Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 15 minutes
Fashion Week : Stockman, le fabricant de bustes et mannequins qui équipe les plus grandes maisons de couture 

Dans "La France bouge", Elisabeth Assayag fait le tour de France des initiatives positives et novatrices.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Europe 1, la France bouge. 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:06Bonsoir et bienvenue à toutes et à tous. C'est lundi et c'est parti pour un peu d'audace.
00:11Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1 avec des invités qui font et qui agissent en France.
00:16Diane N. Goma et ses audients sont à la préparation de l'émission.
00:19Christophe Pierrot est en régie. Chaque soir, un coach.
00:22Ce soir, c'est une coach expérimentée qui va donner des conseils.
00:26Il s'agit de Claire Moujnolène. Bonsoir Claire.
00:28Claire, bonsoir Elisabeth, entrepreneur Claire, car elle a fondé la marque de sport française Lousse
00:34et aussi Moujnolène Society, un réseau, un club féminin et masculin depuis peu.
00:39Bonsoir et bienvenue.
00:40À la une ce soir, une entreprise française très discrète et qui pourtant, elle est au cœur des maisons de
00:46mode et de luxe.
00:48Ce sont des mannequins sans tête qui permettent depuis le 19e siècle de piquer des épingles,
00:53d'ajuster des étoffes avec précision et de sublimer des créations.
00:58Ça s'appelle Stockman, son patron.
01:01Et parmi nous, bonsoir Louis-Michel Dec.
01:03Bonsoir Elisabeth.
01:04Bienvenue dans la France Bouge.
01:05Merci.
01:06Chaque soir, dans la France Bouge, une start-up.
01:08Celle de ce soir est un peu comme une start-up, même si elle existe depuis 1930.
01:12C'est une reprise d'entreprise.
01:14Elle fait des costumes et des tailleurs sur mesure.
01:16Elle avait habillé, pour vous donner une idée, le président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, tout juste élu.
01:22Ça s'appelle Thuilliers Paris, reprise très récemment par vous, Mathias Vendael.
01:29Bonsoir.
01:30Bonsoir.
01:30Bienvenue dans la France Bouge.
01:31On va se rapprocher du micro pour échanger ce soir parce que sinon, on ne va pas vous entendre.
01:35Vous allez être coachée par Claire.
01:37Claire, le mot de ce soir pour Thuilliers Paris.
01:39Alors, le mot, c'est renaissance.
01:42Renaissance, parce que c'est vrai qu'on entend souvent parler des créations d'entreprises, beaucoup moins de reprises.
01:46Je tenais à rappeler que cette année, il y a plus de 71 000 entreprises qui sont à reprendre.
01:52Et donc, félicitations pour cette jolie renaissance.
01:55Enjeu public, très important de reprendre.
01:58Donc, c'est très bien.
01:59On va en parler avec vous.
02:00Et puis, on aime prendre des nouvelles des membres de la grande communauté de la France Bouge.
02:04Ce soir, une plateforme qui génère photos et images professionnelles via l'IA, l'intelligence artificielle,
02:11pour l'industrie de la mode très actuelle en cette période de Fashion Week.
02:14Bonsoir, Florel Estrade.
02:16Bonsoir, Elisabeth.
02:17Co-fondatrice de Vitton.
02:18Allez, la France Bouge, c'est parti.
02:20On est ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:22Europe 1.
02:2320h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
02:36Ce soir, à l'occasion de la Fashion Week, avant le podium, avant les lumières, il y a les vêtements.
02:44Quel est votre vêtement fétiche indémodable ?
02:46Tiens, autour de la table.
02:47Allez, Claire.
02:48Claire, moi, le legging, vu que je suis une passionnée de sport.
02:51Et que Claire a créé Lousse pour cette création de sport, vêtements de sport éco-responsable français.
02:58Tiens, allez, Flore.
02:59Le jean, notamment, le jean français, comme on a encore quelques belles marques français, comme l'atelier Tuffri.
03:05Oui, Tuffri, jean qu'on embrasse.
03:07Julien Tuffri, d'ailleurs, qu'on connaît bien sur Europe 1.
03:10Et Mathias, allez, c'est quoi votre vêtement fétiche ?
03:13Alors, moi, c'est le blazer.
03:14Le blazer, oui.
03:15On peut le mettre dans toute occasion.
03:17Très bonne idée.
03:18Et Louis-Michel Dec ?
03:21Le blouson, blouson casual.
03:23Casual.
03:23Eh bien, Diana N'Goma a promené le micro-Europe 1 ce matin dans les rues de Paris.
03:27Elle a posé cette question.
03:28Écoutez.
03:28Mon vêtement indémodable, à moi, c'est clairement mon trench beige.
03:33Je l'ai acheté il y a presque 10 ans.
03:35Je trouve que c'est vraiment le vêtement qui ne se démode jamais, en fait.
03:39Et puis, je trouve qu'il vieillit plutôt bien.
03:42Donc, je n'ai jamais vraiment ressenti le besoin de le remplacer.
03:45Parce que, finalement, les tendances, ça passe.
03:48Mais il y a certaines pièces auxquelles on revient toujours.
03:52Je pense que j'aurai encore dans 10 ans, en fait.
03:54Moi, c'est un jean nevis que j'ai depuis des années.
03:57J'en ai acheté plusieurs autres depuis.
03:58Mais je finis toujours par remettre celui-là.
04:00Parce qu'en fait, il s'est vraiment fait à ma silhouette avec le temps.
04:03Je suis hyper à l'aise dedans.
04:04Je me le portais avec des baskets et un t-shirt, avec une chemise aussi, même avec une veste pour
04:11quelque chose d'un petit peu plus habillé.
04:13Et je trouve qu'il est même devenu plus beau, en fait, en vieillissant.
04:17Et pour moi, un bon jean, c'est vraiment le vêtement indémodable par excellence.
04:21Moi, ma pièce fétiche, c'est un blazer Chanel qui appartenait à ma grand-mère.
04:25Je l'ai récupéré il y a quelques années et j'y tiens énormément.
04:29Déjà parce qu'il est magnifique et qu'il n'a quasiment pas vieilli malgré les années.
04:34Mais surtout parce qu'il a une vraie valeur sentimentale pour moi.
04:37J'aime beaucoup l'idée qu'un vêtement puisse traverser plusieurs générations.
04:40Aujourd'hui encore, je peux le porter avec un jean ou une tenue plus habillée.
04:45Il fonctionne toujours.
04:46Et c'est une pièce dont je sais que je ne me séparerai jamais.
04:49Ça a inspiré nos passons, nos françaises et nos français.
04:55C'est bien, en fait, c'est des pièces très classiques, finalement, ce qu'on vient d'entendre sur Europe.
05:00Et donc, je le disais, avant même que le vêtement ne prenne forme, il y a des ateliers.
05:04Quelque part en France, entre les mains de couturiers.
05:07Une entreprise de 160 ans avec ses célèbres bustes de couture.
05:12Cette maison, c'est Stockman.
05:15La France bouge.
05:17Il fait tourner la boîte.
05:18C'est vous, Louis-Michel Dac, qui faites tourner Stockman.
05:21Vous savez qu'il y a un rituel dans la France bouge.
05:24Ce rituel s'appelle le pitch.
05:26C'est-à-dire que pour celles et ceux qui ne connaissent pas, ou même qui connaissent,
05:29si on va se rappeler en une minute, ce qu'est Stockman.
05:32C'est OK pour vous ?
05:33Très bien.
05:33On vous écoute.
05:34La maison Stockman fabrique et distribue des bustes et des mannequins.
05:39Elle a été créée par Frédéric Stockman en 1867, à Paris, rue Le Gendre, dans le 17ème.
05:46Puis ensuite, il a grossi, bougé vers Saint-Ouen.
05:49Et nous sommes actuellement à Gennevilliers depuis une quarantaine d'années.
05:54Donc, depuis 160 ans, nous fabriquons des bustes en papier mâché, toujours avec le même processus de fabrication.
06:02On n'a rien à changer.
06:04Ce sont des personnes qui appliquent des couches de papier mâché sur des moules.
06:08Donc, on a une très large gamme de bustes et de morphologies qui peuvent répondre à l'ensemble des besoins
06:15de nos clients.
06:16Nos clients qui sont les grands acteurs de la distribution de prêt-à-porter dans le monde,
06:21des marques plus premiums, et évidemment, la couture et la haute couture dont nous sommes très très proches.
06:28Merci.
06:29Moins d'une minute.
06:30Merci.
06:30Vous êtes prêt à l'exercice, Louis-Michel Deck.
06:33Vous êtes le patron de Stockman.
06:35Plein de choses dans votre pitch, parce qu'il y a toute une histoire dans tout ça.
06:39160 ans, ce n'est pas n'importe quoi.
06:42On est en pleine Fashion Week.
06:43C'est aussi pour ça qu'on a eu l'idée de vous inviter ce soir dans la France Bourge.
06:46Comment ça va ?
06:48Ça va bien.
06:49Nous sommes très très sollicités, évidemment, pendant les Fashion Week.
06:52Donc, c'est plus une question de logistique, parce que toutes les demandes sont en last minute.
06:56En même temps ?
06:57Ah, last minute ?
06:58C'est que du last minute.
06:59C'est quoi, par exemple, les demandes que vous avez en ce moment ?
07:01Ce matin.
07:02Juste avant de rentrer ici.
07:03Alors, c'est quoi ce matin ?
07:04C'était quoi, aujourd'hui ?
07:05Il faut livrer juste trois bus de l'autre côté de Paris pour des shootings qui se font, là, à
07:1010 heures.
07:11Donc, on doit intervenir en permanence, toujours, toujours, au dernier moment.
07:16Toujours au dernier moment.
07:17Il faut être prêt, avoir beaucoup de coursiers sous la main et livrer.
07:20Donc, de la logistique.
07:22Comment ça va par rapport aux années précédentes où, voilà, on est sorti des années Covid ?
07:27Il y a eu des crises qui se succèdent.
07:30Comment se porte votre entreprise ?
07:32Non, le post-Covid, ça s'est extrêmement bien passé.
07:34Tout le monde est reparti aux achats, aux développements, des collections.
07:38Il y a eu beaucoup d'engouement de la part de nos clients.
07:41Ensuite, c'était assez stable.
07:43Et cette année, il est une très bonne année pour nous.
07:45C'est-à-dire, quand vous dites que c'est une bonne année en termes de chiffres ?
07:48Et on a une progression à deux chiffres.
07:52Formidable.
07:53Et puis, on participe.
07:55Nos clients redémarrent sur des événements.
07:58Ils refont beaucoup d'événements.
07:59Donc, on participe beaucoup à des événements.
08:01À des exhibitions, on travaille énormément avec les musées.
08:04Ah oui ?
08:04Oui.
08:05On a plusieurs marchés, notamment les musées.
08:07Et donc, il y a beaucoup, beaucoup d'exhibitions dans le monde.
08:09On livre beaucoup, beaucoup de musées dans le monde.
08:12Et actuellement, on fait beaucoup d'expos, notamment aux Etats-Unis.
08:14Alors, justement, vous parlez, vous évoquez vos marchés, Louis-Michel DEC.
08:18Donc, vous avez le marché de la couture, de la haute couture et des magasins plus traditionnels,
08:22comme on dit, entre guillemets, de fast fashion aussi.
08:26Les musées, les défilés, comment vous vous répartissez ?
08:29Alors, nous sommes vraiment les leaders du buste pour les ateliers.
08:34Nous sommes quasiment dans tous les ateliers du monde.
08:37Aussi bien, justement, pour ces gens de la fast fashion jusqu'à la haute couture.
08:43Voilà.
08:44Alors, c'est pour ça qu'on a une gamme de morphologie extrêmement large.
08:48Pour pouvoir répondre à l'ensemble des demandes.
08:50À l'ensemble des charges de nos clients.
08:53Donc, je le rappelle, ce sont des mannequins sans tête.
08:56Oui.
08:56Toujours avec...
08:57Alors, ça, ce sont des mannequins d'atelier.
08:59Ensuite, nous avons d'autres marchés.
09:00Oui.
09:01Nous avons le marché de la vitrine.
09:03Alors là, on peut ajouter des têtes, éventuellement.
09:05Des bras, des têtes.
09:07Mais ça, c'est un marché qui est un peu différent.
09:09Sur le marché vraiment de l'atelier, là, on a évidemment l'ensemble des ateliers dans le monde entier.
09:14On a aussi, on travaille beaucoup avec les musées.
09:19Les musées qui ont besoin de travailler aussi sur leurs silhouettes.
09:23Ensuite, on a des écoles de design.
09:25Sur des silhouettes de quoi, les musées ?
09:27Donnez-nous un exemple qu'on comprenne.
09:28Parce que quand on dit musées...
09:30On avait un sujet, parce que les armures sont très lourdes.
09:34Il faut que le buste puisse tenir.
09:37Donc, en plus, si vous voulez, le surélever.
09:39Donc, ça donne des problématiques qu'on doit régler ensuite en interne.
09:45C'est pour ça qu'on est toujours très, très proche de notre client pour bien comprendre ce que veut
09:49le client.
09:49Oui, c'est quasiment du sur-mesure.
09:51Vous dites que vous êtes présent partout dans le monde entier pour vous adapter aux différentes morphologies.
09:57Là, je ne sais pas si vous avez remarqué, il y a pas mal d'impact des personnes en surpoids
10:05qui ont minci grâce notamment aux nouveaux médicaments coupe-fin.
10:09Les Américains, ils ont un petit temps d'avance sur nous.
10:12Donc, on le voit, ils se précipitent en magasin pour se rhabiller dans des tailles plus menus.
10:17Ce qui affole un petit peu l'industrie de la mode déjà là-bas.
10:19Donc, ça risque d'arriver chez nous.
10:20Est-ce que vous, chez Stockman, vous constatez cet impact des produits amincissants,
10:25de ces fameuses piqûres amincissantes ?
10:27Pas encore, mais on a évidemment toute une gamme extrêmement de bustes très, très fins
10:32qui sont plutôt destinées à l'Asie.
10:35C'est des gens plus fins, évidemment.
10:37Ensuite, effectivement, on a grossi par contre nos bustes pour certaines marques,
10:42notamment au Moyen-Orient,
10:43où on a même monté des morphologies du 40, on les a montées aux 60.
10:50On est capable de faire ça.
10:52On n'a pas encore cet effet-là.
10:56Des gens qui m'incisent...
10:57Il n'y a pas encore l'effet aux Ampics, Ouigovie, etc.
11:00Et les créateurs d'aujourd'hui vous demandent des tailles qui vont du XXXS au 60 ?
11:0634 ou 60, oui.
11:08Et pour l'instant, pas d'impact, vous nous dites ce soir ?
11:10Pas encore, non.
11:10D'accord.
11:11Est-ce que les créateurs d'aujourd'hui vous demandent les mêmes choses qu'il y a 20 ans ou
11:1330 ans ?
11:15Alors, il se trouve que Frédéric Stockmann a été très proche dès l'après-guerre,
11:21avec la fameuse époque, le New Look.
11:25Il a été déjà très proche de la maison Christian Dior, Balmain, Balenciaga.
11:30Et il a collaboré avec eux pour créer un buste qui est aujourd'hui encore une meilleure vente.
11:37Donc, c'est un buste qu'on retrouve dans les maisons d'eau de couture ?
11:40Oui, le B306 chez nous est extrêmement connu, puisqu'il a été créé il y a plus de 70 ans,
11:49et qui marche toujours très bien.
11:51C'est la forme idéale, comme quoi il avait une vision.
11:54Et c'est quoi la forme idéale alors ?
11:56Elle ressemble à quoi cette forme idéale ?
11:58Louis-Michel Decq ?
12:00Taille fine, poitrine modérée et viange un peu large.
12:04C'est-à-dire poitrine modérée, c'est quoi ça ? 90, 95, c'est quoi ?
12:07Non, on ne parle pas comme ça, on ne parle pas en bonnet, on parle en taille.
12:11Donc, ça fait un tour de 80 centimètres.
12:14D'accord. Taille très fine ?
12:16Taille très fine, donc c'est à 56 et après, on est avec des ronches de 90.
12:20Vous restez avec nous pour la table de la France Bouge, Louis-Michel Decq.
12:23Vous êtes le patron de Stockman sur Europe 1 dans la France Bouge.
12:27On va continuer avec vous parce qu'on veut aussi connaître l'histoire.
12:30Vous nous avez parlé de ce fameux Frédéric Stockman.
12:32Qui est-il ? On va en parler dans un instant.
12:34Et puis, on va découvrir une start-up âgée de...
12:38Elle est née dans les années 30.
12:40Je vous laisse faire le calcul, Mathias.
12:42Presque 100 ans.
12:43Presque 100 ans aussi.
12:44Tu liais Paris, des costumes, des chemises, des cravates qui continuent de vivre grâce à vous.
12:49Et vous êtes âgée d'à peine 31 ans, ça me plaît beaucoup.
12:52Et Claire Moujnolène a bossé, a étudié votre start-up.
12:55On se retrouve dans un instant sur vous.
12:57Europe 1.
12:58La France Bouge.
13:0020h30, 21h30.
13:01Elisabeth Assayac.
13:02Mais dans les beaux costumes, car tout est beau là-bas.
13:08Faudra que tu parfures le plus haut en bas.
13:10C'est mettons tout le beau costume.
13:12Bah oui, parce que c'est un petit clin d'œil.
13:14Ce soir, dans la France Bouge, à l'occasion de la Fashion Week.
13:17La Paris Fashion Week féminine prête à porter printemps-été 2027.
13:21Qui démarre aujourd'hui.
13:23Et ce, jusqu'au mardi 6 octobre.
13:26Donc, neuf jours de Fashion Week.
13:27Ça nous a donné envie, ce soir, de découvrir cette entreprise qui n'est pas dans la lumière,
13:34mais qui est indispensable pour pouvoir assister au défilé, pour pouvoir s'habiller.
13:38Cette entreprise s'appelle Stockman.
13:40Elle a été créée en 1867 par Frédéric Stockman, un Belge.
13:45Et nous sommes avec Louis-Michel Dec, notamment, qui est le directeur de Stockman.
13:49Il était très avant-gardiste, ce monsieur Stockman.
13:53Effectivement, il est très avant-gardiste, parce que lorsqu'il est venu, il est venu faire ses études à Paris.
13:59Et ensuite, il a eu l'idée de faire sortir le buste aussi de l'atelier,
14:05et de le mettre en vitrine, pour exposer des débattements.
14:08Ça, c'était la première chose.
14:10Et puis, on a eu une ADN très forte, où il a eu cette idée de faire un marquage sur
14:15le cou.
14:17Donc, tout le monde nous a vus, un jour ou l'autre, au travers d'une vitrine.
14:19Vous avez été reconnaissable.
14:20Il a marqué Stockman.
14:21Extrêmement reconnaissable.
14:22C'est vraiment notre ADN, ce marquage-là.
14:24Avec un processus de fabrication qui demeure inchangé, quasiment.
14:28Depuis 160 ans, nous n'avons rien changé de ce processus de fabrication.
14:32Avec les plus grandes marques de haute couture comme clientes,
14:35mais aussi des marques de fast fashion, on le disait tout à l'heure,
14:39des musées, si vous nous rejoignez, vous pouvez réécouter en podcast.
14:41Et ça aussi, ça veut dire que vous avez un très gros marché.
14:45Comment vous vous situez par rapport à l'international ?
14:47Vous êtes très ancré à Paris, mais je crois que c'est aussi partout dans le monde, vous nous disiez.
14:51Oui, on travaille partout dans le monde.
14:53On fait 50% de notre chiffre à l'export.
14:55Où ?
14:56Principalement en Europe.
14:57Ensuite, on a les Etats-Unis.
14:59Puisqu'on est représenté, nous avons un bureau aux Etats-Unis.
15:02Et l'Asie.
15:04Prix moyen d'un bus ?
15:05Parce que si j'ai envie de m'en acheter un, moi je peux en tant que...
15:07300 euros en moyenne.
15:08En tant que particulier, je peux m'en offrir un ?
15:11On a un showroom à Paris, mais vous pouvez venir évidemment acheter nos bustes.
15:16Ce soir, dans la France bouge, Louis-Michel Degg, vous savez que chaque soir, il y a des startups sur
15:22Europe 1.
15:22Là, ce soir, c'est un peu particulier parce qu'elle est née dans les années 30,
15:27et pourtant, elle a tous les ingrédients d'une startup.
15:31Ça s'appelle Tullier Paris.
15:34Europe 1, la France bouge.
15:36Il a osé.
15:37Oui, vous avez osé, Mathias Vandael, vous êtes tailleur et président de Tullier Paris.
15:44On ne peut pas parler de vous avant de parler de l'entreprise,
15:47puisque vous, vous avez à peine 31 ans, c'est ce que je disais tout à l'heure, et c
15:51'est ce qui m'a frappée.
15:5231 ans, vous avez repris cette très belle maison qui a été fondée en 1930 à Paris.
15:58C'est ça.
15:59Oui.
15:59Alors, c'est le chemisier Robert Tullier qui ouvre et qui a travaillé avant chez Sulca.
16:04Sulca qui était concurrent de Charvet historiquement, et qui va ouvrir en 1930 sa maison,
16:11et qui va en fait former toutes les générations de chemisiers après dans les années 60,
16:16et qui a vraiment travaillé et développé la chemise sur mesure moderne comme on la connaît aujourd'hui.
16:23Il va former aussi ses trois fils dans la boutique.
16:26Et ces trois fils, par la suite, c'est eux en fait qui vont habiller Valéry Giscard d'Estaing et
16:32François Mitterrand.
16:34Alors, ce qui est assez exceptionnel, c'est qu'ils ont habillé ces deux présidents pendant leur mandat,
16:38et après leur mandat, toute leur vie.
16:41Je crois que même notre président Emmanuel Macron est allé faire un petit tour aussi par la suite.
16:46C'est ça. Le premier déplacement qu'il a fait aux Etats-Unis, la maison Tullier a fait sa chemise
16:52de smoking.
16:54Et il y a aussi une anecdote avec Nelson Mandela.
16:57Oui, c'est Jacques Chirac qui était président à ce moment-là,
17:01qui offre une chemise Tullier à Nelson Mandela lors de sa visite dans les années 90.
17:07Donc, Tullier, à l'époque, ça s'appelle maison Tullier, c'est ça ?
17:10C'est ça, Tullier.
17:12Tullier, tout court, avant que vous ne la repreniez.
17:14Vous, en parallèle, vous faites des études, vous êtes passionné de mode depuis très longtemps,
17:21vous avez toujours été passionné par les vêtements,
17:24vous connaissez, vous apprenez le métier de tailleur,
17:28et vous allez travailler chez Charvey, l'entreprise que vous venez de nous citer à l'instant.
17:32C'est ça. Alors, je commence chez Smalto, Paris.
17:36Donc, en tant que saladeur aujourd'hui, saladeur, c'est un terme assez vague, on ne sait pas ce que
17:41c'est.
17:41C'est la personne qui va couper et mettre dans une bûche, donc dans un morceau,
17:48tous les morceaux de la veste pour après l'envoyer à l'atelier.
17:52Donc, je commence comme ça en tant que saladeur, et j'apprends avec un maître tailleur.
17:56C'est la veste en kit, finalement.
17:57C'est ça, exactement.
17:58Tous les morceaux dont on a besoin pour la fabriquer.
18:01Et j'apprends avec un maître tailleur que je vais suivre comme ça 6 ans, 7 ans,
18:07et qui va m'apprendre le métier de A à Z de tailleur.
18:10Puis, on part avec lui juste avant le Covid, chez Charvey.
18:15Et là, je vais apprendre la robe de chambre, je vais apprendre la chemise, enfin voilà, tout ça.
18:19Donc, vous êtes chez Charvey, vous restez combien d'années ?
18:225 ans.
18:225 ans, et vous voyez qu'il y a une petite entreprise qui s'appelle Maison Thulier,
18:28qui est en pleine équilatation judiciaire.
18:31C'est ça.
18:32Le Covid est passé par là, donc ça a fait beaucoup de mal à beaucoup de sociétés.
18:36Pourtant, vous avez dit qu'il y avait le père, les fils, personne n'a pu la récupérer ?
18:40Non, parce qu'elle a été mise en sommeil en 98, donc il y a une longue période où elle
18:46n'est pas active.
18:46Où ne se passait plus rien.
18:47C'est ça.
18:47Et là, qu'est-ce qui vous fait basculer ?
18:49Après, vous allez pitcher, parce que nous, on veut savoir vraiment ce que c'est aujourd'hui,
18:53après la reprise, mais qu'est-ce qui vous fait basculer vers l'entrepreneuriat ?
18:57Parce que ce n'est pas fréquent d'être tailleur, vous êtes dans une belle maison qui est Charvey.
19:01Qu'est-ce qui vous fait basculer, Mathias Vendel ?
19:04Je pense que j'ai toujours eu envie d'entreprendre, depuis petit.
19:10Et je pense que j'ai envie aussi de développer mon style, ma façon de travailler,
19:14donc de prendre un peu de large par rapport au salariat où on applique une méthode.
19:22Donc, vous présentez votre dossier au tribunal en expliquant votre projet,
19:25et quelques mois plus tard, votre reprise, la reprise est acceptée ?
19:28Vous étiez nombreux sur le...
19:30Non, on était deux, parce qu'elle avait, bon, avec les années,
19:35plus beaucoup de monde, en fait, entendait parler d'étudier.
19:39Et donc, mon offre a été acceptée.
19:42Et donc, je la reprends.
19:44Donc, vous avez levé des fonds ?
19:46Elle était à combien, l'offre, si on peut tout savoir ?
19:49Alors, je préfère rester discret sur l'offre,
19:52mais après, je vais faire, oui, un prêt à la banque pour développer,
19:56pour acheter des machines, pour être capable de fabriquer.
20:01Pour fonder une entreprise, finalement, Claire.
20:03C'est ça, c'est monter une entreprise.
20:05On va écouter Claire Mougenot dans un instant.
20:07D'abord, je vous laisse pitcher Thulier Paris, Mathias Vandael,
20:10et on se retrouve tout de suite.
20:12On vous écoute.
20:12C'est quoi, aujourd'hui, en 2026 ?
20:14Alors, Thulier Paris, c'est du sur-mesure,
20:17de la grande mesure, comme on appelle ça.
20:20C'est-à-dire que c'est un vêtement fabriqué de A à Z à la main,
20:23du patronage à la prise de mesure,
20:25avec toutes les étapes, les boutonnières, etc.
20:28Il y a, en moyenne, entre deux et trois essayages par client et par vêtement.
20:34On travaille avec des drapiers européens et aussi français,
20:38parce qu'il y en a.
20:39Il y a aussi des maisons qui se relancent en France,
20:43de tissus fabriqués en France.
20:46Donc, on essaye aussi de travailler avec tout le monde, avec ces gens-là.
20:51Et donc, j'essaie de faire un vrai travail sur le vêtement sur mesure
20:55et à continuer à développer tout ce que j'ai appris pendant une petite dizaine d'années.
21:00Merci, merci Mathias Vandal Tailleur, président de Tuilliers Paris.
21:04Je le rappelle, l'entreprise qui est née en 1930 et qui a été reprise et rachetée.
21:08Donc, elle a tout le profil.
21:10Je me tourne vers Claire Moujnolène, la coach de ce soir sur Europe 1.
21:13Elle a tout le profil d'une start-up, maintenant.
21:15Exactement, tout le profil d'une start-up.
21:17Alors, je rappelle, effectivement, c'est toujours encore plus touchant, les histoires de reprise.
21:22Comme je le disais, cette année, il y a déjà beaucoup d'entreprises.
21:26Mais d'ici 2032, il y aura 700 000 entreprises qui risquent de vulgairement aller à la casse.
21:32Et donc, c'est vrai que c'est très sympa.
21:34On est toujours en train de se dire qu'il faut créer, reconstituer.
21:38Mais en fait, il faut aller récupérer.
21:39Alors, très souvent, je ne sais pas comment tu as dealé, mais on peut récupérer les entreprises pour 1 euro
21:44symbolique.
21:45Ça dépend, en fait, de la valorisation.
21:48Donc, il ne faut pas hésiter à regarder les entreprises qui nous intéressent.
21:52Comment on trouve ça, vous ?
21:54Claire ?
21:54Je crois qu'il y a des sites.
21:57Alors, moi, c'était un peu particulier parce que j'ai entendu parler de tuyau et de Paris quand j
22:02'étais à l'école.
22:03En fait, c'est une histoire que j'ai un peu suivie.
22:05Et il y a un affect particulier avec cette histoire et cette maison-là.
22:07Pourquoi un affect particulier ?
22:09Parce que j'aimais beaucoup, justement, la chemise et le vêtement qui est en fait très simple et très élégant.
22:15Donc, voilà, il y a tout un affect.
22:18Tout une histoire, tout un affect qui est important d'ailleurs quand on monte une boîte, Claire.
22:21Exactement.
22:21Et donc là, il y a de l'affect, il y a de l'histoire, il y a de la
22:24légitimité.
22:25En plus, ce qui reste, c'est que moi, je trouve que Mathias le tailleur, ça sonne super bien.
22:29On a un retour aussi aux besoins d'artisanat.
22:33Les gens veulent entendre ce genre d'histoire, ce coup de cœur.
22:36Et donc, je trouve ça absolument formidable.
22:38En plus de ça, pour ceux qui nous écoutent, ils ne vendent pas, mais tu es extrêmement élégant.
22:41Et l'élégance, c'est quand même la signature de la France.
22:45Et donc, je trouve que ce projet est incroyable et j'ai hâte de voir l'évolution.
22:50C'est combien un tailleur moyen ? On est obligé de parler prix, je suis désolée.
22:54Je reviens aux questions bassement matérialiste.
22:57Mathias Vandal, combien c'est un tailleur ?
22:59Alors, un costume sur mesure, ça va être entre 5 000 et 6 500 euros.
23:03C'est du sur-mesure, il y a tout un savoir-faire.
23:05Et tu te déplaces à domicile aussi.
23:06Oui, c'est ça, exactement.
23:08Tout un savoir-faire, un service, un déplacement à domicile.
23:11Il y a aussi du sur-mesure et du déplacement à domicile avec Stockman.
23:16On en reparle dans un instant.
23:17On se retrouve juste après le point sur l'info sur Europe 1.
23:27Bienvenue si vous nous rejoignez sur Europe 1.
23:29Ce soir, à l'occasion de la Fashion Week, nous sommes avec le patron de Stockman, Louis-Michel Deck.
23:35C'est cette entreprise qui est née en 1867.
23:38C'est du buste de couture standardisé, mais aussi sur-mesure, n'est-ce pas ?
23:42En papier et mâché, notamment.
23:43On en parle depuis le début de l'émission.
23:46Entreprise aussi du patrimoine vivant, ça c'est important.
23:48Ce qui fait que vous devez, j'imagine, anticiper chaque départ.
23:56Parce que ce sont des métiers très précieux de pouvoir fabriquer un buste.
24:01Oui, chaque métier est très important.
24:04Que ça aille du moulage jusqu'à l'emballage, c'est extrêmement important.
24:08Ce sont des métiers que personne ne connaît vraiment.
24:10Il n'y a pas d'école de moulage particulièrement.
24:12Donc, on embauche les gens bien en amont pour les former,
24:17parce que pour acquérir un geste, ça prend un an, un an et demi.
24:23Un an et demi pour former, pour chaque geste.
24:26Oui, c'est très important.
24:27Le moule, c'est très important.
24:28Quand on va appliquer des couches de papier mâché sur un moule,
24:33sur chaque moule, chaque moule est différent,
24:34parce que ce sont des morphologies différentes.
24:36Donc, on applique d'une certaine façon, chaque fois, le papier mâché.
24:39Donc, il faut apprendre.
24:40Pour chaque moule, on a plus de 250 moules différents.
24:43Donc, il faut savoir comment appliquer ce papier mâché là.
24:46Entreprise du patrimoine vivant.
24:48Donc, tout est en France.
24:49Les ateliers sont aussi en France.
24:51Oui, en France.
24:51Et nos fournisseurs également.
24:53Avec un savoir-faire, c'est aussi pour ça que vous êtes la belle EPV.
24:56Et on va revenir dans un instant sur Tuilliers Paris.
24:59Vous aussi, vous faites de la livraison maintenant, de surmesure ?
25:02On travaille beaucoup en surmesure avec les maisons de haute couture
25:05qui nous font passer.
25:07Alors, ils choisissent, ils nous connaissent très bien.
25:08Donc, ils choisissent une morphologie qui se rapproche le plus de leurs clients.
25:12Et ensuite, ils vont nous donner les tailles
25:13et on va se rapprocher le plus possible de leur taille.
25:17Et donc, c'est vrai qu'on les livre.
25:18Parce qu'on est à Paris, c'est plus facile.
25:19On les livre, ils font des retouches, ils nous les renvoient.
25:21Ça, c'est nouveau.
25:22C'est post-Covid, c'est ça ?
25:23Oui, ça fait 4 ans qu'on les développe énormément.
25:27Nous sommes toujours avec Mathias Vandal, tailleur et président de Tuilliers Paris,
25:30qui va être conseillée dans un instant par Claire Moujnolène,
25:33qui est notre coach ce soir sur Europe,
25:35fondatrice et CEO de Lousse.
25:37Lousse, qui est une marque de vêtements.
25:38Donc, quand vous avez dû voir ce thème, Claire, ça vous a dû vous faire tilt.
25:42Exactement.
25:43Et patronne qui a créé aussi Muse Society.
25:46Mathias, vous, c'est du surmesure.
25:48Vous nous disiez aussi tout à l'heure.
25:49Oui, c'est ça.
25:50Uniquement ?
25:51Je ne peux pas entrer en magasin, acheter une chemise comme ça chez vous ?
25:54Non, pour l'instant, non.
25:56Pour la cravate, oui.
25:57C'est-à-dire que la cravate, ce n'est pas du surmesure.
25:59On peut faire du surmesure pour la cravate,
26:00mais vous pouvez venir acheter une cravate sans problème.
26:04Et tu as des très jolies cravates.
26:05Merci.
26:07Vous êtes combien aujourd'hui dans l'entreprise ?
26:09Alors, je suis tout seul à fabriquer.
26:11Tout seul ?
26:11Oui.
26:12Mais alors, comment vous faites pour répondre ?
26:13Vous avez parfois des commandes de chemise très importantes ?
26:17Alors justement, ça va être sur un calendrier,
26:21il va y avoir une liste d'attente,
26:23et puis en fonction des clients, ça va être petit à petit.
26:26Mais là, ça va jusqu'à combien parfois les commandes de chemise ?
26:29Oui, c'est entre une dizaine, ça peut jusqu'à une vingtaine de chemises.
26:33En fait, ça dépend des clients.
26:34Donc, une liste d'attente, ils doivent attendre combien de temps ?
26:38Alors, pour le costume sur mesure, ça va être entre 3 et 4 mois.
26:423 et 4 mois, oui.
26:43C'est ça.
26:44Ils en ont envie.
26:45Donc, pour les mariés, il faut s'y prendre un peu tôt.
26:48C'est ce que j'allais dire.
26:49Nous, pour l'Europe de mariés, on attend bien.
26:50On attend de mon temps, oui.
26:53C'est vrai, c'est vrai.
26:54On attend parfois 6 mois, 7 mois, parce que c'est sur mesure.
26:57Donc, c'est bien.
26:58Vous vous alignez sur les codes, finalement, du sur mesure, du temps long.
27:03Oui.
27:04C'est important pour vous ?
27:05C'est ça, en fait.
27:06Le prix que j'ai annoncé tout à l'heure, c'est aussi à mettre en perspective avec le temps
27:10que vous allez garder votre costume.
27:12Et puis, vous êtes tout seul.
27:12Donc, il faut le faire.
27:14Oui.
27:15Allez-y.
27:15Parce que, du coup, dans un costume sur mesure, il y a ce qu'on appelle du relarge.
27:19C'est-à-dire qu'il y a du tissu en plus.
27:21Donc, si vous prenez 3, 4, 5 tailles, on peut agrandir la veste tout au long de votre vie, en
27:28fait.
27:29Et on va très sûr.
27:29Si vous êtes parmi nous ce soir, Mathias Vandal, c'est aussi parce que vous avez une question.
27:33Nous, on essaye de tendre la main aux entrepreneurs qui se lancent.
27:36Quelle est votre question pour Claire Moujdolen ?
27:40Moi, ma question, ça va être, comme c'est une reprise, ça va être comment communiquer, comment acquérir de nouveaux
27:47clients,
27:48comment développer l'image et de faire connaître un peu la marque au plus grand public.
27:53Alors, évidemment, j'ai regardé attentivement ta marque.
27:55Alors, toi, ton vrai enjeu, c'est d'aller là où se trouve déjà la clientèle de luxe.
28:01Alors, où est la clientèle de luxe ?
28:03Moi, tout de suite, je me suis dit, les palaces, évidemment, en France et à l'étranger.
28:08C'est aussi, qui est prêt à payer ce prix et cette attente et cette exclusivité ?
28:13Cette rareté ?
28:14Cette rareté.
28:15C'est évidemment la clientèle américaine, la clientèle russe quand elle reviendra, le Moyen-Orient.
28:21C'est vraiment ça, à mon avis, qu'il faut que tu cibles.
28:24Parce que c'est des gens, évidemment, qui aiment ce côté exceptionnel et inédit.
28:30Et je pense que les palaces sont très friands.
28:32On voit des coiffeurs dans les palaces.
28:34Ça se développe énormément.
28:35Donc, un pop-up dans un palace, pour moi, je trouve ça assez à portée de main.
28:39Et c'est super cohérent.
28:41Deuxièmement, tu pourrais te faire de ton histoire un média.
28:43Pour quelles raisons ?
28:44Parce que nous sommes bientôt en campagne présidentielle, que tu as habillé des présidents,
28:50visiblement aussi notre président actuel.
28:52Moi, je continuerai à ta place.
28:53Je créerai ce pas de côté de nous habillons les présidents.
28:57Qui va être le président de cette année ?
28:59C'est une excellente idée.
29:00En plus de ça, tu es jeune.
29:02Et c'est les jeunes qui sont concernés aussi par ce moment électoral.
29:06Et donc, je jouerai de ça pour te faire connaître.
29:10Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on demande aux marques, même les plus traditionnelles,
29:13de faire des pas de côté en communication.
29:15Et donc, je trouve que c'est complètement à proprement parler.
29:19Très approprié.
29:20Moi, je trouve que c'est une très bonne idée.
29:21Vous devriez vraiment la...
29:24Je la retiens.
29:25Et le dernier conseil, c'est que si tu manques de temps et de moyens,
29:28parce que c'est souvent le cas en communication quand on débute,
29:31n'hésite pas à faire ce qu'on appelle un échange de valeurs.
29:34C'est-à-dire que tu offres un costume à quelqu'un que tu as envie comme mentor,
29:38que tu as envie comme ambassadeur,
29:40et qui va t'aider, te donner des conseils et te donner des coups de main
29:43pour t'aider à te faire encore plus connaître.
29:47Ça se fait beaucoup dans le monde de la mode.
29:49D'accord.
29:50Merci beaucoup.
29:51Vous y aviez pensé à tout ça ?
29:52Alors, l'idée sur la campagne présidentielle, elle est excellente.
29:57Excellente ?
29:57Oui, je la trouve très bien.
29:58J'ai hâte de la voir.
30:00J'ai hâte de la mettre en place.
30:03Tu vas voir, on va en parler avec l'IA et tout ça.
30:05Je pense qu'il y a plein de choses que tu peux faire.
30:07Facilement.
30:08Louis-Michel Degg, vous êtes le patron de Stockman.
30:11Votre regard sur Thulier Paris ?
30:15On aime beaucoup ce genre de société.
30:20Et en plus, dans le cadre d'une reprise,
30:23on est plus à même aider ces gens-là,
30:26plutôt que nos grands clients, ils n'ont pas besoin qu'on les aide.
30:29Donc, les jeunes étudiants qui se lancent,
30:32les jeunes qui reprennent des sociétés,
30:34on est très présents avec eux et on les aide beaucoup.
30:36Vous, vous les aidez avec les Stockman ?
30:38Vous aidez des start-up ?
30:39C'est-à-dire, de quelle manière vous les accompagnez ?
30:41Avec des bustes, on leur prête des bustes pour les expositions,
30:45on leur offre des bustes.
30:47Là, actuellement, on travaille avec une jeune styliste
30:51qui doit faire des collections et qui doit voyager à travers le monde.
30:56Donc, on fait même des bustes sur mesure pour elle.
30:59Donc, on a investi.
31:01Vous, Mathias Vandal, quand on récupère une entreprise
31:03qui est née dans les années 30,
31:07quel est le petit plus que vous allez apporter de 2026 ?
31:11Est-ce que le costume que vous allez confectionner,
31:13est-ce que ça va être le même que celui qui a été fait pour Valéry Giscard d'Estaing ?
31:17Est-ce qu'aujourd'hui, on est sur les mêmes modèles,
31:21le même état d'esprit ?
31:22On est sur des choses radicalement différentes aujourd'hui.
31:25Comment garder l'ADN, en fait, finalement, quand on récupère une marque ?
31:29Alors, moi, j'ai toujours gardé un maître mot
31:31qui était l'équilibre dans le travail.
31:34C'est-à-dire que, que ce soit fait en 1920, 1930 ou en 2026,
31:39si un costume est équilibré, il ne le sera peut-être plus à la mode,
31:42mais en tout cas, il ne sera toujours équilibré.
31:44Donc, il y a une première chose.
31:46Et la deuxième chose, c'est que le travail,
31:49il n'a pas bougé depuis...
31:51En fait, on fait les mêmes gestes depuis 100 ans, 200 ans,
31:54avec des matières différentes, avec des choses un peu plus fines,
31:57un peu plus légères.
31:58Là, par exemple, vous avez dit, vous avez fait un emprunt à la banque.
32:01C'était rapidement accepté ?
32:04Alors, il y a eu quelques discussions,
32:07mais oui, ils ont encouragé quand même ce développement-là,
32:10justement, parce qu'il y avait une histoire...
32:11Pour acheter des machines.
32:12C'est ça.
32:12Donc, ces machines vont vous permettre d'accélérer la production.
32:16Alors, non.
32:17Elles vont permettre quoi, ces machines ?
32:19Oui, c'est des machines à coudre.
32:20Donc, ça va juste permettre d'avoir un travail
32:22qui est beaucoup plus régulier.
32:24Et beaucoup plus précis.
32:25C'est ça.
32:25Claire.
32:26Oui, alors, sur les machines,
32:27mais je pense que tu le sais,
32:28c'est quelque chose dans ton bilan de fin d'année
32:30que tu mets, évidemment, en immobilisation.
32:32Et puis, tu as aussi des crédits d'impôt collection.
32:35Je ne sais pas si tu étais au courant.
32:36On oublie souvent ça.
32:38Et c'est vrai que, pour le coup, pareil,
32:39la France soutient les entrepreneurs
32:41et soutient cet artisanat.
32:43Donc, je le dis aussi pour ceux qui nous écoutent,
32:45je sais que souvent, quand j'en parle,
32:47les gens ne le savent pas trop.
32:48C'est des jolis petits coussins, en tout cas,
32:50pour nous aider à nous développer.
32:52Oui.
32:52Non, je n'étais pas au courant.
32:53Eh bien, voilà.
32:53Vous avez bien de venir dans la France Bouge sur Europe 1.
32:57Crédit d'impôt collection.
32:59Crédit s'appelle comment ?
33:00Crédit d'impôt collection.
33:01Crédit d'impôt collection.
33:03Louis-Michel Degg, vous êtes le patron de Stockman.
33:08Là, on est en plein Fashion Week.
33:09Ça veut dire que vous recrutez plus de personnes
33:11en termes de salariés pour pouvoir accélérer la cadence
33:14ou vous restez à 25 salariés et ça reste comme ça ?
33:18Comment vous vous adaptez ?
33:19On anticipe.
33:20On anticipe beaucoup.
33:21Comment ?
33:22On a aussi des fournisseurs.
33:24Oui.
33:25Donc, on anticipe beaucoup.
33:26On a le stock nécessaire.
33:28On a l'habitude des Fashion Week.
33:29Il y en a plus de 4 par an.
33:30Donc, on sait comment ça se passe.
33:33Et néanmoins, chaque année,
33:35on est obligé de refuser.
33:36Ah bon ?
33:37Oui, malheureusement.
33:37Si, par exemple.
33:38Enfin, qui sont des noms.
33:39Est-ce que vous avez des marques très fidèles avec lesquelles vous...
33:43Oui.
33:44Oui, oui.
33:44Et puis, comme je disais,
33:45on est très proche des grandes marques françaises et internationales.
33:51Chaque année, on sait qu'ils vont nous solliciter au dernier moment.
33:54Donc, déjà, on met de côté pour eux, par avance,
33:58parce qu'on le sait.
33:59On va faire un petit couïs, si vous le voulez bien.
34:02Michel Dex, je vous pose des questions.
34:04Ça va aller très, très vite.
34:05D'accord ?
34:05Allez, on y va.
34:06Vous êtes plutôt quelqu'un qui sait bricoler de ses mains.
34:09Bon, ce soir, c'est un petit peu particulier,
34:10parce que si vous ne le voyez pas,
34:12il y a une main qui est immobilisée.
34:13Vous préférez laisser ça au professionnel ?
34:16Je laisse ça au professionnel.
34:17Donc, vous, le buste, non.
34:20Vous travaillez avec les plus grandes maisons de couture.
34:22Qu'est-ce qu'un Dior ou un Louis Vuitton
34:23attend de plus d'un mannequin Stockman qu'un autre client ?
34:28Le service qu'on va apporter, en plus.
34:32Aujourd'hui, l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies
34:34bouleversent la création de mode,
34:36un objet aussi traditionnel que le mannequin.
34:38Est-ce que, lui aussi, peut-il être transformé par la techno ?
34:42Oui, on fait aujourd'hui, on travaille en 3D
34:44pour créer des nouvelles morphologies.
34:47Votre plus belle rencontre professionnelle
34:50depuis que vous travaillez chez Stockman ?
34:52J'ai rencontré, par hasard, un homme extrêmement charmant,
34:56M. Elisab.
34:57C'est magnifique, c'est fait.
35:00Le savoir-faire de Stockman est quasiment inchangé depuis des décennies.
35:03Comment vous transmettez ces gestes anciens,
35:06cette nouvelle génération dont on a parlé un petit peu tout à l'heure ?
35:08Un an et demi, deux ans ?
35:10Ils viennent tous les jours, ces personnes sur lesquelles vous investissez, vous misez ?
35:14Oui, ils sont là tous les jours, ils apprennent.
35:17Et quelque chose de très encourageant,
35:19c'est qu'ils auront envie d'apprendre.
35:21Et on a même vu des gens qui sont là depuis 4-5 ans,
35:25et on continue à recruter,
35:26et ils sont déjà prêts à transmettre ce qu'ils viennent d'apprendre.
35:30Parce qu'on ne connaît pas ces métiers,
35:32quel profil ont-ils ?
35:32Ils viennent d'où ?
35:34On recrute via France Travail,
35:37de bouche à oreille,
35:39mais surtout des gens,
35:40et on travaille aussi avec des associations,
35:43on veut surtout des gens qui aient envie.
35:46Une personne qui a envie, on peut tout faire après.
35:48Si vous ne faisiez pas ce métier,
35:49quel métier auriez-vous aimé exercer, Louis-Michel Decq ?
35:53J'aurais bien aimé être spécialiste dans le thé.
35:57Ah, très bien, le thé.
35:58Oui.
35:59Je bois beaucoup de thé, et j'aurais bien aimé.
36:02Merci, Louis-Michel Decq.
36:11Louis-Michel Decq, patron de Stockman.
36:13Pourquoi je sais que c'est une chanson qui vous tient particulièrement à cœur, New York ?
36:19Oui, parce que cette chanson, on la retrouve régulièrement dans les défilés.
36:24On l'entend régulièrement.
36:26Et puis, il y a une anecdote avec New York.
36:29Parce que je cherchais le lien entre Stockman et moi,
36:31et bien c'est New York.
36:32Il se trouve qu'il y a maintenant depuis plus de 30 ans,
36:36j'ai réalisé mon premier stage en école de commerce,
36:40à son fin de deuxième ou troisième année,
36:42chez Stockman, pour ouvrir le bureau Stockman à New York,
36:45où je suis resté plus de six mois.
36:46Donc, c'est un stage qui vous a marqué ?
36:48Beaucoup.
36:48Il y a eu beaucoup d'affects.
36:50On évoquait l'affect avec Mathias pour reprendre Thulier, vous aussi ?
36:53Oui, oui.
36:53Et je suis resté d'ailleurs en contact pendant ces 30 dernières années
36:56avec le président du groupe,
36:58et qui, il y a 8 ans, m'a sollicité pour venir le rejoindre.
37:03Merci, Louis-Michel Decq.
37:04Vous restez avec nous autour de la table de La France Bouge.
37:06La France Bouge, qui est fière de mettre en avant ce qu'ils font,
37:09on va prendre des nouvelles d'un membre de notre belle communauté.
37:11Il s'agit de Flore Lestrade, la cofondatrice de Vitton,
37:14qui propulse l'intelligence artificielle aussi dans l'industrie de la mode.
37:19Ce sera juste à...
37:20Europe 1.
37:21La France Bouge.
37:2320h30, 21h30.
37:24Elisabeth Assayac.
37:34Bienvenue dans La France Bouge
37:35pour cette quatrième et dernière partie
37:37à l'occasion de la Fashion Week.
37:39Nous sommes avec Louis-Michel Decq,
37:40le patron de Stockman,
37:42cette entreprise qui fabrique des bustes,
37:45qui s'adapte de la morphologie,
37:48en passant par la toile, le marquage.
37:50Tout est personnalisable chez Stockman.
37:52Absolument.
37:53Pour ces bustes.
37:53On peut tout faire.
37:54Même certains de nos clients nous envoient leur logo
37:57pour qu'on fasse un marquage au cou.
37:59À quel moment vous intervenez dans la création d'une collection ?
38:02Dès le début, on vient vous voir ?
38:04Avant même ?
38:05Oui.
38:05Oui, oui, oui.
38:06Très en amont, oui.
38:07Très, très en amont.
38:08Nous sommes avec Mathias Vandael,
38:10tailleur et président de Tuilliers Paris.
38:11Si vous nous rejoignez,
38:12écoutez franchement l'émission.
38:14Depuis le début en podcast,
38:15il a reçu les conseils de Claire Mouge-Nolène,
38:17la fondatrice CEO de Luz et de Muse Society.
38:20Mathias qui a racheté,
38:21qui a récupéré,
38:22qui a racheté cette entreprise
38:23qui existe depuis les années 30.
38:25Tailleur de formation,
38:27maintenant chef d'entreprise.
38:28Ce sont deux métiers différents,
38:29vous le voyez ce soir.
38:30Deux métiers totalement différents.
38:32Lequel vous préférez ?
38:34L'atelier.
38:36Il va peut-être vite
38:37et devoir avoir un associé, non Claire ?
38:40Oui, tu verras,
38:41tu apprendras à faire les deux,
38:42mais c'est sûr que
38:43on apprend beaucoup de choses
38:45en devenant chef d'entreprise.
38:46Et c'est ça aussi qui est passionnant.
38:48Et on va prendre ce soir sur Europe 1
38:50des nouvelles d'une entrepreneur
38:51que nous suivons,
38:52parce que tous ceux qui passent chez nous
38:53sur Europe 1,
38:54on les rappelle.
38:55Ce sera sûrement votre cas Mathias.
38:57Ce soir, il s'agit de Vitton.
38:59C'est le nom de la boîte.
39:02En route vers les trophées de l'avenir
39:04Europe 1 LCL.
39:06Et oui, parce que vous le savez,
39:07jusqu'au mois de décembre,
39:08chaque semaine,
39:09on vous fait découvrir
39:10des entreprises,
39:12des PME,
39:12des start-up,
39:13des ETI
39:14qui seront en route
39:16vers les trophées de l'avenir
39:17Europe 1 LCL.
39:19Les résultats auront lieu
39:21début décembre.
39:22Soit on est avec
39:23Flore Lestrade,
39:24la cofondatrice de Vitton
39:25qui était venue il y a un an
39:27sur Europe 1
39:28nous présenter
39:29cette entreprise française
39:31que vous avez co-créée.
39:32Vous êtes trois, je crois ?
39:34C'est ça, exactement.
39:35Deux associés, plus vous.
39:36Et vous,
39:37vous permettez aux marques de mode
39:39de générer leur visuel,
39:40ce qu'on voit sur les sites,
39:42quand on fait nos fameux paniers,
39:43grâce à l'intelligence artificielle.
39:46C'est-à-dire que vous pouvez créer
39:47des images pour le e-commerce
39:48mais aussi pour les équipes de design,
39:50pour les équipes de marketing.
39:52Exactement.
39:52Merci beaucoup
39:53pour cette belle introduction.
39:54Et même, je pense qu'on s'était vus
39:56il y a un peu moins d'un an.
39:58Donc, c'est vrai que la trajectoire
40:00de croissance et de transformation
40:02qui a eu lieu est vraiment très belle.
40:05On est sur, aujourd'hui,
40:07un phénomène de changement
40:09en profondeur
40:10de comment on fait des photos.
40:12Donc, je pense que je suis très heureuse
40:13d'être ici
40:14puisque ça fait un lien
40:14entre à la fois
40:15une forme du passé
40:16et en même temps
40:17très très actuelle.
40:18Et complémentaire.
40:20On n'en pose pas le passé
40:21et aujourd'hui.
40:22Non, parce que c'est l'avenir aussi.
40:25Donc, depuis votre passage
40:26dans la France bouge,
40:28qu'avez-vous changé ?
40:28Je crois que vous avez connu
40:29une très forte accélération.
40:31En fait, il y a eu deux choses
40:33qui ont été assez marquantes.
40:35La première, c'est...
40:37Alors, je redonne ces chiffres.
40:38Ils sont relativement connus.
40:40En 2025,
40:41donc c'était fin d'année dernière,
40:44près de 92% des entreprises
40:47et en particulier dans la mode
40:49voulaient essayer
40:49d'implémenter des projets en IA.
40:52Seulement 1% décrivaient
40:54leur déploiement comme mature.
40:55Donc ça, c'est les chiffres
40:55de McKinsey
40:56qui sont relativement connus,
40:57qui s'appliquent également
40:58au domaine de la mode.
41:00Ce qu'il faut savoir,
41:01c'est qu'effectivement,
41:01fin d'année dernière,
41:02on était dans une phase
41:04d'effervescence.
41:05Tous les comités directeurs
41:07qui disaient à leur équipe
41:08qu'il faut qu'on intègre de l'IA
41:09et on est dans des moments de test.
41:12Je pense que je suis très fière
41:13de dire qu'aujourd'hui,
41:14la France et de manière générale,
41:16la mode est en train
41:17de passer du test
41:18à la production.
41:20Et on le fait aujourd'hui,
41:21on l'a fait en quelques mois
41:22avec des acteurs...
41:23Oui, et ce n'est pas seulement nous,
41:25c'est aussi les marques
41:27qui choisissent de changer
41:28ce mode de fonctionnement-là
41:29comme Blanche Porte,
41:30Spartou, Monoprix,
41:32Millie Mountain Group
41:32et d'autres.
41:33Et ce sont vos clients ?
41:34Ce sont nos clients.
41:35Bravo, bravo, Flore.
41:36Claire, vous qui avez une marque
41:38de sportswear,
41:39de vêtements,
41:40des leggings notamment
41:41avec votre marque française
41:43Eco Responsable Lousse,
41:44est-ce que ça vous parle ?
41:45Évidemment, ça me parle
41:46et c'est vrai que c'est très vrai.
41:47L'année dernière,
41:48on était tous
41:48il faut de l'IA,
41:49il faut de l'IA.
41:50Ce n'était pas encore
41:51tout à fait au rendez-vous
41:52en termes d'authenticité.
41:54Mais aujourd'hui,
41:55on voit des films
41:56et des photos.
41:58C'est incroyable
41:59et c'est vrai
41:59que ça nous évite
42:00de voyager,
42:01de déployer des équipes,
42:035, 10 personnes,
42:04des photographes,
42:05tout ça, ça a des coûts.
42:05Donc, ça fait faire
42:06des économies.
42:06Ça fait faire des économies
42:08de temps et d'argent.
42:10C'est ça, la réalité.
42:11Donc, vous,
42:12vous pouvez mesurer
42:13ces économies importantes
42:14pour les marques
42:15et l'impact aussi
42:16sur les équipes ?
42:18Oui, je reprends
42:19les mots de mes clients.
42:21Par exemple,
42:21Blanche Porte
42:22qui décrit
42:23passer de 200 euros
42:24la référence
42:25lorsqu'on fait
42:26un shooting photo classique
42:27à aujourd'hui
42:28seulement 5 euros.
42:29La génération
42:30sur Vitton,
42:31c'est seulement 5 euros.
42:32Donc, l'IA
42:32a transformé
42:33le travail des équipes.
42:35Donc, là aussi,
42:35il y a une transformation
42:36des entreprises,
42:37de ces entreprises
42:38à l'intérieur même.
42:39Claire ?
42:39Oui, je rajouterais
42:40en fait,
42:40cette différence de prix,
42:41elle est tellement importante
42:42parce qu'en fait,
42:43aujourd'hui,
42:43on a besoin de communiquer.
42:45Les gens se lassent
42:46tellement vite
42:46du produit ou de la photo.
42:47Il faut avoir presque
42:48une photo par semaine
42:49pour le produit
42:50et donc,
42:51on est en super production
42:52et c'est là où l'IA
42:53vient énormément nous aider.
42:54Sinon,
42:54nos coûts d'acquisition
42:56seraient beaucoup trop importants
42:58et il faut communiquer
42:59sur Instagram,
42:59sur Pinterest,
43:00sur le site internet,
43:01en communiqué de presse.
43:02Enfin,
43:03il en faut de la photo.
43:04Donc, l'IA vient
43:05énormément nous aider.
43:06Et puis,
43:07vous vous êtes développé
43:07à l'international,
43:08Flore,
43:08dans l'estrade.
43:09C'est ça.
43:10Depuis qu'on a lancé
43:12officiellement la plateforme,
43:13ça, c'était en fait
43:14en janvier 2026 de cette année.
43:16Donc, c'est vraiment...
43:17On a quelques mois
43:18de recul là-dessus.
43:19On a fait x5
43:20sur notre chiffre d'affaires
43:22et donc,
43:22on réalise aujourd'hui
43:2425% de nos revenus
43:26aux Etats-Unis
43:26qui est notre deuxième pays.
43:29C'est beau.
43:29Ce n'est pas encore rentable.
43:31Mais bientôt.
43:31Ce n'est pas encore rentable.
43:32Mais bientôt.
43:33Vous reviendrez nous en parler.
43:34Ça, c'est des beaux exemples.
43:36Comme chaque sort sur Europe
43:37une de ces belles entreprises françaises.
43:39Avant de nous quitter,
43:40vous savez,
43:41Louis-Michel Dec,
43:41je me tourne vers vous.
43:42Vous êtes le patron de Stockman.
43:43On est à quelques mois
43:44de l'élection présidentielle.
43:46Claire l'évoquait tout à l'heure
43:48en donnant les conseils à Mathias.
43:50Est-ce qu'on a encore de l'espoir ?
43:54Les raisons d'espérer,
43:55Louis-Michel Dec,
43:56pour 2027,
43:58pour notre pays
43:58et pour les 5 ans à venir
44:00en tant que chef d'entreprise.
44:02On vous écoute.
44:03Les raisons d'espérer.
44:04Vous avez reçu il y a quelques jours,
44:06quelques semaines,
44:07le directeur général d'HEC
44:09qui parlait justement
44:10de ses élèves
44:11et qui avait beaucoup d'enthousiasme
44:13et des jeunes créateurs
44:16et entrepreneurs.
44:17À notre niveau,
44:19chez nous,
44:19tous les gens
44:19qu'on a recrutés
44:21ces dernières années
44:22ont beaucoup d'envie,
44:23beaucoup d'énergie.
44:24Et on voit
44:24qu'ils reviennent
44:26à des métiers manuels
44:28et ça se passe bien.
44:29Ils ont envie.
44:30Il y a quelques mois,
44:32j'intervenais dans une conférence
44:33où le point commun
44:35était qu'on avait tous
44:35des entreprises
44:36de plus de 100 ans
44:38et toutes ces entreprises-là
44:39ont été rachetées
44:40par des jeunes.
44:41Avec l'exemple de ce soir
44:42de Mathias, par exemple.
44:44Comme Mathias,
44:44par des jeunes
44:45et qui avaient envie,
44:46c'est des entreprises
44:47de passementerie,
44:48de serrurerie très ancienne,
44:50tout ça.
44:50Et il y avait vraiment
44:51une très très belle énergie,
44:53je trouve.
44:53Et donc ça me pousse
44:54chaque jour
44:55quand je vois l'ambiance
44:56qu'il y a chez nous,
44:57à Stockman,
44:58tout ça,
44:58ça me donne
44:59beaucoup d'espoir encore.
45:00Merci Louis-Michel Decq,
45:01vous êtes le directeur
45:03de Stockman.
45:04Merci d'être venu ce soir
45:05sur Europe 1,
45:05on n'en sait plus
45:06sur cette très belle
45:06entreprise française,
45:09la belle EPV,
45:10entreprise du patrimoine
45:11vivant.
45:12Merci à Mathias Vandael
45:13et bravo
45:14pour votre audace.
45:15Ailleurs,
45:16président de Thuliers,
45:17Paris,
45:18merci à Flore Vestrade,
45:19confondatrice de Vitton
45:20et un grand merci
45:21à Claire Moujnolène,
45:22super coach.
45:23Je suis trop contente,
45:24j'adore.
45:24Ça s'entend,
45:25on adore ça aussi.
45:26Ça s'entend dans votre voix,
45:28fondatrice et CEO de Luce
45:29et de Muse Society.
45:30Excellente soirée
45:31à toutes et à tous
45:32sur Europe 1.
Commentaires

Recommandations