- il y a 20 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Prisca Thévenot face aux GG, députée EPR des Hauts-de-Seine, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC face aux grandes gueules
00:04Elle est députée des Hauts-de-Seine, elle est députée Ensemble pour la République,
00:08directrice de la mobilisation et des territoires, c'est beau comme titre ça,
00:12directrice de la mobilisation et des territoires pour Gabrielle Attal.
00:15Bonjour Priska Thévenot.
00:17Bonjour à tous.
00:17Est-ce que votre tournée des bistrots a été un bide ?
00:20Je ne sais pas, hier j'étais pour le coup à Auxerre,
00:23on avait pu échanger avec une trentaine de personnes,
00:26alors oui j'assume, ce n'est pas des meetings depuis des estrades
00:28où je me parle à moi-même avec des gens convaincus,
00:31je parle avec des gens qui ont besoin de parler de leurs problématiques,
00:34de leurs enjeux, hier j'étais notamment avec des personnes de la fonction publique
00:37qui parlaient du point d'indice, qui parlaient du budget dont ils avaient peur,
00:39qui parlaient d'une éventuelle taxe sur le sucre qui devrait arriver,
00:43pardon je rigole parce que je trouve ça tellement absurde,
00:45et la semaine dernière j'étais à Lorient avec la maman du jeune Quentin,
00:49Quentin à 15 ans, qui s'est donné la mort suite à un cyberharcèlement.
00:53Donc peut-être que ce n'est pas intéressant de voir tous ces gens-là,
00:55peut-être que ça ne fait pas beau, ça ne fait pas des tweets où on dit
00:58on a réuni 80 000 personnes, etc.
01:01En fait je parle avec des gens dans leur quotidien, dans leurs peurs, dans leurs angoisses,
01:04et j'assume complètement cette mobilisation qui a été mise en place par Gabriel Attal,
01:08qui est le seul à assumer de faire campagne, les yeux dans les yeux, près des Français.
01:12Mais pourquoi selon vous la campagne de Gabriel Attal ne décolle pas ?
01:16Alors je ne sais pas si elle ne décolle pas, en tout cas effectivement elle ne se traduit pas dans
01:19les sondages.
01:20Ça c'est vrai, je ne vais pas faire semblant, je les regarde, les sondages les vois,
01:23ce n'est pas rassurant parce que la seule et vraie dynamique qui existe,
01:26il y en a deux, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon et celle de Marine Le Pen.
01:30Autour de ça, nous nous sommes en campagne depuis 4 mois,
01:33on a Edouard Philippe qui est en campagne depuis 3 ans,
01:35qui est un peu en train de pas non plus de décoller,
01:38mais c'est pour ça qu'on fait campagne sur le terrain,
01:39on fait campagne sur le terrain des idées,
01:41on fait campagne sur le terrain comme on doit le faire normalement,
01:44et ça prend un peu plus de temps, mais j'espère que ça va se venir par payer.
01:47Est-ce que vous n'avez pas, à chaque fois, on ne vous renvoie pas au bilan de 10 ans
01:52de macronisme ?
01:54Emmanuel Macron est très impopulaire, ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les sondages,
01:57est-ce que ce n'est pas ça que vous payez finalement ?
01:59Vous dites, attendez, Gabriel Attal, et vous, vous avez participé à toutes les majorités depuis 2017,
02:05il a été Premier ministre, ça va être difficile de faire autrement.
02:08– Je n'ai pas l'intention ni de me renier, ni de nier les choses.
02:13Je ne vais pas renier la politique économique qu'on a essayé de mettre en place jusqu'à la dissolution,
02:17et qui, jusqu'à la dissolution, pour le coup, a fonctionné.
02:20On est libéraux économiquement, on est pro-européens,
02:23et on a des enjeux aussi géopolitiques qu'on doit regarder droit dans les yeux.
02:27Maintenant, je ne vais pas non plus nier qu'il y a un certain nombre de sujets
02:30sur lesquels on n'a pas été au rendez-vous, et notamment sur le régalien.
02:33Et je pense que c'est important de le dire, je pense que c'est important d'avancer,
02:36et une fois qu'on le dit, on peut parler au quotidien des gens.
02:39– Prenons un exemple, parce que là, en ce moment,
02:41Gabriel Attal a été ministre de l'Éducation nationale.
02:42– Tout à fait.
02:43– Il y a des lycéens, alors ils sont très minoritaires,
02:45ça représente 10% des lycées en France,
02:47mais enfin bon, il y a des lycéens qui se mobilisent,
02:49il y a d'ailleurs de la violence, des heurts, des professeurs qui sont attaqués,
02:53et puis il y a des revendications, on a un peu du mal à les synthétiser,
02:57ces revendications, mais évidemment, ils se plaignent d'un manque de moyens.
02:59Donc ça, c'est le bilan, Gabriel Attal ?
03:02– Un manque de moyens, là par exemple, je regardais dans le 93,
03:04on ne peut pas dire qu'on n'a pas investi dans le 93,
03:06on ne peut pas dire qu'on n'a pas investi globalement sur l'éducation,
03:09souvenez-vous, le sujet des classes dédoublées, les cités éducatives,
03:13un certain nombre de rénovations qui ont été mises en place pour les bâtiments,
03:16est-ce que ça va assez vite ? Non, est-ce que certains éléments ont été stoppés aussi,
03:19je le redis encore, désolé, depuis la dissolution aussi,
03:21mais on doit continuer à avancer, et je suis désolée ce qu'on est.
03:24Mais ce que je dis aux lycéens, c'est que, alors, merci de préciser,
03:27les lycéens et pas les casseurs, parce que j'ai vu les images depuis ce matin,
03:30et on parle beaucoup des casseurs et pas des autres.
03:32Ceux qui essaient d'aller en cours, ceux qui ont le bac à la fin de l'année
03:34et qui sont en train de se demander comment ils vont finir leur programme
03:36alors que l'année a à peine commencé.
03:38Mais oui, il y a des revendications complètement légitimes et que j'entends,
03:40je suis une enfant du 93, Paul-Éluard, c'était juste à côté de chez moi,
03:44moi j'étais à Stein, à côté.
03:45Et oui, malheureusement, on a des établissements,
03:48que ce soit des lycées, des collèges,
03:50qui ne sont pas dans des situations normales pour apprendre,
03:52qui ne sont pas dans des situations normales pour enseigner.
03:55C'est pour ça, et là je le dis, je ne suis pas Valérie Pécresse,
03:57je vous le dis assez simplement,
03:58il y a un plan de rénovation qui a été mis en place,
04:00qui prend du temps,
04:02parce qu'il est de grande ampleur,
04:04mais ce n'est pas, je le dis franchement,
04:06en cassant et en bloquant ce qui est illégal,
04:09ce qui est illégal, manifesté, c'est autorisé,
04:12bloqué, c'est illégal,
04:13que ça va améliorer les choses.
04:15Et donc, c'est pour ça que je dis qu'il y a deux choses.
04:17La France insoumise dit,
04:18ce n'est pas la police qu'on doit envoyer,
04:20c'est des moyens supplémentaires.
04:22D'ailleurs, Mélenchon, il dénonce
04:25la surenchère de la sauvagerie policière,
04:27je reprends ses propos.
04:30C'est étonnant de passer des revendications des lycéens
04:33aux mots décrits par Jean-Luc Mélenchon.
04:35Il est d'un cynisme absolu,
04:37Jean-Luc Mélenchon,
04:38et les insoumis dans leur globalité.
04:40Si vraiment, ils ont envie de porter
04:41les revendications des lycéens,
04:43sur le manque de moyens,
04:44sur des profs en plus,
04:46sur des conditions de travail pour les enseignants,
04:48très bien,
04:48mais il y a un truc qui s'appelle le budget
04:50et qui commence la semaine prochaine.
04:51Et qu'est-ce qu'ils vont faire dans le cadre du budget ?
04:53Ils vont proposer des amendements
04:54pour améliorer les choses ?
04:55Non, ils vont proposer une motion de rejet
04:56et empêcher le débat en permanence.
04:58Donc c'est d'un cynisme sans nom
05:00que d'en permanence attiser les haines,
05:03attiser les colères,
05:04empêcher celles et ceux qui veulent
05:05exprimer des revendications légitimes
05:07et mettre tout ça dans un schéma de violence
05:09pour au final faire quoi ?
05:11Alors qu'ils sont élus aujourd'hui
05:12à l'Assemblée nationale,
05:13empêcher le débat budgétaire,
05:15voire le bloquer,
05:16et appeler à la menace
05:16et à la censure du gouvernement.
05:17Le maire Balibagayoko de Saint-Ni a dit
05:20que la violence, à un moment donné,
05:22peut être légitime.
05:23T'es d'accord avec ça ?
05:25Je pense que vous avez la réponse
05:26dans votre question.
05:27Mais dans les combats,
05:28parfois, il faut en passer par la violence
05:30pour faire un gain de cause.
05:30De quel combat parlons-nous, là ?
05:32De brûler des poubelles ?
05:33De saccager un portail de lycée ?
05:36Non mais franchement,
05:37vous ne parlez pas des grands combats
05:38qu'on a pu mener pour des droits acquis,
05:40et je le dis en tant que femme, etc.
05:42Ça oui, il y a des combats légitimes,
05:44entendables.
05:45Là, on parle de brûler des poubelles.
05:46Vous avez vu ce matin,
05:47il y a un professeur qui s'est fait courser.
05:49Il n'y a pas d'autre mot.
05:50Il s'est fait courser dans notre pays,
05:52avec notre histoire.
05:53C'est ça, la violence légitime ?
05:55Est-ce que vous avez l'impression
05:55que de brûler des poubelles,
05:57de tirer au mortier sur des forces de l'ordre,
05:59ça appelle à quelconque revendication ?
06:01Aucune.
06:02Je suis désolée, aucune.
06:03Et voire même,
06:04du coup, on parle de ça,
06:05et on ne parle pas des revendications.
06:07On n'essaie pas de proposer des choses.
06:09Ce qui veut dire que LFI
06:10attise la violence à des fins électorales,
06:12c'est ça ?
06:13LFI est un danger.
06:14Et Jean-Luc Mélenchon
06:15est un homme aigri et méchant.
06:17Aigri et méchant,
06:18pour la simple et bonne raison,
06:19c'est qu'il s'est servi sur la République
06:22pendant plus de 30 années
06:23de mandats cumulés.
06:24Il n'en a rien retiré,
06:26à part une volonté
06:27absolument forte,
06:28d'être à l'Elysée.
06:29Et comme il n'y arrive pas,
06:30il a envie de tout détruire.
06:31Et il se sert de ce qu'il peut
06:33pour le faire.
06:35Fatima Hidbounoua,
06:36Didier Giraud,
06:37et Charles Consigny,
06:38question.
06:38Alors, Fatima ?
06:39Je vous écoutais au sujet
06:40de la tournée des bars
06:42en disant,
06:43voilà, on va à la rencontre des Français.
06:45On écoute.
06:45Et vous avez donné des exemples.
06:48Mais on a l'impression
06:50que c'est encore une technique,
06:51un peu comme
06:52les techniques de manipulation
06:53où quelqu'un va se confier à nous,
06:55on va dire,
06:56je t'entends,
06:57et on ne va absolument
06:58rien faire du tout.
07:00Donc,
07:01on attend d'un politique
07:02qu'il fasse,
07:03qu'il propose,
07:04qu'il ait une vision
07:05des propositions,
07:06et non pas que ce soit
07:07un psy
07:07qui va à l'écoute
07:08pour calmer la colère,
07:10parce que sinon,
07:10vous êtes en train
07:11de refaire avec...
07:12Déjà,
07:12on essaye de faire du neuf
07:14avec du vieux
07:14parce qu'il était quand même
07:16au pouvoir.
07:16Donc là,
07:17on essaye de nous le vendre
07:18comme un nouveau.
07:19Déjà, ça,
07:19j'ai du mal.
07:20Mais pourquoi pas ?
07:21Allons-y.
07:22Disons qu'il n'avait pas la main.
07:25Mais surtout,
07:27vous faites la même technique
07:28qu'Emmanuel Macron
07:28avec les cahiers de doléances.
07:30Vous voyez,
07:30très souvent,
07:31quand il y avait une colère,
07:32on a dit,
07:32on va faire des cahiers de doléances
07:34et les gens vont parler.
07:35Et on sait que les gens,
07:36lorsqu'ils parlent,
07:37la colère va retomber.
07:39Mais faites-en quelque chose.
07:40Qu'est-ce que vous allez faire
07:41de tout ce que vous allez prendre
07:42à part en faire
07:43des éléments de langage
07:44pour après dire
07:45c'est terrible,
07:46une personne qui s'est fait
07:47cyberharceler.
07:48Mais on ne peut pas dire
07:48c'est terrible,
07:49une personne qui s'est fait
07:50cyberharceler
07:50pour cet enfant
07:51que vous évoquiez.
07:52Et en même temps,
07:53qu'est-ce qu'on fait ?
07:54Alors,
07:54est-ce qu'il y aura plus d'infirmières ?
07:55Qu'est-ce qu'on fait sur place ?
07:57Vous voyez ?
07:57Donc,
07:58c'est ça.
07:58J'ai l'impression que vous êtes
07:59très bavard à l'extérieur
08:00mais qu'une fois au pouvoir,
08:01il n'y a pas grand-chose.
08:02On l'a vu lorsqu'il était au pouvoir.
08:05Alors,
08:05les cahiers de doléances,
08:06on ne peut pas dire
08:06que rien n'en est sorti.
08:07Ce qui est reproché
08:08sur les cahiers de doléances,
08:09c'est qu'on n'ait pas pu
08:10en faire réellement
08:11l'exégèse devant tout le monde
08:13et montrer ce qu'il y avait
08:13dans chacun des cahiers de doléances.
08:15Mais je pense qu'on pourrait le faire
08:16notamment grâce à l'IA aujourd'hui.
08:17Donc ça,
08:18c'est un vrai sujet.
08:18En revanche,
08:19on ne peut pas dire
08:19que rien n'est sorti,
08:20notamment sur les familles
08:21auto-parentales.
08:22C'est un gros sujet
08:22des cahiers de doléances.
08:24On en a très peu parlé
08:25dans les médias.
08:25C'est vrai,
08:26on en parlait beaucoup
08:26sur le terrain
08:27et ça a été mis en place
08:28notamment pour récupérer
08:29les pensions alimentaires non payées
08:31avec des systèmes
08:32mis en place.
08:33Maintenant,
08:33on pourra aller dans le détail
08:34du détail, etc.
08:35Moi, je vous invite plus simplement
08:36parce que c'est trop facile là
08:37que je vous dise
08:39non, vous avez tort
08:40et que vous,
08:40vous allez me dire
08:40oui, mais on ne comprend rien.
08:42Venez avec moi.
08:43Venez avec moi
08:44sur une des opérations.
08:46Ben quoi ?
08:46Vous allez voir en fait.
08:48Enfin, je veux dire
08:49c'est trop facile
08:50d'être là.
08:51Ça vous fait rire ?
08:52Moi, ça ne me fait pas sourire.
08:53On est en campagne présidentielle.
08:55On a sept mois pour agir.
08:57Sept mois pour agir
08:58déjà dans le budget
08:59qui va arriver la semaine prochaine
09:00et vous savez très bien
09:01que ça va être compliqué.
09:02Non pas simplement
09:02parce que le budget,
09:03il y a des choses
09:04qui sont un peu étonnantes
09:05notamment cette taxe sur le sucre
09:06mais il y en a d'autres aussi
09:07mais parce qu'en fait
09:07on va juste avoir du mal
09:09à commencer le débat.
09:11On va avoir du mal
09:11à le mettre en place.
09:12Et ensuite,
09:13on ne peut pas se dire
09:14mais est-ce que vous comprenez
09:15qu'on en a assez
09:16de la mise en scène
09:17de reconnexion ?
09:18Ce n'est pas de la mise en scène.
09:19Moi, ce que j'aimerais
09:19c'est une connexion réelle
09:20avec le terrain.
09:21Mais j'entends ce que vous dites.
09:22J'entends ce que vous dites
09:24mais en fait,
09:25qu'est-ce que vous voulez faire d'autre
09:26que d'aller échanger
09:27directement sur le terrain ?
09:28Moi, je vous le dis
09:29encore une fois
09:29je ne suis pas là
09:30en train de vous dire
09:31vous avez tort,
09:31j'ai raison, etc.
09:32Ce n'est pas mon point.
09:33Moi, je vois simplement
09:34qu'aujourd'hui,
09:35on a 35% pour Marine Le Pen
09:36et juste derrière
09:37Jean-Luc Mélenchon.
09:39Soit j'accepte
09:39et je dis
09:40bon, c'est une fatalité
09:41et je reste chez moi
09:41ou alors je reste à commenter.
09:42Surtout, il faut arrêter
09:43peut-être de vouloir
09:46écouter les gens
09:46et je vous écoute.
09:47Je rebondis sur ce que vous venez de dire.
09:49Deux fois, vous dites
09:49attention, finalement
09:50Marine Le Pen et Mélenchon
09:52ce sont les deux dynamiques.
09:53Le problème, c'est qu'il y a
09:55une primaire sauvage
09:56du bloc central.
09:57Elle aurait pu être organisée.
09:59Bon, visiblement,
10:00ça n'a pas été possible.
10:02Et on voit bien
10:02que ça ne fonctionne pas.
10:03C'est-à-dire,
10:04multiplier les candidatures
10:06au centre droit
10:07et au centre gauche,
10:08finalement,
10:09ça fait monter
10:10Mélenchon et Le Pen.
10:11Est-ce qu'il n'est pas temps
10:12d'arrêter,
10:13de se mettre d'accord
10:14sur un seul candidat
10:15le plus vite possible
10:16et pas d'attendre
10:17janvier, février ou mars,
10:18je ne sais plus
10:19quel était le calendrier ?
10:20Allons-y concrètement.
10:21Allons-y concrètement
10:22parce que sinon,
10:22c'est philosophé.
10:23Allons-y concrètement.
10:24On se met d'accord
10:24sur un seul candidat.
10:25Il faut quand même un projet.
10:26On se met d'accord
10:27sur la base de quel projet ?
10:28Je n'ai aucun problème.
10:30et vous mettez d'accord ensemble.
10:31Le projet de Marine Le Pen.
10:34Charles Consigne.
10:34Quand est-ce que vous ralliez
10:35Marine Le Pen ?
10:36Et si on...
10:36Non, mais on va...
10:37Et on va...
10:39Pour débattre du grand remplacement,
10:40oui, bien sûr.
10:41Non, le vrai sujet qu'on a...
10:42Regardez,
10:43on peut parler d'Edouard Philippe.
10:44On a...
10:45On commence à avoir
10:46des éléments de son programme.
10:47Alors, la retraite à 65 ans.
10:48Moi, je suis contre
10:49ce qu'il propose.
10:50Tu comptes ce qu'il propose
10:51parce qu'on l'a essayé.
10:51On l'a essayé.
10:52C'est le projet Macron 2022.
10:55C'est le projet Macron 2022.
10:56Est-ce que ça a fonctionné ?
10:57Il a voulu faire 64
10:58et puis finalement,
10:59il a suspendu la réforme.
11:00Non, non, non.
11:01En 2022,
11:02je m'en souviens quand même.
11:03C'était 65 ans.
11:05Oui, et puis finalement,
11:05il a fait 65.
11:06Donc, est-ce que...
11:07Est-ce qu'on peut...
11:08C'est exactement
11:09ce que vous disiez, madame.
11:10C'est exactement
11:11ce que vous disiez, madame.
11:13Moi, j'entends pas
11:14les gens réclamer
11:14la réforme Macron 2022
11:16pour la réforme des retraites.
11:16Ils veulent changer
11:18complètement le système.
11:19Ils veulent cotiser
11:20pour eux-mêmes
11:21et décider quand ils partiront
11:22à la retraite.
11:23Sans qu'on dise pour eux
11:24que ça soit 64,
11:2565, 66.
11:26Il faut quand même cotiser plus.
11:27Et donc, tout simplement,
11:29pas du tout.
11:29Vous dites pas aux Français
11:30qu'ils pourraient quand même
11:31cotiser plus.
11:31Sinon, vous financez pas le système.
11:33En fait, vous faites...
11:34Non, ben oui,
11:35parce que vous parlez,
11:35vous êtes bloqués
11:36dans le système actuel.
11:38Moi, je vous demande
11:38de changer de système.
11:40Ben, vous changez pas vraiment.
11:41Vous dites, on garde le système,
11:42sauf qu'on enlève l'âge.
11:43On met de la capitalisation,
11:45on enlève l'âge
11:46et en fait, on change...
11:47Et on cotise combien de temps alors ?
11:48Mais en fait, ça dépendra.
11:49Les gens décideront.
11:50Ah non, les gens,
11:51ils veulent partir
11:51avec une bonne retraite.
11:52Eh ben, ils décideront.
11:53Peut-être que pour vous,
11:54la bonne retraite...
11:55Pour partir de même,
11:55vous acceptez que pour vous,
11:58une bonne retraite,
11:59c'est pas la même chose
11:59que pour quelqu'un d'autre
12:00parce que vous avez peut-être
12:01d'un lieu par ailleurs,
12:02qu'un ouvrier n'aura pas,
12:03etc.
12:03Et donc, en fait,
12:04ce que les gens demandent...
12:05Moi, je vous dis encore une fois,
12:06venez, venez échanger.
12:07Mais vous leur dites pas
12:08les gens, c'est pas vrai
12:10parce que vous voulez pas l'entendre,
12:11ça vous fait pas plaisir.
12:12Il faudra cotiser au moins
12:1344, 45, 46 ans
12:14pour vous donner la retraite.
12:16Vous êtes enfermés
12:17dans le raisonnement
12:18du système actuel.
12:19Est-ce qu'aujourd'hui...
12:21C'est factuel.
12:22T'es enfermé dans ton vieux système.
12:23Non, mais c'est factuel.
12:24C'est pas moi qui le dis,
12:24c'est Charles.
12:25Non, mais c'est factuel.
12:26Oui, mais je comprends
12:27que c'est très séduisant
12:29ce que vous racontez,
12:30mais ça ne marche pas.
12:31C'est pas séduisant
12:32parce qu'une réforme paramétrique...
12:34Il n'y a pas un pays en Europe
12:34qui le propose.
12:35Dis donc, parce qu'une réforme paramétrique,
12:37ça marche.
12:38Je ne dis pas que c'est mieux,
12:39mais votre système
12:40n'a été mis en place nulle part
12:41parce que ça ne se finance pas non plus.
12:43Vous ne pouvez pas dire aux gens
12:44partez comme vous voulez
12:45et puis vous aurez quand même
12:45une bonne petite retraite, c'est ira.
12:47Mais avec de la capitalisation,
12:49en fait, dites-moi
12:50quel est le système
12:51dont vous rêvez ?
12:52On est en campagne présidentielle,
12:53là, vous voulez quel système ?
12:54C'est pas à moi de le dire.
12:56Vous êtes mieux que ça,
13:01vous êtes un Français.
13:02Donc vous avez le droit aussi
13:03d'exprimer un avis.
13:04Je vous propose un nouveau système,
13:06vous me dites non.
13:07Vous dites en revanche
13:07le système qui existe aujourd'hui
13:09et qui doit être changé.
13:10Je vous le dis
13:12qu'il n'y aura pas d'âge légal
13:14de départ à la retraite.
13:15Donc chacun pourra choisir
13:16au regard de ses besoins.
13:18Il se rend compte
13:18qu'il faudra qu'il travaille plus
13:19pour qu'il y ait une retraite.
13:20Mais chacun choisira.
13:21En fait, c'est pour prendre concrètement
13:23quelqu'un qui rentre
13:23sur le marché du travail
13:24à 21 ans.
13:25Vous voulez une réforme à 65 ans ?
13:27Quelqu'un qui rentre
13:27sur le marché du travail
13:28à 21 ans.
13:30Moi, je ne la veux pas.
13:30Pour prendre quelque chose de concret,
13:32il rentre sur le marché du travail
13:34tiers, il pourra voir
13:37quel est le montant de sa retraite
13:38et décider, par exemple,
13:40après 40 ans ou 45 ans,
13:41dire j'ai une retraite suffisante,
13:42je m'arrête.
13:43Et il aura de la capitalisation à côté.
13:45C'est ça votre système.
13:45Exactement.
13:45Et mieux que ça,
13:46c'est que le point cotisé
13:48appellera bien évidemment
13:49à des garanties de droit
13:49et cette gestion-là
13:51sera donnée aux partenaires sociaux
13:52qui savent très bien le faire.
13:54La preuve, c'est qu'Agir Carco,
13:55pardon, c'est à l'équilibre aujourd'hui.
13:56Donc en fait, il faut redonner du sens
13:58et de la légitimité
13:59à des gens qui savent faire,
14:00c'est les partenaires sociaux.
14:03On est en 2026,
14:06on va être en 2027.
14:06En 2027, on ne va pas dire
14:08le grand truc massif
14:09que je vais proposer,
14:10c'est la réforme Macron 2022
14:12du système de retraite.
14:13Je suis désolé,
14:14là c'est être complètement déconnecté.
14:15Vous restez avec nous,
14:16Prisca Thévenot,
14:17députée Ensemble pour la République
14:18qui est dans la campagne
14:19de Gabriel Attal.
14:21Question dans un instant
14:22de Didier Giraud,
14:23notre ami agriculteur
14:23de Charles Consigny.
14:25On a hâte,
14:26il est 11h15.
14:42Nous sommes avec Prisca Thévenot,
14:44la députée Ensemble
14:45pour la République des Hauts-de-Seine
14:46qui est directrice
14:46de la mobilisation
14:47et des territoires
14:48dans la campagne
14:49de Gabriel Attal.
14:50Vous en faites une chanson.
14:51J'aime beaucoup ce titre,
14:53ce titre ronflant.
14:54En gros,
14:55c'est que j'ai des baskets au pied
14:56et je vais partout.
14:57C'est ça.
14:58Charles Consigny,
14:59question et ensuite
14:59Didier Giraud,
15:00Charles ?
15:01Ou discussion ?
15:02Ou interpellation ?
15:04C'est une présidentielle bizarre,
15:06c'est une présidentielle bizarre
15:08avec 57 candidats
15:11selon les derniers...
15:12C'est pas fini,
15:13c'est un dernier comptage.
15:14Voilà.
15:15C'est smart.
15:16Dont peut-être un en capacité
15:19d'avoir les 500 signatures,
15:20peut-être un peu plus,
15:22mais bon.
15:23Et moi,
15:23je me demande au fond,
15:25sur le papier,
15:26vous avez tout.
15:27Vous avez un parti,
15:28de l'argent,
15:29quand même un peu d'équipe,
15:31des élus, etc.
15:34Un candidat jeune,
15:35beau gosse,
15:36qui a des états de service,
15:38qui pourrait le rendre...
15:41Comment dire ?
15:41Qui fait qu'il peut prétendre
15:43à la fonction,
15:43même si ça paraît
15:44un peu surdimensionné,
15:47même si la marche
15:48paraît un peu haute.
15:49Et néanmoins,
15:49ça tourne à vide.
15:51Et moi,
15:51j'ai le sentiment
15:52qu'au fond,
15:53vous n'avez rien à dire.
15:56C'est un peu dit brutalement,
15:57et je le dis pas
15:58pour être brutal,
15:59mais je l'écoute,
16:00je vous écoute,
16:01j'écoute les uns et les autres.
16:03Je me dis,
16:03mais qu'est-ce qu'au fond,
16:04ils ont rien à dire aux Français ?
16:05Vous n'avez pas de modèle
16:07de société à leur proposer.
16:08Vous n'avez pas de vision
16:09de la société.
16:10Pas de vrai projet
16:12pour l'avenir.
16:13C'est,
16:13on va ajuster tel truc,
16:16on va mettre deux ans de plus,
16:17ça,
16:18on va changer le système.
16:19Là,
16:20vous n'avez pas écouté la différence.
16:21Si,
16:21si,
16:21on va faire un nouveau système,
16:23etc.
16:24Je veux dire,
16:24oui,
16:25mais ça me paraît...
16:25Oui,
16:26mais non.
16:26Oui,
16:27mais non,
16:27en fait,
16:27Charles Consigny.
16:28Je veux bien entendre...
16:29Je vous le dis sans,
16:31sans,
16:31sans,
16:31je vais vous répondre.
16:32Je vais vous répondre,
16:33Charles Consigny.
16:34Il n'y a pas d'attaque
16:35et je le prends comme une vraie interpellation
16:37et c'est important
16:37parce que,
16:39oui,
16:39c'est vrai,
16:39rien n'imprime dans cette campagne.
16:41Rien n'imprime dans cette campagne.
16:43Elle a démarré très tôt.
16:44Elle a démarré très tôt,
16:46mais rien n'imprime,
16:46c'est factuel.
16:48Et le sujet qu'on a aujourd'hui,
16:49par exemple,
16:50on parle beaucoup du pouvoir d'achat,
16:52moi j'appelle ça le pouvoir de vivre.
16:53Quelque part,
16:54quand on parle des aides pour le carburant,
16:56des aides pour les famots,
16:56etc.,
16:57les gens,
16:57ils ne veulent pas des aides toute la journée,
16:58ils veulent pouvoir vivre dix demandes de leur travail.
17:01Il y a un sujet dont on parle beaucoup,
17:02moi,
17:02sur tous les mille bistrots que j'ai pu faire,
17:04c'est la différence entre le net et le brut.
17:06Et ça,
17:07je suis désolée,
17:07on en parle sur le terrain,
17:08on en parle les yeux dans les yeux,
17:10on n'en parle pas sur les plateaux télévés.
17:11Mais ça,
17:12on ne parle que de ça.
17:13Dans les grandes gueules,
17:14on n'en parle pas.
17:14Mais vous avez été...
17:15Et on va vous dire,
17:15vous avez été dix ans au pouvoir.
17:17Madame Thémaire.
17:17Justement,
17:18allons-y,
17:18parlons-en.
17:18Moi,
17:19je veux bien,
17:19mais ça fait dix ans que vous êtes au manège.
17:22Pardon,
17:22mais la différence entre le net et le brut,
17:25elle s'est plutôt aggravée sous votre mandature.
17:28Et pourquoi ?
17:29Mais oui,
17:29mais donc ce sera difficile de vous faire confiance.
17:31Mais parce qu'on a abandonné le courage politique
17:36qui, par moment, ne faisait pas plaisir,
17:37mais qu'il faut les faire.
17:38Parce que la différence...
17:40Mais non, parce que vous ne saviez pas où vous alliez.
17:40Pire, vous avez raison.
17:41Pire, vous avez raison.
17:42Non seulement,
17:43on n'a pas pu en faire,
17:45mais quand on les a faites,
17:45on les a abandonnées l'année dernière
17:47pour les donner à la gauche.
17:48Vous n'avez pas fait les économies suffisantes.
17:49On le sait,
17:50il ne faut pas tourner autour du pot.
17:51Vous savez très bien que...
17:52Non, mais franchement...
17:53Le problème de la Macronie,
17:55c'est qu'au départ,
17:56vous voulez favoriser le travail.
17:58Et a priori,
17:59c'était une bonne chose
18:00puisqu'on a vu que le chômage a baissé
18:01en faisant des baisses d'impôts
18:04pour les entreprises, etc.
18:05Et derrière,
18:06vous ne faites pas d'économie.
18:08Eh bien, là, ça craque.
18:09Je regardais,
18:10la France n'a jamais emprunté aussi cher
18:12depuis 2008.
18:13Et 2008,
18:14c'était une crise financière mondiale.
18:15Là, on n'est pas en crise financière mondiale,
18:17mais c'est la France qui est en crise.
18:18C'est-à-dire que,
18:19peut-être d'ici la présidentielle,
18:21on va connaître
18:23des temps très compliqués.
18:25Et ça, c'est quand même un bilan.
18:26La seule...
18:26Vous parliez tout à l'heure...
18:27Oui, vous parliez d'un bilan.
18:28On va vous parler, par exemple,
18:29du bilan quand on était à Matignon
18:30avec Gabriel Attal.
18:31La seule année
18:32où il y a eu moins de dépenses
18:33sur une année
18:34par rapport à l'année d'avant,
18:35c'est avec Gabriel Attal.
18:36Mais on peut s'amuser comme ça
18:37et vous allez me dire
18:38oui, c'est très symbolique, peut-être.
18:39Ce que j'ai envie de vous dire aujourd'hui,
18:40c'est pourquoi aussi...
18:42C'est trop facile
18:43de faire des plateaux comme ça
18:44et de dire, en fait,
18:45un jour,
18:46mais vous ne dépensez pas assez,
18:47vous n'aidez pas assez
18:48et le lendemain,
18:48vous allez trop dépenser...
18:49C'est pas que c'est trop facile.
18:49C'est très inquiétant pour nos enfants.
18:51Et je vous le dis d'autant plus...
18:52On est en train quand même
18:53de préparer un avenir sombre
18:54pour nos enfants
18:55avec un pays sur-endetté
18:57qui n'a plus d'argent,
18:57qui ne peut même plus...
18:58Quand il y a une crise du carburant,
18:59on ne peut même plus aider les Français
19:00parce que de toute façon,
19:01on n'a plus rien dans les poches.
19:02Et bien pourquoi on se bat, justement ?
19:04Pour avoir le courage
19:05de mener des réformes
19:06et d'avoir la capacité de le faire.
19:08Mais je ne vois pas dans votre programme
19:09des économies substantielles.
19:11Vous voyez mieux que ça.
19:12Vous voyez des réformes substantielles
19:13qui permettent de faire des économies
19:14sans venir taper sur notre modèle social.
19:17Sur la réforme du chômage,
19:18sur la réforme du système de retraite.
19:20Vous ne l'acceptez pas.
19:21Mais oui, il faut revoir globalement
19:22notre système de retraite
19:23et pas simplement reproposer
19:24la réforme Macron 2022.
19:26Et donc ça, c'est des mesures concrètes
19:27qui permettent de faire une différence
19:30plus faible entre le net et le brut.
19:33Vous voyez ?
19:33Est-ce que vous baissez les dépenses sociales ?
19:35Non.
19:36Est-ce que vous baissez
19:37le train de vie de l'État ?
19:38Non.
19:38Est-ce que vous supprimez
19:39une strata administrative ?
19:40Attendez.
19:41Sur le train de vie de l'État,
19:42vous êtes des commentateurs
19:43de la vie politique
19:44donc vous suivez ce qui se passait.
19:46Vous avez bien vu qu'au cours
19:47des dernières années,
19:47notamment des deux dernières années,
19:49on a eu une loi de simplification.
19:50Vous avez vu le désastre de cette loi ?
19:53Cette loi partait avec un bon fond,
19:54c'est-à-dire de regarder
19:55notamment sur le sujet
19:56des agences et des agences
19:58et des agences.
19:59Certaines agences,
19:59elles sont là,
20:00on ne sait même plus,
20:00mais elles ont quand même
20:01un coût de fonctionnement
20:02et des gens qui sont dedans
20:02qui pourraient d'ailleurs,
20:04à mon avis,
20:04faire d'autres fonctions
20:06beaucoup plus valorisantes
20:07que simplement tenir une agence
20:08qui ne sert à rien.
20:09On a essayé de faire
20:10cette loi de simplification
20:11au cours des deux dernières années.
20:13Le truc est ressorti
20:14plus complexe qu'il n'est rentré.
20:15Donc, ce qu'on a aujourd'hui,
20:17je le dis assez simplement,
20:18c'est que oui,
20:18il faut pouvoir...
20:19Non, c'est aussi le problème
20:21de l'Assemblée nationale
20:21avec 11 amis politiques
20:23dont la seule majorité
20:24qui peut ressortir,
20:25c'est une réalité,
20:26je suis désolée.
20:26Bien sûr,
20:27ça a compliqué les choses,
20:28mais ça...
20:29On ne peut plus mener de réponses,
20:30voire même pire.
20:31Ça n'a pas été comme ça
20:32pendant 10 ans.
20:33C'est pour ça que je vous donnais
20:34l'exemple de l'année
20:35où on a été à Matignon,
20:36où on a pour la première année
20:38réduit...
20:41Ça fait longtemps
20:43que je me retiens
20:43et que je me tais.
20:44Je vais rappeler votre titre.
20:47Vous avez dit
20:48de la mobilisation
20:49et des territoires.
20:51Et je suis déconnecté.
20:52Et Charles a très,
20:53très bien résumé
20:54ce que je pensais
20:56et il l'a fait
20:56beaucoup plus élégamment
20:58que moi
20:59si j'avais dû le faire
21:00au moment où
21:00il était intervenu.
21:01Vous souffrez
21:03la Macronie
21:03et Gabriel Attal
21:04d'autant plus.
21:05Vous souffrez
21:06d'un vrai problème
21:07d'incarnation
21:09notamment dans les territoires.
21:11C'est vous
21:12qui avez démarré
21:14la campagne
21:15les premiers
21:16beaucoup trop tôt
21:17et vous avez choisi
21:18de le faire
21:19à Mur-en-Barré
21:19comme ça, hop,
21:20c'est déblayé.
21:21Les bouseux...
21:23Le problème est réglé.
21:25On n'y reviendra plus.
21:25C'est pas gentil pour les habitants
21:26de Mur-en-Barré.
21:27Et moi,
21:28ce que j'aimerais savoir
21:28c'est qu'est-ce qui ressort
21:29des Émile
21:31qui a fait des bobs
21:31puisque vous avez dit
21:32que vous avez fait
21:32mille dates.
21:33Des Émile qui a fait débat
21:34il ressort quoi
21:35en termes de propositions ?
21:37Et moi,
21:37ce que j'aimerais bien
21:38c'est avoir des propositions
21:39concrètes
21:39pour faire en sorte
21:40que le territoire
21:41comme vous l'appelez
21:42ne crève pas.
21:43Aujourd'hui,
21:44on a un vrai problème
21:47de société aujourd'hui
21:49quand on est agriculteur
21:50et quand on vit
21:51en milieu rural
21:51c'est la désertification
21:53mais la désertification
21:56qui part de médicale
21:59jusqu'à tout
22:02parce qu'il n'y a plus rien
22:04et on a aussi besoin
22:06nous agriculteurs
22:07d'avoir un vrai arbitrage
22:08entre qu'est-ce qu'on doit
22:09faire demain
22:09est-ce qu'on doit être
22:10les gens qui aménageons
22:11le territoire
22:12pour qu'il y ait du tourisme
22:12est-ce qu'on doit être
22:13les gens qui remplissons
22:14votre assiette
22:15ou est-ce qu'on doit être
22:15les gens qui fournissons
22:17de l'énergie ?
22:18Et à un moment donné
22:19j'ai pas entendu
22:20un seul candidat
22:21faire une seule proposition
22:24pour arbitrer
22:24ces trois domaines
22:26et je pense que
22:27dans l'esprit
22:28des paysans
22:28et des ruraux
22:29qui m'entourent
22:30vous resterez
22:31des candidats bobos
22:34originaires de Paris
22:35qui même s'ils essayent
22:36de sortir du périph'
22:37de temps en temps
22:38restent dans l'entre-soi
22:39de pensants
22:40Pourtant Gabriel Attal
22:41avait été l'un des premiers
22:43avec les agriculteurs
22:44dans la crise
22:44Bien sûr
22:45Et Jérôme Baille
22:47elle était plutôt satisfait
22:49On a résolu quoi là ?
22:50Rappelle-moi
22:50On a résolu quoi ?
22:51Les promesses
22:51qui ont été faites
22:52il y a deux ans et demi
22:53on n'a même pas les sous
22:54encore
22:54Je me souviens des bottes de paille
22:55Gabriel Attal
22:56sur ces images
22:57Le problème des politiques
22:59aujourd'hui
22:59et vous en faites partie
23:00c'est qu'on croit
23:00que quand on a parlé
23:02d'un sujet
23:02il est résolu quoi
23:04Ça ça vaut pour tout le monde
23:05Non alors ça
23:05je suis vraiment
23:06je suis d'accord avec vous
23:07sur le principe
23:07qu'il faut qu'on puisse
23:08faire une restitution
23:09de tout ce qui a été dit
23:10et fait dans le cadre
23:11des 1000 bistrots
23:12Et le traduire en proposition
23:13Vous avez tout à fait raison
23:14et c'est d'ailleurs
23:15ce qu'on va faire
23:15on va pas le faire en cours
23:16parce que là pour le coup
23:17vous allez dire
23:17vous êtes marrant
23:18vous avez les conclusions
23:19avant même d'avoir écouté
23:20tout le monde
23:21On attend de finir
23:22on va le finir encore
23:22il nous reste deux semaines
23:23et il y aura une restitution
23:25qui sera faite
23:25avec des propositions concrètes
23:26de la part du candidat
23:28Maintenant
23:28il y a un sujet
23:29sur lequel on va être
23:31assez clair
23:31Je suis une fille des quartiers
23:33Je suis élue d'Ile-de-France
23:35Je suis à la limite
23:36une fille d'immigré
23:38Je vais pas m'inventer une vie
23:39en me disant que
23:40du jour au lendemain
23:41je vais connaître
23:41tous les enjeux
23:42de tous les secteurs
23:43Ça c'est pas vrai
23:44Et l'enjeu que j'ai moi
23:45c'est pas de m'inventer une vie
23:46c'est plutôt d'aller écouter
23:48celles et ceux
23:48qui ont des vies différentes de moi
23:49Et c'est pour ça
23:50qu'on a mis en place
23:51cette démarche-là
23:51Mais il y a des gens
23:52qui savent
23:52Vous le savez
23:53Il y a des gens
23:54dans la campagne
23:55qui font des feuilles de paye
23:56tous les premiers du mois
23:57Entourez-vous de ces gens-là
23:58ils ont des propositions
23:59C'est pour ça
24:00qu'on va les rencontrer
24:01On va pas en plus
24:01leur demander de venir à nous
24:02On va à eux
24:03On va les rencontrer
24:04Je vous dis hier
24:05j'étais à Auxerre
24:05Il y avait un certain nombre
24:08de représentants
24:08et de monde
24:09du monde agricole
24:11qui étaient là
24:11et que j'avais déjà rencontré
24:12il y a deux ans
24:12notamment au moment des intempéries
24:14On continue à voir
24:15Est-ce que ce qui a été mis en place
24:16est pérenne ?
24:17Est-ce que c'est pas pérenne ?
24:18Donc on continue à voir ce suivi
24:20Maintenant
24:20on va pas faire une restitution
24:22en plein dans la démarche
24:23On attend la fin
24:24Donc il y aura des propositions ?
24:26Bien sûr
24:26Un mot sur le budget
24:27parce qu'il sera présenté demain
24:29par le gouvernement
24:29Vous êtes député
24:31Sébastien Lecornu est inquiet
24:33Le réel nous rattrape
24:34Voilà ce qu'il dit
24:35Et il va présenter demain
24:36un budget de redressement
24:37Est-ce que vous êtes prêt
24:38à signer tout de suite
24:39ce budget Lecornu ?
24:42Vous soutenez Lecornu ?
24:43Je soutiens la stabilité du pays
24:45et je soutiens effectivement
24:46le gouvernement
24:46Comme une corde
24:48qui soutient le...
24:49Non arrêtez
24:50En plus c'est très difficile
24:52et je pense qu'il fait du mieux
24:53qu'il peut
24:53dans le contexte qui est le sien
24:54Ce que je dis simplement
24:55c'est qu'on peut pas
24:56parler des revendications
24:57Belle exemple de langue de bois
24:58là par exemple
24:58Non on peut pas parler
24:59Regardez je vais jusqu'au bout
25:00Allez-y
25:01On peut pas parler
25:02de revendications des lycéens
25:03et je parle pas des casseurs
25:04des lycéens
25:05On peut pas parler des agriculteurs
25:06On peut pas parler du logement
25:07On peut pas parler des jeunes
25:08des parents
25:09des familles monoparentales
25:10et considérer que
25:11le seul enjeu du budget
25:13qui arrive
25:13c'est de menacer le gouvernement
25:14Ça répond à rien
25:15Ça répond à rien
25:16Donc oui le budget
25:17il y a des sujets
25:18sur lesquels je vais pas être d'accord
25:19La taxe sur le sucre
25:21Mais franchement
25:22c'est quoi cette idée encore ?
25:24Un nouveau sujet
25:24une nouvelle taxe
25:25Stop !
25:25On est déjà assaillis de taxes
25:27et je pense qu'il faut plutôt
25:28faire l'inverse
25:28et laisser les gens tranquilles
25:30C'est bien d'en être conscient
25:30Il faut laisser les gens tranquilles
25:32et c'est pas à nous
25:33de dire comment ils doivent manger
25:34Le sujet qu'on a
25:35c'est que bien sûr
25:35il y a des sujets
25:36sur lesquels on sera pas d'accord
25:37La preuve
25:37vous venez de parler
25:38de cette nouvelle taxe
25:39j'espère que ça sera démentier
25:40que c'est qu'une simple fuite
25:41Mais c'est pas pour autant
25:43qu'on va empêcher
25:44le budget
25:45d'être adopté
25:45Et c'est pas pour autant
25:46qu'on va menacer le gouvernement
25:48Au contraire
25:49on va débattre
25:50d'amendement sur amendement
25:51Hier on avait
25:51une réunion justement
25:52avec l'ensemble des députés
25:54de ma famille politique
25:54et Gabriel Attal
25:56pour préparer le budget
25:57de la semaine prochaine
25:58Nous recevons les ministres concernés
26:00la semaine prochaine
26:01en réunion de groupe
26:01pour travailler le fond
26:03et dire sur ça
26:04on est d'accord
26:04sur ça
26:05on n'est pas d'accord
26:06et on veut revoir la copie
26:07C'est ça le travail parlementaire
26:09Deux questions flash
26:10puisqu'on est sur
26:12le parlementaire
26:13Vous en voulez
26:14Est-ce que vous pouvez dire
26:15franchement
26:15si vous en voulez
26:16Emmanuel Macron
26:16de la dissolution
26:17si vous êtes un pétard
26:18après le président de la République
26:19vous qui êtes
26:20une macroniste
26:21de la première heure
26:22Très franchement
26:23Alors être en colère
26:23je suis pas sûre
26:24que ça serve à quelque chose
26:25Est-ce que je suis toujours
26:26dans l'incompréhension
26:26ça oui
26:27encore oui
26:27Je ne comprends toujours pas
26:28cette dissolution
26:29On a une assemblée nationale
26:30qui empêche d'agir concrètement
26:32pour le pays
26:33là au moment
26:33où on en a le plus besoin
26:35Donc oui
26:35cette dissolution
26:36je la comprends toujours pas
26:37Et dernière question
26:38Jordan Bardella
26:39et c'est les accusations
26:39d'antisémitisme
26:42Vous attendez vous aussi
26:43que Mediapart donne les preuves
26:44Vous y croyez ?
26:45Non mais au-delà même
26:46de ce sujet
26:46des propos rapportés
26:47sur lesquels je pense
26:48de ce qu'il a dit
26:50il va saisir la justice
26:52Arrêtons de faire les étonner
26:54Les brebis galeuses
26:56les candidats au sénatorial
26:57qui étaient des ex-membres
26:59de groupes néonazis
27:01une vice-présidente
27:02de groupes parlementaires
27:03à l'Assemblée nationale
27:04qui avait des écrits
27:05pro-pétain
27:05Enfin la liste est longue
27:07c'est dans
27:07toujours
27:08toujours
27:08toujours
27:08au sein du Rassemblement national
27:10Donc moi je continue à le dire
27:11oui je continuerai à les dépusquer
27:13sur leur démarche économique
27:15qui est profondément liée
27:16à la France insoumise
27:17mais je ne les lâcherai pas
27:18sur les valeurs
27:18parce que pour moi
27:19la flamme n'est toujours pas éteinte
27:20Merci Priska Thévenot
27:22d'être passée par les GG
27:23députés ensemble
27:24pour la République des Hauts-de-Seine
27:25directrice de la mobilisation
27:26et des territoires
27:27dans la campagne
27:28de Gabriel Attal