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  • il y a 14 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Si vous nous rejoignez à l'instant, il est 19h34 en direct sur BFM TV.
00:04Vous avez vécu ce moment, cet épilogue de la visite du pape Léon XIV.
00:10Place à présent à l'actualité politique et à la une.
00:12C'est une toute autre affaire qui agite la scène politique,
00:16puisque Jordan Bardella dément les accusations de Mediapart
00:20et annonce porter plainte alors que le site affirme avoir identifié des écrits antisémites.
00:25À l'âge de 17-18 ans du président du RN, des écrits qui datent donc des années 2013,
00:34Marine Le Pen a dénoncé de folles accusations,
00:37tout en se montrant très agacée en pleine campagne présidentielle.
00:43Les réactions politiques pleuvent beaucoup à gauche, des soutiens au sein du RN.
00:48À gauche, notamment, Marine Tondelier demande la démission de Jordan Bardella
00:52de son poste de président du RN.
00:54Tout à l'heure, nous serons avec Marion Maréchal,
00:57qui est eurodéputée d'Identité et Liberté,
01:00qui a apporté son soutien à Jordan Bardella.
01:03Alors ce soir, il y a plusieurs options possibles.
01:06Si de tels écrits sont avérés, évidemment, c'est une gravité sans nom.
01:11S'il y a aussi, pardonnez-moi, au sein du parti peut-être,
01:16des gens qui jouent contre Jordan Bardella,
01:19c'est aussi un problème moindre que si, évidemment, les écrits étaient vrais.
01:23Et si les écrits ne sont pas ceux de Jordan Bardella,
01:28c'est autre chose également.
01:30Et il a prévu de porter plainte.
01:32Néanmoins, les réactions politiques sont très nombreuses.
01:35On va vous écouter ici même sur ce plateau.
01:36Première réaction en direct à l'instant d'un candidat à la primaire
01:41et d'un candidat à la présidentielle, c'est Jérôme Gage.
01:44Bonsoir, M. Gage.
01:46Vous avez pris connaissance, comme nous tous, des accusations reliées par Mediapart
01:50qui maintiennent qu'il s'agit bien d'écrits de la part du président du RN.
01:55Lui, il compte porter plainte.
01:59Quelle peut être la portée politique et au-delà de ce moment ?
02:07Écoutez, c'est un moment qui ne surprend pas celles et ceux
02:12qui n'ont pas oublié, comme moi, l'ADN du Front National hier
02:17et du RN aujourd'hui.
02:20C'est un parti qui est créé en 1972 autour de Jean-Marie Le Pen
02:25par des militants de l'extrême droite la plus classique,
02:30la plus antisémite, la plus xénophobe.
02:33C'est un parti qui, plus récemment, continue à garder des liens.
02:38Je pense à Frédéric Châtillon ou à d'autres
02:41qui ont la particularité d'assumer ou d'avoir porté
02:47un discours ouvertement antisémite.
02:51On lit dans l'enquête de Mediapart
02:53la fascination de Jordan Bardella
02:57pour le personnage sulfureux d'Alain Soral.
03:00Moi, vous savez, la semaine dernière,
03:02j'étais devant la cour d'appel de Paris
03:03parce que l'année dernière, avec d'autres,
03:07nous avons fait condamner Alain Soral
03:09pour une liste de Schindler, je reprends ces termes,
03:13où il avait listé toutes les personnes
03:15avec des noms à consonance juive
03:17qui étaient intervenues dans la gestion
03:19de la crise du Covid en 2020.
03:21Et on retrouve dans les écrits de jeunesse de Jordan Bardella
03:26tous les vieux clichés poncifs antisémites
03:30les plus classiques et les plus abjects
03:33comme celui des Juifs en argent.
03:36Pour le moment, ce sont des accusations qu'il dément,
03:39simplement pour rappeler les faits.
03:41On va voir quelle sera aussi sa ligne de défense.
03:45Est-ce que vous dites aussi que jusque-là, en tous les cas,
03:49le parti, est-ce qu'il a fait montre à un moment d'antisémitisme ?
03:53Est-ce qu'il y a un acte, une parole de Marine Le Pen
03:55ou de Jordan Bardella qui a fait montre d'antisémitisme ?
03:59Vous qui, par contre, avez été souvent l'objet de paroles
04:02et d'actes, même antisémites, ou en tous les cas,
04:05à caractère antisémite ?
04:08– Moi, je combat l'Assemblée nationale pour comprendre l'histoire,
04:12ses propositions.
04:13Et je n'oublie pas l'histoire.
04:15Il y a un ripollinage qui est fait par le Rassemblement national
04:17et se montrait sous un jour patelin.
04:22Mais regardez, au décès de Jean-Marie Le Pen,
04:26c'est Jordan Bardella lui-même qui avait asséné
04:30que Jean-Marie Le Pen n'était pas antisémite,
04:35alors qu'il avait été condamné à la justice
04:38pour ses propos négationnistes.
04:40– Je vais m'excuser parce que la ligne n'est pas parfaitement claire
04:44pour vous entendre.
04:45Ce sont des propos importants.
04:46On va essayer de faire au mieux et de vous écouter de nouveau.
04:49Et je vous propose en attendant d'écouter Marine Le Pen
04:52et de l'analyser parce que Marine Le Pen,
04:53qui faisait un déplacement sur un tout autre sujet,
04:56a été interpellée évidemment sur cette question
05:00et elle a semblé plus qu'agacée en y répondant.
05:02Écoutons-la.
05:04– Non mais les révélations de Mediapart,
05:05permettez-moi de les mettre en doute, excusez-moi.
05:07– Vous montrez les messages de Jordan Bardella.
05:08– Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
05:11Vous ne ferez croire ça à personne, chère madame.
05:13– Les messages là ?
05:14– Non, vous ne ferez…
05:15– Vous ne ferez croire ça à personne, à personne.
05:19Pas une personne normalement constituée
05:21ne peut croire à cette dinguerie.
05:24– Les messages ont été authentifiés.
05:26– Oui, oui, bien sûr.
05:26– Est-ce que vous avez en dit que ça ?
05:27– Oui, bien sûr.
05:28– Vous avez en dit que c'est Bardella ?
05:30– Sûrement, sûrement.
05:32– Vous avez en dit que c'est en faux, même si…
05:33– Ah ben, je ne sais même pas de quoi vous parler.
05:35Mais ça me paraît tellement dingue que oui, ça ne peut être évidemment
05:38qu'un faux, qu'une manip, qu'une barbouzerie dont Mediapart a l'habitude d'ailleurs.
05:43– Vous n'étiez pas au courant de ces messages, madame Lortel ?
05:55– Bon, estimez-vous que c'est un soutien plein et entier.
05:59En tous les cas, elle répond presque par, si je puis dire, par la négative.
06:02C'est-à-dire, je ne peux pas croire que ce message soit vrai, ce sont des dingueries.
06:06Il faut dire aussi, évidemment, Marine Le Pen est en pleine campagne,
06:09que c'est un ticket, que c'est un duo, que c'est toute une stratégie
06:12qui peut être ou pas mise à mal.
06:14On va voir aussi quelle est la véracité ou pas de ces écrits,
06:18ce qui est assez particulier.
06:20Bruno Jeudy, c'est des années quand même que le Rassemblement national
06:23est quasiment aux portes du pouvoir, que tout a été vu, exhumé,
06:28qui a été mis sur la place.
06:30Donc aujourd'hui, de tels écrits, quelle peut être la source ?
06:35Est-ce que ça peut être interne au parti ?
06:37Dans ce cas-là, il y a un brutus parmi le RL.
06:40Et puis, quelles peuvent être les conséquences politiques ?
06:42Et comment se sortir d'une telle situation ?
06:44D'abord, dans un sens ou dans un autre, c'est un fait de campagne.
06:48Parce que ce qui arrive à Jordan Bardella,
06:52les accusations qui sont portées contre lui aujourd'hui,
06:54c'est très difficile de se prononcer parce que c'est un article.
06:57Pour l'instant, on est les auteurs de l'article
07:01contre les démentis de Jordan Bardella.
07:04Et il faudra peut-être que ce soit un peu plus documenté
07:07pour que nous-mêmes, on puisse se faire une opinion.
07:11Mais ce qui est certain, c'est que c'est un fait de campagne
07:13qui, on le voit bien, rattrape évidemment la candidate.
07:16Et Jordan Bardella, le président du Rassemblement national,
07:21qui mettait un poids d'honneur jusqu'à présent
07:22à cette normalisation du parti,
07:26à effacer tout ce qui correspond à l'histoire du Front national,
07:32qui a évidemment été remplacé par l'histoire plus courte du Rassemblement national
07:36et du mouvement politique sous la présidence de Marine Le Pen,
07:43puis de Jordan Bardella.
07:44Donc il va falloir attendre pour voir ce que va dire Jordan Bardella.
07:46Mais c'est sûr que pour Marine Le Pen, c'est un fait de campagne
07:49qui la ramène à nouveau au vieux fantôme
07:52de ce qui a toujours été l'histoire de ce parti,
07:56forgé dans la pure histoire de l'extrême droite,
08:00mais un parti qui a profondément changé, y compris en termes d'image,
08:03on le voit dans les sondages.
08:03Et pour beaucoup de Français juifs qui eux-mêmes se considèrent.
08:06Et surtout pour les Français juifs, il faut se souvenir,
08:08Jordan Bardella est allé en Israël il y a deux ans
08:12et que ça avait été un voyage important,
08:14ce que n'a pas encore fait Marine Le Pen par ailleurs.
08:17Mais bon, cet élément dans ce début de campagne,
08:21évidemment, va peser.
08:24Justement, on va avoir la réaction dans quelques instants du CRIF.
08:27Je vous rappelle qu'à partir de 20h10, c'est Marion Maréchal
08:30qui est aujourd'hui partenaire du Rassemblement national
08:32qui sera sur notre plateau.
08:35La question était aussi de savoir, ça arrive à un moment
08:37où il y a une forme, certains ont dit, d'éloignement
08:40ou d'effacement de Jordan Bardella à tort ou à raison, à son profit.
08:44Donc comment le clan plus élargi va réagir ?
08:49On a eu un premier avant-goût avec ce que vient de dire Marine Le Pen.
08:53On voit que les réactions politiques sont très nombreuses ce soir.
08:56Évidemment, il faut rester prudent.
08:57On l'a dit, on l'a redit.
08:59Ce sont des écrits.
09:01Mediapart atteste ce soir que ce sont des écrits qui datent de 2013,
09:04que Jordan Bardella avait 17-18 ans.
09:05Donc au moment de ses premiers pas, de ses premiers engagements
09:09auprès du Front National à l'époque,
09:11nous sommes avec Philippe Meyer, vice-président du CRIF.
09:14Monsieur Meyer, depuis deux mois, voire des années,
09:18certains, et même les Français de confession juive,
09:22de culture juive, ont reconnu, pour certains en tous les cas,
09:26que le Rassemblement National pouvait, dans certains cas,
09:32ressembler à une forme, en tous les cas symboliser une forme de bouclier.
09:35C'est le mot qui a été utilisé par le Rassemblement National pour les Français juifs.
09:39Si une telle affaire s'avérait exacte, qu'est-ce qu'elle représenterait ?
09:43Je dis bien si, parce qu'il faut rester prudent ce soir.
09:46Oui, tout à fait.
09:48Écoutez, si ces propos de Jordan Bardella étaient avérés vrais, étaient confirmés,
09:54évidemment ce serait d'une gravité absolue, ce serait très choquant,
09:58ce serait juste terrible, parce que dans les propos qui sont pour l'instant rapportés,
10:04on a tous les poncifs d'un antisémitisme le plus abject.
10:10sans devoir rappeler certaines phrases qui lui sont attribuées,
10:14ces phrases font peur.
10:15Et bien sûr, par rapport à ce que vous disiez à l'instant,
10:19il y a une stratégie de dédiabolisation qui est mise en place par le Rassemblement National
10:23et ses dirigeants depuis plusieurs années.
10:25Et c'est vrai que si ces propos-là de Jordan Bardella étaient avérés,
10:28étaient confirmés,
10:29et bien cela mettrait très à mal cette stratégie de dédiabolisation,
10:35avec un retour, là aussi, de vieux fantômes,
10:37avec un retour de vieilles figures qu'on pensait oublier.
10:42Vous savez, il n'y a pas si longtemps que ça,
10:44le Rassemblement National, nouvelle formule si je puis dire,
10:48avait célébré en grande pompe les 50 ans du Front National.
10:53Et espérons, espérons que finalement les dérives de l'un d'hier
10:59ne soient pas encore l'actualité de l'autre aujourd'hui.
11:03Et c'est vrai que ce type de propos demande clarification
11:06de la part de Jordan Bardella et du Rassemblement National
11:09au-delà des pots de plaintes ou au-delà des esquives rapides.
11:13Ça demande une vraie clarification.
11:14Il faut que la vérité émerge sur ces propos,
11:17parce qu'une fois de plus, s'ils étaient avérés,
11:19ils seraient d'une gravité absolue.
11:21– Effectivement, Philippe Meillard, je vous remercie pour votre réaction.
11:25Et la question à présent est de savoir
11:28si ces éléments rendus publics sont avérés.
11:31Ça voudrait dire que toute la stratégie, Arthur Berda,
11:33de dédiabolisation, de respectabilité, d'institutionnalisation
11:37du Rassemblement National serait évidemment mise à bas.
11:40Pour l'instant, nous n'en savons rien.
11:42Et nous avons les différents éléments, vraiment deux camps.
11:45Du côté du Rassemblement National, il y a une forme de bloc
11:47qui se constitue pour défendre Jordan Bardella.
11:49Et les réactions d'une partie de la classe politique
11:52demandent immédiatement sa démission,
11:54s'interrogeant autour de la question
11:57comment, s'il a tenu de tels propos à l'âge de 17-18 ans
12:01au début de son parcours politique,
12:02comment a-t-il pu évoluer aussi vite et aussi loin ?
12:07D'abord, avant l'analyse, si vous me permettez,
12:08il y a deux réflexes lorsqu'on est journaliste
12:10et la plupart de ceux qui sont sur ce plateau le sont.
12:13Le premier, c'est d'interroger la source
12:14et puis le second, c'est de faire la place au contradictoire.
12:16La source, en l'occurrence, Mediapart, la donne,
12:18ou en tout cas en dit quelque chose.
12:20Ils disent, une enquête de plusieurs mois
12:22reposant sur des dizaines de conversations écrites
12:24que nous, Mediapart, avons pu authentifier
12:27de manière indépendante, issue d'une base documentaire
12:29plus large agrémentée de témoignages.
12:31Alors je ne sais pas vous, et moi je ne comprends pas bien
12:33ce que ça veut dire.
12:34Donc d'abord, j'interroge la source de cette enquête
12:36dont je ne remets pas en cause ce faisant la véracité,
12:38mais dont j'attends quand même de connaître un peu plus de détails.
12:40Mediapart, tout à l'heure, Fabrice Arfi était sur BFM TV,
12:43a dit qu'il était sûr de lui à 200% qu'il avait les preuves.
12:45Eh bien, si Mediapart pouvait les fournir au lieu de feuilletonner,
12:48ça nous permettrait à tous d'avoir une analyse
12:50peut-être plus juste de cette situation.
12:51Et puis, première règle, c'est la source.
12:53Deuxième règle, c'est le contradictoire.
12:54Alors on a tous téléphoné aujourd'hui au sein du Rassemblement National,
12:56les téléphones sont éteints.
12:58Je peux vous dire que Jordan Bardella, au-delà de son tweet,
13:00entend s'exprimer dans les prochaines heures.
13:02Peut-être dès ce soir, Jordan Bardella souhaite prendre la parole
13:05et va sans doute le faire.
13:07Donc il y aura du contradictoire de la part de Jordan Bardella
13:09et là, les deux règles journalistiques auront été respectées.
13:12À partir de là, on peut, oui, analyser les conséquences.
13:14Bruno parlait d'un fait de campagne, je crois qu'il a parfaitement raison.
13:17C'est un fait de campagne qui soit est un faux
13:19et donc aura une incidence sur la campagne,
13:21soit est un vrai et sera évidemment,
13:23aura une incidence d'une toute autre nature
13:25pour le front devenu Rassemblement National.
13:27Rassemblement National, Jordan Bardella, il était,
13:28vous avez raison, vous l'avez dit tout à l'heure, Bruno,
13:30il s'est rendu en Israël.
13:31C'est le premier dirigeant de la famille nationaliste
13:34qui s'est rendu en Israël.
13:35Jean-Marie Le Pen, évidemment, n'avait pas pu.
13:37Marine Le Pen, non plus.
13:38Et il s'y était rendu aux côtés, non pas avec,
13:41mais aux côtés de Marion Maréchal.
13:43Donc il sera tout à fait intéressant de l'entendre
13:44parce que Jordan Bardella, il est l'une des incarnations,
13:47en effet, de ce visage dédiabolisé,
13:50normalisé, institutionnalisé du Rassemblement National,
13:52à la fois avec les milieux économiques.
13:54C'était lui qui avait l'oreille des patrons
13:56avec cette ligne plus libérale qu'il entendait faire entendre,
13:59mais aussi auprès des Français juifs,
14:01auprès de qui il incarnait le nom Le Pen,
14:04N-O-N, et non plus N-O-M,
14:06comme ça avait été le cas jusqu'ici,
14:08au sein du Front devenu Rassemblement National.
14:10Donc il sera important d'entendre Jordan Bardella,
14:13et je crois que nous pourrons l'entendre dans les prochaines heures.
14:15– Guillaume Lacroix, vous allez réagir dans quelques instants.
14:17Jean-Luc Mélenchon également a réagi, on l'écoute.
14:21– S'il a dit ça, il est hautement condamnable,
14:24en plus d'être un imbécile,
14:25parce que tout ça n'est pas vrai, premier élément.
14:28Deuxième élément, quand ça va être vérifié,
14:31je suppose qu'il va y avoir une plainte.
14:32On est bien d'accord.
14:34Je condamne formellement les déclarations de M. Bardella,
14:38qui relèvent du complotisme et de l'antisémitisme le plus absurde.
14:43– Guillaume Lacroix, comment vous réagissez ?
14:45Vous êtes à la tête aussi d'un parti.
14:47Est-ce que ce soir, vous vous joignez à ceux qui demandent sa démission,
14:50ou est-ce que vous dites non ?
14:51J'attends de voir ce qu'il en est, si les écrits sont avérés.
14:54– Moi, je suis attaché à l'État de droit,
14:55donc je suis attaché aux contradictoires,
14:57je n'accuse jamais sans preuve.
14:59Évidemment, M. Bardella a prêté le flanc
15:00en ayant toujours des mots doucereux vis-à-vis de Jean-Marie Le Pen.
15:04Donc on ne peut pas être surpris de la polémique qui naît
15:06quand quelqu'un n'arrive pas à dénoncer l'antisémitisme de Jean-Marie Le Pen.
15:10Évidemment, lorsqu'on lui prête à lui-même des propos antisémites,
15:13cela vient accréditer.
15:14Mais j'allais vous dire, Mme Mabrouk, finalement, c'est presque une ironie.
15:17Parce qu'on vient de passer trois quarts d'heure
15:19à entendre parler du spirituel dans cette émission.
15:22Voilà le retour abrupt du temporel,
15:25le temporel qui est celui des Françaises et des Français.
15:27Moi, je n'en peux plus de ce pays qui se fracture dans les haines.
15:30Entre ceux qui voient de l'antisémitisme nulle part et du racisme partout.
15:33Ceux qui voient du racisme nulle part, mais de l'antisémitisme partout.
15:36Il n'y a plus de place pour la raison, il n'y a plus de place pour le dialogue,
15:39il n'y a plus de place pour la République.
15:41Il faut sortir de ça et revenir à ce que les Français vivent, Mme Mabrouk.
15:45Ce que les Français vivent, ce sont des crises sans précédent,
15:47dans lesquelles on peut se réfugier dans le spirituel
15:50pour retrouver une part d'espoir,
15:52mais dans lesquelles il faut les affronter dans le temporel.
15:53M. Lacroix, il faut aussi qu'on soit tous en sincérité ce soir.
15:57On attend de savoir ce qu'il en est pour ces écrits.
15:59Mediapart affirme et confirme.
16:01Jordan Bardella et tout le Rassemblement national
16:03et ses partenaires démentent.
16:06On va voir Marion Maréchal dans quelques instants.
16:09C'est aussi, malheureusement, cette part obscure,
16:14terrible d'antisémitisme,
16:16elle traverse aujourd'hui la scène politique.
16:18Mme Mabrouk, la part des violences et des haines
16:21traverse la société.
16:22Il faut aussi qu'on interroge si de tels propos
16:24on peut être retenus.
16:24Pas seulement la scène politique, Mme Mabrouk.
16:26La société, les haines, les violences, partout.
16:30La politique du bouc émissaire.
16:31Oui, mais quand un responsable politique
16:32tient des propos à caractère,
16:34quel qu'il soit de gauche ou de droite,
16:35ou d'extrême droite, un tel propos,
16:38il faut le dénoncer, que ce soit Jordan Bardella,
16:40que ce soit LFI, que ce soit...
16:41Moi, je le dénonce, Mme Mabrouk, je le disais.
16:42Je le sais de votre part.
16:43Toujours dénoncer.
16:45Jamais je n'ai accepté que la conviction politique,
16:48que les convictions politiques puissent être remplacées
16:51par l'essentialisme et par les attaques personnelles,
16:54et encore moins celles basées sur les origines
16:55ou sur la culture.
16:56Je suis un universaliste, Mme Mabrouk.
16:58Quand je vous regarde, je ne regarde pas
17:00ni vos origines, ni votre genre.
17:01Je regarde le talent, le travail
17:03et la capacité à animer un débat public.
17:06Ce soir, c'était plutôt une séance spirituelle,
17:08mais d'habitude, vous avez cette capacité.
17:10Ça fait du bien, parfois.
17:11Henri Guénaud, merci d'être là.
17:13Bonsoir à vous.
17:13Nous avons différents sujets à évoquer,
17:16mais c'est vrai que cette affaire,
17:18cette polémique, ces écrits,
17:22rendue publique par Mediapart,
17:24dont on attend de voir aussi l'exacte authenticité,
17:28parce que Mediapart l'attribue directement
17:30à Jordan Bardella, donc à l'âge de 17-18 ans,
17:33au début, je le disais, de son engagement politique.
17:35Ce sont vraiment ses premiers pas.
17:37Et vous avez une partie de classe politique,
17:39M. Guénaud, qui dit,
17:39ça ne nous étonne pas.
17:41Évidemment, quand il avait été interrogé,
17:44ici même sur BFM TV,
17:45qu'on lui avait dit,
17:46est-ce que Jean-Marie Le Pen est antisémite ?
17:48Il avait eu une réponse qui n'a pas été jugée
17:51comme étant claire,
17:52qui ne l'a pas hésité.
17:53Et donc, certains disent,
17:54le verre est dans le fruit, voilà.
17:55Et d'autres qui disent,
17:56mais voilà un parti qui,
17:58depuis Marine Le Pen et Jordan Bardella,
18:01n'a pas fait montre,
18:03ni d'actes, ni de paroles antisémites,
18:05en tous les cas publiquement.
18:06Où vous situez-vous ?
18:08– En fait,
18:15moi, je vais commencer par reprendre,
18:17rebondir sur les mots de Guillaume Lacroix.
18:19Cette société est un creuset de haine,
18:21de jalousie, de détestation et de colère.
18:25Voilà.
18:26Une fois qu'on a dit ça,
18:29je regarde cet épisode,
18:33je me pose quand même une question.
18:36La première, c'est,
18:38il avait 18 ans.
18:40Donc, les propos sont infâmes,
18:42ce que vous voudrez,
18:42mais, bah oui, il avait 18 ans.
18:44Vous voulez que je vous fasse...
18:45– Erreur de jeunesse ?
18:46– Non, non, en tout cas,
18:48il avait 18 ans, voilà.
18:49Moi, j'ai rencontré dans ma vie,
18:53côtoyé des gens qui sont devenus
18:56extraordinairement à la fois sympathiques,
18:58respectables, etc.,
18:59qui avaient commencé à l'Occident.
19:01Bon, voilà.
19:02Je peux vous en citer.
19:04Ils ont été ministres,
19:05Patrick Deveille-Jean, par exemple,
19:07avait commencé avec eux.
19:08– PS Andable.
19:08– Voilà.
19:10Et le Patrick Deveille-Jean
19:11que moi, j'ai connu,
19:12c'était l'antithèse
19:13d'un militant d'extrême droite.
19:16On peut chercher des précédents historiques.
19:20Barès,
19:22dont l'Amérique de Paris
19:23veut débaptiser une place.
19:24Et Barès, il commence antisémite
19:26dans une époque
19:26où l'antisémitisme est très répandu.
19:29Il ne ressemble pas tout à fait
19:30à l'antisémitisme d'aujourd'hui,
19:31mais il est très répandu.
19:33Mais il finit avec
19:34les familles spirituelles de la France
19:36où il explique que,
19:37dans la guerre,
19:38il a découvert à quel point
19:41juifs et protestants,
19:42parce qu'à l'époque,
19:43la droite condamnait aussi les protestants,
19:46pouvaient être, en fait, de bons français,
19:47alors que jusque-là,
19:48ils considéraient que ce n'étaient pas
19:49tout à fait des français.
19:50Bon, alors on peut toujours débaptiser
19:52la place Maurice Barès,
19:54mais franchement,
19:56on peut parler de Bernanos.
19:57Il commence en écrivant
20:00les grands cimetières sous la Lune,
20:02pardon, pas les grands cimetières,
20:03la grande peur des bien-pensants,
20:06et il finit par
20:07les grands cimetières sous la Lune,
20:09antifascistes,
20:10anti...
20:15anti...
20:15anti...
20:16pardon.
20:19l'extrême droite espagnole,
20:22etc.,
20:22anti-franquistes,
20:24et il refusera d'aller collaborer ici.
20:27Les gens ont une vie,
20:28donc moi,
20:28je ne suis pas du tout un partisan
20:29de Jordan Bardella,
20:32les propos sont infâmes,
20:34mais je ne sais pas
20:35s'ils sont de lui ou pas,
20:36en plus, on verra,
20:38mais si vous voulez,
20:39le...
20:39enfin,
20:41jeter la pierre
20:42à quelqu'un qui avait 18 ans,
20:43mais oui,
20:44il a pu changer,
20:45en tout cas,
20:47le Rassemblement National,
20:48avec tous les défauts,
20:49et tous les gens
20:51d'extrême droite,
20:52antisémite,
20:53qui peuvent traîner ici ou là,
20:55à la fin des fins,
20:56effectivement,
20:56depuis des années,
20:58on ne peut pas les accuser
20:59d'avoir eu
20:59ni un discours antisémite,
21:01ni des positions antisémites.
21:02Voilà,
21:03et je ne vote pas pour eux.
21:03On peut tenir des propos
21:04de cette nature,
21:06échanger complètement,
21:07du tout au tout,
21:07du jour au lendemain,
21:08et se faire...
21:09Ah, c'est une vraie...
21:09Oui, on en a eu,
21:10on n'a pas d'histoire,
21:10je vous en ai cité,
21:12je vous en ai cité,
21:14il y en a plein d'histoires,
21:15et ce qui compte,
21:16c'est la vie des gens,
21:18c'est-à-dire comment,
21:19dans leur vie,
21:19ils évoluent.
21:20Voilà,
21:20on peut commencer
21:21par être le héros de Verdun,
21:22et à la fin,
21:23le traître de Vichy.
21:24Vous partagez ?
21:25tour de plateau,
21:26M. Lacroix.
21:28Bien sûr que,
21:29dans la vie,
21:29tout le monde peut faire
21:30des conneries,
21:31dire des bêtises...
21:32À 18 ans.
21:32Et le regretter à 18 ans,
21:34sauf certainement
21:35Réguénaud,
21:35qui réfléchissait déjà
21:36à l'avenir de la France,
21:37mais,
21:38Mme Mabouklin,
21:39on parle du président
21:40du parti qui est en passe
21:42de gagner l'élection présidentielle.
21:44Alors,
21:45évidemment,
21:46il a pu faire des bêtises avant,
21:48il peut même d'ailleurs
21:48continuer d'en faire aujourd'hui.
21:50Les étals dans Paris Match,
21:52je vous explique son bonheur
21:53d'être prince consort,
21:54très bien,
21:55mais on parle du président
21:56du parti qui est en passe,
21:58selon les sondages,
21:58de gagner l'élection présidentielle.
22:00Il me semble
22:01que s'il a fait
22:02des erreurs de jeunesse,
22:03alors,
22:03la première des responsabilités,
22:05c'est de les reconnaître.
22:06C'est de ne pas dire
22:07que c'est un faux.
22:08parce que si on veut
22:09qu'en France,
22:10on ait un peu
22:11de volonté
22:12d'être ensemble,
22:13encore faut-il
22:13qu'on ait confiance
22:14dans les dirigeants politiques
22:14et qu'un dirigeant politique
22:16qui a pu faire une bêtise,
22:17ça a pu m'arriver,
22:18ça a dû arriver à d'autres,
22:19vienne expliquer
22:20que c'est faux
22:21s'il s'avérait
22:22que c'était vrai.
22:23Alors,
22:23c'est simplement
22:24la parole publique
22:25qui est discréditée
22:26et venant du parti
22:27qui a développé
22:29le tous pourris
22:30comme étant finalement
22:32la petite musique du fond
22:33pour décrédibiliser
22:34tous les autres.
22:35Je le dis ce soir
22:36très tranquillement
22:36si M. Bardella a fait des bêtises
22:38quand il avait 18 ans
22:39qu'ils le disent.
22:39La responsabilité
22:40qui est la sienne aujourd'hui,
22:42c'est celle
22:42de président
22:43d'un parti politique
22:44majeur de ce pays.
22:46Ça engage
22:47et ça engage
22:48au-delà
22:48des photos
22:49de papier glacé
22:50de Paris Match.
22:51Il a parfaitement...
22:52Guillaume Lacroix
22:52a parfaitement raison.
22:54C'est la seule question
22:55à se poser.
22:55Est-ce qu'il vient
22:56devant les Français ?
22:57Moi, je ne sais pas
22:57pour l'instant
22:58si ce sont des faux,
22:59si ce c'est de lui ou pas.
23:00Je n'en sais rien,
23:01mais quand on le saura,
23:02la seule question
23:03qui se pose,
23:03c'est est-il capable
23:04de parler français ?
23:06Vous savez bien que
23:08les propos sont graves.
23:10Ça ne marche que vous dites
23:11que pour une période
23:12beaucoup plus longue.
23:13Là, aujourd'hui,
23:14reconnaître ça
23:14en pleine campagne
23:15si c'est le cas,
23:16je ne sais pas du tout...
23:17Non, je crois qu'on a
23:17toujours intérêt à dire...
23:18Oui, mais là,
23:19en pleine campagne
23:20présidentielle,
23:20président du parti
23:22de l'Assemblée nationale
23:23qui porte la candidature
23:24de Marine Le Pen,
23:26honnêtement,
23:26là, c'est plus qu'un fait
23:28de campagne,
23:28ça peut devenir
23:31une grande difficulté
23:32pour Marine Le Pen.
23:32Oui, mais la seule façon
23:34d'y répondre, c'est ça.
23:35Bien sûr, mais il faudra
23:35qu'il s'en aille.
23:36La responsabilité en politique,
23:38Madame Mabrouk,
23:39a disparu
23:40depuis des années.
23:42Pourquoi tout va mal
23:43dans ce pays ?
23:44Pourquoi plus personne
23:44n'a confiance en personne ?
23:45C'est parce que
23:46le tu casses, tu payes,
23:48c'est toujours pour les autres.
23:49C'est jamais pour les responsables
23:50politiques.
23:51Jamais.
23:52Dans ce pays,
23:53ce qui a disparu
23:54dans le lien de confiance,
23:54c'est l'absence
23:55de prise en considération
23:56de ses propres erreurs.
23:57En politique,
23:59tu casses,
24:00tu pars.
24:00Mais là, ça n'engage pas
24:01que lui, monsieur.
24:02Si M. Bardella
24:02a commis des erreurs
24:04de jeunesse
24:04qu'ils le disent,
24:05ça peut arriver,
24:06elles sont gravissimes
24:07en l'occurrence quand même.
24:08Mais là, c'est une compagnie électorale.
24:09Mais oui,
24:10mais alors,
24:10on ne peut pas vouloir
24:13développer,
24:14soi-disant,
24:14une alternative politique
24:16en empruntant
24:17les pires méthodes
24:18de cette compagnie politique.
24:18M. Lacroix,
24:19si vous me permettez,
24:20déjà, je trouve que
24:20le mot bêtise,
24:21il est un petit peu,
24:22je ne sais pas,
24:23un peu inapproprié.
24:23C'est le mot de M. Guéneau.
24:24Peu importe,
24:25mais je...
24:26Vous parlez de quoi alors ?
24:27Quand on dit
24:28il a dit des bêtises,
24:29je pense que le mot bêtise
24:30c'est un peu léger.
24:31On parle si c'est avéré
24:32des cris de propos
24:33qui sont antisémites
24:35de manière profonde,
24:37enracinées dans la manière
24:38de traiter
24:38et d'estimer que les juifs
24:40sont ceux qui dirigent
24:41le monde,
24:42sont les banquiers,
24:43sont...
24:43Voilà.
24:44Si c'était avéré,
24:45si c'était avéré,
24:47non seulement,
24:48c'est très grave
24:49et comme là,
24:50je rejoins M. Lacroix,
24:51le fait qu'il les conteste
24:52amène en plus
24:53à l'insincérité.
24:55Oui, je pense
24:55qu'il pourrait éventuellement...
24:57Je peux vous poser la question,
24:58ce n'est pas complotiste
24:58de demander pourquoi maintenant ?
25:01Je pense que lui-même
25:02est au courant de cette enquête
25:03depuis un certain temps,
25:04donc je pense qu'il prépare
25:05sa défense depuis un certain temps.
25:07Le RN est aux portes
25:08du pouvoir depuis...
25:09Il était encore candidat
25:10à la présidentielle potentielle
25:11il y a trois mois,
25:12donc on peut imaginer
25:13que cette enquête
25:13a commencé avant.
25:14D'ailleurs, c'est écrit...
25:15Bien sûr, non, non,
25:15mais moi, je parle pas
25:16de la temporalité de l'enquête.
25:18Je parle d'abord
25:18de la gravité des faits,
25:20s'ils sont avérés,
25:21de qui il les a transmis aussi,
25:23même si ça vous paraît secondaire,
25:25ça dit beaucoup quand même
25:26de l'état d'un parti,
25:27de relations entre un parti.
25:29Oui, c'est d'autant
25:30qu'il y a eu il y a quelques jours
25:31une une de libération
25:32dont certains éléments
25:34étaient déjà contestés
25:35par Jordan Bardella.
25:36Une une qui le présentait
25:37comme un jet setter,
25:38je crois, de mémoire,
25:39si je...
25:39Tout à fait, je me souviens.
25:40Non, non, absolument.
25:41Alors, pardon,
25:42comparaison n'est pas raison
25:43et en l'occurrence,
25:43je ne fais aucune comparaison.
25:44Je parle, si vous voulez,
25:46de, en ce moment,
25:46la musique autour
25:47de Jordan Bardella
25:48avec des enquêtes de presse,
25:49avec des enquêtes de presse
25:51de nature différente
25:52et d'effet de gravité différente.
25:53À mon sens,
25:53il n'est pas grave
25:54d'aller écrire son livre
25:55à Monaco ou en vacances
25:56par-delà les Alpes.
25:57Donc, si vous voulez,
25:57je ne parle pas de gravité pour l'un,
25:59je parle évidemment
26:00d'absolive de gravité pour l'autre.
26:00La question sous-jacente,
26:01c'est est-ce que ça vient
26:01de l'intérieur de son parti ?
26:03Absolument.
26:03On est beaucoup plus clair.
26:04Mais à nouveau,
26:05si tant est que tout cela soit vrai,
26:07si tant est que tout cela soit vrai,
26:09et pour l'instant,
26:09à l'heure où l'on en parle,
26:11moi, je suis navré,
26:11je ne comprends toujours pas
26:12Je vais juste finir, si vous me permettez,
26:13M. Bardella,
26:14que je veux dire par là,
26:15c'est que de toute façon,
26:16même si ça venait
26:16de l'intérieur de son parti,
26:18ça je n'en sais rien,
26:18je ne sais même pas si c'est vrai,
26:20parce que moi,
26:20j'attends de voir effectivement
26:21les choses et l'enquête journalistique,
26:23arrêtez de dire
26:24on s'en moque,
26:24on ne s'en moque pas,
26:25puisque ce n'est pas juste
26:27une personne dans un parti,
26:28c'est un parti
26:29qui est suspecté
26:30d'un antisémitisme
26:32et qui, en plus,
26:33ce sont des propos antisémites.
26:35Donc, c'est quand même
26:35un sujet très particulier
26:36et je pense que ça
26:38éclabousserait tout le parti.
26:39Et que ça rappelle à des choses
26:41et là où c'est un fait politique grave.
26:42Poser le contexte qui est le nôtre,
26:44nous sommes à sept mois
26:46de la présidentielle.
26:47Nous avons un parti
26:48qui depuis des mois,
26:49voire des années,
26:50se présente comme le bouclier
26:51pour reprendre son propre mot
26:52par rapport à l'antisémitisme
26:54et comme le protecteur
26:55des Français juifs
26:56et de tous les Français,
26:57j'ai besoin de...
26:58j'espère pour tous les partis,
26:59mais qui s'est dit
27:00qu'il était le bouclier
27:01des Français juifs.
27:02Il y a ces révélations
27:04dont on attend de voir aussi,
27:05c'est un travail
27:06de tout journaliste,
27:07l'exactitude,
27:08et qui remettrait quand même en cause
27:10une partie de la stratégie,
27:12si ce n'est toute l'entièreté
27:13de la stratégie
27:13de dédabilisation,
27:15d'institutionnalisation,
27:16de crédibilisation.
27:17Vous avez Marine Le Pen
27:18qui répond,
27:20sans faire de la psychologie,
27:21de manière agacée.
27:24Évidemment,
27:24puisque c'est un ticket,
27:25même si le ticket est un peu...
27:26le lien s'est distendu,
27:27Henri Guéno...
27:28Il n'y a pas de ticket,
27:28ça n'existe pas.
27:29Il n'y a pas de ticket,
27:29oui.
27:30Oui, pour vous...
27:31Non, non, non,
27:32pour vous.
27:33Pour l'un des gardiens
27:34du temple de la Ve République,
27:36il n'y a pas de ticket.
27:37C'est dans la Constitution.
27:38Aux Etats-Unis,
27:39vous élisez deux personnes,
27:40en France, une.
27:41C'est ainsi qu'il se présente
27:42malgré tout.
27:43Donc, quand vous faites
27:44de lui votre potentiel
27:46Premier ministre
27:46et qu'il y a cela,
27:48on peut comprendre
27:49son agacement.
27:50Bien.
27:51On peut comprendre
27:52son agacement,
27:52bien entendu.
27:53Bon, alors,
27:54vous dites,
27:55il savait,
27:55il était sur mon courant.
27:56C'est pas sûr.
27:56Moi, j'ai connu
27:57beaucoup de gens
27:58sur qui les enquêtes
27:59sont tombées
27:59sur le coin de la figure
28:01et qui n'étaient pas au courant,
28:03qui ont été tout à fait surpris
28:04en ouvrant le canard
28:05ou en ouvrant le canard
28:07et c'est pas si vieux que ça.
28:08Donc, ça, ça peut arriver.
28:10Après, ce que ça vient
28:11de l'intérieur passé,
28:12c'est une vraie question
28:12et tout va être dans la suite
28:15d'où ça vient, d'abord.
28:17Et ensuite,
28:21comment c'est géré ?
28:22Comment c'est géré ?
28:23Parce que si vraiment,
28:25si c'est vrai,
28:26s'il a fait ça,
28:27encore une fois,
28:27et qu'il vient de dire
28:28ben voilà,
28:29moi, j'ai changé,
28:29j'étais très bien,
28:31on verra ce qu'en pensent
28:32les Français.
28:33Mais si, c'est possible.
28:35Non, vous savez très bien
28:35que non,
28:36Jean-Jean Bruno,
28:37c'est possible
28:37lorsqu'on a l'historique
28:38entre les deux.
28:40Et en plus,
28:40on parle de quelqu'un
28:41qui ne peut pas plaider
28:42l'erreur de jeunesse
28:42après avoir lui-même
28:43fait de sa précocité
28:44un argument.
28:46Donc, ça rend l'argument,
28:47à mon sens,
28:48d'autant plus difficile
28:49à plaider.
28:50Le pire, c'est toujours
28:52de mentir
28:53quand on risque
28:55d'être démenti.
28:55Alors là,
28:56on a plein de la campagne.
28:57Alors là,
28:57il n'y a pas mieux
28:58pour un offrage.
28:58Mais avant la fin de la semaine,
28:59peut-être.
29:00Je ne sais pas moi
29:00ce qu'a Mediapart
29:01entre ses mains,
29:02mais tout à l'heure,
29:02Fabrice Arfi était
29:03sur l'antenne
29:04de BFM TV
29:05et il a dit...
29:06On propose de l'écouter.
29:07Allons-y.
29:07Écoutons-le, Fabrice Arfi,
29:09effectivement,
29:09à notre antenne.
29:10Il dit que toutes les banques
29:12sont détenues par les Juifs,
29:13que les attentats du 11 septembre
29:15sont le fait du Mossad,
29:17qu'un certain nombre
29:19de ministres de confession juive
29:22du quinquennat de François Hollande
29:23sont ici et mis en place
29:25pour faire triompher Israël
29:28à la demande des banques
29:30et de je ne sais quel lobby.
29:31On est dans le bain idéologique
29:34le plus classique
29:35de celui d'un négationniste antisémite
29:38déjà multicondamné,
29:40Alain Soral,
29:42dont Jordan Bardella,
29:42d'ailleurs,
29:43se revendique de son influence
29:45dans les documents.
29:48Est-ce que je peux rappeler,
29:50évidemment,
29:51que nous faisons face
29:52à un média
29:53et un site d'information,
29:54d'investigation
29:55et qu'il y a des affaires
29:58qui ont été révélées,
29:59d'ailleurs,
30:00qui ont visé la gauche,
30:01comme Jérôme Cahuzat,
30:02qui ont beaucoup aussi
30:03visé la droite,
30:04qui ont visé,
30:05sans doute,
30:06les extrêmes
30:07et que parfois aussi,
30:08parfois,
30:09il y a très longtemps,
30:10et le dire,
30:10ce n'est pas porté une attaque,
30:12ça a visé des personnalités.
30:13On se rappelle de Dominique Baudis
30:15aussi pour d'autres choses,
30:17d'autres choses.
30:18C'était Louis Plenel,
30:18le fondateur de Mediapart.
30:19et qui n'était pas,
30:20je rappelle aussi,
30:21c'est-à-dire,
30:23je dis,
30:23vraiment,
30:24n'interprétez pas à défaut
30:25ce que je dis,
30:26mais toujours,
30:26la précaution est de mise.
30:28Quel que soit le parti
30:29qui est incriminé,
30:30quels que soient les propos
30:31qui ont rapporté,
30:32vous êtes d'accord,
30:32monsieur Lapreus ?
30:33Heureusement,
30:33j'ai commencé mon propos
30:34vous disant que j'étais attaché
30:35à l'état de droit,
30:36aux contradictoires
30:37et à la preuve.
30:38Moi, contrairement
30:38au Rassemblement National,
30:39je n'accuse pas
30:40et je ne jette pas
30:41l'anathème sans preuve.
30:43Je dis juste
30:43que quand vous êtes
30:44à la tête de ce parti,
30:46avec l'histoire sulfureuse
30:47qu'il a eue,
30:48quand vous êtes à la tête
30:49de ce parti
30:49qui ne cesse
30:50de revendiquer
30:50presque de manière
30:52curieuse
30:52sa volonté d'un coup
30:53d'être le bouclier
30:54des Juifs de France.
30:55Moi, pardon,
30:56je suis un républicain,
30:57je suis le bouclier
30:58de tous les citoyens français.
31:00Je ne choisis pas
31:00ceux que je protège
31:01et ceux que je ne protège pas.
31:03Quand vous avez eu du mal
31:04à dire que Jean-Marie Le Pen
31:05était antisémite
31:06et que vous arrive
31:08ce type de polémique
31:09qu'elle vienne de son parti
31:09ou qu'elle n'en vienne pas,
31:11alors c'est un problème
31:12à la fois de gravité
31:13de ce qui a été dit
31:14parce que c'est quand même
31:14le kit de base
31:15de l'antisémitisme
31:17qui lui a été transmis
31:18visiblement.
31:19C'est un problème
31:20à la fois d'intelligence
31:21par rapport à l'état
31:22de la société
31:23et c'est un problème
31:24de responsabilité
31:25et de sens des responsabilités.
31:27Vous le redis, madame,
31:28nous ne sommes pas
31:29en train de parler
31:29de ma belle-mère,
31:30de mon voisin,
31:31de mon boucher.
31:32Nous sommes en train
31:33de parler du président
31:34du parti
31:35qui veut gouverner la France
31:36et dont on nous dit
31:37qu'il voudrait être
31:38Premier ministre.
31:39Vous avez rappelé
31:40ce qu'était l'image
31:40de la France
31:41pendant quatre jours
31:41qui vous a visiblement
31:42beaucoup ému.
31:43On en est très loin
31:44dans les propos
31:45de M. Bardella.
31:46Et pourtant,
31:46ses propres amis
31:47faisaient des selfies
31:48au deuxième angle
31:49à messe samedi.
31:50Donc il y a un moment
31:51l'incohérence,
31:51la récupération,
31:53les valeurs qu'on affiche,
31:54les croyances
31:55qu'on revendique
31:56comme un argument politique,
31:57si elles ne sont jamais suivies
31:58d'un semblant de vérité
32:01et de sincérité,
32:02alors c'est à désespérer
32:03de ce qu'est la politique.
32:04Mais comme disait Bruno jeudi,
32:06c'est un fait de campagne
32:07aussi pour un autre niveau.
32:09C'est que ceux
32:09qui étaient accusés
32:11pour cause d'antisémitisme,
32:13c'était Jean-Luc Mélenchon
32:15et les insoumis.
32:16Tout d'un coup,
32:17la focale passe
32:19de l'autre côté
32:19et ça ne les blanchit pas
32:21pour autant.
32:22Mais en tout cas,
32:22ça écarte les projecteurs
32:24et les mises en cause.
32:26Ça donne de l'espoir
32:26cette présidentielle.
32:27Quand on voit un deuxième tour
32:28où éventuellement
32:29on a ces deux parties,
32:30franchement,
32:31je peux vous dire,
32:32ça,
32:33c'est au bloc central aussi
32:35de faire montre
32:35un peu de quelque chose
32:37pour proposer une alternative.
32:38On ne peut pas reprocher
32:39aux Français
32:40dans les sondages.
32:40Oui, mais ce que je veux dire,
32:42c'est que justement,
32:42le bloc central
32:43ferait bien de se réveiller.
32:44Je ne sais même pas
32:44ce qu'on appelle
32:45le bloc central maintenant.
32:46Le bloc central
32:46pense en sortir
32:48en luttant contre
32:48l'antisémitisme de droite
32:50et de gauche
32:50et en réduisant la campagne
32:51à ça.
32:52Le bloc central,
32:52il est mal barré.
32:53Parce que si toute cette campagne
32:55c'est qui est le plus antisémite,
32:57qui est le plus antisémite,
32:58le moins antisémite,
32:59l'antisémitisme
33:00me fait horreur.
33:02Mais si cette campagne,
33:03ça n'est que ça,
33:05vraiment,
33:06ça va être un naufrage.
33:07Là où je rejoins Henri Guénaud,
33:09c'est le moment
33:10dans lequel nous sommes.
33:11C'est vrai que nous parlons
33:11de fractures,
33:12nous avons un climat social
33:13qui est inflammable,
33:14nous avons,
33:15comme l'a dit le ministre
33:16de l'Intérieur,
33:16des violences urbaines
33:17pour parler des mouvements lycéens
33:18et vous êtes très bien placé
33:20pour savoir que les mouvements lycéens
33:21c'est la pire peur
33:22et angoisse
33:23de tous les gouvernements
33:24parce qu'on ne sait jamais
33:25comment évidemment
33:26ça se propage
33:27et c'est souvent une tâche d'huile
33:28dans tout le pays
33:29et nous avons
33:30une telle polémique
33:31qui a trait
33:32à un sujet aussi inflammable
33:33de l'antisémitisme.
33:34entre Mediapart
33:35et le Bloc Central,
33:36je crois que là...
33:38Ah vous avez vu un lien
33:39dans ce...
33:39Non, non, non,
33:40je n'ai pas fini ma phrase.
33:41Non mais c'est le moment
33:43et le moment
33:43c'est le média qui le choisit.
33:44Oui mais j'allais vous poser
33:46une question sur le moment.
33:47C'est le média qui choisit le moment
33:47et là pour le coup...
33:48Vous n'avez pas compris
33:49je crois Bruno.
33:50Non peut-être.
33:50Peut-être qu'en terminant
33:51ça sera plus simple.
33:52Après ce moment
33:53merveilleux.
33:53Je peux terminer une phrase
33:55s'il vous plaît ?
33:56Je suis en train d'analyser
33:57de manière,
33:58quel que soit le moment,
33:59on vit un moment
33:59depuis un certain temps
34:04ou il y a deux semaines,
34:06c'est la même chose.
34:07C'est comment on s'en sort
34:08par le haut ?
34:08La question est celle-là.
34:09Je pense pour le pays
34:11et pour proposer
34:11une vraie campagne
34:12projet contre projet.
34:13Je pense que les Français
34:14le méritent.
34:14C'est tout ce que j'ai voulu dire.
34:15Oui, mais je pense
34:16qu'on l'aura la campagne
34:17projet contre projet
34:18parce qu'une campagne
34:19qui n'est pas une campagne
34:20de réélection
34:20et surtout après deux campagnes
34:22un peu escamotées,
34:23je pense qu'on aura
34:24cette campagne projet contre projet.
34:25C'est intéressant pour toi
34:25vous ne le croyez pas ?
34:26Non, on n'aura pas projet.
34:27Pour l'instant,
34:27ça n'est pas parti pour ça.
34:30Peut-être que ça arrivera,
34:32j'espère me tromper,
34:33mais pour l'instant,
34:33ça n'est pas parti pour ça.
34:35Mais non, je ne crois pas.
34:362017, qu'est-ce qui a plombé
34:37la campagne ?
34:372022, c'est une guerre.
34:38Donc évidemment,
34:39par définition, je pense que...
34:40Elle est escamotée en 2022.
34:41Vous avez parfaitement raison.
34:42Mais pourquoi est-ce que 2017
34:42est escamotée ?
34:43Par les affaires.
34:44Or, je n'ai pas tellement
34:45le sentiment qu'on n'en prenne
34:47pas le chemin.
34:49Là, du égard à la façon
34:50dont la campagne s'engage,
34:51manifestement, les affaires s'invitent.
34:52Est-ce qu'elles vont durer ?
34:53Est-ce qu'elles seront vraies ?
34:53Est-ce qu'elles seront fausses ?
34:54Je n'en sais rien.
34:55Mais mettons que ce qui est dit est vrai
34:57et que Jordan Bardella
34:57doit s'en expliquer,
34:58on ne peut pas dire que la campagne
34:59ne se jouera pas sur le terrain
35:00Mais le problème, il est plus profond
35:01que les affaires.
35:01J'ai le sentiment que malheureusement,
35:03à défaut d'une campagne
35:03projet contre projet,
35:04on a pour l'instant une campagne
35:06rejet contre rejet.
35:07Et on peut le déplorer
35:08ou s'en réjouir.
35:09Ça peut profiter aux uns
35:10et défavoriser les autres.
35:11Oui, mais rejet contre rejet
35:12avec deux visions de la société
35:15qui sont antinomiques
35:17et des projets
35:19qu'on partage ou qu'on ne partage pas
35:20mais le projet du Rationement National
35:21et le projet des Insouïdes
35:23Nouvelle France pour les uns,
35:24France Internet pour les autres.
35:25On est d'accord.
35:26Une campagne présidentielle,
35:27en plus ça n'est pas une campagne
35:28projet contre projet,
35:30vous ne votez pas pour un projet,
35:31vous votez pour quelqu'un.
35:32Donc c'est personne contre personne.
35:34C'est quelqu'un contre quelqu'un.
35:35Voilà.
35:36Et donc, vous verrez,
35:37moi je suis prêt à prendre des paris,
35:39ce genre de polémique
35:40ne fera pas bouger d'un iota
35:42et on verra.
35:43Les sondages, on verra.
35:44Arthur, pardonnez-moi.
35:45On va écouter justement
35:47la réaction et la défense
35:49de Marine Le Pen
35:50et puis après nous allons recevoir
35:52Marion Maréchal
35:53qui est partenaire,
35:54qui est soutien,
35:55qui est derrière Marine Le Pen
35:56qui est eurodéputée
35:57Identité et Liberté.
35:59Je vous remercie
36:00puisque nous avons été bousculés
36:02par cette affaire,
36:03ces informations.
36:05Écoutons justement
36:06Marine Le Pen, la candidate.
36:08Vous êtes gentille,
36:09je n'ai pas lu,
36:10vous savez très bien
36:11que je suis ici depuis des heures,
36:12je n'ai absolument pas lu
36:14ce dont vous parlez.
36:15Ça me paraît
36:15totalement délirant,
36:17je vous le dis tout net.
36:18J'espère que
36:23l'intégralité de ceux
36:24qui sont mis en cause
36:25déposeront immédiatement
36:26une teinte en diffamation
36:28contre Mediapart
36:29qui m'apparaît proférer
36:31des accusations
36:32juste folles.
36:33Vous m'entendez ?
36:34C'est fou.
36:35Passons aux choses sérieuses.
36:37Est-ce que vous en aviez
36:38déjà entendu parler ?
36:42Je ne sais même pas
36:43de quoi on parle en fait.
36:45Je ne sais même pas
36:46de quoi on parle.
36:47Non mais, pardon,
36:48mais le peu que m'a dit madame,
36:49le peu que m'a dit madame
36:52me paraît tellement,
36:53totalement dingue
36:54que je suis absolument convaincue
36:56qu'une action en diffamation
36:58va être introduite
36:59dans les minutes
37:00qui ont suivi
37:02cette folie pure.
37:05Si vous ne m'interrogez pas
37:06sur le logement,
37:07je vais aller travailler
37:10parce qu'on est là.
37:12Non mais madame,
37:13vous faites votre publicité,
37:15d'accord.
37:16Je n'ai aucune confiance
37:17dans Mediapart.
37:18Je pense qu'il y a des manières
37:20de se faire
37:22ou de manipuler les gens.
37:23Ce que vous me dites,
37:24je n'y crois pas.
37:26Je n'y crois pas du tout.
37:28Je ne peux pas être plus claire
37:28que ça.
37:29Je n'y crois pas du tout.
37:33Mais je n'ai même pas besoin
37:34d'en parler avec Jordan Bardella.
37:36Je n'ai même pas besoin
37:37d'en parler avec Jordan Bardella.
37:39Non mais ce n'est pas
37:40que ce n'est pas un sujet,
37:41c'est que c'est une dinguerie.
37:45Merci beaucoup,
37:46c'était très sympa.
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