- il y a 4 semaines
Aujourd'hui, c'est au tour de Sarah Knafo, eurodéputée et auteure de "Le Casse du siècle", de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:05Le casse du siècle, Sarah Knafow aux éditions Fayard.
00:09Bonjour Sarah Knafow, je rappelle que vous êtes du parti Reconquête.
00:12Sarah Knafow, vous avez donc trouvé ce casse du siècle,
00:15maintenant dans les GG, dites-nous qui sont les coupables.
00:17Les coupables sont des milliers, c'est ce que j'explique dans ce livre,
00:20c'est que quand on remonte aussi loin qu'on puisse remonter dans l'histoire de la Vème République,
00:24ça fait depuis 1974 qu'on n'a pas voté un budget à l'équilibre,
00:27donc tous les présidents sont coupables, ils ont tous aggravé la dette.
00:30Même ceux de droite.
00:31Même ceux de droite, mais je vais vous dire même pire que tous les présidents.
00:34Toutes les majorités et toutes les oppositions.
00:35Quand on regarde toutes les lois de finances qui ont été votées depuis les années 70,
00:39on peut lire tous les noms, ils sont publics, ils sont au journal officiel,
00:41ils sont tous coupables, et je vais même aller plus loin.
00:43Plus que les majorités et que les oppositions,
00:46vous avez aussi tous ces gens qui sont anonymes et qu'on ne connaît pas.
00:49Ce petit bureaucrate dans un bureau qui va édicter une norme
00:52qui va peut-être un jour pousser un agriculteur au suicide,
00:55parce que c'est exactement ce qu'on voit dans notre pays.
00:57Un agriculteur qui se suscite tous les deux jours en France.
01:00Donc les coupables sont des milliers,
01:01et c'est ce qui rend nécessaire de combattre un système.
01:04C'est ce que je dis dans le casse du siècle,
01:05c'est qu'il n'y a pas de grand horloger malveillant.
01:07Ce n'est pas un complot.
01:09Personne ne s'est imaginé que soudain,
01:11on allait vouloir spolier le peuple français
01:13et qu'on a mis en place un plan rigoureux, etc.
01:15Pas du tout.
01:16C'est même pire que ça.
01:17Je dis que c'est un enchaînement de mauvaises décisions.
01:19Une dérive organique, avec des milliers de coupables,
01:21et ce casse du siècle,
01:23le pire, c'est que c'est une enquête sur un crime en cours.
01:26Les casseurs courent toujours.
01:27C'est ce qui rend urgent, je crois,
01:29de mener l'enquête à mes côtés,
01:30et puis de démonter ce système.
01:32Juste un mot, parce que vous avez fait l'ENA,
01:34et dans votre livre,
01:35vous parlez d'une pratique à l'ENA
01:37qui s'appelle la légistique.
01:39Je dis ça parce que vous parliez de l'agriculteur
01:41qui est poussé au suicide par les normes qu'on lui impose.
01:44Qu'est-ce que la légistique à l'ENA ?
01:47Excellente question.
01:47Quand j'étais étudiante en effet à l'ENA,
01:49il y a une matière qui est extrêmement importante
01:50et qui fait partie de celle qui détermine le classement de sortie.
01:54Et cette matière, c'est la légistique.
01:55La légistique, c'est l'art de rédiger des décrets,
01:58des textes de loi.
01:59Donc quand quelqu'un sort de l'ENA à 25 ans
02:01et qu'on lui a appris cette légistique
02:03et que c'est ce qui a déterminé son classement,
02:05lui se dit que c'est sur ça qu'on juge sa valeur.
02:07Donc quand il devient haut fonctionnaire,
02:09il juge sa propre valeur
02:10à l'aune d'avoir réussi à rédiger des textes.
02:12Si je caricature à la fin d'une journée un haut fonctionnaire,
02:15s'il n'a pas rédigé un texte de loi ou un décret,
02:18il a l'impression qu'on l'a payé à rien faire.
02:19Donc le système roule comme ça.
02:22Chaque ministre ensuite va vouloir son nom sur une loi.
02:25La loi Macron, la loi El Khomri,
02:26ils veulent tous leur nom dessus.
02:27Chaque député va vouloir son amendement.
02:29Et tout ce système est fait pour empiler
02:31des normes sur les normes.
02:33Si je vous donne un seul exemple,
02:34on a le Code du travail français qui fait 4000 pages.
02:37Le Code du travail suisse en fait 49.
02:39Quelques heures de la France.
02:41On pourrait s'imaginer que les Suisses
02:43vont accourir en France pour profiter des acquis sociaux
02:45qui sont conférés par cette immense Code du travail.
02:48Non seulement, pas du tout,
02:49mais c'est même le contraire qui se produit.
02:51On a 200 000 Français qui quittent la France
02:53chaque matin pour aller travailler en Suisse.
02:55Parce qu'ils sont mieux payés là-bas.
02:56Comme quoi, parfois, la liberté produit
02:58beaucoup plus de richesses
03:00que les contraintes que nous connaissons chez nous.
03:01Sarah Knafo, ce n'est pas la première fois
03:02qu'on dénonce tout ça.
03:04Qu'est-ce que, dans votre enquête,
03:05qu'est-ce que vous avez découvert
03:06que d'autres n'avaient jamais encore vu ?
03:08Je dirais que, vous avez raison,
03:10on partage tous ce sentiment.
03:11Je pense que ce que je décris dans ce livre,
03:12beaucoup de Français vont se retrouver à l'intérieur.
03:14Ça, ce n'est pas nouveau.
03:15Mais, si je puis dire,
03:17cette enquête passe du sentiment à la preuve.
03:19Je l'ai fait comme on instruit une affaire.
03:21Ça commence par une scène de crime.
03:22Cette scène de crime, c'est la fiche de paye.
03:24Je prends la fiche de paye
03:25d'un Français au salaire médian.
03:272 000 euros nets par mois.
03:29Et je montre que, pour gagner 2 000 euros,
03:30son patron a dû débourser 4 000 euros.
03:32Entre les deux, 2 000 euros ont disparu.
03:34C'est-à-dire que, sur l'ensemble de sa carrière,
03:36ce monsieur à 2 000 euros nets
03:37aura donné 1 million d'euros à l'État.
03:40La question que je pose, c'est en échange de quoi ?
03:43Est-ce normal qu'en échange d'un million d'euros,
03:45nous obtenions des urgences saturées ?
03:4887% du territoire français
03:50considéré en désert médical par l'INSEE.
03:52Un État qui se fait pirater ses données fiscales,
03:54qui n'a pas assez de canadaires
03:56pour éteindre nos feux de forêt.
03:57Un État qui n'a pas la climatisation
03:59dans ses EHPAD et dans ses hôpitaux,
04:01où nous avons un niveau de mathématiques
04:03inférieur à celui de l'Albanie à l'école.
04:05Est-ce normal ?
04:06Est-ce que tout cela vaut un million d'euros ?
04:08C'est la question que je pose dans ce livre.
04:09Vous êtes vice-présidente de Reconquête.
04:11Est-ce que vous êtes pour l'interdiction du voile islamique
04:13et la remigration telle que figurée
04:15dans votre programme en 2022 ?
04:17Absolument.
04:17C'est marrant, vous avez l'impression
04:18de me poser une question piège
04:19alors que c'est tout à fait quelque chose.
04:20Non, non, je voulais juste savoir
04:21où vous en étiez,
04:21parce que le temps a passé.
04:23Vous êtes pour ?
04:23Vous savez, parfois quand le temps passe,
04:26les convictions restent les mêmes.
04:27On n'est pas tous comme vous, madame.
04:28Non, l'inverse.
04:29Je voulais juste un oui ou un non
04:30pour pouvoir vous poser ma question
04:31qui vient maintenant.
04:32On va passer l'intro,
04:33alors on va gagner du temps,
04:33j'ai peu de temps de parole.
04:34Dans votre livre que j'ai lu,
04:35vous parlez du fait que vous êtes
04:38de la Cour des comptes,
04:38que vous êtes énarque,
04:39que vous êtes haute fonctionnaire,
04:40que vous êtes en fait l'inverse
04:41des populistes qui parlent
04:43avec une baguette magique.
04:44Pour autant,
04:44que ce soit l'interdiction du voile islamique
04:46ou la remigration,
04:47c'est deux propositions
04:48qui sont illégales et anticonstitutionnelles.
04:50Juste sur le voile islamique,
04:51ça voudrait dire aussi
04:52interdire la kippa dans l'espace public,
04:54la croix autour du cou dans l'espace public.
04:55Vous assumez cette proposition justement ?
04:56Alors j'adore parce qu'en principe
04:57on dit que Reconquête est obsédée
04:59par les questions d'immigration
04:59et puis quand j'arrive
05:00pour présenter un livre
05:01qui s'appelle
05:01Le Casse du siècle
05:02qu'on peut acheter sur saraknafo.fr
05:04et en librairie,
05:04je précise,
05:05quand j'arrive pour présenter ce livre
05:06sur l'économie,
05:07on a madame Guebali
05:08qui vient nous voir
05:09pour nous parler d'immigration.
05:11Alors écoutez,
05:11ce sont deux choses
05:12que j'assume parfaitement.
05:13Vous dites que c'est illégal
05:14et que c'est impossible.
05:15Il y a des pays du monde qui le font.
05:16Il y a des pays musulmans
05:17qui ont interdit le voile.
05:18Vous savez madame,
05:18j'ai vécu en Tunisie.
05:20Peut-être que vous ne vous en souvenez pas
05:21ou peut-être que vous n'avez pas
05:22étudié la question.
05:22Bourguiba qui a enlevé le voile
05:24à des femmes pour les libérer.
05:25Vous avez des femmes aujourd'hui
05:26qui meurent en Iran
05:27pour pouvoir retirer leur voile.
05:28Donc arrêtez de venir nous parler.
05:30Madame, Madame, Madame.
05:31Bourguiba qui a été un grand président de la Tunisie,
05:32il se trouve que je suis d'origine tunisienne
05:33donc je connais un peu le sujet.
05:33Vous devriez connaître alors.
05:34Donc je connais un peu le sujet.
05:35N'était pas un grand démocrate
05:37et la Tunisie n'était pas une démocratie.
05:39Vous devriez connaître madame.
05:40Non, je vous parle juste
05:41de l'État de droit français.
05:42Mais si vous voulez,
05:44on peut aussi comparer avec Singapour
05:46et en fait, ce n'est pas un État de droit.
05:47Donc allez-y.
05:48Répondez juste à ma question directement.
05:50Puisque manifestement,
05:50vous aimez la démocratie,
05:52vous savez que plus de 70% des Français
05:54sont pour l'interdiction du voile.
05:55Qu'est-ce que vous leur répondez ?
05:56Qu'ils ne sont pas démocrates.
05:57Ils sont pour un référendum sur la question.
05:58Qu'est-ce que vous leur répondez ?
05:59Il y en a plusieurs des sondages
06:01et ils sont pour l'interdiction du voile.
06:03Qu'est-ce que vous répondez aux Français ?
06:05Vous ne répondez pas à ma question.
06:06Est-ce qu'on parle de démocratie ?
06:09Est-ce qu'on parle de démocratie ?
06:10Est-ce que l'État de droit repose sur le peuple ?
06:12Absolument pas.
06:13Absolument pas.
06:14Ce que je propose, c'est un référendum.
06:15Je ne vous réponds pas.
06:16Flora, elle n'a pas à répondre.
06:18Elle ne veut pas.
06:19C'est un référendum.
06:21Le référendum est supérieur à la loi.
06:22Donc quand vous dites illégal,
06:23c'est le peuple français qui détermine à la fin.
06:25Vous interdiriez la kippa dans l'espace public
06:29et la croix autour du cou aussi ?
06:30Monsieur.
06:31Alors, moi je reviens au livre.
06:33Je reviens à la sagesse de notre débat.
06:35C'est un livre remarquable
06:37qui est épuré,
06:38qui est plein de propositions.
06:39C'est un livre chaleureux.
06:41Et vous, Sarah Knafo,
06:42vous n'êtes pas une obligée alimentaire de la politique
06:44parce que vous avez des diplômes.
06:45Vous pouvez être recruté à haut niveau
06:48demain, après-demain
06:49et même dès aujourd'hui.
06:51Et quelle est ta question ?
06:51Donc ça change complètement.
06:53Votre livre, il faut le lire
06:54parce que c'est un livre qui va faire date.
06:56C'est un livre programmatique
06:57où comme vous le dites,
06:58il y a non seulement ce que tout le monde fait,
07:00des constats,
07:01mais des vraies solutions
07:03très très concrètes
07:04qui sont multiples
07:05et qui sont impressionnantes.
07:07Et ce livre est extraordinaire,
07:09c'est pour ça que les ventes décollent.
07:10Donc ma question,
07:11puisqu'il faut une question
07:12au-delà de l'éloge de votre travail,
07:15c'est de dire quand même
07:16avec l'expérience qui est la mienne
07:17en prenant du recul,
07:19en disant la vérité,
07:20c'est que deux tiers des Français
07:22ont avantage au système actuel,
07:24c'est-à-dire qu'ils bénéficient plus
07:25de l'État-providence
07:26qu'ils n'y contribuent.
07:27On a donc un blocage démocratique
07:29parce que cette masse d'électeurs
07:31a intérêt à aller jusqu'au bout,
07:32jusqu'au krach final.
07:34Donc il n'y a pas vraiment
07:35peut-être de réponse à cette question,
07:36malgré votre talent.
07:38Comment on peut surmonter
07:40ce blocage démocratique
07:41pour que les gens votent
07:43pour quelque chose
07:43qui, de prime abord,
07:44ne correspond pas
07:45à leur intérêt immédiat ?
07:46Alors ce que j'essaye de faire
07:47dans ce livre,
07:48c'est au contraire de montrer
07:48que ça correspond aux intérêts
07:50de tous les Français,
07:51y compris ceux qui aujourd'hui
07:52touchent moins que le salaire médian,
07:54ces fameux 2000 euros.
07:55C'est pour ça que je prends cet exemple.
07:56Je ne parle pas de riches,
07:57je ne parle pas de milliardaires,
07:58je ne parle pas des entrepreneurs,
07:59ceux qui créent de la richesse,
08:00mais de ce fameux Nicolas
08:01qui paye et qui touche
08:022000 euros par mois.
08:03Je montre que lui aussi
08:04ne bénéficie pas de ce système,
08:06contrairement aux chiffres
08:08qui peuvent être trompeurs,
08:09contrairement à ce qu'on lui a mis en tête.
08:10Non, il n'y a pas
08:11de tiers des Français
08:12qui bénéficient de ce système.
08:13Tout le monde empathie.
08:14Et ce que j'essaye de montrer,
08:16c'est que parfois
08:16on nous parle de gratuité.
08:18On vit dans un pays
08:18où l'hôpital est gratuit.
08:19C'est faux.
08:20On vit dans un pays
08:21où l'hôpital est hors de prix.
08:23On vit dans un pays
08:23où la santé est hors de prix.
08:25Un salarié à 2000 euros net,
08:27il a payé tout au long de sa vie
08:29439 euros par mois
08:30pour sa santé.
08:31Ces 439 euros,
08:32j'ai essayé de les suivre à la trace,
08:33de voir ce qu'ils devenaient.
08:34On voit qu'ils vont passer
08:35par l'URSSAF,
08:35par la CNAM.
08:36On voit qu'ensuite,
08:37quand ils vont arriver à l'hôpital,
08:38ils vont être absorbés
08:39par un tiers des fonctions
08:40qui sont des fonctions administratives.
08:42Même les infirmières,
08:43même les soignants
08:44doivent passer la moitié de leur temps
08:46à des tâches administratives.
08:47À la fin,
08:48sur ces 439 euros versés
08:49pour sa santé,
08:50il n'en retrouvera que 135
08:51qui sont arrivés aux soins.
08:53C'est ça le vrai scandale.
08:53D'accord,
08:54mais vous préconisez
08:54une assurance privée ?
08:56On en finit avec la sécu ?
08:57Non, pas du tout.
08:58Mon exemple,
08:59l'exemple que je cite dans le livre,
09:00c'est l'hôpital de Valenciennes.
09:01C'est un hôpital public.
09:02On ne part pas en Argentine,
09:04on n'est pas en train de chercher
09:04des exemples dans le Far West
09:06qui inquiètent tout le monde.
09:06L'hôpital public de Valenciennes,
09:08c'est un hôpital
09:08qui a décidé de redonner le pouvoir
09:10aux médecins
09:11et pas aux administratifs.
09:12Et grâce à ça,
09:13ils ont amélioré
09:13leur qualité du soin,
09:14ils ont baissé les coûts
09:15et enfin l'argent arrive
09:16jusqu'au soin
09:17à sa destination finale.
09:19Donc ce que je veux dire
09:19aux gens qui nous écoutent,
09:20c'est rien n'est gratuit
09:21dans notre pays.
09:22Vous prépayez,
09:23mais vous payez plein pot,
09:24c'est hors de prix,
09:25donc vous êtes en droit
09:26d'attendre de la qualité,
09:27quel que soit votre niveau de revenu.
09:29Et ma proposition,
09:33c'est de supprimer
09:34la CSG d'activité
09:35qui permet d'ajouter
09:3710% de salaire.
09:38C'est une mesure révolutionnaire,
09:39je précise,
09:40parfois on entend
09:40beaucoup de mesures.
09:41Là, ce serait tout simplement
09:42la plus grosse hausse
09:43de salaire collectif
09:44de toute la Ve République.
09:46Plus 10% de salaire
09:47en supprimant la CSG,
09:48ce qui est financé
09:49par 130 milliards d'économies
09:51qui sont là
09:52et que je vous invite
09:53à aller regarder
09:53toutes sourcées
09:54et chiffrées une à une
09:55sur saracnafo.fr.
09:57Vous avez une page de preuves
09:58avec toutes les sources.
09:59C'est en une pégant.
10:00Moi, je vais rester
10:00dans mon domaine d'activité.
10:01Vous savez que je suis
10:02avocat pénaliste.
10:03Évidemment,
10:04avec votre polar,
10:04vous auriez pu être
10:05une excellente avocate générale
10:06du parquet national financier.
10:07Ça, c'est une chose.
10:11Vous, vous critiquez
10:12le fonctionnement juridictionnel
10:13de l'immigration.
10:14Parce que vous dites
10:15qu'en effet,
10:15il ne faut plus financer
10:16avec de l'argent public
10:17les associations
10:18qui contestent
10:19toutes les décisions
10:19des étrangers,
10:20donc les décisions administratives.
10:21Mais c'est là où moi,
10:22je ne comprends pas
10:23et je vous pose la question.
10:24Parce que ça veut dire quoi
10:26de votre état de droit
10:27à reconquête ?
10:28Parce que, pardonnez-moi,
10:29mais si l'administration
10:30se trompe et ça arrive,
10:31je sais, je le vois
10:31dans mon cabinet,
10:33on obtient,
10:34que ce soit du tribunal administratif
10:36ou de la cour administrative
10:37d'appel,
10:37des décisions qui contredisent
10:39les décisions de l'État.
10:40Donc aujourd'hui,
10:41si l'étranger se trompe,
10:42qui va le défendre ?
10:44Alors, il y a deux choses
10:46différentes dans ce que vous dites.
10:47Premièrement,
10:47rappelons quand même
10:48à ceux qui nous écoutent
10:49qu'aujourd'hui,
10:49vous avez des étrangers dangereux,
10:50fichés S,
10:51qu'on soupçonne un jour
10:52de commettre des crimes terroristes
10:54et qu'on garde sur notre sol
10:55parce qu'un juge a décidé
10:56que dans son pays,
10:57il n'aurait pas le droit
10:57à un procès équitable.
10:59Donc on a des bombes sur pattes
11:00qui restent sur notre territoire
11:01à cause de ça.
11:02Moi, ce que je dis,
11:03c'est que des associations
11:04qui ont pour activité principale
11:06de déposer des recours
11:07contre l'État,
11:08je ne dis pas qu'il faut
11:09les interdire,
11:10je dis qu'il faut à minima
11:10arrêter de les financer
11:11avec nos impôts.
11:12S'il y a assez de gens
11:14généreux en France,
11:14et je suis sûre que c'est le cas,
11:15qui iront financer,
11:16des électeurs de Jean-Luc Mélenchon
11:17par exemple,
11:18qui iront financer
11:19ces associations,
11:20ça n'est pas à la collectivité
11:21de le faire,
11:22lorsque ces associations
11:23passent leur temps
11:24à combattre
11:25des décisions
11:25qui sont d'intérêt général.
11:27C'est un des principes
11:28que je fixe,
11:28la générosité publique
11:30ne doit pas s'appliquer
11:31à l'encontre
11:32de la majorité des Français.
11:33Il n'est pas normal
11:34qu'on aille chercher l'argent
11:35dans votre poche,
11:36dans la poche
11:36de ceux qui nous écoutent
11:37pour des gens,
11:38pour le donner à des gens
11:39sur lesquels personne
11:40n'a jamais décidé
11:41d'être généreux avec eux
11:42et qui vont ensuite
11:43passer leur temps
11:44à attaquer l'État.
11:45J'ajoute même
11:45une deuxième condition,
11:46il faut supprimer
11:47les subventions
11:48aux associations politisées,
11:50c'est-à-dire celles
11:51qui ont un jour
11:52fait par exemple
11:53un appel aux barrages républicains
11:54qui se sont positionnés
11:55dans le débat public
11:56parce que ça signifie
11:57qu'elles excluent
11:58de leur générosité
11:59certains Français.
12:01Donc il est anormal
12:02que ces Français
12:02aient à débourser
12:03de l'argent pour eux.
12:05Voilà ce que je dis.
12:05Un électeur de reconquête,
12:08il va voter pour qui
12:09en 2027 ?
12:10Pour vous, Sarah Knafou
12:11ou Éric Zemmour ?
12:12Alors j'espère
12:13qu'il va voter
12:14pour Éric Zemmour
12:15et pour cela,
12:15si vous voulez inviter
12:16Éric Zemmour
12:16sur votre plateau
12:17et qu'il déclare sa candidature,
12:18je vous invite à le faire.
12:19En attendant, on travaille.
12:21Vous savez,
12:21dans une élection présidentielle,
12:22Qu'est-ce qu'il attend ?
12:23On commence à avoir
12:24le casting de la présidentielle
12:26et il ne dit rien.
12:27Il ne nous a pas dit
12:28que c'était candidat.
12:28Hier, il était à Chalons-en-Champagne
12:30aux côtés des agriculteurs.
12:31Il va faire un très grand discours
12:32le 13 septembre.
12:33Je vous invite à le suivre
12:34lors de notre université d'été.
12:36Il y a plusieurs débats
12:37qui s'annoncent également passionnants.
12:38En attendant,
12:39on travaille.
12:39On travaille tous les deux.
12:40On travaille sur le programme.
12:41On travaille sur les parrainages.
12:43Il y a ce casse du siècle
12:43qui sort aujourd'hui.
12:44Vous serez sa première ministre ?
12:46On n'en est pas du tout
12:47à se partager les postes.
12:48Quoi qu'il arrive,
12:49je veux participer
12:49au redressement de mon pays.
12:51Je travaille pour ça tous les jours.
12:52Aujourd'hui,
12:53j'ai une enquête très sérieuse
12:54qui paraît chez Fayard
12:55qui a été publiée mercredi.
12:56Je suis corps et âme
12:58sur ces sujets.
12:59Une dernière question.
12:59Vous avez vu qu'il va sûrement
13:00y avoir une grève
13:01à France Inter
13:02à propos de l'arrivée
13:03du chroniqueur Charles Sapin.
13:04Il est directeur adjoint
13:05de la rédaction de Valeurs Actuelles
13:06pour une chronique le dimanche.
13:08Est-ce que la direction
13:09de France Inter
13:10doit tenir bon
13:10face à l'Assemblée Générale
13:12et à la grève ?
13:14Je trouve ça aberrant
13:15qu'on ait une chaîne
13:17de radio publique
13:18financée avec l'argent
13:19des Français
13:19dont l'Institut Thomas More
13:21nous montre dans une enquête
13:22que plus de 50%
13:23des émissions
13:24sont orientées à gauche.
13:25Et soudain,
13:25on a un journaliste,
13:26Charles Sapin,
13:26qui a été journaliste
13:27au Point et au Figaro.
13:28Pas d'un militant
13:29d'extrême droite.
13:30Et voilà que ce journaliste
13:32pour 2 minutes 30
13:33de chronique le dimanche
13:34suscite une grève
13:36chez France Inter
13:36mais vivement
13:37qu'on les privatise
13:37ces gens-là.
13:38Il faut arrêter
13:39de faire payer
13:40par la poche
13:40des Français
13:41l'argent de ces gens
13:42qui manifestement
13:43veulent faire du détournement
13:44d'argent public
13:45pour préserver cet argent
13:47afin de défendre
13:48leur position politicienne
13:49et militante.
13:50Il est temps
13:50d'arrêter de financer tout ça.
13:52Sarah Knafow,
13:53merci.
13:53Le Caisse du siècle
13:54à lire aux éditions Fayard.
13:56Emmanuel Devilliers
13:57en a fait l'éloi.