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  • il y a 3 semaines
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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du RN à l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:03Bonjour Maya, bonjour à tous, bienvenue dans les cas de vérité, mon invité est donc Thomas Ménager, bonjour, vous êtes
00:07porte-parole du RN à l'Assemblée Nationale.
00:09Le RN rattrapé par des révélations de Mediapart qui révèlent des propos antisémites attribués à Jordan Bardella à l'époque
00:14où il commençait à militer au FN en Seine-Saint-Denis.
00:17Des propos comme les banques sont toutes détenues par des juifs, le juif doit dominer les autres peuples, etc.
00:23Jordan Bardella dément et porte plainte en diffamation contre Mediapart.
00:26Vous, vous le connaissez Jordan Bardella, est-ce que vous pensez qu'il aurait pu tenir ce genre de propos
00:31ou pas ?
00:32Non mais jamais de l'avis. Enfin, pour connaître Jordan Bardella, ni le Jordan Bardella d'aujourd'hui, ni le
00:36Jordan Bardella d'il y a dix ans n'auraient pu tenir ces propos qui sont totalement délirants.
00:42Aujourd'hui, Jordan Bardella a toujours été sans ambiguïté comme le RN en matière de lutte contre l'antisémitisme et
00:48donc ses propos...
00:49Aujourd'hui, il est en passé.
00:50Non mais, la ligne est très claire depuis un certain nombre d'années. Marine Le Pen a été claire jusqu
00:56'au point de faire le choix d'exclure son père qui avait eu des propos, malheureusement, qui étaient des propos
01:03antisémites, qui ont été condamnés pour antisémitisme.
01:06Et donc aujourd'hui, tout cela est une opération et un coup monté.
01:10A quelques jours, le lendemain, le lendemain des résultats des sénatoriales avec la victoire du RN, où les sondages montrent
01:16qu'il y a une alternance possible, on cherche à nous dire.
01:18Vous voulez dire que si Jordan Bardella avait eu des propos antisémites, si ça s'était su, il ne serait
01:23plus au RN ?
01:24Mais oui, mais comme toute personne, nous, toute personne qui a des propos qui sont contraires aux valeurs que défend
01:31le RN, vous savez, Jordan Bardella, il a été invité il y a quelques mois en Israël à une conférence
01:36internationale contre l'antisémitisme.
01:38Et ça, c'est aujourd'hui, mais ce n'est pas le passé.
01:39Mais non, mais c'est très clair que vous imaginez bien que ceux qui l'ont invité savent très bien
01:44que Jordan Bardella est un bouclier pour protéger les compatriotes de confession juive.
01:47Alors, ça, ce n'est pas forcément l'avis du CRIF qui estime que ces révélations rappellent que le RN
01:52continue d'être le parti refuge des identitaires et une illustration des limites de la dédiabolisation du RN.
01:58Le CRIF, c'est le Conseil représentatif des institutions juives de France. Qu'est-ce que vous répondez ?
02:02Vous savez, le CRIF, c'est comme toutes les organisations, elle ne représente pas la totalité des Français de confession
02:07juive.
02:08Il y a une différence entre des leaders d'un mouvement qui ont toujours été en combat contre le RN,
02:14pourtant qui est aujourd'hui le seul bouclier pour protéger les Français de confession juive, notamment face à la montée
02:19de l'islamie.
02:20Mais oui, je pense que le CRIF se trompe de combat. Je pense qu'aujourd'hui, il ferait mieux de
02:25se concentrer, concentrer leurs attaques contre la France insoumise, contre ceux qui ont aujourd'hui des propos antisémites et une
02:31ambiguïté en la matière.
02:33Jordan Bardella dénonce des actes de barbouserie. Est-ce qu'il faut une enquête à l'intérieur du parti ?
02:38Non mais ça, on attendra de voir.
02:42Non mais une enquête interne du parti lui-même sur ce qui s'est passé, sur ces révélations. Qui est
02:47à l'origine de ces révélations, de cette barbouserie ?
02:49Mais aujourd'hui, il n'y a pas de révélation, puisqu'on n'a aucun élément. C'est-à-dire
02:53Mediapart, qui, je le rappelle, est un média qui a appelé à voter Jean-Luc Mélenchon en 2022, au premier
02:58tour de l'élection présidentielle, sort des éléments.
03:00D'un ancien responsable du FN de Seine-Saint-Denis. Donc, ça vient de l'intérieur.
03:05Ça vient de l'intérieur.
03:06J'ai aucun élément en la matière.
03:08Pourquoi ça ne vient pas de l'intérieur ?
03:09Aujourd'hui, c'est du vide.
03:10Aujourd'hui, c'est du vide total.
03:11Et ça ne vient pas de l'intérieur ?
03:12Je ne peux pas vous dire, puisque je ne sais rien. Il y a un article où les propos sont
03:15validés, certifiés par Mediapart, qui est un opposant frontal au Rassemblement national, M. Plenel, qui, je le rappelle, a appelé
03:24à voter Jean-Luc Mélenchon au moment de l'élection présidentielle.
03:27C'est très clair et ça cherche, au final, aujourd'hui, à nuire au Rassemblement national au moment où il
03:31y a une alternance.
03:32Justement. Est-ce que cette affaire risque d'être un boulé tout au long de la campagne présidentielle ?
03:35Non, mais je ne pense pas, parce que je vous dis, c'est du vide.
03:37Je pense que les Français...
03:38Vous pensez que ça va faire pchit, comme disait...
03:39Oui, oui, parce que les Français ne sont pas dupes.
03:41Vous pensez que ça va faire pchit ?
03:42Oui, oui, je pense totalement que ça va faire pchit, puisque je vous dis, il n'y a rien, personne
03:45en France, aucun Français ne peut croire un seul instant que Jordan Bardella aurait pu tenir ses propos.
03:50Et donc, tout sera par la justice, puisque Jordan Bardella a porté plainte par la voix de ses avocats, permettra
03:56de laver l'honneur du Rassemblement national.
03:58J'espère que la décision de justice arrive rapidement, en tout cas.
04:00Oui, enfin, dans tous les cas, on espère pour tout le monde, pour tous les Français, que la justice puisse
04:05agir et donner des décisions rapides.
04:07Les fonctionnaires sont dans la rue aujourd'hui, sont en grève, les enseignants en tête.
04:1040% d'enseignants en grève, par exemple, dans le primaire, par exemple, pour dénoncer le gel des salaires dans
04:15la fonction publique.
04:16Est-ce que vous leur donnez raison ? Est-ce que vous dites, vous, il faut augmenter les salaires des
04:18fonctionnaires ?
04:19Non, mais il y a eu une paupérisation progressive des fonctionnaires, notamment des fonctionnaires de catégorie B et C, c
04:26'est-à-dire ceux qui sont au plus proche du terrain.
04:28Et les moins bien payés, pour qu'on comprenne.
04:30Et les moins bien payés, et il y a eu une chasse aux fonctionnaires depuis un certain nombre d'années.
04:33On tape sur les fonctionnaires, alors que c'est ceux qui font tenir le pays.
04:36C'est nos policiers, c'est nos pompiers, c'est nos enseignants.
04:38Est-ce qu'il faut augmenter les salaires des fonctionnaires ?
04:40Nous, aujourd'hui, il y aura des mesures spécifiques aux fonctionnaires qui seront données par Marine Le Pen par la
04:44présidentielle.
04:44Mais nous, ce que l'on dit surtout pour tous les Français, salariés, fonctionnaires, retraités, tous les Français, il faut
04:50surtout baisser les charges contraintes.
04:51C'est la raison pour laquelle on propose de baisser toutes les énergies en baissant la TVA de 25,5%.
04:57De baisser aussi le coût de l'alimentation avec 100 produits de première nécessité, 100 TVA.
05:01Parce qu'au-delà du salaire, M. Le Tellier, c'est de savoir ce qu'on arrive à faire avec
05:04ce salaire.
05:04C'est pas seulement salaire.
05:04Alors, cela dit, vous le disiez, Marine Le Pen doit détailler son plan d'économie de 125 milliards d'euros
05:09d'ici quelques jours.
05:11Est-ce que dedans, il y aura des suppressions de postes de fonctionnaires ?
05:14Non. Au global, non.
05:16Il n'y aura pas de suppression de postes de fonctionnaires ?
05:17Marine Le Pen a toujours dit, vous savez, de dire on supprime des fonctionnaires, ça ne veut rien dire.
05:20Nous avons besoin de fonctionnaires en plus.
05:22Nous avons besoin de fonctionnaires en plus chez les policiers.
05:25Nous avons besoin de soignants supplémentaires.
05:28Nous avons besoin d'un certain nombre de secteurs où on ferme des classes, où on regroupe de plus d
05:32'enseignants.
05:33Donc, ça ne veut rien dire de dire on supprime des fonctionnaires.
05:35Par contre, qu'il y ait moins de fonctionnaires dans des bureaux, de la bureaucratie, dans des agences inutiles,
05:40et plus de fonctionnaires sur le terrain, au contact de la population et pour le service public, c'est ça
05:44la vision du Rassemblement National.
05:45Alors, les syndicats sont dans la rue aujourd'hui et les syndicats refusent de dialoguer avec vous.
05:49Marie-Zéon, qui était à votre place hier de la CFZT, dit hors de question de parler avec le RN.
05:53Ça, c'est un problème pour vous ?
05:54Alors déjà, ce n'est pas tous les syndicats. Là, vous citez un syndicat, il y en a d'autres
05:56avec qui on échange.
05:58Par exemple ?
05:58Oui, non, mais je veux dire, quand on les convoque à l'Assemblée Nationale, par exemple, en tant que rapporteur,
06:02moi j'étais rapporteur de la loi pour abroger la réforme des retraites, la CFZCGC, FO, la CFTC...
06:10En tout cas, CFDT et CGT, les deux principaux disent qu'on ne va pas dialoguer avec le RN.
06:13Est-ce que c'est un problème pour vous ?
06:15Mais non, mais je pense que demain, si les Français nous font confiance et que nous sommes élus,
06:19ils n'auront pas d'autre choix et notre porte sera ouverte.
06:21Ils seront très loin de leurs préjugés, on est pour le dialogue social, on les écoutera, on débattra avec eux.
06:27Et attention, il faut faire la différence entre la CGT et la CFDT, en haut, et ceux en bas, où
06:31on parle, bien entendu, sur le terrain avec eux.
06:32Dernière question, vous parliez de demain. Demain, c'est la rentrée parlementaire.
06:35Vous allez vous retrouver, tous les députés, avec Antoine Defond, la situation internationale, qui pèse sur les prix de l
06:39'essence notamment.
06:40Le RN s'oppose à l'envoi de militaires français pour sécuriser le port pétrolier de Yambou en Arabie Saoudite.
06:46Est-ce que vous allez demander un débat à l'Assemblée Nationale ?
06:49Alors, nous, on est toujours favorables au débat.
06:51Donc, s'il peut y avoir, bien entendu, un débat sur l'article 50-1 de la Constitution, suivi d
06:56'un vote,
06:57c'est-à-dire qu'il ne faut pas seulement un débat, il faut un vote, nous y serons favorables
07:00et nous le demandons.
07:01Ça, il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus parce que nous ne voulons pas envoyer des troupes, risquer
07:05la cobelligérance.
07:06Par contre, de faire un soutien à l'Arabie Saoudite matériel pour protéger et améliorer, en fait,
07:12nos capacités d'approvisionnement en matière de carburant, ça, on y est favori.
07:15Mais vous dites clairement que vous êtes pour un débat.
07:16Oui, oui, nous sommes favorables à un débat avec vote.
07:19Mais ça sera à Marine Le Pen et pas à Thomas Ménager de le demander.
07:23Mais il faudra qu'il y ait un débat sur cette question.
07:25Merci Thomas Ménager d'avoir été invité des cas de vérité.
07:28Tout de suite, la météo.
07:29Julien Martin.

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