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  • il y a 9 minutes
Les entreprises ont-elles intérêt à recruter des personnes en situation de neurodiversité, voire à promouvoir les plus talentueuses à des postes clés ? L’une des clés pour rendre possible cet idéal consiste à travailler en amont de la vie active, avec des établissements d’enseignement supérieur mieux adaptés aux besoins des étudiants neurodivergents.

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Transcription
00:03Générique
00:12Le Cercle RH, notre débat pour parler d'un sujet important,
00:16la neurodiversité ou les neurodivergents,
00:19alors avec des acronymes dont on va tout vous expliquer,
00:21les dyslexiques, les TDHA,
00:23toutes ces personnes ou personnalités d'ailleurs un peu différentes
00:26et qui parfois ont du mal à trouver leur place.
00:29Alors, dans le monde de l'entreprise,
00:30mais aussi dans leur parcours scolaire et universitaire.
00:34Et justement, on en parle avec deux acteurs
00:36qui ont décidé de prendre le sujet à bras-le-corps.
00:39Marion Ranvier, bonjour Marion.
00:40Bonjour.
00:41Vous êtes directrice de Content Square Foundation.
00:44Vous nous expliquerez évidemment ce que vous faites
00:46et la volonté que vous avez eue à travailler la main dans la main
00:49avec Antoine Osimour.
00:51Je ne sais pas d'ailleurs dans quel sens les choses se sont faites,
00:53cofondateur de Glaster.
00:55Vous êtes le représentant de l'IA sur ce plateau,
00:57celui qui a la technologie et qui va nous expliquer
00:59comment, en mariant les compétences de celles de Marion et des vôtres,
01:04vous améliorer le sujet.
01:05Un petit mot sur vous quand même,
01:07parce qu'on ne se penche pas sur ces sujets totalement par hasard.
01:11Et vous aussi, vous êtes considérée appartenir à la grande famille
01:15des neurodivergences, d'un mot un peu barbare.
01:17Vous êtes dyslexique.
01:18Dyslexique ?
01:18Oui.
01:19Vous étiez ?
01:19Je le suis toujours.
01:20Vous êtes toujours ?
01:21Tout à fait, je suis dyslexique.
01:22Donc, c'est une difficulté de lecture.
01:25Par exemple, du mal avec des lettres comme le B, le D, le P, le Q,
01:29qu'on appelle des lettres miroirs.
01:31Donc, c'est parfois un problème de compréhension et de vitesse de lecture.
01:36À la lecture ?
01:37À la lecture.
01:39Antoine, pareil ?
01:40Pareil, complètement.
01:41Moi, je l'ai été très fortement dans les années qui sont les plus difficiles,
01:43on va dire fin primaire, début collège.
01:45J'ai eu la chance d'être suivi, accompagné par des professionnels de santé.
01:48Je me suis spécialisé en ingénierie et plus spécialement en intelligence artificielle.
01:52Aujourd'hui, l'objectif de Glaster, c'est de remettre ces compétences
01:54au service justement de ces jeunes.
01:57Alors, j'ai lu, je ne sais pas si c'est vous qui le portez, cette phrase,
02:00mais on considère que c'est une maladie.
02:02Et vous, certains disent que c'est d'abord une personnalité.
02:05Ce n'est pas une maladie au sens propre du mot.
02:07Juste parce qu'il y a beaucoup de profs, il y a beaucoup de recruteurs
02:09qui disent, mais attendez, c'est des gens qui ont un problème de santé.
02:12Qu'est-ce que vous en pensez, Antoine ?
02:14Non, pour le coup, aujourd'hui, ça permet,
02:16on développe des méthodes de compensation, de contournement.
02:20Ce n'est pas pour autant qu'on a des difficultés sur certains sujets
02:23qu'on ne peut pas mieux s'en sortir sur d'autres.
02:25Par exemple, moi, j'avais beaucoup de difficultés sur le parker.
02:27Par contre, j'ai développé une forte logique.
02:30Et donc, il faut savoir s'appuyer sur ces compétences.
02:32On va y venir, parce que c'est tout l'intérêt de...
02:34Vous en pensez quoi de ce débat
02:36qui discrimine une partie de notre jeunesse ?
02:38Parce que les profs, les instits, ne savent pas
02:40comment accueillir ces enfants.
02:42Aujourd'hui, il y a un vrai problème de sensibilisation,
02:44d'évangélisation sur les troubles dys, neuroatypiques.
02:48Effectivement, c'est dans la famille.
02:50C'est un handicap.
02:51Mais par contre, moi, ce que je pense fortement,
02:53c'est que c'est un super pouvoir.
02:55Il faut juste pouvoir aiguiller, outiller
02:58pour finalement libérer aussi ses étudiants.
03:02Rassurer la personne, elle-même touchée.
03:03Tout à fait, oui, bien sûr.
03:04La phrase, c'est la neurodiversité est une identité,
03:07pas un trouble, peut-être pour rassurer
03:09tous ceux qui nous regardent.
03:12Pourquoi vous avez choisi d'associer vos compétences ?
03:14Expliquez-nous le procédé.
03:15Parce que ce dont on va parler,
03:16ce sont des outils qui s'adaptent
03:18à ceux qui vont étudier à la fac,
03:20ou dans les écoles de commerce,
03:21ou dans toutes les écoles.
03:22On parle bien à un public universitaire, là.
03:24Complètement.
03:25Surtout études supérieures.
03:26Donc, à un moment où on peut avoir besoin
03:29d'un document plus adapté.
03:31Vous le disiez tout à l'heure, aujourd'hui,
03:32ce n'est pas évident pour un enseignant
03:34de savoir de quoi a besoin la personne en face.
03:36C'est effectivement un superpouvoir
03:37qui est très individuel.
03:39Chacun a des troubles qui lui sont propres,
03:40et donc une adaptation qui lui est propre.
03:42Et aujourd'hui, nous, on s'associe avec Marion
03:44et plus largement la Content Square Foundation
03:46pour avoir un socle technique
03:48qui permet de transformer
03:49n'importe quel document au besoin individuel.
03:52J'ai un document, je vais le téléverser,
03:54je crois que c'est le mot que vous utilisez.
03:56Exactement.
03:57Et je le téléverse, et l'IA,
03:58parce que là, l'IA va venir nous rendre service,
04:01va adapter au profil.
04:02Ça veut dire que la personne a renseigné son profil avant ?
04:04Exactement.
04:05On est d'accord ?
04:05Donc, comment est-ce que ça fonctionne ?
04:06On vient prendre en photo,
04:08on vient déposer la version numérique du document,
04:10qui est la version de l'enseignant
04:11ou la version sur laquelle vous travaillez.
04:13Et l'objectif va être de transformer,
04:15ce que vous avez l'étude de voir,
04:16en Arial 11, plutôt petit,
04:18dans une version qui est plus adaptée.
04:20Nouvelle police, nouvel espacement entre les lignes,
04:22les mots, les lettres,
04:23couleurs sur les phonèmes ou les graphèmes,
04:24que disait Marion, les P, les B.
04:26Tout ça, c'est une technologie qui est dans Redapt,
04:28que nous, on utilise,
04:29et on est venu rajouter,
04:30en s'associant avec un centre de recherche,
04:32le CRNL,
04:33Centre de recherche en neurosciences de Lyon,
04:34une brique technologique IA,
04:36qui permet de détecter les besoins
04:37de la personne qui arrive.
04:38Donc, en arrivant,
04:39on remplit une première phase de profil,
04:41et on passe des tests.
04:42Ces tests qui sont normés,
04:43qui sont normalement passés en papier et crayon,
04:45qui ont été digitalisés
04:46pour venir détecter les besoins.
04:47Et après, il n'y a plus qu'à téléverser les documents,
04:50parce qu'évidemment,
04:50l'IA va adapter,
04:52par rapport au test qui est sorti,
04:53le document.
04:55Pourquoi cette volonté d'accélérer sur ce sujet ?
04:57Est-ce que vous avez le sentiment
04:58que c'est un petit peu l'enfant pauvre
05:00des sujets liés au handicap ?
05:01On ne sait pas comment les traiter,
05:03on ne sait pas comment les attraper.
05:04Oui, c'est une certitude,
05:05et aujourd'hui,
05:06il faut aussi rappeler que 80% du web
05:08n'est pas accessible aux personnes
05:09en situation de handicap,
05:10donc handicap visuel, auditif, cognitif ou moteur.
05:14Et un an après l'European Accessibility Act,
05:17qui est une directive
05:18qui a été passée en juin dernier,
05:21il reste encore un web qui est inaccessible.
05:24Et donc aujourd'hui,
05:26sensibiliser et donner des outils aux étudiants,
05:28c'est les professionnels de demain.
05:30Et donc si on a cette notion d'inclusion,
05:32c'est aussi comme ça
05:33qu'on pourra être inclusif dans nos recrutements.
05:36Et donc pour nous, au sein de la Fondation,
05:38c'est un sujet que l'on porte depuis des années,
05:41et on est très content
05:42de pouvoir s'associer avec Glaster,
05:45ce que notamment cette brique open source,
05:47on veut vraiment créer tout un écosystème d'acteurs
05:49qui utilisent notre technologie
05:52pour finalement le bien de tous
05:54et l'accessibilité pour tous.
05:55Open source, pour le dire en langage simple,
05:57c'est qu'il n'y a pas d'achat de logiciels
05:59et d'abonnements.
06:00C'est une technologie ouverte.
06:01Tout le monde peut l'utiliser.
06:03Vous, dans vos vies personnelles,
06:05vous êtes devenus chefs d'entreprise,
06:06tous les deux, vous avez créé des entreprises.
06:09La question qui est posée à ceux qui nous regardent,
06:11et d'ailleurs des adultes,
06:11je parle des gens qui sont en entreprise,
06:13c'est le savent-ils eux-mêmes
06:14qu'ils sont atypiques ou neurodivergents ?
06:17La question, c'est à quel moment on découvre que l'on est,
06:20à quel moment on va l'assumer
06:21pour aller voir son manager et lui dire
06:23écoute, tu vois, si je n'ai pas été capable
06:25de faire des slides dans les délais
06:26que tu m'as indiqués,
06:26parce que tous ces sujets-là sont pratiques.
06:28Comment on fait là, concrètement ?
06:30Alors, ça évolue.
06:31Ça évolue vite, je trouve.
06:33Mais il reste encore quand même beaucoup de gens,
06:35ça a été mon cas,
06:36qui se passent et qui se sont passés sous les radars,
06:38c'est-à-dire qui n'ont pas osé signaler.
06:40On est gêné, on n'ose pas ?
06:41Il y a un peu de crainte, je pense.
06:43Un peu de honte aussi, il faut le dire.
06:45Et pas envie de déranger.
06:46Je veux dire, ok, moi j'ai appris à compenser
06:48et j'ai l'impression qu'il y a peut-être
06:49un handicap plus fort qu'il y aurait besoin.
06:51Aujourd'hui encore, vous compensez ?
06:53Aujourd'hui encore.
06:54Donc, dans des réunions avec des clients,
06:56des réunions, vous trouvez à chaque fois le moyen ?
06:59C'est l'exemple que je donne.
07:00Je pense qu'entre vous et moi,
07:02je prends peut-être 25% de plus de temps
07:04à lire le même mail.
07:05Ce qui fait que sur quelques heures, ça ne se voit pas.
07:06À la fin de la journée, fatigué, exténué,
07:08ça commence à s'en tient.
07:10C'est ça l'enjeu, c'est le délai de lecture.
07:12Le délai de lecture et la compréhension.
07:13Et la compréhension.
07:14Tout à fait, tout à fait.
07:16Et je pense également qu'aujourd'hui,
07:17le handicap est encore très stigmatisé dans notre société.
07:20Et effectivement, dans un entretien,
07:22avec nos futurs boss,
07:24on n'a pas du tout envie de partager.
07:25Vos étudiants qui vont aller au travail,
07:28ils assument ou ils n'assument pas ?
07:29Mais aujourd'hui, non, ce n'est pas assumé.
07:30Mais parce qu'on n'est pas conditionné aussi
07:32à parler de son besoin.
07:34Parce qu'on se renferme sur nous-mêmes
07:35et ça crée finalement aussi beaucoup d'isolement
07:39pour ces jeunes.
07:40Et de perte de confiance.
07:40Et de perte de confiance.
07:42Tout à fait.
07:42Et d'autonomie.
07:43Là, aujourd'hui, vous parlez,
07:44alors, vous l'avez dit,
07:45la première brique, c'est l'enseignement supérieur.
07:47Parce qu'il faut toucher les étudiants,
07:49il faut commencer par finalement les plus jeunes.
07:50Mais j'imagine que votre ambition,
07:51c'est aussi de toucher des salariés.
07:53Parce qu'il y a beaucoup de salariés
07:53qui communiquent sur ce sujet.
07:55Ils se sont dit,
07:55s'ils n'osent pas en parler dans l'entreprise,
07:58c'est la deuxième étape,
07:59c'est la suite du projet ?
08:00Complètement.
08:01Aujourd'hui, pour pallier à cette difficulté
08:03de venir se signaler,
08:05côté Glaster,
08:05on a créé une licence inclusive.
08:07Qu'est-ce que c'est une licence inclusive ?
08:08On équipe l'entièreté d'un établissement
08:09ou d'une entreprise
08:11pour justement pouvoir le déployer
08:13de manière générale.
08:14On évite la stigmatisation.
08:15Ça permet à n'importe qui
08:16de pouvoir se lancer,
08:17seuls, en toute autonomie sur la plateforme.
08:19Et derrière,
08:20qu'à travers le discours
08:21de la mission handicap,
08:22on aille justement leur dire
08:23qu'il existe quelqu'un,
08:24vous pouvez passer le pas de la porte,
08:25on est là pour vous aider,
08:26pour aller plus loin.
08:27Et tous ces jeunes,
08:28aujourd'hui,
08:29qui justement sont en études,
08:30sont en train de rentrer
08:31dans le professionnel.
08:32Évidemment, l'objectif,
08:33c'est de les accompagner.
08:34Les accompagner pour ne pas
08:35qu'il y ait justement
08:36cette scission entre
08:37la partie formation
08:38et la partie entreprise.
08:40Aujourd'hui,
08:40on a déjà commencé
08:41avec des grands groupes
08:42à pouvoir intégrer
08:43cette solution aussi en entreprise.
08:45Donc, il faut toucher
08:45les directions d'école
08:46et les directions pédagogiques
08:48pour que ces outils
08:49soient mis à disposition
08:50et que les étudiants
08:50soient informés,
08:51si je peux me permettre,
08:52et déployés.
08:53Oui, bien sûr.
08:53Parce que je comprends
08:54qu'on peut le faire individuellement,
08:55qu'on n'est pas obligé
08:56de le faire en public
08:57et que tout ça peut se faire
08:58d'une manière un peu intime
09:00parce qu'on n'est pas obligé
09:00de dire à tous ses copains
09:01et copines qu'on est 10.
09:03Et même plus loin,
09:04aujourd'hui, l'intérêt,
09:04c'est que cet outil
09:05est accessible pour l'établissement.
09:07C'est un outil d'accessibilité.
09:08On n'a pas besoin d'aide 10
09:09pour avoir accès à l'outil.
09:16Aujourd'hui,
09:17à travers le recul qu'on a,
09:18on a plus de 100 000 élèves
09:20équipés aujourd'hui,
09:21ça nous permet de savoir
09:22qu'il n'y a pas que
09:23des personnes avec des troubles
09:25ou en tout cas des troubles signalés
09:26qui l'utilisent.
09:26Ça peut être des allophones,
09:28français, langue étrangère,
09:29qui du coup sont en échange,
09:30sont contents d'en avoir.
09:31Les lettres sont plus grosses
09:32et plus lents.
09:33Exactement.
09:33Et ça, ça n'aide pas
09:34que les dyslexiques.
09:36Votre objectif dans ce mariage
09:39d'intérêt, c'est quoi ?
09:41C'est d'aller toucher les écoles ?
09:42C'est d'apporter aussi
09:43votre réseau via les écoles ?
09:45Comment vous allez ?
09:46Oui, bien sûr,
09:47c'est ce partenariat
09:48avec les établissements
09:49d'enseignement supérieur,
09:50ce qu'au sein de la
09:51Content Square Foundation,
09:52on a aussi développé
09:53une sensibilisation e-learning
09:56gratuite pour les étudiants
09:58et les établissements
09:58d'enseignement supérieur,
09:59leur faire connaître
10:00qu'est-ce que c'est
10:01l'accessibilité numérique,
10:02qu'est-ce que c'est le handicap.
10:03C'est comme ça qu'on commence
10:04aussi sur de l'inclusion
10:05et parfois, ça permet
10:07d'avoir des discussions
10:08avec des étudiants
10:08qui nous disent
10:09mais nous, on a des besoins
10:10spécifiques,
10:11qu'est-ce qu'on fait ?
10:12Et donc, c'est là
10:12où on ouvre aussi le débat
10:13et bien sûr, nous,
10:15l'idée, c'est de pouvoir
10:16accompagner des belles
10:17start-up comme Glasker
10:18à utiliser notre technologie
10:20et à utiliser aussi
10:21notre écosystème.
10:22Les trois piliers,
10:23c'est former tous
10:24les futurs leaders de demain,
10:26ça, c'est votre ambition.
10:27Ça, c'est notre ambition.
10:28L'open source
10:28comme accélérateur d'impact,
10:29on vient de le traiter
10:30et puis à passer de l'intention
10:31à l'action concrète,
10:32ça veut dire que vous venez
10:33aussi à la télévision
10:34pour dire qu'on est tous
10:35d'accord, c'est un vrai sujet
10:36mais maintenant,
10:36devenons concrets.
10:37Et surtout, on a de quoi
10:38avoir des choses concrètes
10:39à vous proposer
10:40et c'est vraiment le message
10:42qu'on a envie de passer aujourd'hui.
10:43Il y a des réticences
10:44encore sur ce sujet
10:45où les interlocuteurs
10:46que vous rencontrez
10:47du côté Content Square
10:48au côté Glaster
10:49vous disent, nous, on est ouvert,
10:50il faut avancer sur ce sujet
10:51parce que, dans l'esprit
10:53des RH et des autres,
10:54on perd des talents.
10:55Complètement.
10:56Et même aujourd'hui,
10:57l'objectif, c'est aussi
10:58que ce soit le plus indolore
10:59possible à mettre en place.
11:00C'est pour ça qu'on traite
11:01les documents tels qu'ils sont.
11:02On ne demande pas
11:03un format particulier,
11:04c'est la chance
11:05de pouvoir s'appliquer
11:05sur cette brique Redapt
11:07qui est là pour traiter
11:08les documents en entrée.
11:10Et donc, on ne demande pas
11:10un format particulier,
11:11on ne demande pas du temps
11:11supplémentaire au manager
11:13ou à l'enseignant.
11:14C'est nous qui allons
11:15nous adapter
11:16aux méthodes de travail.
11:17Donc, je le redis,
11:18là, pour l'instant,
11:19il y a combien d'établissements
11:20qui ont plugé
11:21l'open source,
11:22qui sont déjà embarqués
11:24et les objectifs ?
11:25Parce que là, vous démarrez,
11:27vous êtes en train
11:27de promouvoir aussi cet outil.
11:29On en est où, là ?
11:30Alors, nous, on a une quinzaine
11:31d'établissements
11:32d'enseignements supérieurs
11:34partenaires
11:35avec la Fondation
11:36et donc, notre but,
11:37c'est d'embarquer Glaster
11:39avec nous aussi
11:39dans ces partenariats.
11:40Donc, ça veut dire
11:41que là, on est dans
11:41la deuxième étape,
11:42il faut amener la tech.
11:44Non, mais je vais être concrète.
11:45Dans l'enseignement supérieur.
11:46Antoine Soury,
11:48mais ça veut dire
11:48que pour vous,
11:49il y a un petit enjeu
11:50aussi d'explication
11:51de, rassurez-vous,
11:52on ne va pas rentrer
11:53dans le disque dur
11:54de l'école.
11:55Non, mais c'est important.
11:56Il y a une vraie question
11:57de sécurité.
11:57De DSI, vous avez ce sujet-là.
11:59Tout le monde doit être d'accord.
12:00Ensuite, il faut rentrer
12:01dans le concret.
12:01Complètement.
12:02On a la chance aujourd'hui
12:03d'être des plugins officiels
12:04de Moodle,
12:05qui est la plateforme
12:06sur laquelle sont déposés
12:07les cours,
12:07qui sont gérés toujours
12:08par l'établissement.
12:09On a énormément
12:10de douter de travailler
12:11sur des sujets de sécurité
12:12pour qu'on puisse être
12:14en France,
12:15trop cash français.
12:16On a parlé de dyslexie
12:17parce que vous êtes concerné
12:18directement et ça concerne
12:19beaucoup, beaucoup de monde.
12:20C'est quoi les autres
12:21possibilités de documents
12:22qu'on met ?
12:23C'est quoi les autres ?
12:24Vous répondez à quel type
12:25de neurodivergence ?
12:26À tous les types
12:27de neurodivergence ?
12:28Oui, et en fait,
12:29on ne pense pas parfois,
12:30mais on peut avoir
12:30une fatigue passagère.
12:31On a besoin d'adaptabilité,
12:32on a besoin d'accessibilité.
12:34Moi, je travaille aussi
12:35beaucoup avec des personnes
12:37âgées qui me disent
12:37mais en fait,
12:38c'est génial de pouvoir
12:39juste modifier la police,
12:41avoir du découpage
12:42diabrique ou une synthèse vocale.
12:44Et donc finalement,
12:45quand on parle vraiment
12:45de ces sujets,
12:46nous, notre but,
12:47c'est l'inclusion
12:49et l'accessibilité universelle.
12:51Au plus large public possible.
12:52Et dès le début.
12:54Vous êtes d'accord
12:54avec cette...
12:54Nous, on a élargi,
12:56on a commencé à parler
12:56beaucoup de la dyslexie
12:57qui est le plus médiatisé,
12:58le plus connu,
12:598% de la population française
13:00en est atteint.
13:01Mais évidemment,
13:02les troubles aujourd'hui,
13:02ils sont plus larges.
13:04TDA, TDA,
13:05je vous le disais au début justement.
13:06Et même de manière plus générale,
13:08c'est pour ça qu'on ne fait pas
13:08uniquement de l'adaptation graphique.
13:10On a rajouté aussi des briques,
13:11lecture vocale,
13:12outil d'assistant de reformulation
13:14en fonction du type de trouble
13:15et une pédagogie augmentée.
13:17Donc au lieu de lire le mail,
13:18qu'on se le dise simplement,
13:19on peut avoir une version vocale
13:20et on écoute plutôt que de lire
13:22qui est plus rassurant probablement
13:24pour les personnes neurodivergentes.
13:27Bon vent à ce projet essentiel
13:29en open source,
13:30c'est important de le préciser,
13:31avec déjà des établissements
13:33qui commencent véritablement
13:34à s'y pencher concrètement.
13:35Tout à fait.
13:36Parce que c'est le concret
13:36qui nous intéresse.
13:37C'est le concret qui nous intéresse.
13:38Merci Antoine,
13:39merci Marion de m'avoir rendu visite.
13:40Antoine Azimour,
13:42cofondateur de Glaster
13:42et Marion Ranvier,
13:43directrice Content Square Foundation.
13:46Merci.
13:47On peut aller voir vos informations.
13:48Si je veux moi-même remplir l'affiche,
13:50je vais où ?
13:51Je vais sur quel site ?
13:51Glaster.com.
13:52C'est Glaster.com.
13:53Mais c'est rien de plus simple.
13:54Rien de plus simple.
13:55Glaster.com.
13:56Merci de m'avoir rendu visite.
13:57C'est un vrai plaisir.
13:58On tourne une page,
13:59on s'intéresse à un autre sujet
14:00qui d'ailleurs peut intéresser.
14:02La transmission des entreprises familiales.
14:04Ça c'est un sujet essentiel
14:05et on va en parler
14:07avec un expert de chez EY.
14:08Il est notre invité.
14:09C'est Fenêtres sur l'emploi.
14:10C'est un peu plus simple.

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