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Au programme de cette édition, les négociations du prochain budget européen avancent à grands pas. Une fois encore, la proposition française d’une préférence européenne pour la défense a été balayée. La communauté continuera d’acheter à l’étranger… aux Etats-Unis surtout.

Dans la rue, les mobilisations lycéennes se poursuivent. Malgré les dégradations et les heurts, la gauche soutient le mouvement, coûte que coûte.

Et puis nous reviendrons sur la primaire de gauche et la figure qui chamboule l’élection de Raphaël Glucksmann… Ségolène Royal.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver au programme de cette édition.
00:19Les négociations du prochain budget européen avancent à grands pas.
00:23Une fois encore, la proposition française d'une préférence européenne pour la défense a été balayée.
00:28La communauté continuera donc d'acheter à l'étranger, aux Etats-Unis de préférence.
00:35Dans la rue, les mobilisations lycéennes se poursuivent.
00:38Malgré les dégradations et les heures, la gauche soutient le mouvement coûte que coûte.
00:43Et puis nous reviendrons ensuite sur la primaire de gauche
00:46et la figure qui chamboule l'élection de Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal.
00:54La préférence européenne, ni pour aujourd'hui, ni pour demain.
00:57La France a proposé un plan de préférence communautaire dans le domaine de la défense
01:01en vue du prochain budget européen.
01:04Mais la plupart des pays ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils n'en voulaient pas.
01:08Nicolas de Lamberterie.
01:10Une fois de plus, le gouvernement d'Emmanuel Macron fait de la France le dindon de la farce européenne.
01:16Et comme souvent, dans le domaine de la défense.
01:19Depuis des mois, d'intenses négociations ont lieu en coulisses au sein de l'Union européenne
01:25pour discuter du prochain budget septennal communautaire.
01:29Et ce prochain budget, 2028-2034, est prévu pour être colossal.
01:34Supérieur à 2 000 milliards d'euros, soit davantage que le précédent budget
01:39qui avait pourtant été rallongé de 750 milliards avec le plan de relance Covid.
01:44Comme toujours, avec Bruxelles, l'exception devient donc la normalité.
01:49On apprend d'ailleurs dans Euractive que ces négociations sont menées au pas de charge
01:54afin de les boucler avant l'élection présidentielle française,
01:58de peur qu'une éventuelle élection de Marine Le Pen
02:00ne complique la mise en œuvre du prochain budget européen.
02:04Et dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne
02:07et du soutien quasi illimité de Bruxelles à l'Ukraine,
02:10la question de la défense est évidemment un point crucial des négociations.
02:14La France, qui dispose d'une des meilleures industries de défense du monde,
02:18préconise une préférence européenne dans ce domaine.
02:21Sauf que voilà, comme souvent, Paris a beau jouer plus européen que les européens,
02:26c'est une fin de non-recevoir qui se profile,
02:29avec une douzaine de pays de l'Union
02:31qui ont d'ores et déjà fait connaître leur refus de la proposition française.
02:36« Plutôt que la France joue à ce que j'appelle le syndrome de la guêpe d'été,
02:41vous savez, celle qui se tape sur la vitre jusqu'à ce qu'elle meure,
02:44il faut que la France actualise son logiciel.
02:48Il n'y aura pas d'indépendance stratégique européenne,
02:51les pays européens n'en veulent pas,
02:53et la France manipule un concept idiot
02:57dont la seule véracité pratique serait de détruire les positions françaises.
03:05Donc autant que ça disparaisse.
03:06Ce document dit informel, en réalité, est un document allemand
03:09où l'Allemagne fait venir le banc et l'arrière-banc de sa domination.
03:14Évidemment, les Italiens,
03:16trop contents de poignarder les Français dans le dos,
03:19emboîtent le pas.
03:20Mais tout le reste, c'est la cour et l'arrière-cour de Berlin.
03:24Je comprends tout à fait les Pays-Bas,
03:26je comprends tout à fait le Portugal,
03:27ce sont des pays à dominante atlantique,
03:29c'est tout à fait leur histoire,
03:31il n'y a pas de problème là-dessus.
03:32Je suis surpris par l'absence des Espagnols,
03:36mais qui doivent se dire qu'ils laissent faire le sale boulot à d'autres.
03:39Et au même moment où une coalition au sein de l'Union Européenne
03:43se précise donc contre le projet français de préférence européenne,
03:47on apprend que l'Allemagne, l'Espagne et la Suède
03:50ont décidé de s'associer dans l'industrie militaire aéronautique.
03:54Une information qui doit elle-même être mise en parallèle
03:57avec le fait qu'au début de l'été 2026,
04:00la France et l'Allemagne annonçaient renoncer à leur projet
04:03d'avion de combat européen de nouvelle génération
04:05en raison de divergences trop importantes.
04:08En clair, tout semble indiquer qu'une partie des Européens
04:11compte bien s'associer dans le domaine de la défense,
04:13mais sans s'encombrer des atouts français
04:16et sans se priver du parapluie américain.
04:18Or, selon Pierre-Yves Rougeron, à l'exception de la Grèce,
04:21les clients potentiels de l'industrie militaire française
04:24sont à trouver en dehors de l'Union européenne.
04:28Profitons de tout cela.
04:29Il n'y aura pas de préférence communautaire
04:32ni en défense ni en quoi que ce soit d'autre.
04:34Ça implique une chose,
04:35qu'il faut une préférence française en France.
04:38La Grèce est un de nos clients,
04:40mais ne peut pas être qualifiée de partenaire.
04:42Elle n'en a pas la taille critique.
04:43Par contre, c'est un client extrêmement fiable
04:46et un allié fidèle,
04:47d'autant plus qu'elle a l'une des chasses.
04:49Et c'est pour ça d'ailleurs qu'elle est une pub pour le Rafale.
04:52C'est que la chasse grecque sort tous les jours en mode combat.
04:56Le monde va continuer à s'armer.
04:58Et tous ceux qui ne voudront pas dépendre
05:00des complexes militaro-industriels florissants de l'Asie orientale
05:03ou du complexe militaro-industriel américain
05:05auront la possibilité de s'armer français
05:08pour rester indépendants.
05:10Et c'est le cas d'énormément de pays
05:12qui n'auront pas les moyens de développer,
05:14même si nous aurons dans l'avenir
05:15des concurrents remarquables venant d'Asie
05:17et nous devons nous y préparer.
05:19Beaucoup de pays n'auront pas les moyens
05:20d'avoir un complexe militaro-industriel florissant
05:23et nous, nous devons à tout prix
05:25faire croître et embellir le nôtre.
05:27Ensuite, que les chimères européennes meurent,
05:30je rappelle qu'il n'est pas ni triste,
05:32ni anormal, ni biologiquement suspect
05:35qu'une chimère meurt.
05:36En clair, la France se retrouve
05:38dans la situation de la bonne poire
05:40qui met à disposition ses meilleurs atouts
05:43pour ses partenaires,
05:44à commencer par ses capacités nucléaires,
05:46attend et propose gentiment des projets en commun
05:48qui sont loin de lui être indispensables,
05:51puis finit par se faire devancer
05:52par des partenaires qui,
05:54non contents d'avoir réchigné à travailler avec elle,
05:56privilégie systématiquement
05:58la coopération transatlantique,
06:00au détriment des outils indépendants
06:02dont dispose encore la France.
06:03Une situation qui,
06:04non seulement affaiblit la France,
06:06à proprement parler,
06:07mais affaiblit au final l'Europe,
06:09puisque cela aboutit à gâcher
06:10les atouts de l'un des rares pays du continent,
06:13encore autonome en matière de défense.
06:16Et au final,
06:17Europe ou pas Europe,
06:18une donnée constante se maintient
06:20et se renforce.
06:21Dans la défense,
06:23comme dans l'énergie
06:23ou tant d'autres domaines,
06:25la dépendance aux Etats-Unis d'Amérique
06:28reste l'élément clé du vieux continent.
06:35Mobilisation lycéenne,
06:36violence et soutien de la gauche.
06:38En pleine journée de grève
06:39de la fonction publique,
06:40la tension s'est accrue
06:41avec en sus une confrontation
06:43entre les Insoumis
06:45et le gouvernement.
06:46Le point d'Olivier Frère Jacques.
06:59LFI participe au chaos.
07:01Le maire de Saint-Denis,
07:02Bali Bagayoko,
07:03a dansé lundi autour de poubelles en feu
07:05avant de faire une autre vidéo
07:06dans laquelle il fait mine d'éteindre
07:08un feu allumé par des lycéens
07:10qu'il soutient.
07:23Les pompiers, les pompiers, les pompiers !
07:32Littéralement,
07:33le pompier pyroman.
07:36Depuis le 10 septembre, des manifestations de lycéens revendiquant généralement plus de moyens humains et financiers
07:41ou même la lutte contre le RN sont marquées par des violences, tantôt contre des biens,
07:46tantôt de manière plus ou moins volontaire contre la police ou même contre des personnes.
07:51Une jeune fille, selon le Premier ministre Lecornu, aurait ainsi été blessée à l'acide chlorhydrique,
07:57aux mains et au visage par des agresseurs violents.
07:59Cet incident est nié par une partie de l'extrême gauche sur les réseaux sociaux
08:03et pour l'heure aucune preuve matérielle ne semble être disponible.
08:07La violence est perceptible avec parfois même une convergence rare entre extrême gauche et banlieusards.
08:14On va se recogner.
08:17Ramenez les porpeurs, ramenez les porpeurs.
08:19Les porpeurs, les porpeurs, juste là, juste là, ici, ici.
08:23On avance encore ou pas ?
08:27On avance encore, on avance une.
08:29Avance encore, avance les banlieues.
08:31Non, avance les banlieues.
08:32Non, avance les banlieues.
08:32Avance les banlieues.
08:32Avance les banlieues.
08:33On nous dit Dieu, mes chers banlieues.
08:35Ah, ça crache le bête, non ?
08:36Ah ouais, frère ?
08:46Oh, ça se sent, oui.
08:48Oh, ça se sent.
08:49C'est un peu sale.
08:50Ah, ça me fait un peu torche ou pas ?
08:53Non ?
08:54Ah, il t'a coupé, ça me tracasse.
08:56C'est une dernière matinée.
09:00Chago, essaye de chercher une batterie externe.
09:01On dit pas, t'oublies de batterie, là.
09:02J'ai pas de batterie externe.
09:05Cherche une batterie externe.
09:06Viens, on va chercher.
09:07Vouloir plus de moyens, mais mettre le feu à ce qu'ils ont.
09:10Des confrontations avec la police ont évidemment eu lieu et ont été filmées,
09:15donnant l'occasion d'un petit jeu de victimisation dans un spectacle éculé du chat et de la souris.
09:21Oh !
09:23Oh !
09:24Oh !
09:25Oh !
09:26Oh !
09:26Oh !
09:26Oh !
09:27Oh !
09:28Oh !
09:28Oh !
09:29Oh !
09:30Oh !
09:43Bavure, bavure, bavure, bavure, bavure !
09:58Et les filles s'étant parées du sujet en apportant un soutien inconditionnel aux casseurs et aux lycéens contestataires en
10:04rejoint la carte des violences policières.
10:07Et nous lançons l'alerte sur ce qui est en train de se passer en termes de répression.
10:10Il y a un lycéen qui a perdu des dons pour avoir, pour s'être mobilisé, notamment sur les effectifs
10:16qu'il y avait dans les classes,
10:17sur le fait de ne pas avoir de professeurs remplaçants, sur le fait de ne pas avoir d'infirmières scolaires,
10:23d'assistantes sociales.
10:25Quand à un moment donné, on vous balance quasiment, je veux dire, un flashball,
10:27quasiment, je veux dire, soit sur l'abdomen ou soit au visage, forcément qu'à un moment donné, il y
10:31a un élan de solidarité.
10:32Mais ce sont des humains.
10:33Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
10:35Elle peut être légitime.
10:37Côté gouvernemental, c'est le contre-pied et la bataille des récits est lancée.
10:41Mais l'exécutif, qui courtise les mêmes populations que LFI, peinera à pleinement combattre le problème,
10:46puisqu'incapable de l'identifier, même si visuellement, les images sont assez claires.
10:51Quand par contre, très clairement, on a des membres, alors, qui a priori, moi j'ai toujours très prudent,
10:56parce que je ne suis pas ministre d'intérieur, mais qui sont de la mouvance dite ultra-gauche et qui
11:01ont des actions violentes,
11:03quand on a aussi des personnalités politiques qui incitent à généraliser le blocage,
11:07alors même qu'on sait que nos élèves sont en danger quand des individus cagoulés, armés de mortiers,
11:13se pointent dans l'establissement, là, on est sur une forme de responsabilité.
11:15De qui parlez-vous ? Est-ce que vous parlez ?
11:16Des députés LFI, des députés...
11:17Très clairement, puis, a priori, un ministre qui patauge dans sa communication,
11:22tandis que le ministre de l'Intérieur a lui pointé du doigt directement la participation de LFI.
11:27Dans ce contexte, la participation d'un certain nombre de députés de la France Insoumise,
11:32ou d'élus de la France Insoumise, à ces mouvements, est totalement irresponsable.
11:37Je pèse mes mots, c'est totalement irresponsable.
11:39Je crois que les jeunes ont besoin qu'on leur montre un chemin qui est celui de l'éducation,
11:43un chemin du respect des forces de sécurité intérieure, et surtout de la non-violence.
11:47Voilà, il y a eu beaucoup trop de violences.
11:49On ne peut pas tolérer les violences à l'endroit des forces de sécurité intérieure,
11:52et chaque fois qu'il y a eu des interventions, elles étaient justifiées par des dégradations,
11:56des atteintes aux forces de sécurité intérieure, voire aux personnels enseignants.
12:00Les individus arrêtés ne risquent pas grand-chose, d'autant que, mineurs et soutenus par les gauches,
12:05on voit mal des condamnations exemplaires être appliquées contre ceux-ci
12:08qui disposent de l'immunité diversitaire ou de l'appartenance à l'extrême gauche.
12:14La suite des événements peut déjà être assez facilement envisagée.
12:18L'impunité pour les contestataires.
12:19Un petit plan banlieue ici et là pour acheter du matériel qui sera dégradé,
12:23ou recruter les profs qui partiront en arrêt maladie ou quitteront des postes intenables,
12:28sacrifiés sur l'hôtel du Vivre Ensemble, qu'ils défendent eux-mêmes dans bien des cas.
12:32De son côté, LFI tient toujours la ligne, justifiant les violences et ne reculant pas d'un centimètre
12:38face aux accusations, et poursuivant sa campagne de séduction auprès d'un segment électoral courtisé de longue date,
12:43tout en donnant les gages nécessaires à l'extrême gauche groupusculaire.
12:51Ségolène Royal chamboule encore la gauche alors que la primaire peinait à susciter l'intérêt malgré le battage médiatique autour
12:57de Raphaël Glucksmann.
12:59La candidate à la présidentielle de 2007 semble décider à prendre sa vengeance.
13:03Le point tout de suite.
13:04Elle peut plumer tout le monde.
13:07La déclaration a de quoi faire sourire, mais elle dit bien la terreur que sait semer Ségolène Royal au cœur
13:12de la primaire de gauche.
13:14Exercice déjà périlleux pour des hommes en quête de charisme,
13:17l'entrée dans la danse de celle qui a été quatre fois ministre a provoqué un petit tsunami dans un
13:22scrutin dont l'issue,
13:23la victoire de Glucksmann promue par les médias, semblait déjà écrite.
13:27Mais à 73 ans, la malheureuse candidate de 2007 met les bouchées doubles pour tenter son ultime ascension vers l
13:34'Elysée.
13:35Il y a 20 ans, elle osait déjà tout, même les barbarismes sur la muraille de Chine.
13:39Comme le disent les Chinois, qui n'est pas venu sur la grande muraille n'est pas un brave.
13:44Et qui vient sur la grande muraille conquiert la bravitude.
13:4820 ans plus tard, plus rien ne l'arrête, elle assume tout indéboulonnable.
13:52Conquiert la bravitude qui n'existe pas.
13:55Si, ça existe.
13:56Non ?
13:56Si, c'est un mot ancien, c'est un mot du Moyen-Âge ancien, bien sûr.
14:00J'ai vu que ça avait été repris ce truc-là ?
14:02Oui, mais c'est tellement anodin.
14:04Une politique qui n'est pas à un arrangement près avec la réalité,
14:07mais qui s'est maintenant dégainée en premier.
14:10Sa première cible avait un genou à terre depuis le coup de départ.
14:13Raphaël Glucksmann, patron de la coquille vide Place Publique,
14:16a été qualifiée par sa désormais concurrente de stagiaire dans Libération.
14:20Et interrogée sur le terme utilisé, l'ancienne candidate à la présidentielle enfonce le clou.
14:26Quoi que ce soit.
14:27Il n'a pas de métier d'origine, il n'a jamais géré même une collectivité locale, une entreprise, etc.
14:31Vous ne pouvez pas passer, si vous voulez, d'une activité respectable à diriger un État
14:39si vous n'avez jamais été élu au suffrage universel direct.
14:42Un argumentaire qui s'est effrité avec Emmanuel Macron pour qui la présidentielle de 2017
14:47était la première participation à une élection.
14:49Mais qu'importe, les passes d'armes entre Glucksmann et Royal ne sont pas nouvelles.
14:54En 2022, l'ancien journaliste avait qualifié sa désormais adversaire de, je cite,
14:58« Philippot de gauche » pour son positionnement en faveur de négociations de paix en Ukraine
15:03et non pour un canal d'armes intarissable et payé par les Européens.
15:07Mais la propos de Glucksmann ne s'est visiblement pas musclée depuis.
15:11Au moment où la France traverse une telle crise, où on a l'explosion des prix des carburants,
15:17où on a des menaces sécuritaires sur notre pays, où l'extrême droite,
15:21et c'est ça l'enjeu existentiel de 2027, l'extrême droite est aux portes du pouvoir,
15:26eh bien Mme Royal décide que je suis sa première cible. Très bien.
15:30Une défense poussive qui aurait mérité d'être mieux travaillée avec Léa Salamé,
15:34l'épouse du candidat putatif.
15:35Il faudra attendre la suite pour taper un peu plus juste, mais trop tard.
15:40Qu'émander des postes depuis 45 ans, que je n'ai pas quémander des postes, moi,
15:45auprès d'Emmanuel Macron pour être ministre ou finir ambassadrice,
15:50que je n'ai pas ensuite, quand j'ai perdu ces postes,
15:53que je n'ai pas ensuite choisi Jean-Luc Mélenchon par dépit.
15:57Une riposte qui fait écho à une séquence politique d'anthologie en 1988,
16:01à la deuxième élection de François Mitterrand à la présidence de la République.
16:05La jeune collaboratrice socialiste réclamait alors une petite place à son mentor.
16:18Il était tard, mais encore temps,
16:21puisque c'est ainsi que Ségolène Royal a conquis son premier siège de député des Deux-Sèvres.
16:25Il fallait bien mettre le pied à l'étrier.
16:27Et pétri de ce souvenir, Ségolène Royal a d'ailleurs aussi été capable d'une certaine prévenance
16:33et d'encouragement à l'égard de l'ancien conseiller du président géorgien Sakashvili,
16:37désormais emprisonné pour abus de pouvoir.
16:39Le temps viendra peut-être pour le stagiaire.
16:40Mais plus tard.
16:42Quand il aura franchi les échelons employés du mois.
16:46Quand il aura fait ses preuves.
16:48En attendant, les débats de la primaire ne sont pas les seuls à faire du mal à Raphaël Glucksmann.
16:52Ce mardi, c'est un véritable baiser de la mort que le candidat a reçu en pleine face de François
16:57-Xavier Bellamy.
16:58Je voterai pour Raphaël Glucksmann.
17:00De quoi alimenter les arguments de Ségolène Royal,
17:02qui considère que si la gauche rejette les insoumis,
17:05elle s'alliera alors obligatoirement à la droite centriste.
17:09Une trajectoire qui rappelle qu'Emmanuel Macron aurait choisi en la personne de Raphaël Glucksmann,
17:13young leader comme lui, son favori pour lui succéder.
17:17Pas sûr pour autant que ça lui porte bonheur.
17:19Quoi qu'il en soit, pas facile d'exister pour les autres candidats de la primaire.
17:24Jérôme Gedge, relativement proche de Raphaël Glucksmann,
17:27et sans doute plus efficace, peinera à percer dans les esprits.
17:31Olivier Faure, l'insipide patron du reste de socialistes,
17:34peine à faire savoir ce qu'il pense vraiment.
17:36S'il a qualifié Ségolène Royal d'agent de propagande de Vladimir Poutine
17:40sur un plateau où l'intéressé n'était pas,
17:42on peine à penser qu'il ne se rallierait pas à elle en cas de victoire.
17:45Le moins connu, Emmanuel Morel, paru relativement sympathique lors du débat de la primaire.
17:51Mais pour sa part, il semble dans une logique d'une candidature de témoignage
17:55pour se faire connaître pour éventuellement préparer l'avenir.
17:58D'autres candidats sont quant à eux peut-être encore tapis dans l'ombre.
18:02Ainsi, on sait que François Hollande n'est pas convaincu par l'exercice de la primaire.
18:06Je n'ai jamais été favorable à cette procédure.
18:09Même quand j'y ai participé en 2011 et que j'en ai été victorieux.
18:15Pourquoi ? Parce que cette procédure par elle-même
18:19suscite plus de division que propose le rassemblement.
18:23Ce n'est évidemment pas l'avis de Ségolène Royal qui rappelle,
18:26avec un plaisir certain, un récent événement douloureux pour les socialistes.
18:32Replongé dans cette mêlée.
18:35De quoi comprendre que les passes d'armes ne devraient pas manquer
18:38entre Ségolène Royal et le père de ses enfants.
18:41Cette dernière pourrait d'ailleurs le priver d'une tentative de se relancer vers l'Elysée.
18:45En effet, tout porte à croire qu'elle serait la candidate la plus difficile à écarter
18:49si elle remporte la primaire.
18:51Reste à voir si la victoire dans une élection chapeautée par le PS
18:54qu'elle ne maîtrise pas est à portée de main ou simplement un show-strap.
19:02Et poursuivons à présent avec l'actualité en bref en France.
19:08Qui veut nuire à Jordan Bardella ?
19:11Lundi, le média d'extrême-gauche Mediapart a publié un article attribuant des propos jugés antisémites
19:16tenus par le président du RN dans des conversations privées.
19:20L'ancien candidat putatif à la présidentielle a annoncé portée plainte pour diffamation
19:24et rejette en bloc toutes les accusations et estime que les documents présentés par Edoui Plenel
19:29sont des faux grossiers.
19:31Pour le député européen, c'est une nouvelle démonstration des attaques sous la ceinture
19:35qui vont se multiplier pendant la campagne présidentielle qui s'annonce
19:38alors que Marine Le Pen est donnée favorite.
19:41Cette dernière a vivement réagi depuis sa visite du salon des professionnels de la construction à Paris
19:46estimant qu'aucune personne normalement constituée pouvait croire à ces accusations.
19:50Lundi, en fin de journée, le CRIF, le conseil représentatif des institutions juives de France
19:55a estimé qu'il s'agissait d'une illustration des limites de la dédiabolisation du RN
20:00si les éléments rendus publics sont avérés.
20:04Bayrou à la barre, lundi, le parquet a requis contre l'ancien Premier ministre
20:08deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende
20:10et trois ans d'inéligibilité avec sursis dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Modem.
20:16Concrètement, les collaborateurs étaient rémunérés par le Parlement européen
20:20mais travaillaient en réalité pour le parti.
20:22Rappelons qu'en février 2024, François Bayrou avait été relaxé
20:26mais le procès en seconde instance se tient maintenant devant la Cour d'appel de Paris.
20:30En effet, le tribunal de première instance avait condamné le Modem, son ancienne structure, l'UDF
20:36ainsi que plusieurs responsables et anciens députés européens.
20:39Mais François Bayrou était relaxé au bénéfice du doute
20:42rien ne prouvait l'existence d'un système organisé par le chef du parti
20:46mais le parquet a fait appel.
20:48Selon eux, François Bayrou ne pouvait ignorer ce qui se passait dans son parti
20:53peu importe qu'il soit trop occupé par le Burger King de Pau.
20:56Reste à savoir jusqu'où ira la clémence des juges
21:00face à un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron
21:02dans une affaire qui représente de fortes similitudes avec celle du Rassemblement National.
21:08Un mandat en suspens au procès de l'affaire Renault, le parquet national financier a requis
21:13contre Rachida Dati quatre ans de prison dont deux enfermes aménageables,
21:17cinq ans d'inéligibilité et d'interdiction d'exercer des fonctions juridictionnelles
21:21avec exécution provisoire ainsi que 1,350,000 euros de peines financières.
21:26L'actuel maire du 7e arrondissement de Paris est poursuivi pour corruption passive,
21:30trafic d'influence passif et recel.
21:33Selon l'accusation, sous couvert d'un contrat d'avocat de 900.000 euros
21:37signé via une filiale néerlandaise, elle aurait informé Carlos Ghosn
21:40des activités du Parlement européen.
21:42La défense conteste, citant 34 attestations de travail réelles
21:46et plaidant la prescription sur la base d'arrêts récents de la Cour de cassation.
21:51Le jugement a été mis en délibéré au 21 janvier 2027.
21:55Pendant ce temps, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
21:58empêtré dans l'affaire pédocriminelle du périscolaire,
22:01n'est lui pas du tout inquiété.
22:04Après la visite papale, la visite royale dans sa tournée d'adieu,
22:07Emmanuel Macron entamait ce mardi une visite d'État de deux jours en Espagne,
22:11la première d'un président français depuis Nicolas Sarkozy.
22:13Longue menthe attendue à Madrid, où le roi Félipé VI multiplia les invitations depuis 2018,
22:18cette rencontre intervient dans un contexte sensible pour l'Espagne,
22:22confrontée à la crise migratoire de Ceuta et à d'importantes manifestations.
22:26Certains médias espagnols parlent d'un rendez-vous historique,
22:29même s'il arrive en fin de mandat pour le chef de l'État français,
22:31et que son poids doit être tout à fait relativisé.
22:34Il y a trois ans, les deux pays avaient signé un traité d'amitié bilatérale
22:38qui avait déjà suscité des polémiques,
22:40notamment de la part du Parti populaire.
22:47Et maintenant, le reste de l'actualité internationale.
22:52Terrorisme ou droit commun, lundi soir en Angleterre,
22:55les cinq suspects arrêtés près de la base de la Royal Air Force,
22:58utilisés par les Américains, ont été libérés sous caution.
23:01Rappelons qu'ils avaient été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche
23:04et placés en garde à vue pour des infractions à la loi sur les explosifs,
23:07puis pour préparation d'un acte terroriste.
23:10Pendant que les autorités britanniques restaient prudentes,
23:13les Américains, qui utilisent cette base pour leur bombardement contre l'Iran,
23:17se sont ouvertement réjouis.
23:18Le secrétaire d'État américain Marco Rubio affirmait qu'il était évident
23:21qu'un acteur étranger soit à l'origine de cette action.
23:24Pendant que l'enquête se poursuit, l'ambassade d'Iran à Londres
23:27a déclaré rejeté catégoriquement et condamné fermement
23:30les récentes spéculations infondées et malveillantes publiées
23:33par certains individus et médias britanniques
23:35qui tentent d'établir un lien entre l'Iran et l'arrestation de cinq suspects.
23:39Les mises en scène trumpiennes sont-elles payées par les impôts des Américains ?
23:42Vendredi, aux États-Unis, des élus démocrates ont écrit à la Maison-Blanche
23:46pour demander le retrait de certaines vidéos
23:47publiées par le président Donald Trump sur son réseau de truces sociales.
23:51Le motif ?
23:52Certaines vidéos faites à la gloire de Trump avec une musique martiale
23:55comportent la mention financée par le gouvernement américain.
23:58Une exécution après 30 ans dans le couloir de la mort.
24:02Demain mercredi, dans le Tennessee,
24:03Christa Pike devrait être exécutée par injection létale.
24:07Cette femme a été condamnée à la peine de mort en 1996
24:10pour un meurtre commis deux ans plus tôt.
24:12Âgée de 18 ans, elle a attiré une camarade de classe dans un bois près de leur université.
24:17Elle l'a torturée pendant plus d'une heure à coups de cutters et de hachoirs à viande
24:21avant de lui porter un coup fatal avec un gros bloc d'asphalte.
24:23Elle aura ensuite gardé un fragment du crâne de sa victime comme souvenir.
24:27Le mobile était le suivant, elle soupçonnait sa victime de chercher à lui prendre son petit ami.
24:33Aux États-Unis, des campagnes de soutien ont eu lieu pour la meurtrière,
24:35faisant état de sa jeunesse au moment du crime, son enfance difficile,
24:39ses troubles bipolaires et les rares exécutions de femmes.
24:43– Et voilà, nous arrivons déjà à la fin de cette édition.
24:49Dès à présent, retrouver Choc du Monde,
24:50Edouard Chaneau reçoit Raphaël Auclair pour évoquer le blocage
24:54des négociations de paix en Ukraine depuis le forum Valdaï en Russie.
24:59Demain, dès 7h, vous pourrez retrouver un Zoom
25:01avec le président de l'Institut Polémia, Jean-Yves Le Gallou,
25:04pour présenter son colloque sur la remigration.
25:07C'est maintenant la fin de cette édition.
25:09Merci à tous pour votre fidélité.
25:10Rendez-vous demain, même lieu, même heure.
25:12En attendant, n'oubliez pas, portez-vous bien.
25:14Bonsoir.
25:14– Sous-titrage Société Radio-Canada
25:20– Sous-titrage Société Radio-Canada
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