- il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Sandrine Rousseau, députée Les Écologistes de Paris, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC face aux grandes gueules
00:04Sandrine Rousseau, députée Les écologistes de Paris. Bonjour Madame Rousseau, bonjour Madame la députée.
00:08Ce matin, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, reconnaît lui-même que ça a échappé à son contrôle,
00:16qu'il a failli incontestablement, c'est les termes qu'il emploie, qu'il y a eu un problème aussi
00:20dans le renseignement
00:22et pourtant, il reste Place Beauvau. Qu'est-ce que vous en pensez ? Le président a refusé sa démission.
00:26Je pense que le président aurait dû l'accepter. Je pense que le président aurait dû accepter sa démission.
00:31Ce qui s'est passé n'est pas normal du début jusqu'à la fin.
00:36Vous disiez que ça devait être une grande journée de manifestation, mais ça a été aussi ça.
00:41Bon nombre de cortèges sont déroulés dans le calme.
00:42Ça a été aussi ça. Il y avait des familles, des enfants, des personnes même en fauteuil qui étaient dans
00:48ces cortèges-là
00:48et ce qui s'est passé a été un débordement complet et surtout une erreur d'analyse, une erreur stratégique
00:55du maintien de l'ordre, de la stratégie du maintien de l'ordre dans ce cortège.
00:59Où est-ce qu'elle est l'erreur selon vous ?
01:00Moi, à République, en tous les cas, ce qui s'est passé, c'est que les manifestants, pas les casseurs,
01:06les manifestants ont été gazés et vraiment de manière très intensive dès midi,
01:12donc deux heures avant la manifestation, de sorte que plein de gens n'ont pas réussi à rentrer dans le
01:18cortège.
01:19Et donc, il y a eu une espèce d'éparpillement des personnes qui étaient venues.
01:23Et quand c'est comme ça, hors de contrôle, et bien évidemment, il y a des appels sur les réseaux
01:28sociaux
01:28pour que d'autres arrivent qui ont de mauvaises intentions, etc.
01:31Donc, en fait, je pense vraiment qu'il y a eu une erreur stratégique du maintien de l'ordre.
01:36C'est-à-dire que vraiment, là, il y a eu quelque chose qui s'est déroulé, qui était absolument
01:40anormal.
01:40Et moi, je demande, j'ai une question à poser au ministre de l'Intérieur.
01:43Y a-t-il eu un mort, place de la République ?
01:46Et je voudrais qu'il réponde à cette question, monsieur le ministre de l'Intérieur.
01:48Il y aurait eu un malaise cardio-respiratoire, oui.
01:51Il y a eu des images très...
01:52Je ne sais pas si c'est un malaise cardio-respiratoire dans des conditions normales.
01:56Je ne sais pas. Et donc, je voudrais que vraiment...
01:58Qu'est-ce que vous sous-entendez, alors ?
02:01Déjà, il faudrait qu'il confirme qu'il y ait eu un mort à République.
02:04Et dans quelles conditions cette personne est morte ?
02:07C'est-à-dire, qu'est-ce qui s'est passé dans les minutes avant son malaise ?
02:10Qu'est-ce qui s'est passé au moment de son malaise ?
02:13Est-ce que les secours ont pu accéder ?
02:15Est-ce qu'il y a eu des soins suffisants pour qu'ils puissent être sauvés ?
02:21Et que le ministre de l'Intérieur réponde de ça.
02:23Parce que vraiment, là, en fait, ça change tout.
02:26C'est-à-dire que ça montrerait que ce qui s'est passé à République
02:29est tout à fait hors normes et hors du cadre du maintien de l'ordre classique.
02:35Moi, je trouve insensé qu'on mette en cause le ministre de l'Intérieur
02:39et que des gens de gauche, comme vous, Mme Brousseau,
02:42osent aujourd'hui même venir dans un média.
02:46Pour l'inviter, pour dissuiter, justement.
02:48J'entendais hier Marine Tondelier, par exemple,
02:51qui continuait à pérorer comme si de rien n'était.
02:54Alors que vous devriez avoir honte,
02:57vous cacher, présenter des excuses aux Français.
03:00Parce que ce qu'on a eu là, hier et avant-hier,
03:04c'est le résultat des idées de la gauche
03:06et de la politique de la gauche depuis des années.
03:09C'est le résultat de l'immigration de masse.
03:11C'est le résultat de l'impunité.
03:14C'est le résultat d'un système pénal qui ne fonctionne pas.
03:17C'est de votre faute ce qui se passe.
03:19Vous qui êtes allié à la France insoumise,
03:21j'entendais aussi, et je trouve ça honteux,
03:25Benoît Payan, le maire de Marseille,
03:27et Emmanuel Grégoire, le maire de Paris,
03:29qui d'un air pincé demandait des comptes
03:32aux ministres de l'Intérieur,
03:34alors que ce sont des maires
03:38qui sont comptables de ce qui se passe aujourd'hui.
03:41Donc franchement, je trouve ça dingue.
03:44Et moi, je me dis, mais qu'est-ce que ça nous coûte cher,
03:47la gauche quand même ?
03:48Qu'est-ce que ça coûte cher aux gens,
03:50aux Français, aux contribuables ?
03:51Entre les impôts, les dégradations,
03:55les racailles, le bordel tous les week-ends,
03:58les casseurs, les réformes,
04:01les seules réformes courageuses
04:02abandonnées en race campagne.
04:04Mais qu'est-ce que ça nous coûte cher,
04:05vos conneries ?
04:06Mais moi, je n'en peux plus de vos conneries.
04:08Je n'en peux plus.
04:09Je trouve que vous devriez,
04:10mais vraiment, vous écraser aujourd'hui.
04:13Et vous êtes là,
04:14et vous venez toutes honte-bues,
04:16faire votre numéro pathétique.
04:17Pardon, mais moi, ça me désespère.
04:21C'est bon, vous avez votre capsule, vidéo.
04:22Il ne faudra pas vous étonner quand les gens deviendront violents.
04:24Parce qu'ils en ont ras le cul de vos conneries.
04:26Alors, madame la députée.
04:27Je veux dire, honte à vous d'associer immigration de masse
04:30et ce qui s'est passé hier...
04:31Ah bah, il suffit de voir les images, madame.
04:32Non, bah non, en fait.
04:33Ah bah si.
04:33Moi, je les ai eues en bas de chez moi, vous savez.
04:35Non, non, mais moi, je les ai eues en face de moi, madame.
04:37Donc, vous ne me ferez pas votre petit numéro.
04:39Non, non, non, non, en fait.
04:40Je les ai eues en face de moi.
04:41En fait, ce que vous faites est honteux.
04:42Ce sont les enfants de l'immigration.
04:44Les pillards, les pillards.
04:45Ce que vous faites est honteux, c'est...
04:47Et parfois, c'est même leurs parents.
04:48C'est l'ennemi de l'intérêt.
04:49Non, c'est scandaleux.
04:50Et moi, si ça part là-dessus,
04:52je vais vous dire, je ne reste pas sur le plateau en réalité.
04:55Non, non, non, mais si, oui, mais en fait, je ne...
04:58Non, non, en fait, on ne peut pas.
04:59On a invité madame Rousseau pour dialoguer.
05:00Non, non, non, non, non, non, non.
05:01Vous ne devriez pas être là.
05:02On ne peut pas.
05:03On a invité madame Rousseau pour dialoguer.
05:05On ne peut pas accepter que sur un plateau de télé,
05:06la question là, ce soit l'immigration,
05:08et les enfants et les enfants de l'immigration.
05:11Je les ai eues en face de moi.
05:12Alors que madame Rousseau...
05:13Je les ai vues brutaliser des passants.
05:14En fait, non.
05:15Ce qui s'est passé hier, pardon, avant-hier,
05:19hier, je ne sais même plus, avant-hier,
05:20c'était une manifestation,
05:22c'était une manifestation pour la dignité de vivre.
05:26Les pillages, c'est autre chose,
05:28mais vous ne pouvez pas...
05:29Oui, et moi, je voudrais juste dire aux commerçants et commerçantes,
05:33et aux manifestants d'ailleurs,
05:34que c'est absolument indigne de s'en prendre aux commerçants,
05:38parce qu'en plus, le commerce de proximité,
05:41le commerce de quartier, le commerce de centre-ville
05:44est en grande difficulté en concurrence avec les livraisons.
05:47Ce sont des petits salaires, en général, d'ailleurs.
05:48Ce sont des petits salaires des gens qui travaillent énormément.
05:50Donc vraiment, moi, je pense que...
05:52D'ailleurs, c'est un des sujets en politique,
05:53c'est qu'on se trompe souvent d'adversaire.
05:55Donc là, en l'occurrence, c'est vraiment...
05:57Ça n'est pas à la hauteur.
05:58Maintenant, je vais vous dire,
05:59il y a aussi des scènes de pillages en Italie sous Mélonie,
06:01qui a quand même un discours tout à fait différent.
06:04Avec le même profil pour les Catalystes.
06:06Et par ailleurs, aux Etats-Unis,
06:09il y a aussi eu de très grandes manifestations sur le pouvoir d'achat.
06:12Ce que vous faites est honteux.
06:14Mais vraiment, c'est scandaleux.
06:15Que de dire que c'est les enfants de l'immigration
06:18qui sont responsables de ce qui s'est passé.
06:21Je les ai vus brutaliser des gens.
06:23Et tous les Français les ont vus, madame.
06:25Et vraiment, là, on voit l'entrée dans ce discours
06:32de l'extrême droite et de la xénophobie la plus pure, du racisme.
06:37En fait, ce que vous faites, c'est du racisme le plus pur.
06:39Alors, non, en fait, la question, c'est que là,
06:42on a une question de cohésion nationale à avoir.
06:44On a une question de solidarité à avoir
06:49sur l'ensemble du pays pour tenir notre démocratie.
06:53Et qu'en fait, là, ce que vous faites,
06:55ils vont bientôt monter chez les gens.
06:57Ils l'ont fait rue Saint-Martin.
06:59Vous devriez avoir honte parce que vous êtes
07:01quelqu'un d'intelligent et vous ne devriez pas
07:05donner courant à ceux et eux à ce discours-là.
07:09Attendez, je vais juste rajouter un petit truc.
07:11Parce que tu dis, je les ai vus devant moi.
07:13Voilà, ils sont ici d'immigration.
07:14Les éboueurs, le matin, qui nettoyaient, là aussi,
07:16tu peux dire, je les ai vus.
07:17Ceux qui nettoient la France, c'est l'immigration.
07:19Dans les commerçants, il y avait aussi des gens d'immigration.
07:22Je les ai vus, c'est les gens d'immigration.
07:24La personne qui est assise à ta gauche,
07:26tu peux dire aussi, je l'ai vue.
07:27Est-ce que moi, parce que moi,
07:28j'ai fait des études littéraires et je suis pas de français,
07:31mais même dans les policiers qui étaient devant,
07:35il y avait aussi les gens issus de l'immigration.
07:37Je refuse de me bander les yeux.
07:38Je vois ce que je vois et je veux qu'on trouve des solutions.
07:41Oui, mais c'est simpliste la solution.
07:43Et c'est ce qu'on entend.
07:44Écoute, on entend la même chose.
07:45Moi, je veux bien rejouer le même film.
07:47Depuis 10 ans, vous jouez le même film.
07:49Avec nous, on jouait le même film.
07:50Mes enfants, on jouera le même film.
07:52Les enfants de mes enfants, ils joueraient le même film.
07:53Non, mais en fait, on n'est jamais français avec nous.
07:55En fait, on n'est jamais français.
07:56C'est ça qui est dingue, c'est qu'on n'est jamais français.
07:58Il y a toujours cette espèce de procès du fait que les parents...
08:02Mais je les ai vus même comme avocats, madame.
08:04Non, en fait, ce que vous faites, c'est que vous ne reconnaissez jamais la nationalité française
08:08et vous ne reconnaissez jamais le statut français.
08:11Et d'ailleurs, je vais vous dire, Emmanuel Macron, dans son allocution hier,
08:14quand il dit, je m'interroge comment des Français peuvent faire ça à la France,
08:19en fait, il met l'esprit du doute là-dessus.
08:22Mais moi, ces gens sont français.
08:23D'ailleurs, ils doivent être gérés selon les lois françaises.
08:26Parce que, mais absolument, il n'y a pas à aller à leurs origines.
08:31Ils n'ont pas à aller à leurs grands-parents, à leurs arrières-grands-parents
08:33qui, par ailleurs, en effet, travaillent dans tous les secteurs de France
08:36et que même dans les policiers qui étaient hier à République...
08:40Ce n'est pas ce qu'on dit.
08:40Mais laissons les gens.
08:41Mais par ailleurs, c'est une crise sociale.
08:43Par ailleurs, c'est une crise sociale.
08:44On en est acheté de nos bouillantes par la fenêtre comme au Moyen-Âge.
08:47Alors, je ne suis pas d'accord avec vous, madame Brousseau.
08:49On peut être impigoyable.
08:52Si vous voulez, moi, je vais mettre le curseur à un autre niveau que Charles.
08:56Si vous voulez, on peut parler de votre action, l'extrême-grouche, au global,
08:59pendant les manifestations lycéennes, à avoir comme slogan
09:03« La police tue, la police éborgne, les CRS tapent, les CRS gaz ».
09:08À un moment donné, vous avez une responsabilité aussi dans ce qui s'est passé hier.
09:12Et moi, je ne le mettrai pas sur la notion de race,
09:15mais sur votre action politique depuis 15 jours.
09:18Et après, derrière ça, il faut quand même se rendre compte de quoi on parle, quoi.
09:21On est dans des situations de guerre civile.
09:25On n'est plus dans la contestation de la rue.
09:28On est dans des situations de guerre civile.
09:29Ce n'est pas la faute de madame la députée, c'est la faute des casseurs.
09:32Enfin, les premiers responsables d'Idiès sont les casseurs.
09:34Madame la députée, je l'écoute depuis samedi soir sur les plateaux,
09:38et elle veut faire l'amalgame entre ceux qu'on pillait
09:41et ceux qui revendiquaient pour le pouvoir d'achat.
09:44Quand le RAID va exfiltrer une préfète,
09:50sinon elle se fait lâcher, on n'est plus dans la contestation.
09:54Ce n'est pas la faute de madame Rousseau, ce n'est pas le discours de madame Rousseau.
09:56Dans le discours de madame Rousseau, il y a quand même eu aussi réponse de chauffer à blanc les cortèges.
10:02Vous êtes agriculteur ?
10:04Ce ne sont pas les agriculteurs qui ont incendié le Parlement de Bretagne,
10:07ce ne sont pas les agriculteurs qui sont venus devant l'Assemblée nationale.
10:10Vous ne pouvez pas me reprocher à moi, un truc qui s'est fait il y a 40 ans.
10:13Ce ne sont pas les agriculteurs qui ont fait brûler la porte de, je crois que c'était la mairie
10:18de Bordeaux.
10:19En fait, à un moment, c'est sympa de donner des leçons comme ça en permanence.
10:22Mais là, on a une crise sociale majeure.
10:24Je constate votre action, c'est tout.
10:27Moi, je vous dis, je soutiens les commerçants.
10:30Mais ce n'est pas la crise sociale, les pillages, ce n'est pas la crise sociale, madame.
10:33Je ne vous ai pas dit ça, je vous ai dit pas la contestation.
10:35Si, vous le dites ! Vous faites depuis trois jours l'amalgame.
10:37Vous faites depuis trois jours l'amalgame entre la contestation sociale et les pillages.
10:42Je vous dis, il n'y a pas de pillages à avoir.
10:45Je vous ai dit, les commerçants sont en difficulté et ce sont des gens qui travaillent,
10:48et donc il n'y a pas à faire ça.
10:49Maintenant, je vous dis aussi que les centaines de milliers de personnes qui étaient dans la rue,
10:53en fait, ce sont des personnes qui demandent la dignité, qui demandent la capacité à vivre.
10:56Alors justement, mais tout le monde demande la dignité.
10:58En sortant de la manifestation, je me suis dit, ce truc est inarrêtable.
11:02C'est-à-dire qu'en fait, là...
11:03Pourquoi c'est inarrêtable ?
11:04Mais parce que les personnes qui étaient là étaient des personnes qui,
11:09et je parle des manifestants, les manifestants qui étaient là,
11:12en fait, c'était une question de survie pour eux.
11:14C'est-à-dire que c'était soit ils se battaient pour leur capacité à vivre, leur dignité,
11:19et ils y mettaient leur trip et leur capacité à nourrir leurs enfants,
11:21soit en fait, ils n'y arrivaient pas.
11:24Et donc en fait, quand on est dans un truc de survie comme ça,
11:27dans un truc absolument tripal comme ça, c'est inarrêtable.
11:30Parce qu'en fait, là, les gens crèvent.
11:32Enfin, vraiment, il faut se rendre compte de ça, les gens crèvent.
11:34Et donc, voilà, il y a ces images qui tournent en boucle,
11:38mais ce qui s'est passé samedi, c'est une mobilisation citoyenne absolument énorme.
11:44Et surtout, on ne réfute pas ça, nous.
11:46Nous, on ne réfute pas la mobilisation.
11:48Par contre, on voudrait qu'il y ait des vraies solutions sur les gens qui ont été pillés, quoi.
11:53Parce que des librairies, j'en ai pas vu piller des librairies.
11:56Mais je viens de vous dire qu'ils allaient être soumis aux voix françaises.
12:00C'est pas les mêmes.
12:01C'est pas les mêmes.
12:02Accepter de dire que c'est pas les mêmes, maintenant.
12:03Mais je vous l'ai dit, ça n'est pas les mêmes.
12:05Maintenant, je vous dis aussi aux pilleurs, arrêtez, en fait.
12:08Parce que là, ce que vous êtes en train de faire...
12:09Ça décrédibilise le mouvement.
12:10Non seulement ça décrédibilise le mouvement,
12:12mais ce que vous faites surtout, c'est que vous êtes en train de...
12:15Parce que les peines qui vont être mises par la justice vont être extrêmement lourdes.
12:20Vous êtes en train de gâcher tout votre avenir pour juste avoir eu un pull ou un téléphone.
12:26Ou un téléphone ou je ne sais pas quoi.
12:27En fait, ça ne vaut vraiment pas le coup.
12:28Ça ne vaut vraiment pas le coup.
12:29Vous ne vous rendez pas compte du risque que vous prenez.
12:32Il n'y aura aucune clémence.
12:33Il n'y aura aucune empathie contre...
12:34Heureusement, d'ailleurs.
12:36Maintenant, arrêtez.
12:37Parce qu'en fait, vous vous mettez vous-même en danger.
12:39Donc, arrêtez tout.
12:40Justement.
12:40Mais comment vous expliquez que tout part...
12:43Ce que l'on peut comprendre.
12:44Parce que nous, dans cette émission, on a tous les jours des gens qui disent
12:46qu'on n'arrive pas à boucler les fins de mois.
12:48Le 10 du mois, on est dans le rouge.
12:49On n'arrive pas à payer l'essence.
12:51On saute des repas.
12:52Ça, on l'entend depuis des semaines et des mois ici.
12:55Comment vous expliquez que, alors que ça part de revendications légitimes,
12:59il y a des agriculteurs la semaine dernière qui nous disaient,
13:01nous, on a de plus en plus de gens qui se suicident aussi.
13:04Et qu'à chaque fois, ça dégénère.
13:07Comment vous l'expliquez, Justine ?
13:08Moi, je n'ai pas à expliquer ça.
13:10Ça, c'est une question qu'il faut poser à la stratégie du maintien de l'ordre.
13:14C'est la faute du maintien de l'ordre, en fait ?
13:16Oui, en fait, moi, je n'ai pas appelé les casseurs.
13:18Non, mais moi, je n'ai pas appelé les casseurs.
13:20Moi, je n'ai pas...
13:22Je veux dire, c'est systématique, quel que soit le cortège.
13:25Ormi celui du pape, ormi pour le pape.
13:26Oui, mais je vais vous dire,
13:28à la sortie de match de foot aussi, ça peut dégénérer.
13:31On a vu des finales qui ont dégénéré.
13:34Il peut aussi y avoir des moments...
13:36Donc, en fait, la société est telle
13:37que quand il y a des grands moments,
13:40mais même au Nouvel An,
13:41je veux dire, il y a des personnes
13:42qui s'invitent dans ces grandes manifestations
13:44pour casser et pour faire le...
13:46Voilà, ça n'est pas spécifique aux manifestations
13:49sur le point de l'achat.
13:50Et c'est l'extrême gauche ?
13:52Personne ne peut affirmer ça, en fait.
13:54Ah si, quand même.
13:55Personne ne peut affirmer ça.
13:56Disons les choses.
13:57Mais même la procureure de Paris l'a dit ce matin.
13:59Oui, mais c'est normal.
14:00Elle a dit, on ne peut rien affirmer.
14:02Mais moi, je vais vous dire,
14:03la mairie de Limoges, par exemple,
14:06je ne comprends pas.
14:08On est rentré par les caves,
14:10donc des gens qui connaissaient, en fait,
14:12c'est l'entrée par les caves
14:13qui manifestement connaissaient l'intérieur de la mairie.
14:16Donc, enfin...
14:16Soyons exhaustifs.
14:18Soyons, s'il vous plaît, exhaustifs.
14:20Je vous dis juste,
14:22je pense qu'on va avoir des surprises,
14:24que les enquêtes vont révéler des surprises
14:26sur ce qui s'est passé.
14:27Maintenant, encore une fois,
14:28je vous le dis, je suis très claire,
14:30je condamne ces violences-là.
14:31Il n'y a zéro sujet.
14:32Il n'y a zéro sujet.
14:35Soyons exhaustifs.
14:36Par respect pour les personnes
14:38qui voient ces dégradations,
14:40que ce soit les commerçants,
14:41mais aussi les employés de mairie
14:43qui travaillent pour le bien, etc.
14:46Franchement, c'est des traumatismes devant ça.
14:49Et par ailleurs,
14:49ce sont des bâtiments publics
14:50qu'il convient de respecter.
14:52Vous restez avec nous, Sandrine Rousseau.
14:54Vous êtes venue dans les Grands Gains.
14:55Je vous remercie d'avoir...
14:56Parce que c'est quand même moi
14:56qui vous invite avec l'équipe de production des Gégés
14:58pour venir discuter avec Charles Consigny,
15:01Fatimaïde-Bounois et avec Didier Giraud.
15:02Tout le monde va prendre la parole.
15:04Fatimaïde-Bounois, Charles et Didier.
15:06A tout de suite avec Sandrine Rousseau,
15:08députée Les Écologistes,
15:09en direct sur RMC, RMC Story.
15:11Il est 10h20.
15:14Alain Marshall, Olivier Truchot,
15:16Les Grands Gains.
15:171, 2, 3, 4.
15:27Tout à l'heure, à 10h40, dans un quart d'heure,
15:29on redonnera la parole aux commerçants
15:30puisque vous étiez nombreux à vouloir intervenir
15:32tout à l'heure avec le représentant
15:34de la Confédération des Commerciens de France
15:35sur qui va tirer définitivement le rideau.
15:38Est-ce que vous vous êtes sentis abandonnés,
15:40pas assez protégés ?
15:40Est-ce que vous allez vous armer ?
15:42On en reparlera tout à l'heure à 11h moins 20,
15:45dans un quart d'heure.
15:46C'est Sandrine Rousseau, la députée écologiste,
15:48qui est notre invitée,
15:49la députée écologiste de Paris,
15:51avec Didier Giraud,
15:52avec Fatimaïde-Bounois,
15:53avec Charles Consigny.
15:54On va en donner la parole à Fatima.
15:56Charles, tu voulais dire un mot sur les ingérences ?
15:58Sur deux choses, non mais deux choses.
16:00D'abord, il y a effectivement,
16:02pour qu'on soit exhaustif
16:03et que nos auditeurs prennent la mesure
16:05de ce qui se passe,
16:07beaucoup de spécialistes des ingérences russes,
16:10pas des paranoïaques ni des neuneus,
16:13qui expliquent que dans le bordel
16:15qui a été mis,
16:16pour le coup,
16:17le bordel dans les manifestations,
16:19pas forcément les pillages,
16:20mais dans les manifestations,
16:22et peut-être un peu les pillages
16:24via les réseaux sociaux,
16:25on a des soupçons d'ingérence russe.
16:27Pourquoi ?
16:27Parce qu'on observe que
16:28tout ça s'est produit au même moment
16:30en France,
16:32en Italie
16:33et en Albanie.
16:34Et ça ressemble tout à fait
16:35aux opérations de déstabilisation
16:38que peuvent mener les Russes,
16:39de même que
16:39quand il y a eu
16:40l'afflux massif de Marocains
16:43dans l'enclave de Cheouta
16:46au nord du Maroc,
16:47qui est un territoire espagnol,
16:48on a eu de forts soupçons
16:50que c'était des bots russes,
16:52donc des russes
16:54sur les réseaux sociaux
16:55et des robots russes
16:56qui avaient diffusé
16:56des fausses informations
16:57aboutissant à une arrivée
16:59massive de gens.
17:00Tout ça visant
17:01à déstabiliser l'Europe.
17:03Je dis ça
17:04pour qu'on soit exhaustif,
17:06mais après,
17:06il y a quand même une chose,
17:07c'est que, quand même,
17:08je pense que la France insoumise
17:10dans tout ça
17:10n'est pas claire.
17:11Moi, je trouve
17:12qu'ils ne sont pas clairs.
17:13Je trouve que leurs appels,
17:16Bagayoko, par exemple,
17:17n'est pas clair.
17:18Quand il a dit
17:18que la violence était légitime,
17:19même s'il fallait
17:20dans la mesure du possible éviter.
17:21Il est toujours
17:22sur une ligne de crête
17:25que je trouve
17:25un peu spéciale.
17:27Et les uns et les autres,
17:28je suis désolé,
17:28jouent un jeu.
17:29Ça joue avec le feu,
17:30Madame Rousseau,
17:31vous pensez ?
17:32Que la France insoumise
17:33demande à ce qu'il y ait
17:35des manifestations
17:36pour le pouvoir d'achat,
17:38qu'ils soutiennent,
17:40et moi, d'ailleurs,
17:41j'en fais partie,
17:41non pas de la France insoumise,
17:42mais du soutien
17:43au mouvement lycéen,
17:44c'est évident.
17:46C'est évident.
17:47Mais jamais je n'ai entendu
17:49un député insoumis
17:52valider,
17:53encourager,
17:54soutenir la casse.
17:55Ça n'est pas vrai.
17:56C'est-à-dire qu'en fait,
17:57ils appellent plutôt au calme,
17:58tout le temps, en fait.
17:59Et quand Bali Bagayoko
18:01dit ça,
18:02il rajoute
18:02qu'il faut l'éviter
18:04à tout prix,
18:04et par ailleurs,
18:05il a été le premier
18:06à se mettre
18:06pour qu'il y ait évité,
18:07à s'interposer,
18:08pour qu'il n'y ait pas de violence.
18:10Il n'y a pas de violence.
18:10Absolument.
18:12Moi, je trouve ça facile,
18:13et vraiment,
18:14votre discours de dire
18:15c'est l'immigration et LFI,
18:17mais...
18:17Les Français le voient.
18:18Non, mais c'est...
18:20Est-ce que la gauche...
18:22Est-ce que c'est...
18:22Est-ce que la gauche...
18:23Est-ce que LFI appelle
18:24au soulagement permanent ?
18:26Est-ce que politiquement...
18:27Voyard fait le tour des lycées
18:27ce samedi 17 juin ?
18:28Mais moi, j'y vais
18:29en soutien aux lycéens,
18:30mais comme j'y étais en 2015...
18:32Mais il ne faut pas,
18:32vous êtes une adulte,
18:34vous ne devriez pas
18:34les encourager dans ces conneries.
18:36Vous devriez essayer
18:37de les raisonner.
18:38Ce n'est pas les soutenir
18:39que d'aller les voir.
18:40Mais c'est le premier budget de l'État.
18:42Aujourd'hui, il y a...
18:44La moyenne d'absence
18:45pour un prof,
18:47c'est 24 jours.
18:48C'est-à-dire que vous avez
18:4924 jours sans remplaçant.
18:50Vous avez des lycées
18:51qui ont été à 40 degrés
18:53et on leur a dit
18:54de continuer à étudier.
18:55Il y a des rats
18:56dans certains lycées.
18:57Il y a des toilettes
18:57où il n'y a aucune porte
18:59qui ferme.
19:00Mais c'est une réalité.
19:02Il y a des rats
19:02dans les grands restaurants
19:03à Paris.
19:04Ça, ça me fait penser
19:04à Bolloré sous les toits.
19:05Dans tous les rez-de-chaussée.
19:07Mais non, en fait,
19:07c'est pas vrai.
19:08Quand vous avez
19:09des bâtiments de lycée
19:11qui ne permettent pas
19:13d'étudier dans la dignité,
19:15c'est normal qu'ils le demandent.
19:17Fatimaïde Bouloré.
19:18C'est évident.
19:19Et oui, j'irai les soutenir.
19:21Je termine par là.
19:22J'ai parlé avec
19:22les syndicalistes lycéens off.
19:24Ils ont quasiment tous reconnu
19:26que tout ça,
19:26c'était pour se marrer,
19:28pour être en vacances.
19:28Non, ça n'est pas vrai.
19:29Et que sur le fond,
19:30c'est la plus politisée
19:31de toutes les manières.
19:32C'est assez minoritaire,
19:33finalement.
19:34Parce que sur 3 700 lycées,
19:36on était arrivé à 800
19:37qui étaient bloqués.
19:38C'est beaucoup.
19:39Oui, sur 3 700.
19:40Oui, d'accord.
19:40Mais c'est beaucoup
19:41par rapport à plein
19:42d'autres mouvements lycéens
19:43qui ont eu lieu.
19:44Et il y en a combien ce matin ?
19:46Non, mais je rajoute
19:48un truc sur les lycéens
19:49parce que ça,
19:50c'est quelque chose
19:50qui a été peu analysé.
19:52C'est la question
19:53de Parcoursup, par exemple.
19:55Parcoursup,
19:55c'est une espèce de...
19:57C'est une sélection,
19:58mais une sélection quand même
20:00qui a un côté
20:01totalement aléatoire
20:02dans une partie,
20:03en tous les cas.
20:03Et moi,
20:04pour avoir travaillé
20:05sur les services de psychiatrie
20:07dans le cadre
20:07de l'Assemblée nationale,
20:08ça n'avait rien à voir
20:09normalement.
20:10Pour autant,
20:11dans cette mission
20:11d'information,
20:13partout en France,
20:14on m'a dit
20:14qu'on a des pics
20:16d'accueil
20:17de personnes suicidaires,
20:18etc.,
20:18au moment des résultats
20:19de Parcoursup.
20:20Enfin, je veux dire,
20:21on se rend compte
20:21de ce qu'on fait aussi
20:22à la jeunesse.
20:23Ce n'est pas possible
20:24d'accepter ça.
20:25Ce n'est pas possible
20:25de se dire que...
20:26quand même,
20:26si on enlève
20:27Parcoursup,
20:28il faut mettre
20:28un autre outil
20:29de sélection.
20:30Moi, j'ai retenu,
20:32on allait déposer
20:32son dossier
20:33et puis après,
20:34on croisait les doigts.
20:35Et il y avait 60%
20:37d'obtention du bac
20:38à l'époque.
20:39La démographie a diminué,
20:41donc Parcoursup
20:42a été créé
20:42à un moment
20:43où il y avait
20:43une espèce
20:43de surcharge
20:44d'une génération.
20:45Là, aujourd'hui,
20:46ça n'est plus nécessaire
20:46et je pense que ça fait
20:47partie de ces choses
20:48qui sont vécues
20:49comme des humiliations
20:50après avoir été
20:51dans des lycées
20:52insalubres,
20:52etc.
20:53Et donc,
20:54voilà,
20:54cette humiliation,
20:55elle ne peut pas durer
20:56éternellement.
20:57Fatima,
20:57il est debout
20:57dans ma prof de français.
20:58Si vous étiez
20:59à la place
20:59d'Emmanuel Macron
21:00aujourd'hui,
21:01qu'est-ce que vous proposeriez
21:03face justement
21:06aux casseurs
21:07ou aux pilleurs ?
21:08Ça serait quoi
21:08votre façon de faire ?
21:09Déjà, moi,
21:09je recevrais,
21:11si j'étais à la place
21:11d'Emmanuel Macron,
21:12je recevrais
21:13les représentants lycéens.
21:14Il a prôné le dialogue
21:15hier au soir.
21:17Oui, mais...
21:17Vous pensez que
21:18c'est au président
21:18d'y recevoir ?
21:19Parce que ça aussi,
21:19on n'en a pas parlé,
21:20mais il y a eu
21:21les gilets jaunes
21:21dont on sait
21:22comment ça a été géré.
21:24Après,
21:24il y a eu
21:24la manifestation
21:25des retraites
21:25qui n'a obtenu
21:26aucune espèce
21:27de débouché.
21:28Il y a eu
21:29des pétitions
21:32sur la loi
21:33Duplomb
21:33qui n'ont rien donné.
21:34Il y a eu
21:36la loi
21:37sur ce qu'on appelle
21:38permis de tuer
21:39mais qui est
21:39sur la légitime défense
21:40qui a donné lieu
21:42aussi à une manifestation
21:43énorme.
21:43Ça a été imposé.
21:44En fait,
21:44la question
21:48que pose le macronisme,
21:49c'est quel est
21:49le débouché politique
21:51à une colère
21:53ou à une inquiétude
21:54légitime du peuple.
21:55Et en fait,
21:55la démocratie,
21:56c'est aussi
21:56d'entendre cela
21:57et de donner
21:58des espèces
21:59d'échappatoires,
22:01de sorties par le haut
22:03à tout le monde
22:03de ces crises-là.
22:04Or,
22:05Emmanuel Macron ne fait...
22:05Ça s'appelle les urnes,
22:06Madame Rousseau.
22:07Mais c'est pareil
22:07sur la crise agricole.
22:08En fait,
22:09on ne fait que
22:11refermer le couvercle
22:12un peu plus fort
22:12Est-ce qu'il faudrait
22:12une présidentielle anticipée
22:13du coup ?
22:14Est-ce que là,
22:15aujourd'hui,
22:15Emmanuel Macron,
22:16face à ce qui se passe,
22:17il devrait prendre
22:18ses responsabilités
22:19et dire...
22:19Parce qu'hier,
22:20il a donné rendez-vous
22:20à six mois
22:21à l'élection.
22:22Est-ce qu'on devrait
22:22faire ça ?
22:23C'était inconséquent,
22:25sa prise de parole.
22:26C'est-à-dire que c'était
22:27laissez-moi tranquille
22:28pour les six derniers mois,
22:29votez,
22:30là je vais faire
22:31le truc du Qatar
22:32et puis de l'Arabie Saoudite,
22:34je ne sais plus lequel.
22:35Enfin,
22:35je veux dire,
22:36c'était inconséquent.
22:37C'était inconséquent.
22:38Il n'y a pas eu
22:39une annonce,
22:40il n'y a rien eu.
22:41On aurait pu quand même
22:42imaginer qu'il y ait
22:42des annonces
22:43sur le pouvoir d'achat
22:44et sur la capacité
22:44à vivre des gens.
22:45Donc,
22:45élection anticipée ou pas ?
22:47Pardon ?
22:47Élection anticipée,
22:48vous aimeriez ça ?
22:49Ça changerait quelque chose
22:50ou pas ?
22:50Moi,
22:51je pense que ça ne changerait
22:51pas grand-chose.
22:52C'est juste maintenant,
22:53il faut que les...
22:54Mais je suis ouverte
22:55si on va vers ça.
22:57Moi,
22:57je pense qu'à minima,
22:58le ministre de l'Intérieur
22:59doit démissionner,
23:00que je pense qu'il faut
23:02qu'on censure
23:03le cornu
23:04et que derrière...
23:05Avec le budget.
23:05Avec le budget.
23:06Et que derrière,
23:07il y ait une véritable
23:10considération.
23:11Mais moi,
23:11ce que je peux
23:12à la question de Fatima,
23:14s'il vous plaît,
23:14qu'est-ce qu'on fait
23:15sur les casseurs
23:16et les pilleurs ?
23:18En fait,
23:18je vous l'ai dit
23:18quatre fois,
23:19donc je peux vous le dire
23:19une cinquième fois.
23:20Ils sont soumis
23:21aux lois de la République
23:23et donc ils doivent passer
23:23devant les tribunaux.
23:25Je veux dire...
23:26C'est quoi ce que je...
23:27Quelle autre drogue ?
23:29Non, mais...
23:29Non, mais...
23:31Non, mais...
23:31Non, parce que...
23:32Dites-moi ce que je dois dire.
23:33Vous avez programmé
23:34la réunion du...
23:35La manifestation du 5.
23:37Comment on fait
23:38pour ne pas avoir
23:39ces scènes de pillage et de...
23:41Eh bien, je vous dis,
23:41on change de stratégie
23:42de maintien de l'ordre.
23:43Alors, quelle stratégie ?
23:44Puisque vous aspirez au pouvoir.
23:46Quelle serait la bonne stratégie
23:47de maintien de l'ordre
23:48à ce moment-là ?
23:49Là, moi,
23:49ce à quoi j'ai assisté,
23:51c'est un maintien de l'ordre
23:53qui cherchait l'escalade
23:55dès midi,
23:56donc avant la manifestation.
23:57J'insiste là-dessus
23:58parce que si vous empêchez
23:59les gens d'accéder au cortège,
24:02en fait,
24:02vous accroissez les tensions
24:04à l'intérieur de la vie.
24:06Ça n'a rien à voir
24:06avec les pillages.
24:06Qu'est-ce qu'on fait ?
24:07Ce n'est pas la question.
24:08Vous êtes incroyable.
24:09Je vous ai dit sur les pillages.
24:10Dites-moi ce que je dois dire
24:11sur les pillages
24:12pour qu'on puisse passer
24:13à autre chose, en fait.
24:13Non, pour les empêcher.
24:14Non, parce que vous semblez,
24:16je ne sais pas si vous le faites
24:16consciemment ou pas,
24:17mais on dirait
24:18que vous essayez
24:19de noyer le poisson
24:20en disant qu'au fond,
24:21ce serait la stratégie
24:22du maintien de l'ordre
24:23qui aurait abouti
24:24aux scènes de guerre civile
24:26qu'on a vues dans Paris.
24:27Je suis désolé,
24:28je trouve ça un peu spécieux.
24:29Je ne pense pas
24:30que ce soit la faute
24:31du maintien de l'ordre.
24:31Elle dit qu'on a été
24:32forts avec les faibles
24:34et faibles avec l'effort,
24:35en gros.
24:36Et qu'il faudrait,
24:37d'un côté,
24:37les manifestants
24:38permettre la manifestation
24:39d'une façon paisible
24:40et mettre le paquet
24:42sur les cacheurs.
24:44Le sujet,
24:44c'est que là,
24:45le paquet des forces de l'ordre,
24:46pour reprendre votre expression,
24:48mais le plus grand nombre
24:50des forces de l'ordre
24:51ont été concentrés
24:52sur des manifestants
24:54qui voulaient juste manifester
24:55et du coup,
24:56il n'y en avait pas assez.
24:58Il y a même des témoignages
24:59de policiers
24:59qui disaient
25:00qu'ils n'avaient plus
25:00de bombes lacrymo
25:01tellement ils en ont mis
25:02sur les manifestants.
25:03Donc en fait,
25:03c'est une stratégie
25:04du maintien de l'ordre
25:05qu'il faut revoir.
25:06Je suis désolée,
25:07on ne peut pas échapper
25:08à cette question.
25:08Sofiane veut intervenir,
25:09chef d'entreprise
25:10dans le Maine-et-Loire.
25:11Bonjour Sofiane.
25:12Bonjour les grands gueules.
25:13Je vous en prie,
25:14vous voulez intervenir
25:14dans notre discussion ?
25:15Je vous écoute.
25:15Oui, c'est super important
25:17parce que là,
25:18je soutiens à Sandrine Rousseau
25:19déjà et je voulais intervenir.
25:22Je voulais intervenir,
25:23Charles Consigny,
25:24s'il vous plaît.
25:25Vous connaissez Patrick Buisson ?
25:27Oui, très bien.
25:28Oui, 2016,
25:29son livre
25:29La cause du peuple
25:31qui il a...
25:32Il accuse Nicolas Sarkozy
25:34d'avoir laissé faire
25:36les casseurs
25:37pour justement
25:38prendre la place
25:39de l'héritier
25:41désigné de Chirac,
25:42Dominique de Villepin.
25:44Ils ont laissé faire,
25:45il était ministre de l'Intérieur.
25:46Écoutez,
25:47donc là,
25:47qui aurait laissé faire ?
25:48En fait,
25:48je vous expliquais un truc,
25:50je vais parler juste deux secondes
25:51parce que là,
25:51c'est incroyable
25:53ce qui est en train
25:53de se passer en France,
25:55de voir
25:57tout un système
25:58en fait
25:58qui flippe,
26:00qui flippe
26:01de voir le peuple
26:01comprendre avec les réseaux sociaux
26:03parce qu'on n'est plus
26:04dans les années
26:06dans les early
26:08Touquet,
26:09on n'est plus
26:09au début des années 2000,
26:10on a les réseaux sociaux,
26:12on se rend compte
26:13de tout ce qui est en train
26:14de se passer,
26:14on se rend compte
26:15de tout le système
26:17en place
26:17qui nous...
26:18Qui vacille.
26:20Non,
26:20pas qui vacille,
26:21qui est tenu
26:22par les élites,
26:23par les bourgeois,
26:24par les bollorés,
26:25etc.,
26:25avec les médias
26:26qui dînent
26:27avec aujourd'hui
26:28le RN,
26:29avec Bardella,
26:30avec Marine Le Pen.
26:30Donc c'est eux
26:31qui sont responsables
26:32des pillages.
26:32Attendez,
26:33attendez,
26:33je termine,
26:34je termine.
26:35Tout ce système
26:35qui va du coup
26:36de toutes les élites
26:37qui ont été au pouvoir
26:38depuis des décennies,
26:39qui ont tout intérêt
26:41à garder
26:42une éducation nationale
26:43avec un accès
26:46non égalitaire
26:47à la connaissance
26:47pour le peuple.
26:48Oh,
26:49c'est le premier budget
26:50de l'État.
26:50Écoutez-moi bien.
26:51Allez-y,
26:51finissez,
26:52Sofiane.
26:52Écoutez-moi bien.
26:53Écoutez-moi bien.
26:54Voir les médias
26:55qui filment
26:56les casses,
26:57on voit sur Internet
26:57des policiers en civil
27:00qui tentent
27:01de casser des vitrines
27:04de Chicken Street,
27:05etc.
27:05C'est la théorie
27:07du complot,
27:07quoi.
27:08C'est pas la théorie
27:08du complot,
27:09désolé.
27:09Ça a vraiment été filmé.
27:11Mais oui,
27:11en fait.
27:12C'est la vérité,
27:13on a des preuves
27:13sur Internet
27:14qui nous montrent
27:14des policiers en civil
27:15qui brûlent des poubelles,
27:17qui essayent
27:18de casser des vitrines
27:19et du coup,
27:19ensuite,
27:20des médias
27:20qui vont montrer ça
27:22à des...
27:23Moi,
27:23je les ai vus
27:24de mes yeux
27:24en bas de chez moi,
27:25cher monsieur.
27:25J'ai vu que ce n'était pas
27:26des policiers.
27:27C'est la vérité.
27:29Je les ai vus
27:29en bas de chez moi,
27:30ce n'était pas des policiers.
27:32Il a raison,
27:32Sofiane,
27:33dans son raisonnement,
27:34Sandrine Rousseau.
27:35Moi,
27:35je pense qu'il y a eu...
27:36Il y a une stratégie
27:37d'entretenir aujourd'hui
27:38le chaos.
27:39Je pense qu'au début,
27:41il y a eu une stratégie
27:42en tous les cas
27:42qui n'était pas
27:43une stratégie d'accalmie.
27:44Or,
27:45on l'a vu
27:46dans d'autres pays
27:47qui ont eu
27:48d'autres stratégies
27:49de maintien de l'ordre.
27:51L'essentiel du calme
27:52vient du fait
27:53qu'il y a
27:53des stratégies
27:54de désescalade
27:55avec de l'isolement
27:56des personnes
27:57les plus violentes,
27:58etc.
27:59Et là,
28:00on a fait tout le contraire.
28:01C'est-à-dire,
28:01moi,
28:01je n'ai vu qu'une stratégie
28:02de l'escalade.
28:03Je pense qu'il faut le poser,
28:04cette stratégie
28:05du maintien de l'ordre
28:06était une stratégie
28:07de l'escalade.
28:08Alors oui,
28:08ça a escaladé.
28:09Oui,
28:10ils ont été débordés.
28:11Mais moi,
28:11je vais vous dire...
28:11Pour décrédibiliser
28:12le mouvement du coup,
28:13alors.
28:13Absolument,
28:13mais je pense même
28:14que les policiers
28:15ont été en danger.
28:16Enfin,
28:17je pense qu'il faut le dire.
28:18C'est-à-dire que cette stratégie-là
28:19les a mis en danger
28:20parce qu'ils étaient...
28:21Du coup,
28:22ils se sont laissés
28:24complètement débordés
28:25par des gens
28:25qui étaient
28:26dans une colère
28:28et eux-mêmes
28:29se sont mis en danger
28:30là-dedans.
28:30Et donc,
28:31je ne sais pas
28:32si des policiers
28:32vont finir par parler
28:33mais je ne serais pas surprise
28:34que dans les jours
28:35qui viennent,
28:35il y ait des policiers
28:36qui disent
28:37mais nous,
28:37les ordres qu'on avait,
28:38on ne les comprenait pas quoi.
28:39Parce que je pense
28:40que ça a été...
28:41Et donc,
28:41c'est le ministre de l'Intérieur.
28:42C'est bien ça
28:43qu'il faut poser.
28:44C'est toujours en place.
28:45Sandrine Rousseau,
28:46je vous remercie
28:47d'être venue
28:48dans les GG,
28:49dans les grandes gueules.
28:51Merci beaucoup.
28:51Ce n'était pas facile
28:52pour vous aujourd'hui.
28:53Merci d'avoir accepté
28:54la discussion
28:55avec Didier Giraud,
28:56avec Charles Consigny,
28:57avec Fatima Ibbouna.
28:58Merci à Sofiane
28:59d'avoir été avec nous.