Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Charles Sapin

Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-10-15##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:05Il a défrayé la chronique au point de renoncer à la sienne.
00:09Son arrivée chez nos camarades de France Inter a déclenché deux journées de grève.
00:14Après seulement deux éditos, la direction lui a proposé de transformer son rendez-vous du dimanche en débat.
00:19Il a refusé et quitté l'antenne.
00:20Charles Sapin, aujourd'hui directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, est avec nous sur Sud Radio.
00:25Bonjour.
00:26Bonjour, merci de votre invitation.
00:28Bonjour Charles Sapin, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:32Je suis très honneur de vous recevoir.
00:34J'ai l'impression d'être Bernard Pivot recevant, vous savez, Alexandre Solzhenilcine dans son retour.
00:42Mais on en est là aujourd'hui parce que la pression est tellement forte.
00:45Vous n'exagérez rien.
00:46Ah non, j'aime bien caricaturer un petit peu, mais votre affaire, l'affaire Sapin,
00:54on peut parler même de scandale Sapin, révèle une situation aujourd'hui dans les médias et dans le service public
01:00qu'on avait plus ou moins vu venir avec quelques autres épisodes un peu compliqués sur les éditorialistes
01:07qui sont quand même des gens extrêmement marqués politiquement et qui ne s'en cachent pas.
01:11Et puis on se disait, tiens, coup de génie, le service public ouvre enfin les portes.
01:15Vous vous souvenez de la petite chronique qui s'appelait En toute subjectivité sur France Inter
01:18qui prouvait donc bien qu'il y avait une pensée un peu unique qui était donc la pensée objective
01:23et qu'on laissait la parole à des gens qui avaient une pensée subjective.
01:26Et puis finalement, cette chronique n'a pas été préservée en l'état.
01:30Et par contre, on ouvrait la porte à Charles Sapin.
01:32Vous arrivez du point.
01:33Ce n'est pas un panflet d'extrême gauche ni d'extrême droite.
01:37Vous êtes plutôt quelqu'un, j'allais dire, d'apaisé.
01:39Vous allez à Valeur Actuelle qui a droit d'avoir ses évolutions.
01:43Et là, patatras, vous arrivez, je rappelle ça pour les gens qui nous écoutent,
01:47vous arrivez à France Inter, tolés.
01:49Les soviets s'emparent de la situation.
01:51Grèves, pétitions, scandales.
01:54Finalement, alors que la direction avait bien dit, nous ne reculerons pas,
01:57Charles Sapin aura bien sa chronique.
01:59On vous dit, bon, Charles Sapin, est-ce que vous ne pourriez pas transiger ?
02:02Ça va se finir par un débat.
02:03Et vous, parce que vous êtes quelqu'un d'honneur et qui avez des principes,
02:05vous dites non dans ces conditions, je m'en vais et vous claquez la porte.
02:08Vous l'avez vécu comment cet épisode ?
02:10En tant que journaliste français, journaliste républicain,
02:13journaliste démocrate, je suis obligé d'utiliser les grandes formules.
02:16Vous l'avez vécu comment ?
02:17Comme on est dans un pays de fous, là, ou on est très malade ?
02:22Écoutez, moi, assez rapidement,
02:26cette histoire m'est un peu passée au-dessus, si vous voulez,
02:28parce que je me suis rendu compte très rapidement
02:30que cette histoire dépassait ma personne.
02:34Je n'étais qu'un modeste figurant à ce qui était une guerre interne à France Inter,
02:40et plus largement à la gauche.
02:42Moi, pour vous raconter l'histoire,
02:45quand la direction de France Inter me propose cette chronique hebdomadaire,
02:48donc c'est 150 secondes le dimanche à 7h40 du matin,
02:55ça s'inscrit dans un projet auquel j'adhérais totalement.
02:59C'est-à-dire qu'avec la direction de France Inter,
03:01on a fait ce constat commun que nous sommes à la veille d'une présidentielle capitale,
03:07et que nous sommes dans une polarisation accélérée,
03:12avec une fracturation très importante du pays,
03:14et on est tombé d'accord sur le fait que le meilleur moyen,
03:19le meilleur antidote à cette polarisation que tout le monde déplore,
03:22parce que c'est logique que des gens aient des opinions différentes,
03:26mais il faut que ces personnes continuent de dialoguer, de débattre ensemble,
03:30parce que si vous laissez faire la polarisation,
03:33les gens restent avec ceux avec qui ils sont d'accord,
03:38se radicalisent, et après il n'y a plus de débat,
03:40et c'est une logique mortifère.
03:43Donc, ils se sont dit, voilà, dans un esprit de pluralisme,
03:46on vous propose une chronique le week-end,
03:49et je trouvais ça très bien,
03:52j'ai été malheureux qu'ils ne tiennent pas jusqu'au bout,
03:57et qu'une minorité radicalisée de syndicats soit opposée à ce projet.
04:03Après, moi, vous savez, je suis quelqu'un de bien élevé,
04:06donc on me demande de venir, je viens,
04:08on me demande de ne pas venir, je ne viens pas,
04:11je n'en fais pas des nuits blanches,
04:12et ce qui importe, en fait, c'est ce qu'on fait en ce moment,
04:15à Valeurs Actuelles, avec une équipe qui est fantastique.
04:17Aujourd'hui, en kiosque, sort notre nouvelle formule,
04:21un nouveau VA avec une nouvelle maquette.
04:22Êtes-vous vraiment de droite ?
04:24Voilà, c'est une question d'actualité.
04:27Exactement, et à l'intérieur,
04:30vous avez le premier baromètre sondage
04:33avec nos partenaires de l'IFOP,
04:35qui a un enseignement absolument capital
04:39pour les échéances électorales qui arrivent.
04:42J'en dis quelques mots, mais si vous voulez,
04:44ce qui est intéressant, c'est qu'on voit
04:47que les électeurs, les sympathisants du Parti des Républicains
04:51se sont durcis sur des thématiques identitaires régaliennes
04:56au point de se rapprocher, voire dépasser sur ces thématiques
05:00les électeurs et les sympathisants du Rassemblement national.
05:02Et dans le même temps,
05:03les électeurs du Rassemblement national
05:05ou sympathisants du Rassemblement national
05:07se sont beaucoup libéralisés sur les questions économiques,
05:11c'est-à-dire sur le fait que l'État doit moins intervenir
05:15dans l'activité économique,
05:17doit un électorat qui est très opposé à l'assistanat,
05:22et ça, ça a une conséquence.
05:24Et c'est vraiment la révolution qu'on révèle
05:26dans ce premier numéro de La Nouvelle Formule,
05:27c'est que c'est la première fois depuis 40 ans
05:29qu'on est face à un peuple de droite cohérent idéologiquement.
05:34C'est-à-dire que toutes les composantes de la droite
05:37convergent sur des valeurs communes
05:39comme ce n'était pas le cas depuis très longtemps.
05:42Et c'est quelque chose de très intéressant
05:44parce que ça vient contredire beaucoup de canons
05:47de l'analyse politique
05:48et ça va avoir des conséquences dans l'année qui vient importantes.
05:52Vous voulez dire, Charles Sapin,
05:53que le puzzle qui part d'Éric Zemmour
05:56en passant par Éric Ciotti, Bruno Retailleau,
06:00M. Wauquiez,
06:01peut à un moment donné se constituer dans un grand parti.
06:03Et le Rassemblement National
06:05peut à un moment donné,
06:07et on voit bien que les frontières sont très ténues,
06:09à un moment donné ça pourrait constituer,
06:11alors il y a eu l'UMP à un moment donné, vous vous souvenez,
06:13on pourrait avoir une UND,
06:17l'Union des Nouvelles Droites,
06:19parce qu'aujourd'hui les valeurs finissent
06:21à un moment donné par se rencontrer,
06:23une évolution sur le plan économique,
06:25une évolution sur le plan sociétal,
06:27et on se met autour d'une table
06:28et on peut trouver un programme commun de la droite
06:30qui rassemble un peu tout le monde
06:31en respectant les nuances et les divergences
06:33qui est toujours très important.
06:34Regardez le PS,
06:35il a vécu avec des courants et des mouvements,
06:37ça ne lui a pas empêché de gouverner la France deux ou trois fois.
06:39Là vous pensez, d'après votre étude,
06:41que la droite pourrait finalement
06:42se constituer une forme de glacis
06:44et se rassembler,
06:46tout en ayant,
06:46alors il y aura toujours le centre droit
06:48qui ne voudra pas y aller,
06:49parce que voilà,
06:49mais il y aurait une vraie droite,
06:50à l'ancienne si je puis dire,
06:52qui constituerait un socle
06:54face à une gauche
06:55qui elle, aujourd'hui,
06:56s'est radicalisée
06:57sur un mouvement assez agressif.
07:00Alors en fait,
07:01si vous voulez,
07:01je vais même plus loin,
07:02c'est-à-dire que ce socle existe déjà.
07:05Il y a une forme de cohérence,
07:08d'uniformité.
07:09Le socle existe.
07:10Oui, c'est ça,
07:10le socle électoral.
07:11Il y a les antennes.
07:13Et la question,
07:14exactement,
07:14la question qui est plus partidaire,
07:17si vous voulez,
07:18c'est-à-dire
07:19quelles sont les conséquences
07:20qu'en tirent les différents politiques à droite,
07:23ça,
07:24c'est leur responsabilité.
07:25Moi, je ne vais pas dans ce champ-là.
07:27Ce qui est intéressant,
07:29nous,
07:29et c'est ce qu'on étudie,
07:30c'est qu'on parle des Français.
07:31On parle notamment des Français
07:34qui se situent eux-mêmes à droite.
07:36Et je trouve ça très intéressant
07:37de voir qu'au-delà de toutes les chapelles
07:40et des incarnations politiques
07:42qu'on connaît par cœur,
07:42avec leur rivalité,
07:44avec leurs différences,
07:45on voit que ce constitue dans le pays
07:47et s'ancre, en fait,
07:48un nouveau peuple de droite
07:52qui fait bloc
07:53et qui est désormais
07:55très largement majoritaire dans le pays
07:57puisqu'on a 56,
07:59ça, c'est un autre enseignement de ce sondage,
08:01vous avez 56% des Français
08:03qui se revendiquent de droite.
08:05Dans une forme de pluralité,
08:06de diversité.
08:07Juste, je voudrais revenir là-dessus
08:08sur pluralité, diversité,
08:09sur le service public.
08:11Il serait quand même important
08:12et vous avez été l'élément
08:14qui a témoigné
08:16de cette mainmise
08:17d'une gauche bien pensante,
08:19idéologique,
08:20d'une forme d'inquisition
08:21sur le service public.
08:22Anissa, je voudrais que vous nous disiez
08:23où en est le service public
08:24justement sur cette pluralité.
08:26Alors, on va faire effectivement
08:27un petit historique
08:28des voies de droite
08:29du service public
08:30et, en tout cas,
08:31les voies de droite
08:32dans le service public
08:33ne sont pas non plus
08:34une nouveauté,
08:34mais leur place
08:36a beaucoup changé.
08:37Si on remonte,
08:38si on retourne,
08:39voilà,
08:40à l'époque gaulliste,
08:40dans les années 60,
08:42le pouvoir gaulliste
08:43contrôle étroitement
08:43l'information télévisée.
08:45Un contrôle qui a été renforcé
08:47évidemment dans les années 70.
08:49À l'époque,
08:50on disait qu'on le veuille
08:50ou non,
08:51le service public
08:52est la voie de la France.
08:53À cette époque,
08:54le gouvernement intervient
08:55très directement
08:56dans le fonctionnement
08:57de l'information.
08:58Un peu plus tard,
08:59les sensibilités de droite
09:00commencent à s'exprimer
09:01à travers des rendez-vous réguliers.
09:03Prenez l'exemple
09:04de l'économie
09:05sur France Inter
09:06pour reciter
09:07cette radio
09:08de service public.
09:08Dominique Seux,
09:09journaliste aux Echos,
09:10il tient une chronique
09:11dès 2008.
09:12Il défend une lecture
09:13libérale de l'économie
09:14et confronte ses analyses
09:15à l'époque
09:16à celle de Bernard Maris,
09:17puis de Thomas Piketty
09:18et de Thomas Porcher.
09:20Retraite,
09:20impôts, dettes,
09:21ces désaccords
09:21ont leur place
09:22dans la matinale.
09:24À la télévision,
09:25vous venez de le dire,
09:26Perico,
09:26on a l'exemple le plus visible
09:28qui reste celui
09:28d'Éric Zemmour.
09:30Pendant 5 ans,
09:31de 2006 à 2011,
09:32il intervient
09:33chaque samedi
09:34dans On n'est pas couché
09:35chez Laurent Ruquier
09:35sur France 2.
09:36Il critique les livres,
09:37interpelle les invités
09:38et débat
09:39avec les responsables politiques
09:40et puis arrive effectivement
09:42cette grande affaire
09:42Charles Sapin.
09:44Deux éditoriaux
09:44diffusés sur France Inter,
09:46deux journées de grève
09:47contre son recrutement,
09:48puis une proposition
09:49de débat
09:49qu'il refuse.
09:50Son rendez-vous s'arrête.
09:51Les opposants invoquaient
09:53notamment les condamnations
09:54passées de valeur actuelle
09:55où il venait d'arriver.
09:57Maintenant,
09:57cette histoire nous ramène
09:58à une question très simple
10:00sur quels critères
10:01décide-t-on
10:01qu'une voix a sa place
10:02dans un service public
10:03qui s'adresse
10:04à tous les Français.
10:05Voilà,
10:06Charles Sapin,
10:06est-ce qu'il y a des limites,
10:08est-ce qu'il y a des lignes rouges
10:10que nous ne connaissons pas
10:11qui fait que Charles Sapin,
10:13oui,
10:13mais à condition
10:14qu'il ne passe pas
10:14par valeurs actuelles.
10:15Vous serez resté au point,
10:16il n'y avait aucun problème,
10:17c'est ça.
10:17Ils ont considéré
10:18que ce titre-là,
10:19mais ça veut dire
10:20qu'il y a des titres
10:21qui sont dignes et légitimes,
10:22qui sont dans la République
10:23et pas d'autres.
10:24Enfin,
10:24les propos tenus
10:25par les syndicats
10:26du service public
10:27étaient totalement alarmants
10:28quant à la définition
10:29qu'ils faisaient
10:29de certaines publications.
10:32C'est très intéressant
10:34ce que vous dites.
10:34Il y a deux choses.
10:35Déjà,
10:36je pense qu'il ne faut pas
10:39s'empêcher
10:40de rentrer un peu
10:40dans la granularité
10:41de ce qu'est le service public
10:43audiovisuel.
10:44Moi, par exemple,
10:44tous les dimanches,
10:46je les en remercie
10:47et j'ai beaucoup de plaisir
10:48à aller débattre
10:49sur France Info,
10:50Canal 16,
10:51face à Rocayadialo.
10:52Donc,
10:52il est important aussi
10:53de rentrer dans le détail.
10:55C'est-à-dire qu'on ne peut pas
10:55tout mettre dans un même...
10:58Vous auriez une carte blanche
10:59pour votre chronique
11:00ou on la soumet quand même
11:01à la direction,
11:02ce qui est un petit peu normal ?
11:05Je le sais d'expérience
11:06avec d'autres personnes
11:06qui sont passées
11:07par le fait d'avoir
11:07une petite tribune.
11:08On donnait quand même
11:09le contenu
11:10pour être sûr
11:10qu'il n'y avait pas
11:11de déviance trop violente.
11:13Ah non,
11:14là, pour le coup,
11:15sur France Info,
11:15Canal 16,
11:16j'ai carte blanche.
11:17Non, mais votre chronique
11:18telle que vous l'aviez conçue,
11:19si vous la teniez,
11:20vous aviez vraiment
11:21carte blanche
11:22ou vous en discutez avec...
11:25Oui, en fait,
11:26après,
11:27c'est une question éditoriale.
11:28C'est-à-dire que
11:29vous savez comment ça se passe.
11:30C'est-à-dire que
11:30vous proposez un sujet,
11:32il est quasiment
11:35systématiquement validé
11:35et puis après,
11:36vous écrivez votre chronique,
11:37vous l'envoyez
11:37aux différents rédacteurs
11:38en chef
11:38qui vérifient plusieurs choses.
11:41Si c'est audible,
11:42si c'est compréhensible,
11:43si ça ne vient pas taper,
11:45si vous voulez,
11:46avec d'autres chroniques.
11:47Oui,
11:47ce qui est la norme,
11:49ce qui est la norme,
11:50c'est pas...
11:50Non, non,
11:50pour le coup,
11:51ils se sont très,
11:51très bien comportés.
11:52Enfin, je veux dire,
11:53c'était tout à fait...
11:54Je veux dire,
11:55il n'y avait pas
11:57une espèce de police politique
11:58par laquelle mes chroniques
12:00passaient avant que
12:00je puisse les dire à l'entête.
12:02Non, mais si vous voulez...
12:02Il y en a une quand même.
12:03Il y en a une quand même.
12:05Au fil de...
12:05Par les syndicats,
12:06par les syndicats,
12:06par une radicalisation.
12:07Mais en fait,
12:08ce que vous soulignez,
12:09moi, je pense que
12:09c'est très important
12:09et dépasse le service public,
12:11c'est que
12:12ce qui s'est passé
12:12à France Inter,
12:13mais ce qui se passe
12:14dans d'autres endroits,
12:14ce qui peut se passer
12:17sur...
12:18Quand vous voulez faire
12:19des pubs dans l'espace public,
12:20quand vous voulez,
12:21par exemple,
12:22présenter
12:24certains projets,
12:25événements,
12:26dans des théâtres,
12:26dans des associations,
12:27vous avez une partie
12:28de la gauche,
12:28en fait,
12:29qui a lâché la rampe,
12:31qui assume
12:32de prendre en otage
12:33la démocratie
12:34pour qui la démocratie
12:36n'est pas,
12:36comme pour vous et moi,
12:37c'est-à-dire
12:37une façon
12:38d'organiser un débat
12:39entre des gens
12:40qui ne sont pas d'accord
12:41pour arriver sur
12:42ce que devrait être
12:43à minima le bien commun.
12:45Pour eux,
12:45la démocratie,
12:46ils ont repris les travaux
12:47d'un penseur bien connu
12:48des années 60
12:49qui s'appelle Karl Popper
12:50et qui a fait...
12:51Et en fait,
12:52si vous voulez,
12:52pour eux,
12:52la démocratie,
12:53c'est un ensemble
12:54de valeurs progressistes
12:55qu'ils se sentent
12:56les seuls à même
12:57à définir
12:58et à partir du moment
12:58où vous n'êtes pas d'accord
12:59avec vous,
13:00ils en tirent pour conclusion
13:01que vous êtes en dehors
13:01de la démocratie
13:02et à partir de ce moment-là,
13:04la violence verbale,
13:06voire physique
13:06est légitime,
13:07on vous nazifie,
13:10on vous diffame.
13:11Alors, justement,
13:12Charles Sapin,
13:13est-ce que vous pensez,
13:16vous êtes allé du poids
13:17à valeurs actuelles,
13:17on a le droit d'avoir
13:18des sensibilités
13:19et des nuances,
13:20est-ce que vous pensez
13:21que le débat démocratique,
13:22que l'échange,
13:23que le dialogue,
13:24que la confrontation
13:26va pouvoir retrouver,
13:27j'allais dire,
13:28une approche républicaine
13:29et de tolérance
13:30et de respect de l'autre
13:31où nous allons
13:32vers une crispation
13:33avec la disqualification,
13:35le dénigrement de l'adversaire,
13:36l'autre est un salaud
13:37et si tu ne penses pas comme moi,
13:39c'est que tu es dans le camp du mal.
13:40Est-ce que vous pensez
13:40qu'on va pouvoir échapper
13:41à cette logique
13:42qui est en train d'empoisonner
13:43le débat national
13:44et surtout certains médias ?
13:46Écoutez,
13:47moi je suis totalement d'accord
13:48avec votre constat.
13:49Moi j'y crois.
13:50Moi je pense
13:50qu'il n'y a pas de fatalisme
13:52et je peux vous assurer
13:54que toute la rédaction
13:55de Valeurs Actuelles
13:57est mobilisée
13:58pour faire en sorte
13:58que le débat
13:59et les voix singulières,
14:01la nôtre évidemment,
14:01mais aussi d'autres,
14:03puissent se faire entendre
14:04parce que c'est capital
14:07pour notre démocratie.
14:08Nous par exemple,
14:08dans cette nouvelle formule,
14:10vous allez voir,
14:11nous avons chaque semaine
14:13des pages,
14:14des expressions
14:15qu'on laisse à des gens
14:16qui ne sont pas forcément
14:17avec notre ligne éditoriale.
14:19On a une chronique
14:19qui s'appelle
14:20Quartier libre
14:20avec des gens
14:21qui ne pensent pas comme nous
14:22mais qui ont une pensée intéressante,
14:24qui ont des choses à dire
14:25et je les trouve intéressantes
14:26de les avoir dans le journal.
14:27On va avoir François de Rugy
14:29cette semaine,
14:29la semaine prochaine
14:30on va avoir Marlène Schiappa,
14:31la semaine suivante
14:32on va avoir Stéphane Ravier,
14:33la semaine ensuite,
14:34après ça sera Noël le Noir
14:35et je pense que c'est intéressant
14:37de confronter les idées
14:38et tout le monde y gagne
14:40et c'est quelque chose
14:42que nous,
14:42à notre humble niveau,
14:44on va beaucoup travailler
14:44à l'heure actuelle,
14:45c'est cette idée
14:46de pluralisme,
14:47parfois de pluralisme
14:47de combat.
14:48On va ouvrir les pages
14:50à des gens
14:51qui sont parfois
14:52orthogonaux
14:53avec notre ligne éditoriale
14:54en leur proposant
14:55des interviews.
14:55Nous,
14:56on ne lit pas
14:57ce que nous sommes
14:57ni ce en quoi nous croyons
14:59parce qu'on va avoir
14:59des questions très cash,
15:01parfois dures,
15:02mais au moins,
15:03il y aura un débat
15:04dans nos pages
15:05et c'est comme ça que,
15:07c'est aussi ça la différence
15:08entre une opinion
15:08et une conviction.
15:09C'est qu'une opinion,
15:10on en change,
15:10une conviction,
15:11ça se construit
15:12avec le temps
15:12et ça se affine
15:14en frottant votre conviction
15:17avec les convictions
15:18d'autres personnes.
15:18Je dirais même plus
15:19entre une certitude
15:20et une conviction.
15:21Nous avons des convictions,
15:22il y a des gens
15:22qui ont des certitudes
15:22et c'est là où nous sommes...
15:23Charles,
15:24je serais ravi de vous recevoir
15:26un jour à l'antenne
15:26pour un face-à-face
15:27sur justement
15:28où on est le dialogue républicain.
15:30Voilà,
15:31est-ce qu'on peut continuer
15:32à se parler
15:33dans nos différences
15:34sans pour autant s'insulter ?
15:35Sachez en tout cas
15:36que cette maison est à vous
15:37et qu'elle est à votre disposition.
15:38Chaque fois que vous aurez besoin
15:39de vous expriter,
15:40ça sera toujours un honneur
15:41de vous recevoir
15:41et merci d'avoir été
15:42en direct à l'antenne.
15:43Tout l'honneur est pour moi.
15:44Merci beaucoup.

Recommandations