- il y a 2 jours
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:04Un témoignage très fort dans un instant, celui de cette femme agressée avec un spray enflammé à Marseille.
00:00:09En marge de la mobilisation lycéenne, un suspect âgé de 15 ans a été interpellé.
00:00:13Il est toujours en garde à vue ce matin.
00:00:15Des violences physiques et de nombreuses dégradations volontaires depuis le milieu de deux semaines,
00:00:19visant principalement des établissements scolaires, y compris ce week-end.
00:00:22Le calendrier de la loi Casseur-Payeur s'accélère, mais demeure une question.
00:00:26Dans les faits, les parents des auteurs mineurs peuvent-ils vraiment payer ?
00:00:30Les réparations, explications et réactions à suivre.
00:00:33Trois jours après la publication par Mediapart des preuves de ses révélations sur Jordan Bardella
00:00:37au sujet de messages antisémites, anciens lui étant imputés, Marine Le Pen réagit.
00:00:41Enfin, officiellement, elle maintient, je cite, totalement sa confiance à celui qui est censé devenir son Premier ministre
00:00:47si elle accède à l'Elysée l'an prochain au risque d'être contaminée par la polémique.
00:00:51Question, on verra ça.
00:00:51Et puis à 11h, un entretien exceptionnel avec Michel-Edouard Leclerc pour une heure de discussion
00:00:58à parler prix des carburants, inflation alimentaire, fête de fin d'année aussi,
00:01:02sur fonds de pouvoir d'achat en Berne et d'un projet de budget 2027
00:01:05qui pourrait bien affecter nombre de familles.
00:01:07Il sera aussi question, bien sûr, de l'élection présidentielle.
00:01:10BFM Direct, saison 2, épisode 12.
00:01:12C'est parti.
00:01:263 jours après l'agression d'une femme avec un spray enflammé à Marseille.
00:01:31Les images ont beaucoup choqué, évidemment.
00:01:34En marge des manifestations lycéennes, la garde à vue, je vous le disais,
00:01:37du suspect, âgé de 15 ans, est donc prolongée.
00:01:41La victime, elle, prend la parole sur BFM TV.
00:01:44Témoignages recueillis par Anne Boisise et Arnaud Delerre.
00:01:47J'ai fait le tour, je leur ai parlé, je leur ai dit, mais qu'est-ce que vous faites
00:01:50?
00:01:50Vous n'allez rien casser du tout.
00:01:51Je ne voyais pas qu'il y a du monde, je ne voyais pas qu'on attend le bus, on
00:01:53travaille.
00:01:55Quand j'ai vu ce garçon avancer, en fait, j'ai vu son geste.
00:01:59J'ai dit, qu'est-ce qu'il fait ? Il ne va pas le faire.
00:02:01J'ai eu les cils brûlés là, ça m'a un peu brûlé la peau
00:02:07et toute sa partie là des cheveux qui est brûlée.
00:02:10Mais il ne faut pas que ce soit en vain, qu'il s'en sorte comme ça,
00:02:13même ceux qui étaient autour, ceux qui m'attrapaient, ceux qui me frappaient avec la barrière,
00:02:17tout ça, tout ça, c'est des...
00:02:20En fait, ce n'est pas des enfants puisqu'ils font des actes d'adultes, j'ai envie de dire.
00:02:25Et je vous le disais, la garde à vue d'un suspect âgé de 15 ans reste en cours
00:02:31puisqu'elle est prolongée de 24 heures, on l'apprend ce matin.
00:02:34Bonjour Loïc Besson, éditorialiste politique BFM TV.
00:02:37À vos côtés, Denis Gravouille, bonjour.
00:02:38Bonjour.
00:02:38Et bienvenue, vous êtes secrétaire confédérale de la CGT.
00:02:42En face de vous, Léonore Carrois, bonjour.
00:02:43Et bienvenue, vous êtes membre du gouvernement Lecornu.
00:02:45Vous êtes ministre délégué à la francophonie, aux partenariats internationaux et aux Français de l'étranger.
00:02:49D'abord, une question, tout de même, parce que cela a marqué la semaine et les esprits dans notre pays,
00:02:56ce déchaînement de violences en marge d'une mobilisation sociale, en l'espèce celle des lycéens,
00:03:02avec la question peut-être d'une convergence des luttes, on va y revenir.
00:03:05Mais d'abord, que vous inspirez ce genre de témoignage de Denis Gravouille.
00:03:08Toutes les violences sont condamnables et ça, il n'y a pas de question là-dessus.
00:03:12Simplement, c'est la façon dont le gouvernement gère ce mouvement de façon irresponsable qui rend les choses très compliquées.
00:03:19Dans les violences, on pourrait citer par exemple le jeune qui a perdu son oeil à Tours,
00:03:23le jeune qui a perdu ses dents dans le Val-d'Oise.
00:03:25Tout ça, c'est parce qu'il faut gérer les choses tout à fait autrement, permettre aux lycéens de faire
00:03:30leur assemblée générale dans le lycée
00:03:32et d'exprimer leur cahier de doléances.
00:03:34Évidemment, quand ils demandent à ce qu'ils aient des profs en phase 2 des tables, des chaises dans les
00:03:40classes
00:03:41et des lycées qui ne soient pas impossibles à fréquenter quand c'est la canicule.
00:03:45Mais c'est la gestion mauvaise, selon vous, du gouvernement qui fait que des jeunes s'en prennent à des
00:03:52policiers, des enseignants, des passants et des établissements.
00:03:55Ce n'est pas normal, mais il faut le gérer autrement et il faut répondre à ceux dont la revendication,
00:04:00c'est de vouloir travailler dans les écoles.
00:04:01C'est là-dessus qu'on vient en soutien.
00:04:03Nous sommes à la veille d'une semaine probablement déterminante sur le plan social.
00:04:07Les derniers jours ont été marqués par un niveau de violence probablement inédit en marge de la mobilisation lycéenne.
00:04:12Cela en détail avec qui il allait la flyer et les équipes de BFN TV sur le terrain.
00:04:16Pour Maya Akkari, c'est un crève-cœur.
00:04:19Cette proviseure se rend devant son lycée dont la porte est calcinée.
00:04:23C'est triste et c'est frustrant.
00:04:26Cette porte vient d'être rénovée cet été.
00:04:29Vendredi matin, avant le début des cours, elle aperçoit plusieurs personnes cagoulées déplacées des poubelles aux abords de l'établissement.
00:04:36Je les interpelle, mais j'ai vu que ce n'étaient pas mes élèves
00:04:40et deux, qu'ils avaient une attitude menaçante.
00:04:43Ils arrivent en masse et ils mettent plein de poubelles.
00:04:46Ils se sont mis à mettre des cartons.
00:04:48Ils ont enflammé un carton.
00:04:49Le feu a pris à exploser à 8h40.
00:04:53Suite à ces dégradations et avec les appels à amplifier les manifestations et blocages des lycées dès demain,
00:04:59la décision a été prise de faire les cours en distanciel.
00:05:02Moi, je tiens quand même à parler des équipes qui sont très attristées, très frustrées de ce qui s'est
00:05:10passé.
00:05:10Les organisations lycéennes donnent rendez-vous mardi.
00:05:14Certains élèves se disent prêts à rejoindre la mobilisation.
00:05:17Nous, on est à Paris 15e, donc franchement, ça va.
00:05:19Mais on soutient à tous les autres lycées, aux profs qui travaillent dans des environnements non faits pour ça.
00:05:27Dans les Hauts-de-France, les syndicats de police évoquent une semaine sous haute tension et craignent des débordements.
00:05:33J'ai reçu tout à l'heure sur mon téléphone portable, sur le réseau Snapchat, des messages très très inquiétants
00:05:38où un individu appelle à se préparer à une guerre en remplissant les sacs de projectiles, de masques pour éviter
00:05:46d'être gazés, comme ils disent.
00:05:48Une convergence des luttes est à prévoir mardi.
00:05:51Plusieurs syndicats ont également lancé un appel à la grève et à manifester avec les lycéens.
00:05:57Et l'honneur Carrois, je rappelle que vous êtes membre du gouvernement.
00:06:00Le gouvernement qui, d'après votre contradicteur, Denis Gravouille, de la CGT, est responsable de ce chaos, selon certains, qui
00:06:08a marqué la semaine dans le pays.
00:06:10Je pense qu'on peut tout entendre et on peut avoir tous les dialogues.
00:06:14Mais à un moment donné, il faut aussi être responsable.
00:06:16Et personne ne peut souhaiter ce niveau de violence autour de jeunes, autour d'enfants.
00:06:23Là, ce n'est pas la ministre qui vous répond, c'est la maman, en réalité.
00:06:27Moi, je pense qu'on ne peut pas se réjouir ni vouloir qu'un mouvement qui prend cette tournure-là,
00:06:32avec ce type de violence-là, prospère.
00:06:34Et lorsque j'entends certains responsables politiques justifier les formes de violence,
00:06:39maires LFI ou élus se mobiliser...
00:06:42M. Gravouille, lui-même, estime que si on en est là, c'est parce que le gouvernement ne s'est
00:06:49pas géré cette mobilisation et ce qui l'entoure.
00:06:53Vous nous le direz. Moi, je n'ai pas entendu M. Gravouille appeler à la violence, ni justifier une forme
00:06:57de violence.
00:06:58Moi, ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui, le ministre de l'Éducation reçoit les étudiants,
00:07:04qu'il y a eu, par ailleurs, une augmentation de budget.
00:07:07Ce qui ne veut pas dire que les revendications, pour certaines, ne soient pas tout à fait légitimes.
00:07:11Le ministre de l'Éducation reconnaît lui-même qu'il n'y aura pas de changement majeur avant la rentrée
00:07:14de 2027,
00:07:15c'est-à-dire après la présidentielle.
00:07:16Mais dans sept mois, vous avez une élection présidentielle.
00:07:19Vous avez un budget qui commence à être débattu à l'Assemblée nationale,
00:07:22qui est, en quelque sorte, le budget le plus démocratique.
00:07:24Parce que le gouvernement propose un budget qui permet de limiter la dette.
00:07:28Rappelons que le coût de la dette, aujourd'hui, c'est le montant de tout l'impôt sur le revenu
00:07:33payé.
00:07:33Mais c'est la gestion de ce mouvement.
00:07:33Mais j'en viens.
00:07:36Aujourd'hui, vous avez ce budget qui pourra être, de toute façon, revu avec une loi de finances rectificative.
00:07:41Vous avez un budget qui va être débattu et voté à l'Assemblée nationale.
00:07:44Et donc, ce que je suis en train de vous dire, c'est que pour celles et ceux qui vous
00:07:47disent
00:07:47qu'on va continuer parce qu'on veut une augmentation de moyens,
00:07:50alors même que le budget de l'Éducation nationale n'a fait qu'augmenter au cours des dernières années,
00:07:53la solution, ce n'est pas d'aller brûler les établissements.
00:07:57Ni même de manifester ?
00:07:58En tout cas, de manifester, pas de cette manière-là.
00:08:01Et vous leur dites quoi aux manifestants ? Ça ne sert à rien, puisque de toute façon, ce n'est
00:08:04pas le moment ?
00:08:05Non, on leur dit, on est à votre écoute, on est dans le dialogue.
00:08:08Le ministre l'a dit, mais ne cassez pas vos établissements, ne faites pas usage de la violence.
00:08:14Et on ne peut pas tolérer qu'en France, on accepte des mouvements de cette violence-là, de cette manière
00:08:20-là.
00:08:20Dans une note de blog, hier, Jean-Luc Mélenchon, à propos de la nouvelle journée de mobilisation des lycéens,
00:08:25prévue mardi, écrit ceci.
00:08:27Il parle d'un point de départ, un point de ralliement général qui ouvre une série à coup sûr.
00:08:32C'est ce sur quoi vous misez, à la veille de cette semaine décisive, Denis Grabouille ?
00:08:37Le 6, c'est une manifestation des lycéens, et on vient en soutien, et toute la société va se mobiliser
00:08:41pour les protéger,
00:08:42pour faire en sorte que la manifestation se passe le mieux possible.
00:08:44Et pour récupérer, si possible...
00:08:47La bataille, elle a lieu sur le budget.
00:08:50Il y a déjà eu la mobilisation le 29, parce que le budget qui s'annonçait, et on en a
00:08:54eu la confirmation le premier,
00:08:55c'est un budget d'austérité, avec gel du point d'indice pour les fonctionnaires.
00:08:58Comment voulez-vous recruter des enseignants avec une baisse de salaire de fait depuis des années ?
00:09:03Comment voulez-vous que...
00:09:04Pourquoi vous dites que le budget d'éducation nationale est en augmentation ?
00:09:08Dans la réalité, on a des établissements qui ne sont pas adaptés en matière de canicule.
00:09:12Ça, il n'y a eu aucun plan sur le sujet.
00:09:14Donc, comment on fait ?
00:09:15Il n'y a plus d'infirmière scolaire, il n'y a plus d'assistante sociale,
00:09:18parce qu'on a taillé dans les réseaux qu'on appelle les razèdes.
00:09:21Tout ça, c'est le résultat.
00:09:22Le jeune qui veut avoir son bac de français à la fin d'année,
00:09:25il a besoin d'avoir un enseignant en face de lui.
00:09:27Vous êtes d'accord que ce n'est pas en cassant, son établissement...
00:09:30Ce n'est certainement pas en cassant, et je l'ai dit, moi je dis qu'il faut répondre aux
00:09:32revendications.
00:09:33Nous, on est d'accord sur ça.
00:09:34C'est tout le sujet là-dessus, c'est condamnable, et c'est justement pour ça que nous,
00:09:38on se mobilise le 6 à leur côté, en soutien, pour faire en sorte qu'ils ne repartent pas
00:09:43avec un œil en moins de la manifestation, des manifestations de mardi.
00:09:46Loïc, le gouvernement avance à tâtons la question ce matin,
00:09:50nous sommes dimanches, la semaine prochaine va être déterminante,
00:09:52est-ce que le gouvernement va arriver à empêcher une contagion de la colère ?
00:09:56Il y a une vraie inconnue là-dessus, le gouvernement a envie d'avoir des interlocuteurs,
00:10:00a envie déjà, à la limite, qu'il y ait une manifestation, mais sans cette violence.
00:10:04Après, c'est compliqué à déterminer.
00:10:08Et le gouvernement, comme il faut le dire, maintient sa ligne,
00:10:11à savoir que les services de renseignement ont documenté que cette colère lycéenne
00:10:16et ces appels à aller dans la rue avaient été préparés de longue date par la France insoumise.
00:10:21C'est d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon, on vient de le voir,
00:10:22qui se réjouit de cette nouvelle journée de mobilisation,
00:10:25et il espère que ça va en entraîner d'autres.
00:10:27La CGT se joint au mouvement, est-ce que du coup, vous dites,
00:10:31vous assumez, c'est peut-être difficile, que vous êtes à la remorque de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui ?
00:10:34Quand on a organisé les manifestations du 29, je rappelle,
00:10:38300 000 personnes, des grèves massives dans la fonction publique et les services publics,
00:10:42ce n'était pas à la remorque de qui que ce soit.
00:10:44C'était parce que les personnels enseignants ou hospitaliers ou pompiers
00:10:48qu'on a beaucoup vus dans les manifestations parisiennes sont là,
00:10:51parce qu'ils voient bien que les services publics sont exsangues,
00:10:54qu'on ne met pas les moyens qu'il faut,
00:10:56il n'y a pas de bombardiers d'eau canadaires en suffisance pour lutter contre des incendies,
00:11:00il n'y a pas assez de monde pour traiter les urgences,
00:11:03c'est ça qui fait la colère.
00:11:04Donc évidemment qu'il y a une échéance électorale
00:11:06et que des partis politiques se positionnent de tel ou tel côté.
00:11:08Ça vous en avez conscience, vous le reconnaissez ?
00:11:09Bien sûr qu'on le reconnaît, et évidemment qu'on est là-dessus,
00:11:13mais ce n'est pas parce qu'on est à la remorque de qui que ce soit.
00:11:15Les lycéens, ce ne sont pas des marionnettes.
00:11:17La théorie du complot, comme quoi il y a Jean-Luc Mélenchon
00:11:20qui va animer les lycéens ou des casseurs, ça ne tient pas.
00:11:23Ce n'est pas un fantasme, la semaine a été marquée par des manifestations,
00:11:27avec des manifestants aux côtés desquels se trouvaient un certain nombre
00:11:29de responsables de la France insoumise.
00:11:31Qui sont venus en soutien aux revendications des lycéens,
00:11:33comme nous on l'a fait, on est allés près des lycées,
00:11:35d'abord pour les protéger au maximum.
00:11:36LFI ne souffle pas sur les braises d'après vous ?
00:11:38Je n'ai pas à me prononcer sur les positions de LFI,
00:11:42mais LFI soutient les revendications des lycéens,
00:11:44et c'est logique qu'on réclame des moyens de fonctionner,
00:11:48c'est logique que les enfants aient envie de passer leur bac dans de bonnes conditions.
00:11:51Vous reconnaissez vous-même, Eléonore Carrois,
00:11:53tout en pointant du doigt la France insoumise,
00:11:55que les moyens budgétaires sont très maigres
00:11:57pour répondre à cette crise-là, notamment.
00:12:00Moi, j'ai dit que le budget était en augmentation,
00:12:03ce qui est vrai, et d'ailleurs notre budget de l'éducation nationale...
00:12:06C'est quand même une façon un peu biaisée de présenter les choses.
00:12:07Je vous dis très clairement,
00:12:09le budget de l'éducation nationale française
00:12:12est similaire au budget de l'éducation
00:12:13de quasiment tous les pays de l'OCDE.
00:12:15Et d'ailleurs, nous investissons davantage dans les lycées.
00:12:18Une fois que j'ai dit ça, je n'ai pas dit qu'il n'y a pas de problème.
00:12:20Qu'il y ait des problèmes, on le reconnaît.
00:12:22Qu'il faille traiter les choses différemment,
00:12:23qu'il y ait des inégalités en fonction des territoires,
00:12:25que les revendications puissent être légitimes,
00:12:28ça aussi, je vous le dis, sans aucun problème.
00:12:30Maintenant...
00:12:30Qu'il n'y a pas une forme d'impuissance,
00:12:31à la fois dans la gestion de cette crise
00:12:32et dans les réponses à apporter,
00:12:34vu la situation politique ?
00:12:35Moi, ce que je pointe du doigt,
00:12:37c'est que ça fait deux ans qu'on n'a pas de majorité dans ce pays.
00:12:40Ça fait deux ans que le gouvernement qui est en place,
00:12:42que ce soit nous ou nos prédécesseurs,
00:12:44sont de toute façon sujets des discussions parlementaires
00:12:48et des groupes à l'Assemblée nationale.
00:12:50Là, on va avoir une discussion budgétaire,
00:12:52avec un budget qui est difficile,
00:12:54parce que le contexte international exige
00:12:56que nous soyons attentifs à nos finances publiques.
00:12:58Ce n'est pas un budget d'austérité.
00:12:59On n'est pas en train de couper les pensions
00:13:01des retraités de 20% comme l'a fait la Grèce
00:13:03lorsqu'elle était dans un budget d'austérité.
00:13:05On n'est pas en train de virer des fonctionnaires.
00:13:07On est en train de faire attention
00:13:08pour réduire à tout le monde,
00:13:11y compris à tous les ministères,
00:13:13sauf les ministères régaliens
00:13:14dans lesquels on a des investissements.
00:13:16Et on fait...
00:13:17Non, c'est absolument pas vrai.
00:13:20Parce qu'il y a un fantasme
00:13:21comme quoi, finalement,
00:13:22tous les problèmes structurels de ce pays
00:13:23se régleraient en taxant les plus riches.
00:13:26Moi, je veux bien rentrer dans ce débat-là.
00:13:27Il y a 215 milliards de publics qui sont parmi tantôt.
00:13:28Aujourd'hui, vous avez un budget
00:13:30qui n'est pas à l'équilibre depuis 1974.
00:13:32Donc, ce qu'il faut, de notre point de vue,
00:13:35c'est assurer la stabilité,
00:13:38limiter, finalement, le poids de la dette
00:13:40qui, comme je le disais aujourd'hui,
00:13:41pèse autant que ce que rapporte
00:13:43tout l'impôt sur le revenu
00:13:44et pouvoir investir, justement,
00:13:46dans les services publics,
00:13:48continuer à agir pour les Français.
00:13:49de toute façon,
00:13:51dans six mois,
00:13:52il y aura une élection.
00:13:53De toute façon,
00:13:54si les Français décident
00:13:56qu'ils veulent complètement changer radicalement
00:13:57la politique,
00:13:58ils le feront
00:13:59et ce budget sera...
00:14:00Quand vous dites ça,
00:14:00on a l'impression que vous avez un peu lâché l'affaire.
00:14:01Pas du tout.
00:14:02Moi, ce que je veux dire,
00:14:02c'est que si aujourd'hui,
00:14:03vous voulez vous manifester,
00:14:05si vous voulez changer les choses,
00:14:07allez convaincre
00:14:08les différents candidats
00:14:08à l'élection présidentielle
00:14:09qu'ils soient au centre,
00:14:10qu'ils soient à gauche, à droite,
00:14:12mais ça ne sert à rien
00:14:13de bloquer la France,
00:14:15ça ne sert à rien
00:14:16de brûler les établissements,
00:14:17ça ne sert à rien
00:14:18de dégrader le matériel.
00:14:20Vraiment, aujourd'hui,
00:14:21ce qu'il faut,
00:14:21c'est convaincre les députés
00:14:23d'amender le budget
00:14:24dans le sens que vous le souhaitez.
00:14:25Nous, on propose
00:14:27un budget de responsabilité.
00:14:28Vous pouvez ne pas être d'accord,
00:14:29c'est votre droit,
00:14:30je le comprends,
00:14:31mais d'inciter
00:14:33à un blocage du pays
00:14:34et à une dégradation
00:14:35des moyens de l'éducation nationale,
00:14:37honnêtement,
00:14:37je ne vois pas en quoi
00:14:38cela va aider
00:14:39nos lycéennes et nos lycéens.
00:14:40Est-ce que vous soutenez
00:14:41un candidat ?
00:14:42Moi, en ce moment,
00:14:43je suis là pour agir
00:14:44pour les Françaises
00:14:45et les Français.
00:14:46L'angle de bois,
00:14:46certains au gouvernement
00:14:47soutiennent explicitement
00:14:48la parole du gouvernement.
00:14:50Oui, mais moi,
00:14:50je vous le dis,
00:14:51vous me posez une question,
00:14:52je vous réponds,
00:14:52ce n'est pas de la langue de bois.
00:14:53Donc, vous ne soutenez
00:14:53aucun candidat.
00:14:53Moi, je vous dis,
00:14:54aujourd'hui,
00:14:54je ne suis pas en campagne,
00:14:55je suis là pour agir
00:14:56et pour faire en sorte
00:14:57que les sujets
00:14:58qui m'ont été confiés
00:14:59puissent avancer.
00:15:00Vous estimez que,
00:15:01quand on est membre du gouvernement,
00:15:02on ne doit pas prioriser
00:15:04le soutien à un candidat actuellement.
00:15:06Moi, ce que je veux vous dire,
00:15:07c'est qu'il y a des candidats
00:15:08et des candidates
00:15:08qui, aujourd'hui,
00:15:09font campagne.
00:15:10Moi, je ne suis pas là
00:15:10pour faire campagne,
00:15:11je suis là pour trouver
00:15:11des solutions
00:15:12aux préoccupations des Français.
00:15:13Certains, au sein du gouvernement,
00:15:14le font.
00:15:14Écoutez, très bien,
00:15:15mais c'est très bien pour eux.
00:15:16Denis Grabouille,
00:15:17les prochaines vacances,
00:15:18celles de la Toussaint,
00:15:19en l'occurrence,
00:15:19elles ne débutent que dans deux semaines.
00:15:22C'est le 17 octobre.
00:15:23D'ici là ?
00:15:24D'ici là,
00:15:25il faut que le gouvernement
00:15:26entende les revendications
00:15:27des lycéens
00:15:28qui ont demandé...
00:15:29Et vous, votre fenêtre de tir,
00:15:30elle se situe là
00:15:31dans les deux prochaines semaines ?
00:15:32Et après,
00:15:32puisqu'on va avoir justement
00:15:33toute la discussion
00:15:34sur le budget de la Sécu
00:15:36qui commence,
00:15:37on vient d'avoir les projets,
00:15:38c'est catastrophique.
00:15:38Parce que là,
00:15:39on parle des jeunes,
00:15:40bien évidemment,
00:15:40et leurs revendications
00:15:41sont légitimes.
00:15:42Mais il y a eu
00:15:43la mobilisation
00:15:43de la fonction publique
00:15:45le 29
00:15:46et on a un gel
00:15:48du point d'indice.
00:15:4817 octobre aussi,
00:15:49cet appel qui circule
00:15:50sur les réseaux sociaux.
00:15:51Alors, c'est le début
00:15:51des vacances de la Toussaint.
00:15:53On verra, c'est un samedi.
00:15:55Mais on va surtout regarder
00:15:56l'ensemble du débat parlementaire
00:15:59et tâcher de s'organiser.
00:16:00Toutes les relations syndicales
00:16:01se parlent
00:16:01pour voir quelle suite
00:16:02donnée au 29 septembre.
00:16:05La question se pose
00:16:06parce que là,
00:16:06on parle des jeunes
00:16:07mais à l'autre bout
00:16:08des générations,
00:16:09c'est aussi les retraités.
00:16:10C'est des baisses des retraites
00:16:11qui sont en train
00:16:11de se programmer.
00:16:12Des baisses des gels
00:16:13des retraites à 1 260 euros.
00:16:15C'est-à-dire,
00:16:16des toutes petites retraites
00:16:17en dessous du SMIC,
00:16:18le gouvernement envisage
00:16:19de geler les retraites.
00:16:20C'est absolument scandaleux
00:16:21et c'est valable
00:16:22pour plein d'autres mesures.
00:16:23Les APL et autres.
00:16:25Et comme je le dis,
00:16:25je le redis,
00:16:26les seuls que vous épargnez,
00:16:28ce sont les riches.
00:16:28Il y a une explosion
00:16:29de la richesse
00:16:30et ce n'est pas depuis deux ans,
00:16:31c'est depuis dix ans
00:16:31depuis l'arrivée
00:16:32d'Emmanuel Macron.
00:16:34Vous refusez de mettre
00:16:34une taxe Zuckman
00:16:35qui pourrait rapporter
00:16:36plusieurs milliards.
00:16:37Vous refusez de revoir
00:16:40complètement les entreprises
00:16:41ou ces 211 milliards
00:16:42d'aides publiques
00:16:43qui vont surtout
00:16:44aux très grosses entreprises
00:16:45qui versent des dividendes record.
00:16:46Là, il y a des moyens
00:16:47de prendre de l'argent
00:16:48au lieu de le prendre
00:16:48sur l'éducation nationale
00:16:49et sur les retraités.
00:16:50Tout de même,
00:16:50l'OX qui sera aussi décisif
00:16:52dans les prochains jours,
00:16:53c'est l'évolution de l'opinion.
00:16:54Oui, c'est ce qui est regardé aussi
00:16:56et c'est ce qui se joue également
00:16:58à travers ces manifestations
00:16:59et à travers ces images,
00:17:00ces images de violences.
00:17:02À un moment,
00:17:03de quel côté retombe la pièce,
00:17:04ce n'est pas parce qu'il y a
00:17:05des violences
00:17:05que l'opinion,
00:17:06dans sa majorité,
00:17:07se désolidarise
00:17:08parfois des causes
00:17:09qui sont soutenues.
00:17:10D'autant plus
00:17:10quand ce sont des jeunes,
00:17:11des mineurs
00:17:12qui sont face à des CRS.
00:17:13Le gouvernement sait
00:17:14que c'est très touchy,
00:17:16donc c'est pour ça
00:17:17que c'est suivi de près.
00:17:19Pour autant,
00:17:20le gouvernement veut aussi
00:17:21rassurer les Français
00:17:21qui s'inquiètent
00:17:22en voyant ces images
00:17:23et qui se disent
00:17:23que c'est encore nous
00:17:24qui allons payer les dégâts,
00:17:25ça va être avec nos contributions,
00:17:27avec les taxes.
00:17:27C'est pour ça
00:17:28qu'on a appris hier soir
00:17:30que le gouvernement
00:17:31avait accéléré le calendrier
00:17:33pour que ce projet de loi
00:17:34casseur-payeur
00:17:35soit étudié,
00:17:36présenté dès la fin du mois,
00:17:38d'abord au Sénat.
00:17:39Ça changerait beaucoup les choses
00:17:40sur la responsabilité civile
00:17:42des casseurs.
00:17:43Aujourd'hui,
00:17:43elle existe,
00:17:44mais elle est très peu appliquée
00:17:45parce que c'est compliqué
00:17:45d'interpeller un casseur
00:17:46et pour la justice
00:17:47d'identifier que c'est lui
00:17:48qui a mis le feu
00:17:49à un magasin,
00:17:49cassé une vitrine.
00:17:50Là, en l'occurrence,
00:17:51il s'agirait de dire
00:17:52à tous ceux
00:17:52qui se trouvent dans un groupe
00:17:53où il y a des casseurs,
00:17:54si vous ne vous désolidarisez pas,
00:17:55si vous restez là,
00:17:56alors vous allez tous payer
00:17:59responsabilité collective
00:17:59de solidarité
00:18:00jusqu'à 10 000 euros.
00:18:01Ça, c'est quelque chose
00:18:02qui peut changer la donne
00:18:03et c'est une façon
00:18:03de prendre l'opinion
00:18:04à témoin aussi.
00:18:05Et Léonore Carrois,
00:18:06le chef du gouvernement
00:18:07est à la manœuvre.
00:18:08En coulisses,
00:18:08n'est-il pas un tout petit peu invisible ?
00:18:10Sébastien Lecornu,
00:18:12il ne s'exprime pas,
00:18:14quasiment pas,
00:18:15publiquement,
00:18:16ne devrait-il pas
00:18:17prendre la parole ?
00:18:17Encore une fois,
00:18:18vu la semaine
00:18:18que le pays vient de traverser.
00:18:20Mais ce que le Premier ministre fait,
00:18:22c'est justement
00:18:23travailler
00:18:23pour trouver des solutions.
00:18:25Déjà,
00:18:25il a réuni ses ministres
00:18:27en cellule interministérielle
00:18:28de crise,
00:18:29il a donné des instructions
00:18:30pour justement
00:18:31apaiser,
00:18:32calmer,
00:18:32écouter les revendications
00:18:34lorsqu'elles sont légitimes
00:18:35et y apporter des réponses.
00:18:36Et puis,
00:18:36je le rappelle,
00:18:37nous commençons
00:18:38un débat budgétaire
00:18:39avec toute une série
00:18:40d'amendements
00:18:41qui seront présentés,
00:18:42qui seront examinés
00:18:43et à la fin,
00:18:44une copie qui,
00:18:45je l'espère,
00:18:45sera votée.
00:18:46Parce que le pire de ce scénario,
00:18:48ce serait quand même
00:18:48de se retrouver
00:18:49pendant dix mois
00:18:50jusqu'à l'élection présidentielle
00:18:51sans budget.
00:18:53Ça aggraverait
00:18:53la situation financière
00:18:54de notre pays
00:18:55et puis finalement,
00:18:56tout le monde paierait.
00:18:57Donc,
00:18:57ce qu'il faut,
00:18:58ce qui nous est demandé
00:18:59à nous,
00:19:00gouvernement,
00:19:00au-delà du fait
00:19:01que certains et certaines
00:19:03puissent faire campagne,
00:19:04c'est justement
00:19:05d'améliorer
00:19:06la situation des Français,
00:19:07d'écouter leurs revendications,
00:19:08de travailler
00:19:09pour elles et pour eux,
00:19:10mais ce n'est pas
00:19:11de faire des déclarations
00:19:13ou de se lancer
00:19:14dans une campagne présidentielle.
00:19:15On entend énormément
00:19:16un certain nombre
00:19:17de responsables politiques
00:19:18parce qu'ils cherchent
00:19:19à récupérer ce mouvement,
00:19:21à l'instrumentaliser
00:19:22et clairement,
00:19:24ce n'est pas ce qu'il faut faire
00:19:26dans un moment
00:19:26où certaines
00:19:27de ces revendications,
00:19:29une fois de plus,
00:19:30je le dis,
00:19:30sont légitimes
00:19:31et doivent être entendues.
00:19:32Merci à tous les trois
00:19:33d'avoir accepté
00:19:34l'invitation de BFM Direct.
00:19:35On poursuit la discussion
00:19:36dans quelques instants
00:19:37avec un débat notamment
00:19:38entre Yann Brossat,
00:19:39sénateur communiste de Paris,
00:19:41porte-parole de Fabien Roussel
00:19:42et Mathieu Vallet,
00:19:42député européen,
00:19:43Rassemblement national,
00:19:44ancien commissaire de police,
00:19:46autour d'une question
00:19:46en particulier dans les faits,
00:19:48est-ce que les parents
00:19:48des auteurs mineurs
00:19:49peuvent vraiment
00:19:50payer les réparations
00:19:52à l'issue d'une semaine
00:19:53marquée par de très
00:19:54nombreuses déclarations
00:19:55volontaires
00:19:55contre des établissements
00:19:57scolaires ?
00:19:58A tout de suite.
00:20:0110h30,
00:20:02soyez les bienvenus
00:20:02si vous nous rejoignez
00:20:03dans BFM Direct
00:20:04face au déchaînement
00:20:05de violences
00:20:05contre les établissements
00:20:06scolaires un petit peu
00:20:07partout en France.
00:20:08Cette semaine,
00:20:09de nombreuses voix s'élèvent
00:20:10pour que les parents
00:20:12assument vraiment
00:20:12les actes
00:20:13de leurs enfants mineurs
00:20:14quand ceux-ci sont responsables
00:20:15de dégradations volontaires.
00:20:17Attention,
00:20:18dans les faits,
00:20:18ça n'est pas si simple.
00:20:19Regardez ces explications
00:20:21de Carl Appelon.
00:20:23La scène a fait le tour
00:20:25des réseaux sociaux.
00:20:26Une femme violemment agressée
00:20:28au spray inflammable.
00:20:29L'auteur présumé
00:20:30a été interpellé
00:20:31à un adolescent de 15 ans
00:20:32sans casier judiciaire.
00:20:34Autre situation,
00:20:35même constat ici à Belfort.
00:20:37Trois personnes ont été placées
00:20:39en garde à vue
00:20:39après l'agression
00:20:40de ce policier,
00:20:41dont un jeune de 17 ans.
00:20:43Parmi les plus de 2000
00:20:44gardés à vue
00:20:45depuis le début de la semaine,
00:20:4785% sont des mineurs.
00:20:49Mais alors,
00:20:49les parents peuvent-ils
00:20:50payer pour réparer
00:20:52les dégâts commis
00:20:52par leurs enfants ?
00:20:53Aujourd'hui,
00:20:54la loi dit oui,
00:20:55mais c'est un peu
00:20:56plus compliqué que ça.
00:20:57Le principe du casseur-payeur
00:20:59existe dans les faits
00:21:00mais reste rarement appliqué.
00:21:01Il faut que le mineur
00:21:02soit identifié
00:21:04et définitivement condamné
00:21:05pour que la responsabilité
00:21:07civile des parents
00:21:08soit engagée.
00:21:09L'assurance rembourse alors
00:21:10l'État ou la collectivité
00:21:12qui avait avancé les frais.
00:21:13Alors,
00:21:14le gouvernement propose
00:21:15d'aller plus loin
00:21:16et de reconnaître
00:21:17une responsabilité collective.
00:21:19Comprenez donc,
00:21:20pouvoir mettre en cause
00:21:21celui qui fait partie
00:21:22d'un groupe responsable
00:21:23de dégradation
00:21:24même s'il n'a pas
00:21:25directement cassé.
00:21:27Chaque participant
00:21:28pourrait devoir réparer
00:21:29les dégâts jusqu'à
00:21:3010 000 euros.
00:21:31Le projet de loi
00:21:31comporte aussi
00:21:32une possibilité
00:21:33de saisir les aides sociales
00:21:34pour payer les dommages.
00:21:36Le gouvernement,
00:21:37a néanmoins assuré,
00:21:38ne pas y être favorable.
00:21:40Et on en parle avec
00:21:41mes invités.
00:21:42Yann Brossat,
00:21:42bonjour et bienvenue.
00:21:44Sénateur communiste de Paris,
00:21:45directeur de campagne
00:21:45du candidat communiste
00:21:47à la présidentielle,
00:21:48Fabien Roussel.
00:21:48Bienvenue en face de vous.
00:21:49Mathieu Vallet,
00:21:50bonjour et bienvenue
00:21:51au député Rassemblement National,
00:21:52ancien commissaire de police.
00:21:54Avec nous également,
00:21:54Loïc Besson,
00:21:55éditorialiste politique
00:21:56BFM TV.
00:21:58D'abord,
00:21:58est-ce que sur le principe,
00:21:59je dirais,
00:22:00qui existe
00:22:02dans le code civil,
00:22:03est-ce que vous trouvez
00:22:04cela logique
00:22:05que les parents
00:22:06d'enfants mineurs
00:22:06qui se livrent
00:22:07à des dégradations volontaires,
00:22:09comme on l'a vu cette semaine,
00:22:10soient tenus responsables
00:22:11et réparent
00:22:13les dégâts
00:22:14qui se chiffrent là
00:22:15à l'issue de cette semaine
00:22:15déjà en millions
00:22:17et millions d'euros.
00:22:18Je ne suis pas naïf.
00:22:19Qu'est-ce qui fait
00:22:19que le gouvernement
00:22:20fait aujourd'hui
00:22:21cette proposition ?
00:22:22C'est parce qu'il ne veut pas
00:22:23parler du fond
00:22:23des revendications
00:22:24des lycéens.
00:22:25Oui, ma réponse,
00:22:26c'est celle-ci.
00:22:26Il y a plus de 1000 établissements
00:22:28qui étaient mobilisés.
00:22:29Et résumer cette mobilisation
00:22:31uniquement aux violences
00:22:32est indigne.
00:22:33C'est une stratégie
00:22:33qui est d'ailleurs vieille comme le monde.
00:22:35Mais est-ce que les parents
00:22:35doivent payer pour leurs enfants ?
00:22:37Depuis 10 ans.
00:22:37Mais vous savez,
00:22:37si on raisonne comme ça,
00:22:38les ministres vont se retrouver
00:22:39sur la paille.
00:22:40Parce que les casseurs en chef
00:22:41dans ce pays,
00:22:42ce sont les membres du gouvernement.
00:22:44Mais est-ce que les parents
00:22:45doivent rembourser
00:22:46le coût des dégâts ?
00:22:46Moi, je vous le dis,
00:22:48je trouve cette manipulation indigne.
00:22:50En réalité,
00:22:51si nous en sommes là,
00:22:52c'est ça la question
00:22:53que le gouvernement
00:22:53devrait se poser.
00:22:54Pourquoi en sommes-nous là ?
00:22:55La mobilisation...
00:22:57Ma réponse est très simple.
00:22:59Le 17 septembre,
00:23:00la mobilisation a commencé.
00:23:02C'était à Créteil.
00:23:03des enseignants
00:23:04et des élèves
00:23:05qui se sont mobilisés
00:23:06pour dire non
00:23:07aux profs non remplacés,
00:23:09pour dire qu'il est scandaleux
00:23:10qu'on ait 15 millions d'heures.
00:23:1215 millions d'heures.
00:23:13Donc, ce n'est pas
00:23:13au cours de l'année.
00:23:14C'est au gouvernement
00:23:15de prendre ses responsabilités,
00:23:17de recréer les conditions
00:23:18du dialogue
00:23:18avec les lycéens
00:23:21qui se mobilisent.
00:23:21Est-ce que vous pouvez
00:23:22juste répondre à ma question ?
00:23:23Oui, je vous réponds.
00:23:24Ma réponse est très simple.
00:23:25La responsabilité,
00:23:26elle est à 100%.
00:23:27La responsabilité du gouvernement
00:23:29qui a mis ce pays
00:23:30à feu et à sang,
00:23:31faute d'écouter
00:23:32les revendications
00:23:33des lycéens.
00:23:33Mathieu Vallée.
00:23:34Oui, moi je pense que
00:23:35quand on partage
00:23:36les dingueries,
00:23:37on partage l'addition.
00:23:38Donc, évidemment
00:23:38qu'on ne doit pas laisser
00:23:40impunis des casseurs
00:23:41qui ne sont pas,
00:23:42je réponds aussi à M. Brossard
00:23:43au passage,
00:23:43les revendications.
00:23:44On peut parler d'ailleurs
00:23:45des deux.
00:23:45On peut condamner les violences
00:23:46et on peut soutenir
00:23:47des revendications
00:23:48pour que l'école
00:23:49aille mieux
00:23:49qui était soi-disant
00:23:50la grande priorité
00:23:51du quinquennat,
00:23:52des deux quinquennats
00:23:52d'Emmanuel Macron.
00:23:53Maintenant,
00:23:54les dispositifs existent
00:23:55et je vais même plus loin.
00:23:56J'aimerais qu'on priorise
00:23:58l'action du fisc,
00:23:59l'action des services
00:24:00de l'État
00:24:01qui sont chargés
00:24:01entre autres
00:24:02de recouvrir
00:24:03ceux et ceux
00:24:03qui ne payent pas
00:24:04leurs impôts.
00:24:04Dans les faits,
00:24:05encore une fois,
00:24:05ce sont les assurances
00:24:06qui au final,
00:24:07la plupart du temps,
00:24:09assument le coût des dégâts.
00:24:10Quand vous avez,
00:24:11bien sûr,
00:24:11d'ailleurs les assurances,
00:24:12c'est nous.
00:24:12On a même des sénateurs
00:24:13qui voulaient augmenter
00:24:15les primes d'assurance
00:24:16pour financer
00:24:16les dingueries des émotions.
00:24:17Vous savez,
00:24:18les Français
00:24:18et les honnêtes Français
00:24:20contribuables,
00:24:20et je pense que M. Brossard
00:24:21parce qu'on a marre
00:24:22de payer l'addition
00:24:23pour des choses
00:24:24dont ils ne sont pas responsables.
00:24:25Dans un pays
00:24:25où on impose le plus
00:24:27en Europe,
00:24:28j'estime que oui,
00:24:29il faut que ceux
00:24:30qui cassent payent
00:24:31et aujourd'hui,
00:24:32votre reportage l'a dit,
00:24:32M. Gapian,
00:24:33ce n'est pas le cas
00:24:34et c'est pour ça
00:24:34que moi je veux
00:24:35que les services de l'État
00:24:36priorisent le recouvrement
00:24:37de celles et ceux
00:24:38qui sont condamnés
00:24:39à rembourser
00:24:40ce qu'ils ont cassé.
00:24:40Quand on est,
00:24:41pardon,
00:24:42là pour revendiquer,
00:24:43on n'est pas là pour casser
00:24:43et moi,
00:24:44excusez-moi,
00:24:44mais sur des services d'emploi
00:24:46que j'ai eu à gérer
00:24:47comme commissaire de police,
00:24:48je trouvais toujours anormal
00:24:49que lorsqu'il y a des gens
00:24:50qui flambent des poubelles,
00:24:52qui saccagent un lycée,
00:24:53qui s'en prennent aux policiers,
00:24:54on soit à côté pour filmer,
00:24:55on soit à côté
00:24:55pour le sensationnalisme.
00:24:57Moi,
00:24:57quand ça sent le roussi,
00:24:58quand ça sent la casse,
00:24:59quand ça sent les violences,
00:25:00il faut quitter les lieux
00:25:01d'abord pour éviter
00:25:02qu'on soit mis dans le même sac
00:25:03et ensuite,
00:25:04parce qu'il n'y a aucun avantage
00:25:07ou aucun intérêt
00:25:08à ce que vous restez sur place,
00:25:09ça ne contribue pas
00:25:09aux revendications.
00:25:10Les images de violences
00:25:11sont énormément choquées
00:25:13cette semaine
00:25:16dans ces circonstances.
00:25:17Le calendrier de la loi
00:25:19casseur-payeur s'accélère.
00:25:22Oui,
00:25:22ça sera présenté
00:25:23dès la fin du mois,
00:25:25dès fin octobre,
00:25:26en commençant par le Sénat
00:25:27où vous siégez M. Broussard.
00:25:29C'est une façon
00:25:29pour le gouvernement
00:25:31de montrer
00:25:32qu'il tente de faire quelque chose
00:25:35à la fois sur l'aspect
00:25:36des discussions,
00:25:37puisque le ministre de l'Éducation
00:25:38a réuni tout le monde vendredi
00:25:40et qu'il va y avoir
00:25:41des nouveaux échanges,
00:25:42mais aussi sur le côté
00:25:43des violences
00:25:44qui sont quand même
00:25:45deux sujets
00:25:46que le gouvernement
00:25:47veut discerner.
00:25:48En l'occurrence,
00:25:49c'est vrai que le sujet
00:25:49des violences,
00:25:49ça choque tout le monde.
00:25:50Et encore une fois,
00:25:51c'est vrai que c'est une question
00:25:52que beaucoup de Français
00:25:53se posent en voyant ces images
00:25:55et qui va payer à la fin,
00:25:56d'où la volonté
00:25:57d'accélérer et en effet
00:26:00pour une question
00:26:00de pragmatisme,
00:26:02de faire payer
00:26:03à la louche finalement
00:26:04et ne pas passer des heures,
00:26:06voire des jours
00:26:06à essayer d'identifier
00:26:07qui a brûlé
00:26:08ou cassé telle vitrine,
00:26:09mais finalement dire
00:26:10qu'il y avait tout un groupe là,
00:26:11personne ne s'est dissocié,
00:26:12ça n'a pas facilité
00:26:12le travail des forces de l'ordre.
00:26:13Donc il va y avoir
00:26:14une solidarité
00:26:16dans la responsabilité
00:26:17et tout le monde devra payer
00:26:18à hauteur de 10 000 euros.
00:26:19C'est une façon aussi
00:26:20pour le gouvernement
00:26:21de prendre l'opinion
00:26:23à témoin
00:26:24et leur dire
00:26:24on vous entend aussi
00:26:25et puis on entend
00:26:26que vous pouvez être inquiet
00:26:27en voyant ces images.
00:26:28Écoutons ce qu'on dit
00:26:29François Hollande
00:26:30qui s'est exprimé
00:26:31sur le sujet hier.
00:26:32Ceux qui ont cassé
00:26:33lorsqu'ils sont devant la justice
00:26:35doivent payer
00:26:38d'abord au sens pénal
00:26:39et puis ensuite
00:26:40s'il est possible
00:26:42de rembourser
00:26:42ce qui a été cassé.
00:26:43On sait très bien
00:26:44qu'hélas
00:26:44dans beaucoup de mouvements sociaux
00:26:46les casseurs
00:26:47sont rarement les payeurs.
00:26:49La clarté
00:26:50c'est important
00:26:50Yann Brossat.
00:26:51Est-ce que
00:26:51d'une certaine manière
00:26:52vous dites ce matin
00:26:53aux parents
00:26:55dont les enfants cassent
00:26:56notamment
00:26:57s'en prennent
00:26:57aux établissements scolaires
00:26:58franchement
00:26:59laissez-les continuer
00:27:00puisque de toute façon
00:27:01c'est l'État
00:27:02qui est responsable du chaos.
00:27:03Vous vous rendez compte
00:27:03M. Gapian
00:27:04de l'indignité
00:27:05de votre question.
00:27:06Vous vous rendez compte
00:27:06d'ailleurs
00:27:06je ne sais même pas
00:27:07quand vous préparez
00:27:08une émission
00:27:09comme celle-là
00:27:09que vous n'évoquez pas
00:27:10une seule seconde
00:27:11les revendications
00:27:12des lycéens.
00:27:12On l'a fait entre 10h et 10h
00:27:13et 10h déjà.
00:27:14J'ai pas de bol alors
00:27:15parce qu'en l'occurrence
00:27:17depuis le début
00:27:17de cette émission
00:27:18pas une seule fois
00:27:19vous n'avez évoqué
00:27:20les revendications des lycéens.
00:27:21Permettez-moi de vous dire
00:27:21que vous n'êtes absolument
00:27:23pas clair dans les réponses
00:27:24aux questions
00:27:25que je vous pose
00:27:26donc on pourrait peut-être
00:27:26commencer par là.
00:27:27Parce que vos questions
00:27:28sont complètement dirigées
00:27:29parce que vos questions
00:27:30sont indignes
00:27:30parce que vous n'évoquez pas
00:27:32une seule fois
00:27:33ce qui fait qu'on a
00:27:35un lycée sur trois
00:27:36qui était mobilisé
00:27:36la semaine dernière.
00:27:37Ce qui fait que
00:27:38cette mobilisation
00:27:39et je souhaite évidemment
00:27:40justifier en parallèle
00:27:41les dégradations.
00:27:42Évidemment non
00:27:43et je condamne
00:27:44toutes les violences.
00:27:44Vous le faites
00:27:45il est 10h36.
00:27:47Y compris les violences
00:27:48policières
00:27:48qui font qu'un lycéen
00:27:50à Saint-Ouen-Lomone
00:27:51s'est retrouvé désormais
00:27:52sans dents.
00:27:53Oui on en a parlé.
00:27:54Oui je peux en parler aussi
00:27:55du coup.
00:27:55Qu'un lycéen à Tours
00:27:56s'est retrouvé éborgné.
00:27:58Je condamne toutes les violences
00:27:59mais j'aimerais qu'on parle
00:28:00des revendications des lycéens.
00:28:01J'aimerais qu'on parle
00:28:02de Parcoursup
00:28:03qui fait que des dizaines
00:28:04de milliers de lycéens
00:28:05Elles sont masquées
00:28:05ces revendications
00:28:06par les violences.
00:28:07Je peux en finir.
00:28:08Qui fait que des dizaines
00:28:09de milliers de lycéens
00:28:10se retrouvent chaque année
00:28:11sur le carreau.
00:28:12Ça soumet d'ailleurs
00:28:13à un supplice chinois
00:28:14d'État d'enfants
00:28:15et de parents
00:28:16cette forme de sélection
00:28:18vers l'université.
00:28:19Qui fait qu'on a
00:28:20autant d'injustices
00:28:22auxquelles les lycéens
00:28:23sont confrontés.
00:28:23Qu'on parle aussi
00:28:24de l'état des bâtiments scolaires.
00:28:26C'est ça qui fait
00:28:26qu'il y a autant de lycéens
00:28:27qui se mobilisent.
00:28:28Évidemment
00:28:29c'est pas l'État.
00:28:29Encore que les baisses
00:28:31de dotation aux collectivités
00:28:32finissent par avoir
00:28:33des conséquences
00:28:33sur les régions.
00:28:35Donc qu'on parle de ça.
00:28:36Qu'on parle de ce qui fait
00:28:37qu'autant de jeunes
00:28:38dans la écrasante majorité
00:28:40des cas pacifiques
00:28:41se mobilisent.
00:28:43C'est ça qui devrait
00:28:43préoccuper le gouvernement.
00:28:44Qu'est-ce qu'il fait ?
00:28:45Mais ils sont les premières victimes
00:28:47des dégradations,
00:28:47des violences.
00:28:48Mais on a eu exactement
00:28:50la même chose
00:28:51pendant le mouvement
00:28:51des gilets jaunes.
00:28:52Ou pendant des heures
00:28:54on a parlé des violences
00:28:56et on avait exactement
00:28:57d'ailleurs les mêmes images
00:28:58de feu de poubelle.
00:28:59Et on a absolument
00:29:01un gouvernement
00:29:02qui n'a pas traité
00:29:03du fond des problèmes.
00:29:05C'est quand même ça
00:29:05le sujet.
00:29:06Comment on peut s'en sortir ?
00:29:06Comment on peut s'en sortir
00:29:08sur les deux fronts
00:29:09si je puis dire
00:29:10Mathieu Vallée ?
00:29:11Celui de la lutte
00:29:11contre les violences
00:29:12et celui de la gestion
00:29:13des revendications.
00:29:14Je réponds juste
00:29:14à M. Brossat.
00:29:15Les gilets jaunes
00:29:16avaient des revendications
00:29:17plus que légitimes.
00:29:18D'ailleurs vous savez
00:29:18que vous parlez
00:29:19des policiers et des gendarmes.
00:29:20Le coup de naissance.
00:29:21Mais attendez laissez-moi finir.
00:29:22Le pouvoir d'achat.
00:29:23Je vous ai laissé terminer
00:29:24donc ne soyez pas impatients.
00:29:25Et donc moi
00:29:26on ne parlait pas
00:29:27de feu de poubelle.
00:29:27Quand l'Arc de Triomphe
00:29:28a été saccagé par des ultras
00:29:29quand vous avez eu
00:29:31des mille blessés
00:29:32plus de mille blessés
00:29:33chez les policiers
00:29:33et les gendarmes
00:29:34ce n'est pas uniquement
00:29:35des feux de poubelle
00:29:35dont il s'agit.
00:29:36Maintenant vous évoquez
00:29:37vous êtes sénateur de Paris
00:29:38vous évoquez les violences
00:29:40vous parlez encore une fois
00:29:41de violences policières
00:29:41même si M. Brossat
00:29:42que vous représentez ici
00:29:43est un peu plus mesuré
00:29:44que la France Insoumise
00:29:45j'aurais aimé que vous parliez
00:29:46puisque c'est votre compétence
00:29:47électorale d'élu
00:29:48de cet officaire de police
00:29:50cette jeune officaire de police
00:29:51qui a eu le concours externe
00:29:52qui vient à peine de rentrer
00:29:52dans la police
00:29:53qui s'est fait tabasser
00:29:54lâchement par cinq individus
00:29:56je sais que vous êtes
00:29:56pour le féminisme
00:29:57soit dit en passant
00:29:58ou je n'ai pas entendu
00:29:59les associations condamner
00:30:00ces agissements
00:30:01ou ces exactions violentes
00:30:01j'imagine que ces images
00:30:02de cette policière
00:30:03qui était seule
00:30:04qui voulait protéger
00:30:05ses revendications
00:30:06et qui s'est fait tabasser
00:30:07massacrer
00:30:08qui va être marquée à vie
00:30:08alors qu'elle vient de rentrer
00:30:09dans le parcours de la police
00:30:10je sais que vous êtes aussi
00:30:11pour une meilleure formation
00:30:12je partage
00:30:12mais au moins
00:30:14ne mettez pas sur le même pied
00:30:15d'égalité des bandes
00:30:16et la police
00:30:17comme si elle était
00:30:17une bande rivale
00:30:18la police a la violence légitime
00:30:19Yann Brossard
00:30:19et ce lycéen qui est éborgné
00:30:23il y a une procédure
00:30:23monsieur judiciaire
00:30:25monsieur Brossard
00:30:25et vous le condamnez ou pas ?
00:30:27ou vous trouvez ça normal
00:30:28qu'un lycéen soit éborgné ?
00:30:30vous savez combien
00:30:30il y a de policiers
00:30:31et de gendarmés blessés
00:30:31en trois jours
00:30:32436
00:30:33donc le but
00:30:34c'est pas qu'on fasse
00:30:35le concours l'épine
00:30:35de celui qui a plus de
00:30:36c'est exactement ce que
00:30:37vous êtes en train de faire
00:30:38et de violence
00:30:38le but
00:30:39ben non parce que moi
00:30:39je ne l'aimais pas
00:30:40la question c'est
00:30:41comment on en sort
00:30:42la question c'est
00:30:43comment on a fait
00:30:43cette société
00:30:44ça vous a choqué
00:30:44ou pas cette policière ?
00:30:45tous en même temps
00:30:46est-ce que ça vous a choqué
00:30:47cette policière ?
00:30:47c'est ça la question
00:30:48comment on sort
00:30:49d'une situation
00:30:50où vous avez un pays
00:30:51qui est à feu et à sang
00:30:51et un gouvernement
00:30:52et un gouvernement
00:30:53pourtant vous ne soutenez pas
00:30:54ce gouvernement
00:30:54qui est incapable
00:30:57d'entendre les revendications
00:30:58des lycéens
00:30:59qui est incapable
00:30:59de les prendre en compte
00:31:00c'est ça le sujet
00:31:01qu'on devrait mettre
00:31:01justement ce sujet là
00:31:03ce sujet là
00:31:03attendez Loïc Besson
00:31:05la gestion
00:31:06de la partie communiste
00:31:06a du mal
00:31:07à porter son soutien
00:31:08je vous ai répondu
00:31:09mais quand vous êtes
00:31:09dans un monologue
00:31:10vous n'écoutez pas
00:31:11redites-le alors
00:31:12parce que si ça ne vous gêne pas
00:31:13redites-le
00:31:13j'ai pas entendu
00:31:14vous exprimer
00:31:15passer par le soutien
00:31:16de la police
00:31:16comme vous dites
00:31:17je vous ai déjà dit
00:31:18que je condamne
00:31:19toutes les violences
00:31:20je constate simplement
00:31:20qu'un jeune homme
00:31:21éborgné à tour
00:31:22ça ne vous choque pas
00:31:22la gestion politique
00:31:24mais tout ce blessé
00:31:25chocant monsieur
00:31:25pour ça il y a des
00:31:26pour ceux judiciaires
00:31:27ça a demandé une réponse
00:31:28la gestion
00:31:28pas suffisamment
00:31:30sur cette surface de police
00:31:30mais c'est pas grave
00:31:31excusez-moi monsieur Capiton
00:31:32je vous en prie
00:31:33la gestion politique
00:31:34de cette crise
00:31:34par le gouvernement
00:31:35les marges de manœuvre
00:31:36du gouvernement
00:31:37sont extrêmement faibles
00:31:38en réalité
00:31:39Loïc
00:31:40de fait
00:31:40ce qu'on nous explique
00:31:41à Matignon
00:31:41c'est qu'ils ont vu
00:31:42cette colère de loin
00:31:43qu'ils étaient peut-être
00:31:44les premiers à la cerner
00:31:45ne serait-ce que parce que
00:31:46ça a été documenté
00:31:46par les services de renseignement
00:31:48qui a pointé
00:31:49je cite
00:31:49les traces de doigts
00:31:50de la France insoumise
00:31:51dans l'organisation
00:31:51de ce mouvement
00:31:53de fait
00:31:54il y a quand même eu
00:31:54un retard à l'allumage
00:31:55ne serait-ce que dans les discussions
00:31:56c'est vrai que
00:31:57ce n'est que vendredi
00:31:58que Edouard Jeffrey
00:31:59le ministre de l'éducation
00:32:00a reçu
00:32:00toutes les associations
00:32:01de lycéens
00:32:02de parents d'élèves
00:32:03d'enseignants
00:32:04etc
00:32:04ce qu'on nous explique aussi
00:32:06c'est que
00:32:07la difficulté
00:32:09du sujet des lycéens
00:32:11c'est que ce n'est pas du tout
00:32:12comme le monde étudiant
00:32:13et que ce sont des problématiques
00:32:14à chaque fois locales
00:32:15avec des espaces
00:32:16de discussion
00:32:16qui sont eux aussi
00:32:18locaux
00:32:18des revendications
00:32:20et on l'a vu quand même
00:32:20qui sont très diverses
00:32:22et variées
00:32:23et donc à partir de là
00:32:24c'était compliqué
00:32:25pour le gouvernement
00:32:26d'avoir une prise
00:32:27d'avoir une réforme
00:32:28à faire sauter
00:32:29un sujet sur lequel
00:32:30reculer
00:32:31ils ont quand même
00:32:31reculé sur les frais
00:32:32d'inscription
00:32:32pour les BTS
00:32:33ça ne coûtait pas cher
00:32:34ils l'avaient annoncé
00:32:35le matin même
00:32:35ils ont reculé le soir même
00:32:36bon c'est pas ça
00:32:36qui allait changer
00:32:37quoi que ce soit
00:32:38aux manifestations
00:32:39et à la colère
00:32:40parce que ce n'est pas du tout
00:32:40d'ailleurs ce qu'on entendait
00:32:41mais c'est la difficulté
00:32:42du gouvernement
00:32:43c'est de ne pas avoir
00:32:43d'interlocuteur réel
00:32:45et de ne pas avoir
00:32:46de prise
00:32:46de sujet
00:32:47de revendications claires
00:32:48sur lesquelles
00:32:48ils pourraient apporter
00:32:49des réponses
00:32:50avec une perspective
00:32:51de convergence
00:32:52des luttes
00:32:53à partir de la semaine prochaine
00:32:54LFI soupçonnée
00:32:55de souffler sur les braises
00:32:56Yann Brossard
00:32:57cette stratégie
00:32:58de la France insoumise
00:32:58de se tenir
00:32:59aux côtés
00:33:00des lycéens manifestants
00:33:02on a vu bon nombre
00:33:03de députés
00:33:03notamment LFI
00:33:06soutenir
00:33:06vraiment en étant
00:33:07sur place
00:33:08sur les points de blocage
00:33:09cette semaine
00:33:10les manifestants lycéens
00:33:11est-ce que du côté
00:33:11du parti communiste français
00:33:12vous adoptez la même stratégie ?
00:33:14En tout cas je pense
00:33:14qu'il faut être complètement
00:33:15à côté de la plaque
00:33:16pour penser que
00:33:16un tiers des lycées
00:33:18se mobilisent
00:33:18simplement parce qu'un parti
00:33:19politique
00:33:20appuie sur un bouton
00:33:21et donc si
00:33:22l'explication du gouvernement
00:33:23c'est la manipulation
00:33:24de la France insoumise
00:33:25je pense qu'ils sont
00:33:26complètement à côté
00:33:27de la plaque
00:33:27d'ailleurs vous savez
00:33:28j'ai quelques cheveux blancs
00:33:29j'ai eu d'autres mobilisations
00:33:31lycéens quand j'étais jeune
00:33:32y compris pendant le CPE
00:33:33on avait exactement
00:33:34le même discours
00:33:35qui consistait à y voir
00:33:36la patte de tel ou tel
00:33:37parti politique
00:33:38la réalité
00:33:38et je m'inscris en faux
00:33:40par rapport à ce qui a été
00:33:40dit à l'instant
00:33:41il y a des revendications
00:33:42qui sont extrêmement claires
00:33:44embaucher des professeurs
00:33:46remplaçants
00:33:46pour faire en sorte
00:33:47qu'on n'ait pas
00:33:47année scolaire
00:33:48après année scolaire
00:33:49excusez-moi
00:33:49j'en finis 15 millions d'heures
00:33:51qui sont gâchées
00:33:52simplement parce que
00:33:53le gouvernement
00:33:54n'est pas capable
00:33:54de recruter des enseignants
00:33:56c'est proprement hallucinant
00:33:58et donc quand on a
00:33:58des lycéens
00:33:59qui se mobilisent
00:34:00pour avoir des professeurs
00:34:01remplaçants
00:34:02mais tout le monde
00:34:02devrait s'en réjouir
00:34:03moi je préfère
00:34:03des élèves qui se mobilisent
00:34:05pour faire en sorte
00:34:06d'avoir cours
00:34:06plutôt que d'avoir des élèves
00:34:07qui préfèrent rentrer chez eux
00:34:09et donc en l'occurrence
00:34:10on devrait saluer
00:34:11ces mobilisations
00:34:11or que fait le gouvernement
00:34:12dans le budget 2027
00:34:14il supprime
00:34:161588 postes
00:34:16de professeurs
00:34:17dont les deux tiers
00:34:18dans le secondaire
00:34:20démographie augmente
00:34:21c'est-à-dire que vous avez
00:34:22plus d'élèves dans le lycée
00:34:23et vous aurez moins d'enseignants
00:34:25inévitablement
00:34:25vous aurez plus d'heures
00:34:26non remplacées
00:34:26Est-ce que ça vous embête
00:34:26de voir la France Insoumise
00:34:28quand même très présente
00:34:29sur ses mouvements
00:34:30sur ses blocages ?
00:34:31Ça ne me choque pas
00:34:32d'avoir des élus
00:34:33qui soient mobilisés
00:34:34en tout cas pour ce qui concerne
00:34:35nos élus
00:34:36nous le serons
00:34:37pour protéger les lycéens
00:34:39et en l'occurrence
00:34:39les élus communistes
00:34:40qui étaient présents
00:34:41l'ont toujours fait
00:34:42en ce sens-là
00:34:42et aussi pour écouter
00:34:43les revendications
00:34:44Écoutons le leader
00:34:45justement de la France Insoumise
00:34:47à propos de ce qui va se passer
00:34:49dans les prochains jours
00:34:50notamment la journée de mardi
00:34:50prochaine journée majeure
00:34:52de mobilisation des lycéens
00:34:54J'invite les adultes
00:34:56les parents
00:34:57à se mettre un casque blanc
00:34:59ou un brassard blanc
00:35:00et à entourer les manifestations
00:35:02pour que
00:35:02on l'avait déjà fait
00:35:04dans les années
00:35:04après la mort de Malik Ousekine
00:35:06ou dans les années 90
00:35:08pour protéger
00:35:09on a un devoir
00:35:10d'abord de protection
00:35:11à leur égard
00:35:14et je pense que
00:35:15si on le fait
00:35:16le nombre de ceux
00:35:17qui le feront
00:35:18ça aidera
00:35:19à ce que ça se passe bien
00:35:21ça peut permettre
00:35:22l'apaisement ?
00:35:23Non mais Jean-Luc Mélenchon
00:35:24il faut surtout
00:35:24qu'il protège
00:35:25les honnêtes gens
00:35:26qui veulent manifester
00:35:27sans avoir la tour du ventre
00:35:28des soi-disant antifascistes
00:35:29qui sèment la violence
00:35:31le chaos
00:35:31et qui saccagent les commerces
00:35:32et qui veulent casser du flic
00:35:34il a soutenu la jeune garde
00:35:35qui a été
00:35:36dissu par le gouvernement
00:35:37confirmé par le conseil d'état
00:35:38Mais vous êtes ancien
00:35:38commissaire de police
00:35:39Je peux terminer
00:35:40jusqu'à bien ?
00:35:41groupuscule d'ultra-gauche
00:35:43violent
00:35:43pardon
00:35:44mais il a été constaté
00:35:45qu'il participait
00:35:46à transformer la rue
00:35:47en champ de bataille
00:35:47donc c'est contre ces fous furieux
00:35:49que Jean-Luc Mélenchon
00:35:49devrait dénoncer
00:35:50les violences
00:35:51et protéger les manifestants
00:35:51qui est l'un des plus complexes
00:35:53qui soit pour les policiers
00:35:54des manifestations lycéennes
00:35:56qui dégénèrent
00:35:57qui ne sont pas le fait
00:35:58de la majorité des lycéens
00:35:59Ah bien sûr
00:36:00mais je n'ai jamais dit ça
00:36:00mais M. Brossat
00:36:01a convoqué les gilets jaunes
00:36:02mais on peut convoquer
00:36:03les manifestants de la loi retraite
00:36:04rappelez-vous
00:36:05de ces journées nationales d'action
00:36:06qui se sont succédées
00:36:07contre la réforme des retraites
00:36:08du gouvernement
00:36:08où ça s'est bien passé
00:36:10parce que c'était déclaré
00:36:11c'était organisé
00:36:12on avait des grandes structures
00:36:13syndicales
00:36:13qui encadraient les cortèges
00:36:15et moi je dis
00:36:16que pour mardi
00:36:17Ça va être un casse-tête
00:36:17à Jérémy
00:36:18Ah bah oui
00:36:18parce que moi j'ai fait
00:36:20des débats sur votre plateau
00:36:20avec des organisations
00:36:22lycéennes et étudiantes
00:36:23ils n'ont pas l'expérience
00:36:24et le service d'ordre
00:36:24pour encadrer
00:36:25donc il faut que l'État
00:36:26évidemment
00:36:26et je pense que ça sera fait
00:36:27il les accompagnera
00:36:28et vous avez à voir
00:36:29tout un tas de fous furieux
00:36:30des black blocs
00:36:31de l'ultra-gauche
00:36:32des personnes qui ne viennent pas
00:36:37en tant que commissaire de police
00:36:38je voulais vous laisser parler
00:36:39je suis un minute sur ça
00:36:40qu'au fur et à mesure
00:36:41j'ai 20 ans de police
00:36:41au fur et à mesure
00:36:42des manifestations
00:36:43les black blocs
00:36:44aient voulu prendre
00:36:45et aient pris la tête des cortèges
00:36:46et c'est pour ça
00:36:47que quand vous voyez
00:36:47les policiers et les gendarmes
00:36:48intervenir
00:36:48ils sont là pour dégager
00:36:50les fauteurs de troubles
00:36:51les casseurs, les voyous
00:36:52pour que vous
00:36:53les honnêtes gens
00:36:54puissent manifester
00:36:54Mais l'exemple
00:36:55que vous avez pris
00:36:56est très éclairant
00:36:57mobilisation sur les retraites
00:36:58elle était extrêmement massive
00:36:59le gouvernement n'en a pas tenu compte
00:37:01Ah bah on est d'accord
00:37:01et donc évidemment
00:37:04le sentiment qui ressort
00:37:06de tout ça
00:37:06c'est que malheureusement
00:37:07c'est la case et la violence
00:37:08qui fait que le gouvernement
00:37:10finit par bouger
00:37:10et ça c'est un problème
00:37:11et ça c'est un problème
00:37:12vous légituez la case
00:37:14pour régler le gouvernement
00:37:15serait bien avisé
00:37:15d'écouter les lycées
00:37:16On est obligé de s'arrêter là
00:37:17Merci à tous les deux
00:37:17d'avoir accepté notre invitation
00:37:19et de dialoguer
00:37:20Merci à vous aussi
00:37:22Loïc, la chronique éco
00:37:24Votre rendez-vous
00:37:25avec la Banque Postale
00:37:26la banque pour avoir
00:37:27un temps d'avance
00:37:28sur la performance
00:37:28de votre entreprise
00:37:29La Banque Postale
00:37:31Citoyenne
00:37:33Votre rendez-vous éco
00:37:34avec cette Léo
00:37:35Des logiciels
00:37:36qui connaissent
00:37:37votre métier
00:37:46Le ministre de l'Intérieur
00:37:48le ministère de l'Intérieur
00:37:50généralise
00:37:51la suspension
00:37:52du permis de conduire
00:37:53pour usage
00:37:54du téléphone portable
00:37:55au volant
00:37:56Anaïs Girard
00:37:58Vous avez tous déjà vu
00:37:59quelqu'un tenir
00:38:00son téléphone au volant
00:38:01Mais quand on vous demande
00:38:03si cela fait partie
00:38:04de vos habitudes
00:38:04la réponse est catégorique
00:38:06Pas du tout
00:38:07Jamais
00:38:08Même en quelques secondes
00:38:10on peut faire créer
00:38:12des accidents
00:38:13Bon réflexe
00:38:14car ce simple geste
00:38:15pourrait dès maintenant
00:38:16vous coûter cher
00:38:1811h30
00:38:18Soyez les bienvenus
00:38:19Si vous nous rejoignez
00:38:20au plein milieu
00:38:21de cet entretien exceptionnel
00:38:22avec Michel-Edouard Leclerc
00:38:24On va se projeter
00:38:25un petit peu à présent
00:38:25si vous le voulez bien
00:38:26Nous sommes à moins de 3 mois
00:38:28des fêtes de fin d'année
00:38:29Quel budget pour les fêtes
00:38:31de fin d'année ?
00:38:31Écoutez ce que nous en disaient
00:38:32quelques français
00:38:32hier interrogés
00:38:35Est-ce qu'on va essayer
00:38:36justement d'anticiper
00:38:37certains produits
00:38:39les acheter maintenant
00:38:40plutôt qu'attendre
00:38:40les fêtes de fin d'année
00:38:41typiquement le foie gras
00:38:43ou ce genre de choses
00:38:44si on peut essayer
00:38:45d'anticiper
00:38:46de le trouver maintenant
00:38:47ce sera peut-être
00:38:47plus intéressant
00:38:48Il faut faire des priorités
00:38:49il faut voir ce qui est important
00:38:51et Noël aussi
00:38:52c'est fait pour gâter
00:38:55surtout les enfants
00:38:55Oui
00:38:56Moi je sacrifierais
00:38:58plutôt l'alcool
00:38:59parce que
00:39:00je ne suis pas fan
00:39:01et donc
00:39:02ça fait quand même
00:39:03faire de sacrées économies
00:39:04parce que
00:39:05c'est vrai que
00:39:06l'alcool a aussi
00:39:08beaucoup augmenté
00:39:09L'an dernier
00:39:10le budget
00:39:11des français pour Noël
00:39:12et le nouvel an
00:39:13Michel-Edouard Leclerc
00:39:13il était au plus bas
00:39:14depuis 2017
00:39:15est-ce que vous vous attendez
00:39:16à ce qu'il soit
00:39:17encore plus bas
00:39:17cette année ?
00:39:21Il y a deux tendances
00:39:22il y a
00:39:22faire des économies
00:39:24et en même temps
00:39:25faire la fête
00:39:25parce qu'à un moment donné
00:39:26il faut respirer
00:39:27et donc
00:39:28je pense que
00:39:29ces deux tendances
00:39:30se croisent dans nos magasins
00:39:32on n'a jamais vendu
00:39:34autant de premiers prix
00:39:35c'est-à-dire
00:39:35de gens
00:39:37de consommateurs
00:39:38qui veulent quand même
00:39:39s'acheter
00:39:41des bons produits
00:39:42mais pas chers
00:39:43et puis d'autres
00:39:44qui se retiennent
00:39:44d'acheter
00:39:45je ne sais pas
00:39:47vous dire
00:39:47ce que sera Noël
00:39:48je ne sais pas
00:39:49alors ce que je peux vous dire
00:39:50c'est
00:39:50en termes de prix
00:39:51les jouets
00:39:52je ne parle pas
00:39:53des licences
00:39:54mais les licences
00:39:55de grandes marques
00:39:56de films
00:39:56les Marvel
00:39:57et tout ça
00:39:57en termes de
00:39:58les jouets
00:39:59ne devraient pas être
00:40:00trop inflatés
00:40:01ne devraient pas être
00:40:03touchés par trop
00:40:04de hausse de prix
00:40:05la hausse de prix
00:40:06qu'on va avoir
00:40:07à Noël
00:40:08c'est la papeterie
00:40:09la papeterie
00:40:10elle n'était pas chère
00:40:10à la rentrée des classes
00:40:11parce qu'on l'avait acheté
00:40:12six mois
00:40:13avant le conflit d'Hormuz
00:40:14depuis
00:40:15il faut de l'énergie
00:40:17pour faire du papier
00:40:18ça, ça a augmenté
00:40:19donc la papeterie
00:40:20c'est un peu plus cher
00:40:21que l'année dernière
00:40:22les jouets
00:40:23je ne pense pas
00:40:24que ce soit
00:40:25très cher
00:40:26après
00:40:27c'est surprenant
00:40:29on les achète
00:40:30notamment
00:40:30pour cheminer les jouets
00:40:31pour fabriquer aussi
00:40:32vous savez
00:40:33nous on a
00:40:34une équipe
00:40:35on est une coopérative
00:40:36Leclerc
00:40:37ça n'appartient pas
00:40:37à ma famille
00:40:38des patrons de magasins
00:40:39viennent d'à travers
00:40:40toute la France
00:40:41et on a 180 000 collaborateurs
00:40:42dans l'enseigne
00:40:43c'est quand même énorme
00:40:44qui se spécialisent
00:40:45et on a des spécialistes
00:40:47de l'achat du jouet
00:40:48qui ont des observatoires
00:40:49partout dans le monde
00:40:50on regarde ce qui est fabriqué
00:40:51on donne la préférence française
00:40:53dans les Vosges
00:40:54ou dans le Jura
00:40:54à ceux qui veulent
00:40:56nous faire des jouets français
00:40:57mais on essaye d'acheter
00:40:59bien avant
00:40:59presque un an avant
00:41:01alors le surcoût
00:41:02viendra
00:41:03du prix du transport
00:41:04si on ne peut plus
00:41:05passer par Hormuz
00:41:06et qu'il faut passer
00:41:07par l'Afrique du Sud
00:41:08je fais les gestes
00:41:09à l'envers
00:41:09pour la caméra
00:41:10mais vous voyez
00:41:11là il y a un surcoût
00:41:12mais je pense que
00:41:12pour les jouets
00:41:14qui ne sont pas licenciés
00:41:15qui ne sont pas
00:41:16porteurs de droits dérivés
00:41:18ce ne sera pas trop cher
00:41:19ce sera même accessible
00:41:21la papeterie sera plus chère
00:41:22les licences
00:41:23il y a eu des tels succès
00:41:25au cinéma
00:41:26et puis aussi
00:41:27avec les équipes de foot
00:41:28avec tout ce qui est sportif
00:41:30que tout ce qui portera
00:41:31des marques
00:41:31sera forcément
00:41:32un peu plus cher
00:41:33pour ce qui concerne
00:41:34l'alimentation
00:41:34je pense que ce ne sera pas
00:41:36trop cher non plus
00:41:37parce que
00:41:38l'année dernière
00:41:39si vous vous rappelez bien
00:41:40pour les foie gras
00:41:41pour la volaille
00:41:42on était quand même
00:41:43sur des maladies
00:41:44qui avaient touché
00:41:44beaucoup de couvoirs
00:41:46et il y avait de la rareté
00:41:47du produit
00:41:47là quand même
00:41:48malgré
00:41:50un taux de mortalité élevé
00:41:51à cause de la chaleur
00:41:53dans certains couvoirs
00:41:54on a quand même
00:41:55du produit
00:41:56il y aura du produit
00:41:56et il y a des belles marques
00:41:57françaises
00:41:58donc là je pense que
00:41:59sur les produits festifs
00:42:01même le saumon
00:42:02tout ça
00:42:03il n'y aura pas de rupture
00:42:05en tout cas
00:42:06je rebondis quand même
00:42:06sur ce que vous venez
00:42:07de dire il y a quelques instants
00:42:09Michel-Edouard Leclerc
00:42:09vous n'avez jamais
00:42:10autant vendu
00:42:12de produits premier prix
00:42:13oui
00:42:15les marques premier prix
00:42:18pour ne rien vous cacher
00:42:19quand mes parents
00:42:21ont commencé à lancer
00:42:22les centres Leclerc
00:42:23ils n'ont pas révolutionné
00:42:24la distribution
00:42:25ils vendaient simplement
00:42:25moins cher
00:42:26ce que les autres
00:42:26vendaient
00:42:27les monoprix
00:42:27à l'époque
00:42:28les prix uniques
00:42:29les uniprix
00:42:30et puis après
00:42:31il y a eu Carrefour
00:42:32qui est arrivé
00:42:33dans les années 1960
00:42:34vous voyez
00:42:35vous n'étiez pas nés encore
00:42:36et ils ont créé
00:42:38la même chose
00:42:38que mes parents
00:42:39mais en plus grand
00:42:40donc nous on a réagi
00:42:41en mettant moins cher
00:42:42le textile
00:42:43tout ça
00:42:43et les premiers prix
00:42:45ce sont les Allemands
00:42:46c'est assez dans la culture
00:42:48nordique et allemande
00:42:49qui ont créé
00:42:50Aldi
00:42:51Lidl
00:42:51et qui nous ont réveillés
00:42:53sur les gammes
00:42:54et depuis
00:42:55ce sont nos principaux
00:42:56concurrents
00:42:57et donc les premiers prix
00:42:58aujourd'hui
00:42:58font quelquefois
00:43:00jusqu'à 30%
00:43:01des ventes
00:43:02sur certains segments
00:43:03et alors
00:43:03j'insiste là-dessus
00:43:04parce qu'on pourrait dire
00:43:05un peu comme pour les vols
00:43:07pas chers
00:43:08pour les compagnies aériennes
00:43:09qu'il n'y a pas de service
00:43:10et tout ça
00:43:10tous nos premiers prix
00:43:12ont le Nutri-Score
00:43:13et d'ailleurs
00:43:15le Nutri-Score
00:43:16je viens de signer
00:43:16la pétition
00:43:17du docteur Egberg
00:43:19plus de 107 000 signatures
00:43:21voilà
00:43:21je signe
00:43:22je signe pas que pour moi
00:43:23je signe pas pour la publicité
00:43:24des centres Leclerc
00:43:25je signe parce que j'y crois
00:43:26je signe pour mes enfants
00:43:27je voudrais
00:43:28que tous les industriels
00:43:30alors on le fait chez Leclerc
00:43:31pour nos marques de distributeurs
00:43:33mais je voudrais que
00:43:33tous les industriels
00:43:34de l'agroalimentaire
00:43:35tous les gens de l'agroalimentaire
00:43:37adoptent le Nutri-Score
00:43:39et l'affiche sur tous
00:43:40les emballages alimentaires
00:43:41c'est le coeur de cette pétition
00:43:42quel que soit le prix
00:43:43vous pouvez lire quand même
00:43:45un avec
00:43:46d'abord si c'est vert
00:43:47ou si c'est rouge
00:43:47c'est facile à savoir
00:43:49si vous devez faire
00:43:49de la salle de sport
00:43:50pour compenser
00:43:51la masse de chocolat
00:43:52ou de sucre
00:43:53que vous aurez mangé
00:43:54et si c'est vert
00:43:55vous êtes très bien
00:43:56et si c'est vert
00:43:59vous faites plaisir
00:44:00vous faites vos courses vous-même
00:44:01est-ce que votre boussole
00:44:03c'est le Nutri-Score
00:44:03comme pour de nombreux français
00:44:05ça m'empêche pas
00:44:05d'acheter
00:44:05Michel et Augustin
00:44:06avec des gros caillots de chocolat
00:44:08dans mes biscuits
00:44:09je sais simplement
00:44:09que je ferai une heure
00:44:10de salle de sport
00:44:11ou que j'ai 34 après
00:44:13globalement
00:44:13le Nutri-Score pour vous
00:44:14le Nutri-Score
00:44:15c'est pas
00:44:16c'est pas le top top top
00:44:18parce que ça dit pas
00:44:19à la portion manger
00:44:20ça dit aux 100 grammes
00:44:21mais c'est quand même
00:44:23le
00:44:24ce qui permet
00:44:25aux consommateurs
00:44:26d'acheter pas cher
00:44:27et de voir qu'en même temps
00:44:28c'est vert
00:44:29c'est A
00:44:30c'est bien classé
00:44:31et donc ça
00:44:32ça dédouane
00:44:33celui qui fabrique
00:44:34du premier prix
00:44:35et ça conforte
00:44:36celui qui en achète
00:44:36de plus en plus de français
00:44:38vous nous le dites
00:44:38qui vont directement
00:44:39sur les premiers prix
00:44:41ça en dit long
00:44:42sur la situation
00:44:43mais le problème
00:44:44c'est que
00:44:44c'est quoi l'étape suivante ?
00:44:46il n'y aura pas
00:44:47de premier premier prix
00:44:49il y a un moment
00:44:50ça va bloquer
00:44:51non non
00:44:52je pense que
00:44:53oui
00:44:54enfin ce que je vois
00:44:55sur le plan des prix
00:44:56il y a un moment
00:44:57vous ne pouvez pas faire
00:44:58plus bas
00:44:58et ça je suis d'accord
00:44:59aussi bien avec les syndicats
00:45:01agricoles
00:45:01qu'avec
00:45:02les industriels
00:45:03ou les distributeurs
00:45:04il y a un moment
00:45:05vous ne pouvez pas
00:45:05faire plus bas
00:45:06sans altérer
00:45:07la qualité
00:45:08donc moi je ne suis pas
00:45:09un anti-norme
00:45:09je suis pour transformer
00:45:10les normes en labels
00:45:11plus on a de normes
00:45:13il faut les simplifier
00:45:14il faut les rendre audibles
00:45:15mais un bon label
00:45:16c'est un bon outil
00:45:17de promotion
00:45:18marketing
00:45:19de ce qu'on fait de bien
00:45:20d'accord ?
00:45:21donc le bio
00:45:22pourrait aujourd'hui
00:45:23être un peu moins cher
00:45:24et en même temps
00:45:24on pourrait en vendre plus
00:45:25ça rémunérerait autant
00:45:27celui qui fait du bio
00:45:28donc ça c'est de manière générale
00:45:29et pour répondre
00:45:30à votre question
00:45:30plus macro
00:45:31plus macroéconomique
00:45:33aujourd'hui
00:45:33ce qui pèse
00:45:34sur le pouvoir d'achat
00:45:35c'est le fait
00:45:35c'est l'anxiété
00:45:38le pouvoir d'achat vécu
00:45:40ou le pouvoir d'achat imaginé
00:45:42c'est qu'on est en train
00:45:43de vous dire
00:45:44vous aviez mis
00:45:44de l'argent de côté
00:45:46avec vos retraites
00:45:47on va vous en prendre un peu
00:45:48parce que vous en avez trop
00:45:49ou c'est chez vous
00:45:50qu'on peut vous taper
00:45:50et puis là il y a des français
00:45:51qui disent
00:45:52qu'ils préparent déjà
00:45:53la liste de Noël
00:45:53trois mois avant
00:45:54pour essayer de grappiller
00:45:56quelques euros
00:45:56par-ci par-là
00:45:57c'est ce que je vous dis
00:45:58avec les enveloppes
00:45:59alors ça
00:45:59quand je vous parle
00:46:00avec des enveloppes
00:46:00je parle de l'argent
00:46:02que les gens ont
00:46:03dans le foyer
00:46:03beaucoup de foyers
00:46:05font des enveloppes
00:46:06ils ne vous le diront pas
00:46:07mais ils font des enveloppes
00:46:09et il y a
00:46:10les petites enveloppes à part
00:46:12qui sont pour les anniversaires
00:46:13pour la fête des maires
00:46:14pour les cadeaux de Noël
00:46:15et tout ça
00:46:16il faut avoir la simplicité
00:46:18de dire des choses comme ça
00:46:20et de l'autre côté aussi
00:46:21parce que le pouvoir d'achat
00:46:22ce n'est pas simplement
00:46:23le prix des choses
00:46:24c'est les revenus
00:46:24ce sont les revenus
00:46:25et donc aujourd'hui
00:46:26quand vous entendez
00:46:28le discours patronal
00:46:29aussi bien que le discours politique
00:46:31il ne donne pas d'espoir
00:46:33de gagner d'argent
00:46:34par le travail
00:46:35et même il ne donne pas
00:46:36l'espoir
00:46:36de garder les retraites
00:46:38pour lesquelles
00:46:38vous avez cotisé
00:46:39c'est quand même incroyable
00:46:40vous vous rendez compte
00:46:41du discours dans lequel
00:46:42est la société française
00:46:43on ne cotise pas
00:46:43pour sa propre retraite
00:46:44on cotise pour
00:46:46franchement
00:46:47vous êtes jeune
00:46:48vous pouvez vous dire ça
00:46:49mais on vous a tellement dit
00:46:50que c'était du salaire différé
00:46:52on vous a tellement dit
00:46:53qu'il fallait préparer
00:46:54votre vieillesse
00:46:55et maintenant
00:46:55vous voulez dire
00:46:56ça ne sert pas à ça
00:46:57non non
00:46:57on a changé d'avis
00:46:58d'accord
00:46:59les explications
00:47:00ne sont pas les mêmes
00:47:01mais pour celui
00:47:01qui a travaillé
00:47:02pendant 40 ans
00:47:03qui est content d'avoir sa retraite
00:47:05qui a acheté sa maison
00:47:05son jardin
00:47:06pendant le Covid
00:47:07et qui a planté son jardin
00:47:09et à qui on vient de dire
00:47:09t'en as un peu trop
00:47:11on va t'en gratter
00:47:12c'est inaudible
00:47:13et donc moi
00:47:14je vous le dis
00:47:15c'est ça qui est
00:47:16le ferment
00:47:17de la rage
00:47:18c'est d'avoir
00:47:19des gens
00:47:19qui ont envie de travailler
00:47:21je ne parle pas des gens
00:47:21qui ne veulent pas travailler
00:47:22il y a des gens
00:47:23qui ont envie de travailler
00:47:24et on leur dit
00:47:25qu'ils ne sortiront pas
00:47:26de la trappe
00:47:27à bas salaire
00:47:28parce que
00:47:28le salaire
00:47:29le travail
00:47:30ça coûte trop cher
00:47:31merde
00:47:32c'est quand même pas audible
00:47:33et les retraites
00:47:35j'ai travaillé toute ma vie
00:47:36et vous dites
00:47:37qu'à partir de 2000 et quelques balles
00:47:38vous allez me l'enlever
00:47:39le gel des pensions
00:47:41prévu dans le budget 2027
00:47:42des pensions supérieures
00:47:43à 1260 euros
00:47:44vous êtes jeune
00:47:45vous acceptez d'en parler
00:47:47mettez-vous à mon âge
00:47:48vous avez travaillé
00:47:48toute votre vie
00:47:49c'est pas Michel Douard-lecler
00:47:50mettez quelqu'un
00:47:51qui a travaillé toute sa vie
00:47:52dans les transports
00:47:54dans l'agriculture
00:47:54et tout
00:47:55et on leur dit
00:47:55non on va t'en prendre
00:47:56quand même 200 euros
00:47:57c'est pas audible
00:47:59c'est pas audible
00:48:00et donc la société française
00:48:01elle entend ça
00:48:02donc nous on veut bien
00:48:04je pense que la société française
00:48:05peut entendre
00:48:06qu'on a trop de dettes
00:48:07qu'on a trop de problèmes
00:48:08enfin c'est pas les gens
00:48:09qui gagnent 2050 euros
00:48:10salaire médian français
00:48:12qui sont responsables
00:48:13du dérapage
00:48:14du déficit public
00:48:15ils étaient où
00:48:16ces énarques
00:48:17ces polytechniciens
00:48:18ces HEC
00:48:19moi aussi je suis directeur
00:48:20d'une école de commerce
00:48:20ils étaient où
00:48:21c'est quand même pas
00:48:23aux petits gens
00:48:23de payer ça
00:48:24là vous faites référence
00:48:25notamment aux efforts
00:48:26qui vont être demandés
00:48:26Roussel il vous dira
00:48:27aux français
00:48:28en cadre du budget
00:48:292027
00:48:30les retraités
00:48:31par exemple
00:48:31les familles
00:48:32aussi
00:48:33est-ce que vous craignez
00:48:34vous patron de la grande distribution
00:48:35que tout cela se répercute
00:48:36sur la consommation
00:48:38l'an prochain
00:48:39et les années qui suivent
00:48:40je suis pour qu'on refasse
00:48:41je suis pour qu'on refasse de la croissance
00:48:42j'ai des projets
00:48:44pour la croissance
00:48:46je ne suis pas candidat
00:48:46j'ai des projets
00:48:47pour la croissance
00:48:48je peux alimenter
00:48:49les candidats
00:48:49il manque 2,5 millions
00:48:51de logements
00:48:52en France
00:48:52notamment des logements sociaux
00:48:54ce sont des actifs
00:48:55donc aucun problème
00:48:57de s'endetter
00:48:57pour construire
00:48:58des actifs
00:49:00aucun problème
00:49:01d'accord
00:49:01c'est des emplois
00:49:04un emploi dans le BTP
00:49:05c'est 2,5 emplois
00:49:07d'artisans
00:49:08de libéraux
00:49:08derrière
00:49:09c'est vraiment des projets
00:49:10personne n'en parle
00:49:11dans la culture
00:49:12dans la culture
00:49:13on a une industrie du cinéma
00:49:15on a une industrie de la vidéo
00:49:18on peut investir
00:49:19et on a des secteurs
00:49:20non on ne peut pas investir
00:49:20on n'a plus d'argent
00:49:21c'est ça le problème
00:49:22on n'a plus de marge de manœuvre
00:49:23on est dans le rouge
00:49:25dans le noir
00:49:26même septembre noir
00:49:27vous vous rendez compte
00:49:28je le dis
00:49:29pour plus jeunes
00:49:29je le dis pour tous mes étudiants
00:49:31regardez-moi
00:49:32ces deux petits jeunes devant moi
00:49:33ils disent qu'ils ne peuvent pas investir
00:49:35parce qu'ils n'ont pas d'argent
00:49:36mais c'est le principe
00:49:37de l'entrepreneuriat
00:49:38tout entrepreneur
00:49:39démarre aujourd'hui
00:49:40un projet d'entreprise
00:49:41sans argent
00:49:43il n'y a pas un centre Leclerc
00:49:44qui démarre avec une cagnotte
00:49:46il n'y a pas un système U
00:49:47qui démarre avec une cagnotte
00:49:48il n'y a pas un agriculteur
00:49:51qui démarre avec une cagnotte
00:49:52on s'endette
00:49:52pour construire une entreprise
00:49:54l'important
00:49:54c'est le projet
00:49:55c'est le projet
00:49:56qui va rembourser la dette
00:49:57et qui va
00:49:59vous voyez
00:49:59le problème c'est que la France
00:50:01est déjà beaucoup endettée
00:50:02et ce n'était pas forcément
00:50:03pour investir
00:50:03c'était surtout pour alimenter
00:50:05des dépenses courantes
00:50:06là on est quand même au bord d'une crise
00:50:07de la dette
00:50:09particulièrement la France
00:50:10le mauvais élève de l'Europe
00:50:11donc on n'a plus de marge de manœuvre
00:50:13mais ne répétez pas le discours
00:50:15des dramaturges
00:50:16qui veulent qu'on vote pour eux
00:50:17parce que
00:50:18je ne parle même pas des politiques
00:50:19je parle des instances internationales
00:50:21des marchés
00:50:22c'est les mêmes financiers
00:50:23qui nous cotent
00:50:24qui tiennent ce discours
00:50:25d'accord
00:50:26et qui gagnent
00:50:27sur la manière
00:50:27dont on va rembourser la dette
00:50:28n'oubliez pas
00:50:29ces gens ne sont pas désintéressés
00:50:31les gens qui nous cotent
00:50:32évidemment
00:50:32mais on en dépend
00:50:34oui
00:50:34mais ce sont des gens
00:50:36qui vivent justement
00:50:37de la cotation de notre dette
00:50:38donc ce n'est pas eux
00:50:39qu'il faut écouter
00:50:40il faut écouter les entrepreneurs
00:50:41d'accord
00:50:41donc aujourd'hui
00:50:42prenez
00:50:43même au niveau des salaires
00:50:45voilà
00:50:45le premier tiers
00:50:47des salaires français
00:50:48vous savez bien
00:50:49que s'il augmente
00:50:49il va être dépensé
00:50:51alors je ne sais pas
00:50:52un plaidoyer prodomo
00:50:53là encore
00:50:53il va être dépensé
00:50:54dans les magasins
00:50:55chez les Ikea
00:50:56chez les Decathlon
00:50:56mais le premier tiers
00:50:58des salaires
00:50:58on peut l'augmenter
00:51:00de la décharge
00:51:02des cotisations sociales
00:51:03on peut faire payer
00:51:04ces cotisations sociales
00:51:06on peut les transférer
00:51:07sur les iPhones
00:51:08sur le numérique
00:51:09sur la robotique
00:51:10qui concurrence le travail
00:51:11voilà
00:51:12c'est presque 30%
00:51:13d'augmentation de salaire
00:51:14possible pour les bas salaires
00:51:16sur 5 ans
00:51:17sur 6 ans
00:51:18sur 7 ans
00:51:18à Bercy de faire le calcul
00:51:19pour libérer du pouvoir d'achat
00:51:21et relancer la machine
00:51:23à consommer
00:51:24je rebondis
00:51:26sur ce que vous disiez
00:51:27à Loïc
00:51:28à l'instant
00:51:28sur cette dette française
00:51:30qui explose
00:51:31qui n'a jamais été
00:51:32aussi élevée
00:51:33on devrait
00:51:34on devrait la brûler
00:51:35la dette
00:51:36non
00:51:36non
00:51:37ça se gère dans le temps
00:51:38j'ai adopté un discours
00:51:40qui me semble
00:51:41d'une certaine manière
00:51:42proche de ce que peut dire
00:51:43un Jean-Luc Mélenchon
00:51:43par exemple
00:51:44sur la dette
00:51:44il n'y a pas de comparaison
00:51:45je ne dis pas qu'il faut
00:51:46effacer la dette
00:51:46je dis que
00:51:47dans mon entreprise
00:51:48sous-entendu
00:51:49ce n'est pas ce qu'il y a
00:51:50de plus important
00:51:50non
00:51:51faites pas de commentaire
00:51:53moi j'aurais une punchline
00:51:54derrière
00:51:54donc ça transforme le commentaire
00:51:56en une affirmation
00:51:58je connais
00:51:58donc j'ai appris
00:51:59grâce à vous
00:52:01en fait aujourd'hui
00:52:03mon comptable
00:52:04chez Leclerc
00:52:05nos experts comptables
00:52:06qui sont des gens compétents
00:52:07ils nous disent
00:52:08ça c'est ce qu'on a
00:52:09et c'est peut-être
00:52:10qu'on a dépassé
00:52:11mais de l'autre côté
00:52:12on a des développeurs
00:52:13on a des marketeurs
00:52:15on a des gens qui disent
00:52:16ah mais là
00:52:16il y a un marché
00:52:18quelle que soit la dette
00:52:19on peut
00:52:20se faire
00:52:21beaucoup de croissance
00:52:22en allant sur ce marché
00:52:23malgré la dette
00:52:24et c'est ce marché
00:52:25qui va rembourser la dette
00:52:26vous voyez
00:52:27il y a
00:52:29on n'est pas des banquiers
00:52:30on est des créateurs
00:52:31de valeur
00:52:31on est des entrepreneurs
00:52:33et donc
00:52:34un entrepreneur
00:52:35il s'endette
00:52:36et son objectif
00:52:38c'est de créer
00:52:38plus de valeur
00:52:39pour qu'il puisse
00:52:40rembourser sa dette
00:52:41et bien aujourd'hui
00:52:42je voudrais que le discours
00:52:43de la vie politique
00:52:45arrête d'écouter
00:52:45que le banquier
00:52:46on n'élit pas
00:52:47comme président
00:52:48de la république française
00:52:49un super banquier
00:52:50enfin il y en a eu
00:52:51Pompidou était dedans
00:52:53Macron était banquier
00:52:55un peu
00:52:55un peu
00:52:57mais il faut
00:52:58il faut élire
00:53:00un développeur
00:53:01justement on va élire
00:53:01un président
00:53:02ou une présidente
00:53:03dans quelques mois
00:53:04Michel-Édouard Leclerc
00:53:05de quel candidat
00:53:06vous sentez-vous
00:53:07le plus proche
00:53:08aujourd'hui
00:53:09je ne vous le dirai pas là
00:53:11je développe des idées
00:53:12j'essaie de faire passer
00:53:13des idées
00:53:14parce que c'était par exemple
00:53:15vous receviez chez vous
00:53:15à Landerneau
00:53:16ou Gabriel Attal
00:53:16j'ai reçu presque tout le monde
00:53:18vous recevez tous les candidats
00:53:19à Landerneau
00:53:19oui
00:53:20ou soit à leur demande
00:53:21soit moi je vais les voir
00:53:22je suis quelqu'un
00:53:23qui pense que
00:53:24un entrepreneur
00:53:25ne doit pas se planquer
00:53:27derrière une association patronale
00:53:28le Medef ou autre
00:53:29et qu'on doit aller voir
00:53:31l'homme politique
00:53:32lui faire acte de reconnaissance
00:53:34la politique
00:53:35c'est un métier
00:53:35c'est une nécessité
00:53:36je crois au primat
00:53:37du projet collectif
00:53:39je ne suis pas un ultra-libéral
00:53:41je crois aussi
00:53:42que le politique
00:53:42il doit réguler
00:53:44l'IA par exemple
00:53:45pour soutenir les écrivains
00:53:46les éditeurs
00:53:46on doit
00:53:48le politique
00:53:49à sa raison d'être
00:53:49mais est-ce que
00:53:50certaines de vos idées
00:53:50se retrouvent déjà
00:53:51dans certains programmes
00:53:52puisque vous discutez
00:53:52avec tous les candidats
00:53:53oui j'ai l'impression
00:53:55alors je ne veux pas
00:53:56me les attribuer qu'à moi
00:53:58mais quand vous voyez
00:53:58des idées
00:53:59elles sont peut-être
00:54:00mal dites
00:54:00ou dites
00:54:01avec des mots
00:54:02trop punchés
00:54:02comme TVA social
00:54:04mais même François Hollande
00:54:05quitte à se faire critiquer
00:54:06par ça
00:54:07c'est la première fois
00:54:10qu'il dit
00:54:11qu'il envisage
00:54:12de transférer
00:54:14les cotisations sociales
00:54:15sur une autre masse financière
00:54:17que le travail
00:54:19Attal dit ça aussi
00:54:20Bardella
00:54:21si je me souviens bien
00:54:22dans son bouquin
00:54:22en parle aussi
00:54:23et je pense que
00:54:25Glucksmann aussi
00:54:26donc vous voyez
00:54:28les choses bougent
00:54:29vous nous dites
00:54:29que vous les voyez tous
00:54:30pour autant
00:54:31vous ne voulez pas nous dire
00:54:32le nom de celui
00:54:33qui aurait votre préférence
00:54:34est-ce qu'au moins
00:54:34il y en a un
00:54:35ou est-ce que vous dites
00:54:35en fait là
00:54:36il manque encore
00:54:36un candidat
00:54:37qui serait le bon candidat
00:54:38pour la France
00:54:39je vais vous faire un joke
00:54:40il manque des femmes
00:54:42c'est plus qu'un joke
00:54:43il y en a une
00:54:44qui a toutes les chances
00:54:46aujourd'hui
00:54:47d'accéder à l'Élysée
00:54:48Marine Le Pen
00:54:48Michel-Édouard Leclerc
00:54:49je voulais vous faire
00:54:50c'est Octobre Rose
00:54:51c'est ma manière
00:54:52de vous le faire aborder
00:54:54nous on soutient
00:54:55la Ligue contre le concert
00:54:56c'est le concert des femmes
00:54:57mais du coup
00:54:58je ne voulais pas
00:54:59assimiler les femmes
00:55:00au concert des femmes
00:55:01ce que je voulais dire
00:55:02c'est que la vie politique française
00:55:03elle manque un peu de féminité
00:55:04on a beaucoup de virilistes
00:55:06qui se tapent dessus
00:55:06on a beaucoup de chefs de paroisses
00:55:08on n'a pas beaucoup de
00:55:10est-ce que vous redoutez
00:55:11un second tour
00:55:12qui est annoncé
00:55:13par certains sondages
00:55:14entre Jean-Luc Mélenchon
00:55:15et Marine Le Pen
00:55:17je ne me projette pas comme ça
00:55:19je me dis
00:55:20mais très simplement
00:55:21de là où je suis
00:55:23je ne sens pas
00:55:24la vie politique française
00:55:25je ne l'écoute plus beaucoup
00:55:27j'écoute vos débats
00:55:28et vous dites que ça ne sert à rien
00:55:29quel que soit le président
00:55:30ça ne changera pas grand chose ?
00:55:32non
00:55:33non non
00:55:33je dis qu'il faut faire
00:55:35sans eux pour le moment
00:55:37la France de province
00:55:38elle avance là
00:55:38c'est pas parce qu'il y a
00:55:39une paralysie entre
00:55:41d'abord on n'est pas
00:55:41en élection présidentielle encore
00:55:43vous avez remarqué
00:55:44c'est dans 6 mois
00:55:45ou 7 mois
00:55:45à force de dire 7
00:55:466 et demi
00:55:476 et demi
00:55:48voilà
00:55:48ensuite
00:55:49la discussion budgétaire
00:55:52aubert
00:55:52la lisibilité
00:55:53masque
00:55:54la lisibilité
00:55:55de la discussion présidentielle
00:55:57au présidentielle
00:55:58il faudra qu'on élise
00:55:59un homme ou une femme
00:56:00qui saura tenir tête
00:56:01à Trump
00:56:02à Poutine
00:56:03dire le soutien ou pas
00:56:05à l'Ukraine
00:56:05et refaire le leadership
00:56:08français en Europe
00:56:09ça en élimine certains
00:56:10à vos yeux
00:56:11il y en a qui n'ont pas encore
00:56:12rattrapé le niveau
00:56:13mais la fonction révèle les hommes
00:56:14regardez
00:56:15vous n'étiez pas là avant non plus
00:56:16donc la fonction révèle les hommes
00:56:18vous n'avez jamais changé
00:56:19à vous présenter ?
00:56:20mais si bien sûr
00:56:20oui oui
00:56:21mais non mais c'est vous
00:56:22qui m'en donnez l'idée
00:56:23à chaque fois
00:56:23non sérieusement
00:56:25vous êtes un visage
00:56:26connu des français
00:56:28vous avez une voix qui compte
00:56:30vous avez l'oreille
00:56:31des candidats à la présidence
00:56:32est-ce que vous même
00:56:33parfois 74 ans
00:56:34vous ne vous dites pas
00:56:34j'aurais peut-être
00:56:35ma place dans cette
00:56:37plus jeune
00:56:38j'ai fait partie de
00:56:40j'étais sollicité
00:56:41par des hommes politiques
00:56:42pour venir
00:56:43dans un gouvernement
00:56:44mais j'ai toujours
00:56:45je ne crache pas dessus
00:56:47parce que je vous dis
00:56:48je respecte le politique
00:56:49je ne veux pas nourrir
00:56:50le courant populiste
00:56:51ils sont tous pourris
00:56:53etc
00:56:53je crois à la nécessité
00:56:56qu'un pays soit guidé
00:56:57par quelqu'un
00:56:57qui a une réflexion globale
00:56:59et qui nous fait d'air
00:57:01issu d'un autre champ
00:57:03que la politique
00:57:03par exemple
00:57:04alors vous savez
00:57:05le général de Gaulle
00:57:06il connaissait rien en économie
00:57:08et c'était déjà
00:57:09un vieux militaire
00:57:09n'oubliez pas ça
00:57:12je ne suis pas sûr
00:57:13que François Mitterrand
00:57:14s'y connaissait
00:57:14beaucoup en économie
00:57:17si vous regardez chacun
00:57:19il n'y a pas eu
00:57:20beaucoup de référents
00:57:21entrepreneurs
00:57:22donc pourquoi pas moi
00:57:24vous êtes vous
00:57:24déjà dit peut-être
00:57:25j'ai dit ça
00:57:26j'ai dit de manière
00:57:27un peu vulgaire
00:57:27je ne suis pas plus
00:57:28con qu'un autre
00:57:28mais je voulais dire
00:57:30par là
00:57:30qu'il ne faut pas
00:57:33chercher un prototype
00:57:34les belles personnes
00:57:36se révèlent
00:57:37et il faut qu'ils révèlent
00:57:38la capacité
00:57:39de nous fédérer
00:57:40et de ne pas nous diviser
00:57:42moi j'ai une métaphore
00:57:43pardon
00:57:43je rallonge deux secondes
00:57:44on terminera par cela
00:57:45je suis du métier
00:57:47du commerce
00:57:47en France
00:57:48le commerce
00:57:49alors là c'est une critique
00:57:50que je leur fais
00:57:51n'est pas apprécié
00:57:52par les élites
00:57:53pour eux
00:57:53on est des parasites
00:57:54d'un restaurateur
00:57:55on ne dit pas
00:57:56il faut qu'il redonne
00:57:57sa cote-part
00:57:57à l'agriculture
00:57:58aux commerçants
00:57:59on dit
00:57:59il faut qu'il partage
00:58:00sa valeur
00:58:01avec l'agriculteur
00:58:02le commerçant
00:58:03est considéré
00:58:03comme un parasite
00:58:04moi je vais vous dire
00:58:05un truc
00:58:05dans le commerce
00:58:06nous on ne cherche pas
00:58:07à faire 15%
00:58:08on ne cherche pas
00:58:09juste à aller piquer
00:58:10le client des autres
00:58:12on veut avoir
00:58:13un maximum
00:58:14on parle à maximum
00:58:15de consommateurs
00:58:16il faut que les politiques
00:58:19apprennent
00:58:19à ne pas parler
00:58:20qu'à leur paroisse
00:58:20mais à l'ensemble
00:58:21des français
00:58:21à l'ensemble des français
00:58:24merci Michel-Edouard Leclerc
00:58:25j'ai de s'arrêter là
00:58:27merci d'avoir accepté
00:58:28l'invitation de BFM Direct
00:58:29en ce dimanche matin
00:58:30on vous laisse retourner
00:58:31dans votre finistère
00:58:32natal à Landerneau
00:58:33d'ailleurs il y a un Leclerc
00:58:34en politique désormais
00:58:34depuis dimanche dernier
00:58:35c'est Patrick Leclerc
00:58:37c'est mon cousin
00:58:37merci Loïc
00:58:38dans quelques instants
00:58:39BFM Paul
00:58:40avec Fabien Roussel
00:58:40bonne journée
00:58:41merci