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  • il y a 16 minutes
Quels films et séries ont marqué Alban Ivanov ? De Ted Lasso à Snatch, en passant par Le Dîner de cons, Dix pour cent et Le Sens de la fête, il partage ses souvenirs et son regard sur ces références incontournables.

Il est à l'affiche de Justin le juste, actuellement en salles.

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🎈
Amusant
Transcription
00:00Salut c'est Alban Ivanov et aujourd'hui on va regarder des scènes de séries de
00:04films qui m'ont marqué. On va regarder ça ensemble.
00:10Voilà ce que je vous conseille pour ce voici. C'est un vendeur de la fenêtre.
00:16Tu me dis pendant une heure et demie Jacques Villari va rester en grenouille. Je regarde le film.
00:20A partir de ce film là, ça devient un putain d'acteur. On va venir avec Caravan,
00:24t'inquiète pas, on va venir avec Mickaël, ma mère. J'ai le droit de te mettre le stop.
00:30Étant donné qu'on ne peut subroger aux dépositeurs circons.
00:32J'ai dit clairement.
00:33Je comprends pas.
00:34Clairement, c'est fini, rétage, il n'y a plus.
00:37Oh non, parce que les 13 000, on a le droit.
00:4013 000.
00:43J'ai rien dit là.
00:44T'as rien dit ? Tiens, voilà pour que t'arrives.
00:46Elle comprend pas quand même.
00:48Où les 13 000 ?
00:49Tu vas les appeler les États-Unis.
00:51Tu vas leur dire tranquillement que tu étais trompé.
00:55Et pourquoi c'est trop tard ?
00:56Parce que Allstead, c'est pas ?
00:57Allstead, je suis.
00:58Les trois frères, pour moi, je pense que c'est ma comédie française préférée.
01:06On est touchés par le film, on rigole parce qu'il y a un côté universel, intemporel dans l'humour.
01:11Et l'équilibre, pour moi, parfait entre la tragédie et la comédie.
01:16Je trouve qu'aujourd'hui, dans les comédies, on manque des fois de fond parce qu'on va chercher le
01:20rire à tout prix sans fond.
01:22Et pour moi, c'est une erreur parce que ce film-là, si on enlève le côté comédie, il y
01:27a quand même de la dramaturgie.
01:29Le fait qu'il découvre qu'il est un enfant de 8 ans, qui n'a pas grandi avec son
01:34père, tout ça.
01:35Je me reconnais dans la situation parce que je pense que je suis aussi un enfant du divorce, rapport conflictuel
01:43entre la mère et le père.
01:44Je pense que mon accroche aussi à ce film-là, c'est de me sentir dans cette ambiance-là.
01:51Il y avait un autre film aussi, que je regardais beaucoup quand j'étais petit, qui était Génial, mes parents
01:55divorcent.
01:58C'était une autre manière de voir le divorce, mais j'ai l'impression d'être la première génération où
02:03ça a été un peu plus exposé.
02:06Je suis le début des familles recomposées, les beaux-pères, les belles-mères.
02:11J'ai cet affect-là dans ce film-là.
02:14Qu'est-ce qu'il dit ? Je ne comprends rien.
02:15Je crois que je commence à comprendre. Vous avez bu, Didier.
02:19Mais à bout d'une voix, t'es moins con que t'en as l'air.
02:20Je crois qu'il faudra remettre à plus tard cette conversation.
02:23Oui, à plus tard, oui.
02:23Mais s'ils trouvent que la robe est trop longue, on peut parfaitement faire un ouvrier.
02:26Oui, mais c'est pas la question.
02:27Elle est très con, elle aussi.
02:28Et puis d'abord, tais-toi.
02:30Et toi, arrête de chialer et fous-moi le camp.
02:33En vrai, je crois qu'il n'y a pas beaucoup de séquences que je n'aime pas.
02:39Évidemment, Choupette, il est où le cucu, elle est où la tétette ?
02:41Les sans-patates, quand ils prennent les extas dans la boîte de nuit.
02:49Quand ils sont en haut de la falaise et Bourdon, il veut se suicider.
02:53Et l'autre, il lui dit non, c'est moi le premier.
02:55Quand ils disent le petit prince au petit, ils se mettent à chialer.
02:59C'est des conneries, ce qu'il dit.
03:02J'en ai trop.
03:04Tu vois, ça fait aussi partie de ça que j'aime dans l'époque.
03:07Tu connais du monde, toi.
03:14Tu peux pas la fermer, là ?
03:16T'arrête, là.
03:27Ça va, Momo ?
03:30J'adore ce que je vois, j'adore les trois que je vois.
03:33Lanvin, Balasco et Jacques Villerey.
03:37Ce que j'adore, c'est que c'est absurde, mais il y a de la justesse de ouf.
03:41Tu me dis pendant une heure et demie, Jacques Villerey va rester en grenouille.
03:44Je regarde le film.
03:46Et je sais qu'il va me faire rire et qu'il va réussir à me toucher.
03:48Quand il va retrouver sa femme grenouille et ça fait longtemps qu'ils sont pas vus,
03:52même en...
03:54Il va m'avoir.
03:56Justement, tu vois, ce que cherche de passer de la comédie au drame,
04:00Jacques Villerey, c'est aussi un exemple de ça.
04:04Il est mort.
04:05Il est mort.
04:06Mais non, il est pas mort. Il se repose, hein, Moby Dick ? Tiens, il a bougé.
04:10Il est mort.
04:12Mais non, je dis qu'il fait son intérêt sans Moby Dick.
04:15Moby Dick.
04:17Il est mort. Vous l'avez tué ?
04:19C'est un poisson exotique. C'est l'ochon des salés, il fallait.
04:23Enfin, je le savais, toi.
04:25Je me suis pas mal identifié à Jacques Villerey.
04:28Et souvent, dans ce que je faisais, il ressortait.
04:32Souvent, les gens me disaient que je leur faisais penser à Coluche et Jacques Villerey.
04:37Je te cache pas que c'est pas dégueu.
04:39On a fait un épisode avec Paul de Saint-Cernin.
04:41Ouais.
04:42Et voici ce qu'il a dit de toi.
04:46J'ai plus travaillé dans des restaurants qu'à domicile.
04:49À domicile ?
04:50Oui.
04:51Vous savez découper une seule, un loup ?
04:56Un loup ?
04:57C'est marrant, je me rends compte qu'il y a des similitudes dans les persos que j'ai choisis.
05:01C'est un peu Villerey moderne.
05:04Tu sais, on retrouve son regard vide là.
05:05Ça repose sur le feu et la glace.
05:07C'est un duo.
05:08C'est Bakri qui joue d'une justesse, mais monumentale.
05:12Et en face, t'as l'autre con avec son regard là.
05:15C'est fantastique.
05:16C'est fantastique.
05:18Ouais, je prends, je prends.
05:20À ce moment-là, moi, je suis en train de jouer face à Jean-Pierre Bakri, qui est mon néné,
05:25qui a une expérience de fou.
05:26Je suis un jeune comédien.
05:27Il faut que je lui montre ce que j'ai sous le chapeau.
05:31Donc, je pense que cette scène-là, elle est réussie aussi pour ça.
05:35Parce qu'à ce moment-là, moi, au-delà de la scène que je joue, c'est important que quand
05:39ça dit coupé que Jean-Pierre me trouve fort.
05:43C'est important que, pour moi, que ces gens-là que j'admire beaucoup aiment mon travail.
05:49Tu vois, Jean-Rénaud, ça m'a touché parce qu'il a regardé la petite histoire de France.
05:53Donc, quand t'as Jean-Rénaud qui dit qu'il adore ton personnage de François d'Arc, ça donne de
06:00la force.
06:00Il y a une forme de validation et de te sentir sur la bonne voie.
06:04Il y a aussi un truc que Jean-Rénaud, ça m'a tué de rire et je me suis dit,
06:07c'est génial.
06:08Quel âge il a là ? Il doit être à 70 pieds, je m'en mets un peu plus.
06:13Ouais, plus, je crois.
06:15Et je lui ai demandé s'il se posait encore des questions sur son jeu et tout.
06:19Et il m'a dit, je ne sais toujours pas s'il joue bien.
06:21Il a dit, waouh.
06:23Donc, ok, j'accepte que...
06:26On va douter jusqu'au bout, mais tant mieux en vrai.
06:29J'aime tes yeux.
06:31Merci.
06:33Trents Crimm, The Independent.
06:34Je veux juste faire ce que j'ai le droit.
06:36Vous êtes un Américain qui n'a jamais été fait dans l'Angleterre,
06:39qui a eu l'athlétique de l'athlétique,
06:42un deuxième tier,
06:43et a maintenant été chargeé par le leadership d'un club Premier League de football,
06:47même si elle possède clairement peu de connaissance du jeu.
06:51Tu as une question là, Trent ?
06:53Oui.
06:55C'est une blague ?
06:58Bon délire, Ted Lasso.
07:01Merde, ça marche pas !
07:02Ah, voilà.
07:06Très bonne série, je ne l'ai pas vu en entier.
07:08Sur Ted Lasso, qu'est-ce que je peux te dire sur Ted Lasso ?
07:12Ted Lasso, pour moi, c'est dans la même lignée que les Full Monty et que Le Grand Bain.
07:17J'adore cette idée de gens normaux, entre guillemets,
07:22qui décident de s'unir pour faire des grandes choses.
07:25Comment, à une petite équipe, on décide de renverser les choses.
07:31Ce qui me plaît dans son personnage, c'est l'enthousiasme.
07:34Il aura toujours le sourire, il répond avec de la rigolade.
07:40Et ce que j'aime beaucoup, tu vois après, c'est les backstage.
07:43C'est qu'il y a beaucoup de doutes.
07:45Même son meilleur ami, il le suit, mais il a aussi des doutes.
07:51Donc il y a un truc aussi de...
07:53Au début, on ne croit pas en soi.
07:55Mais à un moment donné, on commence à y croire.
07:57Et c'est là que les choses peuvent marcher.
08:18Dans la vie, t'es plutôt Ted Lasso ou t'es plutôt Roy Kent ?
08:20Je suis pas un peu des deux.
08:23Des fois, je suis un peu tête de con aussi.
08:26Mais c'est ça qui est intéressant.
08:27Sur le foot, j'ai toujours aimé les personnages atypiques,
08:34comme Eric Cantona.
08:35T'avais un Anglais aussi qui s'appelait Paul Gascogne, que j'adorais.
08:39Je pense que ce personnage-là, il est inspiré de Keane, de Roy Keane,
08:44de Manchester United, où il y avait ce truc-là,
08:48un mec qui veut gagner et qui n'est pas très fair-play sur le terrain.
08:51Donc je me reconnais dans les deux.
08:53Mais ce qui est intéressant, tu vois, c'est là où on a besoin des uns et des autres.
08:57C'est que Ted Lasso, s'il a pas un mec comme ça sur le terrain et ils arrivent pas
09:01à se comprendre,
09:03ça peut pas marcher.
09:04Donc c'est ça qui est intéressant aussi.
09:06Dans les rencontres, c'est comment on arrive à accorder nos violons pour réussir.
09:12Pourquoi t'arrives pas à terminer les séries que tu commences ?
09:14Parce que j'ai l'impression que j'ai d'autres choses plus importantes à faire.
09:18Après, t'es peut-être du coup plus un mec de cinéma ?
09:20Non, non, non.
09:21Non, non, mais je crois que j'ai un mauvais rapport au divertissement.
09:25Les films, par exemple, si, où je vais être plus là, c'est quand je vais vraiment au cinéma physiquement.
09:32Il faut qu'il y ait un déplacement qui va avec.
09:35À la baraque, j'arrive pas.
09:36J'ai l'impression qu'avec là, j'ai de plus en plus de mal à me divertir.
09:39Pour vraiment se divertir, il faut faire des trucs où ça n'a rien à voir avec notre travail.
09:43Tu vois, par exemple, ce qui me divertit bien, là, ces derniers temps, c'est la pêche.
09:47Là, ça n'a rien à voir.
09:49C'est quoi ?
09:50C'est quoi ?
09:51C'est quoi ?
09:51Tu vas payer ?
09:52Oh, fuck off, je vais finir messeux.
09:54250.
09:56Tu peux avoir un quid.
09:57Oh, tu es un tais, tu ne ?
09:58Tu es un problème avec piqués ou gypsies.
10:01Qu'est-ce que tu fais ?
10:02Tu as tu as l'air de retourner ?
10:02Tu as tu as l'air de retourner.
10:05Tu as tu as l'air de retourner.
10:06Tu as tu as l'air de retourner ?
10:07Mr. O'Neill.
10:08C'est pas l'air de retourner.
10:09C'est pas l'air de retourner.
10:10C'est pas l'anglais.
10:12C'est pas l'anglais.
10:13C'est juste...
10:14C'est juste pas l'air de retourner.
10:16Fuck me !
10:17C'est comme ça.
10:18Qu'est-ce que tu as ?
10:20Snatch !
10:21Je découvre Giritchi avec ce film-là.
10:23Déjà, je découvre une autre Angleterre.
10:26Je suis dans le cliché, moi, du british, le thé et tout.
10:29Et là, je découvre cette Angleterre-là.
10:32J'ai l'impression qu'elle est plus proche de ce que c'est que ce que moi j'imaginais.
10:36Je vois aussi la France là-dedans.
10:38C'est un film où je me dis, les anglais et les français, on se ressemble quand même pas mal.
10:44dans tout ce mélange d'univers.
10:46Ouais, je pense que c'est l'un des premiers films où je me dis, c'est bien fait de
10:52fou.
10:52Tous les gens qu'on voit dans ces films, on peut les rencontrer.
10:55Donc, en fait, il est facile à imaginer que ça peut être des histoires vraies.
10:59Il y a vraiment ce côté-là où chaque vie peut devenir extraordinaire.
11:03C'est ça que j'aime.
11:04Là, on va se balader dehors, on trouve un trésor dans une mallette.
11:08Et c'est le début, ça peut être le début d'un film de Giricci, tu vois.
11:14C'est bon.
11:15Tu veux faire ça ?
11:15Ça dépend.
11:17On quoi ?
11:18On vous, vous voyez, dans ce caravan.
11:21Ah, pas de rouser, mais de rose.
11:23C'est pas le même caravan ?
11:25C'est pas le même five.
11:26C'est quoi le size de la dernière fois ?
11:28Le turkis, c'est le five twice le size.
11:30Et ma mère a besoin de la caravan.
11:31Ils veulent me voir.
11:33C'est pas vrai de vous.
11:34T'en.
11:35Mickey, vous êtes heureux que nous n'avons pas de Worm Food après votre dernière performance.
11:39Vous comprenez un palace mobile mobile, c'est un petit peu riche.
11:44Alors, je sais pas, quand je découvre Brad Pitt dans ce personnage,
11:49je sais pas si c'est la légende autour.
11:51C'est que presque, ce film-là, il l'a fait gratuitement.
11:53Pour casser l'image qu'il avait, qu'il commençait à avoir aux Etats-Unis,
11:56qui était d'un jeune blond très beau, mais il allait s'enfermer dans quelque chose de lisse.
12:02À partir de ce film-là, Brad Pitt n'est plus juste un sex symbole et un beau garçon.
12:07Ça devient un putain d'acteur.
12:09C'est un des seuls films aussi où je trouve presque que la VF est mieux faite que la VO.
12:14En tout cas, je trouve, pour nous, culturellement,
12:17le mec qui a fait la VF, c'est une justesse de fou.
12:22Gentil, les chiens. T'aimes les chiens ?
12:24Les chiens ?
12:25Quoi ?
12:26Oui, les chiens.
12:27Les chiens. T'aimes les chiens ?
12:28Ah, les chiens.
12:30Bien sûr, j'aime les chiens.
12:32J'aime encore plus les caravanes.
12:34Allez-y, entrez.
12:35Tu vois ça ?
12:36Tu vois ça ?
12:37C'est gentil ça ?
12:38Hein ?
12:39On va venir avec Caravane, t'inquiète pas, on va venir avec Mickey Mmeh.
12:42Hein ?
12:42Non ? Tu veux pas ?
12:43Qui joue ?
12:51Madame. Madame.
13:06Non ! C'est pas possible !
13:08Qu'est-ce qu'il y a encore ?
13:10Coupé !
13:10Bon, qu'est-ce qu'il se passe ?
13:12Qu'est-ce qu'il se passe ?
13:12Qu'est-ce qu'il se passe ?
13:12Que dans le scénario, il y a écrit, il l'enlace passionnément, pas il la jette violemment dans les buissons.
13:16T'es en cristal ou quoi ?
13:19Magnifique, 10%.
13:21Si vous voulez voir ce qui ressemble le plus à un tournage en France, regardez 10%.
13:27Et si vous voulez avoir la version américaine, regardez The Offer.
13:31Je trouve que 10%, c'est ce qui ressemble le plus à la réalité d'un tournage et de tous
13:41les backstages de ce métier-là.
13:45L'ingestion qui sort du buisson, j'adore, c'est tellement ça.
13:48Il y a de fois ce que tu vois à l'image.
13:49Et nous, pendant qu'on tourne, il y a forcément...
13:52C'est possible qu'il y ait un ingestion dans le buisson.
13:55On peut mettre partout les ingestons.
13:58Et le rapport d'acteur, actrice...
14:02Voilà, tu peux typiquement faire ça.
14:04Faire une scène d'amour où on va s'embrasser, couper et t'es en train de t'engueuler
14:07parce que t'es pas d'accord sur la manière de jouer de nos personnages.
14:13Voilà, c'est toutes ces subtilités-là.
14:15Je trouve qu'en une scène, il y a plein de choses.
14:18J'ai passé six mois dans la forêt.
14:20Je me suis dépouillé de tout.
14:22Ça m'a fait un bien, mais...
14:25Je vais aller à l'os...
14:27À l'os de l'humain, tu comprends ?
14:31Alors, l'idée de me retrouver, là, dans une tour,
14:34en la défense, avec le bruit, les gens, la lumière...
14:41On peut pas temporiser.
14:42Ben, Jean, non, on peut pas, là.
14:44Enfin, tu vois, on les a déjà beaucoup fait attendre.
14:46Non, mais t'as même pas signé ton contrat, en plus.
14:48Eux, si, je l'ai signé, hein.
14:49T'as signé Emile Berthier.
14:50Tu vois, par exemple, sur Justin Le Juste,
14:53nos journées, elles commencent à 4h30 du matin.
14:55Faut passer deux heures à se faire maquiller,
14:58à faire des fausses cicatrices.
15:02Le film, on tourne dans des conditions les plus réelles.
15:05Donc, on est vraiment dans la boue, les tranchées.
15:09Bon, voilà, c'est pas...
15:11Oui, évidemment, quand on voit le résultat sur 1h50, un film,
15:16c'est génial et ça donne envie.
15:17Et tant mieux, tu vois.
15:19Notre travail, c'est de continuer à faire rêver.
15:22Un enfant qui veut faire du cinéma,
15:25je peux pas le démoraliser en lui disant
15:27mais tu sais, c'est plus dur que ce que tu penses.
15:29J'ai envie de te dire que tu le découvriras.
15:31Quand les hommes se battent, tu sains, c'est la guerre.
15:33Faut me parler avec des mots que je comprends.
15:35Mais qu'est-ce que t'as pas compris ?
15:36La guerre, je sais pas ce que c'est.
15:39Dix jours après, ils nous ont envoyés sur le front.
15:42Qu'est-ce que je foutais dans ce merdier ?
15:44La guerre avait commencé depuis un an
15:46et je ne savais rien de ce qui se passait entre les Allemands et les Français.
15:49J'ai été complètement perdu.
15:50Tout le monde me traitait comme un imbécile.
15:53Épergule !
15:54Elle est là-bas ?
15:55Oui.
15:57L'histoire du film de Justin Le Juste,
15:59c'est un paysan inculte
16:01qui est jamais sorti de sa ferme.
16:03Et du jour au lendemain,
16:05on va venir le chercher dans sa ferme.
16:08On va lui expliquer que c'est la guerre.
16:09Il sait pas ce que c'est.
16:10Et il va se retrouver propulsé
16:14en plein dans la guerre de 14-18.
16:16Alors, ce qui m'a plu, il y a plusieurs choses.
16:18Principalement l'histoire qu'on racontait,
16:20le scénario,
16:21avec qui j'allais le faire.
16:23Il m'a plu aussi.
16:24Éric Barbier,
16:26Biranba,
16:26Alexandra Lamy.
16:28Porter le film.
16:29Je sentais que j'avais les épaules pour le faire
16:32et c'était la bonne occasion de prendre un risque
16:36de m'essayer dans autre chose.
16:39Ce qui a été le plus dur pour moi là-dessus,
16:40c'est l'adaptation du langage.
16:42En vrai.
16:43Parce que forcément qu'en 1915,
16:44on parle pas comme en 2026.
16:46Mais si on faisait le film en parlant trop à toi,
16:49ben,
16:50vous nous auriez pas compris non plus.
16:52Donc,
16:52t'as un vrai choix des mots
16:54où il en faut un peu,
16:55mais il en faut pas trop non plus.
16:57Donc voilà,
16:58je dirais pour moi le plus dur,
16:59c'était ça.
16:59C'était l'addiction,
17:01le choix des mots
17:02et après,
17:03le fait de jouer un inculte qui découvre le monde,
17:05tout peut devenir très gaguesque,
17:07très rapidement.
17:08C'est le vendu.
17:10Il parle !
17:11Il parle comme nous !
17:13Et vous êtes noir de partout ?
17:15Tu sais rien de rien toi.
17:16Toi et moi on se bat pour la même armée.
17:18En fait,
17:19moi j'ai commencé le tas d'improvisation très tôt,
17:21à 13 ans.
17:22Et après,
17:23quand j'ai eu envie de faire ce métier-là,
17:26j'ai mis des œillères et j'étais constamment que dans ce métier-là.
17:32Je regardais que des choses que j'avais envie de faire.
17:35Donc moi, sur le plan personnel,
17:37j'ai l'impression que j'ai réussi ce que je m'étais dit.
17:42Je suis une énième pierre qui dit,
17:45encore une fois,
17:45c'est possible.
17:47De cette sélection-là,
17:48qu'est-ce que ça dit de moi ?
17:49C'est ça ?
17:49J'ai bien reformulé.
17:51J'aime les choses très différentes.
17:53J'aime pas la sensation quand on essaye de me mettre dans une case.
17:57J'ai l'impression qu'on me voit trop dans la comédie,
18:01ça me donne envie de faire l'opposé pour dire non,
18:03c'est moi qui décide de là où je vais.
18:05Si tu veux en garder trois de cette sélection,
18:07tu garderais lesquelles ?
18:11Je garderais les trois frères, évidemment.
18:15Je garderais…
18:19Snatch et Ted Lasso.
18:24Trois joueurs différents,
18:26trois salles, trois ambiances.
18:27On pouvait passer un bon moment avec ces films et cette série.
18:33On dirait un vendeur de la FNAC.
18:35Voilà ce que je vous conseille pour ce mois-ci.
18:37Ha, ha, ha, ha !

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