:17démographique
00:45:18n'a rien de naturel
00:45:20mais est d'abord
00:45:21dû à des choix politiques
00:45:22que ce soit
00:45:23au niveau de la rémunération
00:45:24sa structure
00:45:25son volu
00:45:26le nombre des fonctionnaires
00:45:27le statut
00:45:28et même
00:45:28vous l'avez dit
00:45:30tout à l'heure
00:45:30le changement
00:45:31de statut
00:45:32d'entreprise
00:45:33qui
00:45:36employait
00:45:37dans le passé
00:45:37uniquement
00:45:38des fonctionnaires
00:45:40votre rapport
00:45:40donc je le disais
00:45:41est une nouvelle illustration
00:45:42des effets
00:45:42que moi je juge
00:45:44négatifs
00:45:44des décisions
00:45:45consistant à limiter
00:45:46la rémunération
00:45:46des fonctionnaires
00:45:47c'est par exemple
00:45:48ce que notait le corps
00:45:49aussi au printemps dernier
00:45:50on peut par exemple
00:45:51lire dans son rapport
00:45:52que la diminution
00:45:53à court terme
00:45:53des recettes
00:45:53du système de retraite
00:45:54s'explique par la stagnation
00:45:56de la rémunération
00:45:56des agents publics
00:45:57et de votre côté
00:45:58vous relevez
00:45:59plusieurs phénomènes
00:46:00qui contribuent
00:46:01à augmenter
00:46:01la contribution
00:46:02de l'Etat
00:46:02au financement
00:46:03des retraites
00:46:03de ses agents
00:46:04c'est le cas
00:46:05de la diminution
00:46:05du nombre
00:46:05de fonctionnaires
00:46:06je l'ai dit
00:46:07le recours
00:46:07plus important
00:46:08au contrat actuel
00:46:09l'augmentation
00:46:10de la part
00:46:10des primes
00:46:10dans la rémunération
00:46:11des agents
00:46:12qu'il faut sans arrêt
00:46:13répéter
00:46:14tellement il est
00:46:15un élément structurel
00:46:17sur cette question
00:46:18vous identifiez
00:46:19même un cercle vicieux
00:46:20à force de réduire
00:46:21les recettes
00:46:21il faut augmenter
00:46:23les cotisations
00:46:23employeurs payées
00:46:24par l'Etat
00:46:25les ministères
00:46:26puisque leurs budgets
00:46:27sont contraints
00:46:27favorisent alors
00:46:28le recrutement
00:46:28de contrats actuels
00:46:29pour lesquels
00:46:29les cotisations patronales
00:46:31sont moins élevées
00:46:32en conséquence
00:46:32les recettes diminuent
00:46:33encore plus
00:46:34il faut encore plus
00:46:35augmenter
00:46:36la contribution
00:46:37de l'Etat
00:46:37alors ma première question
00:46:39c'est puisque vous pointez
00:46:39les lignes de la gestion
00:46:40actuelle
00:46:41de la masse
00:46:41salariale publique
00:46:42pourquoi ne pas faire
00:46:43de recommandations
00:46:44sur les modalités
00:46:45de rémunération
00:46:46des fonctionnaires
00:46:47ou sur l'encadrement
00:46:49du recours
00:46:50à des agents
00:46:52contractuels
00:46:53et j'ai une deuxième question
00:46:54vous rappelez également
00:46:56qu'entre 2015
00:46:57et 2023
00:46:57la rémunération
00:46:59des fonctionnaires
00:46:59de l'Etat
00:46:59a évolué moins vite
00:47:00que celle du privé
00:47:01mais aussi moins vite
00:47:02que l'inflation
00:47:03et encore
00:47:03leur traitement
00:47:04augmenté
00:47:04non pas en raison
00:47:05de mesure
00:47:06afin de protéger
00:47:07leur pouvoir d'achat
00:47:08mais parce que
00:47:08les fonctionnaires
00:47:09vieillissent
00:47:09et atteignent
00:47:10automatiquement
00:47:11des rémunérations
00:47:11plus élevées
00:47:12à niveau d'ancienneté
00:47:13égale
00:47:13ils perdent donc
00:47:14du pouvoir d'achat
00:47:15par rapport aux générations
00:47:16de fonctionnaires
00:47:17précédentes
00:47:17et cela risque
00:47:18de s'aggraver
00:47:18puisque je rappelle
00:47:19que le Premier ministre
00:47:20a annoncé un nouveau
00:47:23comme l'a relevé
00:47:24le rapporteur spécial
00:47:25or vous préconisez
00:47:27de réduire
00:47:28encore plus
00:47:28leur pouvoir d'achat
00:47:29en augmentant
00:47:30leur taux de cotisation
00:47:30de retraite
00:47:31de 11,10
00:47:32à 11,31
00:47:33dès 2027
00:47:34ce qui réduirait
00:47:35leur salaire net
00:47:36de 5 à 10 euros
00:47:37par mois
00:47:37donc d'où ma deuxième question
00:47:39pourquoi demander
00:47:40une baisse
00:47:40de leur rémunération
00:47:41au lieu d'imposer
00:47:42une hausse
00:47:42des cotisations patronales
00:47:44de l'Etat
00:47:48Monsieur le Président
00:47:48alors à votre première question
00:47:51sur une recommandation
00:47:52sur les rémunérations
00:47:53des personnels
00:47:55ou sur le poids
00:47:56des contractuels
00:47:57je dirais que la Cour
00:47:59ne peut pas recommander
00:48:01là-dessus
00:48:01parce que ce choix
00:48:03appartient
00:48:03à la représentation nationale
00:48:05voilà
00:48:06on ne rentre pas
00:48:07dans un choix
00:48:07et j'imagine
00:48:08que dans vos débats
00:48:09mais je pense
00:48:11que j'imagine bien
00:48:12les positions
00:48:13peuvent être diverses
00:48:14dans votre assemblée
00:48:17et que certains
00:48:18pourraient estimer
00:48:19qu'il faut augmenter
00:48:20d'autres pas
00:48:20et ce sont des choix
00:48:21éminemment politiques
00:48:22donc nous ne sommes pas
00:48:23dans des choix
00:48:24structurants
00:48:25d'explications
00:48:25d'visibilité
00:48:26d'équité
00:48:27qu'on a pu voir
00:48:28là on est sur des choix
00:48:29d'orientation
00:48:31budgétaire
00:48:31qui n'appartiennent pas
00:48:32à la Cour
00:48:32et nous n'avons pas à juger
00:48:34la seule chose
00:48:35que nous pourrions dire
00:48:36c'est que
00:48:38et vous avez suffisamment
00:48:39souvent ma collègue
00:48:40Karine Camby
00:48:41qui vient
00:48:41pour vous dire
00:48:42que bien évidemment
00:48:43la situation
00:48:43est suffisamment périlleuse
00:48:44pour que
00:48:45à chaque fois
00:48:46et vous ne m'entendrez pas
00:48:47dire autre chose
00:48:47parce qu'on est
00:48:48complètement cohérents
00:48:50sur la Cour
00:48:51nous ne proposerons jamais
00:48:52une dépense nouvelle
00:48:53supplémentaire
00:48:54éventuellement des économies
00:48:55mais la situation
00:48:56fait que
00:48:57nous n'irons jamais
00:48:58dans le centre
00:48:59donc j'aurais tant
00:49:00à dire que
00:49:01sur la rémunération
00:49:02des personnels
00:49:03c'est votre compétence
00:49:04nombre de contractuels
00:49:05parce qu'il pourrait y avoir
00:49:06un choix
00:49:06mais en tout cas
00:49:07nous ne rentrons pas
00:49:08sur ce débat politique
00:49:09du coup
00:49:10comme nous ne voulons pas
00:49:11faire de dépenses supplémentaires
00:49:12monsieur le Président
00:49:13vous m'avez compris
00:49:13pour le taux de cotisation
00:49:15à un moment donné
00:49:16par équité
00:49:17on a voulu faire le même
00:49:18on n'a pas joué
00:49:19sur la partie patronale
00:49:21ce que la partie patronale
00:49:22revenait à dire
00:49:23que c'était l'État
00:49:23qui payait
00:49:24vous m'avez compris
00:49:25sur la position de la Cour
00:49:27pas de dépenses nouvelles
00:49:28et après tout
00:49:28les salariés du privé
00:49:29payent les 11 31
00:49:31je pense que
00:49:32les salariés du privé
00:49:33payent 5 à 10 euros
00:49:34par mois
00:49:34et donc en termes d'équité
00:49:36on estime que
00:49:37le public doit rejoindre
00:49:38le privé
00:49:38dans cette logique
00:49:41de rapprocher
00:49:42de continuer à rapprocher
00:49:43les dispositifs
00:49:44merci monsieur le Président
00:49:45je vous fais remarquer gentiment
00:49:46qu'il est arrivé
00:49:47que la Cour des comptes
00:49:48fasse des recommandations
00:49:49qui influent
00:49:50y compris sur des choix budgétaires
00:49:53qui dépendent
00:49:54de la représentation nationale
00:49:55mais j'entends vos réponses
00:49:56monsieur le rapporteur général
00:49:59merci monsieur le Président
00:50:00monsieur le Président
00:50:01monsieur le rapporteur
00:50:02tout d'abord
00:50:03merci à vous tous
00:50:04de ce travail
00:50:05très utile
00:50:06je trouve
00:50:08que je lis
00:50:09avec une grille
00:50:09de lecture
00:50:09un peu différente
00:50:10de ce qui a été fait
00:50:11par le rapporteur spécial
00:50:13et je vais tenter
00:50:13de m'en expliquer
00:50:16cette question
00:50:17de y a-t-il
00:50:18ou pas un déficit
00:50:20en réalité
00:50:21on parle partout
00:50:22de
00:50:23de
00:50:24contribution
00:50:25d'équilibre
00:50:25et il me semble
00:50:27que le pendant
00:50:27de l'existence
00:50:28d'une contribution
00:50:28d'équilibre
00:50:30c'est bien pour
00:50:30équilibrer quelque chose
00:50:32et qu'est-ce que ça peut
00:50:33être d'autre
00:50:33que d'équilibrer
00:50:35un déficit
00:50:35donc je suis toujours
00:50:37surpris du fait
00:50:38qu'il n'y a pas
00:50:39de déficit
00:50:40mais il y a quand même
00:50:40une contribution
00:50:41d'équilibre
00:50:42c'est assez
00:50:42c'est curieux
00:50:43en termes
00:50:44d'utilisation des mots
00:50:45donc moi je suis content
00:50:47que la cour
00:50:48reconnaisse
00:50:48que le casse pension
00:50:49subventionne sans dire
00:50:50le système des retraites
00:50:52et que
00:50:5565 milliards
00:50:56d'euros
00:50:56de prestations
00:50:57au titre des retraites
00:50:58des fonctionnaires
00:50:59de l'Etat
00:50:59dans
00:51:00dans le budget
00:51:03de l'Etat
00:51:03alors
00:51:04la première question
00:51:05concerne la fameuse
00:51:06subvention d'équilibre
00:51:08la fameuse subvention
00:51:09d'équilibre
00:51:11et qui relève
00:51:12d'une cotisation patronale
00:51:13normale
00:51:13de l'Etat employeur
00:51:14et il y a toute
00:51:15cette discussion
00:51:16au fond
00:51:17quelle serait
00:51:17la bonne subvention
00:51:19normale
00:51:20et
00:51:21il y a tout ce débat
00:51:22sur
00:51:22les 44%
00:51:25qui seraient
00:51:26une taux de cotisation
00:51:27patronale normale
00:51:27et je suis
00:51:28je continue
00:51:29à être interrogatif
00:51:30sur ce taux normal
00:51:31puisqu'il est quand même
00:51:32trois fois plus élevé
00:51:33que le taux
00:51:34du secteur privé
00:51:36absolument
00:51:37il n'y a pas
00:51:37un seul pays au monde
00:51:38où on a un taux
00:51:39de cotisation patronale
00:51:40qui atteint ce niveau
00:51:42et je tente
00:51:44de comprendre
00:51:45cette différence
00:51:46d'assiette
00:51:46alors
00:51:48la cour dit
00:51:49les salariés
00:51:49du secteur privé
00:51:50cotisent sur les primes
00:51:51les fonctionnaires
00:51:51non
00:51:51ce qui nuiraient
00:51:52aux fonctionnaires
00:51:53enfin bon
00:51:54il y a
00:51:55d'un autre côté
00:51:56le mode de calcul
00:51:57qui est quand même
00:51:57beaucoup moins favorable
00:51:58les fameux 25 années
00:52:00dont vous avez expliqué
00:52:01la subtilité
00:52:03j'entends
00:52:03mais globalement
00:52:05la règle actuelle
00:52:06assure aux fonctionnaires
00:52:06un taux de remplacement
00:52:07qui est relativement équivalent
00:52:08à celui du secteur privé
00:52:09donc en fait
00:52:12les fonctionnaires
00:52:13n'ont pas à cotiser
00:52:13sur leurs primes
00:52:14si ce n'est par le régime
00:52:15additionnel
00:52:16de fonction publique
00:52:16puisque leur retraite
00:52:18c'est en réalité
00:52:18déjà au niveau
00:52:19de celle du privé
00:52:19et donc
00:52:20vous avez évoqué
00:52:21par ailleurs
00:52:21pour justifier
00:52:22le 44%
00:52:23et non pas
00:52:23un 16 ou 17%
00:52:25qu'il y a
00:52:27une démographie
00:52:27défavorable
00:52:28chez les fonctionnaires
00:52:29une démographie
00:52:30un choix
00:52:31de RH
00:52:32que vous avez bien expliqué
00:52:34qui compte
00:52:35pour 40%
00:52:36et
00:52:39et
00:52:39l'obligation
00:52:40d'équilibrer
00:52:41le casse-pension
00:52:41et justement
00:52:42c'est bien
00:52:43ces motifs
00:52:44relèvent précisément
00:52:45de ce qui
00:52:45peut justifier
00:52:47une subvention
00:52:47d'équilibre
00:52:48donc il me semble
00:52:49qu'en toute logique
00:52:50pourquoi on n'adopte pas
00:52:51une règle de partage
00:52:52beaucoup plus simple
00:52:53c'est à dire qu'on dit
00:52:54que le taux normal
00:52:55c'est 16 à 17%
00:52:56et le reste
00:52:57c'est une subvention
00:52:58d'équilibre
00:52:59mais je continue
00:53:00à avoir du mal
00:53:01à comprendre
00:53:02ce qui justifie
00:53:04cette approche
00:53:06cette approche
00:53:07intellectuelle
00:53:08deuxième question
00:53:11sur la question
00:53:12de la transparence
00:53:13des comptes publics
00:53:13est-ce que vous pensez
00:53:14qu'il serait utile
00:53:15de modifier la présentation
00:53:16des articles liminaires
00:53:17je me suis
00:53:18j'ai saisi
00:53:19le ministre des comptes
00:53:20publics à ce sujet
00:53:20pour faire figurer
00:53:22le régime
00:53:22des fonctionnaires
00:53:23de l'état
00:53:23dans les assos
00:53:24plutôt que les appuques
00:53:26alors la loi organique
00:53:27etc
00:53:28je connais tout
00:53:29ce qui s'y oppose
00:53:29mais on a le droit
00:53:30aussi de faire
00:53:31des tableaux annexes
00:53:32qui ne mettraient pas
00:53:34en cause
00:53:34la légalité
00:53:35de l'article liminaire
00:53:35j'aimerais avoir
00:53:36votre sentiment
00:53:37sur la recherche
00:53:38d'une présentation
00:53:40qui puisse réellement
00:53:41permettre de
00:53:42qui paye quoi
00:53:43et troisième point
00:53:44est un tout petit peu
00:53:46plus technique
00:53:46mais rejoint
00:53:47le point précédent
00:53:49c'est que
00:53:50vous avez souligné
00:53:52avant d'autres
00:53:53que la présentation
00:53:54actuelle du casse pension
00:53:55entraîne à la fois
00:53:56un double compte
00:53:57de certaines dépenses
00:53:58évidemment
00:53:59on les retrouve là
00:53:59et là
00:54:01et donc
00:54:02une surestimation
00:54:02du PIB
00:54:04donc la question
00:54:05que je me pose
00:54:05c'est
00:54:06est-ce que
00:54:07si on révisait
00:54:08le casse
00:54:10on aurait
00:54:11une différence
00:54:12et laquelle
00:54:13sur le ratio
00:54:13de dépenses
00:54:14par rapport
00:54:14au PIB
00:54:19allez-y
00:54:19monsieur le rapporteur
00:54:21général
00:54:21merci
00:54:23alors
00:54:24tout au début
00:54:25et vous avez raison
00:54:26vous avez parlé
00:54:26de contribution
00:54:27d'équilibre
00:54:28j'admets
00:54:29voilà
00:54:30on l'écrit
00:54:31donc j'admets
00:54:31par définition
00:54:32je ne peux que suivre
00:54:33les délibérés de la cour
00:54:35mais après
00:54:35vous avez parlé
00:54:36vous avez ripé
00:54:37sur cotisation employeur
00:54:39comme vous avez évoqué
00:54:40ce qui n'est pas du tout
00:54:41la même chose
00:54:41dans le travail
00:54:42qu'on a fait
00:54:43la cotisation d'équilibre
00:54:44embarque des éléments
00:54:46qui ne sont pas
00:54:46la cotisation employeur
00:54:48d'ailleurs
00:54:48la cotisation employeur
00:54:50dans le privé
00:54:50le 17
00:54:52qui devient un peu mythique
00:54:54à quel titre
00:54:55ce 17 est juste
00:54:56puisqu'il y a 7 milliards
00:54:57de déficit
00:54:59si je faisais
00:55:00l'équilibre
00:55:00au même titre
00:55:01toujours en gardant
00:55:02l'équité qui existe
00:55:03je rappelle
00:55:04c'est ça qui est important
00:55:04pour nous
00:55:05il nous semble
00:55:05enfin nous
00:55:06il nous a semblé
00:55:06pour nos concitoyens
00:55:08les 64 ans
00:55:08les 67 ans
00:55:09les 43 annuités
00:55:10etc
00:55:11si je
00:55:12avec ces mêmes règles
00:55:13normalement
00:55:13je devrais dire
00:55:14c'est pas
00:55:1417
00:55:16mais c'est plus
00:55:17parce qu'il me manque
00:55:187 milliards
00:55:19voilà
00:55:20ben oui
00:55:20mais là
00:55:21j'ai
00:55:22là j'ai 44
00:55:23avec un équilibre
00:55:25voilà
00:55:26non mais
00:55:26vous avez déjà
00:55:27un élément
00:55:27d'explication
00:55:28de différence
00:55:29et puis
00:55:30après
00:55:31le 44
00:55:31il s'applique uniquement
00:55:33à l'indicière
00:55:33et pas à la totalité
00:55:34si je mettais
00:55:35par rapport à la totalité
00:55:36je crois
00:55:36alors ça ferait
00:55:37des effets
00:55:37de bord
00:55:38sur tous les personnels
00:55:39qui n'ont pas
00:55:39les mêmes situations
00:55:40mais ça ferait
00:55:41en moyenne 34
00:55:41je crois
00:55:42on avait calculé
00:55:42donc déjà
00:55:43on est à 34
00:55:44votre 17
00:55:45devrait être plus haut
00:55:45on pourrait continuer
00:55:47à chercher absolument
00:55:47alors certains
00:55:48s'y sont aventurés
00:55:49c'était pas à peine
00:55:50qu'on le refasse
00:55:50le corps l'a fait
00:55:51le budget je crois
00:55:53l'a fait
00:55:54pour absolument vouloir
00:55:55comme si on voulait répondre
00:55:57on n'est pas rentré
00:55:58dans cette logique là
00:55:59et d'ailleurs
00:55:59quand on a travaillé
00:56:00avec le rapporteur spécial
00:56:01quand on a regardé
00:56:02on a cherché à comprendre
00:56:03l'équité
00:56:04comment ça s'était rapproché
00:56:05et la lisibilité
00:56:06après le but n'est pas
00:56:08de vouloir absolument
00:56:09mettre un chiffre égal
00:56:10entre deux mondes
00:56:10qui par définition
00:56:11ont vécu
00:56:13ont des fonctionnements différents
00:56:15d'ailleurs on voudrait
00:56:16mettre des taux de cotisation
00:56:17sur les primes
00:56:18sur les fonctionnaires
00:56:18ça avantagerait
00:56:19les B et les C
00:56:20ça poserait des problèmes
00:56:21pour d'autres
00:56:22les enseignants
00:56:23n'ont pas de primes
00:56:24et vous auriez
00:56:25effectivement
00:56:25des situations compliquées
00:56:27voilà
00:56:27donc peut-être
00:56:28pour redonner
00:56:29ce 17
00:56:30qui est devenu
00:56:31un taux mythique
00:56:32comme si le 17
00:56:34était un chiffre
00:56:36alors je ne sais pas
00:56:36comment on peut le dire
00:56:37absolu
00:56:38vrai
00:56:38je ne sais pas
00:56:39j'ai toujours
00:56:40puisque vous disiez
00:56:41nous quand on a travaillé
00:56:43on a du mal
00:56:43à rentrer dans ce 17
00:56:45qui serait le taux
00:56:46absolu
00:56:47le vrai
00:56:47et tout ce qui ne serait pas 17
00:56:48ne serait pas bien
00:56:50voilà
00:56:50je pense qu'il vaut mieux
00:56:51expliquer
00:56:52ça a été vraiment
00:56:53toute l'entrée du rapport
00:56:54de dire
00:56:54est-ce que les gens
00:56:55sont traités pareil
00:56:56ou la différence
00:56:56on aurait abouti
00:56:58que les fonctionnaires
00:56:59partent les sédentaires
00:57:00à 61 ans
00:57:01et le privé
00:57:02à 64 ans
00:57:03on aurait pu dire
00:57:04bah oui
00:57:05dans l'équilibre
00:57:05on paye cette différence
00:57:07il se trouve
00:57:07que dans les sédentaires
00:57:08j'ai isolé
00:57:09l'aspect professionnel
00:57:10des policiers
00:57:11et de ceux
00:57:12qui sont actifs
00:57:13superactifs
00:57:13ils sont à 63 et demi
00:57:15pas sous contrôle
00:57:16et quasiment le privé
00:57:17on est la même chose
00:57:18donc il est normal
00:57:19les règles sont les mêmes
00:57:20donc l'essentiel y est
00:57:22c'est pas là
00:57:22que la différence se fait
00:57:23elle se fait
00:57:24effectivement
00:57:24dans la construction
00:57:25pour aller
00:57:26au taux employeur
00:57:27sur les éléments autres
00:57:29et vous les avez recités
00:57:30je ne vais pas redonner
00:57:31dont le déséquilibre démographique
00:57:33et d'autres éléments derrière
00:57:34que nous n'avons pas affiné
00:57:35particulièrement
00:57:36on aurait pu faire
00:57:37mais le budget et le corps
00:57:38l'ont fait
00:57:38je vous dis
00:57:39l'assiette
00:57:40le déficit du privé
00:57:41et ainsi de suite
00:57:42il y a quelques autres éléments
00:57:43qui peuvent effectivement
00:57:45intervenir
00:57:45dans
00:57:48les équipes démographiques
00:57:49dans l'autre sens
00:57:49il y a d'autres éléments
00:57:50qui peuvent intervenir
00:57:52juste
00:57:52vous avez fait allusion
00:57:53au RAFP
00:57:56juste quand même
00:57:56dans les éléments
00:57:58bien évidemment
00:57:59nous ne le prenons pas
00:57:59dedans
00:58:00puisque le public
00:58:03le régime de base
00:58:04est complémentaire
00:58:05comme nous avons
00:58:06la CNAV
00:58:07et la GIRCARCO
00:58:08bien évidemment
00:58:09RFP
00:58:09qui est d'ailleurs intéressant
00:58:11qui est le seul régime
00:58:12par capitalisation
00:58:13certes de petite taille
00:58:14nous l'avons isolé
00:58:15puisqu'il ne rentrait pas
00:58:17bien évidemment
00:58:17dans le sujet
00:58:18qui est d'une autre nature
00:58:19alors dans la présentation
00:58:21qui paye quoi
00:58:22c'était un peu
00:58:23l'objet à la fin
00:58:24qu'on a voulu peut-être
00:58:26alors ça nécessite
00:58:27un gros travail
00:58:28je comprends que c'est
00:58:29si on passe
00:58:30de la lisibilité
00:58:31à la mise en oeuvre
00:58:32dans le budget
00:58:33ça nécessite
00:58:34une mission supplémentaire
00:58:35ça nécessite
00:58:36de bouleverser
00:58:36les flux
00:58:37ce qu'on a essayé
00:58:38de présenter
00:58:39à l'intérieur
00:58:40et bien évidemment
00:58:41la structure budgétaire
00:58:42change complètement
00:58:44elle est
00:58:45voilà
00:58:46elle aura
00:58:47une lecture différente
00:58:48vous l'avez dit
00:58:48c'est 0,2 points de PIB
00:58:50que ça
00:58:50c'est 0,2
00:58:51sur lesquels ça va changer
00:58:52bien évidemment
00:58:53la lecture change
00:58:54mais il nous semble
00:58:56il nous semble
00:58:57mais après
00:58:57il faut le faire
00:58:58avec l'INSEE
00:58:59ça nécessite
00:58:59d'où la recommandation
00:59:00pour 29
00:59:01un travail
00:59:02pour effectivement
00:59:02avoir à nous semble
00:59:03un budget
00:59:04qui soit plus proche
00:59:05de la vérité des prix
00:59:06en termes de poids
00:59:07des dépenses publiques
00:59:07dans le PIB
00:59:08et du poids
00:59:09des dépenses
00:59:10de chaque ministère
00:59:11demain
00:59:11le poids
00:59:12de l'éducation nationale
00:59:14peut-être
00:59:14qu'on démontrera
00:59:15que le poids
00:59:16si je compare
00:59:16à d'autres pays
00:59:17il n'est pas de la même nature
00:59:18que ce qu'on pensait
00:59:19jusqu'à présent
00:59:20parce que
00:59:20le poids
00:59:21de l'éducation nationale
00:59:22des équipes démographiques
00:59:24a peu à faire
00:59:25quand même
00:59:25avec la logique
00:59:26d'enseignement
00:59:27quand même
00:59:31merci
00:59:33monsieur Lothiot
00:59:34pour le rassemblement national
00:59:35oui merci
00:59:36monsieur le président
00:59:37merci beaucoup
00:59:38de ces éléments
00:59:39qui mettent en lumière
00:59:40beaucoup de choses intéressantes
00:59:41moi je note
00:59:42notamment
00:59:43un certain manque
00:59:44de lisibilité
00:59:45de la situation actuelle
00:59:46un coût
00:59:47qui représente
00:59:47quand même
00:59:4815%
00:59:48du montant de retraite
00:59:49et 15%
00:59:49du budget de l'Etat
00:59:50aussi globalement
00:59:51des dépenses de l'Etat
00:59:52un pilotage
00:59:53c'est mentionné
00:59:54à un moment
00:59:54du casse pension
00:59:55quelque peu défaillant
00:59:56et puis
00:59:57une dégradation
00:59:58du solde
00:59:59vous l'avez expliqué
01:00:00qui vient
01:00:00en grande partie
01:00:02d'une part
01:00:02du changement de statut
01:00:03de France Télécom
01:00:04et de la Poste
01:00:04et d'autre part
01:00:05d'un recours à coût
01:00:06contractuel
01:00:09et puis également
01:00:09ce qui est intéressant
01:00:10c'est aussi le détail
01:00:11pour comparer
01:00:12de manière pertinente
01:00:12le public et le privé
01:00:13avec cette chose décortiquée
01:00:15que vous avez faite
01:00:16alors vous effectuez
01:00:16plusieurs propositions
01:00:18quant à la présentation
01:00:19puis aussi quant à des évolutions
01:00:20qui risquent quand même
01:00:21encore une fois
01:00:22d'affaiblir
01:00:22parfois le pouvoir d'achat
01:00:24il y a trois points
01:00:25que je voulais aborder
01:00:26plus spécifiquement
01:00:26alors le premier
01:00:27vous y avez répondu
01:00:28parce que je vais vous poser
01:00:29la question
01:00:29et vous venez encore
01:00:30d'y répondre
01:00:31du fait du déficit
01:00:33finalement des pensions
01:00:34peut-on dire
01:00:35que certaines missions
01:00:35régaliennes sont surévaluées
01:00:37oui quelque part
01:00:38oui par rapport
01:00:39à l'argent
01:00:40qui est réellement mis
01:00:41pour ces missions
01:00:42on peut dire que oui
01:00:44deuxièmement
01:00:44est-ce qu'il n'y a pas eu
01:00:45quand même un avantage
01:00:46un peu démesuré
01:00:46pour la Poste
01:00:47et France Télécom
01:00:48au détriment du contribuable
01:00:49c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:00:50c'est l'État
01:00:50donc le contribuable
01:00:51qui paye pour le changement
01:00:53de statut
01:00:54lié au changement
01:00:55de statut
01:00:55de France Télécom
01:00:56c'est-à-dire celui
01:00:57qui absorbe
01:00:57vous le dites assez clairement
01:00:58et ce n'est pas neutre
01:01:00c'est-à-dire celui
01:01:00qui absorbe finalement
01:01:01le coût indirect
01:01:02de ce changement de statut
01:01:04troisièmement
01:01:05une petite question
01:01:06je sais que ce n'est pas
01:01:08dans le totalement évident
01:01:10mais on voit bien
01:01:11et c'est pareil
01:01:11pour la CNR ACL
01:01:12d'ailleurs pour les quotités territoriales
01:01:13que le recours accru
01:01:15au contrat actuel
01:01:15déséquilibre le système
01:01:17ça ça a été dit
01:01:19mais on sait très bien aussi
01:01:21que la vie
01:01:21les éléments
01:01:22font qu'on va continuer
01:01:23à avoir un recours
01:01:24au contrat actuel
01:01:25au moins de ce niveau
01:01:26si ce n'est davantage
01:01:27est-ce qu'il n'y aurait pas
01:01:28un moyen à un moment
01:01:29de réfléchir à un système
01:01:30où on n'est plus forcément
01:01:32par rapport au statut
01:01:33contractuel et titulaire
01:01:34mais on est par rapport
01:01:35à l'employeur
01:01:35c'est-à-dire qu'on est par rapport
01:01:37on travaille pour l'État
01:01:38on travaille pour une collectivité
01:01:40etc.
01:01:41et donc on est dans une même caisse
01:01:42je sais que c'est une remise
01:01:43en cause de pas mal de choses
01:01:44mais est-ce que ça ne serait pas
01:01:44un embryon de solution
01:01:46je vous remercie
01:01:48Monsieur le Président
01:01:50alors juste un point
01:01:52de précision
01:01:53vous avez dit
01:01:53à un moment donné
01:01:54les missions régaliennes
01:01:55étaient surévaluées
01:01:56en fait
01:01:58au final non
01:01:59parce que vous avez
01:02:00un double mouvement
01:02:04l'isolement
01:02:05du déséquilibre démographique
01:02:07va entre guillemets
01:02:09alléger
01:02:09la mission régalienne
01:02:11comme toutes les autres missions
01:02:12et ils vont bien évidemment
01:02:13absorber
01:02:14puisque c'est de leur ressort
01:02:15la partie des
01:02:18avantages professionnels
01:02:19pour partir plutôt
01:02:20pour les policiers
01:02:20si je prends les sécurités
01:02:21je crois que c'est 3 milliards
01:02:23je ne sais plus quel est
01:02:24j'ai plus en tête
01:02:25le document
01:02:26mais vous avez
01:02:27à un moment donné
01:02:28le fait que
01:02:30on va avoir
01:02:31une mission
01:02:32qui va devoir diminuer
01:02:33alors elles sont toutes
01:02:34à ce titre là
01:02:35surévaluées
01:02:36et elles vont
01:02:37enfin parce qu'elles transfèrent
01:02:38sur la mission démographie
01:02:40mais elles vont l'être moins
01:02:41parce que vous allez avoir
01:02:42quand même
01:02:43les avantages professionnels
01:02:44qui vont intervenir
01:02:45après tout
01:02:45on est en train de dire
01:02:46au lieu de mutualiser
01:02:47c'est-à-dire
01:02:47le ministre de l'éducation nationale
01:02:48paye les policiers
01:02:51en tant que superactifs
01:02:51c'est le ministère de l'intérieur
01:02:52qui se les paye
01:02:54d'ailleurs c'est assez vertueux
01:02:55parce que le jour
01:02:56où dans la recommandation
01:02:57on dit
01:02:57il va falloir revoir peut-être
01:02:58les dispositifs
01:02:59et voir qui est responsable
01:03:01c'est mieux que le ministre de l'intérieur
01:03:03et l'impact de ses propres décisions
01:03:05qu'il les fasse payer
01:03:06par les autres ministères
01:03:07enfin c'est plus vertueux
01:03:08sur
01:03:11oui
01:03:12l'état a payé
01:03:14le transfert français
01:03:15comme la poste
01:03:16oui
01:03:17je ne vais pas vous dire le contraire
01:03:18ce que vous dites
01:03:19est juste
01:03:21voilà
01:03:22aujourd'hui
01:03:23le bilan fait que
01:03:25ça a déséquilibré
01:03:27la partie démographique
01:03:28alors
01:03:28ça a l'avantage
01:03:30du régime général
01:03:31donc à ce titre là
01:03:33ça permet de limiter
01:03:35le déficit
01:03:36qui aurait eu lieu
01:03:37sinon dans le régime général
01:03:38les 7 milliards
01:03:39ce serait pire
01:03:39forcément
01:03:40vous voyez bien
01:03:40les flux
01:03:41qu'il peut y avoir
01:03:42et l'état
01:03:43s'en porterait mieux
01:03:44bon après
01:03:45ce sont des
01:03:46ce sont des contractuels
01:03:48le dispositif est comme ça
01:03:49mais vous avez raison
01:03:50le choix qui a été fait
01:03:51en tout cas
01:03:51tel que ça a été conçu
01:03:52a créé ce déséquilibre
01:03:53et c'est bien un choix
01:03:55qui a été pris à l'époque
01:03:57et qu'on met en évidence
01:03:58on n'en juge pas
01:03:59ça n'a pas été la demande
01:04:00qui a été faite
01:04:00mais en tout cas
01:04:01on en montre la conséquence
01:04:02après votre question
01:04:04qui est intéressante
01:04:05sur la question
01:04:06d'une même caisse
01:04:08qui va presque plus loin
01:04:09si on pousse
01:04:10est-ce qu'on irait
01:04:11après tout
01:04:13est-ce que tous
01:04:14les retraités
01:04:14ne pourraient pas être
01:04:15regroupés
01:04:15dans le même lot
01:04:17ça c'est
01:04:18alors
01:04:21je dirais
01:04:21qu'il y a même eu
01:04:22une idée
01:04:22à un moment donné
01:04:23qui s'appelait
01:04:23le régime à points
01:04:24on a essayé
01:04:25de mettre tout le monde
01:04:25dedans
01:04:25qui sont très complexes
01:04:28nous n'avons pas
01:04:29traité ce sujet
01:04:29nous ne sommes pas
01:04:30allés jusque là
01:04:31nous ne sommes pas
01:04:31laissés entraîner là-dedans
01:04:32ce n'était pas la question
01:04:34après il faut avoir en tête
01:04:35que vous avez bien compris
01:04:36que les modes de calcul
01:04:38et la vie propre
01:04:40de chacune
01:04:40des grands ensembles
01:04:41que j'ai donné
01:04:42est telle
01:04:43que le rapprochement
01:04:43devient très compliqué
01:04:44l'idée que vous donnez
01:04:45c'est presque le monde idéal
01:04:47qui permettrait de dire
01:04:48comme ça
01:04:48tout le monde est pareil
01:04:49et on met tout ensemble
01:04:51le problème
01:04:51c'est que vous avez compris
01:04:52que quand vous en avez
01:04:53qui ont des taux
01:04:54qui sont uniquement
01:04:55sur une partie du salaire
01:04:57et les autres qui sont tous
01:04:58que dans les fonctionnaires
01:05:00vous avez des gens
01:05:00qui ont beaucoup de primes
01:05:01d'autres qui n'en ont pas
01:05:01vous imaginez la complexité
01:05:04je dirais
01:05:05d'une évolution
01:05:05de cette ampleur
01:05:07après tout
01:05:07elle relève du politique
01:05:09et pourquoi pas
01:05:09mais ce serait
01:05:10une difficulté majeure
01:05:11et en tout cas
01:05:13ce n'était pas la question
01:05:14qui a été posée
01:05:15le rapporteur spécial
01:05:16à l'urgence d'IES
01:05:17de ne pas nous emmener là
01:05:18jusque là
01:05:19ce qui aurait été compliqué
01:05:20effectivement comme exercice
01:05:21et qui relève pratiquement
01:05:22de choix politiques
01:05:23en l'occurrence
01:05:26Merci
01:05:26Emmanuel Mandon
01:05:28Je vous remercie
01:05:29Monsieur le Président
01:05:31Monsieur le Président
01:05:32de la 6ème Chambre
01:05:34de la Cour des comptes
01:05:34nous avons
01:05:36nous avons écouté
01:05:37avec un grand intérêt
01:05:39et nous vous remercions
01:05:40des efforts
01:05:42que vous avez pu déployer
01:05:43pour rendre
01:05:45accessible
01:05:46ou compréhensible
01:05:47je vais dire
01:05:48les enjeux
01:05:49qui sont
01:05:50pointés
01:05:51par ce rapport
01:05:52extrêmement
01:05:54complet
01:05:55mais qui va nous demander
01:05:56j'allais dire
01:05:57à notre niveau
01:05:59un vrai travail
01:06:00de compréhension
01:06:02d'interrogation
01:06:04c'est vrai
01:06:05que vous proposez
01:06:07un renouvellement
01:06:08finalement
01:06:08de l'approche
01:06:10de la compréhension
01:06:11de l'enjeu retraite
01:06:14dans la fonction publique
01:06:16de ce régime
01:06:17particulier
01:06:18des fonctionnaires
01:06:19de l'État
01:06:19mais
01:06:20ce qui m'arrête
01:06:22dès le départ
01:06:23c'est de se dire
01:06:24évidemment
01:06:25on souligne
01:06:26la notion
01:06:26de l'équité
01:06:27alors l'équité
01:06:28on sait que c'est
01:06:29un grand débat
01:06:31parce que
01:06:32c'est toujours
01:06:33au contour
01:06:34incertain
01:06:34mais je vous fais
01:06:35confiance
01:06:36je vais dire
01:06:37vous nous avez donné
01:06:37des lignes de force
01:06:38qui permettent
01:06:39quand même
01:06:39de travailler
01:06:40de manière objective
01:06:41quant au besoin
01:06:43de lisibilité
01:06:45c'est du même
01:06:46je vais dire
01:06:47à Kaby
01:06:48on se dit
01:06:49que oui
01:06:50il y a une marche
01:06:51certaine
01:06:52entre l'existant
01:06:53et ce qui conviendra
01:06:54de faire
01:06:55demain
01:06:55on l'espère
01:06:56en tout cas
01:06:57après l'échéance
01:06:58présidentielle
01:06:59parce que
01:06:59à court terme
01:07:01nous ne voyons pas
01:07:02comment
01:07:02peut-être sortir
01:07:04de la difficulté
01:07:06très facilement
01:07:07dans le contexte
01:07:08que je ne commenterai pas
01:07:09moi je m'interroge
01:07:11quand même
01:07:11sur cette vocation
01:07:12pédagogique
01:07:13parce que
01:07:14je pense
01:07:15que le rôle
01:07:16de la Cour des Comptes
01:07:17est tout de même
01:07:18de nous mettre
01:07:20de mettre
01:07:21aussi des balises
01:07:23ça dépasse
01:07:24à mon avis
01:07:24une simple pédagogie
01:07:25et je voulais
01:07:26un petit peu
01:07:27le reprendre
01:07:28avec le sourire
01:07:30et vous interroger
01:07:31sur
01:07:32sur cette idée
01:07:34comment
01:07:34vous imaginez
01:07:36qu'on puisse
01:07:36dès 2027
01:07:37dans le PLF
01:07:382027
01:07:39reprendre un certain
01:07:40nombre de
01:07:40vos recommandations
01:07:41est-ce que
01:07:42finalement
01:07:43parce que le temps
01:07:44presse
01:07:44et nous n'avons
01:07:45que quelques jours
01:07:46pour agir
01:07:47merci
01:07:50alors
01:07:51d'abord juste
01:07:52vous avez
01:07:53pour que ça soit
01:07:54bien précis
01:07:55quand on parlait
01:07:56d'équité
01:07:57dans la notion
01:07:57des parts
01:07:58c'est l'équité
01:07:59pas au sens
01:07:59égalité
01:08:00mais au sens
01:08:01les mêmes règles
01:08:02du jeu
01:08:02pour tout le monde
01:08:02bien évidemment
01:08:03elles peuvent donner
01:08:04ces mêmes règles
01:08:04du jeu
01:08:04des résultats différents
01:08:05selon les situations
01:08:06de chacun
01:08:07alors
01:08:08après
01:08:09dans la décomposition
01:08:11c'est
01:08:12il y a des choses
01:08:13qui peuvent aller vite
01:08:14en fait
01:08:15dans la deuxième partie
01:08:16dans la lisibilité
01:08:17c'est quelque chose
01:08:18dont on estime
01:08:19que le ministère
01:08:21des comptes publics
01:08:23peut préparer
01:08:24et proposer
01:08:25à l'assemblée
01:08:26à votre commission
01:08:27pour donner
01:08:28l'allégrie de lecture
01:08:30nous nous en avons
01:08:31donné une
01:08:33elle rejoint
01:08:34un certain nombre
01:08:34l'IPP
01:08:35d'autres acteurs
01:08:36qui ont fait les calculs
01:08:36pas tout à fait
01:08:37de la même façon
01:08:38forcément on peut avoir
01:08:39des différences
01:08:39et nous estimons
01:08:40que
01:08:41au moins
01:08:42cette lisibilité
01:08:43pourrait être donnée
01:08:43dans le jeu
01:08:44de pension
01:08:45dans les documents
01:08:46qui peuvent être donnés
01:08:46qui permettent
01:08:47de comprendre
01:08:48et c'est franchement
01:08:49des choses
01:08:49qui peuvent être calculées
01:08:50d'une année à l'autre
01:08:51c'est pas
01:08:52une fois qu'on a
01:08:53la méthodologie
01:08:54c'est pas quelque chose
01:08:55qui est insurmontable
01:08:56je pense qu'il y a des budgets
01:08:56bien plus compliqués
01:08:57à calculer
01:08:58que ce dispositif là
01:08:59ce qui n'enlève
01:08:59aucunement le mérite
01:09:00au rapporteur
01:09:02de tous ces calculs
01:09:02mais c'est quelque chose
01:09:04qui est tout à fait
01:09:05duplicable
01:09:07après
01:09:07la recommandation
01:09:092029
01:09:09elle est plus loin
01:09:10c'est pas que la lisibilité
01:09:12c'est de traduire
01:09:12cette lisibilité
01:09:13dans la structure budgétaire
01:09:15et là
01:09:16ça se fait pas
01:09:17on l'a pas mis en 27
01:09:18c'est impossible
01:09:19on l'a même pas mis en 28
01:09:21ça prend du temps
01:09:22c'est un travail de fond
01:09:24le rapporteur général
01:09:25l'a indiqué
01:09:26ça nécessite
01:09:27un travail
01:09:28voilà
01:09:29de
01:09:30on change pas
01:09:31l'émission comme ça
01:09:32on change pas
01:09:32les flux
01:09:33ça nécessite un travail
01:09:34avec l'INSEE
01:09:35ça impacte en plus
01:09:37la comptabilité nationale
01:09:38donc tout ça
01:09:39nécessite un travail
01:09:40de plus long terme
01:09:41on a mis 2029
01:09:43et je crois
01:09:44qu'on a mis
01:09:45à partir de
01:09:46vous voyez
01:09:47on est pas
01:09:49on est prudent
01:09:50donc on a même pas dit
01:09:51voilà
01:09:51c'est à partir de
01:09:53et donc ça nécessite
01:09:54un travail de fond
01:09:55mais qui est
01:09:57au-delà de la lisibilité
01:09:59c'est de faire
01:10:00la vérité des prix
01:10:01et d'avoir
01:10:02des dispositifs
01:10:03comme je dis
01:10:03d'avoir
01:10:05le vrai prix
01:10:06de ce que coûte
01:10:07l'école
01:10:07de vrai prix
01:10:09etc
01:10:09d'isoler les éléments
01:10:10d'avoir des comparaisons
01:10:11internationales
01:10:12il nous semble
01:10:13que ce serait
01:10:14à un moment donné
01:10:15et c'est peut-être
01:10:16le mérite de ceux
01:10:17qui ont dit
01:10:17le dispositif
01:10:19est pas lisible
01:10:19à un moment donné
01:10:20puisqu'ils l'ont mis
01:10:20dans le débat
01:10:21d'une certaine façon
01:10:22peut-être l'occasion
01:10:23de le rendre
01:10:24pas seulement lisible
01:10:25dans un document
01:10:26mais concret
01:10:27dans le budget de l'Etat
01:10:28après les autres éléments
01:10:30ils peuvent aller vite
01:10:31aligner les taux
01:10:32de cotisation retraite
01:10:33à la charge des fonctionnaires
01:10:34que j'ai bien compris
01:10:35monsieur le président
01:10:36n'avait pas
01:10:36mais en tout cas
01:10:37celui-là peut se faire
01:10:38tout de suite
01:10:38puisque c'est rapide
01:10:40et le fait
01:10:41qu'il y ait une séance
01:10:41du conseil supérieur
01:10:43public de l'Etat
01:10:44pour qu'il y ait un dialogue
01:10:45avec les partenaires sociaux
01:10:46peut aller très vite
01:10:47voilà
01:10:49après réexaminer
01:10:50systématiquement
01:10:52c'est au moment
01:10:52des négociations
01:10:53catégorielles
01:10:54pour les catégories
01:10:55actives et superactives
01:10:56ça c'est un point
01:10:56qui sera nécessaire
01:10:58à faire
01:10:58parce qu'aujourd'hui
01:10:59il peut y avoir
01:11:01y compris
01:11:01entre guillemets
01:11:02des injustices
01:11:03au sein des personnels
01:11:04certains l'ayant
01:11:05et d'autres ne l'ayant pas
01:11:07merci
01:11:08est-ce que parmi les collègues
01:11:10qui ne sont pas intervenus
01:11:10certains souhaitent
01:11:12rajouter quelque chose
01:11:14une fois
01:11:15deux fois
01:11:16trois fois
01:11:18merci
01:11:18si plus personne
01:11:19ne m'en a à intervenir
01:11:20il ne me reste plus
01:11:20conformément au 2
01:11:21de l'article 58
01:11:22de la loi organique relative
01:11:23aux lois de finances
01:11:23qui a demandé à la commission
01:11:25si elle autorise
01:11:26la publication de ce rapport
01:11:27je suppose que personne
01:11:28ne s'y oppose
01:11:28il en est ainsi décidé
01:11:29on se retrouve le matin
01:11:31à 9h30
01:11:31pour la présentation
01:11:32du rapport
01:11:32sur l'application
01:11:33des lois fiscales
01:11:34par monsieur
01:11:35le rapporteur général
01:11:37Philippe Juvin
01:11:38je voulais également
01:11:39vous dire
01:11:40mais vous avez dû le voir
01:11:41par vos propres groupes
01:11:43que la discussion
01:11:46budgétaire
01:11:47en séance
01:11:49sur demande
01:11:50du rapporteur général
01:11:51et de moi-même
01:11:52pour les amendements
01:11:54ne débutera
01:11:55que le mercredi
01:11:56après-midi
01:11:56du 14 octobre
01:11:58ce qui évidemment
01:12:00permet
01:12:02d'avoir un temps
01:12:03pour le dépôt
01:12:03des amendements
01:12:04correct
01:12:05voilà
01:12:05merci
01:12:06le 13 étant consacré
01:12:08à la question
01:12:09de la dette
01:12:09et à la question
01:12:10du débat préalable
01:12:11mais pas des amendements
01:12:12j'espère que je suis clair
01:12:14merci
01:12:18merci
01:12:48merci
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