- il y a 42 minutes
- #garance
- #laflamme
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Elle avait 13 ans quand elle montait pour la première fois les marches de Cannes. Aujourd’hui, Adèle Exarchopoulos revient sur près de 20 ans de carrière… et découvre certaines archives avec nous.
▶️ De La Vie d’Adèle à La Flamme, de Je verrai toujours vos visages à L’Amour ouf, elle raconte les tournages, les rencontres, les moments qui ont changé sa carrière… et réagit à la jeune Adèle qu’elle était. Et forcément, on parle aussi de Garance, son nouveau film avec Jeanne Herry.
🎬 Cannes, La Vie d’Adèle, La Flamme, L’Amour ouf… Retour dans le rétro avec Adèle Exarchopoulos.
“Garance“, le dernier film de Jeanne Herry avec Adèle Exarchopoulos est actuellement en salles.
📚 Sommaire :
00:00 Intro
00:19 2007 - Sa première montée des marches à Cannes
01:36 2008 - Les enfants de Timpelbach
02:48 Elle découvre une archive d’elle à 15 ans
04:04 2013 - La Vie d’Adèle
06:35 Sa première télé au Grand Journal
10:20 2019 - Sibyl
11:54 2020 - La Flamme et Le Flambeau
13:48 2023 - Je verrai toujours vos visages
15:59 2024 - L’Amour ouf
17:13 2026 - Garance
▶️ Retrouvez les films avec Adèle Exarchopoulos sur l'application CANAL+ : https://www.canalplus.com/
👉 Et si vous avez aimé cet épisode de « Dans le rétro", on vous invite à en découvrir d'autres, avec Agnès Jaoui, Vincent Lindon, Cédric Klapisch, Gilles Lellouche et bien d’autres : urlr.me/Sy9dUc
#Garance #LaFlamme #JeVerraiToujoursVosVisages #LamourOuf
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01:36 2008 - Les enfants de Timpelbach
02:48 Elle découvre une archive d’elle à 15 ans
04:04 2013 - La Vie d’Adèle
06:35 Sa première télé au Grand Journal
10:20 2019 - Sibyl
11:54 2020 - La Flamme et Le Flambeau
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Catégorie
🎈
AmusantTranscription
00:00Bonjour Adèle. Bonjour. Comment ça va ? Ça va super et toi ? Super. Alors on va
00:04regarder dans le rétro de ta carrière. On a sélectionné pas mal de scènes,
00:07d'archives et peut-être dossiers, tu nous diras. On va découvrir tout ça.
00:12Est-ce que tu es prête ? Ouais, ça fait peur.
00:28C'est mon premier Cannes. Ouais, j'ai 13 ans. T'as 13 ans. Je suis avec l'équipe du
00:32film de Jane,
00:33avec laquelle je me sentais ultra bien. Je dormais avec toute l'équipe technique dans un gîte. La
00:38dentition qui était problématique dès le début finalement. Cette robe avec un semi peace and love,
00:42mais que j'adorais. C'est hilarant de porter un drapeau des États-Unis. J'ai été jamais allé de
00:47ma vie.
00:47Enfin, il n'y a rien qui va. Mais c'était ultra joyeux. Qu'est-ce qu'elle a en
00:50tête là,
00:51Adèle ? Ah bah là, rien du tout. J'ai rien en tête à part... C'est trop sympa ici.
00:56Je sais pas,
00:57je suis dans mon présent. Je kiffe. Il te l'a dit là ? Au téléphone ? Oui. Peut-être
01:06qu'il ne savait pas
01:08comment le dire, peut-être qu'il fallait juste le prendre. J'avais atterri sur ce film avec un
01:13casting où je crois qu'au premier tour j'étais seul et après j'étais avec Lou et Natasha. Et
01:18je
01:18me rappelle qu'on filmait dans la maison familiale de Jane avec tous ces chiens au milieu de tous ces
01:23fantômes justement. Et le film traite un peu de ça, de ces fantômes. Et que c'était ultra familial. Et
01:28à la
01:28fin de ce projet, elle m'avait laissé un message vocal que j'écoute souvent et que mon père a
01:32précieusement gardé, où elle était d'une bienveillance folle. Et fêle-moi donc ça ! Je suis un élément
01:38perturbateur qui dérange le bon fonctionnement de la classe. Je me reprira deux fois. Un film que tu revois
01:45peut-être ou tu ne revois pas, je sais pas. Si je l'ai montré à mon fils celui-là.
01:48C'est un des rares
01:48films que je peux le montrer. Et je crois que mon frère n'est toujours pas arrivé. Le retard coûte
01:56cher. Mais madame ?
01:57Papa, mademoiselle. C'est la première fois que mon frère est en retard. Tu prends sa défense en plus.
02:01Marianne Keller. Tu feras la maligne quand tu sauras faire la différence entre un
02:05Décassilab et un Alexandrin. Et maintenant, plus un mot. Je m'énerve.
02:10C'était extraordinaire. J'ai quitté l'école pendant quatre mois pour être avec une armée d'enfants
02:14dans un conte de Nicolas Barry. Donc c'était une immense colonie de vacances.
02:19Je n'avais jamais vu ce film. Du coup, je l'ai découvert en préparant le sujet. Et je trouve
02:22qu'il est un
02:22peu tombé aux billettes. Mais malheureusement, parce qu'il est vraiment chouette formellement.
02:26Il est assez ambitieux. Il est fou. Je le trouve ultra audacieux. Un défi, je trouve, de faire jouer
02:29autant de jeunes enfants. Et on a retrouvé une petite archive. C'était Première, le magazine qui était présent.
02:37Je sais ce que c'est. Tu l'as dit à la revue ?
02:38Oui, c'est horrible. J'ai le crâne rasé, non ?
02:40Non, c'est pas ça. C'était le magazine Première qui était présent sur le tournage et qui a tourné
02:45un petit
02:45making-off et peut-être ta toute première interview.
02:48Adèle, j'ai 14 ans et je joue Marème. Nous, on est un peu les héros du film. C'est
02:56super.
02:56C'est super et c'est marrant. C'est original et voilà.
02:59Oui, c'est original et avec moteur, pfff !
03:03J'aimerais être comme ça encore en interview. C'était trop bien d'être complètement inconscient.
03:11Enfin, je veux dire, tu n'as aucune conscience de ce que c'est la promo.
03:14Moi, j'avoue que je suis beaucoup plus à l'aise sur un plateau que dans tout l'exercice de
03:18promotion,
03:18après pour défendre le film et tout, même si c'est important.
03:21Cet exercice de la promo, est-ce que c'est quelque chose de douloureux ?
03:23Est-ce que c'est quelque chose, au final, avec le temps ?
03:26Douloureux, ce serait un peu indécent, mais moi, c'est quelque chose auquel j'ai du mal à prendre beaucoup
03:30de plaisir.
03:31Je trouve ça quand même assez intimidant. Je trouve que tu as toujours peur un peu d'ennuyer les gens,
03:35autant que tu peux toi-même t'ennuyer un peu. Et puis, c'est un endroit où on te demande
03:39d'être toi-même.
03:40Et je prends 100 fois plus de plaisir dans le jeu.
03:43C'est vrai que ce n'est pas facile d'être soi-même quand il y a plein de gens
03:44autour.
03:45Oui, même ça. C'est très solennel. On est dans une chambre froide.
03:49On doit faire une rétrospective comme si j'avais 60 ans et que tu dois te regarder. C'est bizarre.
03:54Tu es un peu confronté tout le temps à un truc de toi, alors que je pense qu'on a
03:57tous nos trucs internes
03:58où on est un peu en lutte d'essayer de devenir les meilleures versions de nous-mêmes.
04:03Parle-nous de toi, Adèle. On a envie de savoir un petit peu ce que ta vie, ce que tu
04:09veux faire.
04:10Oui, alors, j'aimerais bien être un style, en fait.
04:12Ah oui ? Dans une école maternelle. Parce que j'adore les gamins.
04:17Tu dis j'adore les gamins. Ça a toujours été institutrice, le...
04:21Ouais, parce que c'est pas que j'ai aimé le système scolaire, mais je sais que ma scolarité, ça
04:26a beaucoup compté pour moi
04:26et ça m'a appris beaucoup de choses. Et ça m'a permis de m'ouvrir à des choses que
04:31mes parents m'avaient pas montrées, par exemple, ou des amis à moi.
04:35Et donc, du coup, j'aimerais bien transmettre.
04:37Et qu'est-ce qu'il faut faire pour ça ?
04:39Je compte faire la licence des sciences de l'éducation et puis après intégrer un IUFM.
04:43Comme ça, ça va me permettre de pouvoir déjà travailler en tant qu'assistante d'éducation.
04:48Je l'avais oublié. Non, ça me rappelle surtout l'impro.
04:52Là, c'est de l'impro ?
04:52Quasiment tout le film, c'est de l'impro.
04:53C'est des heures de dîner, en fait, où on pose un sujet et qu'on improvise autour.
04:59Mais de toute façon, c'était vertigineux quand même d'apprendre le cinéma avec Abdel de cette manière-là,
05:04parce que d'un coup, c'était vraiment anti-scolaire.
05:09Il n'y avait pas de marque au sol, il n'y avait pas de fin de prise.
05:12Si, par exemple, on devait se séparer dans la scène, il disait, si finalement, vous avez envie de vous embrasser,
05:17de rester ensemble, faites-le.
05:18Même si je pense qu'il avait sa lignée, c'est juste qu'il a une capacité à mettre en
05:23conditions, parfois les plus extrêmes,
05:25mais en tout cas en conditions, ses acteurs pour qu'il y ait toujours une forme de vérité.
05:29Et du coup, c'était énormément d'heures de rush et d'exploration et de tentatives.
05:33Et puis, c'était aussi très artisanal à beaucoup d'endroits.
05:37Et c'est vrai qu'après, quand je suis arrivée sur un plateau de cinéma différent, je me suis dit,
05:41mais en fait, je ne sais pas faire comme ça.
05:44La mystérieuse faiblesse des visages d'hommes. Tu connais cette phrase ?
05:49Non, je ne crois pas. C'est Sartre. Tu connais ?
05:53Je connais Sartre, mais je ne savais pas.
05:56Justement, pour arriver à une impro comme ça, est-ce qu'on met un peu de soi, on pense aussi
06:00à ce qu'on traverse dans sa vie en parallèle, en dehors des plateaux ?
06:02Je ne pense pas parce que je suis trop jeune à ce moment-là pour avoir cette forme de lucidité
06:08et surtout d'introspection.
06:09Je pense que juste, je m'amuse. Moi aussi, je vivais une première fois, en tout cas, mais pas la
06:13révolution intime qu'elle traverse.
06:15Après, dans la manière de parler, il a gardé nos façons de parler.
06:19En fait, c'est là où il y a de nous. C'est parfois dans les idées, dans les réactions,
06:23mais pas dans les choix, dans les enjeux.
06:25Enfin, ce n'est pas ma vie, quoi.
06:27Justement, on a retrouvé ta première télé sur Canal, Le Grand Journal.
06:31Donc, c'était le jour de la projection à Cannes de la vie d'Adèle.
06:48Ce film, c'est la vie d'Adèle qui sera projeté ce soir à 22h. C'est un film qui
06:52est en compétition, un film d'Abelatif Kéchis.
06:54Votre rencontre de comédienne, vous vous êtes choisie pour vivre des scènes aussi intimes ?
06:59Ah non, pas du tout. Léa, elle était sur le projet bien avant moi.
07:02Et après, je suis arrivée. J'ai fait juste des essais caméra avec elle pour que Abdel...
07:06Parce que quand on voit le film, vous vous êtes tellement donnée.
07:09Pour moi, vous êtes plus que des actrices. C'est trop fort.
07:11J'avais même l'impression que vous avez dû vous aimer pour de vrai pour tourner ce film.
07:17Oui, oui, on s'aime pour de vrai.
07:19En belle sonore, faites en sorte que l'autre bout de la croisette vous entende.
07:26La danse à bannir dans des clubs pendant le festival.
07:31Montrez-nous à quoi ressemble un acteur un poil trop botoxé.
07:34Moi ? Refais ? Pas du tout.
07:36Montrez-nous à quel point deux actrices peuvent être odieuses entre elles.
07:38Je lui dirais à tout le monde que t'as pas mis de culotte.
07:40Qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à Abdel, à ce moment-là,
07:45qui s'apprête à découvrir tout ça, la promo ?
07:47Je change de tenue, déjà. Aucun. Je changerais rien.
07:51Parce que de toute façon, t'apprends des choses dans le bon comme dans le mauvais.
07:54Donc rien. Et puis surtout, ce que je retiens, c'est quand même la bienveillance
07:58et la sororité que j'ai partagée avec Léa, qui m'a, je trouve, maintenant je le réalise,
08:04ultra mise en lumière autant que protégée en même temps,
08:07sans jamais être dans un truc de morale ou de projection qui m'a laissé vivre mon truc,
08:12mais tout en étant très protectrice et bienveillante.
08:16Si je te posais cette question aussi, c'est parce que beaucoup de jeunes comédiens et comédiennes
08:20qu'on rencontre me parlent beaucoup de toi comme une grande sœur
08:23qui justement leur prodigue des conseils, les aide.
08:27Je pense à Heidi Razoubli, je pense à Malorie Vanek, à Saïd El Alami aussi.
08:30Ils tous te citent comme une grande sœur.
08:32Est-ce que ça, tu le conscientises ou c'est quelque chose qui se fait naturellement ?
08:35Non, je pense que ça se fait naturellement quand tu croises des gens, tu t'attaches à eux
08:38et surtout je pense que c'est des gens qui n'ont pas besoin de conseils et qui mènent leur
08:43route.
08:43Mais c'est vrai que c'est toujours terrifiant de passer un peu de l'ombre à la lumière,
08:46que d'un coup d'avoir le sentiment que ton avis compte ou que ça peut être très…
08:50d'essayer de faire les bons choix et je pense qu'il faut suivre toujours ses instincts.
08:57Et puis moi, j'ai beaucoup d'estime surtout pour cette nouvelle génération.
09:00Ces derniers temps, j'ai découvert plein d'acteurs dans des films complètement nouveaux
09:03où parfois il n'y avait d'ailleurs que des « inconnus ».
09:06Et je trouve que cette fraîcheur et cette génération qui est parfois même plus autodidacte,
09:11peut-être que la mienne, c'est ultra précieux.
09:16Adèle, je pense qu'elle se voit en moi et moi, je me vois en elle.
09:18C'est trop bizarre, je me vois en plus grande.
09:20Et je la qualifierais de grande sœur, d'épaule, de pilier
09:24parce que c'est une fille que j'admire par son parcours,
09:26par les choix qu'elle a fait dans sa carrière, par la femme qu'elle est maintenant.
09:31Admirative.
09:31Moi, j'ai toujours du mal quand on me dit « quels conseils tu donnerais à un tel ou un
09:34tel ».
09:34C'est vrai que ça se fait naturellement parce que c'est des gens avec qui je peux traîner,
09:38avec qui j'ai partagé des choses ou qu'on se croise.
09:40Et c'est vrai que le côté très moralisateur de « ne fais pas ci, n'oublie pas ça ».
09:44T'as toujours un peu bancalos et ça vient souvent des frustrations que tu peux avoir toi-même.
09:49Mais on parlait de ça avec Jeanne, je disais « on va nous demander là, quels conseils tu donnerais ».
09:53Et elle a dit un truc et je me suis dit « mais c'est tellement vrai ».
09:55Je pense aussi qu'il ne faut jamais oublier de laisser des bons souvenirs.
09:59Elle parlait sur un plateau, des bons souvenirs aux autres.
10:02Et que c'est ta responsabilité en fait que les gens passent des bons moments à tes côtés
10:06ou en tout cas des moments sains.
10:08Et c'est vrai que c'est important, je pense que c'est peut-être le seul conseil que je
10:11pourrais donner
10:11et de se dire « il faut laisser des bons souvenirs dans le cœur des gens de toi ».
10:15Parce qu'au final, c'est ça qui restera après des choix, des bons, des mauvais, des erreurs.
10:18On va tous s'en faire.
10:19Stop kissing, look at each other.
10:20Long gaze, and then you start kissing again.
10:22Even more passionate this time, please.
10:29What, what, what, what, what, what, what, what is it?
10:32I'm sorry.
10:33No, I don't think you're sorry.
10:38I'm, I'm not going to take this anymore!
10:41It's not a joke!
10:42We're not making a comedy!
10:43I don't know what's wrong with you!
10:45I'm sorry.
10:45I don't understand, we're going to have time!
10:50I'm off.
10:51I'm done.
10:52I'm done!
10:52I'm done, it's over!
10:55Please, what are you doing?
10:57Mika!
10:58Mika!
11:02Come on, we have no time for this!
11:04Finish the film without me.
11:05They can't stand me anymore.
11:07And the feelings are beautiful.
11:08It's funny because Justine, it's a little bit of her own film.
11:11I don't know how to explain it.
11:12But there's a chaos.
11:14And in the meantime, she looks a little bit
11:15to all these characters.
11:17And I remember that particularly,
11:18it's not a matter of fact,
11:19but particularly on this scene,
11:21seeing Sandra Huller play,
11:22I think it's one of the rare actresses
11:23where each prise is different.
11:24And in the meantime,
11:25everything looks different.
11:27And I thought,
11:28what an impressive character!
11:30And of course,
11:31she confirmed it 100 times.
11:32I was going to see Rose at the cinema,
11:34which I recommend,
11:34which is really extraordinary.
11:36But it was something extremely joyous.
11:38There's something very,
11:40very jouissive,
11:41in any case,
11:42on this film that I made with Justine.
11:43It's a scene of comedy.
11:45It allows us to jump
11:47from the years 2020
11:48where you have more and more roles
11:50in comedy comedy.
11:50There's a mandibule
11:51and there's a flame and the flame.
11:53I want to tell you something
11:54before we start the adventure.
11:56Of course.
11:57I have a heart of singe.
11:58And I have a heart of singe.
12:01I have a heart of singe.
12:03I have a heart of singe.
12:04I have a heart of singe.
12:05Where?
12:06In the middle of the house
12:07In the middle of the house
12:08I will not want to show you all
12:10but I just want to show you
12:11a little montage
12:12that our comedy manager
12:14on TikTok
12:14did and published
12:15in two years
12:16at the occasion of your birthday.
12:18And on going?
12:20In the salon.
12:24J'ai un cœur de singe.
12:28C'est charmé.
12:33Attends, elle est trop bien cette vidéo.
12:37Dans la ville, elle est à l'intérieur.
12:39Elle est géniale cette vidéo.
12:40On pourrait te l'envoyer si tu veux.
12:41Ah ouais, franchement je veux bien.
12:42Je n'ai jamais autant ri que sur la flamme et le flambeau.
12:45Je suis coupé dans la moitié des scènes, même si j'ai la chance d'être pas malin.
12:48Mais de toute façon, j'avais abandonné, j'ai abdiqué.
12:51Jonathan, il a quelque chose au sens propre du terme de génial, de génie.
12:56C'est un maître de l'improvisation.
12:58Il diffuse un plaisir du jeu qui est fou.
13:01Mais même comment ça s'est fait, je me rappelle.
13:02On a fait une séance de travail et d'essai où il m'a dit, voilà, j'étais en face
13:05de Géraldine qui joue Marina.
13:07Il m'a dit, voilà, là tu viens de te réveiller de ton opération.
13:10Et elle, elle essaye de te rappeler ta vie d'avant.
13:12Et surtout que tu as eu un cœur de singe qui a été greffé.
13:15Mais tout ça dans un grand premier degré.
13:16Et moi, c'est le genre de comédie que je consomme.
13:18Et du coup, on a fait une impro comme ça de 10 minutes.
13:20C'était, ouais, j'ai mes meilleurs souvenirs avec tous ces gens.
13:23On m'a transplanté un cœur de gorille à la place de mon cœur de singe.
13:26Calmez-vous, mais vous êtes à l'hôpital.
13:27Tout va bien, je t'envoie.
13:28C'est un autre délire, là.
13:30Do-do-mon-co.
13:32Aujourd'hui, j'ai décidé de participer au flambeau.
13:34Parce que j'aimerais vraiment réussir à pouvoir me payer un cœur d'humain.
13:37Oh, oh, oh, oh.
13:39Parce que là, ça me saoule.
13:40En tout cas, nous, on prend tous beaucoup de plaisir à regarder les bêtisiers.
13:43de docteur juif et de Jojo.
13:45Je le regarde souvent, premier levé.
13:47Est-ce qu'il y a eu d'autres victimes ?
13:49Non.
13:50Même Héloïse ?
13:51Non, je le promets.
13:56Pourquoi moi, alors ?
14:03Je sais pas.
14:08Tu sais pas, ça s'est fait comme ça.
14:17Benjamin ?
14:21Tu savais pas que je voulais pas ?
14:41Je te remercie d'avoir répondu à mes questions.
14:44Si on se croise ailleurs,
14:46dans la rue ou au supermarché,
14:47je pense pas que je te dirais bonjour.
14:49Et je préfère que tu me dises pas bonjour, non.
14:51Moi, ce qui m'impressionne dans cette scène,
14:53c'est Raphaël Quenard.
14:55Je trouve que d'arriver dans un film comme ça,
14:57où il y a énormément de dialogues,
15:00d'un coup, les monologues de tout le monde,
15:02ça m'a bouleversée.
15:03Et lui, il arrive justement au milieu de ses pavés de texte,
15:05etc., avec quelques lignes,
15:07pour jouer ce frère, cet agresseur.
15:11Et c'est comme s'il avait un monologue aussi,
15:12parce que c'est dur à jouer.
15:16Mais cette scène, on était tous un peu,
15:19pas stressés, mais, comment dire,
15:21soucieux de se dire,
15:22voilà, on va pas se mentir,
15:23c'est ce qu'on a attendu pendant tout le film.
15:25C'est le résultat, d'ailleurs, pas à chaque fois,
15:26c'est pas toujours la même issue,
15:28parce qu'il y en a qui finissent par se rencontrer,
15:29ou ça prend plus de temps, etc.
15:31Mais de tout ce processus de justice restaurative,
15:35donc forcément, il y avait une petite pression,
15:37mais c'est une scène aussi qui est extrêmement bien écrite.
15:40C'est la force des films de Jeanne,
15:42c'est que justement,
15:43elle enferme personne dans une position de victime,
15:47elle rend souvent hommage aux services publics dans ses films,
15:50aux bénévoles,
15:51et elle est toujours dans cette recherche,
15:53pas de pardon, mais de quête de réparation,
15:55c'est quelqu'un qui cherche une forme de lumière dans tout.
15:58Vous pensez vraiment que je suis venu louer une voiture ?
16:02Bah je sais pas, c'est vous qui allez me dire ?
16:04Bah je vais vous dire autre chose.
16:06Du genre ?
16:07Vous voyez vraiment pas ?
16:09Genre je suis viré ?
16:12Voilà.
16:14Ouais.
16:16Normal.
16:17Il m'arrive que des merdes depuis ce matin.
16:19Euh, Sophie, c'était un plaisir.
16:22Vous savez quoi ?
16:23C'est pas vous qui me direz ?
16:24Oui, c'est vous qui partez ?
16:26Ouais, exactement.
16:32Puis en vrai, j'aurais dû m'en douter.
16:34Qui se balade avec un parapluie ?
16:37Ceux qui n'ont pas envie de se mouiller ?
16:38Ouais, c'est ce que je dis.
16:42Bah c'est la première scène que j'ai tournée.
16:44J'ai un plaisir à jouer avec Vincent Lacoste.
16:46C'est une rockstar, quoi, du jeu.
16:48J'ai un plaisir fou à tourner avec lui déjà,
16:49parce qu'humainement c'est mon ami.
16:51Et en tant qu'acteur, il y a quelque chose de toujours
16:55original, audacieux et honnête en fait,
16:57dans sa manière de jouer.
16:58Je le trouve exceptionnel dans l'amour ouf,
17:00Vincent Lacoste, là dans cette scène
17:02avec son petit sourire pincé.
17:03Son petit récus ignoble, ouais.
17:05Ouais, puis c'est dur à...
17:07C'est dur à jouer, à défendre
17:10un personnage aussi misérable.
17:13Oui, oui, oui, oui, s'il te plaît.
17:15Oui, pardon.
17:17Pour résumer, jouer c'est génial.
17:20Mais être actrice, c'est dur.
17:23Et je sais pas s'il y a des enfants trop mignons
17:25comme vous,
17:26qui ont plein d'autres possibilités,
17:28bah, je conseillerais ce métier.
17:30Et ça me fait triste de vous dire ça.
17:32Mais si j'essaye d'avoir un discours un peu, bah, responsable,
17:37je vous dirais...
17:40Laisser tomber.
17:42Mais à tous les petits fragiles ici,
17:45les petits sensibles qui sont dans cette classe,
17:49essayez d'en faire quelque chose.
17:50parce que ça vaut de l'or,
17:52la fragilité et la sensibilité.
17:55Tu joues une comédienne dans ce film.
17:58Est-ce que toi, ça t'a amené aussi
17:59à te questionner sur ton propre rapport
18:02au jeu, à la comédie ?
18:03Bah, c'est ce que je partage avec elle,
18:06pour le coup,
18:06c'est le pur plaisir du jeu,
18:08que ce soit dans un spectacle pour enfants,
18:11dans ta chambre ou sur un plateau de cinéma.
18:13Elle le dit dans ce monologue,
18:14à un moment donné,
18:14elle dit jouer, c'est génial,
18:15mais être actrice, c'est dur.
18:17Et c'est vrai que je suis d'accord avec elle.
18:20Mais ce qui était bien aussi,
18:21c'est que dans toute la préparation,
18:22ça m'a fait voir des parties
18:23que j'avais pas forcément explorées,
18:25c'est-à-dire tout le doublage qu'elle fait
18:26pour faire ses heures,
18:28les spectacles pour enfants,
18:29la mise en scène.
18:30Et c'est...
18:31Enfin, chaque alcoolique est singulière,
18:34je pense, elle a sa trajectoire.
18:35Mais c'est vrai que c'est quelqu'un
18:36qui reste un bon petit soldat,
18:37qui essaye d'être fonctionnel,
18:39qui se fait du bien
18:40avec quelque chose qui fait du mal,
18:43qui fait du mal qu'à elle,
18:44c'est-à-dire qu'à côté de ça,
18:46elle continue à essayer
18:47de soutenir sa sœur,
18:48jouée par Mathilde Rorich,
18:50qui est malade,
18:51à s'occuper de sa nièce,
18:52à payer son loyer,
18:53à essayer de faire ses heures,
18:54à honorer ce qu'elle doit faire
18:56avec sa troupe de théâtre.
18:58Alors forcément, à un moment donné,
18:59il y a tout qui se délite
19:00parce que c'est un film
19:00qui se passe sur 8 ans
19:01et que c'est un portrait,
19:03mais j'aime qu'elle ne soit pas
19:05définie par que ça.
19:06Et c'est vrai qu'encore plus,
19:07les femmes alcooliques,
19:09il y a quelque chose
19:09où dans leur représentation,
19:11souvent au cinéma,
19:12il peut y avoir quelque chose
19:12d'assez pathétique,
19:13de jamais séduisant,
19:14alors que chez les hommes,
19:15c'est un peu différent
19:16et qu'elles sont aussi
19:19extrêmement invisibilisées.
19:21Mais c'est ce que j'aimais
19:22dans ce portrait-là,
19:22c'est qu'il y a une richesse
19:25beaucoup plus profonde
19:26que ce soit justement
19:26dans sa profession
19:27ou dans son lien aux autres.
19:28On sait qu'on ne peut pas t'aider
19:29à résoudre ton problème
19:30avec l'alcool.
19:33Désolée, énorme galère
19:33dans le RER
19:34avec la faible que je prends un taxi.
19:35Tu sais ce qui se passe
19:36si tu rates sous la représentation ?
19:37Il n'y a pas de cas
19:38où je rate sous la représentation.
19:41T'es Gouine ?
19:42Euh, pas beaucoup.
19:45Tu m'envoies un message
19:45pour me dire que t'es bien arrivée ?
19:47Elle dit quoi ?
19:49Gale de bois des enfers.
19:50Elle dit gale de bois des enfers.
19:52J'ai trouvé quelques similitudes
19:53avec un film que j'aime beaucoup
19:55qui est mon film préféré
19:56dans Tafimo,
19:57qu'on n'a pas pu aborder
19:58mais qui n'a rien à foutre.
20:00Le personnage constamment en mouvement
20:03et puis aussi le dispositif du film
20:05qui est un portrait de femme.
20:08C'est une de mes expériences préférées
20:10parce que c'est vraiment
20:10Emmanuel Mare et Julie Le Coustre.
20:13C'est vraiment...
20:14C'est des artisans.
20:16Il y a quelque chose
20:16un peu de pirate chez eux
20:18dans leur manière de faire,
20:20dans leur vision du monde.
20:21C'est deux êtres qui se complètent
20:23et qui sont extrêmement
20:24intelligents et sensibles.
20:25Et dans la manière
20:26dont on l'a fait,
20:27on est parti dans des avions.
20:30Parfois, ils vont filmer
20:31avec leur iPhone
20:32et sur la subtilité
20:33de ce que ça raconte
20:34parce que c'est une femme
20:34qui traverse un deuil
20:35et en même temps,
20:36tu vois le regard posé
20:37sur le monde,
20:38sur les rêves d'enfants
20:40qu'on doit garder ou pas,
20:41sur le capitalisme.
20:42Enfin, il y a ces deux pirates
20:45que j'aime beaucoup.
20:48C'est un autre délire.
20:52C'est toi, il est !
20:53Il se voit partout,
20:53on va faire quoi ?
20:54Pourquoi t'es con comme ça ?
20:56Pourquoi t'es con comme ça ?
20:57J'essaie de...
20:57Ça vaut de l'or,
20:59la fragilité et l'insensibilité.
21:01Est-ce que tu te souhaites
21:02dans peut-être tes futurs projets,
21:04continuer à faire confiance
21:05à ton instinct
21:06ou peut-être décider d'aller
21:08vers des choses
21:09que tu n'aurais pas explorées ?
21:10Franchement, c'est déjà
21:12tellement une chance
21:13de faire le métier que j'aime
21:14et de vivre de sa passion.
21:16Déjà que ça continue,
21:17ce serait immense.
21:17Merci beaucoup, Alain.
21:18Merci à vous.