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Chaque dimanche, Pierre de Vilno reçoit un invité politique dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00Bonjour, bienvenue au Grand Rendez-Vous Europe 1, c'est News Les Échos.
00:03Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
00:04Bonjour.
00:04Merci d'être avec nous ce dimanche.
00:05Vous êtes député RN de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale.
00:095 000 interpellations en une semaine.
00:12Un mardi de protestations et de violences en perspective.
00:16Les lycéens encouragés par Jean-Luc Mélenchon et ses lieutenants mettent la France et leur avenir à feu et à
00:22sang.
00:22Leur combat est clairement dévoyé, archi-politisé.
00:25Les conséquences sont terribles.
00:26Cet adolescent de 17 ans qui a perdu l'usage d'un œil.
00:29Des policiers qui ont été roués de coups, des pompiers également.
00:32Que proposez-vous, vous le RN, pour stopper cette violence désinhibée ?
00:36Et comment remettre la jeunesse dans le droit chemin en premier lieu pour eux, pour leur avenir ?
00:40Nous évoquerons aussi la présidentielle.
00:42La course du RN sera-t-elle entachée par l'affaire Mediapart-Bardella ?
00:47Comment au RN on vit cette polémique ?
00:49Et puis le budget bien sûr, 43 milliards d'économies, 17 milliards d'impôts.
00:53Que va faire le RN ? La censure est-elle au programme ?
00:56Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos.
00:59Bonjour Stéphane.
00:59Bonjour.
01:00Et Mathieu Pocoté. Bonjour Mathieu.
01:01Bonjour.
01:01Jordan Bardella continue de démentir les allégations de Mediapart sur les propos antisémites qu'il aurait tenu alors qu'il
01:08avait 17 ans.
01:08La campagne de Marine Le Pen s'en trouve-t-elle ébranlée ?
01:12Non, pas du tout.
01:13Je réitère à nouveau mon soutien et mon amitié à Jordan Bardella.
01:16Fasse une campagne épouvantable.
01:17C'est-à-dire qu'accuser un innocent d'avoir pensé ou proféré ou participé à l'idéologie la plus
01:24odieuse que la téléportée, ce n'est pas juste une anecdote ou juste rappeler une erreur de jeunesse.
01:28C'est une accusation infâme, odieuse.
01:31Et nous faisons bloc derrière Jordan Bardella qui est innocent.
01:34Elle est soi-disant preuve que Mediapart a dû révéler parce que le RN a tenu bon et a contraint
01:41Mediapart à montrer ce qu'il avait dans sa besace.
01:44C'était consternant. Il n'y avait absolument rien.
01:46Mais est-ce que ça suffit de faire bloc pour ne pas avoir une tâche indélébile qui est en train
01:53de se propager ?
01:54Est-ce que vous craignez pour la campagne de Marine Le Pen ?
01:56Non, je crois justement que le fait que nous soyons solidaires, que tout le monde sache que Jordan Bardella n
02:02'a pas pu proférer ce genre de choses, montre notre détermination.
02:07Les téléchargements, les conversations Messenger qui ont été téléchargées sur le site de Meta, la maison mère de Facebook, le
02:14fait que ça a été constaté par Huissier, pour vous, ça ne vous ébranle pas ?
02:17Au contraire, ça montre la mauvaise foi de Mediapart.
02:21Parce qu'en fait, qu'est-ce qu'on voit ? On voit un compte qui s'appelle Jordan Bardella,
02:25mais vous tapez Jordan Bardella sur Facebook, vous avez des dizaines de comptes qui s'appellent Jordan Bardella.
02:30Et ils utilisent en fait la bonne foi de ceux qui peuvent écouter sur le constat de Huissier.
02:34Mais un constat de Huissier ne mène pas d'enquête, ne regarde pas si c'est bien le compte de
02:37Jordan Bardella.
02:38Ils constatent que le journaliste de Mediapart a sur son ordinateur un dossier qui s'appelle Jordan Bardella.
02:45Donc l'huissier n'est pas de mauvaise foi, mais simplement il constate quelque chose qui n'est pas forcément...
02:51Non, c'est Mediapart qui a de mauvaise foi.
02:52Et en fait, c'est exactement la technique de Mediapart que j'ai qualifiée comme les techniques de voyants, d
02:58'escrocs.
02:59C'est en fait multiplier les informations vraisemblables au début pour que les gens doutent, mettre quelque chose de complètement
03:05bidon au milieu et finir par quelque chose de vraisemblable.
03:07C'est quoi ? C'est un complot selon vous ? Qui c'est qu'a oublié ce complot ?
03:10Qui est à l'origine de cette... Vous pensez que c'est une manipulation ? Qui est à l'origine
03:14de cette manipulation ?
03:15Mediapart est aveuglé depuis bien longtemps par la haine contre le RN.
03:19D'ailleurs, il préparait ses annonces et en fait, ils le disent.
03:22Certains annonces de journalistes qui interviennent publiquement expliquent qu'en fait le but, c'est pas tant cette histoire, ces
03:28bêtises.
03:29Et ces mensonges autour de... ces diffamations autour de Jordan Bardella, c'est montrer que, en fait, le RN n
03:35'a jamais été ce que Marine Le Pen en a fait.
03:38Voilà. En fait, c'est une tentative de déstabilisation au long cours de la ligne de Marine Le Pen qui
03:43est une ligne républicaine, une ligne patriotique et une ligne de défense des valeurs de la France.
03:47Mais j'entends parfaitement que Jordan Bardella dit tout cela est faux, absolument faux, très bien.
03:52Mais par ailleurs, est-ce que l'autre dimension ne mérite pas d'être mentionnée ?
03:54C'est-à-dire, peu importe que ce soit vrai ou faux, je dirais, des conversations messenger, donc privées, tenues
04:00quand un type avait 17 ans,
04:02à quel moment peut-on considérer qu'il est légitime de remettre ça dans la vie publique sur le mode
04:07de la tentation policière ou de la stasie ?
04:08C'est-à-dire que vos conversations que vous avez eues à 17 ans, quelles qu'elles soient, en quoi
04:11sont-elles pertinentes pour l'homme politique que vous êtes aujourd'hui ?
04:14Mais bon, ces deux dossiers, ces deux enjeux différents, l'enjeu que vous soulevez aurait pu être réel,
04:20c'est-à-dire qu'on peut commettre des erreurs quand on est jeune, de tout acabit, et dans ce
04:25cas-là, chacun aura dû prendre ses responsabilités.
04:28Mais là, ce n'est pas le cas, c'est quand même important.
04:30Oui, mais c'est quand même important.
04:31Après, effectivement, est-ce que Mediapart utilise des méthodes sur le fond et la forme qui sont très contestables ?
04:36Oui, ce n'est pas la première fois, mais je vais vous raconter une anecdote.
04:40Jérôme Cahuzac, ça s'était révélé quand même exact, donc on viendrait.
04:44Oui, mais ce n'est pas parce que ça s'est révélé une fois exactement utile que c'est valable
04:48pour tout le monde.
04:49C'est-à-dire qu'on ne peut pas considérer que parce qu'une fois, un menteur a effectivement été
04:53un menteur que tout le monde ment.
04:54Parce que ça doit dire qu'on peut vous accuser de tout et n'importe quoi.
04:56Moi, c'est très simple.
04:57Pourquoi aussi j'ai confiance dans Jordan Bardella ?
04:59C'est que les quelques fois où j'ai eu affaire à Mediapart, je suis quand même bien placé pour
05:03savoir que c'était n'importe quoi.
05:04Je vais vous donner un exemple.
05:05La commission d'enquête que j'ai présidée sur les ingérences étrangères, Mediapart m'envoie une série de questions.
05:10Mais une série de questions, c'est vraiment assez long, qui demandaient plusieurs jours de travail.
05:14Ils me disent « ne vous inquiétez pas, on devait être mercredi, vous avez jusqu'à dimanche pour répondre parce
05:20qu'il est hors de question de publier une enquête sans qu'on ait votre avis. »
05:22Le lendemain matin, je reçois à 9h, dans la matinée, un SMS.
05:26Finalement, l'enquête sera publiée cet après-midi et vous pourrez y répondre après.
05:30Et publiquement, M. Harfi, un des directeurs de Mediapart, disait « mais pas du tout, on a respecté la procédure
05:36».
05:36Et pendant une semaine, tous les journalistes de la place de Paris ont répété que Mediapart avait fait son travail,
05:41que j'étais un salaud, que je n'avais pas répondu, alors que j'ai les SMS qui prouvent.
05:45Et pourquoi ? Parce que le problème, c'est que moi, je ne suis pas un salaud, donc c'est
05:48vrai que je ne transmets pas aux journalistes des échanges privés,
05:52mais si un jour, Mediapart me chauffe, je pourrais montrer les SMS privés qui prouvent qu'ils avaient fait cela.
05:56Alors vous allez me dire, qu'est-ce qu'il y a le rapport avec les diffamations sur le jardin
06:00de Verdella ?
06:01C'est que c'est un état d'esprit. Moi, j'en ai assez qu'on présente dans certains médias,
06:04Le Monde, Le Figaro, BFM TV et d'autres, Mediapart comme espèce de pape du journalisme qui serait...
06:14Je ne suis pas sûr que Le Figaro présente Mediapart comme le pape du journalisme.
06:16Si, justement, j'ai été très surpris. Ah, j'ai été très surpris par l'attitude du Figaro, qui présente
06:20Mediapart comme vraiment inattaquable, parfait.
06:24Et en fait, il y a une espèce de fascination pour cette espèce de gourou de la désinformation qui est
06:28M. Plenel, qui pourtant est responsable.
06:31Lui, vous parlez de tâches, est responsable, lui, d'énormes tâches sur le journalisme français, notamment l'affaire Baudisse.
06:37Alors certains ont dit, parce que mon ami Sébastien Chenu l'a démontré, dit oui, ce n'est pas Mediapart.
06:42Oui, à l'époque, il était au Monde, c'est-à-dire le journal de référence.
06:44Mais c'était bien M. Plenel qui était responsable de la destruction de cet homme, de la vie de cet
06:48homme et de l'intégrité de M. Baudisse.
06:50Au-delà de Mediapart, quand le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, vendredi matin, dit que Jordan Bardella ment, ment
06:57et honte et ment,
06:58qu'est-ce que vous répondez au ministre de l'Intérieur ?
07:01Je réponds que ce n'est pas parce que lui-même est un menteur professionnel que tout le monde l
07:04'est.
07:05Parce que M. Darmanin, et là pour le coup, tout le monde le sait maintenant, a menti à la France
07:10entière sur la responsabilité des dégradations et des attaques
07:12qui avaient eu lieu autour d'un match de football.
07:15Il avait attaqué les supporters anglais, on sait bien que c'était la racaille et des voyous français qui avaient
07:21attaqué les supporters.
07:23Il avait menti devant toute la France, il ne s'est jamais réellement excusé.
07:26En plus, il devrait savoir que Mediapart est lui-même menteur puisque M. Darmanin lui-même avait été accusé par
07:31M. Plenel d'être antisémite
07:33suite à la publication d'un livre où M. Darmanin parlait du statut des personnes de confession juive donnée par
07:40Napoléon Bonaparte
07:41de telle façon que M. Plenel considérait que c'était raciste et antisémite.
07:44Donc en fait, M. Darmanin, contrairement à Marine Le Pen par exemple, n'a des principes que pour lui-même
07:49et ne les applique pas à ses adversaires.
07:51Or, c'est vrai que la différence avec le Rassemblement National, c'est que nous, on applique nos principes, la
07:55présomption d'innocence,
07:57ne pas gober tout ce qu'on nous raconte, demander des preuves réelles avant de détruire l'intégrité.
08:00Et clarifier comme le demande Emmanuel Macron ?
08:02Ça a été clarifié, ça a été parfaitement clarifié par Jordan Bardella, qui d'ailleurs a rappelé, et j'en
08:07finirai là à ce titre, sa ligne personnelle.
08:11Un combat de tout instant contre l'antisémitisme, la défense systématique de nos compatriotes de confession juive,
08:18la défense de l'intégrité, même si ce n'est pas directement lié d'Israël, mais dans le sens où
08:23évidemment, ça implique aussi la lutte contre l'antisémitisme,
08:26la présence, la visite de Yad Vashem du mémorial en Israël, la présence à Jordan Bardella dans des conférences contre
08:34l'antisémitisme,
08:35et des réactions épidermiques, parce que moi je rappellerai aussi que par exemple, Jordan Bardella avait immédiatement quitté une conférence
08:41aux Etats-Unis,
08:42quand un intervenant avait fait ce qui aurait pu être assimilé à un salut nazi, il avait immédiatement quitté, sans
08:49faire son discours,
08:50les lieux, ce qui prouve bien que nous n'avons aucune, comment dire, compromission avec ça.
08:54J'y reviens parce que ça me semble assez important, j'entends parfaitement le déni, vous dites c'est faux,
08:58très bien, on l'entend.
08:59Mais est-ce que l'idée même de fouiller dans les poubelles de vos conversations de 17 ans, en tant
09:04que telle, est-ce que c'est pas, peu importe,
09:05on trouverait des propos absolument odieux de Jean-Luc Mélenchon à 17 ans, ou de M. Olivier Faure, ou quand
09:10sais-je,
09:11est-ce qu'en tant que telle, ce serait pertinent de savoir les conversations d'un adolescent de 17 ans,
09:16est-ce que ça doit être au cœur de la vie publique aujourd'hui ?
09:18Moi ça me frappe, l'espèce de tentation, ce que j'appelle la tentation de la stasie, d'espionner la
09:22vie privée,
09:23les fonds de poubelles, et tout ça est mis au cœur de la vie publique à la veille d'une
09:25présidentielle.
09:26Est-ce qu'il n'y a pas là un enjeu qui est distinct des propos qu'on prête à
09:29Jordan Bardella, et qu'il y a un enjeu à part entière ?
09:31Mais vous avez raison, d'ailleurs l'enjeu est pertinent, dans le sens où le régime juridique qui permet justement
09:36de faire ces poubelles,
09:38c'est aussi une question que j'ai utilisée cette semaine, comme vous, soit disant c'était pour protéger les
09:42citoyens,
09:43parce que je crois, si j'ai bien compris, je ne suis pas spécialiste, que ça vient des dispositions européennes,
09:47qui permettent donc à META de télécharger toutes ces conversations, sans que l'autre personne impliquée dans la conversation,
09:52quelle qu'elle soit, soit au courant ou donne son accord, et donc en fait tout un chacun, soit disant
09:56pour protéger la vie privée,
09:57peut partager en fait cette vie privée avec n'importe qui.
10:00Vous pouvez avoir par exemple des échanges, moi j'ai révélé sur une chaîne concurrente que ça m'était arrivé
10:05avec un de mes ex,
10:07qui n'était pas content, bon ben il a fait croire qu'il avait mon compte, il aurait pu télécharger
10:11mon compte,
10:12et donc partager un faux compte avec tout le monde, c'est-à-dire que ça pose vraiment un problème,
10:15moi je ne savais pas que c'était possible, qu'en fait au nom de la vie privée, du maintien
10:18de la vie privée,
10:19en fait META permet à un des deux ou plusieurs, si la conversation implique plusieurs personnes,
10:24de télécharger l'entièreté de ces échanges, comment dire, et de les partager.
10:28Alors si c'était vrai, ça peut être vrai pour certaines personnes,
10:31bon pour Jordan Bardella il se trouve que c'est faux, mais c'est vrai que ça pose un grave
10:33problème
10:34sur la confidentialité, et puis aussi la tenue quand même de cette campagne,
10:38parce que vous avez en introduction parlé des émeutes.
10:40Oui, c'est-à-dire que ça risque de faire un séisme, comme l'affaire Fillon avec le canard enchaîné
10:45en janvier 2016.
10:48Sincèrement, je crois que le séisme va avoir lieu dans un certain nombre de rédactions parisiennes,
10:52je m'explique, c'est-à-dire que ça fait maintenant un mois qu'on ne parle,
10:56que certains médias parisiens ne parlent que de conneries,
11:00s'alissent la campagne présidentielle, j'ai vu d'ailleurs que The Economist,
11:03qui est un magazine de référence, la correspondante à Paris,
11:07était consternée par le niveau du débat en France,
11:09nous sommes au bord d'une crise obligataire, d'une crise de la dette.
11:11Nous avons la pire crise, et je sais que ça vous tient à cœur,
11:15la pire crise agricole que la France ait connue depuis très longtemps.
11:18Moi, j'ai traversé depuis un mois la France de Longin, après une première pause.
11:21Et donc, on parle qu'effectivement de faire les poubelles,
11:24de diffamer le principal parti d'opposition, au lieu de parler de notre programme,
11:27ou le programme des autres.
11:28Des poubelles, on va en parler dans un instant,
11:29des poubelles brûlées, sans mauvais jeu de mots,
11:31avec cette violence urbaine accrue,
11:33et ce mardi qui se profile à tout de suite sur Orban et sur CNews.
11:39Retour sur le plateau du grand rendez-vous,
11:41Europe 1 CNews, les échos, avec le député RN de la Somme,
11:43président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale,
11:46Jean-Philippe Tanguy.
11:47Mardi après-demain, une nouvelle journée de blocage,
11:50je mets entre guillemets, des lycées,
11:52est annoncée, puisqu'on a bien vu que c'était des violences urbaines.
11:56Ce matin, dans le JDD, Philippe Devilliers parle d'émeutes générationnelles.
12:05L'union syndicale lycéenne annonce cette journée.
12:08À date, plusieurs centaines de personnes ont été blessées.
12:10Un gamin de 17 ans qui a perdu l'usage d'un oeil,
12:13un prof qui a été aspergé d'essence,
12:15une femme qui a été attaquée au visage également par un engin brûlant,
12:19une policière mise à terre dans le 20e, vous avez vu la scène,
12:22un commandant de police, Rouet de Coué, etc.
12:25Qu'est-ce que vous craignez, vous, pour cette journée de mardi ?
12:28Et j'ai presque envie de dire, même pour demain.
12:31Mais c'est tout simplement la réitération du fait que
12:34le gouvernement n'arrive pas à maintenir l'ordre républicain.
12:38Il se laisse impressionner, déborder.
12:40Mais qu'est-ce que vous feriez ?
12:41Vous êtes ministre de l'Intérieur, c'est compliqué.
12:43Il y a même beaucoup de lycées qui sont perturbés.
12:48Déjà, ce n'est pas la même gravité, heureusement,
12:50dans tous les établissements.
12:51Et les dispositifs de sécurité, vous savez qu'on a la chance
12:54d'avoir parmi nous, au Rassemblement National,
12:56par exemple, Mathieu Vallée, qui est ancien syndicaliste
13:00et commissaire de police, qui connaît bien ses affaires,
13:02qui a pu démontrer...
13:03Qui était sur ces news.
13:04Absolument, qui a pu démontrer ces derniers jours
13:06que les dispositifs de sécurité n'étaient pas préventifs,
13:08que le gouvernement n'avait pas mis assez d'effectifs
13:11dans des endroits critiques,
13:13se laissant, mais comme toujours,
13:15sur malheureusement ces violences,
13:17déborder, ne prévoyant rien,
13:19ne voyant jamais, comment dire, les menaces venir,
13:22et toujours par la contamination d'un mouvement
13:24qui, à la base, pourra y revenir, ceci dit,
13:27pouvait s'entendre.
13:27On a le droit de faire des revendications,
13:29on a le droit de ne pas être content.
13:30Donc les revendications sont légitimes.
13:32Oui, mais ça, je reviendrai parce que...
13:33Vous parlez de manque d'anticipation.
13:34En réalité, les policiers étaient là.
13:37J'entends, effectivement, une personne
13:39de l'union syndicale lycéenne
13:41qui disait, hier, sur une chaîne concurrente,
13:43qui disait, nous, on avait demandé à les voir
13:45en amont, et puis finalement,
13:47Édouard Jeffrey, apparemment,
13:48il n'y a pas eu cette réunion.
13:49Est-ce que les choses auraient été différentes
13:50s'il y avait eu cette réunion ?
13:52Je ne sais pas.
13:52En tout cas, les policiers étaient là.
13:54Simplement, ils ont parfois ordre
13:56de ne pas charger, de ne pas aller.
13:58Ça revient en même.
13:59Il y a eu une rétention de charge.
14:01Et aujourd'hui, malgré ça,
14:02vous avez des acteurs politiques
14:03qui vous disent, violence policière.
14:05Non, mais ça, c'est, si vous voulez,
14:06c'est le fond de commerce de la France insoumise,
14:08qui d'ailleurs, on voit bien là maintenant,
14:10et c'est quand même,
14:11ils ne savent plus trop comment gérer
14:13l'incendie sans mauvais jeu de mots
14:14qu'ils ont allumé,
14:15des pompiers pyromanes.
14:16On a vu partout sur ces images,
14:18partout sur ces lieux,
14:19des députés avec l'écharpe tricolore
14:21venir encourager les violences,
14:24venir encourager les blocages.
14:25Légitimer la violence,
14:26M. Bagayoko, par exemple.
14:27Légitimer la violence,
14:29se faire applaudir
14:30parce qu'il légitimait la violence.
14:31C'est-à-dire qu'il y a un mouvement
14:31d'entraînement d'élite politique
14:34qui devrait lutter contre les violences,
14:36appeler au calme,
14:37appeler au dialogue pacifique,
14:38qui en fait sont dans la fascination
14:40pour la violence,
14:41la fascination pour le chaos,
14:42des propos extrêmement graves
14:43de M. Mélenchon sur la police
14:45qui serait raciste,
14:47raciste, voilà,
14:48et qui a mis de l'huile sur le feu
14:50dans une population
14:51qui a déjà une minoritaire,
14:53je parle de la minoritaire,
14:54qui a déjà le cerveau lavé
14:55par un certain nombre de sous-cultures,
14:59de propos aggravés en permanence
15:03pour discréditer la police,
15:04discréditer la gendarmerie,
15:05discréditer les pompiers,
15:07discréditer même parfois le SAMU,
15:09alors jusqu'à les attaquer.
15:10Ce véhicule de pompiers,
15:11alors que les pompiers ont sauvé la France
15:13cet été, nous ont protégés,
15:14avec des jeunes d'ailleurs,
15:16cette belle jeunesse qui,
15:16elle s'engage auprès des pompiers,
15:18ce camion abîmé,
15:20ce camion mis à sac et brûlé,
15:23sous les ricanements du nihilisme,
15:25parce qu'en fait on voit
15:26une petite partie de cette jeunesse
15:28est dans une fascination.
15:29Il y en a beaucoup plus que deux,
15:31il y en a beaucoup plus que deux.
15:32Est-ce que vous appelez,
15:33Jean-Philippe Tanguy,
15:34vous aussi à l'interdiction
15:35de LFI comme Bruno Retailleau ?
15:37Est-ce que c'est une bonne idée
15:38ou est-ce que c'est complètement...
15:39Non, mais parce qu'il faut les confronter,
15:40il n'y a pas besoin,
15:40je comprends que M. Retailleau
15:42veuille l'interdire,
15:42ils n'arrivent pas à les combattre
15:44politiquement,
15:44il faut les combattre politiquement,
15:46il faut les débusquer,
15:47il faut les battre dans les urnes,
15:48parce que si vous les interdisez,
15:49ils pourront se victimiser,
15:51ils pourront continuer à agiter
15:53en souterrain des eaux nauséabondes,
15:55donc il faut les battre dans les urnes.
15:56Mais sans aller jusqu'à
15:57la question d'interdiction,
15:58est-ce qu'on ne pourrait pas dire
15:59qu'LFI aujourd'hui
15:59n'est plus un parti protestataire,
16:01mais un parti factieux ?
16:02C'est-à-dire qu'il y a une logique
16:03militienne qui légitime la violence
16:04et qui, de ce point de vue,
16:06c'est un peu...
16:06On n'est pas devant
16:07des émeutes étudiantes ordinaires,
16:08on est devant une opération
16:09de répétition du second tour de 2027.
16:12Donc est-ce que c'était prévisible
16:13une telle charge,
16:14une telle mobilisation générale
16:15pour prévoir 2027 ?
16:17Absolument, M. Bocoté,
16:18je vais vous donner quelques exemples.
16:19La première ligne rouge
16:20qu'a franchie les Insoumis,
16:21c'est le fait de présenter
16:23électoralement la jeune garde,
16:24le mouvement violent,
16:27soi-disant antifasciste,
16:28mais en fait lui-même fasciste,
16:29c'est-à-dire considérant
16:29que la violence l'emporte
16:31sur les urnes le débat d'idées
16:32et que l'opposant politique
16:34est un ennemi
16:35qu'il faut frapper,
16:36soit psychologiquement
16:37et même physiquement,
16:38voire le tuer, malheureusement.
16:39Donc le fait qu'ils aient fait lire
16:40un député venant de cette mouvance
16:42et le défendant,
16:43même quand cette violence
16:44avait tué une personne en France,
16:46M. De Ranque,
16:47et qu'il continue à le soutenir,
16:48c'est la première ligne rouge.
16:50L'autre ligne rouge,
16:51c'est l'association
16:51au mouvement indigéniste,
16:53c'est-à-dire un mouvement
16:54de haine de la France,
16:55de lavage de cerveau
16:56dans certains quartiers
16:58faisant à opposer
16:59les populations les unes entre elles.
17:00Les Français, les uns,
17:01envers les autres
17:02selon leur origine réelle
17:04ou supposée.
17:05Troisième ligne rouge,
17:06c'est évidemment l'islamo-gauchiste,
17:07c'est-à-dire s'associer
17:08à une idéologie haineuse,
17:10fanatique,
17:11contre la République,
17:12contre les Lumières,
17:12contre la civilisation française,
17:14qu'est l'islamisme.
17:15Les insoumis pour gratter des voix,
17:17parce que c'est ça en fait
17:18le pire du cynisme.
17:19Qu'est-ce que pense M. Mélenchon
17:20au fond de lui ?
17:21J'en sais rien
17:22et je vais dire,
17:22je m'en fiche.
17:23Vous ne croyez pas
17:24qu'il souhaite vraiment
17:24la révolution ?
17:25Je ne sais pas.
17:26Le chaos ?
17:27La violence ?
17:27Je ne sais pas
17:28parce que c'est presque pire.
17:30Je vois un énorme cynique.
17:32Quelqu'un qui est prêt à tout
17:33pour gratter des voix.
17:33C'est-à-dire que le parcours
17:34de M. Mélenchon
17:35est quand même très long.
17:36Il est quand même très long,
17:38assez transparent,
17:39étant dans les coulisses
17:41du Parti Socialiste.
17:42Il y a un vrai changement
17:43au moment de la création
17:44de la France insoumise
17:45dans les années 2010.
17:46Absolument.
17:48Il franchit des lignes rouges.
17:49On avait ce qu'on a appelé
17:50le parti de gauche,
17:51le front de gauche,
17:51un parti,
17:52comme dit M. Bocoté,
17:54protestataire,
17:54un peu souverainiste de gauche,
17:56un peu chevènementiste à l'époque,
17:57à la limite très républicain,
17:58et une dérive totale,
17:59mais qui s'explique
18:00pour aller gratter des voix.
18:01D'ailleurs, on voit bien,
18:02moi je suis toujours sensible
18:03un peu au langage non-verbal.
18:05Quand on voit dans
18:05un certain nombre de meetings,
18:06d'événements,
18:07où on participe Mme Panot,
18:09Mme Rima Hassan ou d'autres,
18:11on voit d'ailleurs
18:12la peur panique,
18:13j'ai envie de dire,
18:14de ce vieil organe de gauche
18:16venant du Parti Socialiste
18:17ou des mouvements
18:18de jeunesse de gauche
18:20qui panique en fait
18:21devant un phénomène
18:21qu'il ne contrôle pas.
18:23Et moi, au-delà des violences
18:24et de toutes les victimes
18:26que je veux saluer,
18:27personnel et personnel éducatif,
18:29les forces de l'ordre,
18:30les étudiants qui ont été violentés,
18:33cette panique en fait
18:34de l'encadrement assoumis
18:35qui ne maîtrise pas
18:36les violences en fait
18:37qu'ils animent,
18:37c'est très dangereux
18:38et c'est pour ça
18:38que je leur conseille.
18:39Est-ce qu'il faut les poursuivre
18:40pénalement ?
18:41Parce que ce sondage
18:42CSA pour Europe 1,
18:43CNews et le JDD,
18:4483% des Français
18:45sont favorables
18:46à ce que la justice
18:47poursuive les responsables politiques
18:48qui encouragent
18:49la violence des lycéens
18:51pendant ce blocus.
18:52Mais absolument,
18:53et puis c'est surtout,
18:54il faut interdire en fait
18:56moralement,
18:56mais par la force des urnes,
18:57par la force du débat politique
18:59et la conviction,
19:00toute coalition avec ces gens.
19:01Parce que quand M. Attal
19:02qui soit disant
19:03est contre les casseurs
19:03a...
19:04Comment vous voulez
19:04interdire une coalition ?
19:06Ben par la force des urnes.
19:07Oui, d'accord.
19:08Pour l'instant,
19:09normalement,
19:09quand vient le temps
19:10de frapper un parti
19:10d'interdit,
19:11ça tombe sur vous
19:11ou pas sur l'EFI.
19:12Mais bien sûr.
19:13L'ensemble du système médiatique
19:14est plutôt favorable
19:14en dernière instance
19:15à la réconciliation mélencheuniste.
19:16Mais ce sera le cas.
19:17Moi, je le sais déjà
19:18et je pense que
19:20mes collègues du Rassemblement National
19:21sans parler à leur place
19:22pensent comme moi.
19:23C'est qu'on sait déjà
19:24qu'au deuxième tour,
19:25ce sera le cas.
19:25Tout sera pardonné
19:26à M. Mélenchon
19:27pour éviter l'alternance
19:29avec Marine.
19:29Avec dans la rue
19:30les ministres de LFI ?
19:32Non, non, là,
19:33peut-être...
19:33Je ne sais pas ce qu'ils font
19:33comme choix à l'époque.
19:34C'est possible qu'ils fassent
19:35les ministres entre les deux tours.
19:36C'est aussi possible
19:36que M. Mélenchon
19:37nous refasse le coup
19:39du gentil papy Nova,
19:41le loup habillé en grand-père
19:42qui arrasse vers tout gentil
19:43dans son lit
19:44pour attirer
19:45les petits chaperons rouges.
19:47Il sera tout déguisé,
19:48il fera tout gentil,
19:49il miaulera au lieu de rugir
19:51pour tromper les gens
19:52et vous aurez M. Gage,
19:54M. Attal,
19:55un certain nombre de...
19:56M. Gage ?
19:56Ah oui, oui, vous verrez.
19:57Ah, vous verrez.
19:57Tous les mots que M. Gage a eus
19:59et le passif qu'il a
20:00avec Jean-Luc Mélenchon.
20:01Il a aussi le passif
20:01d'être son ami
20:02et d'avoir préparé l'ENA
20:03dans son bureau.
20:03Il l'a été son ami.
20:04Je prends le mauvais pari
20:06mais si je me trompe,
20:07je présenterai mes excuses.
20:08Je n'ai aucune difficulté
20:09si vraiment le fait
20:10d'avoir été tant déçu
20:10dans ma vie politique
20:11envers les socialistes
20:12fait que je me trompe aujourd'hui
20:13que M. Gage sera
20:15l'un des premiers
20:15à dire qu'il faut voter Mélenchon
20:16pour empêcher l'alternance.
20:18Donc, choc d'autorité,
20:18on fait quoi ?
20:19C'est-à-dire que là,
20:20Éric Ciotti, par exemple,
20:21s'apprête à présenter
20:22une loi pour sanctionner
20:23les casseurs.
20:24Le gouvernement annonce aussi
20:25que le Parlement
20:26va examiner plus tôt que prévu
20:27la loi des casseurs payeurs.
20:29Bon, c'est son concomitant,
20:30pour une fois, c'est fortuit.
20:32Oui, on l'a proposé,
20:33Marine Le Pen.
20:33Et vous la voterez, cette loi ?
20:34Oui, nous, on vote
20:35tout ce qui va dans le bon sens.
20:36Même la loi Attal,
20:37qui n'était pas terrible,
20:38qui ne servait pas à grand-chose,
20:39on l'avait votée
20:39parce que ça allait dans le bon sens.
20:40C'est un principe
20:41que demande Marine Le Pen
20:42depuis qu'elle est en politique.
20:43Il faut faire payer
20:45les casseurs,
20:46y compris toute leur vie.
20:47S'ils doivent payer
20:48toute leur vie
20:49pour payer des dégâts
20:50qu'ils ont commis,
20:51il faut que ce soit par association
20:52parce qu'avec même la loi Attal,
20:53on dit, ah bah oui,
20:54on ne peut pas identifier
20:54les cagoulés.
20:55Je vous rappelle
20:56qu'être cagoulé,
20:56c'est en soi une infraction
20:57et ça devrait en soi
20:58être puni, évidemment.
21:00Et il faut être intraitable
21:01parce que les Français...
21:027 millions en Ile-de-France,
21:0425 à 30 millions
21:05en Auvergne-Rhône-Alpes,
21:061 million d'euros
21:07dans la région Grand-Est
21:09et ce sondage encore,
21:11c'est ça pour CNews Europe 1LGDD,
21:1281% des Français
21:14estiment qu'il faut faire payer
21:14les parents,
21:15sachant que les parents
21:16ne payent jamais
21:17puisque dès lors
21:17qu'ils ont une assurance
21:18responsabilité civile,
21:19c'est l'assurance qui paye.
21:20Oui, alors j'ai cru comprendre
21:21qu'on allait mettre
21:22des franchises,
21:23bon, mais il faut payer
21:25et je crois que comme les amendes
21:27qu'on ne peut pas faire payer
21:28par une assurance,
21:28il y a aussi un moment
21:29où il faut pénaliser
21:30les parents irresponsables,
21:32faut-il suspendre,
21:33et nous on propose
21:34les allocations familiales
21:35ou l'accès aux logements sociaux
21:37pour ceux qui réitèrent
21:38quand leurs enfants
21:39sont impliqués là-dedans.
21:42Évidemment,
21:43les honnêtes gens,
21:44les travailleurs,
21:44y compris dans les quartiers populaires,
21:46en ont assez de payer,
21:47évidemment,
21:48parce que c'est leurs propres impôts
21:49qui payent pour tout ça
21:49et l'exaspération
21:50et puis l'humiliation
21:51pour ces quartiers.
21:51Les casseurs c'est une chose,
21:52mais comment est-ce qu'on va sortir
21:53de cette crise ?
21:54Il y a quand même
21:54beaucoup de lycéens
21:55qui sont mobilisés,
21:56vous-même vous disiez à l'instant
21:57qu'il faut entendre
21:58leurs revendications,
21:59comment est-ce que le gouvernement
22:00va sortir de cette crise ?
22:01Comment est-ce qu'il faut
22:02qu'ils répondent
22:04à ces revendications,
22:05qu'ils cèdent sur un certain nombre
22:06de choses,
22:06qu'ils déboilent des crédits ?
22:07Qu'est-ce qu'il faut qu'ils le fassent
22:08selon vous ?
22:09La première chose,
22:09c'est rétablir l'ordre,
22:10ça n'a rien à voir
22:11avec les revendications
22:12et après, on verra.
22:13Mais ceci dit,
22:14même les blocus eux-mêmes,
22:15moi je suis contre aussi
22:16les blocus même pacifiques,
22:17on n'a pas à bloquer l'accès
22:19à des lycées
22:19qui sont des services publics,
22:21il y a des gens
22:21qui veulent étudier,
22:22s'il y a une minorité
22:23qui ne veut pas étudier
22:24et ne servir à rien,
22:24ne rien apprendre
22:25et avoir son bac
22:26avec mention très bien
22:27en étant un alphabète
22:28qui continue comme ça,
22:29mais c'est insupportable
22:30les blocus.
22:31La suite du Grand Rendez-vous
22:32dans un instant,
22:33on parlera du budget,
22:33à tout de suite.
22:35Retour sur le plateau
22:36du Grand Rendez-vous
22:37Europe 1 CNews,
22:37les échos avec
22:38Jean-Philippe Tanguy,
22:39député RN de la Somme,
22:40le débat sur le projet
22:41de budget 2027
22:42démarre cette semaine
22:43en commission à l'Assemblée.
22:45Ce matin sur Europe 1,
22:46Philippe Juvin déclare
22:46vouloir contraindre
22:47constitutionnellement
22:48les députés,
22:49les sénateurs
22:49à voter un budget
22:50à l'équilibre
22:50sans quoi la mesure
22:52vous empêchera
22:53toute réélection.
22:54Est-ce qu'on doit arriver
22:54à la menace aujourd'hui
22:56pour faire voter
22:58des budgets à l'équilibre ?
22:59La menace,
23:00je ne crois pas,
23:01mais Marine Le Pen
23:02a proposé dans une tribune
23:03dans l'Opinion
23:04l'instauration
23:05d'une règle d'or
23:06budgétaire
23:07par référendum
23:08qui sera très clair.
23:10Tout déficit
23:11menant à l'endettement
23:12de la France
23:12sera interdit.
23:14Et donc Marine Le Pen
23:14propose que l'Assemblée
23:17et le Parlement
23:17soient contraints
23:18de voter un déficit
23:20inférieur
23:20au ce qu'on appelle
23:21le seuil stabilisant
23:22de la dette.
23:23Sans quoi ?
23:23Qu'est-ce qui se passe ?
23:24Le budget n'est pas validé
23:25par le Conseil constitutionnel.
23:26Il y a plein de dérogations.
23:28Non, il n'y en a que deux.
23:30Le mécanisme,
23:31on l'a regardé,
23:31c'est très compliqué.
23:35C'est vraiment
23:35une usine à gaz.
23:37Votre mécanisme de...
23:38Qu'est-ce qui est compliqué ?
23:39Ce que vous venez
23:40d'expliquer là sur le...
23:41C'est compliqué
23:42d'avoir un déficit
23:43qui désendette la France.
23:44Il y a en cas
23:45d'imprévu géopolitique
23:47ou de circonstances
23:47exceptionnelles par exemple.
23:48Ça c'est une des...
23:49C'est la seule disposition en fait.
23:51Il y a une exception
23:51c'est que s'il y a
23:52une crise économique sévère...
23:53On en a tous les deux ans.
23:55Non, non, non.
23:56La crise financière
23:57elle arrive.
23:57Ça c'est encore autre chose.
23:58Ça c'est la propagande
23:59des macronistes
24:00qui explique qu'ils ont vécu
24:01des crises et que c'est épouvantable.
24:02Toutes les démocraties occidentales
24:04ont vécu les mêmes crises.
24:04Aucune n'est dans la situation financière.
24:06Donc la règle d'or
24:07de Marine Le Pen
24:08elle est très claire.
24:09Alors moi si maintenant
24:09on explique que c'est trop compliqué
24:11après avoir dit
24:12qu'on était simpliste
24:12ça m'amuse beaucoup.
24:14Effectivement,
24:14rétablir les comptes
24:15de la nation
24:16c'est compliqué.
24:18Et choisir le seuil
24:19stabilisant de la dette
24:19qui permet de désendetter
24:20la France jusqu'à atteindre
24:2260% du PIB
24:23c'est très simple.
24:23Et tous ceux
24:24que ça intéresse
24:25pourront aller lire la tribune.
24:26Je sais que les échos
24:27n'ont pas voulu la publier
24:28mais heureusement
24:29on a trouvé l'opinion.
24:30Mais est-ce qu'il n'y a pas
24:34comment ?
24:35Non, le pouvoir
24:36c'est les députés
24:36et les sénateurs qui l'ont.
24:37Ils sont tout à fait capables
24:38ils sont tout à fait capables
24:39d'adapter un budget en équilibre
24:41mais c'est vrai que la France
24:42a une particularité
24:43Mais non, ils ne sont pas capables
24:44le dernier budget
24:45c'est 1974
24:47il y aurait fait mon âge
24:47ils sont capables
24:48ils sont capables
24:49si on était capables
24:50de le faire
24:51de manière spontanée
24:52Si, si, si
24:53ils sont capables
24:53de le faire
24:53c'est parce qu'ils sont lâches
24:54c'est pas qu'ils sont incapables
24:55Ça fait 50 ans qu'ils sont lâches
24:56Oui, oui
24:57ça fait 50 ans qu'ils sont lâches
24:58C'est plus capable
24:58en Occident
25:04C'est simplement la cohorte
25:05actuelle des députés
25:06Non, non, monsieur Bocoté
25:07personne ne s'est mis
25:08dans la situation de la France
25:09à part la Grèce
25:10il y a 15 ans
25:12l'Italie et l'Espagne
25:13le Portugal
25:13ont rétabli leur compte
25:14l'Allemagne
25:15les Pays-Bas
25:16un certain nombre de pays nordiques
25:17tiennent très bien leur compte
25:19Pourquoi ?
25:20Qu'est-ce qu'ils ont fait
25:20de mieux que nous ?
25:21Déjà, ils n'ont pas
25:22le même personnel politique
25:23c'est vrai que nous
25:23c'est le point commun
25:24entre la France et la Grèce
25:25la France est un pays riche
25:26certains disent que c'est
25:28un pays de Lyon
25:28dirigé par des ânes
25:29c'est vrai que le système
25:30c'est un peu ça
25:31c'est vraiment
25:31la France est un pays
25:32de Lyon
25:33dirigé par des ânes
25:35pas courageux
25:36qui vivent sur la bête
25:37donc la Grèce n'a pas eu le choix
25:38parce que c'est un pays
25:39qui n'a pas la richesse
25:40de la France
25:41qui n'a pas les ressorts
25:43les actifs de la France
25:45mais le personnel politique
25:46qui a dirigé la Grèce
25:46est très proche
25:47de celui qui est de la France
25:48je vais vous donner un exemple
25:49en 2023-2024
25:5020 et 40 milliards d'erreurs
25:52entre guillemets
25:53qui ne sont pas des erreurs
25:53qui étaient des maquillages de comptes
25:55sur les recettes
25:56quelques mois avant les élections
25:5815 milliards
25:59comment dire
26:00de chèques électoraux
26:02pour essayer de ne pas perdre
26:03les élections
26:04et c'est systématique
26:05le macronisme
26:06est un clientélisme
26:08avant la règle d'or
26:09est-ce que l'enjeu fondamental
26:10ce n'est pas la remise en question
26:11de l'état social
26:12des héritages toxiques
26:13du socialisme
26:14depuis 81
26:15et peut-être même
26:15depuis 74
26:17est-ce qu'il n'y a pas finalement
26:17un état qui dépense trop
26:19qui a fidélisé une partie
26:20de l'électorat
26:21par la cistana
26:22est-ce qu'au-delà
26:23de la question de la règle d'or
26:24est-ce que l'enjeu central
26:24n'est pas là ?
26:25c'est ce que j'ai appelé
26:26le clientélisme
26:27mais la bonne nouvelle là-dedans
26:28et Marine Le Pen
26:29et Jordan Berdella
26:30présenteront
26:30la trajectoire
26:31de redressement des comptes
26:32mardi
26:33c'est qu'il y a tellement
26:34de gras dans les dépenses
26:35de l'état
26:35tellement de dépenses
26:36inutiles de Gabgi
26:37qu'il est assez facile
26:38vous parlez plus de dépenses
26:39de l'état
26:40jamais des dépenses sociales
26:41parce que
26:43pareil
26:43cette espèce de différenciation
26:44complètement artificielle
26:45entre dépenses de l'état
26:46dépenses sociales
26:47dépenses des collectivités
26:48territoriales
26:49qui permet à des politiciens
26:51sans colonne vertébrale
26:52de dire
26:52c'est pas moi
26:53c'est les autres
26:53en France
26:54on est un état centralisé
26:55et en fait
26:55l'état contrôle tout
26:56donc l'état
26:58contrôle les finances sociales
26:59vous êtes pour la baisse
27:00de la dépense sociale
27:01parce que
27:02dans le même temps
27:03vous proposez de ramener
27:04la retraite à 62 ans
27:05ce qui va coûter très cher
27:06ça coûte pas spécialement
27:07vous voulez baisser la TVA
27:08sur l'énergie
27:10ça va coûter des dizaines de milliards
27:12ça coûte 14 milliards
27:13comment est-ce que vous pouvez
27:14redresser les finances publiques
27:15tout en prenant
27:16de nouveau des dépenses
27:18et bien
27:19dans un premier temps
27:20il y a énormément de Gabgi
27:21de dépenses inutiles
27:22donc Marine Le Pen
27:23a annoncé
27:24et confirmé
27:24le fait qu'il y a
27:25125 milliards d'euros
27:27d'économies nettes à faire
27:29et parallèlement
27:30enfin c'est-à-dire
27:31qu'en 2032
27:32ou plus tard
27:33il y aura
27:34125 milliards
27:35de dépenses en moins
27:36par rapport à 2026
27:38ça le premier temps
27:39il faut retirer le poids mort
27:41des dépenses inutiles
27:42sur l'économie française
27:43aussi le poids des normes
27:45qui pèsent 2 à 3 points
27:46au moins de PIB
27:47sur les entreprises
27:48en parallèle
27:49il faut évidemment
27:49faire un choc de compétitivité
27:51en baissant les impôts de production
27:53et les taxes inutiles
27:54sur les entreprises
27:56et un choc de consommation
27:57pour les travailleurs
27:58en baissant la TVA
28:00notamment sur les énergies
28:01qui sont des biens
28:01pour les nécessités
28:02et qui empêchent les gens
28:03d'aller bosser
28:03c'est-à-dire qu'aujourd'hui
28:04le carburant est tellement cher
28:05que vous avez des infirmières
28:07des aides-soignantes
28:08des ouvriers
28:10des gens avec des petits salaires
28:11qui n'ont même pas
28:12les moyens d'aller au travail
28:13donc en fait
28:13les taxes sont tellement élevées
28:15sur l'énergie
28:16qu'on est en train
28:17de détruire de la valeur économique
28:18dans une ampleur
28:19bien plus importante
28:20que la baisse de taxes
28:21donc il y a deux temps
28:22dans la réflexion
28:23du Rassemblement National
28:23premier temps
28:24enlever ce poids mort
28:25de la dépense
28:26de la gabgie
28:27inutile
28:28et deuxième temps
28:30parallèle d'ailleurs
28:30relancer la croissance
28:31et la consommation
28:33ce sont les deux chantiers
28:33qu'il faut mener
28:34avec des réformes structurelles
28:35profondes
28:35qui seront présentées
28:37mardi par Marine Le Pen
28:38et Jordan Nardella
28:39dans le projet de budget
28:40qu'a présenté le gouvernement
28:41cette semaine
28:41il y a un gel
28:42d'un certain nombre
28:43de dépenses
28:44je pense notamment
28:45aux APL
28:46il y a aussi le gel
28:47des dépensions
28:47au-dessus de 1260 euros
28:49par mois
28:50est-ce que vous êtes favorable
28:52à ce genre de mesures ?
28:53absolument pas
28:53parce que tout ça
28:54c'est de la médiocrité
28:55c'est de la lâcheté
28:56c'est-à-dire qu'il ne règle
28:57aucun problème structurel
28:58ça ne fait baisser
28:59aucune dépense structurelle
29:00de l'Etat
29:01c'est le coup de rabot
29:02c'est le fond de tiroir
29:03il faut continuer à augmenter
29:04ses dépenses sociales
29:05mais en fait
29:05la dépense sociale
29:07monsieur
29:07c'est aussi un des piliers économiques
29:10et ce sont des droits acquis
29:11ou des droits sociaux
29:13et le fait de n'être incapable
29:14de gérer
29:15la submersion migratoire
29:16et les avantages exorbitants
29:18donnés aux immigrés
29:20dans notre pays
29:20de continuer à augmenter
29:22cette année 3 milliards
29:23après l'augmentation
29:25de l'année dernière
29:26la contribution
29:27à l'Union Européenne
29:29de ne jamais lutter
29:30vraiment contre les fraudes
29:31de toujours empiler
29:33comment dire
29:33le millefeuille administratif
29:34de continuer à recruter
29:35des fonctionnaires
29:37notamment dans les collectivités
29:38locales
29:39c'est un modèle bien
29:40antérieur au macronisme ça
29:41oui mais c'est vrai
29:41que ça a été la caricature
29:43vous avez raison
29:43le macronisme ne fait que
29:45prolonger le pire
29:45du système de gauche
29:47et le pire du système
29:48de droite
29:48mais quand même
29:49avec une
29:50pareil moi je reviens à ce mot
29:51la lâcheté
29:52vous verrez que
29:53l'arbitrage
29:54entre la lâcheté
29:55et le courage
29:56sera au coeur
29:56de la campagne présidentielle
29:58parce que vous pouvez
29:59avoir tous les programmes
30:00du monde
30:00vous pouvez avoir
30:01toutes les mesures
30:01du monde
30:02si à la fin
30:02vous avez des gens
30:03pas courageux
30:03qui ne veulent pas
30:04affronter la commission
30:05européenne
30:05qui ne veulent pas
30:06affronter un certain
30:07nombre de lobbies
30:08communautaires
30:08qui ne veulent pas
30:08affronter le clientélisme
30:10de trop de barons locaux
30:11qui ne veulent pas
30:12faire la différence
30:12entre la bonne
30:13et la mauvaise dépense sociale
30:14parce que vous verrez
30:15notamment sur les propositions
30:16sur les retraites
30:17que feront Marine Le Pen
30:18et Jordan Bardella
30:19que nous avons trouvé
30:19des milliards
30:20et des milliards d'économies
30:21non pas sur la privation
30:23de droit
30:23mais sur le bordel
30:24qu'il y a dans le système
30:25des retraites
30:25ou fait que personne
30:26ne comprend rien
30:27qu'il y a tout un tas
30:27de dispositifs
30:28qui se sont accumulés
30:29depuis 50 ans
30:29qui ne servent à rien
30:30qui ne donnent aucun
30:31avantage réel
30:32aux familles
30:33et aux français
30:33et qui coûtent très cher
30:34c'est sûr que quand on fait
30:35l'ama
30:36je ne sais même plus l'addition
30:37l'ama de toutes les dépenses
30:39sur les 1700
30:40bientôt 1800 milliards
30:41d'ailleurs de dépenses publiques
30:44je reconnais à David Lissnard
30:46par exemple
30:46le fait de s'attaquer
30:47au fait qu'il y a des
30:48il est pratiquement le seul
30:49je le vois sur l'échiquier politique
30:51à dire
30:51il y a des doublons
30:52il y a des triplons
30:53il y a des trucs qui servent
30:54à rien
30:55parce qu'en fait
30:56c'est tricoté par une administration
30:58détricoté par une autre administration
31:00est-ce que vous voyez
31:02parler de chapelle politique
31:04mais est-ce que vous voyez
31:04en David Lissnard
31:05par exemple
31:05quelqu'un d'assez pragmatique
31:07c'est un libéral
31:07d'ailleurs il le dit
31:09et il dit
31:10il faut enlever
31:11toutes ces strates administratives
31:13je vois
31:14aucun pouvoir politique
31:16depuis 52 ans
31:17depuis qu'aucun budget
31:18n'a été voté à l'équilibre
31:19qui dit plutôt que de faire
31:21par exemple là
31:21comme le gouvernement
31:2217 milliards d'impôts supplémentaires
31:24on va s'attaquer
31:25à ces strates administratives
31:26les unes après les autres
31:27qui ne servent à rien
31:28qui au contraire
31:29engrange de l'argent en plus
31:30il n'y a personne
31:31qui fait ça
31:31il n'y a personne
31:32qui casse la baraque
31:32qui le fait non
31:33mais qui le dit d'où
31:34enfin d'où c'est au coeur
31:35ce qu'on a appelé
31:35le phénomène d'agentification
31:37de l'état
31:37qui vient d'ailleurs
31:39qui est parallèle au mondialisme
31:40qui est en fait
31:41un affaiblissement de l'état
31:42c'est ce qu'on a appelé
31:42le new public management
31:43dans les années 90
31:44c'était la démocratie
31:46n'est pas légitime
31:47on va créer des machins
31:48des agences
31:48qui sont là
31:48pour non seulement empêcher
31:50les agences
31:50c'est à l'intérieur des ministères
31:51les strates
31:53et les strates
31:54de collectivité locale
31:55ils ont supprimé une
31:56il faut en supprimer deux
31:57il ne faut pas en supprimer une
31:59il faut en supprimer
31:59une c'est 6 milliards
32:00c'est pas grand chose
32:016 milliards
32:01mais dans la tradition souverainiste
32:04ça a toujours été la critique
32:05de l'échelon du conseil régional
32:08et l'échelon des EPCI
32:09des intercommunalités
32:09qui ont fait des dépenses
32:11considérables
32:12qui ont piqué
32:12on supprime les régions
32:13et les intercos
32:15qui ont piqué
32:15pour moi ce sont les deux échelons
32:17évidemment à supprimer
32:18mais c'est pas moi qui décide
32:19pour faire un ménage considérable
32:22aussi de rendre le pouvoir au maire
32:24parce que je vais vous donner un exemple
32:25quand vous êtes maire
32:26vous êtes responsable
32:27les habitants
32:28ça vous vous êtes
32:29ils viennent vous demander des comptes
32:30quand on a confié tous les pouvoirs des maires
32:31aux intercommunalités
32:32avec un transfert de dossier
32:34de fiscalité
32:35et bien personne ne sait
32:36qui est le président de l'intercommunalité
32:38personne ne lui demande de compte
32:38et personne ne comprend comment il est eu
32:39aux dernières élections municipales
32:41on a voté sur les intercom
32:42non non mais je vous dis que personne
32:43je peux dire que dans la ruralité
32:44personne ne sait qu'on a voté pour eux
32:46mais bien sûr qu'il faut y aller
32:47il faut y aller avec beaucoup de courage
32:49avec beaucoup de détermination
32:50on dépense 57%
32:52de la richesse nationale
32:53et dans les dépenses publiques
32:55en France
32:55c'est pire que Mitterrand
32:56c'est mis en 81
32:58on était à 51
32:58donc c'est considérable
33:00c'est n'importe quoi
33:01et le fait de ne pas être capable
33:03de diminuer cette dépense
33:05montre toute la lâcheté du système
33:06on empile
33:07on dépense
33:07et même plus pourquoi on dépense
33:08tellement il y a de dépenses
33:10voilà c'est un système absurde
33:12d'ailleurs
33:13Thierry Breton
33:14quand il était ministre de l'économie
33:15un des seuls
33:16qui a un peu remis en main
33:17repris en main le déficit
33:18il a très bien expliqué
33:19la première chose à faire
33:20c'est même pas
33:21comment dire
33:21des grandes annonces
33:22c'est juste interdire
33:23les dépenses
33:24a priori
33:25c'est-à-dire la reconduction
33:26automatique
33:26de dizaines de milliards
33:28d'euros de dépenses
33:28déjà ça il faut y mettre fin
33:29c'est déjà des milliards
33:30d'euros d'économie
33:31suite du grand rendez-vous
33:32dans un instant
33:32sur CNews et sur Europe 1
33:33tout de suite
33:35suite du grand rendez-vous
33:36Europe 1 CNews
33:37les échos avec le député
33:39de la Somme
33:40monsieur Jean-Philippe Tanguy
33:41alors vous avez mis le mot
33:43vous-même tout seul
33:44comme un grand
33:45on allait vous poser des questions
33:46mais quel rôle Thierry Breton
33:48va jouer dans la campagne
33:50de Marine Le Pen
33:51vous avez parlé
33:52de la règle d'or
33:53de...
33:53ah mais aucun rôle
33:55mais c'est juste que
33:56moi j'écoute les gens
33:57enfin c'est un adversaire politique
33:58Thierry Breton
33:59mais nous on n'est pas...
33:59c'est encore un adversaire politique
34:00oui bien sûr
34:01mais on n'est pas...
34:02même sur la règle d'or
34:02c'est lui quand même qui l'a...
34:04non mais alors en l'occurrence
34:05il se trouve que
34:06c'est moi qui en avait parlé en premier
34:07mais c'est pas grave
34:07on n'est pas là pour donner
34:08des preuves
34:09on s'en fiche
34:09non mais je m'en fiche complètement
34:12mais c'est pas moi
34:13qui l'ai inventé
34:14la règle d'or
34:14c'est ridicule
34:14mais ce que je veux dire
34:16c'est que...
34:16mais il y a une petite musique
34:17comme quoi Thierry Breton
34:19pourrait rejoindre...
34:20c'est-à-dire que en fait
34:20là où Thierry Breton
34:22d'ailleurs ça m'a surpris
34:23et quand même courageux
34:25c'est qu'il ne critique pas
34:26tout ce que dit
34:27le rassemble national
34:28parce que ça vient
34:28du rassemble national
34:29ceci dit
34:29c'est un adversaire politique
34:31depuis 20 ans
34:32en tant que ministre
34:33en tant que commissaire européen
34:34encore aujourd'hui
34:34il ne soutient pas du tout
34:36Marine Le Pen
34:37vous voyez
34:37mais c'est un des problèmes
34:38c'est un des problèmes
34:41aussi de notre débat politique
34:43en France
34:43c'est qu'en fait
34:44on ne débat que de posture
34:44si le RN a dit ça
34:46c'est pas bien
34:46si un autre a dit si
34:48c'est pas bien non plus
34:49nous ça ne nous intéresse pas
34:50nous on n'est pas sectaire
34:51c'est la ligne de conduite
34:52qu'a adoptée Marine Le Pen
34:53à l'Assemblée nationale
34:54on vote tout ce qui va
34:55dans le bon sens
34:55vous parliez de la loi Attal
34:57de la loi sur les casseurs
34:58associés par la manifestation
35:00justement Marine Le Pen
35:01elle a dit
35:01tout ce qui est dans le bon sens
35:02elle a dit qu'elle préférait
35:03un budget imparfait
35:05à pas de budget du tout
35:06alors qu'est-ce que vous allez faire
35:07sur le budget
35:08vous allez le voter
35:10pas le voter
35:11le censurer
35:11qu'est-ce qui va se passer
35:12on aimerait éviter le pire
35:14pourquoi
35:15c'est que comme la France
35:15c'est un emballement
35:17de la crise obligataire
35:18c'est un emballement
35:19de la crise obligataire
35:20c'est-à-dire qu'aujourd'hui
35:21on a eu une audition
35:22du Haut Conseil des Finances Publiques
35:25qui a révélé
35:26que contrairement à ce qui nous avait
35:27été dit depuis trois ans
35:28par soi-disant des experts
35:29la France est déjà
35:30dans ce qu'on appelle
35:31un effet
35:31boule de neige
35:32c'est-à-dire que
35:33le coût
35:34de l'endettement
35:35et de la charge d'intérêt
35:36est supérieur à ce que
35:37la croissance et l'inflation
35:38sont capables d'effacer
35:39et donc on a un emballement
35:40à tout moment
35:41qui est possible
35:42il est évident
35:43qu'une censure
35:44pourrait
35:44comment dire
35:46contribuer à cet emballement
35:46ce qu'on ne souhaite pas
35:47parce que nous on défend
35:48l'intérêt général
35:49vous dites que vous n'allez pas
35:50censurer le budget
35:51non non c'est pas un blanc-seing
35:51par contre
35:52c'est-à-dire que c'est pas un blanc-seing
35:53parce qu'on ne peut pas non plus
35:54valider n'importe quoi
35:55l'appauvrissement
35:56des françaises et des français
35:57un plan d'économie
35:58qui n'en est pas
35:59parce que vous avez eu
35:59l'amabilité
36:00de dire que le gouvernement
36:01faisait 43 milliards
36:03d'économies
36:04pas du tout
36:04la dépense en volume
36:05c'est-à-dire en inflation
36:06continue à augmenter
36:07de 0,2 point
36:07donc en fait
36:08il continue à augmenter
36:09les dépenses
36:10il continue à recruter
36:25basé sur des réalités
36:27si le budget est moins pire
36:28on verra
36:29si le budget est mauvais
36:30on ne l'acceptera pas
36:31mais est-ce que le scénario
36:32du pire dans votre esprit
36:33est possible
36:33c'est-à-dire vous parlez
36:34d'un emballement
36:35vous parlez d'un effet boule de neige
36:36est-ce que vous craignez
36:37que soudainement
36:38en l'espace de quelques jours
36:39quelques semaines
36:39on entre dans une crise
36:40dont on ne parviendra pas
36:41à sortir aisément
36:42ah mais bien sûr
36:43aujourd'hui
36:43quand vous croisez la réalité
36:45de l'écart de taux
36:46entre la France
36:47et l'Allemagne
36:48le spread
36:48le spread
36:49j'essaie d'être gaulliste
36:50et de parler français
36:52on fait un peu de pédagogie
36:53parce que les auditeurs
36:54et les spectateurs
36:55entendent souvent ce mot-là
36:56en fait c'est ça
36:57c'est la différence
36:58entre l'Allemagne et la France
36:591,5% actuellement
37:01absolument
37:011,5%
37:02ça n'a jamais été aussi élevé
37:04depuis la création
37:05de la zone euro
37:06et
37:09comment dire
37:09à tout moment
37:10ça peut
37:10et donc en fait
37:11on est classé
37:11officiellement
37:12on est classé par les agences
37:13de notification
37:14comme une dette sûre
37:15parce que la France est riche
37:16mais les conditions de financement
37:17traduisent en fait
37:18que les investisseurs
37:18considèrent que la France
37:19n'est plus un actif sûr
37:21si par malheur
37:22ce déclassement
37:23se traduit par un certain
37:24nombre de notations
37:25il y a un emballement terrible
37:26qui peut commencer
37:27puisqu'un certain nombre
37:28de fonds
37:28d'assurance vie
37:29d'investisseurs
37:30en fait
37:32investissent ou non
37:32selon la notation
37:33donc si la France
37:34perdait cette notation officielle
37:36ça peut créer un effet
37:37d'emballement terrible
37:38mais ça commence déjà
37:39il faut tout faire
37:40oui
37:40vous avez Goldman Sachs
37:41qui font des fonds
37:42de spéculation
37:43contre la France
37:44déjà comment est-ce que
37:45vous réagissez
37:45parce qu'il y a un bureau
37:46de Goldman Sachs en France
37:47mais la seule réaction possible
37:50monsieur face à ça
37:51c'est que le gouvernement
37:52aurait dû présenter
37:53et peut encore le faire
37:54un budget
37:55qui cesse cet emballement
37:56en fait le problème
37:57de ce gouvernement
37:57une fois plus
37:58c'est que
37:58plus d'économies
38:00c'est pas plus d'économies
38:02c'est des économies tout court
38:03il n'y a pas d'économies
38:03là ils augmentent la dépense
38:04c'est ça qui est incroyable
38:05en fait le gouvernement
38:07on sait que le gouvernement
38:08macroniste
38:08prenait les français
38:09pour les imbéciles
38:09qu'ils ne sont pas
38:10mais ils prennent aussi
38:10les marchés
38:11pour les imbéciles
38:12qu'ils ne sont pas
38:12c'est-à-dire qu'ils font
38:13de la com
38:13de la mauvaise com
38:14ils annoncent
38:1664 milliards d'économies
38:17et à la fin
38:17c'est plus de dépenses
38:19et c'est un déficit
38:20qui n'est pas traillé
38:21vous qui êtes un responsable politique
38:22et vous savez très bien
38:23ce qui se passe
38:23c'est qu'il y a derrière
38:25l'administration
38:26il y a le rouleau compresseur
38:28de l'administration
38:30ça fait plus de 50 ans
38:31que ça dure
38:31et n'importe quel
38:33vous êtes ministre
38:33vous avez un directeur
38:35de Canemé
38:35qui vient vous voir
38:36il dit
38:36monsieur le ministre
38:37vous savez on va faire autrement
38:38c'est ça le truc
38:39personne ne le dit
38:40vous avez le rouleau compresseur
38:41de l'administration
38:41parce que des dépenses
38:42sont votées
38:43et une fois qu'elles sont votées
38:44il y a le tampon dessus
38:45vous ne pouvez plus jamais
38:46revenir dessus
38:46c'est ça qu'il faut casser
38:47on se fiche de la figure
38:49de monsieur Millet
38:50qui était à Paris
38:51cette semaine
38:51en l'occurrence
38:52pour chercher des investissements
38:53français
38:54en réalité
38:55c'est ça qu'il a cassé
38:56mais excusez-moi
38:57on le dit depuis 30 ans
38:57le coeur du souverainisme
38:59le coeur de la critique du système
39:00par les souverainistes
39:01par les patriotes
39:02par ceux qui se revendiquent
39:04du général de Gaulle
39:05c'est exactement ce que vous dites
39:06monsieur nous sommes
39:07pour le primat du politique
39:09pour la démocratie
39:10la démocratie ça veut dire quoi
39:11c'est que c'est le peuple
39:11qui commande
39:12c'est pas les administrations
39:13c'est pas les marchés
39:15c'est pas les lobbies
39:16comme on le voit par exemple
39:17sur le secteur de l'énergie
39:18où vous avez par exemple
39:19c'est incroyable
39:20les liens incestueux
39:23entre l'administration
39:24et un certain nombre
39:25de lobbies économiques
39:25par exemple sur les énergies
39:26intermittentes
39:27vous avez un parlement
39:28qui bloque la politique
39:30pluriannuelle de l'énergie
39:30qui va coûter des centaines
39:31de milliards d'euros
39:32le parlement bloque
39:33le gouvernement s'engage
39:35à ne pas le faire
39:35vous avez des lobbies
39:36en particulier
39:37le syndicat des énergies
39:38renouvelables
39:38qui appellent publiquement
39:40à transgresser
39:41le vote du parlement
39:42et qu'est-ce qui se passe
39:43c'est l'administration
39:45dont une partie
39:46a des liens de corruption
39:47avec les lobbies
39:48qui
39:49qui
39:50qui
39:50casse
39:50l'avis du parlement
39:52oui je les ai dénoncés
39:53j'ai fait un article 40
39:55moi je suis membre
39:56d'une espèce
39:56des machins
39:57qu'il faut évidemment supprimer
39:58le conseil supérieur
39:59de l'énergie
39:59où j'ai assisté
40:00pendant des mois
40:01et des mois
40:01je l'ai dit publiquement
40:02je l'aurais dit en face
40:02avant de les dénoncer
40:03d'ailleurs
40:04à des liens de corruption
40:05c'est-à-dire que vous avez
40:06dans ce conseil
40:06toutes les multinationales
40:08de l'énergie
40:09l'administration
40:10et un certain nombre
40:11de bidules
40:11de machins
40:12qui s'occupent par exemple
40:12des certificats d'économie
40:13d'énergie
40:148 milliards d'argent public
40:15ce qui permettrait
40:16d'enlever 18 centimes
40:18c'est eux qui définissent
40:19ce sont ces gens
40:20donc ils sont jugés partis
40:21qui définissent les critères
40:23pour se partager le gâteau
40:24donc ces mecs
40:25ces gens
40:26sont réunis dans une salle
40:27des heures et des heures
40:28sont entre eux
40:29tous copains
40:30tous amis
40:31évidemment
40:31contre le méchant représentant
40:33du rassemble national
40:33que j'étais
40:34un stipendier
40:35qui se répartissent
40:36les 8 milliards d'euros
40:37et personne ne dit rien
40:38donc j'ai fait un article 40
40:39et je refuse de siéger
40:40désormais
40:41dans ce conseil
40:42qui est un
40:43un des multiples organes
40:44de liens
40:45c'est un exemple
40:46parmi d'autres
40:46de ce qui se passe
40:47aujourd'hui en France
40:47je reviens sur le scénario
40:49du pire
40:50c'est possible
40:51vous avez fait la comparaison
40:52avec la Grèce
40:52il y a un instant
40:53vous parlez d'un effet
40:54normalement possible
40:55d'un effet boule de neige
40:56est-ce que vous voyez
40:56un scénario
40:57dans la prochaine année
40:58d'ici la présidentielle
40:59où apparaîtraient des thèmes
41:01dans l'espace public
41:01comme saisie de l'épargne
41:03confiscation de l'épargne
41:04des français
41:07limitation de la capacité
41:08de retirer
41:08à la distributrice
41:10au-delà d'un certain montant
41:11est-ce que vous voyez
41:11un scénario
41:13assez coercitif
41:13sur le plan économique
41:14pour contenir une crise
41:15qui est finalement
41:16qui l'amplifierait
41:18normalement non
41:18parce qu'on a les moyens
41:19il y a beaucoup de gaspillage
41:20il y a de quoi faire des économies
41:22mais de façon très massive
41:23mais le fantasme
41:23de la saisie de l'épargne
41:24il existe
41:25mais c'est pas un fantasme
41:25par contre oui
41:26le fantasme le désire
41:27mais si les françaises
41:28il faut dire un mot les choses
41:29moi je ne suis pas un faux cul
41:30si les françaises
41:30et les françaises
41:31c'est le scénario à la grève
41:32que décrit la grève
41:34non mais si ils continuent
41:35à faire confiance
41:35à des politiciens
41:37du centre socialiste
41:38ou LR
41:38qui font n'importe quoi
41:39qui sont incapables
41:40de gérer les comptes
41:41évidemment que les investisseurs
41:43considéreront
41:43que le sous-jacent
41:45l'actif
41:46qui valide
41:48le passif de l'état
41:49c'est l'épargne des français
41:50et là il y a une disposition
41:51à laquelle je m'opposerai
41:52ou s'opposerai
41:53avec le Rassemblement National
41:53de toutes nos forces
41:54c'est qu'ils veulent taxer
41:56ce qu'ils appellent
41:57les actifs
41:58un certain nombre d'actifs dormants
41:59c'est-à-dire des comptes
42:00qui seraient pu utiliser
42:02sur les livrets A
42:03c'est des successions
42:03qui ne sont pas réclamées
42:051,4 milliard quand même
42:06d'accord
42:07mais sauf que c'est le début
42:07d'un tabou
42:08parce que ça n'a jamais été fait
42:09parce qu'on considère
42:10que même psychologiquement
42:11et en économie
42:12la psychologie vaut autant
42:13que la rationalité
42:14c'est un tabou
42:15qui va être franchi
42:16il ne faut surtout pas
42:17le faire
42:17parce que ça veut dire
42:18que psychologiquement
42:19on commence à jouer
42:20avec l'interdit
42:21de toucher à l'épargne
42:22des françaises et des français
42:23mais c'est pour ça
42:24je réponds à votre question
42:25c'est de l'argent
42:26c'est de l'argent
42:26qui a des successions
42:27qui n'a pas été réclamées
42:28cet argent appartient à quelqu'un
42:30il appartient à quelqu'un
42:30il n'appartient pas à l'état
42:31et en fait
42:33ça revient à ce que vous disiez
42:34sur Bercy
42:35il y a un certain nombre
42:35d'esprits vicieux
42:37soit au gouvernement
42:38soit dans l'administration
42:38qui considèrent
42:39que l'argent des français
42:40c'est l'argent de l'état
42:41au Rassemblement National
42:42il y a un mur
42:42un rideau de fer
42:43l'argent des français
42:45ne sera jamais
42:45l'argent de l'état
42:46Jean-Philippe Tanguy
42:47un mot sur l'affaire
42:48Fly Dubaï
42:49l'enquête établit
42:50que le copilote
42:51planifiait bien
42:52un acte terroriste
42:53il a attaqué le pilote
42:55avec l'âge
42:55de secours du cockpit
42:56Mohamed Hamam
42:57al-Hamami
42:58père Omane
42:59mère syrienne
42:59il avait influencé
43:01il avait été influencé
43:02par des groupes islamistes
43:03en Syrie
43:03qu'est-ce que ça veut dire
43:04est-ce que ça veut dire
43:05que personne n'est à l'abri
43:06aujourd'hui
43:07d'un nouvel acte terroriste
43:08mondial
43:08global
43:09malheureusement
43:10vous avez bien raison
43:11d'appeler à la vigilance
43:12l'islamisme est toujours là
43:14les réseaux islamistes
43:14sont toujours là
43:15il faut toujours être vigilant
43:16toujours se battre
43:17toujours agir en pleine conscience
43:19et parallèlement
43:19ne pas laisser
43:21les versions
43:23non violentes
43:23de l'islamisme
43:24se propager dans la société
43:25parce qu'évidemment
43:26la propagation
43:27de l'islamisme
43:27c'est-à-dire les frères musulmans
43:28par exemple
43:29bien sûr
43:29les frères musulmans
43:29ont d'autres groupuscules
43:30le noyautal
43:31d'un certain nombre
43:32d'associations culturelles
43:34notamment auprès des jeunes
43:35très dangereux
43:36donc Marine Le Pen
43:37proposera par référendum
43:38une loi de lutte
43:40contre l'islamisme
43:41et contre toutes les formes
43:42d'islamisation
43:43qui est le terreau
43:44malheureusement
43:45de la violence
43:46merci beaucoup
43:47Jean-Philippe Tanguy
43:47d'avoir été l'invité
43:48du grand rendez-vous
43:49Europe 1 C News
43:50les échos
43:51très bon dimanche
43:51sur nos deux antennes
43:52merci
43:53merci
43:53merci