00:00Et maintenant, on peut interroger la suite, quand il va y avoir, parce que c'est le principe de feuilletonner,
00:05quelle est votre stratégie ? Quand les différents écrits supposés, faux, probables, avérés vont sortir,
00:12quelle va être la stratégie politique ? Nous sommes en pleine campagne présidentielle,
00:17et là il est vrai que la candidate, c'est Marine Le Pen.
00:20Il n'y a pas de stratégie. Nous, ce que l'on souhaite, c'est revenir sur le fond.
00:23C'est parler de logement, c'est parler de pouvoir d'achat, c'est parler de sécurité,
00:27c'est parler de l'avenir de nos enfants, c'est ce qui intéresse les Français.
00:32Alors oui, effectivement, certains ont intérêt à ce qu'on ne parle pas des propositions et des projets.
00:37Certains qui n'en ont pas, certains veulent parasiter et polluer la campagne.
00:41On a très bien compris qui étaient ces personnes, on a très bien compris que l'accession au pouvoir du
00:45Rassemblement National
00:46inquiétait un système qui n'a pas du tout envie que ça change, qui a envie qu'on continue les
00:52mêmes déserts.
00:53Vous pensez que quelqu'un, au début de son engagement politique, il peut être influencé comme on peut l'être
00:58à des 7-18 ans ?
01:00Tout cela est faux, c'est une construction, c'est une manipulation, et ce sont des éléments qui sont faux.
01:07Donc, encore une fois, on ne va pas tomber dans le piège de Mediapart,
01:10on ne va pas accréditer des éléments qui sont faux.
01:13J'en ai demandé à la rappeler, ça va être évidemment jugé, et les auteurs, que ce soit Mediapart ou
01:19les personnes qui se servent de Mediapart,
01:21devront en répondre devant la justice.
01:23Avec une enquête interne au sein de votre parti, certainement, ou dans la galaxie de votre parti.
01:26Mais encore une fois, nous verrons, nous verrons.
01:28J'espère que la lumière sera faite sur l'origine de ces éléments, et sur la volonté de ces manipulateurs
01:35et de ces faux soyeurs.
01:35Il y avait deux possibilités, et on va écouter des réactions politiques, Etienne Jernal, c'est soit de dire,
01:41mais évidemment, chacun a la vérité, on la saura, parce que c'est la vérité judiciaire,
01:45c'est-à-dire, écoutez, c'est une erreur de jeunesse, ce sont des propos totalement condamnables, inadmissibles,
01:49mais à 17, 18 ans, est-ce que ça se serait passé, ça c'est une chose ?
01:53Autre stratégie, et Jordan Bardella affirme que c'est la vérité, en tout cas c'est sa vérité à cette
01:58heure-ci,
01:59c'est au contraire, c'est l'attaque frontale, d'ailleurs Mediapart s'étonne aujourd'hui de la violence de
02:04telles attaques,
02:05là on pourrait s'étonner que Mediapart s'étonne aussi, je pense qu'à ce niveau-là, c'est normal
02:10qu'il y ait quand même...
02:11C'est normal que ça chauffe, et c'est normal que ça intéresse les gens, je ne suis pas d
02:13'accord avec vous,
02:13je pense que ça intéresse les gens, en tout cas je l'espère, et je l'espère que ça les
02:18intéresse les gens,
02:19parce que malheureusement, et je dis ça avec une immense tristesse,
02:24j'ai l'impression que l'antisémitisme aujourd'hui n'est plus rédhibitoire dans la politique en France,
02:29sinon Jean-Luc Mélenchon ne serait pas crédité des scores dont il est crédité dans les sondages.
02:33Donc peut-être que les gens, ça n'émeut personne, mais si ça n'émeut personne, pardon, c'est très
02:37inquiétant,
02:38et ça devrait émouvoir les gens. Moi je me souviens de Carpentras, j'étais marmot, j'étais tout jeune,
02:461990, il y avait 100 000 personnes dans les rues, et François Mitterrand s'était rendu.
02:49Une odieuse manipulation qui avait accusé injustement le Front National.
02:53D'une certaine manière, ce qui compte quand même, c'est l'émotion.
02:56Est-ce qu'il y a une émotion ? Est-ce que ça excite les gens ? Est-ce que
02:59ça les intéresse ?
03:00Est-ce que ça les révolte ? Est-ce que ça suscite une révolte ?
03:02J'ai l'impression aujourd'hui que l'antisémitisme ne suscite plus de révolte.
03:06Sinon, Jean-Luc Mélenchon ne serait pas crédité de 18% dans les sondages.
03:10Je suis désolé. C'est une tragédie.
03:12Et si ce que vous venez de dire tout à l'heure est vrai,
03:14c'est-à-dire que ça n'émeut pas les militants et les sympathisants du Rassemblement National,
03:18pardon, c'est un problème.
03:19Parce qu'ils savent très bien, excusez-moi, mais nos électeurs et nos militants
03:23ont malheureusement l'habitude de se faire pilonner depuis de nombreuses années
03:27avec des attaques totalement infondées.
03:28Vous pouvez bagner le fait qu'on retrouve régulièrement des personnes
03:31qui ont des comptes nazis de votre côté.
03:32Ça arrive régulièrement, ce n'est pas nouveau.
03:34La candidate qui avait une casquette nazie,
03:36le collaborateur de Jordan Bardella,
03:38une députée qui a débranché...
03:39Non, mais ça c'est vérifiable par les gens qui nous regardent.
03:41Vous racontez n'importe quoi.
03:42Une députée qui a dû se séparer de son collaborateur
03:45qui avait aussi des propos proches.
03:47Vous voulez que je vous cite toutes les propies galeuses de LFI ?
03:49Je ne suis pas en LFI, monsieur.
03:50Je ne suis pas pour me parler de LFI.
03:51Vous avez quand même une tendance, comme on le sait.
03:52Non, absolument pas. Je ne suis pas en carton ni élue.
03:54Oui, bien sûr.
03:59Je ne sais pas pourquoi vous me répondez par LFI
04:00sur quelque chose qui parle du rassemblement national.
04:02Je vais revenir sur...
04:03Il y a une grande différence, effectivement,
04:05entre des propos et des allégations mensongères
04:07qui ne sont pas du tout vérifiées.
04:09Ce dont je vous parle est vérifié.
04:11Ce dont je vous parle est vérifié.
04:12Là, aujourd'hui, c'est du vent.
04:14C'est ce que vous dites.
04:15Jordan Bardella, il a été irréprochable,
04:17comme le rassemblement national.
04:18Et d'ailleurs, c'est reconnu par l'immense majorité
04:20de la communauté juive, y compris, évidemment...
04:24Mais la communauté juive ne s'exprime pour aujourd'hui.
04:26Elle ne s'exprime pas pour les années concernées.
04:29Ce n'est pas un bloc politique, la communauté juive.
04:31C'est 2013.
04:31On va l'écouter qui était vraiment agacée.
04:33Et vous la connaissez bien quand elle répond à ça.
04:35Et à juste titre.
04:35Oui, mais agacée aussi par le fait
04:38de devoir répondre à cela.
04:39C'est-à-dire que ça, quand même,
04:40ça impacte sa campagne.
04:41Elle est venue parler de vrais sujets,
04:43comme d'autres candidats.
04:44Pardonnez-moi, c'est aussi un petit peu votre rôle.
04:47À partir du moment où Mediapart produit son article,
04:52avec, justement, les éléments qui n'ont pas été communiqués.
04:55C'est normal que vous en parliez.
04:57À partir du moment où Jordan Bardella
04:59fait un démenti extrêmement clair
05:01et dit qu'il va engager des poursuites judiciaires.
05:05Fin.
05:06Mais si...
05:07Mais si...
05:08Complément d'enquête,
05:09il avait annoncé une fois qu'il ne l'a jamais déposée.
05:11Complément d'enquête, justement, c'était pchit.
05:14Il n'y avait rien du tout.
05:15Mais il y avait l'aspect politique,
05:16qui devait révolutionner.
05:17L'aspect politique, parce que, évidemment,
05:19ça nourrit les oppositions.
05:21Écoutons, alors, vous allez réagir à ce que dit,
05:23par exemple, Jean-François Copé, le maire de Meaux.
05:26Vous avez l'idée des...
05:27...de Bardella, bien sûr,
05:29mais aussi de Marine Le Pen
05:30et de l'ensemble des responsables du Front National,
05:32qui, depuis des années et des années,
05:34expliquent que le Rassemblement National
05:36s'est dédiabolisé,
05:38qu'ils n'ont plus rien à voir avec l'extrême droite.
05:41C'est d'ailleurs amusant de se dire
05:42que celle qui en a été, l'artisan,
05:45a été une députée
05:48qui s'appelle même Parmentier,
05:50qui est une ancienne journaliste
05:51du journal d'extrême droite présent
05:53et dont les propos antisémites
05:55ont été clairement identifiés à l'époque.
05:58C'est elle qui s'occupe de ça.
05:59Il y a un moment, il va falloir quand même
06:00que les masques tombent.
06:03Que répondez-vous à Jean-François Copé ?
06:05Je n'ai rien envie de répondre
06:06à ce dinosaure de la politique
06:08qui est un islamo-droitiste patenté
06:11qui se vaut...
06:13Vous avez quand même répondu.
06:14Mais Jean-François Copé,
06:17on a l'habitude...
06:17Mais sur Caroline Parmentier,
06:18qu'est-ce que vous répondez ?
06:19Elle avait parlé du lobby juif,
06:21elle avait des propos homophobes.
06:22Elle s'est expliquée, encore une fois,
06:23c'était bien avant son engagement
06:25au Rassemblement National.
06:26Mais elle s'est quand même engagée,
06:27vous, après avoir tenu ses propos.
06:27Moi, ce que j'observe, c'est que
06:28dès qu'il y a des soupçons
06:30vis-à-vis du Rassemblement National,
06:32les médias en feront des tonnes.
06:33En revanche, quand vous avez
06:35un maire de la République française
06:36qui appelle à la violence,
06:38qui légitime la violence...
06:39Alors, honnêtement,
06:40vous ne pouvez pas me faire ce propos.
06:41Je ne parle pas pour vous.
06:42J'essaie d'interroger tout le monde.
06:44Je parle pour l'essentiel
06:45de vos confrères
06:45qui en ont très peu parlé,
06:47sinon qu'ils ont édulcoré
06:48cette information.
06:49C'est une information extrêmement grave
06:51que vous ayez un maire
06:52de la République française
06:53qui légitime la violence...
06:54On va en parler,
06:55M. Fabien Valé-Marie
06:57qui est là pour cela.
06:58Mais je trouve que vous voyez,
06:58entre ce que ça a nécessité
06:59comme ancre,
07:00comme heure d'antenne
07:01pour des allégations mensongères
07:03de Mediapart
07:03et des faits et des propos
07:05qui ont été tenus par un maire
07:07il y a quelques heures
07:08qui appellent à la violence
07:09et qui appellent la jeunesse
07:10à la violence,
07:11je trouve qu'il y a une disproportion
07:12qui devrait conduire
07:14à s'intéresser davantage
07:14aux propos de M. Bagaiopo.
07:15Écoutez, Marine Le Pen,
07:16vous vous dites
07:16que ça n'impacte pas la campagne.
07:18Vous connaissez très bien
07:19Marine Le Pen
07:19et la candidate
07:20à la manière avec laquelle
07:21elle ne l'aime pas du tout
07:24justement ces surprises
07:26entre guillemets
07:27et être surprise
07:28et on le voit de manière
07:29vraiment presque physique
07:30et charnel.
07:31Regardons-la.
07:32Le mal qui est fait
07:34à l'honneur
07:34et à la considération
07:36de Jordan
07:37qui assume cette attaque
07:40avec beaucoup de calme
07:42et beaucoup de dignité
07:44mais c'est jamais agréable
07:46de voir mis en cause
07:48son honneur
07:49et sa considération
07:50dans des conditions
07:52aussi violentes,
07:54aussi brutales,
07:55d'un mal
07:56donc, je le disais,
07:57va probablement sortir
07:59un bien
08:00puisque je pense
08:03que nous arriverons
08:04au travers
08:05de cette grossière manipulation
08:07a démontré
08:09la véritable nature
08:11de Mediapart.
08:12Bien, c'était ce matin,
08:14je parlais de l'extrait
08:14effectivement
08:15où la question
08:16lui est posée
08:17de manière inopinée
08:18et très rapide.
08:20À partir de maintenant,
08:22la défense sera la même,
08:23j'imagine pour vous tous.
08:24C'est une péripétie de campagne
08:26comme a dit Eric Ciotti ?
08:27Oui, une péripétie
08:29qui est grave
08:30parce que,
08:31je vous le redis,
08:32on ne joue pas
08:32avec la lutte
08:33contre l'antisémitisme.
08:35On est habitué
08:36effectivement
08:36aux bassettes
08:36de nos adversaires
08:37qui sont vides
08:38de propositions.
08:39Nous, on aimerait
08:40débattre
08:42avec les propositions
08:43de Gabriel Attal,
08:44avec celle d'Edouard Philippe,
08:45avec celle
08:46d'autres candidats.
08:48En fait, tout cela,
08:49la campagne démarre.
08:50Non, mais justement,
08:51la campagne démarre,
08:52on sait qu'elle va être
08:53extrêmement violente.
08:54Mais donc,
08:55qu'est-ce que vous craignez
08:55en réalité ?
08:56Qu'elle soit confisquée ?
08:57Qu'il vous arrive
08:58à une chose
08:58que M. Fillon ?
08:59Il y a un débat
09:00très important
09:00après dix années
09:01de macronisme
09:02pour les Français
09:02qui ont envie
09:04de s'emparer
09:05de cette élection présidentielle
09:06et qui n'ont pas envie
09:07qu'elle soit confisquée
09:08ni par la guerre en Ukraine,
09:09ni par un Covid,
09:11ni par les costumes
09:12de François Fillon.
09:13Pourquoi la guerre en Ukraine ?
09:14Je ne sais pas.
09:15La semaine dernière,
09:16vos collègues sur le plateau
09:17attaquaient Edouard Philippe
09:18sur Edouard le flémar.
09:19On était sur le feu.
09:21Non, mais on est...
09:22J'étais là,
09:22il y en avait plusieurs
09:23qui me disaient
09:23tous les jours la semaine dernière.
09:25Je vous propose
09:26d'aller sur le fond.
09:27On n'est pas sur le même niveau.
09:28Allons-y, s'il vous plaît.
09:29Pas vous,
09:30mais vos collègues disaient ça.
09:31S'il vous plaît.
09:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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