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Mediterraneo s'intéresse cette semaine à la gestion durable du tourisme avec l'exemple de l'archipel des Kerkennah en Tunisie. Aussi, direction le sud de la France, en Drôme provençale, à la découverte de la filière du tilleul, pourrait connaître un nouvel essor. Enfin, visite au Portugal, où nous découvrons la diversité architecturale de Porto.... Année de Production :
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00:01...
00:06Méditerranéos s'intéresse cette semaine à la gestion durable du tourisme
00:09avec l'exemple de l'archipel des Kerkena en Tunisie.
00:13Dans le sud de la France, en Drôme-Provençal,
00:16la filière du Tilleul pourrait connaître un nouvel essor.
00:19Enfin, au Portugal, nous découvrirons la diversité architecturale de Porto.
00:45Située à 21 km au large de Sfax,
00:48l'archipel des Kerkena est reconnu pour sa richesse naturelle et sa biodiversité,
00:52mais reste particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique.
00:56Chaque année, il attire de nombreux touristes tunisiens et étrangers
01:00qui doivent contribuer à la préservation de cet environnement fragile.
01:04...
01:14Sur la plage du Grand Hôtel,
01:16...
01:17...
01:18...
01:18Au soleil couchant,
01:21le Rhyme Summer Festival se met en place.
01:28Toute la journée, les ferries en provenance de Sfax à 1h15 de navigation
01:33déversent sur les Kerkena une foule nombreuse.
01:37L'archipel, composé de 14 îles,
01:40vit essentiellement de la pêche et de la culture du palmier.
01:44Le point culminant est situé à 13 mètres d'altitude,
01:48près du fort El Sar,
01:50ce qui rend les Kerkena particulièrement fragiles face aux effets du changement climatique
01:54et à l'élévation du niveau de la mer.
01:57La question environnementale est l'une des préoccupations majeures sur ces îles.
02:03...
02:06C'est ce qui se passe à Kerkena.
02:09La mer avance beaucoup,
02:11elle arrive jusqu'aux maisons
02:12et ça recouvre beaucoup d'autres endroits.
02:16Cette table ronde est organisée dans le cadre du Rhyme Summer Festival,
02:19animée par un chercheur en droit de l'environnement missionné par le gouvernement.
02:24Elle réunit majoritairement des jeunes
02:26et permet d'aborder de nombreuses problématiques.
02:29On parle sur l'économie circulaire,
02:32on peut parler sur le développement durable,
02:34on peut parler sur l'économie verte, bleue,
02:37et là c'est vraiment des opportunités favorables pour les jeunes.
02:42Dans cette école primaire de Ramla,
02:44le club de résilience climatique
02:46regroupe des élèves des classes francophones.
02:49...
02:50...
02:52...
02:56Objectif, sensibiliser les plus jeunes
02:59aux bonnes pratiques environnementales.
03:02...
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03:09...
03:09C'est notre refuge.
03:12J'appris comment les changements climatiques
03:17et comment il faut protéger notre île.
03:20...
03:21...
03:21...
03:23L'idée, c'est bien sûr qu'à leur tour,
03:25les enfants fassent ouvrir les yeux à leur famille et au-delà.
03:29...
03:29Non, donc c'est à cause de quoi ?
03:31J'ai des enfants qui ont continué,
03:33qui ont commencé avec moi l'environnement
03:36et qui ont continué leurs activités,
03:39même dans les facultés et tout ça.
03:42Donc ils deviennent des membres actifs dans la société.
03:50Chaque établissement scolaire des Kerkena
03:53accueille un club de résilience climatique.
03:55C'est l'un des volets du projet Soumoud
03:57mis en place par l'ONU pour préparer l'archipel
04:00aux changements climatiques.
04:01Mais c'est bien, c'est un endroit, il est très magnifique.
04:05C'est ce que vous l'avez.
04:07La Fédération tunisienne de l'environnement
04:09et du développement met en oeuvre ce programme
04:11avec l'espoir de changer les mentalités.
04:14Les îles sont les premières attaquées
04:17par ces changements climatiques.
04:21Par exemple, on parle de Kerkena,
04:23il y a les experts qui disent que d'ici l'année 50,
04:25on va perdre presque 40% de nos terres.
04:29On a toujours l'espoir.
04:32C'est un peu tard, mais vous savez que l'augmentation
04:35maintenant de l'élevée de mer
04:36et l'augmentation de la température,
04:39ça accélère.
04:40Et c'est pour ça qu'il faut réagir vite
04:42pour au moins, on peut s'adapter
04:45avec ces changements-là.
04:49On est sur Radio Kerkena.
04:51On reçoit aujourd'hui des membres de l'association
04:55Résilience Climat.
04:57Les Kerkena sont aujourd'hui menacés
04:59par plusieurs phénomènes climatiques.
05:01Et nous, on est là pour faire prendre conscience de ça,
05:04surtout aux jeunes,
05:05parce qu'ils sont l'avenir de notre pays.
05:09Au club de résilience climatique du lycée Farah Tached,
05:13qui réunit une quinzaine d'élèves,
05:15on mise sur la radio pour porter le message.
05:19Deux heures d'antenne quotidiennes,
05:22en grande partie consacrées à l'écologie.
05:27Les jeunes engagés vont transmettre ce savoir
05:30et devenir des membres actifs dans cette société.
05:33Autrement dit, on passe d'un élève
05:34à un citoyen responsable, éco-responsable.
05:39Une émission de radio, ça serait audible
05:41et ça nous permettrait de transmettre
05:44notre message à tout le monde,
05:45surtout les Kerkeniens qui sont à l'étranger
05:47et qui sont un peu partout dans la Tunisie.
05:50Il y a plusieurs de gens qui ne savent pas
05:52les dangers autour de notre île.
05:55Donc on veut les sensibiliser,
05:57on veut sécuriser,
05:59on veut protéger notre île.
06:01C'est notre maison
06:02et c'est un devoir pour nous.
06:06Le jour se lève
06:07sur Dar el Ferry,
06:09l'une des rares maisons d'hôtes des Kerkeniens.
06:17Une alternative aux hôtels
06:19et aux locations saisonnières
06:21installées dans une maison familiale
06:23et traditionnelle.
06:24Je déteste les hôtels,
06:26donc je préfère être ici.
06:28C'est calme, beau,
06:30c'est typiquement kerkenien,
06:32c'est vierge,
06:33donc je préfère être ici.
06:36Cela fait maintenant 5 ans
06:38que Narges El Ferry
06:40est aux petits soins pour ses clients.
07:01Au rez-de-chaussée de la maison d'hôtes,
07:06le musée du patrimoine insulaire
07:08reçoit ce jour-là des visiteuses
07:10venues à Kerkena,
07:11entre autres,
07:12pour le festival de musique du monde.
07:17L'occasion de découvrir aussi
07:19les traditions vestimentaires,
07:21agricoles ou culturelles des îles.
07:33Sur la plage du Grand Hôtel,
07:35l'ambiance est montée d'un cran.
07:39Cette année,
07:40le Rhyme Summer Festival
07:41fête ses 10 ans.
07:43Pour l'occasion,
07:44les concerts sont délocalisés
07:46de Sfax aux îles Kerkena
07:47pour le plus grand plaisir
07:49des festivaliers.
07:51Ça pousse des visiteurs
07:52qui n'ont jamais mis les pieds
07:53à Kerkena
07:53de venir découvrir
07:54grâce à cet événement musical.
07:57Et puis,
07:57on voudrait que ce soit encore,
07:59on va dire,
08:00avoir plus de visiteurs
08:01et plus de gens
08:01qui s'intéressent à l'île
08:02et au patrimoine de l'île.
08:04Kerkena,
08:04c'est une île
08:04qui est assez particulière
08:05parce que c'est une île
08:06qui est toujours assez préservée.
08:08C'est l'île
08:09où il y a
08:10un charme méditerranéen,
08:12mais aussi un peu
08:13l'esprit sauvage,
08:14authentique,
08:15préservé.
08:16Et on espère
08:17qu'elle reste toujours
08:18comme ça.
08:24Huit groupes venus du monde entier
08:26se sont produits
08:27au cours des deux soirées,
08:29à chaque fois devant
08:301500 spectateurs.
08:34Pour l'association
08:36Nahawand,
08:37organisatrice de l'événement,
08:38le défi logistique
08:39est de taille
08:40à cause de l'éloignement
08:41de Sfax.
08:43Pourtant,
08:43tout est mis en œuvre
08:44pour limiter au maximum
08:46l'impact environnemental.
08:50On utilise tout ce qui est recyclable.
08:52Par exemple,
08:53on utilise des dégoblets
08:55pas jetables
08:55qui sont recyclables
08:56qu'on peut réutiliser.
08:58Il n'y a pas de boisson en verre,
09:01donc même l'emballage,
09:03on le garde
09:03dans les snacks.
09:06Pareil,
09:07on a une équipe
09:08qui s'occupe
09:08de tout ce qui est environnement,
09:10donc toutes ses poubelles,
09:12il nettoie la plage
09:13le matin,
09:14tout ça,
09:14pour garder le lieu,
09:15bien sûr,
09:16comme on l'a reçu.
09:18Cet après-midi-là,
09:19une dizaine de festivaliers
09:20a pris place
09:21à bord de ce loud,
09:22un voilier à fond plat,
09:24emblématique
09:25du patrimoine kerkénien.
09:28Une promenade ludique
09:30et culturelle
09:30à la découverte
09:31de la Cherfia,
09:33la pêcherie fixe
09:34traditionnelle
09:35des Kerkénins,
09:36une pratique inscrite
09:38au patrimoine mondial
09:39de l'UNESCO.
09:40...
09:42...
09:43...
09:44...
09:59La plupart des festivaliers
10:01sont des habitués
10:02de longue date
10:02et cette délocalisation
10:04des concerts
10:05permettant de se plonger
10:06dans l'univers des Kerkénins
10:08semble faire l'unanimité.
10:10On a rencontré
10:11beaucoup de gens.
10:13Les Kerkéniens
10:14sont des gens
10:16très accueillants
10:17et c'est tout.
10:19À Sfax,
10:20on passe la soirée,
10:22on va dormir chez soi.
10:23Après,
10:24on passe la journée
10:25à attendre le soir prochain.
10:27Maintenant,
10:27on a d'autres activités.
10:29On dirait
10:29qu'on n'est même pas
10:30en Poulosie.
10:31En fait,
10:31c'est...
10:33Déjà,
10:33juste on prend le ferry,
10:35on est déjà partis.
10:36On se déconnecte directement
10:38dans le ferry.
10:40Au lendemain du festival,
10:42la plage du Grand Hôtel
10:43a retrouvé son calme,
10:45mais elle est peu à peu
10:46grignotée
10:47par la montée
10:47du niveau de la mer.
10:49...
10:51...
10:51...
10:53...
10:53Symbole d'amour,
10:54d'hospitalité
10:54et de liberté
10:55pendant la Révolution,
10:56le tilleul se retrouve
10:58souvent en France
10:58sur les places des villages
11:00ou le bord des routes.
11:01Dans les Baronies Provençales,
11:03dans la Drôme,
11:04la plante fait partie intégrante
11:05du patrimoine local.
11:07Après la crise
11:08des années 2000,
11:09la filière essaie de redémarrer,
11:10mais les défis à relever
11:11sont nombreux.
11:18...
11:20...
11:23...
11:23...
11:24...
11:24En ce début juin,
11:25le parfum des tilleuls
11:26embaume toute la région
11:27des Baronies.
11:28À la Roche-sur-le-Buy,
11:30Nacha vient de commencer
11:31une période intense
11:33de taille et de cueillette
11:34qui dure en général
11:35trois semaines.
11:38Cueilleuse professionnelle
11:39en itinérance
11:39depuis presque 20 ans,
11:41elle est aussi à l'aise
11:42au milieu des branches
11:43qu'assise au pied de l'arbre.
11:46Avec rapidité
11:47et précision,
11:48elle récupère
11:49les sommités fleuries
11:50appelées bractées.
11:51...
11:51C'est une lecture de branches,
11:53ça s'appelle.
11:54On vient lire
11:55comment est-ce que
11:56les bractées
11:57se sont mises dessous
11:58pour venir les récupérer.
12:01C'est un geste répétitif,
12:06mais méditatif,
12:07qui a été inscrit
12:08au patrimoine immatériel
12:09et culturel
12:10de l'UNESCO.
12:16Avec son équipe
12:17qu'elle appelle
12:18affectueusement
12:18les chenilles,
12:20Nacha s'inscrit
12:20dans une longue tradition.
12:27Pendant longtemps,
12:28la cueillette du tilleul
12:30se fait en famille,
12:31en complément
12:32d'une autre activité.
12:33On connaît depuis toujours
12:35ses propriétés apaisantes,
12:37la fraîcheur de son ombre
12:38et le goût du bétail
12:40pour ses feuilles.
12:42A partir du milieu
12:43du XIXe siècle,
12:45l'arbre est partout,
12:46au bord des routes
12:47pour tenir les chaussées,
12:48dans les parfums de grâce
12:49ou les infusions
12:51dont raffole
12:52le courant hygiéniste.
12:54En juillet,
12:56la foire au tilleul
12:56de Buil-et-Baroni
12:57est un événement central.
13:00De quoi calmer les nerfs
13:02de tout un continent.
13:0430 tonnes de tilleul
13:05déambulent devant vous
13:07et à 1 million
13:09de tasses par tonne,
13:11faites-vous-même le compte.
13:15À partir des années 1980,
13:18c'est la crise.
13:19La production se met à baisser
13:21pour s'éteindre doucement
13:22dans les années 2000
13:23à cause principalement
13:25de la concurrence étrangère.
13:27De 400 tonnes par an,
13:29la production chute
13:30à 10 tonnes.
13:39Dans cette propriété
13:41de beaux voisins,
13:42une bande de joyeux retraités
13:43bénévoles et militants
13:44se retrouvent pour la cueillette.
13:47En 2013,
13:48ils ont répondu présents
13:49comme d'autres
13:50à l'appel des ouvriers
13:51fralibes de Gémenos
13:53dans les Bouches-du-Rhône
13:54en lutte contre
13:55le géant Unilever.
13:57À l'époque,
13:58la filière tilleul
13:59encore affaiblie
14:00accepte de leur tendre la main.
14:02Une production solidaire
14:04de 5000 boîtes de tisane
14:05aide à soutenir la lutte
14:07dans cette usine de thé.
14:09Depuis,
14:10certains reviennent
14:11chaque année.
14:12Moi, quand je dis à mes collègues
14:13que je vais ramasser du tilleul
14:15pendant une semaine,
14:16oh, mon Dieu,
14:17quel courage !
14:17Mais non,
14:18ce n'est pas du courage,
14:19c'est que du bonheur.
14:20Puisqu'il y a le tilleul,
14:21mais autour de ce tilleul,
14:22il y a tellement
14:22de belles aventures
14:24avec les amis,
14:25comme on l'a dit si bien.
14:27Voilà,
14:27tous ces partages,
14:28tous ces échanges,
14:30tous ces rires.
14:31On est utile,
14:31on se sent utile.
14:32Et on se fait plaisir.
14:33Voilà,
14:33donc franchement,
14:34quel beau compromis.
14:36C'est le prolongement
14:37de tout notre engagement,
14:39que ce soit en Belgique ou ça.
14:40Nous avons été toujours engagés.
14:43Mais ça,
14:43c'est quand même
14:44plus agréable
14:44que certains combats
14:46que nous avons menés.
14:52aujourd'hui,
14:53les fralibes ont gagné
14:55leur combat
14:55et achètent désormais
14:57via leur coopérative
14:58Scopti
14:58près de 700 kilos
15:00de tilleul bio
15:00millésimé des baronis
15:02à différents producteurs.
15:08Comme d'autres grossistes,
15:10Scopti accepte
15:11d'augmenter chaque année
15:12la quantité
15:12et le tarif au kilo
15:15jusqu'à un certain seuil.
15:18Les producteurs,
15:19ils vont le cueillir,
15:20ils le font sécher
15:21et ils nous le vendent.
15:22Mais après,
15:23il y a les analyses,
15:24il y a la coupe,
15:25il y a le conditionnement,
15:26il y a toute la partie
15:27commerciale qui va derrière.
15:28Donc nous,
15:29on veut vendre
15:30le produit
15:31le plus simple possible
15:32mais avec une qualité optimum
15:33au prix le moins cher possible.
15:35Donc voilà,
15:36donc eux,
15:36c'est à eux,
15:36après derrière,
15:37de voir ça,
15:37ils savent très bien
15:38que s'ils augmentent,
15:39le prix final,
15:40ils vont augmenter derrière.
15:42Même si sa production
15:44reste modeste,
15:45Scopti a donné
15:46une nouvelle impulsion
15:47au tilleul des Baronis.
15:49Pour tous,
15:50fixer un prix juste
15:51reste le nerf de la guerre.
15:54Un tilleul conventionnel
15:55s'achète autour
15:56de 18 euros le kilo.
15:58Il faut compter 30 euros
15:59pour un produit bio
16:00qui part à la coupe
16:01pour des sachets de tisane
16:02et jusqu'à 70 euros
16:04pour une gamme herboristerie
16:06avec une qualité de bractée
16:07et un tri irréprochable.
16:12Nasha,
16:12elle,
16:13perchée dans les arbres,
16:14continue son marathon
16:15avec son binôme Michael.
16:17Il y a deux jours,
16:18on a fait un tilleul
16:19et il faisait plus de 25 mètres.
16:23Ce qui n'avait pas été taillé
16:24depuis très, très, très longtemps.
16:31Muni de sa perche télescopique
16:33qui monte à 6 mètres,
16:35Nasha taille
16:35et cueille en même temps.
16:37Attention.
16:39La technique de taille
16:41avec la perche
16:42a permis de supprimer
16:43les échelles en bois
16:44qu'on venait placer
16:46sur les extérieurs des arbres.
16:48Donc des échelles en bois
16:49d'une certaine dimension
16:51et petites comme des très, très grandes
16:53jusqu'à 12 mètres
16:54qui étaient conséquentes à porter
16:55et à placer aussi dans l'arbre.
16:58Sachant que le tilleul
16:59est un bois très fragile,
17:00très cassant,
17:01il y avait une dangerosité
17:03qui était quand même assez importante.
17:04Du coup, le travail avec la perche
17:06permet de diminuer le risque
17:07et d'avoir une rentabilité
17:09de production.
17:11La cueilleuse professionnelle
17:13sait des mois à l'avance
17:15le nombre d'arbres
17:16qu'elle doit entretenir en juin.
17:17Elle croule sous les demandes
17:19et fait désormais partie
17:20d'une fédération de récoltants
17:22pour une meilleure répartition
17:23du travail.
17:25Avec Mickaël,
17:26elle ramasse 450 kg
17:28de tilleul secs par an,
17:30ce qui représente
17:31une partie non négligeable
17:32de ses revenus.
17:33Malgré tout,
17:35ce métier difficile
17:36nécessitant un vrai savoir-faire
17:38n'attire pas grand monde.
17:40La demande est énorme.
17:41Maintenant, il faut sensibiliser
17:43toute cette filière
17:45des acheteurs, justement,
17:47au travail exercé,
17:49la taille récolte journalière,
17:52plus le temps passé
17:54au grenier qui fait...
17:55quoi, grenier,
17:56dans les endroits de séchage,
17:57qui font que,
17:58quand on les additionne,
17:59ça fait faire des grosses journées
18:00et qui font qu'on sort
18:01un produit de qualité.
18:06Pour faire face
18:07à la concurrence étrangère,
18:08une législation du travail
18:10et des normes de qualité
18:11de plus en plus drastiques,
18:13certains pensent
18:14que la filière a besoin
18:15d'une aide extérieure,
18:16le temps d'adapter ses pratiques.
18:21Il faut qu'on arrive
18:22à relancer cette filière
18:24au même titre
18:26que les autres filières agricoles,
18:27c'est-à-dire avec une aide
18:28ou de la PAC
18:29ou une aide de l'État
18:31ou...
18:31Ça, c'est tout
18:32à discuter
18:33et à réfléchir.
18:35C'est une des seules filières
18:37qui ne bénéficie pas
18:38de subventions,
18:39qui n'est pas reconnue
18:40comme subventionnable.
18:42Le tilleul est un produit sain
18:43qui pourrait être développé.
18:45Pourquoi il ne bénéficie pas
18:46d'aide ?
18:47C'est anormal.
18:51La production des baronis
18:53représente toujours 90%
18:55de la production
18:56du tilleul français,
18:58mais leur n'est plus
18:59au gros volume
18:59comme autrefois.
19:01Désormais,
19:02on fait forcément moins,
19:03mais mieux.
19:06À Ville-Perdry,
19:08à la ferme de Perdicus,
19:09la récolte du tilleul
19:11s'achève,
19:11mais n'est pas
19:12une culture principale.
19:16L'idée de Florent
19:17et Adrien
19:18est de diversifier
19:19les activités,
19:21principalement
19:21de l'huile d'olive
19:22et des plantes aromatiques,
19:24plus une petite partie
19:25tourisme
19:26avec un gîte
19:27et des ânes.
19:28On n'a pas mis
19:29nous nos oeufs
19:29dans deux ou trois paniers,
19:30mais on a mis nos oeufs
19:31dans 100 paniers différents.
19:33C'est bien que si un jour
19:34il y a une culture
19:36ou une cueillette
19:36qui échoue,
19:37on en a une autre
19:38qui vient prendre le relais
19:39et on a toujours
19:39quelque chose
19:40à commercialiser
19:41pour réussir
19:41à faire vivre l'activité
19:42et à vivre nous
19:43au passage.
19:44Le tilleul s'insère
19:45dans un cortège
19:46de plantes
19:47qu'on cultive
19:47et qu'on cueille.
19:49Nous, on travaille
19:51en grosse majorité
19:52en vente directe,
19:53donc ça veut dire
19:53du producteur-cueilleur
19:54au consommateur.
19:55Soucieux de pérenniser
19:56leur activité,
19:58les jeunes agriculteurs
19:59collaborent volontiers
20:00avec le parc naturel
20:01des Baronies Provençales.
20:03Depuis 2020,
20:04ce dernier multiplie
20:06les actions
20:06pour accompagner
20:07les acteurs du tilleul.
20:08On profite
20:09de l'arrosage
20:09qu'il y a derrière,
20:10mais des fois,
20:10ce n'est pas hyper précis.
20:12Et on ne leur a pas
20:13mis d'engrais.
20:14D'accord.
20:14Donc, ils sont quand même
20:14un peu élevés à la dure.
20:16Oui, c'est bien.
20:17Tu as vu,
20:17les feuilles,
20:18elles sont coriaces.
20:19Oui, super.
20:22Ici, avec Florent et Adrien,
20:25l'idée, c'était de faire
20:25un verger conservatoire
20:27de variétés.
20:28Donc, on a des tilleuls
20:29platyphilos.
20:31Et là, une grande partie
20:32de ces petits tilleuls
20:34vont être greffés
20:36avec des variétés
20:37de la région.
20:39Et donc, des variétés
20:41que les gens ont sélectionnées
20:43depuis 150 ans
20:44pour leurs caractéristiques.
20:46Et puis, par ailleurs,
20:47c'est essayer d'avoir
20:47un coup d'avance
20:48sur le dérèglement climatique
20:49aussi.
20:50Comme le disait Alexandre,
20:52notre but,
20:53c'est d'introduire
20:54de la diversité
20:55et donc d'avoir
20:56des individus
20:57qui peut-être
20:58résisteront mieux.
20:58Il y a assez peu
20:59de tilleuls
21:00qui sont replantés
21:00et finalement,
21:03on utilise des arbres anciens
21:05et qui ont une durée de vie
21:06évidemment qui est limitée.
21:08Et du coup,
21:09il y a aussi de ça
21:10dans cet enjeu
21:11de replanter,
21:11c'est de continuer
21:12à perpétuer les cycles
21:13et de s'assurer
21:13de pouvoir continuer
21:15à accueillir
21:15dans le futur.
21:16Et pour les suivants
21:17qui reprendront la main,
21:18je l'espère,
21:19quand on sera à la retraite.
21:23Une partie du tilleul
21:25de Villeperdry
21:26se retrouve
21:26à quelques kilomètres
21:27de là
21:28dans l'herboristerie
21:29de Juliette,
21:30à Nyonce.
21:31La jeune femme
21:32vend la plante
21:33sous forme de bractée
21:34pour les infusions,
21:35d'aubier pour les décoctions,
21:37d'eau florale
21:38et de poudre
21:39pour la pâtisserie.
21:40Pour une clientèle
21:41de plus en plus sensible
21:42à la provenance
21:43et à la qualité du produit.
21:47Pour moi,
21:48ça me paraît essentiel
21:49de remettre au goût du jour
21:50le patrimoine local,
21:52notamment parce que
21:52ça fait vraiment partie
21:54du patrimoine français
21:55et là notamment
21:55des baronies provençales.
21:57Donc pour moi,
21:58c'est essentiel
21:58de jouer là-dessus
22:00et de refaire connaître
22:01en fait à la clientèle
22:02qui a finalement oublié
22:05les plantes médicinales.
22:06Et c'est vrai
22:06qu'une des seules plantes
22:07que le français se souvient,
22:09pour celui qui n'y connaît
22:10rien en plantes,
22:11on va vous dire
22:12le tilleul.
22:12Ça fait partie
22:13des plantes
22:14qui persistent encore
22:15dans l'intelligence collective
22:17finalement.
22:19Et voici les filles !
22:21Le dernier tilleul.
22:24Aujourd'hui,
22:25l'explosion du marché
22:26du bien-être
22:27est un atout de taille.
22:28La filière reste encore fragile,
22:30mais son potentiel
22:32est indiscutable.
22:43La deuxième ville du Portugal,
22:45Porto,
22:45est devenue en quelques années
22:47une destination prisée
22:48des touristes du monde entier.
22:50L'une des raisons,
22:51les beautés
22:51et la diversité architecturale
22:53de cette cité
22:54au passé glorieux.
23:12Sur les bords du fleuve d'Ouro,
23:15à quelques encablures
23:16de l'Atlantique,
23:17Porto,
23:18cité classé au patrimoine mondial
23:20de l'UNESCO.
23:22Des murailles,
23:23des églises,
23:24une cathédrale,
23:25des places majestueuses,
23:27des couleurs.
23:28Du classique au baroque,
23:29comme beaucoup de villes
23:30de la péninsule ibérique,
23:31Porto,
23:32et comme un musée
23:33à ciel ouvert.
23:34J'adore ce café
23:35qui est belle époque,
23:36un cinéma qui est magnifique.
23:37Mario Diabrio,
23:39c'est celui qui a fait
23:39l'architecture
23:40de ce garage de 39
23:42avec franchement
23:44des références art déco.
23:45Et si ces quartiers
23:46intriguent les amateurs
23:47du premier art,
23:48c'est aussi pour ces bâtiments
23:50construits au XXe siècle,
23:51comme ce cinéma
23:52à deux pas
23:53d'une église néogothique
23:54parmi les plus belles
23:55de la ville.
23:56Là, on est dans une structure
23:57qui est plutôt moderne.
23:59Le moderne va faire penser
24:01un petit peu
24:01cette période du corbusier.
24:03On va refaire vivre
24:04un peu des formes
24:05très aérodynamiques
24:07qui font penser
24:08à l'aviation,
24:09qui font penser
24:09au monde marin.
24:10Là-haut,
24:10il y avait des hublots,
24:11des espèces d'hublots,
24:12des fenêtres bien rondes,
24:13ces grandes baies vitrées
24:15et tout ça,
24:15c'est des langages
24:16plutôt de cette période
24:17de 40, 50.
24:18Quelques temps
24:19avant cette période,
24:20début 20e,
24:21c'est José Marques da Silva,
24:23diplômé des Beaux-Arts
24:24de Paris,
24:25qui a commencé
24:25à façonner le visage
24:26d'un nouveau porto
24:28avec cette place
24:29de la liberté.
24:30Un porto très esthétique.
24:32Depuis une quinzaine d'années,
24:34la deuxième ville
24:34du Portugal
24:35est devenue
24:36une destination phare
24:37en Europe,
24:38bien aidée
24:39par la multiplication
24:39des vols low cost.
24:41C'est un concentré
24:42de plein de choses
24:42et déroutant.
24:43Parce qu'on est habitué
24:45en France
24:46à avoir des quartiers
24:47bien délimités
24:48avec une histoire
24:49et ici,
24:50tout se mélange
24:50dans la même rue,
24:52on peut avoir
24:53toutes les dates.
24:57À l'occasion
24:58de l'élection
24:58de Porto
24:59en tant que capitale
25:00européenne de la culture,
25:02pour sa nouvelle salle
25:03de spectacle,
25:03la ville avait été séduite
25:05par un projet audacieux.
25:07Son concepteur,
25:08Rem Kolas,
25:09un architecte
25:10et urbaniste néerlandais
25:11reconnu pour ses structures,
25:13ses matériaux.
25:14Ici,
25:15la pureté du béton.
25:17Quand on entre,
25:18c'est un côté un peu cathédral,
25:21cathédral brutaliste,
25:22disons,
25:23et vous avez
25:24tout ce volume
25:26assez incroyable.
25:28Rien n'est droit,
25:29en fait.
25:29Tout est en lumière
25:30à l'intérieur.
25:31De l'extérieur,
25:32on a l'impression
25:32que c'est quand même
25:33assez fermé,
25:34mais c'est comme
25:35un vaisseau spatial
25:36qui,
25:37de l'intérieur,
25:38donnerait sur l'univers.
25:47Méditerranéo est terminé
25:48pour aujourd'hui.
25:49Rendez-vous prochainement
25:50pour de nouvelles découvertes
25:51en Méditerranée.
26:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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