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  • il y a 4 semaines
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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan.

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Transcription
00:02Bonjour Maya, bonjour à tous et bienvenue dans les 4 vérités.
00:05Mon invité aujourd'hui est le numéro 2 du RN, Louis Elio.
00:07Bonjour Louis Elio.
00:08L'État met 450 millions sur la table pour aider de nouveau les Français qui vont au travail,
00:13notamment face à l'augmentation des aides des carburants.
00:15Et dans le même temps, le gouvernement fait savoir qu'il y a 400 millions de rentrées fiscales en moins
00:19du fait de la baisse de la consommation des carburants.
00:22Vous dites toujours que l'État s'en met plein les poches.
00:24Il va falloir revoir vos calculs.
00:25Oui, mais enfin, il ne fait qu'aider une partie de tous ceux qui en ont besoin.
00:28Moi, je regrette, mais c'est bien que des gens soient aidés un peu plus.
00:32Mais tout le monde a besoin aujourd'hui de gasoil et d'essence.
00:34Et on ne se rend pas compte que la France, c'est aussi un pays rural.
00:38Et dans les provinces, tout le monde va travailler, tout le monde amène ses enfants,
00:41tout le monde va chercher les enfants, fait vivre des associations, etc.
00:44Sur cela, il n'y a rien.
00:46C'est pour cela qu'on propose, nous, la baisse de la TVA.
00:48Mais quand vous dites que l'État s'en met plein les poches, ça n'est pas le cas.
00:51Mais écoutez, par un effet mécanique, moins il y a de consommateurs d'essence,
00:55moins il y a de rentrées fiscales.
00:56Donc votre discours ne tient plus.
00:58Oui, mais le vôtre non plus en disant qu'on crée le déficit par la baisse de la TVA.
01:03C'est justement, si on veut relancer la machine,
01:05peut-être faut-il relancer à la pompe la consommation
01:08et donc baisser la TVA en baissant le prix.
01:11Alors on sait que tout ça, c'est lié à la situation internationale,
01:14dans le détroit d'Ormuz par exemple.
01:16Mais il y a aussi, depuis la guerre en Ukraine,
01:18l'embargo sur l'importation de pétrole russe.
01:21Pour vous, faudrait-il alléger, voire supprimer cet embargo ?
01:24Non, je pense que tant qu'il n'y a pas la résolution du conflit entre l'Ukraine et la
01:28Russie,
01:29on doit maintenir la pression.
01:30Et donc maintenir l'embargo ?
01:32Oui, en tout cas sur cette énergie-là.
01:35En rappelant quand même qu'il y a une certaine hypocrisie,
01:37puisque l'Europe a importé encore un peu plus de gaz de la Russie l'année dernière.
01:42Donc on voit bien que tout cela, ça dépend.
01:45Quelles sont les cibles énergétiques ?
01:48Tout cela est mouvant.
01:49Mais vous êtes clair, sur le pétrole, il faut garder l'embargo.
01:52Oui, et en sachant que je crois qu'il n'y a que 15% de l'approvisionnement européen
01:56qui passe par Ormuz.
01:58Tout le reste, c'est ailleurs que nous allons l'acheter.
02:04Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on voit bien que le prix du pétrole est en train de flamber
02:09et tout le monde, évidemment, appelle à la fin de la guerre.
02:11La Russie n'a pas apprécié le communiqué de Marine Le Pen et Jordan Bardella
02:15samedi dernier pour dénoncer la menace, l'intimidation, la déstabilisation
02:18menée par la Russie en Ukraine.
02:20L'ancien président Dmitry Medvedev vous traite même de parti européen ordinaire,
02:24jusqu'à maintenant ça va, russophobe et soutien aux nazis de Kiev.
02:27Vous êtes surpris par cette virulence ?
02:29Non, M. Medvedev, non.
02:30Il a toujours fait des tweets très polémiques dans tous les domaines
02:33et ça prouve bien qu'on n'est pas à la remorque de la Russie,
02:38comme le disent ou tentent de le faire croire à nos adversaires
02:41et que nous avons dans la politique extérieure un pragmatisme affiché.
02:46On a condamné l'invasion russe, on a soutenu l'Ukraine,
02:49mais on pense aujourd'hui, comme d'ailleurs M. Trump et comme M. Zelensky
02:54qui se sont vus hier à New York, qu'il faut arrêter cette guerre avant l'hiver
02:58et on espère tous que ce sera le cas.
03:00Hier, justement, à l'ONU, Emmanuel Macron a dénoncé les violences commises,
03:03notamment par les colons israéliens en Cisjordanie
03:07et puis aussi, évidemment, par l'armée israélienne à Gaza.
03:09Est-ce qu'il a eu raison ?
03:12Je pense qu'il nourrit une animosité à l'égard d'Israël
03:16qui est assez, j'allais dire, suspecte.
03:20Au départ, il a condamné le Hamas dans les attentats du 7 octobre.
03:24Aujourd'hui, il condamne Israël dans toute sa politique
03:27et on ne l'entend jamais condamner toutes les exactions
03:31qui peuvent être faites par le Hamas sur le territoire israélien.
03:34Là aussi, tout ce qui amène à la paix va dans le bon sens.
03:39Tout ce qui nourrit un certain nombre de crises ne va pas dans le bon sens.
03:43J'aurais souhaité, en revanche, qu'il soit plus mesuré
03:45parce que quand on laisse un pays comme la France dans l'État où nous sommes aujourd'hui,
03:50dans tous les domaines, y compris dans l'insécurité du quotidien,
03:53on évite de donner des leçons à la planète entière.
03:55Cependant, je reprends vos propos, vous dites qu'Emmanuel Macron tape trop sur Israël
04:00et ménage le Hamas, c'est ce que vous dites ?
04:02En tout cas, je ne sais pas quels sont ses calculs exacts,
04:05mais c'est ce qui apparaît être après chaque discours depuis quelque temps déjà.
04:08Pourtant, il condamne le Hamas aussi.
04:10Oui, il condamne, mais pour le coup, c'est Israël qui l'a condamné.
04:13Donc, vous dites qu'il y a un deux poids de mesure dans cette histoire.
04:15Je trouve qu'il y a un deux poids de mesure.
04:17Face aux crises qu'il abordera demain à 20h,
04:19Emmanuel Macron dit vouloir être le garant de la campagne présidentielle
04:23qui s'annonce en France.
04:24Il est dans son rôle, là ?
04:25Non, c'est le Conseil constitutionnel qui est le garant de l'élection présidentielle.
04:30Le président, lui, est un arbitre qui, précisément,
04:32ne doit pas se mêler de ces affaires-là.
04:34Donc, on verra quel sera son rôle.
04:37Il reste chef de l'État jusqu'à la fin de l'élection présidentielle,
04:41mais le garant de l'élection, c'est le Conseil constitutionnel.
04:43Donc, est-ce que vous dites ?
04:44Qu'Emmanuel Macron va trop loin ?
04:45Je crois qu'il veut se donner un rôle que la Constitution ne lui attribue pas.
04:49Maintenant, il a sa liberté de parole et il fait ce qu'il veut.
04:52En même temps, ça pourrait vous rassurer de voir que le président,
04:54en sortant qu'il ne peut pas se représenter,
04:55se dit je vais être le garant de cette campagne.
04:57Face aux menaces internationales, par exemple.
04:59Oui, je doute que sa parole reste neutre.
05:02C'est-à-dire ?
05:03Qu'il est engagé politiquement et notamment contre nous.
05:07Et donc, je ne le vois pas rester neutre dans cette élection.
05:10Je veux revenir sur quelque chose qui fait beaucoup de bruit depuis samedi.
05:13Jean-Philippe Tanguy, qui est député de votre parti en meeting à Vierzon,
05:17a dit, a utilisé cette phrase qu'on va entendre.
05:21Oui, le travail rend libre.
05:24Alors, vous voyez ce que ça veut dire, le travail rend libre.
05:26C'est la devise des nazis.
05:28C'était sur le...
05:29Vous savez, sur le...
05:30Je sais, je suis allé à Auschwitz visiter le camp et j'ai pu voir cette...
05:33Est-ce qu'il a fait une erreur ?
05:34Vous ne montrez que cette phrase-là, il n'y a pas la phrase d'avant, il n'y a
05:37pas la phrase d'après.
05:38Au-delà de ça.
05:39Est-ce qu'il y a des mots qu'il ne vaut mieux pas utiliser, tout simplement ?
05:41Écoutez, c'est dans une phrase de discours.
05:43Jean-Philippe est un gaulliste et qui est là le gaulliste du Rassemblement national.
05:48Donc, moi, je n'ai aucune critique à faire sur Jean-Philippe Tanguy.
05:52Il n'y a pas de sanction à son égard à attendre de la part du parti ou...
05:56Arrêtez, si vous commencez à enlever des phrases et des mots de chaque discours, ça va aller loin.
06:02Simplement, non mais simplement, il y a des mots qu'il ne vaut mieux pas utiliser, tout simplement, non ?
06:05Oui, non mais on est bien d'accord, mais là...
06:06Il valait mieux, il aurait mieux fait de s'abstenir.
06:07Mais si vous ne donnez pas la phrase d'avant et la phrase d'après, le raisonnement, effectivement, est tronqué.
06:12Je vais juste vous dire, il aurait mieux fait de s'abstenir.
06:15Écoutez, vous lui poserez la question quand vous le verrez.
06:16Bon, quand il viendra.
06:18Fin octobre aura lieu le congrès du RN, où Jordan Bardella sera seul candidat à sa succession.
06:22Il y a cinq ans, vous étiez face à lui.
06:24Là, vous n'êtes pas candidat face à lui, à moins que vous l'annonciez ce matin.
06:27Non, non, je ne suis pas candidat.
06:28Donc, Jordan Bardella, il a plié le match définitivement à la tête du RN.
06:31C'est le meilleur président que vous ayez.
06:32Écoutez, la dernière fois, c'était la transition après Marine Le Pen.
06:36Il fallait évidemment qu'il y ait un challenger.
06:38Et je me suis présenté parce que je pensais être le plus légitime dans cette compétition-là.
06:42Aujourd'hui, il n'y a aucune raison de remettre en cause le mandat de Jordan à la tête du
06:46RN.
06:47Donc, on va continuer évidemment avec lui.
06:48C'est le meilleur président qu'il y ait eu du RN ?
06:50Je ne veux pas dire ça.
06:52Mais en tout cas, il exerce très bien sa fonction de président.
06:54Lui Alliot, merci d'avoir accepté notre invitation dans les cas de vérité.
06:57Vous nous avez dit ce matin que vous demandez à Emmanuel Macron de ne pas trop intervenir,
07:01si j'entends bien, dans la campagne présidentielle.
07:03Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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