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Avec Baptiste Gilli, porte parole et délégué national de l'UNI et Bastien Bonnargent, Secrétaire Général des jeunes communistes
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00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06Ce mouvement est parti d'un cri légitime des classes surchargées, des professeurs absents, des jeunes qui vont mal et
00:14qu'on n'écoute pas.
00:15Mais aujourd'hui, on parle de mortiers d'artifices, d'incendies, de blessés, on n'en parle plus de leurs
00:21revendications.
00:22Des lycées bloqués, des cours suspendus, des violences qui inquiètent cette mobilisation.
00:27Mais l'école et l'avenir des jeunes au premier plan, elle révèle aussi des désaccords sur les façons de
00:31protester et les réponses à apporter.
00:33Les jeunesses irréconciliables, c'est notre fait du jour.
00:35Pour en parler, nous recevons Baptiste Gilly, porte-parole et délégué national de l'Uni, et Bastien Bonargent, secrétaire général
00:41des jeunes communistes.
00:42Bonjour à vous deux.
00:43Bonjour messieurs, merci d'être en direct et ensemble en même temps sur le plateau de Sud Radio.
00:49Nous sommes évidemment à l'écoute de cette colère lycéenne et estudiantine bientôt.
00:53Et nous avons besoin d'avoir la vie, voilà, des deux sensibilités.
00:57Il y en a d'autres, je suppose.
00:58Mais enfin, vous êtes deux institutions qui représentaient la jeunesse aujourd'hui, qui est mobilisée.
01:03On étendait tout à l'heure le témoignage d'une enseignante qui dit, voilà, la colère est légitime, la revendication
01:10est nécessaire.
01:11La forme que ça prend peut être ensuite plus ou moins contestable selon le taux de violence.
01:16Alors, par lequel je vais commencer ? J'en ai un qui est à droite, j'en ai un qui
01:19est à gauche, mais ça dépend dans quel écran.
01:22Je vais commencer par l'Uni.
01:25Parfait.
01:26Je sais que vous êtes plus inquiet que M. Bonargent sur l'issue de ce mouvement lycéen.
01:35Il est spontané, malgré tout il a été spontané ou il n'a pas été spontané, c'est la question
01:39qu'on se pose.
01:39Il n'est absolument pas spontané et encore ses revendications, bien qu'elles soient légitimes, elles servent de prétexte, en
01:44réalité, à toute une tambouille politique derrière
01:46et surtout à commettre des violences, à préparer un soulèvement, notamment orchestré par la France Insoumise et ses proxys.
01:53Et donc, on voit effectivement que si on peut avoir des revendications qui sont légitimes, avoir plus de profs à
01:58certains endroits, restaurer certains bâtiments légitimes,
02:02en fait, c'est se tromper de débat que se focaliser sur ça, malheureusement, puisque ce qui est derrière, c
02:05'est que, effectivement,
02:06la France Insoumise, ses proxys et toute une myriade d'associations d'extrême-gauche ont préparé ces blocages, les ont
02:12poussés, les ont organisés
02:13et, en réalité, ces malheureux utilisent les lycéens comme de la chair à canon politique pour servir leur dessein politique.
02:19Ce n'est pas la première fois que des mouvances politiques essaient de récupérer une colère sociale, qu'elles soient
02:24lycéennes, étudiantes ou ouvrières.
02:26Disons que là, la forme de violence auxquelles on assiste va un petit peu plus loin que ce qu'on
02:30a pu assister jusqu'à présent.
02:31Et surtout, la différence, nous, ce qu'on voit, c'est que là où avant ça pouvait être récupéré, là,
02:35on voit vraiment que ces mouvances sont à l'origine de ces soulèvements
02:38et, comme je l'ai dit, servent de ces prétextes, entre guillemets, de ces revendications pour pouvoir casser, pour pouvoir
02:44agréger à ce mouvement
02:45des personnes extérieures et, surtout, les organiser, des casseurs professionnels, des bloqueurs professionnels.
02:52Donc, voilà.
02:53Bastien Bonargent, pardon, vous êtes secrétaire général des Jeunesses Communistes.
02:58Vous, vous êtes pour une politisation du mouvement.
03:02Vous estimez qu'il n'y a pas récupération ou que, si il y a tentative, vous arrivez à la
03:05juguler ?
03:06Alors, déjà, je ne dirais pas que je suis pour une politisation du mouvement.
03:10Parce que, vous savez, nous, on est présents, justement, sur le terrain avec les Jeunes Communistes,
03:15auprès des lycéens et des lycéennes qui sont mobilisés.
03:17Et je crois que ce mouvement, en fait, il est déjà, de fait, politisé.
03:20Moi, je ne suis pas d'accord pour dire que c'est un mouvement qui a été lancé par la
03:23France Insoumise et proxy d'extrême-gauche,
03:25ou que les lycéens sont récupérés.
03:27Il peut être entretenu, stimulé, amplifié.
03:29Entretenu, stimulé, je pense que c'est le rôle des élus.
03:31Mais, vous savez, nous, avec les Jeunes Communistes, on est présents sur le terrain pour écouter les lycéennes et les
03:35lycéens.
03:36On a lancé, donc, toute la semaine dernière, une opération de cahier de doléances
03:39pour écouter un peu les revendications des lycéennes et des lycéens
03:41parce qu'on les traite de casseurs, de bloqueurs fous, etc.
03:45Mais on n'entend peut-être pas assez leurs revendications.
03:47Donc, j'en ai ramené même, je pourrais vous en lire quelques-uns.
03:50Non, mais la situation, elle est, je pense, très dure aujourd'hui dans les lycées, un peu partout dans le
03:55pays.
03:55Et je pense que ces lycéens, ils ont beaucoup de revendications politiques et qu'il faut les écouter.
03:59Et là-dessus, on parle de jeunesse irréconciliable.
04:01Moi, je suis persuadé que ces propositions-là,
04:04l'abrogation de Parcoursup, plus de moyens pour les lycées,
04:07des lycées qui soient salubres, finis les cours dans les préfabriqués,
04:12je suis sûr qu'il y a un consensus national sur ces questions.
04:14Donc, je pense qu'il faudrait qu'on en parle un peu plus.
04:16Personne ne conteste, je pense, ici, les causes de cette colère,
04:20cette exaspération, cette indignation qui a été soulignée depuis si longtemps,
04:24y compris par des partis politiques qui disent
04:26l'école va dans le mur, on a des résultats catastrophiques.
04:30Certains profs ont écrit des livres qui s'appellent La Fabrique du Crétin.
04:32Et on sait aujourd'hui que par manque de moyens,
04:34l'éducation nationale, qui devrait être le sanctuaire sacré de la République,
04:38lequel on donne tous les efforts,
04:39est aujourd'hui dans un État aussi épouvantable que peut être l'hôpital ou d'autres administrations.
04:44Pour autant, pour autant, Bastien Bonsergent, est-ce que...
04:48Bon argent. Jacques Bonsergent, c'était un résistant communiste.
04:53Bastien Bonsergent, pour autant, est-ce que les extrêmes que l'on voit,
04:58est-ce que la pire des situations, la plus noble des colères,
05:02la plus justifiée des indignations,
05:06peut expliquer que l'on passe à des actes de barbarie ?
05:09Là, je pense qu'on peut utiliser le mot barbarie.
05:11Je ne dis pas que vous les soutenez, mais j'ai entendu beaucoup de responsables politiques dire
05:15« Oui, d'accord, c'est très mal, mais vu la situation,
05:18on comprend que les jeunes en est ras-le-bol,
05:21et qu'ils en arrivent à de tels extrêmes. »
05:23Je ne pense pas que ça serve la cause étudiante et lycéenne
05:26que de cogner sur des flics à terre et de mettre le feu.
05:30Alors, taper sur la police, c'est une vieille rengaine étudiante,
05:35CRSS, moi j'ai grandi là-dedans,
05:36« Mais brûler, brûler l'édifice, brûler sa propre maison,
05:41brûler l'outil de travail, brûler le sanctuaire du savoir
05:45et la transmission de la connaissance qui vous est destinée,
05:48est-ce que pour un jeune, ce n'est pas faire une grande erreur psychologique et philosophique ? »
05:53Mais vous savez, nous, au Parti communiste, comme au jeune communiste,
05:56on a toujours été très clair, je pense qu'aujourd'hui,
05:58il faut que ces mobilisations se tiennent le plus sereinement possible.
06:00Après, moi, j'interroge à qui la responsabilité.
06:03On voit aujourd'hui la doctrine de maintien de l'ordre,
06:05qui est celle du gouvernement,
06:06qui, je pense, met aujourd'hui beaucoup de jeunes en danger.
06:08On parle beaucoup des violences et des dégradations,
06:10et bien sûr, évidemment qu'on est toutes et tous atterrés et inquiets
06:13quand on voit des lycées qui brûlent,
06:15quand on voit les violences qui peuvent être faites ou commises.
06:18Mais est-ce qu'on peut aussi parler des images
06:20de ces lycéens et lycéennes qui ont été bloquées sur des mobilisations ?
06:24On a vu un lycéen qui a perdu un œil à tour la semaine dernière.
06:27On a vu des lycéens qui ont été éborgnés,
06:29qui ont perdu des dents.
06:30Vous savez, chez les jeunes communistes,
06:31on a trois lycéens mineurs,
06:33et pour le coup, je peux en attester,
06:34parce qu'on est présents au quotidien sur le terrain,
06:36qui ont été mis en garde à vue.
06:38Et leur seul fait commis,
06:40c'est d'avoir protesté pour demander plus de moyens dans l'éducation nationale.
06:43Moi, j'interroge aujourd'hui la doctrine de maintien de l'ordre.
06:45Et voilà, je le dis très sincèrement pour terminer là-dessus, pardon.
06:48Je pense qu'aujourd'hui,
06:49il ne faut pas parler simplement de ces questions
06:53violences, répression,
06:53parce que c'est un écran de fumée.
06:55C'est ce que veut le gouvernement.
06:56Nous, on est là, et moi, si je suis ici aujourd'hui,
06:58c'est pour parler des revendications des lycéennes et des lycéens,
07:00de l'état de l'école publique,
07:02de l'état de l'orientation aujourd'hui dans ce pays,
07:04du manque de professeurs, des lycées dégradés.
07:06Et je pense que le gouvernement est bien content
07:08quand on évite ces questions-là,
07:10et qu'on se contente de débattre sur les questions de violence.
07:12Baptiste Gilly, à l'Uni,
07:13on considère que la consigne de casser du flic
07:16est une consigne qui a été donnée volontairement,
07:19et de brûler.
07:19Moi, je n'ai jamais entendu cette consigne.
07:21Même l'extrême-gauche le dit très souvent.
07:23Là, on a vraiment l'inversion accusatoire totale.
07:25Donc, s'il y a des violences,
07:26s'il y a des dégradations,
07:27c'est la faute de la police du maintien de l'ordre.
07:30Moi, je suis allé sur le terrain du maintien de l'ordre.
07:31Il n'y en a pas du tout, voire très très peu,
07:33parce qu'il y a la consigne de laisser faire.
07:35Et oui, encore une fois,
07:36s'il y a des personnes qui se retrouvent en garde à vue pour bloquer,
07:38je rappelle que les blocages sont illégaux
07:40au lycée comme dans les universités.
07:42Donc oui, quand on contrevient à l'ordre public,
07:43c'est normal qu'on finisse en garde à vue.
07:45Et là, en l'occurrence, le fait est que,
07:47à part pour des faits de violence,
07:48les gardes à vue ne sont très peu mises en œuvre
07:50pour des lycéens qui iraient bloquer.
07:52Et encore une fois,
07:53les jeunes du Parti Communiste
07:55mettent en avant ces revendications à l'ICN.
07:57Très bien, c'est justement ce qu'il faudrait.
07:59C'est légitime.
08:00Mais le fait est que,
08:01même les communistes sont vraiment utilisés
08:03comme les idiots utiles de la France insoumise,
08:05puisque vous ne condamnez ni les violences,
08:10vous les créez même.
08:11Puisqu'en réalité, quand vous appelez à bloquer,
08:13quand vous engraînez un mouvement,
08:14vous servez la France insoumise là-dedans.
08:16Quelle violence ?
08:17Je reprends quand même.
08:18Il faut aller voir ce qui se passe sur le terrain.
08:20Je vous donne une image.
08:21Quand il y a des policiers qui sont frappés au sol,
08:23quand il y a des lycées qui sont brûlés,
08:25ce sont des violences.
08:26Alors, tu ne les condamnes pas, c'est ton droit.
08:28J'ai dit juste avant que toutes les violences...
08:30D'accord, on est à l'origine,
08:31parce que quand t'appelles à bloquer...
08:32Non, mais il est vrai qu'on aimerait des positions claires.
08:36Ah, mais des positions très claires.
08:37C'est trop facile d'engraîner le mouvement
08:40et puis sur un coin de table de condamnage.
08:42Du côté de l'Uni, évidemment,
08:44on soutient la revendication parce qu'elle est légitime,
08:47sans basculer dans une...
08:49D'accord, donc.
08:49Peut-être juste sur l'Escalut.
08:51En fait, vous avez raison tous les deux,
08:52c'est un peu la forme dont on approche la violence.
08:57Plus loin que ça.
08:57Plus loin que ça.
08:58Il faut la comprendre.
08:59Et à l'Uni, on dit non.
09:00Pour rebondir, juste parce qu'on dit beaucoup,
09:02l'Uni, tout le monde soutient la revendication,
09:04vous êtes pour l'abrogation de Parcoursup ?
09:05Non, ça dépend, non, en soi.
09:07Vous êtes pour un plan d'urgence aujourd'hui
09:09et pour plus de moyens dans l'école publique ?
09:11Oui, il faut plus de moyens
09:12dans certains endroits dans l'école publique.
09:14Ça, c'est clair et net et ça crève les yeux
09:15pour absolument tout le monde,
09:16qu'on soit de droite, de gauche.
09:17Et sur l'abrogation de Parcoursup ?
09:18Ça, je vous l'ai dit,
09:19nous, on pense que Parcoursup,
09:20en partie, ça peut être un vrai plus.
09:22Après, je ne crois pas que ce soit le sujet,
09:23mais je serais prêt...
09:24Ah, si, si, si, le sujet, regardez juste.
09:25Mais justement, regardez ce qu'on fait.
09:28L'un après l'autre, l'un après l'autre,
09:29l'un après l'autre,
09:37répète ici comme de partout sur le terrain aussi,
09:39c'est se tromper de débat.
09:41Ce mouvement n'a plus rien de lycéen.
09:42C'est un mouvement politique
09:44à sa racine jusqu'à maintenant
09:45qui mène à des violences
09:47et qui sert,
09:48et les communistes servent,
09:49ce dessin politique de la France insoumise
09:50qui est un embrasement généralisé.
09:52Ils le professent depuis des mois.
09:54Et les renseignements,
09:55d'ailleurs, tu as dit
09:55que tu n'étais pas d'accord
09:56avec mes affirmations.
09:58Les renseignements ont fait un papier
09:59qui est sidérant sur ce sujet-là.
10:01Et nous, on le voit sur le terrain,
10:02les proxys de la France insoumise
10:04mènent, attisent les flammes,
10:06embrasent le tout
10:07et ça donne ces violences-là.
10:08Je constate que le sujet de ce débat
10:09est tout à fait pertinent,
10:11les réconciabilités des deux partis.
10:14On voit bien qu'il y a un clivage politique.
10:15Anissa, est-ce qu'il y a une tentative,
10:17malgré tout, de récupération ?
10:19En fait, je vous écoute effectivement tous les deux
10:21et chacun défend l'un dit
10:23oui, récupération politique
10:24et puis l'autre dit non.
10:26En fait, en réalité,
10:27la question qu'on peut se poser,
10:28c'est est-ce qu'il est possible
10:29d'échapper à la récupération politique ?
10:32Parce que l'histoire, jusqu'à présent,
10:33nous a quand même montré
10:35que les mouvements de jeunes
10:36ont toujours été récupérés politiquement.
10:38On fait un petit récap.
10:40Je vous laisserai parler après.
10:42Mais en mai 68,
10:44la contestation étudiante
10:45devient une crise nationale.
10:46Le 28 mai,
10:46François Mitterrand
10:47annonce sa candidature à la présidence
10:49et récupère un peu
10:50la crise sociale à son avantage.
10:51La marche pour l'égalité,
10:521983,
10:53dite marche des beurres,
10:54elle part de Marseille
10:55le 15 octobre,
10:56elle arrive à Paris le 3 décembre.
10:58En 84,
10:59donc dans la foulée,
10:59création de SOS Racisme,
11:01filiale du Parti Socialiste
11:02à l'époque,
11:04qui suscite des divisions,
11:05mais qui porte désormais
11:06la parole d'un groupe
11:08qui a vu le jour
11:08à ce moment-là.
11:10Ce n'est pas terminé.
11:11En 86,
11:12et là,
11:12ce n'est pas non plus
11:13une liste exhaustive
11:14contre le projet de vac
11:14qui a Isabelle Thomas,
11:15figurée tignante,
11:16déjà militante socialiste,
11:18voit sa carrière politique décoller.
11:20Ce n'était pas volontaire
11:21de ne prendre que des exemples de gauche,
11:22ce sont ceux qui sont les plus connus.
11:25Même chose pour les intérêts politiques
11:27autour du CPE en 2026.
11:29Donc là,
11:29on n'est plus sur la gauche.
11:31Nicolas Sarkozy profite
11:32de l'affaiblissement
11:33de son rival Dominique de Villepin
11:34et les manifestants
11:36obtiennent, eux,
11:37l'abandon du contrat
11:38le 10 avril.
11:39Tout ça pour vous dire quoi ?
11:41Tout ça pour dire que finalement,
11:42des récupérations politiques
11:43ont toujours existé
11:43et finalement,
11:44des deux côtés.
11:45C'est-à-dire que
11:46c'est un jeu social et politique
11:49auquel on assiste
11:50depuis un paquet d'années.
11:51Est-ce que finalement,
11:51c'est si difficile aussi pour vous
11:53de reconnaître
11:54que malgré tout,
11:55peut-être qu'il y a
11:56récupération politique
11:57pour chacun des partis ?
11:58Je donne d'abord la parole
11:59à Baptiste Gilly
12:01et après à Bastien Monarche.
12:02Effectivement,
12:03sauf que la différence
12:04entre les mouvements
12:04dont vous avez parlé
12:05et à juste titre,
12:06c'est que là,
12:08les instigateurs en sont
12:09les proxys de la France insoumise
12:11et l'extrême gauche.
12:11C'est ça la différence,
12:12ce n'est pas une récupération
12:13après,
12:14c'est une récupération avant
12:15et une instigation.
12:17Et elle est là,
12:17la différence fondamentale.
12:18C'est pour ça que,
12:19je le répète tout le temps,
12:20mais j'ai l'impression
12:20d'être un peu dans une marge
12:21des somnambules,
12:22c'est-à-dire qu'on pose
12:23les termes du débat,
12:24mais ce sont les mauvais termes
12:25qui sont posés.
12:26On n'est pas face
12:26à une récupération a posteriori
12:29avec une désolidarisation
12:30des violences ou ça.
12:31Non,
12:31c'est la France insoumise
12:33et ses proxys
12:33qui ont posé
12:34les bombes
12:35de cette explosion.
12:36Vous parlez d'instigation.
12:38et ça n'est pas un avis,
12:39ça a été prouvé
12:39par les renseignements,
12:40on le voit sur le terrain,
12:42tout ça est montré,
12:43on l'a devant les yeux
12:44et pourtant on continue
12:45à définir les termes
12:46du débat
12:46de manière faussée.
12:47Alors, peut-être pas tous,
12:48vous vous admettez
12:49qu'il y a peut-être des lycéens
12:50sincèrement qui sont
12:51dans la mobilisation.
12:51Mais parce que ça passe aussi
12:52par les réseaux sociaux.
12:53Oui, effectivement,
12:54que les lycéens,
12:54encore une fois,
12:55je le dis,
12:55ça n'est pas en soi
12:56pour tous leur faute.
12:57Ils sont en soi,
12:58et ce n'est pas du tout infantilisant,
13:00pour une grande partie d'entre eux,
13:02manipulés par certains groupuscules
13:03de manière insidieuse,
13:04pas forcément avec une étiquette.
13:06Et ça ne retire rien
13:06à leur colère.
13:07Comment ?
13:08Et ça ne retire rien
13:08à la justification de leur colère.
13:10Mais oui, justement,
13:10c'est parce que la France Insoumise
13:11a senti ce terreau fertile
13:13pour pouvoir faire exploser la chose.
13:15Baptiste Bonin,
13:15bastez-moi l'argent.
13:17Ne prétendons pas
13:18plus de place
13:19qu'ils n'en ont aujourd'hui
13:20à la France Insoumise.
13:21Encore là,
13:22vous êtes dans le même écueil
13:23et que exactement la même chose.
13:23Laissez-moi terminer,
13:24si vous pouvez,
13:25je vous ai laissé parler.
13:26Moi, je suis atterré
13:27d'entendre quand même
13:27de tels propos.
13:28On a plus de 1000 lycées
13:29qui ont été mobilisés
13:31la semaine dernière.
13:32Il y en a plus de 400 ce matin.
13:33C'est quand même
13:33prêter beaucoup d'intention
13:34à la France Insoumise
13:35que d'essayer de dire ça.
13:36Et puis d'ailleurs,
13:36il n'y a pas que la France Insoumise
13:37qui est présente
13:38sur les mobilisations lycéennes.
13:40J'ai entendu Fabien Roussel,
13:41c'est derrière le moment.
13:42Il faut continuer.
13:43Ce matin, peut-être,
13:43les idioties de la France Insoumise.
13:44Ce matin, peut-être,
13:45une image que j'ai trouvée magnifique,
13:46c'est les lycées mobilisés
13:47sur le parvis de la mairie de Vitry
13:49avec le maire Pierre Belloc.
13:50Et peut-être pour terminer là-dessus,
13:51parce que je pense que c'est important.
13:53Moi, je ne suis pas là
13:53pour parler de récupération politique.
13:55Laissons de côté la France Insoumise.
13:57Laissons de côté même les communistes.
13:59Lisons les témoignages
14:00des lycéennes et des lycéens
14:00et ce qu'ils nous disent sur le terrain.
14:0139 élèves par classe.
14:03Pas de prof d'histoire,
14:04pas de prof de français.
14:06Pas de prof de LV2.
14:07Des classes surchargées,
14:09lycées insalubres,
14:10des cours dans les préfabriqués,
14:11des toilettes sans...
14:12Nous sommes d'accord.
14:12Nous sommes d'accord.
14:14C'est ça qu'il y a aussi.
14:15On a des retours de lycées.
14:15La séquence est terminée, messieurs.
14:17Donc, je vais vous réinviter,
14:18parce que je pense que
14:19l'affaire n'est pas terminée.
14:20Vous n'avez pas tout dit.
14:21Je constate que nous,
14:22à Nessai,
14:23nous ne nous avons pas du tout réconcilié,
14:24que vous comptez sur vos positions
14:26avec beaucoup de ferveur
14:27et de détermination
14:28et que pour autant,
14:29voilà,
14:29on va voir la suite des événements
14:31et si vous voulez bien,
14:32vous reviendrez pour suivre
14:33ce passionnant échange
14:34sur Sud Radio
14:35qui vous remercie infiniment
14:36d'avoir été disponible.
14:37A très bientôt.
14:38Merci, messieurs.
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