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Avec Benoit Hamon, Directeur Général de l'ONG Internationale SINGA Global, Président de l'association ESS France, ancien Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, auteur de "Accueillir toute la richesse du monde, en finir avec les mensonges sur l'immigration" aux éditions First.
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00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:06Dans la belle jeunesse, Susa démêlée ne tient du mien.
00:10En bandant, on s'y rentre en voiture, ordinairement au moins doux.
00:13Ils disent la bonne aventure, pour des piments et du vin doux.
00:19On passe de la nuit claire à boire, on danse en bas.
00:25Vous avez reconnu la magnifique chanson de Yves Montand, L'étranger, et c'est bien de l'étranger dont on
00:30va parler aujourd'hui.
00:32Avec Benoît Hamon, il est 13h08, vous êtes sur Sud Radio, vous êtes très bien sur Sud Radio.
00:36Ne quittez pas cette antenne, de midi à 14h, la France dans tous ses états est là, de 13h jusqu
00:43'à 13h57.
00:45Nous allons échanger avec un homme politique courageux.
00:49Benoît Hamon, merci d'être avec nous.
00:51Vous, ancien ministre, ancien député, figure du Parti Socialiste, vainqueur de la primaire en 2017, candidat malheureux, puisque vous n
00:59'avez pas gagné.
01:01Alors vous avez quand même fait, avec vos 6 ou 7%, vous avez fait mieux qu'à Nidalgo quand même.
01:06La descente aux enfers n'était pas terminée pour le Parti Socialiste.
01:08Mais je ne doute pas, je ne doute pas qu'avec des gens de votre trempe, il pourra remonter.
01:12Je sais qu'autour de vous, il y a des gens qui s'y attellent.
01:15Alors, Benoît Hamon, vous soulevez le couvercle, en finir avec les mensonges sur l'immigration.
01:22Il serait temps qu'on finit avec l'immigration, parce que l'immigration, et vous vous dites, il faut accueillir
01:26toute la richesse du monde.
01:28Vous prenez le contre-pied.
01:29D'ailleurs, vous consacrez un chapitre à cette phrase historique de Michel Rocard, dont on ne donne toujours que la
01:34première moitié.
01:35Et nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, même si nous devons faire en sorte de pouvoir
01:40le faire.
01:40Et c'est bien le sujet aujourd'hui, qui est au cœur, il faut dire la vérité, c'est au
01:44cœur du débat politique français.
01:46Je vais commencer par être méchant et ironique.
01:48Pourquoi vous n'aimez pas les migrants et les immigrés, Benoît Hamon, accueillir toute la richesse du monde ?
01:52Pourquoi vous voulez les condamner à venir en France, vu que ce pays est devenu ?
01:57Les caisses sont ruinées, on n'a plus de prestations sociales, ils sont reçus comme des chiens.
02:01Et la collusion entre social-démocratie et libéralisme que vous représentez pendant 40 ans a fait que ce pays n
02:07'intègre plus.
02:08Pourquoi vous voulez tant de mal aux immigrés, vous voulez les faire venir en France ?
02:12Vous avez deux heures.
02:14Oui, et puis en plus vous y allez sévèrement.
02:17En même temps, je me disais, si tous vos journalistes sont exposés aux mêmes questions que vous avez posées au
02:23monsieur Météo,
02:23je me suis dit, elle a intérêt à réviser, donc c'est bien parce que ça nous donne des explications
02:29scientifiques, c'est parfait.
02:30Donc bravo à vous.
02:31Non mais, évidemment, c'est le titre de ce livre pour le contre-pied de la phrase de Michel Rocard
02:35qui avait dit
02:36on ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais la France doit en prendre sa part.
02:40Et j'ai essayé de dire que derrière cette phrase, il y avait en réalité un Premier ministre que j
02:46'ai bien aimé
02:47puisque j'ai été moi-même rocardien dans ma jeunesse, qui habillait un choix politique,
02:52qui est un choix politique qui ne date pas d'Emmanuel Macron, qui ne date pas de Nicolas Sarkozy,
02:57qui date même des années où les socialistes étaient au pouvoir,
03:00qui est de réduire l'immigration légale.
03:04Et ce que j'ai voulu démontrer, en tout cas dans ce petit livre, c'est un petit essai de...
03:09C'est un beau document.
03:11Documenté, précis, il est peut-être contestable sur certains points,
03:15vos grandes idées sont mises en exergue.
03:16J'invite vraiment les gens qui sont sensibles à ce débat, y compris les gens qui pensent que l'immigration
03:20est un danger à le lire
03:22parce que ça remet les pendules à l'heure et ça ouvre le débat en tout cas.
03:25J'ai essayé de le faire en tout cas sur la base de faits.
03:27Parce que ce qui est très frappant, c'est que le débat sur l'immigration,
03:31et peut-être que vos auditeurs réagiront, se fonde beaucoup sur nos impressions,
03:36des émotions, des sentiments qu'on peut avoir.
03:38Et c'est souvent même ce que l'on observe chez les responsables politiques,
03:42c'est-à-dire qu'on quitte le terrain des faits pour aller sur le terrain des émotions.
03:45Je ne dis pas que ces émotions ne sont pas respectables, elles le sont,
03:49que les peurs ne sont pas respectables, elles le sont éminemment.
03:52Quand un citoyen a peur, on se doit d'y répondre.
03:55Mais la responsabilité des politiques, c'est, à mon sens, de répondre aux peurs,
04:00pas en y ajoutant les leurs, pas en exploitant ces peurs,
04:02mais en essayant de raisonner à partir d'un récit de ce qu'est la France aujourd'hui,
04:07d'une histoire, qui est celle de notre pays, et d'une projection.
04:10Et c'est ce que j'essaie de faire dans ce livre,
04:12et vous le verrez, depuis, y compris je cherchais à ne pas esquiver,
04:16des débats sur lesquels j'ai observé que ma propre famille politique,
04:20la gauche, était souvent mal à l'aise.
04:22Par exemple, immigration et insécurité, immigration et prison.
04:25Et on voit que sur ces sujets-là, la gauche hésite à avancer
04:29parce qu'elle ne serait pas confortable pour répondre.
04:32Et bien vous observerez que dans ce livre, d'abord, non seulement je traite de tout,
04:36et je pense que le discours qui consiste à dire
04:39l'accueil et l'inclusion valent mieux pour la France
04:43et coûtent en plus beaucoup moins cher pour la France que l'exclusion,
04:47on est capable de répondre à tout.
04:49Depuis les questions d'insécurité, jusqu'à les questions de retraite, d'économie,
04:53de pouvoir d'achat, d'emploi, avec beaucoup de conviction et de certitude.
04:59À condition que la République ait préservé les moyens qui ont toujours été les siens
05:03pour accueillir dans l'histoire Benoît Hamon.
05:05La France est un conglomérat de nationalité, de culture,
05:09depuis la civilisation gallo-romaine qui est la base de cette nation.
05:12C'est bien une créolisation, pour reprendre le terme de Jean-Pierre Chevènement,
05:18de Jean-Luc Mélenchon.
05:19Voilà, les Romains sont venus, ils se sont mélangés avec les Gaulois
05:23et ça a donné cette prodigieuse civilisation qui ensuite a ouvert l'histoire.
05:26On a les invasions barbares qui sont des invasions brutales.
05:29Alors c'est des chiffres, c'est pas des millions, c'est 500 000,
05:32mais c'est un début de remplacement et ça aboutit à la société mérovingienne et carolingienne.
05:37Et puis il y a eu ensuite, évidemment, une suite d'immigration.
05:39Nous nous enorgueillons, nous sommes fiers d'avoir Émile Zola et Eugène Ionesco.
05:43Nous avons eu des Yougoslavs, des Polonais qui sont venus dans les mines,
05:46qui ont souffert, qui se sont battus.
05:48On a eu des Espagnols, des Portugais, on connaît la Litanie absolument,
05:50qui sont devenus des Français, peut-être plus Français,
05:53aujourd'hui que certains Français.
05:54Et puis arrive, à un moment donné, la colonisation provenant de nos anciennes colonies.
06:00Il y a une migration venue dans nos anciennes colonies.
06:02L'immigration venue, j'ai parlé de colonisation justement, et c'est tout le débat.
06:06Et là, ça bute dans la mesure où la machine à intégrer,
06:09qui est l'école de la République, qui est la fierté de la République,
06:12celle de Jules Ferry, cette école qui permet d'intégrer,
06:14cette école n'intègre plus pour des raisons sur lesquelles on peut revenir.
06:17Et là, si la machine à intégrer, qui est la fierté de la France,
06:20qui est la force de la France, qui est la gloire de la France, ne marche plus,
06:22on arrive à une fracture entre une immigration qui est en trop grand nombre,
06:25que l'on n'arrive pas à traiter normalement.
06:27On peut être hostile à l'immigration, parce que nous considérons
06:29que nous n'accordons pas à ces immigrés des conditions dignes qu'ils méritent,
06:33et que nous les faisons venir pour des raisons économiques,
06:35parce que le patronat a besoin de faire baisser le prix du travail,
06:38et qu'on exploite cette immigration pour consolider le capital.
06:42Il y a aussi cette lecture qui peut être...
06:44Cette lecture, elle est parfaitement défendable, en tout cas dans le débat politique.
06:47Moi, je prétends que ce n'est pas qu'on ne peut pas, c'est qu'en fait on ne
06:50veut pas.
06:52Et j'essaye de le démontrer dans ce livre.
06:54Et si vous le voulez bien, je vais rentrer dans un argument qu'on évoque assez peu.
06:59En tout cas, moi je l'évoque de manière régulière,
07:01mais vous l'avez dit, d'abord notre pays, 33% d'entre nous sont des descendants d'immigrés
07:08par leurs grands-parents ou leurs parents,
07:09ce qui fait un tiers de la population française.
07:11Donc l'immigration, c'est notre quotidien, dans les faits.
07:14Et tant mieux.
07:15Et tant mieux, absolument.
07:16Mais l'autre chose qui me semble importante de dire,
07:19c'est qu'aujourd'hui, on ne veut pas regarder les problèmes qui viennent,
07:24et regarder comment, aujourd'hui, la présence de travailleurs immigrés
07:29nous permet de résoudre un certain nombre de grandes questions qui viennent.
07:32Je prends le dossier des retraites, au moment où Edouard Philippe annonce,
07:35puisqu'il est candidat à l'élection présidentielle,
07:37qui veut repousser l'âge légal à 65 ans,
07:39et demande aux Français de cotiser 45 annuités.
07:42Quand on sait qu'on part, en général, qu'on commence à travailler à 22 ans,
07:45veut dire la retraite à 67 ans pour avoir une retraite à taux plein.
07:48Je ferme la parenthèse.
07:50Mais j'affirme qu'on ne peut pas, à la fois, voter pour qu'on arrête l'immigration,
07:56qu'on renvoie des travailleurs, y compris sans papier.
07:58Sachez-le, on peut ne pas avoir de titre de séjour et cotiser dans ce pays,
08:02parce qu'on a un contrat de travail.
08:03On ne peut pas vouloir ça, et en même temps, souhaiter, je le dis aux retraités,
08:08que la pension ne baisse pas, ou pour les actifs, qu'on ne repousse pas de l'âge légal.
08:12Parce que sans les travailleurs étrangers, quand on fait tourner les ordinateurs,
08:16qu'est-ce qui se passe ?
08:17Eh bien, l'âge légal de départ à la retraite, il ne sera pas à 64 ans,
08:20comme le proposait le gouvernement d'Emmanuel Macron.
08:25Un des gouvernements d'Emmanuel Macron.
08:26Emmanuel Macron, il y en a eu 7.
08:28Elle sera à 67 ou 68 ans.
08:31Donc, que les actifs se disent, si vous voulez avoir une retraite à l'âge que vous aviez imaginé,
08:38c'est-à-dire 62 ans, 60 ans, plutôt 62 ans...
08:41Il faudra des cotisants.
08:42Il faut des cotisants.
08:43Et si vous êtes retraité, vous ne pouvez pas dire,
08:45je vote Rassemblement National, par exemple,
08:48pour expulser les travailleurs étrangers,
08:50et espérer que votre pension ne baisse pas.
08:51Ça ne marche pas.
08:52Et ce que je veux juste dire,
08:54c'est aussi ça le débat que je veux ouvrir,
08:55c'est que ce débat sur l'immigration,
08:58il a plein de conséquences.
08:59Et moi, je n'entends pas un dirigeant du RN
09:02dire et assumer dans le débat public
09:03que leur politique d'expulsion des travailleurs étrangers
09:07aura forcément comme conséquence,
09:09d'une manière ou d'une autre,
09:10ou le fait qu'on demande aux travailleurs français
09:12de travailler plus longtemps dans leur vie pour partir à la retraite,
09:14ou qu'on demande aux retraités français
09:16d'accepter une baisse de leur pension.
09:17Autrement dit, pour vous,
09:18l'immigration choisie est un piège
09:20dans lequel il ne faut pas forcément tomber.
09:21On y reviendra.
09:23En tout cas, je ne suis pas à l'aise
09:24avec ce terme choisi, mais on y reviendra.
09:26On y revient.
09:27Eh bien, nous sommes avec Benoît Hamon,
09:30ancien ministre de l'Éducation nationale,
09:32de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
09:33aujourd'hui directeur général de l'ONG internationale
09:36Syngac Global
09:37et président de l'association ESSS France,
09:40auteur de Accueillir toute la richesse du monde,
09:41en finir avec les mensonges
09:43sur l'immigration aux éditions First.
09:46Nous prolongerons ce débat dans quelques instants
09:49et nous aurons également l'avis
09:51de Hanan Mansouri, député UDR de l'Isère.
09:54Un autre regard que celui de Benoît Hamon.
09:56C'est à suivre sur Sud Radio.
09:58Sud Radio.
10:0014h, Sud Radio.
10:02La France dans tous ses états,
10:03Péricault-Légas.
10:08Tous les hommes que tu as connus
10:11te disaient qu'ils ne voulaient plus donner
10:15les cartes pris comme dans un piège.
10:19C'est dur de retenir la main d'un homme
10:23qui cherche plus loin,
10:25qui veut atteindre le ciel
10:27pour ce livre-là.
10:30Toujours une belle chanson sur l'étranger,
10:32sur l'autre, sur l'altérité.
10:34C'est un vrai chantier.
10:36Vous êtes bien sur Sud Radio.
10:37Il est 13h21.
10:39J'accueille Benoît Hamon.
10:40Je reçois Benoît Hamon,
10:41auteur d'Accueillir toute la richesse du monde
10:43pour en finir avec les mensonges sur l'immigration.
10:46C'est un petit...
10:47C'est un traité, c'est un document.
10:48On peut dire aussi que c'est un pamphlet
10:49parce que Benoît Hamon,
10:51il va franchement.
10:52C'est bourré de statistiques.
10:54Vous savez ce que disait
10:55Winston Churchill et les statistiques ?
10:56Je ne crois qu'aux statistiques
10:57que j'ai falsifié moi-même.
10:59Monsieur le ministre,
11:00je ne vous soupçonne pas du tout
11:01d'avoir falsifié les statistiques.
11:02Je vous reproche peut-être
11:03à un moment donné
11:04de les interpréter un petit peu
11:05en votre...
11:06Ce qu'on peut faire, c'est normal.
11:07On le fait avec des sondages.
11:08On le fait avec tout ce qui peut être chiffre.
11:11Avant de donner la parole
11:13à la députée de l'ISER,
11:15je prends une exergue que vous faites
11:17dans le livre, page 17.
11:20Le protestant français persécuté,
11:22le paysan sicilien sans terre,
11:23l'ouvrier irlandais victime de famine
11:26ressemble furieusement à l'Afghan,
11:27aux Soudanais ou aux Syriens
11:29qui cognent à la porte
11:30des pays occidentaux.
11:32Le sicilien, l'irlandais
11:34et le protestant français
11:36partageaient des valeurs sociales,
11:37sociétales, de civilisation
11:39dans l'univers où ils étaient,
11:40géographiques.
11:42L'Afghan, le soudanais et le syrien
11:43qui ont fui des enfers épouvantables,
11:45ils viennent avec d'autres paramètres
11:47et l'Afghan n'a pas la lecture
11:48de la condition féminine
11:49que pouvait en avoir
11:50un Sicilien ou un Irlandais.
11:52Comment on fait ?
11:53C'est facile à dire ce que vous dites
11:54mais on a une confrontation
11:55et là on a un choc des cultures.
11:58S'il n'est pas intégré,
11:59qu'est-ce qu'il devient ?
11:59Non mais c'est une bonne réflexion,
12:03indiscutablement.
12:03Je dis juste que
12:05le protestant français,
12:06il fuit la guerre de la Légion.
12:07Donc il fuit le même enfer
12:08qu'à cette époque
12:10qu'un Afghan
12:11qui ne veut pas être mis au pas
12:13et une afghane...
12:14On parlait des cémets tout à l'heure,
12:15les dragonnades, on s'en souvient.
12:16Et les Irlandais qui fuient la famine,
12:19là aussi, ils fuient.
12:21Alors les uns et les autres...
12:23Ils vont aux Etats-Unis.
12:23Aux Etats-Unis
12:24ou en Angleterre ou aux Pays-Bas.
12:26C'est les ancêtres de Kennedy.
12:27C'est les ancêtres de Kennedy.
12:28Et il y a quand même là,
12:30ce qui m'intéresse,
12:31c'est pourquoi ils partent.
12:33Et quand je dis qu'ils se ressemblent,
12:34c'est que les raisons du départ
12:35sont à peu près les mêmes.
12:36Je fuis ou la misère économique
12:38ou la persécution religieuse
12:39ou la persécution politique,
12:41l'oppression, etc.
12:43Après, la question est de savoir,
12:45quand ils arrivent,
12:46pourquoi ils choisissent la France, par exemple ?
12:48Vous savez que,
12:49là encore,
12:50c'est très documenté
12:50puisque vous dites statistiques.
12:51Moi, je ne me suis pas contenté
12:52de prendre des chiffres.
12:53J'ai lu les travaux
12:55pour éclairer nos concitoyens.
12:58Après, ils ne sont pas d'accord
12:59s'ils n'ont pas envie d'être d'accord
13:00et s'ils ont envie de camper
13:02sur leur position.
13:03Mais, aujourd'hui, nous savons
13:04que quand on choisit un pays,
13:05par exemple la France
13:06ou l'Angleterre
13:07ou n'importe quoi,
13:08on le choisit en fonction
13:08de deux principaux arguments
13:10quand on demande.
13:11C'est, est-ce qu'il existe
13:13ou est-ce qu'on pense
13:14qu'il existe des emplois disponibles
13:15parce qu'on n'est pas certain ?
13:16Et est-ce qu'il existe
13:17une diaspora
13:18qu'on va pouvoir retrouver
13:20qui parle votre langue
13:21et qui facilitera votre inclusion
13:22pour avoir un logement, etc.
13:24Mais, par exemple,
13:25il n'y a aucun,
13:27aucune étude
13:27qui montre
13:28qu'on choisit la France
13:28pour les allocations familiales
13:30ou pour l'assurance maladie.
13:31Et j'essaye, d'ailleurs,
13:32par un petit exemple
13:34que vous allez trouver
13:35cruel à la fois
13:36et absurde,
13:37de dire que
13:37si la protection sociale
13:39à la française
13:40était l'argument
13:41qui faisait que les gens
13:42rejoignaient la France,
13:44allez-vous me dire
13:44pourquoi les Afghans
13:45dont on parle,
13:46les Kurdes dont on parle,
13:48iraient à Calais
13:48prendre le risque
13:49de mourir
13:50dans la Manche
13:52ou en Mer-de-Nord
13:53pour quitter un pays
13:54où il n'y a
13:55une protection sociale
13:55et rejoindre un pays
13:56où il n'y en a pas,
13:57justement.
13:58Donc,
13:58on ne migre pas
13:59vers la France
14:00parce qu'on a fait
14:01une comparaison
14:01du remboursement
14:02des Doliprane.
14:03Ça n'est pas vrai.
14:04Par contre,
14:05ce qui est certain,
14:05c'est qu'il y a des enjeux,
14:06et vous l'avez dit,
14:07sur les questions
14:08d'inclusion et d'accueil.
14:09Et j'observe,
14:11comme dirigeant d'ONG
14:12et au passage,
14:13je profite,
14:13puisque nous sommes victimes
14:15comme beaucoup d'autres
14:15d'une campagne
14:16de mensonge absolu
14:17sur nos financements
14:18que nous,
14:19aujourd'hui,
14:19nos financements publics
14:20sont ultra minoritaires.
14:22Une ONG comme Synga,
14:24c'est à plus de 75%,
14:25tenez-vous bien,
14:26plus de 75%
14:27des dons
14:28d'entreprises privées
14:30ou de fondations,
14:31plus des dons
14:32des particuliers
14:32qu'il faut rajouter,
14:33et les financements publics
14:34sont devenus marginaux.
14:36On décrit.
14:36De quoi on vous soupçonne
14:37d'avoir eu des fonds ?
14:38En gros,
14:39c'est ni Poutine
14:40ni Trump
14:40qui vont en financer.
14:42On nous soupçonne
14:42de vivre
14:43des impôts des Français,
14:45en disant
14:46vous avez trop de subventions,
14:47c'est absolument faux.
14:48Et quand on en a,
14:50on en a,
14:51je tiens à le dire,
14:52avec ce qu'on appelle
14:53des grilles de reporting,
14:54on doit rapporter
14:55ce qu'on a fait,
14:56extrêmement strict,
14:57par exemple,
14:57de la Banque publique
14:58d'investissement
14:58qui nous dit
14:59on veut que vous ayez
15:00accompagné
15:00tant d'entrepreneurs réfugiés
15:01et c'est très précis,
15:03très carré
15:04et la BPI a raison
15:06de faire son boulot.
15:07Mais voilà,
15:08ce que je veux dire
15:08c'est que
15:09je vous dis ça
15:10à partir de l'expérience
15:11qui est la mienne
15:12et l'expérience
15:13qui est la mienne
15:13montre qu'aujourd'hui
15:16dans ce pays
15:17on ne mobilise pas
15:18les moyens qu'on devrait
15:19pour transformer
15:21cette richesse
15:22potentielle
15:22de la migration
15:23en une richesse
15:24pour la France
15:25parce que là aujourd'hui
15:26ce qu'on organise
15:27c'est surtout le déclassement
15:28je ne termine pas
15:29un seul chiffre
15:30et si vous ne devez
15:31en retenir qu'un
15:32ce sera celui-là
15:33mais pour que
15:33chacun comprenne
15:35il faut en France
15:3610 ans en moyenne
15:38en moyenne
15:40pour qu'une personne
15:41immigrée
15:42retrouve en France
15:43le statut social
15:44qu'elle avait
15:45dans le pays
15:45qu'elle a quitté
15:46ça veut dire
15:46qu'on passe
15:47à côté d'ingénieurs
15:48de diplômés
15:49de médecins
15:49de boulangers
15:50de restaurateurs
15:51d'entrepreneurs
15:52d'innovateurs
15:53et innovatrices
15:54femmes et hommes
15:55parce qu'on organise
15:57de facto
15:58faute de politique publique
15:59un déclassement généralisé
16:01Benoît Hamon
16:02vous êtes sérieux
16:02quand vous dites ça
16:03ah oui
16:03je suis très sérieux
16:04la Tunisie hurle
16:06parce que nous lui piquons
16:07ces médecins
16:07qui viennent en France
16:09ils n'ont plus de médecins
16:09c'est nous qui les prenons
16:10vous trouvez que c'est une politique
16:12non mais voilà
16:12vous prenez le sujet
16:14vous dites
16:14c'est un fait
16:15je vous prends un chiffre
16:17mais ce que je veux dire
16:17c'est que
16:18vous ne pouvez pas enlever
16:20on ne prend personne
16:21parce qu'il n'y a aucune
16:22immigration quasiment légale
16:23par le travail
16:24il y a des gens
16:24qui viennent de plus en plus
16:26de manière illégale
16:27et dont on voit aujourd'hui
16:2852%
16:29nous nous satisfaisons
16:30que des jeunes étudiants
16:31tunisiens
16:32abandonnent leur pays
16:33pour venir en France
16:33pas forcément
16:34mais moi je ne me réjouis pas
16:36qu'aujourd'hui
16:36des jeunes médecins tunisiens
16:38trouvent que
16:39la Tunisie est invivable
16:40pour d'autres raisons
16:41d'ailleurs
16:42au point de choisir
16:43l'exil
16:44d'être déclassé en France
16:45par rapport à ce qu'ils avaient
16:46par ailleurs
16:47par rapport à leur diplôme
16:48non je ne m'en réjouis pas
16:49ce que je note
16:50c'est que
16:51quand bien même
16:52ce jeune médecin
16:54est candidat
16:55à venir chez nous
16:56c'est très compliqué
16:57pour lui
16:5810 ans vous dites
16:58c'est en capacité d'exercer
16:59et on parle des médecins
17:00c'est 10 ans en moyenne
17:02ça veut dire que ça peut être
17:032-3 ans pour certains
17:04mais ça veut dire aussi
17:05que c'est 15 ou 20 ans
17:06pour d'autres
17:07avant qu'ils s'alignent
17:08avant qu'ils retrouvent
17:09une condition comparable
17:10à celle qu'ils ont quitté
17:11est-ce que c'est pas ça
17:12le problème justement
17:13ce délai est très long
17:14et on n'a plus les moyens
17:15de l'assumer
17:16on n'a plus les moyens
17:17c'est assez simple
17:18vous savez moi
17:18je dirige une ONG
17:20qui accompagne
17:20les entrepreneurs réfugiés
17:22d'ailleurs
17:22ça j'en casse
17:23toutes les idées reçues
17:24on nous dit
17:25ah oui
17:25les immigrés sont des hommes
17:26non
17:26c'est majoritairement des femmes
17:28et en plus
17:29chez les entrepreneurs
17:30nous 62%
17:31des entreprises créées
17:32en sortie de nos programmes
17:33sont des femmes
17:34qui créent des entreprises
17:34étrangères
17:35donc savez-vous
17:36autre statistique
17:37chaque année
17:39sur la totalité
17:40des entreprises créées
17:40en France
17:4115% le sont par des étrangers
17:43donc c'est de la création
17:44de richesses
17:44pourquoi est-ce qu'on crée
17:45plus facilement une entreprise
17:46en tout cas
17:46on va plus vers la création
17:48d'entreprise
17:48parce que
17:49chez les étrangers
17:50parce que
17:50le travail salarié
17:51est plus difficile
17:51qu'on vous demande
17:52de monter sur un chantier
17:53de faire la plonge
17:54dans un restaurant
17:55ou d'aller au vendange
17:56et que quand vous êtes
17:57diplômé
17:58vous n'avez pas forcément
17:58envie de faire cela
17:59donc vous créez votre entreprise
18:00ce que je veux dire
18:01c'est qu'il y a un potentiel
18:02et qu'il n'est pas très compliqué
18:04de le révéler ce potentiel
18:05mais qu'il n'y a pas de volonté
18:06de le faire
18:07et d'ailleurs
18:08ce serait beaucoup plus simple
18:10que ceux qui disent
18:11on ne peut pas
18:12disent on ne veut pas
18:13comme ça le débat
18:14au moins il serait plus clair
18:15voilà
18:15on ouvre une brève parenthèse
18:16on va avoir
18:17Alain Mansouri
18:17député de l'ISER UDR
18:20et puis après
18:21on reprend l'émission
18:22bien sûr
18:23alors comment est-on
18:24quelqu'un qui arrive
18:25en France
18:26à trouver sa place
18:27est-ce que
18:27vous l'avez vécu
18:29personnellement
18:29dans votre famille
18:30à l'école
18:30au travail
18:31ou dans une association
18:32qu'est-ce qui a marché
18:33qu'est-ce qui ne marche pas du tout
18:34appelez-nous
18:35pour nous raconter
18:35vos propres expériences
18:37au 0826 300 300
18:38midi 14 heures
18:40sud radio
18:41la France dans tous ses états
18:43Perico-Legas
18:44elle est à toi
18:46cette chanson
18:48toi l'étranger
18:50qui s'en façon
18:51d'un air malheureux
18:54ma souris
18:55lorsque les gendarmes
18:57m'ont pris
18:58toi qui n'as pas applaudi
19:02les croquants
19:02les croquantes
19:04les croquantes
19:05et les croquants
19:06tous les gens
19:07bien intentionnés
19:09emblématique chanson
19:11de Georges Brassens
19:12Clauvernien
19:12avec
19:13l'étranger
19:16qui accueille
19:17celui qui est en souffrance
19:18poursuivi par la police
19:19on est tout à fait
19:20dans la symbolique
19:20que soulève
19:21Benoît Hamon
19:22dans son livre
19:23accueillir toute la richesse
19:24du monde
19:24on voit bien que c'est
19:25le contre-pied
19:26de la phrase
19:26de Michel Rocard
19:27et pour en finir
19:28avec les mensonges
19:29sur l'immigration
19:30votre traité
19:31monsieur le ministre
19:32est un véritable
19:35condensé
19:35de sujets
19:37qui soulèvent
19:38effectivement
19:39qui interpellent
19:40qui sont à l'origine
19:42de la peur
19:42de la peur des français
19:44vous citez des chiffres
19:45vous avez accompli
19:47un travail
19:49exceptionnel
19:49et précis
19:51pour autant
19:51voilà
19:52toutes les statistiques
19:53peuvent être
19:53contestables
19:54ou sujettes à caution
19:55vous dites à Paris
19:56où 23%
19:57de la population
19:58était immigrée
19:58seul 5%
19:59des électeurs
20:00votaient Marine Le Pen
20:01alors que dans l'Aisne
20:02département où elle
20:03enregistrait son plus
20:04fort score
20:0536%
20:05je pense que vous faites
20:06allusion à la présidentielle
20:07de 2022
20:08il n'y avait que 4%
20:10d'immigrés
20:10oui
20:12Benoît Hamon
20:13mais les populations
20:13qui souffrent des conséquences
20:15d'une immigration
20:16non intégrée
20:16et il y a
20:17hélas
20:18hélas
20:18beaucoup de cas
20:19de populations
20:20non intégrées
20:21ça engendre
20:22des gens
20:23qui font de l'évitement
20:24et vous avez des quartiers
20:25aujourd'hui
20:25qui ont été désertés
20:26par les français d'origine
20:27parce que la situation
20:29n'est plus vivable
20:29comment là
20:30c'est bien sûr
20:31vous pouvez dire
20:32ils ne sont pas
20:33majoritaires
20:34ou minoritaires
20:35ça se transforme
20:36en ghetto
20:37est-ce que vous avez
20:38les moyens
20:38quand vous dites
20:39qu'il faut accueillir
20:39toute la richesse
20:40du monde
20:40est-ce que vous avez
20:41les moyens
20:42d'éviter le phénomène
20:43de ghetto
20:44qui est en train
20:44aujourd'hui
20:45de se multiplier
20:45doucement
20:46mais il se multiplie
20:47quand même
20:47les ghettos
20:48ça existe
20:49ça existe
20:50dès lors qu'on a
20:51une politique
20:52de peuplement
20:53des centaines
20:53de territoires
20:56autrefois
20:56tout le monde
20:57était mélangé
20:57vous le savez
20:58vous l'avez vécu
20:58mais à la fin
20:59comme la pauvreté
21:00se concentre
21:00dans les mêmes
21:01catégories
21:01de population
21:03et aujourd'hui
21:04on est capable
21:05aussi de montrer
21:05qu'il y a un lien
21:08entre pauvreté
21:11catégorie sociale
21:12les plus modestes
21:13en raison de ce déclassement
21:14dont je parlais tout à l'heure
21:15et immigration
21:16pourquoi ?
21:17parce que dans les faits
21:18il y a
21:19qu'on le veuille ou non
21:21d'une part
21:21des formes de discrimination
21:22systémique
21:23que j'évoque
21:24mais une réalité
21:25avec laquelle il faut
21:26qu'on compose
21:26mais je vais répondre
21:27à votre question
21:27je vous mets devant
21:28votre responsabilité politique
21:30il y a eu
21:30la gouvernance
21:31de François Mitterrand
21:32il y a eu
21:32la gouvernance
21:32de Lionel Jospin
21:33et la gouvernance
21:34de François Hollande
21:35la situation
21:36n'a fait que s'empirer
21:37est-ce que ça veut dire
21:37que la gauche sociale
21:39démocrate
21:39qui a peut-être
21:40un peu trahi
21:40quelques fois
21:41les valeurs de gauche
21:41et vous avez été
21:42au coeur de ce débat
21:43n'a pas rempli sa mission
21:44et n'a pas créé
21:45les conditions
21:45d'une immigration
21:46qui correspondrait
21:47à celles que vous aspirez
21:48dans ce livre ?
21:50c'est difficile
21:51de faire un tout
21:53prenez une part
21:53de responsabilité
21:54mais évidemment
21:56je ne vais pas dire
21:57on n'y est pour rien
21:58dans une campagne
21:59tout le monde arrive
21:59ils sont tous en train
22:00de nous proposer
22:01la solution
22:01parce que c'est moi
22:02qui vais le faire
22:02ça sera mieux
22:04mais non évidemment
22:06et moi j'ai affronté
22:07y compris le président
22:08de la République
22:08quand j'étais ministre
22:09sur la question
22:10de la déchéance
22:10de nationalité
22:11donc quand il y a
22:13des désaccords
22:13moi je pense qu'il faut
22:14les assumer
22:15dans l'espace public
22:16surtout quand ça me touche
22:16à ce que vous jugez
22:17elle était injustifiable
22:19François Hollande dit
22:20les ressortissants français
22:21qui ont commis
22:22des crimes terroristes
22:22contre la République
22:23s'ils ont une double nationalité
22:25on leur retire
22:25la nationalité française
22:26c'est quelque chose
22:27qui philosophiquement
22:28vous choque
22:28mais parce que
22:29pour une raison assez simple
22:31c'est qu'à travers
22:32la petite entaille
22:33qu'il fait
22:34dans le principe
22:35d'égalité entre les citoyens
22:37peut s'ouvrir
22:38une béance
22:39dans les principes
22:39de la République
22:40c'est aussi simple
22:41que ça
22:41quand on est président
22:42de la République
22:43on ne peut pas
22:44en tout cas
22:45dans la 5ème République
22:46dont nous devons
22:47la constitution
22:47pardon de le dire
22:49au général de Gaulle
22:50on ne peut pas
22:52faire la moindre entaille
22:53dans le principe
22:54d'égalité
22:55entre les citoyens
22:56c'est tout
22:56après on peut décider
22:58de changer la constitution
22:58mais moi
23:00c'est ma conviction profonde
23:03après
23:03vous n'êtes pas sans savoir
23:05qu'un conseil constitutionnel
23:06extrêmement vigilant
23:07est pointillé sur la question
23:10je note que le président
23:11de la République
23:11est revenu sur cette proposition
23:13et il a bien fait
23:14de le faire à l'époque
23:15je reviens sur ce que
23:16vous avez dit
23:18en me disant
23:19oui mais
23:19en réalité
23:20les gens qui votent RN
23:21dans des territoires
23:22où il y a peu d'immigrés
23:23sont victimes
23:24aujourd'hui
23:25ou en tout cas
23:25se perçoivent
23:26comme les victimes
23:27d'immigration
23:27et c'est bien ça le sujet
23:29se perçoivent
23:30comme les victimes
23:32de l'immigration
23:33mais allez vous me dire
23:34Péricault Légas
23:36quand une école ferme
23:38dans une petite commune
23:40en Lozère
23:41ou dans l'Aisne
23:42qu'est-ce que les Afghans
23:43ont à voir avec ça ?
23:44Quand une gare
23:45va définitivement
23:47remplacer
23:47toute présence humaine
23:48pour ne plus laisser
23:49qu'une borne
23:51pour pouvoir prendre ses billets
23:52et qu'on n'est pas un cheminot
23:53en face de soi
23:54qu'est-ce que les Algériens
23:56ont à voir avec ça ?
23:57Quand on ne peut pas trouver
23:58un médecin spécialiste
24:00à moins de 30 minutes
24:01de chez soi
24:02et qu'il faut attendre
24:033 mois
24:03pour avoir un rendez-vous
24:04voire qu'on ne peut plus
24:05accoucher près de chez soi
24:06qu'est-ce que les nouveaux arrivants
24:10venus d'Afrique subsaharienne
24:11le Sénégal
24:12le Mali
24:13ou le Congo
24:13ont à voir avec cela ?
24:15En réalité
24:16moi j'affirme aujourd'hui
24:17j'affirme
24:18que nos modes de vie
24:19quand ils évoluent
24:20et se transforment
24:21et c'est un expert
24:22que je parle
24:23quand ils évoluent
24:24et se transforment
24:25et qu'on a l'impression
24:25de perdre un certain nombre
24:26de repères
24:27auxquels nous sommes attachés
24:28cela n'a rien à voir
24:30avec l'immigration
24:31ça va voir avec des choix politiques
24:33qui sont des choix
24:34de politique économique
24:35des choix de politique publique
24:36et qu'il est bien facile
24:37aujourd'hui
24:38pour celles et ceux
24:39qui ont fait ces choix politiques
24:40de nous sortir le bouc émissaire
24:43de l'immigration
24:45et dire que c'est eux
24:46les responsables
24:47et ce que je constate
24:49et je prends ça très au sérieux
24:51et je veux le dire ici
24:52y compris aux auditeurs
24:55que mon discours peut énerver
24:57parce qu'ils ne sont pas d'accord
24:59que moi je ne méprise pas du tout
25:00celui qui pense qu'il y a
25:02par exemple
25:0430% de musulmans en France
25:0725% voire 30% d'immigrés
25:09alors que les chiffres
25:10sont beaucoup plus bas
25:11et je ne méprise pas
25:13le fait qu'on ait
25:13ses émotions et ses peurs
25:15même si on ne croise pas
25:17d'immigrés dans sa vie
25:19ou très peu
25:19on a fait par exemple
25:21ce sondage que je montre
25:23c'est que vous vous rendez compte
25:24que on pose la question au français
25:26avez-vous des immigrés
25:28dans votre cercle de relations personnelles
25:302 tiers des français disent non
25:31alors qu'en fait il y en a
25:33peut-être
25:34oui
25:34mais qui sont des intérieurs
25:36naturalisés français
25:36voilà
25:37mais en fait ça signifie une chose
25:39et en sens inverse
25:41je mets aussi ce chiffre
25:42pardon
25:42je parle beaucoup de chiffres
25:44et j'espère que vos auditeurs
25:46me le parlent
25:47en surtout
25:47mais 12% des personnes réfugiées
25:49qui ont été admises
25:50parce qu'elles fuyaient un pays
25:51parce qu'on a admis
25:52qu'ils aient été persécutés
25:5312% des réfugiés disent
25:55n'avoir aucun français
25:58ne connaître aucun français
26:01non
26:02pardon
26:0312% des réfugiés disent
26:04connaître un français
26:06dans leur cercle de relations personnelles
26:07et pour le reste
26:08ce sont des français
26:09qu'ils croisent
26:10dans les commerces
26:11dans l'administration
26:12c'est-à-dire que
26:13on vit en fait
26:15de manière assez séparée
26:16il y a une forme de
26:17de ségrégation spatiale
26:18qui s'est organisée
26:19que vous évoquiez
26:19à travers les ghettos
26:20et qui est une réalité
26:21et au bout du compte
26:24on se détermine
26:24par rapport aux autres
26:25en fonction de ce que l'on
26:26perçoit d'eux
26:27mais pas
26:28de la rencontre
26:30réelle
26:30et c'est ça qui m'a
26:31beaucoup frappé
26:31dans ce qu'est devenu la France
26:33et si vous me demandez
26:33est-ce que j'en prends
26:34ma part de responsabilité
26:35la réponse est oui
26:36archi oui
26:37parce que moi je ne skiffe pas
26:39je ne sais pas
26:40mais je pense que
26:42ce n'est pas principalement
26:44la responsabilité
26:45des gouvernements de gauche
26:46alors justement
26:47gouvernement de gauche
26:48on va voir qu'il y a
26:48d'autres pays en Europe
26:49notamment en Scandinavie
26:50qui ont aujourd'hui
26:51évolué sur la question
26:52de l'immigration
26:53la Suède a ouvert ses portes
26:54avant de changer d'avis
26:55n'est-ce pas ?
26:56oui en effet
26:56pour ça on va remonter
26:57un petit peu le cours du temps
26:58on va remonter à 2015
26:59et la Suède à l'époque
27:01veut être à la hauteur
27:02de la guerre en Syrie
27:03et son premier ministre
27:04alors social-démocrate
27:05on rappelle son nom
27:06Stéphane Lofven
27:07promet d'accueillir
27:08ceux qui fuient
27:09et de leur donner
27:10les moyens d'apprendre
27:11la langue
27:11et de travailler
27:12à ce moment-là
27:13près de 163 000 personnes
27:15demandent l'asile
27:17cette année-là
27:17mais le premier choc
27:18n'attend pas longtemps
27:19il arrive quelques mois après
27:21il faut héberger
27:23les nouveaux arrivants
27:23il faut enregistrer
27:24leurs demandes
27:24mobiliser les communes
27:25et très rapidement
27:26le gouvernement social-démocrate
27:28rétablit les contrôles
27:29aux frontières
27:30puis annonce une pause
27:31dans l'accueil
27:32le second choc
27:33est plus profond
27:34c'est en 2022
27:35alors nous avons
27:36Magdalena Anderson
27:37première ministre
27:38social-démocrate
27:39qui reconnaît
27:40que l'intégration
27:41a été trop mauvaise
27:42et que des sociétés parallèles
27:44je la cite
27:44se sont formées
27:45aujourd'hui
27:46son parti défend
27:47une immigration
27:48donc stricte
27:49et des exigences
27:50de langue
27:50pour obtenir
27:51un séjour permanent
27:52la gauche suédoise
27:54a donc changé
27:55de cap
27:55en deux temps
27:56donc elle a d'abord
27:57manqué de capacité
27:59pour accueillir
28:00et puis elle a constaté
28:01qu'elle n'avait pas
28:02assez fait pour intégrer
28:03mais il n'y a pas
28:04que la Suède
28:04il y a le Danemark
28:05avec une première ministre
28:06social-démocrate également
28:07et là ils sont allés
28:07plus loin encore
28:08alors effectivement
28:09depuis plus longtemps
28:10que la Suède
28:11le durcissement danois
28:12commence lui
28:13au début des années 2000
28:14alors que c'était donc 2015
28:15courant 2015
28:16pour la Suède
28:17après son ouverture
28:18la nouveauté politique
28:19arrive avec
28:20Maître Frédéric Sen
28:21qui prend la tête
28:22des sociodémocrates
28:23elle en 2015
28:24et qui présente en 2018
28:25un programme migratoire
28:26extrêmement restrictif
28:28mais ça avait déjà commencé
28:29début 2000
28:30puis lorsqu'elle arrive
28:32au pouvoir en 2019
28:33elle ne revient pas
28:34sur cette ligne
28:34et surtout elle fait
28:35une condition selon son parti
28:36pour préserver
28:37l'état social
28:37et mieux intégrer
28:38les personnes qui sont déjà
28:40présentes concrètement
28:41le Danemark
28:42restreint l'accès d'asile
28:43privilégie les séjours
28:44temporaires
28:44insiste sur le retour
28:46des personnes déboutées
28:47et pose davantage
28:48de conditions
28:48de langue
28:49et de travail
28:50au Danemark
28:51Perico
28:52875 personnes
28:53par exemple
28:54ont obtenu l'asile
28:55en 2025
28:55contre 10 849
28:57en 2015
28:57ce chiffre montre
28:59que l'asile
29:00a fortement reculé
29:00il ne prouve pas lui seul
29:01que l'intégration
29:02ou l'immigration
29:03aussi
29:04là c'est des camarades
29:06sociodémocrates
29:06ils sont dans l'erreur
29:07ou ils sont confrontés
29:08à une réalité
29:09que vous ne connaissez pas ?
29:10écoutez moi
29:11j'ai la particularité
29:12d'avoir deux filles
29:13qui sont franco-danoises
29:14donc je connais bien
29:15le Danemark
29:15c'est pour ça
29:16mais je connais même
29:17très bien
29:17si elle lit votre ouvrage
29:18la première ministre
29:19elle ne sera pas
29:19tout à fait d'accord
29:20avec la totalité
29:21de ce que vous dites
29:21mais en même temps
29:22ce n'est pas un spécialiste
29:24de la France comme vous
29:24je vais dire
29:25qu'on ne va pas se comparer
29:26à un pays
29:27qui a 60 km
29:28de frontières terrestres
29:30nous on a des frontières
29:31avec d'innombrables pays
29:32donc comparons-nous
29:33avec des pays comparables
29:35par raison de plus
29:36il ne faut pas s'inquiéter
29:36les Danois
29:37non mais justement
29:38je pense que c'est symptomatique
29:40de pays qui se referment
29:41aujourd'hui
29:41et qui
29:42alors qui n'ont pas
29:43les mêmes problématiques
29:44ni sociales ni économiques
29:45mais simplement
29:46ce que
29:47ce que j'aimerais faire passer
29:49comme message
29:50tout simple
29:51à vos auditeurs
29:52c'est qu'en fait
29:52si je vous disais
29:54je suis pour l'immigration
29:55si vous croyez
29:56que ce livre
29:56c'est un livre qui dit
29:57je suis pour l'immigration
29:58bon bah jetez-le
30:00parce que ça n'a aucun sens
30:01ça voudrait dire
30:01que je suis pour le sommet
30:02non vous dites pas ça
30:03vous dites que sans elle
30:04on est mort
30:04non non
30:04je dis que
30:05être pour ou contre
30:06l'immigration
30:06c'est absurde en fait
30:08parce que
30:08la réalité c'est qu'elles existent
30:10ce qui existe
30:11c'est qu'il y a
30:12ou de l'immigration légale
30:13ou de l'immigration illégale
30:15et quand vous fermez
30:17on va dire
30:18la porte
30:18à l'immigration légale
30:20par le travail
30:20par le regroupement familial
30:21par l'asile
30:22qui est
30:23alors là
30:24on accueille des gens
30:25au nom de la convention de Genève
30:26c'est une obligation
30:27qui est celle de la France
30:28en réalité
30:29on augmente la part
30:30des étrangers
30:30qui vont rentrer
30:31de manière illégale
30:33et qu'est-ce qui se passe
30:33et c'est qu'en fait
30:34aucun pays
30:35aucun pays
30:36n'a réussi à arrêter cela
30:38en gros
30:38et c'est ça
30:39qui est important de le dire
30:40c'est que
30:40c'est pas facile
30:41en entendre en fait
30:42tout le monde se dit
30:43je contrôle des frontières
30:43j'ai parfaitement compris
30:44vous ne voyez
30:46que les chances
30:46pour la France
30:47non non
30:48je ne dis pas
30:48qu'il n'y a pas de problème
30:50vraiment
30:51ne serait-ce que
30:52si l'immigration
30:53nous amène à avoir
30:54le péril de l'extrême droite
30:56dans ce pays
30:56avec des conséquences
30:57qui vont être des conséquences
30:58alors dites-le tout de suite
30:59pas pour les immigrés
31:01ah oui
31:02pas que pour les immigrés
31:04eux vont souffrir
31:05mais alors
31:07d'innombrables
31:08composantes
31:09aujourd'hui
31:09de la France
31:10souffriront de cela
31:11mais ce que je veux
31:12simplement dire
31:12c'est que
31:13moi je ne dis pas
31:14qu'il n'y a pas de problème
31:14mais
31:16l'immigration aujourd'hui
31:18est aussi
31:18recèle
31:19d'innombrables solutions
31:20aux problèmes
31:21qu'en rendent les français
31:22on continue
31:23à en discuter
31:23avec vous Benoît Hamon
31:24dans quelques instants
31:25accueillir toute la richesse du monde
31:26on finit avec les mensonges
31:27de l'immigration
31:28vous nous appelez au 0826 300 300
31:30on a déjà
31:31Abdela
31:31qui nous appelle
31:32de Mont-de-Marsin
31:33qui va prendre la parole
31:34et puis je continue cet échange
31:35avec Benoît Hamon
31:36vous restez avec nous surtout
31:37parce que ça va devenir
31:38de plus en plus passionnant
31:45Vous êtes bien sûr
31:46Sud Radio
31:47il est 13h49
31:47je reçois Benoît Hamon
31:49auteur d'accueillir
31:49toute la richesse du monde
31:50en finir avec les mensonges
31:52sur l'immigration
31:52publiée chez Freud
31:53c'est un petit traité
31:54c'est écrit en petit caractère
31:55faut des lunettes
31:56parce qu'il a voulu faire court
31:58voilà
31:59et c'est truffé d'éléments
32:00de considérations
32:00de chiffres
32:01de statistiques
32:03de précisions
32:03c'est un véritable
32:05traité politique
32:06et je pense que
32:06cet ouvrage
32:07devrait être l'objet
32:08de nombreuses émissions
32:09et de débats
32:10entre vous et ceux
32:11qui ne pensent pas comme vous
32:12je vais vous interpeller
32:15sur une des exerques
32:16c'est un titre de chapitre
32:18l'humiliation pour le pays
32:19de la déclaration
32:20des droits de l'homme
32:20le 26 juin 2025
32:22la cour européenne
32:23des droits de l'homme
32:24la fameuse CEDH
32:25a condamné
32:26pour la première fois
32:27la France
32:27pour contrôle d'identité
32:29discriminatoire
32:29acte
32:30je vous en acte
32:31mais la CEDH
32:32je vous rappelle
32:33on va revenir à 2023
32:36et bien au Danemark
32:38le Danemark expulse
32:39un trafiquant
32:40de cocaïne irakien
32:42et elle l'expulse
32:44pour 6 ans
32:45or il y a un traité européen
32:46qui dit qu'on n'a pas
32:47le droit d'expulser
32:48un ressortissant à vie
32:50et bien la CEDH
32:51a considéré
32:52que 6 ans
32:52et à vie
32:53c'était la même chose
32:54et donc elle a cassé
32:55et le trafiquant
32:56de cocaïne irakien
32:57a été réintégré
32:58au Danemark
32:58la CEDH
32:59c'est pas tout à fait
33:00les droits de l'homme
33:00après la CEDH
33:03interprète le droit
33:04il y a des traités
33:04donc vous demandez
33:06à une cour
33:06d'interpréter le droit
33:076 ans c'est pas à vie
33:08oui mais elle interprète
33:10le droit
33:10il y a une jurisprudence
33:12il y a des traités
33:12et elle fait son travail
33:14après c'est toujours pareil
33:15on peut être content
33:16ou pas content
33:17elle dit le droit
33:19en l'occurrence
33:19sur le droit
33:20ce qu'elle a dit
33:21pour la France
33:21revenons à la France
33:22c'est que
33:22oui elle constate
33:26statistiques à l'appui
33:26et en l'occurrence
33:27statistiques publiques
33:28à l'appui
33:29parce que quand
33:29les statistiques
33:30sont faites
33:31réalisées par des
33:33fonctionnaires du CNRS
33:34on est sur les contrôles
33:36d'identité discriminatoire
33:37il faut savoir que
33:38la France
33:39se distingue
33:39de beaucoup d'autres pays
33:40par le fait
33:40qu'on fait des contrôles
33:41d'identité dans ce pays
33:42on en fait beaucoup
33:43il y a des pays
33:43où il n'y a pas
33:44de contrôle d'identité
33:44c'est un peu systématique
33:47moi je ne suis pas juge
33:47de ça
33:48à ce moment-là
33:49j'ai un avis
33:49mais ce n'est pas de ça
33:50dont on parle
33:51et on constate que
33:54quand vous avez
33:55une tête d'étranger
33:56quand vous êtes
33:56pour faire vite
33:57une tête
33:58au faciès
33:59au faciès
34:00quand vous êtes noir
34:01ou avec une tête
34:03de maghrébin
34:03ou maghrébine
34:04vous êtes beaucoup
34:05plus contrôlé
34:05jusqu'à 7 fois plus
34:06dans certains endroits
34:07que quand vous êtes blanc
34:09et cette réalité
34:11est documentée
34:13la question
34:13elle se pose
34:14c'est
34:14est-ce qu'on vit avec ça
34:15il y en a qui disent
34:16on peut parfaitement
34:18vivre avec ça
34:18moi je considère
34:19que si
34:22comment vous dire ça
34:23si je suis père de famille
34:25je suis
34:26je suis blanc
34:27aujourd'hui
34:29j'ai pas cette inquiétude
34:30qui peut être celle
34:32d'un père
34:33ou d'une mère de famille
34:33de couleur noire
34:35que mes enfants
34:36soient en situation
34:37de risque
34:38dans l'espace public
34:40à raison d'un contrôle
34:41d'identité
34:42qui dégénère
34:43c'est-à-dire que
34:44j'ai pas cette inquiétude-là
34:45et c'est comme ça
34:47que j'essaye de réfléchir
34:49j'essaye de me mettre
34:50à la place
34:50des femmes et des hommes
34:52qui sont père et mère de famille
34:53et qui ont le sentiment
34:55parfois
34:55que leurs enfants
34:56sans raison
34:57alors qu'ils travaillent bien
34:58à l'école
34:59qui ne restent dans les clous
35:01et bien
35:02sont beaucoup plus contrôlés
35:03que des gamins
35:05qui comme moi
35:07en l'occurrence
35:07les miens
35:08sont blancs
35:09nous avons Abdellac
35:10qui nous appelle
35:11de bon marsan
35:12Abdellac
35:12vous vous êtes
35:13plutôt d'accord
35:14avec ce que dit
35:15Benoît Hamon
35:16mais moi
35:17il a du bol
35:18parce que vous connaissez
35:19mon tempérament
35:19je dis les choses
35:20clairement
35:21et vraiment
35:22il fait partie
35:23de mes hommes politiques
35:23préférés
35:24mais je vais expliquer
35:25aux gens pourquoi
35:25ça en fait déjà
35:26ouais
35:27non mais vraiment
35:28il a toujours été droit
35:29dans ses bottes
35:30il a toujours dit
35:31clairement les choses
35:31il explique clairement
35:33et c'est vraiment
35:36expliquable à tout le monde
35:36donc le monde peut le comprendre
35:37aisément
35:37et voilà il fait partie
35:39de ces politiciens
35:40qui ne sont pas là
35:41pour se servir
35:41qui veulent vraiment
35:42servir leur pays
35:42j'en ai pour exemple
35:44en 2024
35:44où il a refusé
35:46par exemple
35:47un poste de député
35:50avec le Front Populaire
35:51notamment
35:52parce qu'il avait déjà
35:53autre chose à faire
35:54et il voulait un poste
35:55pas pour faire le nombre
35:56au niveau de la famille nationale
35:58donc voilà
35:59je le respecte beaucoup
36:00pour ça énormément
36:00ensuite ce que je voulais dire
36:02aux gens qui nous écoutent
36:03c'est que
36:03Benoît Hamon
36:04c'est une putère
36:05j'en ai
36:05c'est une putère
36:08bouffée d'oxygène
36:09c'est horrible
36:11on est toujours en train
36:12de nous salir dessus
36:12en train de nous cracher dessus
36:14de cracher sur nos parents
36:15moi je suis né en France
36:16vous êtes d'origine marocaine
36:18oui je suis d'origine marocaine
36:19je suis né dans les Landes
36:20j'ai le droit à l'appellation
36:21d'origine contrôlée
36:22s'ils veulent
36:22vous avez l'accent des Landes
36:23déjà c'est un très très bon
36:24oui oui
36:25mais c'est lourd
36:27c'est lourd à peser
36:28comme il dit
36:29c'est tout le temps
36:30qu'on est en train
36:30de nous chier dessus
36:31tout le temps
36:32tout le temps
36:32alors qu'on sait parfaitement
36:34chiffre l'appui
36:35que sans l'immigration
36:36il n'y a pas assez de cotisations
36:37pour payer les retraites
36:38demain matin
36:39s'il n'y a plus
36:40les médecins
36:42à l'hôpital public
36:43d'origine étrangère
36:44ou qui viennent de l'étranger
36:46où ils sont beaucoup moins payés
36:47parce qu'ils n'ont pas
36:47l'identité française encore
36:48où ils ont 3 ou 4 fois
36:50moins de salaire
36:52que les autres
36:52qui ont la carte d'identité française
36:53et on connait leurs compétences
36:55sans eux
36:56demain matin
36:57l'hôpital
36:57ils ferment
36:58c'est aussi simple que ça
36:59et malgré ça
37:00tous les jours
37:01tous les jours
37:02tous les jours
37:03quelle que soit la télévision
37:04quel que soit le média
37:05on est en train de nous chier dessus
37:06voilà
37:07je m'excuse
37:07non non mais
37:08on a reçu le
37:09on a reçu le message
37:11et on va laisser
37:12on va laisser
37:14Benoît Hamon
37:15Raymond
37:15on est d'accord
37:15Benoît Hamon
37:16le temps tourne
37:17j'ai juste envie
37:17de vous poser une question
37:19vous dites dans votre livre
37:20aujourd'hui hélas
37:21les étrangers demandeurs d'asile
37:22ou fuyant la misère
37:23qui arrivent en Europe
37:24font l'expérience
37:25de la prolongation
37:26de l'arbitraire
37:27qu'ils avaient fui davantage
37:28que l'expérience du droit
37:29c'est la marse très sûre
37:30d'un déclin civilisationnel
37:32Benoît Hamon
37:33ici cette antenne
37:34c'est le parlons vrai
37:34est-ce que vous diriez
37:36cette phrase
37:36yeux dans les yeux
37:37à Isabelle Bernard
37:38la veuve de Dominique Bernard
37:40qui a été signée
37:41par un OQTF
37:41qu'une association
37:42a réussi à ne pas faire expulser
37:44et qui s'est fait
37:45boignarder
37:46est-ce que vous lui diriez ça
37:47est-ce que vous répéteriez
37:48cette phrase
37:48attendez
37:50à cette femme
37:51d'abord
37:51la réalité
37:52c'est que
37:53une telle tragédie
37:55évidemment
37:55peut susciter
37:57et
37:57nous pas seulement l'émotion
37:58mais la compassion
37:59et l'empathie
38:00en tant que
38:00père de famille
38:01le sujet c'est
38:02est-ce que
38:04la question en France
38:06de la délinquance
38:07de la criminalité
38:08est liée à l'immigration
38:09ou pas
38:10est-ce que
38:10le fait d'être étranger
38:12parce que c'est ce que disent certains
38:13vous prédisposent à la criminalité
38:15jamais je ne dirais cela
38:16et là encore
38:17dans ce document
38:17preuve à l'appui
38:19ce que je veux simplement dire
38:20c'est que
38:22c'est pas moi
38:23quand je dis
38:24j'ai écrit cela
38:25mais je me suis inspiré de qui
38:27du pape François
38:28et du pape Léon
38:29oui bien sûr
38:29d'ailleurs vous direz
38:30je donne des statistiques
38:32donc vous êtes contre l'avortement
38:33donc vous êtes contre l'avortement
38:34ah bah voilà
38:34mais non
38:35mais non
38:36mais d'accord
38:36donc c'est vous dire
38:37mais l'Église catholique
38:38c'est ça
38:38voilà
38:39la vérité c'est que
38:42à ceux qui
38:44se disent catholiques
38:45mais sont favorables
38:46à l'expulsion des étrangers
38:48en réalité c'est Jésus
38:49qui les expulse
38:50et qui s'accommode
38:52de leur foi
38:52et de ce genre
38:53de décision là
38:54mais je reviens
38:57à ce que je voulais vous dire
38:58c'est que j'ai été aussi
38:59regardé effectivement
39:00dans les saintes écritures
39:02quelles qu'elles soient
39:03d'ailleurs
39:03le Coran
39:04la Torah
39:04le Nouveau Testament
39:06ce qu'ils disent
39:07sur l'étranger
39:08bien sûr
39:09mais plus profondément
39:10ce que je veux vous partager
39:13comme conviction
39:13c'est que
39:14nous sommes en Europe
39:15le continent du droit
39:16le continent du droit
39:18et moi ma grand-mère
39:20bretonne
39:21à Plougastel d'Aoulas
39:22paysanne
39:23elle elle considérait
39:24que l'Allemand
39:25s'il y en avait eu un
39:26qui s'était installé
39:27un ouvrier agricole allemand
39:28à côté de chez elle
39:28il était étranger
39:29et qu'est-ce qu'on a fait
39:31au moins c'est un des acquis
39:32de la construction européenne
39:33elle a plein de défauts
39:34mais aujourd'hui fondamentalement
39:36entre nous
39:36on ne sera plus à considérer
39:38qu'un Allemand
39:38un Portugais
39:39ou un Roumain
39:40qui s'installe chez nous
39:40est un étranger
39:42tel que le concevait
39:43ma grand-mère
39:44ça veut donc dire
39:44que la citoyenneté commune
39:45elle a changé
39:46nos représentations
39:47il reste encore du travail
39:49à faire
39:49sur la concept
39:50des citoyens européens
39:51oui mais on a quand même
39:53considérablement changé
39:53les représentations
39:54et on est parfaitement
39:55capable de le faire
39:56avec des femmes et des hommes
39:57qui ne sont pas européens
39:58au début
39:59mais qui sont venus par exemple
40:00de l'autre côté
40:00de la Méditerranée
40:01c'est tout ce que je dis
40:02et c'est qu'en fait
40:03on a le potentiel
40:04de faire cela
40:05on peut ne pas vouloir
40:07on peut ne pas vouloir
40:08mais arrêtons d'abriter
40:10des politiques discriminatoires
40:12ou hostiles aux immigrés
40:12derrière le
40:13on ne peut pas
40:14la France vaut mieux que ça
40:15nous arrivons hélas
40:16au terme de cette émission
40:17je pense que je vais demander
40:18la permission de vous réinviter
40:19parce que c'est pas terminé
40:20donc vous ne marieriez pas
40:21vous avez été ministre et député
40:22vous ne marieriez un autre QTF
40:24à la place de
40:25est-ce que vous marieriez
40:27un autre QTF
40:27à la place de Robert Ménard
40:29vous l'auriez marié ou pas ?
40:30mais oui
40:31alors écoutez ça c'est des trucs
40:32non non
40:33juste votre avis
40:34oui moi je pense que
40:35il y a les mariages blancs
40:37qu'on dénonce
40:37non non un autre QTF
40:38le fait que ce soit un autre QTF
40:39vous le mariez quand même ?
40:40je ne sais même pas
40:41les conditions dans lesquelles
40:42ça s'est passé
40:43je ne peux pas
40:43moi je n'ai pas de problème
40:44c'était juste pour avoir
40:45votre avis
40:46d'élu
40:46vous auriez pu être maire
40:48et vous auriez pu être
40:49confronté à la situation
40:50j'aurais pu
40:50j'aurais eu un parti pris
40:53favorable à la relation
40:54entre une femme et un homme
40:54Benoît Hamon
40:56merci de m'avoir fait l'honneur
40:57monsieur le ministre
40:58d'accepter cette invitation
40:59sur le sud de radio
41:01accueillir toute la richesse du monde
41:02pour en finir
41:03avec les mensonges
41:04sur l'immigration
41:04aux éditions First
41:06un petit traité
41:07qui coûtera 4,95
41:09c'est moins de 5 euros
41:10et on y apprend beaucoup de choses
41:11et en tout cas
41:12c'est sujet à débat
41:13et j'espère que ce beau débat républicain
41:15continuera avec vous
41:16et avec d'autres
41:16Anissa on se dit à demain ?
41:18mais on se dit à demain
41:18évidemment
41:19tout de suite
41:20Brigitte Lahaye
41:20prend la main
41:21et le sujet
41:22qu'elle abordera aujourd'hui
41:23sera la reconstruction
41:24après une épreuve
41:26grâce à l'amour
41:27et ben voilà
41:28merci à Sud Radio
41:29en tout cas de m'avoir laissé
41:30le temps de parler
41:30ce fut un an
41:31de recevoir monsieur le ministre
41:32c'est parti
41:32c'est parti
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