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  • il y a 31 minutes
Sandrine Rousseau, députée "Écologiste et Social" de Paris, était invitée sur le plateau de BFMTV, ce mercredi 30 septembre.

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Transcription
00:00Il y a des revendications légitimes et il y a, malheureusement, encore aujourd'hui,
00:04il y a eu des violences, des tensions, des dégradations,
00:07des personnels de l'éducation prises à partie.
00:09Est-ce que vous dites ce soir condamnation sans aucune ambiguïté ?
00:13C'est dingue, c'est toujours ces images-là.
00:17Moi, j'ai vu aussi un lycéen avec la tête en sang
00:19et une flaque de sang à ses pieds qui avait été tapée.
00:23J'ai vu des chevaux courir vers les manifestants.
00:29Vous allez refaire encore une fois le récit des manifestants qui sont violents.
00:34Ils demandent, ils bloquent les lycées.
00:36Alors oui, il y a eu des poubelles incendiées, il y a sans doute des débordements.
00:39Moi, je dénonce les violences des deux côtés.
00:41Et s'il y a des débordements, je le redis, on n'est pas pour la violence.
00:47On n'est jamais pour la violence.
00:48Mais là, vraiment, le récit qui s'installe, on le voit tout de suite.
00:51Ce sont des lycéens qui sont dans des lycées qui, pour certains, sont des bouilloirs thermiques,
00:58qui ont passé des examens, pour certains d'entre eux,
01:01dans des conditions absolument abominables pendant la canicule.
01:04Les collectivités territoriales n'ont pas les moyens de rénover ces bâtiments.
01:08Il manque un médecin scolaire sur deux.
01:13Il y a des classes qui sont surchargées.
01:17Parfois, il y a un médecin pour plus de 40 000.
01:20Et nous allons en parler.
01:21Mais est-ce que ça a juste fait ces violences ?
01:23Mais je vous le dis, je ne veux pas...
01:25Des professeurs, des professeurs...
01:26Mais à ma connaissance, il n'y a pas eu de blessés.
01:28Donc voilà, il y a des poubelles en feu.
01:30Oui, dans les manifestations, il peut y avoir des poubelles en feu.
01:33Ce ne sont pas des violences qui débordent...
01:36Non, mais moi, ce n'est pas la poubelle qui m'inquiète.
01:38C'est le professeur et le personnel d'éducation nationale qu'on a vu,
01:41qui était avec un extincteur, qui a essayé d'éteindre un feu.
01:43Il y a eu des blessés, pardon.
01:45Et les blessés qu'il y a eu...
01:46Dans ces cas-là, je condamne.
01:47S'il y a eu des blessés, je condamne.
01:49Il n'y a pas de sujet.
01:50Après, vraiment, là, je trouve que cet angle d'entrée est hallucinant
01:54compte tenu de la situation dans laquelle sont les lycéens.
01:56Et je rappelle quand même que ce sont des jeunes
02:01dont on embolise l'avenir.
02:05Parce que quand ils sortent de leurs études...
02:08Déjà, ils sont dans des universités qui manquent largement de moyens.
02:10Puis après, ils sont en concurrence avec l'IA pour trouver de l'emploi.
02:15Là, on a vraiment une perte de chance pour ces gens qui arrivent sur le marché des travaux.
02:19Vous ne croyez pas qu'on aurait pu en parler immédiatement s'il n'y avait pas eu tout cela
02:22?
02:22Si certains n'avaient pas...
02:23Mais en fait, c'est vous qui en parlez.
02:24Parce qu'il y a eu des blocages depuis maintenant plusieurs jours.
02:30Et vous n'en parliez pas de la même manière.
02:33Ce n'est pas vrai, madame la députée.
02:33D'abord, il y a une équipe de BFM TV qui a été violentée
02:35et à qui je pense qu'on peut adresser tous une pensée ensemble.
02:38Et puis ensuite, vous dites l'entrée dans le sujet.
02:40C'est y compris certains de vos camarades.
02:42Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis.
02:43Une ville qui est concernée ô combien par les difficultés que vous décrivez.
02:46Et sans doute en partie à raison.
02:47Mais aussi par les violences auxquelles on s'attache ce soir.
02:50Et sans doute aussi à raison.
02:51Et qui dit lui-même, dans certains cas, la violence peut être légitime.
02:55Si je comprends ce que vous dites, vous partagez plutôt son consoir.
02:57Il y a eu un bout de phrase supplémentaire où il disait...
02:59Il faut mieux l'éviter.
03:00Mais il faut mieux l'éviter.
03:02C'est pour ça que j'ai essayé de le citer le plus fidèlement possible.
03:03Non mais on peut faire tous les procès.
03:03Non mais là, enfin moi, je ne contrerai pas là-dedans.
03:05Non mais je vous le dis, je ne contrerai pas là-dedans.
03:06Vous partagez sa philosophie.
03:07C'est-à-dire que oui, je soutiens ce mouvement lycéen.
03:09Je le soutiens.
03:10Parce qu'en effet, leur avenir est compromis.
03:12Parce qu'en effet, ils étudient dans des conditions qui ne sont pas correctes.
03:15En effet, ils ont des conditions aussi en dehors des études,
03:20c'est-à-dire tout ce qui est soins, santé mentale, etc.
03:23qui est largement défaillant.
03:25Donc oui, je soutiens ce mouvement lycéen.
03:27Je ne peux pas être plus claire.
03:29Je le soutiens.
03:30Maintenant, évidemment, je ne veux pas qu'il y ait de blessés à l'issue de ce mouvement.
03:33C'était la question que l'on vous posait.
03:35Bien sûr.
03:36C'était la question que l'on vous posait.
03:37C'est-à-dire, est-ce qu'une élue comme vous doit appeler au calme ?
03:40Est-ce que vous appelez au calme ?
03:41Je salue les lycéens qui prennent leurs responsabilités
03:47et qui dénoncent les conditions dans lesquelles l'éducation nationale se retrouve aujourd'hui.
03:52Voilà, je les soutiens.
03:53Je ne peux pas être plus claire.
03:54Maintenant, je leur dis de ne blesser personne.
03:58Donc, appel au calme, clair ce soir.
04:01Mais en tout cas, je le soutiens vraiment avec force.

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