- il y a 1 an
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.
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00:00:00Générique
00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:14Dans un instant, on va revenir sur les déclarations du nouveau Premier ministre.
00:00:17Il annonce le retrait de la proposition de suppression de deux jours fériés et tend la main à la gauche.
00:00:23Or, elle est fille pour tenter de sortir de l'impasse budgétaire.
00:00:26Sébastien Lecornu qui démarre moins bien que son prédécesseur François Bayrou dans l'opinion.
00:00:30On en parle notamment avec Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, mon invité à 11h.
00:00:35Sébastien Lecornu sous pression maximale, celle des oppositions, celle des syndicats, celle des patrons.
00:00:41Aussi, le MEDEF menace d'une grande mobilisation patronale si les impôts des entreprises augmentent.
00:00:47J'ajoute que ce matin, la FNSEA, côté agriculteur donc, appelle à son tour à une grande journée d'action.
00:00:52Le 25 septembre, explications et réactions à suivre.
00:00:56Dans BFM Direct, l'incursion d'un drone dans le ciel d'un pays de l'OTAN en Roumanie, en l'occurrence après la violation de l'espace aérien polonais cette semaine.
00:01:05Faut-il y voir une amplification de la menace russe vis-à-vis de l'Europe ? La réponse de nos experts.
00:01:10Et puis, on va revenir sur la plus grande manifestation d'extrême droite jamais organisée au Royaume-Uni.
00:01:14Jusqu'à 150 000 personnes réunies hier à Londres avec plusieurs interventions, notamment celle d'Elon Musk ou encore d'Éric Zemmour après un été marqué par des mouvements anti-immigration outre-Manche.
00:01:25BFM Direct, épisode 6. C'est parti.
00:01:27Mais d'abord, l'essentiel de l'actualité avec vous, Maëva, bonjour.
00:01:37Bonjour François, bonjour à tous.
00:01:39On commence donc par ces annonces de Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre qui renonce donc à la suppression de deux jours fériés.
00:01:46La mesure avait été très décriée.
00:01:48Or, ce qu'il déclare, je souhaite que l'on épargne celles et ceux qui travaillent.
00:01:52C'est donc une main tendue à la gauche et au syndicat.
00:01:55Pas suffisant toutefois pour apaiser les colères.
00:01:58On va regarder ce que déclare Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT à l'appel à la mobilisation le 18 septembre.
00:02:05C'est une première victoire, c'est ce qu'elle déclare et ça nous motive encore plus pour renforcer la grève et les manifestations du 18 septembre.
00:02:11Idem d'ailleurs pour Marie-Lise Léon à la CFDT.
00:02:13Elle salue une première bonne nouvelle mais poursuit, il reste beaucoup à faire pour équilibrer le budget.
00:02:20Et puis enfin, une autre annonce, une autre date à retenir.
00:02:22Vous en parliez François, la FNSEA qui annonçait une grande mobilisation le 25 septembre dans toute la France.
00:02:28Mobilisation au sujet notamment des échanges internationaux pour les produits agricoles.
00:02:32Et le vice-président de la FNSEA sera mon invité tout à l'heure à 10h30 dans une demi-heure.
00:02:36A l'étranger, Maévala Roumanie dénonce l'intrusion d'un drone russe dans son espace aérien.
00:02:41Oui François, ça s'est passé hier soir. Deuxième pays de l'OTAN qui est donc concerné puisqu'il y a quatre jours,
00:02:45c'était la Pologne qui avait également dénoncé l'intrusion de 19 drones russes dans son ciel.
00:02:50La Pologne qui avec l'OTAN a d'ailleurs déployé des avions en raison d'attaques de drones russes en Ukraine, non loin de la frontière polonaise.
00:02:58L'actualité, ce sont aussi ces nouvelles inquiétantes de Cécile Koller, française détenue depuis plus de trois ans en Iran.
00:03:04Après plus de deux mois de silence, elle a finalement pu contacter sa famille et d'après son comité de soutien, elle est à bout de force.
00:03:12Sa situation est dramatique, c'est ce qu'affirme ce comité qui exige sa libération immédiate.
00:03:18Enfin, on vient en France, Teddy Riner réaffirme ses ambitions présidentielles.
00:03:22S'il se lançait en politique, pas question pour lui de devenir ministre, ce serait bien pour viser la présidence de la République.
00:03:28Il dit vouloir un rôle qui fait changer les choses. Voilà François pour l'essentiel.
00:03:32Merci Maëva, on se retrouve prochain journal à 11h.
00:03:36A tout à l'heure.
00:03:37Au lendemain de son premier déplacement en tant que Premier ministre, Sébastien Lecornu accorde donc sa première interview à la presse quotidienne régionale.
00:03:46Objectif, se montrer ouvert pour tenter, tenter de sortir de l'impasse, c'est pas gagné.
00:03:51Eléa Morel, Aristide Saadna avec Rebecca Blanc-Lelouch.
00:03:54Bonne nouvelle pour Chala et Naïd. L'une est commerçante et vient d'apprendre qu'aucun jour férié ne sera supprimé.
00:04:02Moi je pense que c'est bien pour les restaurations, pour les hôtels, pour tout ça.
00:04:06Ça fait marcher l'économie de pays aussi.
00:04:09Le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a annoncé hier dans un entretien accordé à la presse régionale, dont la Provence.
00:04:17Je souhaite que l'on épargne celles et ceux qui travaillent. C'est pourquoi j'ai décidé de retirer la suppression de deux jours fériés.
00:04:24Largement plébiscité, le retrait de cette mesure mécontente pourtant quelques Français inquiets.
00:04:30Moi je trouve que c'est pas bien.
00:04:31Pourquoi ?
00:04:32Parce que je pense qu'il faut faire des économies.
00:04:34Si c'est vraiment pour aider la France à arrêter d'avoir un déficit comme ça, je suis prêt à jouer le jeu.
00:04:43Réduire les dépenses de l'État, comme celles accordées aux anciens ministres, Sébastien Lecornu assure vouloir s'y attaquer.
00:04:50On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l'État n'en font pas.
00:04:56Je vais donc mettre fin aux derniers privilèges qui sont encore accordés à vie à certains anciens membres du gouvernement.
00:05:02Une annonce qui ravit les Français, lassés de voir les gouvernements se succéder.
00:05:06Le Pérou il a fait moins d'un an, après il a je ne sais pas quel salaire et les avantages pour toute sa vie.
00:05:12On fonctionne tous sans privilèges, donc je ne sais pas pourquoi ils les auraient.
00:05:19Sébastien Lecornu se dit aussi prêt à travailler sur la question de la justice fiscale, sans évoquer la taxation des grandes fortunes.
00:05:28On en parle avec Daniel Obono, bonjour.
00:05:30Bonjour.
00:05:31Et bienvenue, vous êtes député de la France Insoumise de Paris.
00:05:34En face de vous, Zartosht Bactiari, bonjour.
00:05:35Bonjour.
00:05:36Et bienvenue, vous êtes le maire d'hiver droite de Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis.
00:05:40À vos côtés, Isabelle Thyssen-Jean, bonjour.
00:05:41Et bienvenue, économiste, professeur à l'université Sorbonne-Paris-Nord et membre du laboratoire Centre d'économie de l'université de Paris-Nord.
00:05:49Et Jérémy Trottin, éditorialiste politique BFM TV.
00:05:52Bienvenue à tous les quatre.
00:05:54À l'instant, le nouveau Premier ministre envoie un message sur les réseaux sociaux expliquant ceci.
00:06:01Sébastien Lecornu qui écrit « La rupture concerne autant la méthode que le font.
00:06:06Il redit son intention de présenter au Parlement un grand acte de décentralisation.
00:06:11Il en a parlé dans la presse quotidienne régionale.
00:06:13Et il poursuit « Chaque administration doit être sous l'autorité directe d'un ministre, d'un préfet ou d'un élu local.
00:06:18Quand on sait qui commande, on sait à qui demander des comptes. »
00:06:22Question ce matin, Jérémy.
00:06:23Est-ce qu'on y voit un tout petit peu plus clair, cinq jours après sa nomination, sur la méthode, sur le style Lecornu, au lendemain de son premier déclassement aussi ?
00:06:31Oui, parce que c'est vrai que cette interview a permis d'éclairer un petit peu les choses.
00:06:35Il veut finalement gouverner avec ce socle commun et pas du tout l'intention de faire entrer des ministres de gauche au sein de son gouvernement.
00:06:43Avec la gauche, à l'exception d'Elefi, il veut travailler de manière franche et sincère à l'Assemblée nationale pour construire, bien sûr,
00:06:51enfin, essayons du moins de construire des compromis en vue du prochain budget.
00:06:56Il explique aussi qu'il ne veut pas se mettre dans la main du Rassemblement national, qu'il ne veut pas finalement adopter la même stratégie
00:07:02qu'avait pu faire en son temps ou pu avoir en son temps Michel Barnier.
00:07:06Il ne veut pas passer d'accord politique avec le parti de Jordan Bardella.
00:07:11Donc, on en sait un petit peu plus sur la stratégie.
00:07:13Après, on voit qu'il fait aussi un certain nombre de gestes.
00:07:15Il enlève tous les éléments ultra irritants, notamment sur les jours fériés ou encore sur la question des privilèges,
00:07:21même s'ils sont encore très peu sur ce qu'il va retirer, ces quelques privilèges.
00:07:26Attention, Premier ministre, mais en réalité, c'est purement du symbole.
00:07:29Et après, il y a cet aspect aussi où on a l'impression qu'il veut revenir sur les conclusions du grand débat ou des gilets jaunes
00:07:35qu'on n'aurait pas très bien compris, pas très bien assimilés.
00:07:37On n'aurait pas fait grand-chose.
00:07:38Donc, il veut faire de la décentralisation.
00:07:40Mais ça, pour moi, ça paraît assez lointain.
00:07:42Ça ne paraît pas à l'urgence du moment.
00:07:44Et puis, je ne suis pas sûr qu'en 18 mois, il puisse faire grand-chose en matière de décentralisation.
00:07:46C'est une façon de l'impression de faire une annonce, sans s'engager outre mesure, dans la mesure où, de toute façon,
00:07:53il est un peu pied et poigné aux ambitions et le concernant des oppositions, notamment.
00:07:59Et sa priorité, là, devra être le budget.
00:08:02Donc, un nouvel acte de décentralisation, ça, ça sera éventuellement dans un deuxième temps,
00:08:06s'il arrive à passer un budget et s'il arrive à passer l'hiver à Matignon.
00:08:08Sur la méthode, le corps nu, toujours, Daniel Obono, je cite le nouveau Premier ministre.
00:08:13Dans la presse quotidienne régionale, je veux une discussion parlementaire moderne et franche,
00:08:17de très bon niveau, avec l'EPS, les écologistes et le Parti communiste.
00:08:22Cette gauche républicaine dont on connaît les valeurs doit s'émanciper de la France insoumise,
00:08:26qui s'exclut elle-même, dit-il encore, de la discussion et préfère le désordre.
00:08:30La méthode le corps nu, pour vous, c'est quoi, là ?
00:08:32Je ne sais pas trop de quoi parle M. le corps nu.
00:08:36Je crois que, pour quelqu'un qui a été au pouvoir depuis 2017,
00:08:40qui est comptable du désordre et du chaos économique et social dans lequel est plongé le pays,
00:08:46c'est quand même assez osé de pointer du doigt la France insoumise.
00:08:52Mais il paraît que nous sommes responsables de tout, sans avoir jamais été au pouvoir.
00:08:54Bref, tout cela, en fait, m'importe où, m'interpelle peu.
00:09:00Il ne veut pas parler avec vous, vous ne voulez pas parler avec lui, finalement, c'est logique.
00:09:04Je ne vois pas bien ce que nous aurions à dire à M. le corps.
00:09:07Encore une fois, il est dans la continuité.
00:09:09Alors oui, la méthode, on nous explique à chaque fois, à chaque Premier ministre,
00:09:12alors c'est de plus en plus récurrent, puisqu'il tombe tous les uns après les autres,
00:09:16que là, ça va tout changer, il va faire les choses super bien,
00:09:21il va s'adresser, tendre la main, etc., etc.
00:09:24Et à la fin du fin, on se retrouve toujours avec les mêmes politiques,
00:09:28le même budget qui dessert la majorité de la population
00:09:32et n'est au service que d'une minorité.
00:09:34C'est ça, la vérité des prix.
00:09:36Il peut enrober cela de toutes les manières qu'il veut.
00:09:38Il peut offrir des fleurs, lancer des fleurs et agiter des carottes aux uns et aux autres à la fin du fin.
00:09:45Ce qui va déterminer sa politique, c'est le néolibéralisme et l'austérité qu'il veut imposer au peuple.
00:09:52– Zartost Bakhtiari, vous appartenez au camp de la droite,
00:09:55je rappelle que vous êtes le maire du vers-droite de Neuilly-sur-Marne,
00:09:57vous êtes élu local, c'est intéressant.
00:09:59Quand vous entendez un nouveau Premier ministre qui tend, dans cette interview,
00:10:03la main aux socialistes, à la gauche ?
00:10:06– Moi, si vous voulez, en tant qu'élu local… – Ça vous fait réagir ? Comment ?
00:10:08– Non, mais en tant qu'élu local, en réalité, moi j'ai mon propre parcours,
00:10:11mon équipe municipale, elle est diverse, parce qu'en réalité,
00:10:14la réalité du terrain, elle est très diverse.
00:10:16On ne peut pas faire… Est-ce que faire une police municipale, c'est de droite ou de gauche ?
00:10:19Est-ce que planter des arbres, c'est de droite ou de gauche ?
00:10:21En réalité, faire de la santé, c'est ni de droite ni de gauche, c'est tout en même temps.
00:10:25Donc, en réalité, moi, ce que je souhaite, c'est vraiment arriver à réussir pour ce pays.
00:10:31Et s'il faut faire en sorte d'entendre davantage les bruits qui viennent du peuple,
00:10:39de quelle obédience qu'il soit, je pense que c'est une bonne chose.
00:10:43Maintenant, il faut quand même un cap pour diriger un pays.
00:10:46Et quel est le cap qui va nous être donné ?
00:10:48Moi, quand j'entends et quand je lis Sébastien Lecornu dire, en somme,
00:10:52on va désépaissir le millefeuille administratif, on va donner plus de compétences au local,
00:10:56moi, j'ai peur d'une seule chose, c'est qu'en réalité, on sera peut-être à nouveau déçus.
00:11:02Parce qu'à chaque fois que l'État dit « on va vous donner plus de compétences »,
00:11:07en réalité, ce qu'il faut entendre, c'est que vous aurez toutes les responsabilités, mais moins de moyens.
00:11:13Je vous donne un exemple très simple.
00:11:14Dans ma ville, on a dû créer en 2020 une police municipale.
00:11:18Pour une raison très simple, c'est qu'à partir de 20h, il n'y avait plus de policiers nationaux.
00:11:21À partir de 16h, il y avait de moins en moins de policiers,
00:11:26parce qu'il y avait une chute du nombre d'effectifs.
00:11:29Eh bien, on a dû créer cette police municipale, ça coûte très cher,
00:11:33et derrière, en fait, en termes de moyens, déjà pour la créer, on a eu peu d'aides,
00:11:37et en termes de compétences juridiques.
00:11:39Est-ce que notre police municipale a les moyens d'agir ?
00:11:41En réalité, non.
00:11:42La police municipale, si elle arrêtait un chauffard avec un véhicule volé sans assurance
00:11:48et avec des stupéfiants dans le coffre, n'aurait pas le droit de procéder à un contrôle d'identité.
00:11:51Donc moi, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait plus de moyens,
00:11:54mais qu'on donne la capacité au local de faire, parce que nous, on sait faire.
00:11:58On entend de la méfiance dans vos propos, dans l'opinion.
00:12:01Jérémy, ce matin, cinq jours après la nomination de Sébastien Lecornu, c'est clairement de la défiance.
00:12:06Oui, 16% uniquement des Français qui soutiennent l'arrivée et l'action de ce nouveau Premier ministre.
00:12:11C'est un record absolu.
00:12:12En réalité, jamais un Premier ministre n'est arrivé dans ces conditions.
00:12:15Donc c'est peut-être aussi pour ça qu'il fait des gestes très, entre guillemets, populaires ou populistes
00:12:20sur la question à la fois de la fin des privilèges pour les Premiers ministres ou sur les jours fériés.
00:12:26Il a un défi, Sébastien Lecornu, qui est à la fois de la confiance et aussi de la notoriété,
00:12:30parce qu'en réalité, il n'est pas du tout connu,
00:12:32et les Français vont devoir se familiariser avec ce nouveau personnage qui était ministre des Armées,
00:12:38mais qui en réalité était extrêmement discret.
00:12:39Les seules choses qu'ont sans doute identifiées les Français, c'est que c'était un proche d'Emmanuel Macron.
00:12:44Dans la PQR, il dit que cette loyauté avec Emmanuel Macron m'offre précisément la liberté d'adapter l'action gouvernementale aux circonstances.
00:12:50Alors ça, on verra à l'usage.
00:12:51On verra, on jugera sur les faits.
00:12:53A priori, quand vous êtes proche de quelqu'un, vous appliquez plutôt ce qu'il vous demande de faire,
00:12:58plutôt que de s'émanciper de toute la politique qu'il aurait pu mener les huit dernières années.
00:13:03Comme vous dites, on verra.
00:13:04On verra, on verra.
00:13:05Mais moi, je pense que Sébastien Lecornu sera plutôt tenté d'appliquer purement et simplement la politique d'Emmanuel Macron.
00:13:11Sur le retrait de la suppression de deux jours fériés, Daniel Obono, les syndicats CGT, CFDT saluent.
00:13:16L'une, une première victoire.
00:13:19L'autre, une première bonne nouvelle.
00:13:21Tout en estimant que, bien sûr, ça n'est pas suffisant.
00:13:24Vous, vous dites quoi ce matin ?
00:13:28Si c'est avec ça qu'il croit qu'il va pouvoir acheter la paix sociale,
00:13:32je pense qu'il prend les Français et les Françaises pour des imbéciles.
00:13:36Parce que, d'abord, cette mesure, elle a été annoncée.
00:13:40Elle n'aurait jamais dû avoir lieu, de toute façon.
00:13:44Donc, ce n'est pas comme s'il faisait une...
00:13:48Enfin, il donnait quelque chose de plus, en fait.
00:13:51Vous vous y attendiez ?
00:13:52Donc, de toute façon, ces annonces, elles ont été faites, justement, pour tester,
00:13:56pour tenter, pour voir par M. Beyrou jusqu'où il pouvait pousser.
00:14:01Le symbole que ça représente, bien sûr, a créé beaucoup de rejets
00:14:06et très légitimes de la part de la population.
00:14:08Mais, encore une fois, je le répète, je pense qu'il se trompe s'il croit
00:14:13que la masse de la population va se laisser berner
00:14:17par, justement, les hochets qu'il agite, les privilèges des anciens ministres, etc.
00:14:24Parce que la réalité concrète des gens, aujourd'hui,
00:14:27ce sont des difficultés sociales et économiques à cause des politiques d'austérité.
00:14:31Donc, on va vous dire qu'on enlève deux jours au ferier,
00:14:33mais on va continuer à faire la politique économique
00:14:36qui met le pays, qui met les entreprises,
00:14:38qui met les citoyens et les citoyennes dans des difficultés.
00:14:41Et ça ne suffira certainement pas.
00:14:43Et je crois même qu'à force de croire que les gens se laisseront berner,
00:14:47il va y avoir un retour de bâton très dur.
00:14:49– D'ailleurs, sur ces deux jours fériés qui auraient été supprimés,
00:14:53en tout cas, c'était le souhait de François Beyrou,
00:14:55ça représentait combien, Isabelle Thys-Saint-Jean ?
00:14:57Parce que Sébastien Lecornu dit que retirer la suppression des jours fériés
00:15:00exigera de trouver d'autres sources de financement, quand même.
00:15:02Il dit cela, mais ça représentait combien, les deux jours fériés, en moins ?
00:15:05– Il y a eu des débats entre l'INSEE et puis Amélie de Montchalin,
00:15:09mais en gros, c'était 0,06 point de PIB.
00:15:13Je suis désolée, c'est hyper technique.
00:15:15Donc, ce n'est pas énorme, ça se compte en milliards,
00:15:19en unités de milliards, si vous voulez.
00:15:21C'est à peu près 3 milliards, si on en met deux.
00:15:24Mais c'est très compliqué à faire comme chiffrage.
00:15:26Donc, Amélie de Montchalin disait plus.
00:15:28– 2 ou 3 milliards sur les 44 enviagés par le Branche de Baille.
00:15:30– Voilà, donc ce n'est pas rien, mais ce n'est pas non plus ça qui va faire une trajectoire budgétaire.
00:15:37En revanche, c'est symboliquement très important.
00:15:41Mais ça masque, si vous voulez, c'est ça qui est un peu désolant dans les débats économiques actuels,
00:15:47c'est que ça vient masquer les vraies problématiques.
00:15:51C'est-à-dire que le problème, ce n'est pas que les gens qui sont dans l'emploi ne travaillent pas assez.
00:15:55Ce n'est pas ça le problème de la France dans le manque de travail.
00:15:59C'est le fait que vous avez toute une partie, structurellement,
00:16:04la population française est telle que vous avez des gens qui sont hors de l'emploi,
00:16:09à la fois chez les seniors, mais aussi chez les jeunes.
00:16:12On a 20% de taux de chômage chez les jeunes.
00:16:14Donc, toute la question, et puis des phénomènes démographiques qui font que, oui, on n'est pas l'Allemagne, etc.
00:16:19Donc, toute la question, c'est comment on refait ça ?
00:16:22Et c'est ça qui est un peu désolant dans ce qui se passe en ce moment.
00:16:25C'est le sentiment que, bon, ok, c'est très bien, on agite des symboles,
00:16:31mais on ne voit pas la dynamique qui pourrait, la structure, le projet,
00:16:38qui pourrait faire qu'on avance.
00:16:40Or, en ce moment, on est quand même dans une situation économique
00:16:43qui ne va pas très bien, avec une inquiétude sur la situation sur les marchés financiers.
00:16:50Alors, il ne faut pas se laisser dicter par les marchés financiers,
00:16:53mais il y a quand même des signaux qui ne sont pas bons.
00:16:56Et les signaux, ils ne sont pas bons à cause de cette instabilité politique,
00:17:00à cause de ce sentiment que tout le monde a,
00:17:03qu'on ne voit pas comment on y va.
00:17:06On ne voit pas où on va, on ne voit pas comment on y va.
00:17:07– Retrouvons Sophie Dupont à Bordeaux.
00:17:10Bonjour Sophie, Bordeaux, où le RN fait sa rentrée ce week-end,
00:17:13avec en point d'orgue le meeting de Jordan Bardella et de Marine Le Pen,
00:17:15tout à l'heure à 15h, il sera à suivre en direct sur BFM TV.
00:17:18Sophie, on s'attend, on s'attend évidemment à un nouveau coup de pression
00:17:21sur le président de la République et son nouveau Premier ministre.
00:17:27– Oui, parce que cette rentrée du RN a été prévue de longue date,
00:17:30avant même de savoir que la France sera un nouveau Premier ministre cette semaine.
00:17:32Alors, les discours ont été réécrits.
00:17:34Et évidemment, alors que Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:17:37est plutôt prévue de lancer la campagne des municipaux.
00:17:39Ils vont axer leur discours sur la poétique nationale,
00:17:41sur Sébastien Lecornu et aussi évidemment sur Emmanuel Macron,
00:17:45le parti le pénis qui n'a pas encore reçu de coup de fil du nouveau Premier ministre,
00:17:49ni d'invitation à Matignon, même s'ils assurent qu'ils s'y rendront,
00:17:52et qui ont déjà dîné par le passé avec le Premier ministre.
00:17:55Pour autant, pas de bienveillance à son égard.
00:17:58Le parti à la flamme continue d'appeler à un retour aux urnes
00:18:01et dans le même temps de marteler le message, la rupture ou la censure.
00:18:04Marine Le Pen a mis en garde à nouveau ce matin dans la presse locale.
00:18:08Le RN n'est pas disposé à se vendre pour un plat de lentilles.
00:18:11Le RN qui est aujourd'hui, en fait, François, sur une ligne de crête.
00:18:13Ils veulent se montrer prêts à discuter pour ne pas apparaître
00:18:16comme les fauteurs du chaos ou encore de l'instabilité,
00:18:18même si en coulisses, plusieurs élus,
00:18:20Rassemblement National prédisent un bail très court de Sébastien Lecornu à Matignon.
00:18:24À la fin, il y a 99% de chances que l'on appuie sur le bouton,
00:18:28me confie un proche de Marine Le Pen cette semaine.
00:18:30Le RN qui a durci le ton vis-à-vis de Sébastien Lecornu
00:18:33par rapport à François Bayrou ou encore Michel Barnier,
00:18:36parce que selon eux, le contexte a changé.
00:18:38Maintenant, avec la dissolution possible,
00:18:39il va falloir plus de choses pour nous satisfaire,
00:18:42me confie un conseiller de Jordan Bardella.
00:18:44Reste que si Sébastien Lecornu parvient à obtenir un accord de non-censure
00:18:47allant des Républicains au Parti Socialiste,
00:18:49alors il n'aura plus besoin de la bienveillance du Rassemblement National.
00:18:53Merci Sophie, le RN avec d'autres qui continuent de réclamer une nouvelle dissolution.
00:18:58Ça renvoie à la question de l'instabilité politique
00:19:00et de ses conséquences pour les élus locaux,
00:19:03notamment pour une municipalité comme la vôtre,
00:19:05Zartosht Bakhtiari, vous qui êtes maire d'hiver droite de Neuilly-sur-Marne,
00:19:08au quotidien, là, actuellement, ça bloque, par exemple, quoi ?
00:19:11Ça bloque la construction du budget, parce que moi, je ne sais pas.
00:19:14Chez vous, par exemple, un exemple.
00:19:15Très concrètement, on a lancé cette année la rénovation de 7 de nos écoles,
00:19:20de 22 écoles, parce qu'on avait les subventions du fonds vert.
00:19:25Une rénovation d'école chez moi, c'est entre 5,5 millions d'euros et 7,5 millions.
00:19:29Et pour la moitié de ces millions, j'ai obtenu des subventions du fonds vert.
00:19:34Quand on nous dit qu'il n'y a pas de budget,
00:19:36qu'il n'y a pas de fonds qui pourraient nous aider à faire cette rénovation,
00:19:40eh bien moi, je ne peux pas me projeter.
00:19:41Derrière, c'est tout le programme de travaux qui va avec.
00:19:44On vient de terminer un épisode de canicule.
00:19:47Eh bien, qu'est-ce qu'on doit faire ?
00:19:49Est-ce qu'on doit acheter des ventilateurs ?
00:19:50Est-ce qu'on doit installer des climatiseurs ?
00:19:52Ou est-ce qu'on peut prendre le sujet à sa racine et faire de la rénovation thermique ?
00:19:56Moi, je préférais la dernière option.
00:19:57Je préfère rénover mes écoles plutôt que de colmater les brèches.
00:20:02Mais pour pouvoir le faire, j'ai besoin d'avoir une stabilité,
00:20:04j'ai besoin d'avoir un budget, j'ai besoin d'avoir un cap.
00:20:06Sur la police également, je vous en parlais tout à l'heure,
00:20:09les policiers ont besoin de savoir s'ils peuvent agir correctement ou pas.
00:20:13Est-ce qu'on ajoute des caméras de vidéoprotection ?
00:20:16Est-ce qu'on aura les moyens de les exploiter derrière ou pas ?
00:20:19Et sur tout un tas de sujets, on a besoin d'avoir un cap, une vision,
00:20:23savoir où on va et avec quel argent,
00:20:25et quels moyens juridiques aussi pour pouvoir mener à bien cette action.
00:20:29Je termine juste par dire, rappelez quand même,
00:20:31que les mairies gèrent les services publics de proximité.
00:20:33Donc quand on s'attaque aux mairies, on s'attaque à la vie quotidienne de tous les Français.
00:20:37Merci à tous les cas.
00:20:38Merci d'avoir accepté l'invitation de BFM Direct.
00:20:40Un autre rendez-vous politique aujourd'hui important sur l'antenne de BFM TV,
00:20:44c'est à 18h, François Hollande qui sera l'invité de BFM TV.
00:20:48Il répondra aux questions de Marc Fauvel dans BFM dimanche soir.
00:20:53Dans quelques instants, on continue de parler du contexte
00:20:55avec la colère des patrons aussi, des grands patrons,
00:20:58l'avertissement du patron du MEDEF
00:21:00qui, si les impôts augmentent, prédit une grande mobilisation patronale.
00:21:07A tout de suite, on en parle.
00:21:10Il est 10h30, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:21:15Cinq jours seulement après sa nomination à Matignon,
00:21:19Sébastien Lecornu se retrouve déjà sous la pression des oppositions,
00:21:22des syndicats, mais aussi celles des patrons
00:21:25avec cette mise en garde très directe du MEDEF ce matin, Jérémy Trottin.
00:21:31Si les impôts augmentent, dit Patrick Martin,
00:21:33il y aura une grande mobilisation patronale,
00:21:37avertit le président du MEDEF dans les colonnes du Parisien.
00:21:39Il est urgent de desserrer le frein à main pour relancer l'investissement.
00:21:43Chacun y va de son coup de pression, décidément.
00:21:45Oui, coup de pression, raidissement aussi du patronat.
00:21:48On le sait, Patrick Martin s'est entretenu avec Sébastien Lecornu vendredi soir.
00:21:53On ne sait pas précisément ce qu'ils se sont dit, mais en tout cas,
00:21:56ce matin dans la presse, on voit bien que le MEDEF est déjà vent debout
00:21:59dans la perspective d'éventuelle augmentation d'impôts, baisse aux aides publiques.
00:22:03Il faut dire quand même que les entreprises…
00:22:03D'éventuelles main tendue et à la gauche, négociations qui aboutiraient avec la gauche, c'est ça ?
00:22:09C'est ça, pour avoir un compromis avec la gauche, il va falloir prendre des décisions,
00:22:12peut-être demander aux entreprises de faire des efforts moins d'aide publique,
00:22:16ou voire demander aux entreprises de supprimer certains allègements de charges
00:22:20dont bénéficient les entreprises aujourd'hui sur un certain nombre de salariés.
00:22:24Donc, en fait, on voit bien qu'il y a une forme de raidissement.
00:22:26Alors, ils ne vont pas manifester, mais peut-être organiser des meetings.
00:22:30Mais on a l'impression que plus on avance, alors qu'on est né qu'au début,
00:22:33plus le jeu de Sébastien Lecornu s'annonce bloqué,
00:22:36parce que Sébastien Lecornu, il va être obligé, finalement,
00:22:40on le voit aujourd'hui, il y a un geste déjà sur les deux jours fériés,
00:22:43mais surtout de changer un petit peu la copie de François Bayrou
00:22:46et de converger vers un petit peu celle du Parti Socialiste
00:22:49s'il veut obtenir un accord de non-censure pour pouvoir faire passer ce budget.
00:22:52François Bayrou, dont il est question d'ailleurs dans cette interview du président du MEDEF,
00:22:56il estime qu'il avait des méthodes qui les ont un peu déconcertées.
00:23:00Ils n'ont pas assez échangé visiblement.
00:23:04Patrick Martin qui dit ceci,
00:23:06on ne descendra pas dans la rue, on réunira massivement,
00:23:09comme ce fut le cas par le passé sous forme de meetings,
00:23:11des milliers de chefs d'entreprise de tout profil.
00:23:14Si les impôts augmentent, je rappelle les propos du patron du MEDEF,
00:23:17les entreprises ne peuvent pas superporter de nouveaux impôts
00:23:20ou des hausses d'impôts supplémentaires.
00:23:22Isabelle Thyssen-Jean, les entreprises françaises aujourd'hui,
00:23:24elles sont à ce point assaillies par la fiscalité,
00:23:28elles bénéficient d'aide aussi.
00:23:30C'est quoi la réalité ?
00:23:32La réalité, c'est qu'on est dans une économie
00:23:35où la place de l'État et de la puissance publique dans l'économie,
00:23:38de manière générale, est extrêmement importante.
00:23:41C'est un fait.
00:23:42Ça s'inscrit historiquement dans une très très longue histoire.
00:23:46Ce n'est pas nouveau.
00:23:47Donc c'est assez profond.
00:23:49Et donc effectivement, il y a eu un poids global
00:23:55des taxes, des cotisations, des impôts, de la fiscalité
00:23:59sur les entreprises.
00:24:00Mais de l'autre côté...
00:24:00C'est un des pays européens, voire à l'échelle mondiale,
00:24:04qui taxent le plus les entreprises.
00:24:06C'est aussi ce qu'on entend souvent.
00:24:07On est effectivement un des pays qui taxent le plus,
00:24:10mais on est un des pays qui aident le plus.
00:24:12Donc du coup, il y a effectivement une intervention
00:24:15de la puissance publique qui est très importante.
00:24:17Ça, c'est le premier point.
00:24:19Le deuxième point, c'est...
00:24:20Attention, les impôts, ça ne veut rien dire.
00:24:24Il faut absolument différencier quel type d'impôt sur...
00:24:29Et comment ça pèse sur telle ou telle entreprise.
00:24:32Et quand j'entends le patron du Medef
00:24:33qui est vent debout sur la taxe Zuckmann,
00:24:37la taxe Zuckmann, mais ça ne va toucher,
00:24:40si c'est appliqué ou si quelque chose d'analogue est appliqué,
00:24:43ça ne va toucher qu'une toute petite fraction
00:24:47des responsables à la tête des entreprises.
00:24:50Mais vraiment, c'est une tête d'épingle.
00:24:52Là, c'est 0,1% de la population.
00:24:59Marine Le Pen, ce matin, dans la presse,
00:25:02estime qu'il faut taxer non pas la fortune mobilière,
00:25:04mais la fortune financière.
00:25:05Il faut... Ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu
00:25:08une concentration, si vous voulez, de la richesse
00:25:12à la fois patrimoniale et une concentration
00:25:16dans l'activité économique sur une petite tête d'épingle.
00:25:21Ça s'est déformé.
00:25:22Et l'instrument fiscal n'est plus adapté.
00:25:24Donc, il faut absolument, d'une manière ou d'une autre,
00:25:27si on veut pouvoir continuer à fonctionner,
00:25:29il faut absolument, effectivement,
00:25:31mettre en place quelque chose de si plein.
00:25:33La troisième chose que je voudrais dire,
00:25:34et je m'arrêterai là-dessus,
00:25:35c'est là, on a vraiment besoin,
00:25:38on l'a dit à longueur de temps les uns les autres
00:25:41ce matin sur le plateau,
00:25:42on a besoin d'une direction,
00:25:44y compris pour l'activité économique.
00:25:46Et quand j'entends le patron du MEDEF,
00:25:49effectivement, qui met des lignes rouges,
00:25:51qui appelle à la mobilisation,
00:25:54franchement, attention,
00:25:56la principale difficulté en ce moment pour les entreprises,
00:25:59c'est qu'elles n'osent pas investir,
00:26:01à la fois étant donné le contexte géopolitique international,
00:26:04mais aussi étant donné ce qui se passe en France.
00:26:06Donc il faut absolument trouver un moyen de sortie
00:26:09de la crise politique pour pouvoir avancer économiquement.
00:26:13Le patron du MEDEF, qui appelle aussi,
00:26:14voire surtout, à réaliser des économies
00:26:16dans la sphère publique, dit-il.
00:26:18Je pense que le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux
00:26:20qui part à la retraite, soit 70 000 en moins l'an prochain,
00:26:24paraît raisonnable.
00:26:26Oui.
00:26:26Jérémy, ce point-là aussi est régulièrement évoqué,
00:26:29pas dans ces proportions-là à l'époque Bayrou,
00:26:33époque récente,
00:26:35mais ça va inévitablement revenir sur la table.
00:26:36Oui, c'est vrai que c'est une marotte du patronat
00:26:39aller chercher finalement les économies
00:26:40dans le fonctionnement de l'État.
00:26:42François Bayrou avait proposé
00:26:43qu'un fonctionnaire sur trois
00:26:45qui partant à la retraite ne soit pas à remplacer.
00:26:49Patrick Martin veut aller plus loin.
00:26:50Un fonctionnaire sur deux,
00:26:51c'est ce qu'avait mis en place Nicolas Sarkozy.
00:26:53Le problème, c'est que ça a des conséquences.
00:26:54OK, il y a une pyramide des âges qui est plutôt favorable,
00:26:57mais en dehors de ça,
00:26:58on a vu ces dernières années
00:26:59qu'il a fallu renforcer les effectifs des hôpitaux,
00:27:01renforcer les effectifs de la police,
00:27:03renforcer les effectifs de l'armée.
00:27:04Donc en réalité,
00:27:05réduire le nombre de fonctionnaires,
00:27:07oui, d'accord,
00:27:07mais lesquels ?
00:27:08Peut-être dans la fonction territoriale,
00:27:09mais encore de ça,
00:27:11c'est un chiffre extrêmement large,
00:27:13un sur deux.
00:27:14Mais dans le détail,
00:27:15dès qu'on va aller précisément voir
00:27:17quels sont les agents qu'on ne remplacera pas,
00:27:19ça va avoir des conséquences directes
00:27:20sur le fonctionnement
00:27:21d'un certain nombre de services,
00:27:22peut-être dans les petites communes
00:27:23ou dans les hôpitaux.
00:27:23– La convergence des luttes,
00:27:26ou en tout cas,
00:27:27la pluralité des colères sociales et patronales.
00:27:32On parle également avec le vice-président
00:27:34de la FNSEA ce matin.
00:27:35Bonjour Luc Smessart,
00:27:36merci d'être avec nous.
00:27:38Vous êtes agriculteur,
00:27:39vice-président du syndicat agricole majoritaire FNSEA.
00:27:43Vous annoncez à votre tour ce matin
00:27:46une mobilisation,
00:27:48une grande journée d'action
00:27:49le 25 septembre,
00:27:51une semaine après la journée du 18 jeudi prochain.
00:27:54Quel est votre mot d'ordre à vous ?
00:27:55Est-ce que c'est directement lié
00:27:56à la situation politique ?
00:27:58Est-ce que c'est contre Sébastien Lecornu,
00:27:59contre le budget ?
00:28:01Expliquez-nous.
00:28:03– Essentiellement,
00:28:05c'est contre l'Union européenne
00:28:07qui a piétiné la France
00:28:10le 3 septembre dernier
00:28:12en donnant un accord
00:28:13et en renvoyant dans les 27 États membres
00:28:15ce fameux accord du Mercosur
00:28:18pour le valider.
00:28:20Donc on est vent debout
00:28:21parce que la colère est grande.
00:28:24On nous dit qu'il faut produire chez nous,
00:28:26c'est un enjeu majeur,
00:28:28c'est stratégique
00:28:29que de produire son alimentation
00:28:30et on va signer un accord
00:28:32qui va tuer l'agriculture française
00:28:34au détriment des importations
00:28:36de l'autre bout de la planète.
00:28:38On a une agriculture
00:28:39qui est la plus belle au monde
00:28:40et on est en train de la tuer,
00:28:42la condamner.
00:28:43Je peux vous dire que pour les jeunes,
00:28:44ça fait mal.
00:28:45Et je crois que quand on a vu
00:28:47tout le débat cet été,
00:28:49cette incompréhension
00:28:50entre l'agriculture,
00:28:51les agriculteurs et la société
00:28:53sur les moyens de produire,
00:28:55on va importer une alimentation
00:28:58qui va être faite
00:28:59avec des hormones pour la viande,
00:29:02avec des produits,
00:29:0380% des produits phytosanitaires
00:29:06qui sont utilisés en Argentine,
00:29:08au Brésil, sont interdits en France
00:29:11depuis plus de 20 ans.
00:29:12Vous espérez profiter
00:29:13avec cette journée du 25 septembre
00:29:15de l'émulation
00:29:16de l'effervescence sociale en cours.
00:29:19Est-ce que vous appelez
00:29:20des Français,
00:29:21même des Français
00:29:21qui ne sont pas agriculteurs,
00:29:24à vous rejoindre le 25 ?
00:29:28Alors, l'idée,
00:29:29ce n'est pas de faire un regroupement
00:29:32de toutes ces actions.
00:29:33On l'avait dit,
00:29:34on était contre ces manifestations
00:29:35du 10 septembre
00:29:36parce que c'est les mêmes
00:29:38qui nous ont piétinés cet été.
00:29:40C'est surtout aussi,
00:29:41c'est que nous, aujourd'hui,
00:29:42on voit bien que la France
00:29:43a un pied à terre.
00:29:44La France, il faut accompagner
00:29:46la production,
00:29:47accompagner ceux
00:29:48qui veulent travailler
00:29:48et nous, on fait partie de cela.
00:29:50Et je crois que ce qu'on appelle
00:29:52surtout aux Français,
00:29:52c'est de se dire
00:29:53notre alimentation,
00:29:56il faut, c'est stratégique,
00:29:57il faut la produire chez nous.
00:29:59Importer notre alimentation
00:30:01serait folie.
00:30:02Et que oui,
00:30:03on en appelle aux Français
00:30:03en disant
00:30:04continuez à acheter français,
00:30:06soutenez les agriculteurs
00:30:08pour que demain,
00:30:09il y ait des jeunes
00:30:09qui ont envie
00:30:10de faire ce beau métier.
00:30:12Jérémy,
00:30:13même si, en soi,
00:30:15on comprend bien
00:30:15que l'appel à la mobilisation
00:30:17de la FNSEA
00:30:17n'a rien à voir
00:30:18avec le nouveau gouvernement,
00:30:20l'éventuel futur prochain budget,
00:30:23ça s'inscrit
00:30:23dans un contexte global.
00:30:25Et à l'évidence,
00:30:26le couple exécutif
00:30:27a de quoi craindre
00:30:29les semaines qui viennent,
00:30:31d'autant plus que
00:30:31chaque jour qui passe
00:30:33ou presque,
00:30:33s'ajoute une nouvelle date
00:30:35d'appel
00:30:36à descendre dans la rue.
00:30:37On sent que sur le front social,
00:30:39c'est vraiment
00:30:39très tendu.
00:30:41On voit en effet
00:30:41ces manifestations
00:30:42déjà un peu citoyennes
00:30:44cette semaine,
00:30:45syndicales la semaine prochaine,
00:30:46désormais
00:30:47agricoles le 25,
00:30:49plus la coup de pression
00:30:50donc du MEDEF
00:30:51qui ne va pas manifester
00:30:53mais qui ambitionne aussi
00:30:54de faire des meetings
00:30:55aussi le gouvernement
00:30:56finalement augmente
00:30:58la fiscalité
00:30:59à des entreprises
00:30:59avec toujours
00:31:01en objectif,
00:31:02en ligne de mire
00:31:02en effet l'exécutif
00:31:03Sébastien Lecornu
00:31:04qui vient d'arriver
00:31:05qui va avoir
00:31:05un automne social
00:31:06particulièrement tendu
00:31:08et qui va surtout
00:31:09devoir apporter
00:31:10des réponses,
00:31:11apporter un petit peu
00:31:11d'oxygène dans tout ça
00:31:12pour pas que le pays
00:31:13soit définitivement bloqué.
00:31:14Merci à tous les trois
00:31:15évidemment on en reparle
00:31:16à 11h dans BFM Direct.
00:31:19Ce matin on voulait aussi
00:31:19revenir sur ce rassemblement
00:31:21hier à Londres
00:31:22jusqu'à 150 000 personnes
00:31:24réunies à l'appel
00:31:25d'un militant d'extrême droite
00:31:26après un été marqué
00:31:28par des mouvements
00:31:28anti-immigration
00:31:29sans précédent.
00:31:31Mathis Menu
00:31:31avec Pierre Desmits.
00:31:33Dans les rues
00:31:34de la capitale anglaise,
00:31:36une colonne humaine
00:31:37de plusieurs dizaines
00:31:38de milliers
00:31:38de manifestants
00:31:39défilent à l'appel
00:31:40du militant d'extrême droite
00:31:42Tommy Robinson.
00:31:44Un rassemblement
00:31:44présenté en faveur
00:31:45de la liberté d'expression
00:31:47et marqué par des slogans
00:31:49contre le gouvernement
00:31:50et anti-immigration.
00:31:55Pourquoi est-il important
00:31:58pour vous d'être ici
00:31:58aujourd'hui ?
00:32:00Pour la liberté d'expression,
00:32:02pour stopper,
00:32:02espérons-le,
00:32:03l'immigration clandestine
00:32:04sur nos côtes.
00:32:07Il n'y a rien de mal
00:32:07avec l'immigration
00:32:08mais l'immigration illégale
00:32:10est hors de contrôle
00:32:11et nous perdons
00:32:12notre voix.
00:32:12Vous voyez ce que je veux dire ?
00:32:14J'ai l'impression
00:32:14que la liberté d'expression
00:32:15est en train de s'éroder.
00:32:16Connu pour ses positions
00:32:18anti-islam
00:32:18et condamné
00:32:19à plusieurs reprises
00:32:20pour trouble
00:32:21à l'ordre public,
00:32:22Tommy Robinson y voit
00:32:23le début
00:32:23d'une révolution culturelle.
00:32:25Ils ont réussi
00:32:28à nous faire taire
00:32:29pendant 20 ans
00:32:30avec des étiquettes
00:32:31racistes,
00:32:34islamophobes,
00:32:36d'extrême droite.
00:32:37cela ne fonctionne plus.
00:32:40la digue a bel et bien
00:32:47cédé.
00:32:49Un rassemblement soutenu
00:32:51par Eric Zemmour
00:32:52et par le milliardaire
00:32:53Elon Musk
00:32:53qui appellent au renversement
00:32:55du gouvernement britannique.
00:32:56Je pense vraiment
00:32:58qu'il faut un changement
00:32:59de gouvernement
00:33:00en Grande-Bretagne
00:33:00et nous n'avons pas
00:33:03encore 4 ans
00:33:03ni les prochaines élections.
00:33:05C'est trop long.
00:33:05Il faut agir.
00:33:06Il faut dissoudre le Parlement
00:33:08et organiser
00:33:09un nouveau vote.
00:33:10Une manifestation
00:33:11perturbée
00:33:12par des incidents
00:33:13dont des jets
00:33:14de projectiles
00:33:14contre des membres
00:33:15des forces de l'ordre.
00:33:17Plus d'un millier
00:33:17d'agents
00:33:17ont été mobilisés.
00:33:19Une contre-manifestation
00:33:21organisée au même moment
00:33:22dans le centre
00:33:23de la capitale britannique
00:33:24par une organisation
00:33:25antiraciste
00:33:26a réuni quant à elle
00:33:285 000 personnes.
00:33:30Bonjour Marie Billon.
00:33:31Merci d'être avec nous.
00:33:32Vous êtes la correspondante
00:33:32de BFM TV à Londres.
00:33:34Vous avez suivi hier
00:33:36ce rassemblement.
00:33:37Marie, manifestation
00:33:38à l'appel d'un certain
00:33:38Tommy Robinson
00:33:39totalement inconnu
00:33:40de ce côté-ci
00:33:41de la Manche.
00:33:42Décrivez-nous
00:33:43ce personnage
00:33:44pour le moins controversé.
00:33:46Écoutez, ici,
00:33:47c'est quelqu'un
00:33:48qui représente
00:33:49l'extrême droite
00:33:50depuis de nombreuses années.
00:33:52Son vrai nom,
00:33:52c'est Stephen Yaxley-Lemond,
00:33:54il a 43 ans.
00:33:56C'est une figure
00:33:57qui avait fondé
00:33:58le groupe
00:33:59d'extrême droite
00:34:00violent
00:34:00l'English Defense League.
00:34:02Lui-même a été
00:34:03arrêté 5 fois
00:34:04entre 2005 et 2025
00:34:05notamment
00:34:05pour des troubles
00:34:06à l'ordre public
00:34:07et aussi pour agression.
00:34:09Il a énormément
00:34:10de relais
00:34:10sur les réseaux sociaux.
00:34:11En fait,
00:34:11il avait été
00:34:12banni de Twitter
00:34:13et puis c'est Elon Musk
00:34:15quand il a repris Twitter
00:34:16pour créer X
00:34:17qui a réinstauré
00:34:18son compte
00:34:20et maintenant
00:34:21il a plus d'un million
00:34:22de personnes
00:34:22qui le suivent.
00:34:23C'est une personne
00:34:24très controversée
00:34:25dont même
00:34:27l'extrême droite
00:34:28parlementaire
00:34:28veut se distancer
00:34:30mais pour beaucoup
00:34:31de militants
00:34:31il est vu
00:34:31comme une personne
00:34:32providentielle
00:34:33un peu un martyr
00:34:34à leur cause
00:34:35et puis son influence
00:34:36politique
00:34:37est de plus en plus
00:34:38importante
00:34:39même si elle est
00:34:39dure à chiffrer
00:34:40notamment à cause
00:34:42comme le dit
00:34:43le Guardian ce matin
00:34:44de financements
00:34:45provenant des Etats-Unis.
00:34:46Merci Marie Billon
00:34:47direct de Londres
00:34:48pour BFM TV
00:34:49avec nous également
00:34:50Alex Taylor
00:34:50bonjour
00:34:51merci d'être avec nous
00:34:52ce matin
00:34:52dans BFM direct
00:34:53vous êtes journaliste
00:34:53spécialisé dans les affaires
00:34:55européennes
00:34:55quel regard
00:34:56vous portez vous
00:34:57sur ce qui s'est passé
00:34:58hier à Londres ?
00:35:01C'est un peu le fruit
00:35:02de ce qui se passe
00:35:02vous savez moi
00:35:03je regarde
00:35:03moitié moitié
00:35:04la télé française
00:35:06la télé anglaise
00:35:07et si on regarde
00:35:08la télé anglaise
00:35:09depuis 3-4 mois
00:35:09ce qui est frappant
00:35:10c'est que
00:35:11chaque journal télévisé
00:35:13et chaque première page
00:35:15chaque une
00:35:15porte sur les questions
00:35:17d'immigration
00:35:18c'est vraiment flagrant
00:35:19l'égilité de la BBC
00:35:21par exemple
00:35:21le premier quart d'heure
00:35:22depuis 3 mois
00:35:23c'est consacré
00:35:24aux small goats
00:35:25aux petits bateaux
00:35:26donc c'est pas étonnant
00:35:27c'est beaucoup de colère
00:35:28qui gronde dans le pays
00:35:30mais quand on regarde
00:35:31les chiffres
00:35:32comme la Grande-Bretagne
00:35:33n'est pas du tout
00:35:35au même niveau
00:35:36en ce qui concerne
00:35:37l'immigration
00:35:38que même la France
00:35:40que l'Allemagne
00:35:41de loin
00:35:41et même en termes
00:35:42de population
00:35:43comme l'Italie
00:35:44ou l'Espagne
00:35:45c'est beaucoup
00:35:46les médias
00:35:47qui vendent ce problème
00:35:49je dis pas
00:35:49qu'il n'y a pas
00:35:49de problème
00:35:50d'immigration
00:35:51mais c'est un peu
00:35:51le résultat
00:35:52quand vous avez
00:35:52des médias
00:35:53qu'on n'a pas
00:35:54en France
00:35:54qu'on n'a pas
00:35:55forcément
00:35:56quand vous dites
00:35:57on n'est pas
00:35:57au même niveau
00:35:58au Royaume-Uni
00:35:59niveau immigration
00:36:00on n'est pas au même niveau
00:36:00que des pays
00:36:01comme la France
00:36:01c'est plus ou moins
00:36:02c'est quel niveau
00:36:02non
00:36:04on n'est pas au même niveau
00:36:05en ce qui concerne la presse
00:36:07c'est ça
00:36:07vous n'avez pas
00:36:08la presse
00:36:09avec des unes
00:36:10très racoleuses
00:36:12tous les jours
00:36:12parce qu'il y a
00:36:13beaucoup plus de journaux
00:36:14en Grande-Bretagne
00:36:14et ils se battent
00:36:15pour vendre
00:36:16tous les jours
00:36:16donc toutes les unes
00:36:17c'est sur les petits bateaux
00:36:19mais quand on regarde
00:36:20les chiffres
00:36:20par exemple
00:36:22je ne dis pas
00:36:22que ce n'est pas un problème
00:36:23mais c'est à peu près
00:36:24la moitié
00:36:25que ce qu'il y a
00:36:25dans d'autres pays
00:36:27donc c'est beaucoup
00:36:27inventé par les médias
00:36:29il y a un deuxième aspect
00:36:30aussi
00:36:30c'est que c'est un peu
00:36:31ces gens que je vois
00:36:34dans la rue
00:36:34je comprends un peu
00:36:35leur colère
00:36:36mais le problème
00:36:37c'est qu'ils ont été dupés
00:36:38par les gens
00:36:39qui leur ont vendu
00:36:40des solutions
00:36:40trop faciles
00:36:42par le passé
00:36:42c'est-à-dire
00:36:43qu'ils leur ont dit
00:36:43vous votez pour sortir
00:36:45de l'Union Européenne
00:36:46et tous les problèmes
00:36:48de l'immigration
00:36:49que vous n'avez visiblement pas
00:36:50vont être résolus
00:36:52et bien c'est exactement
00:36:53le contraire
00:36:53qui s'est passé
00:36:54parce que l'immigration
00:36:55légale
00:36:56légale
00:36:57a quadruplé
00:36:58parce que les Britanniques
00:37:00ont besoin
00:37:00davantage d'infirmiers
00:37:02de gens qui travaillent
00:37:04dans les hôpitaux
00:37:06dans les EHPAD
00:37:07parce qu'ils n'investissent pas
00:37:09dans d'autres pays
00:37:11pour former leurs propres gens
00:37:12mais est-ce que vous diriez
00:37:13qu'actuellement
00:37:14Outre-Manche
00:37:14il y a un virage
00:37:15qui est en train d'être
00:37:16opéré à l'image
00:37:17de celui qui existe déjà
00:37:19dans certains pays
00:37:20on pourrait parler
00:37:20de l'Allemagne
00:37:21notamment avec l'AFD
00:37:22d'ailleurs en janvier
00:37:24un certain Elon Musk
00:37:25était intervenu
00:37:25dans un meeting
00:37:27de l'AFD
00:37:28ce qu'il a fait hier
00:37:29lors du rassemblement
00:37:30à Londres
00:37:31donc il y a une question
00:37:32presque mondiale
00:37:33on dit souvent
00:37:36surtout les Britanniques
00:37:37disent souvent
00:37:38qu'il n'y a pas
00:37:38beaucoup d'extrême droite
00:37:40en termes de représentation
00:37:42politique
00:37:43en Grande-Britann
00:37:43mais c'est un peu fond
00:37:44parce que
00:37:45le parti conservateur
00:37:46qui était quand même là
00:37:47pendant 14 ans
00:37:48et qui était responsable
00:37:50de cette multiplication
00:37:51par 4
00:37:52des chiffres
00:37:52de l'immigration
00:37:53était quand même
00:37:55beaucoup plus à droite
00:37:56que la plupart
00:37:57des partis
00:37:58conservateurs
00:37:59en Europe
00:38:00en tout cas
00:38:00beaucoup plus
00:38:01europhobes
00:38:01on a vu les résultats
00:38:02donc un virage
00:38:03c'est vrai que
00:38:05c'est la première fois
00:38:06par exemple
00:38:06Tommy Robinson
00:38:07vient de sortir de prison
00:38:08il a fait 18 mois
00:38:10pour agression
00:38:12c'est pas du tout
00:38:12une figure politique
00:38:14respectable
00:38:15il y a beaucoup
00:38:16de gens respectables
00:38:17qui étaient dans
00:38:18les rues de Londres
00:38:19hier
00:38:19avec les drapes britanniques
00:38:21mais en fait
00:38:22c'est des gens
00:38:22à qui on a raconté
00:38:23des salades
00:38:24et des mensonges
00:38:25depuis 10 ans
00:38:25c'est ça le problème
00:38:27Merci Alex Taylor
00:38:28merci d'avoir accepté
00:38:30notre invitation
00:38:31ce matin
00:38:31dans BFM Direct
00:38:32l'info écho
00:38:33tout de suite
00:38:33Votre programme
00:38:35avec Coltou de Cyanolite
00:38:37la colle en ruban
00:38:38double face
00:38:39numéro 1 du marché
00:38:40Coltou
00:38:41Coltou dans tous les cas
00:38:42Votre rendez-vous
00:38:45avec la nouvelle
00:38:46Mazda 6i
00:38:47100% électrique
00:38:49Votre rendez-vous
00:38:52avec Banque Populaire
00:38:53à vos côtés
00:38:54pour prévoir votre avenir
00:38:55et protéger vos proches
00:38:56Banque Populaire
00:38:57la réussite est en vous
00:38:58Si l'on parle
00:39:05des mauvaises nouvelles
00:39:06sur le front économique
00:39:07sur BFM TV
00:39:08on parle aussi
00:39:09des bonnes nouvelles
00:39:10des bonnes initiatives
00:39:11celles que l'on repère
00:39:12c'est le cas
00:39:13près de Nantes
00:39:14dans un centre commercial
00:39:15une machine à CV
00:39:16a été installée
00:39:17le principe
00:39:18une IA
00:39:18réalise votre CV
00:39:20en quelques minutes
00:39:21et vous pouvez même
00:39:22postuler à des annonces
00:39:23c'est une première
00:39:24en France
00:39:24reportage
00:39:24Pierre-Emmanuel Besset
00:39:25et Eléa Morel
00:39:26Elle ressemble
00:39:28à un photomaton
00:39:29mais cette cabine
00:39:31vous pose des questions
00:39:32Grâce à l'intelligence artificielle
00:39:36elle génère ensuite
00:39:37le CV de Vanessa
00:39:38qui recherche un emploi
00:39:40ça avait l'air beaucoup plus pratique
00:39:41que de rester une heure
00:39:42devant son ordinateur
00:39:43à ne pas savoir
00:39:46quoi dire
00:39:47quoi écrire
00:39:47je me suis dit
00:39:48en 10 minutes
00:39:48apparemment ça peut être fait
00:39:50Le service
00:39:50gratuit
00:39:51vient d'être mis en place
00:39:52dans ce centre commercial
00:39:54et est déjà plébiscité
00:39:55Le CV
00:39:56le résultat
00:39:57il est là
00:39:57il est épuré
00:39:58clair
00:39:59net
00:39:59précis
00:39:59je pense aux yeux
00:40:00de l'employeur
00:40:01ça peut être bien
00:40:01je répare avec un CV tout neuf
00:40:03L'idée vient de cette recruteuse
00:40:06elle connaît bien
00:40:07les difficultés
00:40:08de certains candidats
00:40:09Il y a 14 millions de gens
00:40:10qui ne sont pas digitalisés
00:40:12on se rend compte
00:40:13que dès le démarrage
00:40:14ils stoppent
00:40:15leur recherche d'emploi
00:40:16parce qu'on leur demande
00:40:17tout de suite
00:40:17d'avoir un CV
00:40:18lorsque vous avez du mal
00:40:19avec la rédaction
00:40:20ou que vous n'avez pas
00:40:21d'ordinateur à la maison
00:40:22ça devient
00:40:23un parcours du combattant
00:40:25Refaire son CV
00:40:26et pourquoi pas
00:40:27postuler à un emploi
00:40:28La machine recense
00:40:29les offres
00:40:30du centre commercial
00:40:31une aubaine
00:40:32pour hypermarché
00:40:33dont une trentaine
00:40:34de postes
00:40:35sont à pourvoir
00:40:35Je pense au boucher
00:40:36je pense au boulanger
00:40:38je pense au poissonnier
00:40:39notamment
00:40:39donc oui effectivement
00:40:40ça peut être
00:40:41une manière
00:40:42d'aller capter des gens
00:40:42qui ne s'imaginent pas
00:40:43forcément travailler
00:40:44dans l'enseigne
00:40:45ni dans le magasin
00:40:46Chaque année
00:40:47près de 12 millions
00:40:48de personnes
00:40:48fréquentent le centre commercial
00:40:50autant de candidats
00:40:51potentiels
00:40:52pour les enseignes
00:40:53C'était votre programme
00:40:55avec Coltou de Cyanolite
00:40:56la colle en ruban
00:40:57double face
00:40:58numéro 1 du marché
00:40:59Coltou
00:41:00Coltou dans tous les cas
00:41:01C'était votre rendez-vous
00:41:04avec la nouvelle Mazda 6i
00:41:06100% électrique
00:41:08C'était votre rendez-vous
00:41:11avec Banque Populaire
00:41:12à vos côtés
00:41:13pour préparer sereinement
00:41:14votre retraite
00:41:14Banque Populaire
00:41:15la réussite est en vous
00:41:17BFM Direct revient dans
00:41:20quelques toutes petites minutes
00:41:21Restez bien avec nous
00:41:22on reviendra bien sûr
00:41:23sur les déclarations
00:41:23du nouveau Premier Ministre
00:41:25qui annonce entre autres
00:41:26le retrait de la proposition
00:41:27de suppression
00:41:28de deux jours fériés
00:41:29et qui tend la main
00:41:29à la gauche
00:41:30or LFI
00:41:30pour tenter de sortir
00:41:31de l'impasse budgétaire
00:41:32on va en parler notamment
00:41:33avec Sébastien Chenu
00:41:34le vice-président
00:41:35du Rassemblement National
00:41:36mon invité
00:41:37dans quelques toutes petites minutes
00:41:38à tout de suite
00:41:39Il est 11h
00:41:40soyez les bienvenus
00:41:41si vous nous rejoignez
00:41:42dans BFM Direct
00:41:43dans quelques instants
00:41:43on va revenir bien sûr
00:41:44sur les déclarations
00:41:45du nouveau Premier Ministre
00:41:46il annonce le retrait
00:41:48de la proposition
00:41:49de suppression
00:41:49de deux jours fériés
00:41:50il tend la main
00:41:50à la gauche
00:41:51pour tenter de sortir
00:41:52de l'impasse budgétaire
00:41:53la réaction de Sébastien Chenu
00:41:54vice-président
00:41:55du Rassemblement National
00:41:56mon invité
00:41:57dans un instant
00:41:58Sébastien Lecornu
00:41:59sous pression maximale
00:42:01celle des oppositions
00:42:02celle des syndicats
00:42:02celle des patrons aussi
00:42:03parce que le MEDEF
00:42:04menace d'une grande mobilisation
00:42:06si les impôts
00:42:07des entreprises augmentent
00:42:08j'ajoute que ce matin
00:42:09la FNSEA
00:42:10côté agriculteur
00:42:11donc appelle à son tour
00:42:12à une journée d'action
00:42:13le 25 septembre
00:42:15et puis on reviendra
00:42:15à 11h30
00:42:17sur les suites judiciaires
00:42:18du passage à tabac
00:42:19jeudi d'un policier
00:42:20à Tourcoing dans le Nord
00:42:215 personnes
00:42:22viennent d'être mises en examen
00:42:234 d'entre elles sont mineures
00:42:252 des suspects
00:42:26sont incarcérés
00:42:27on a des informations
00:42:28à vous donner
00:42:28sur ce qu'ils ont déclaré
00:42:29lors de leur garde à vue
00:42:31mais d'abord le journal avec vous
00:42:40Maëva
00:42:40et oui rebonjour François
00:42:42on commence d'abord
00:42:43par ces annonces
00:42:43de Sébastien Lecornu
00:42:45le nouveau premier ministre
00:42:46qui renonce donc
00:42:47à la suppression
00:42:48des deux jours fériés
00:42:49pas suffisant toutefois
00:42:51pour apaiser les syndicats
00:42:52la CGT
00:42:53et la CFDT
00:42:53appellent à la mobilisation
00:42:54le 18 septembre
00:42:56et puis
00:42:56la FNSEA
00:42:57appelle de son côté
00:42:58à une grande journée d'action
00:42:59ce sera le 25 septembre
00:43:01dans toute la France
00:43:02mobilisation notamment
00:43:02au sujet des échanges
00:43:04internationaux
00:43:05pour les produits agricoles
00:43:06l'actualité judiciaire
00:43:08à présent
00:43:08on reparle de l'agression
00:43:09d'un policier
00:43:10de la BAC à Tourcoing
00:43:11dans le Nord
00:43:11c'était ce jeudi
00:43:12les 5 suspects
00:43:14ont été déférés
00:43:15et ont été surtout
00:43:16mis en examen
00:43:17Nicolas Dumas
00:43:18vous êtes au tribunal
00:43:19de grande instance
00:43:19de Lille
00:43:20pour BFM TV
00:43:21Nicolas
00:43:22quelles sont les dernières
00:43:23informations
00:43:23dont vous disposez ?
00:43:25Ce que l'on sait maintenant
00:43:27c'est le profil
00:43:28il y a 4 mineurs
00:43:29âgés de 15 à 17 ans
00:43:31et un majeur
00:43:32âgé de 19 ans
00:43:33des jeunes
00:43:33sans antécédent judiciaire
00:43:35selon une source proche
00:43:36de l'enquête
00:43:37et qui compte parmi eux
00:43:38une fille
00:43:39ils ont été mis en examen
00:43:41après leur déferment
00:43:42hier au palais
00:43:43de justice de Lille
00:43:44deux d'entre eux
00:43:45ont été asserrés
00:43:46provisoirement
00:43:47il s'agit du mineur
00:43:49et du majeur
00:43:49qui ont été interpellés
00:43:50hier matin
00:43:51à Tourcoing
00:43:52deux autres font l'objet
00:43:53d'un contrôle judiciaire strict
00:43:55c'est-à-dire
00:43:55qu'un a été placé
00:43:57en structure du département
00:43:58du Nord
00:43:59et l'autre a été placé
00:44:01en Loire-Atlantique
00:44:02pour un éloignement
00:44:03quant au dernier
00:44:04celui qui est le moins impliqué
00:44:06il est soupçonné
00:44:07d'avoir simplement
00:44:08accompagné le groupe
00:44:10mais sans être allé
00:44:11sur les lieux
00:44:11de l'agression du policier
00:44:13il fait l'objet
00:44:13d'une mesure éducative
00:44:15judiciaire provisoire
00:44:16à l'origine
00:44:16du passage
00:44:17à tabac du policier
00:44:18le vol d'une trottinette
00:44:20à un adolescent
00:44:20de 15 ans
00:44:21les suspects
00:44:22sont soupçonnés
00:44:23de lui avoir donné
00:44:24un rendez-vous
00:44:25aux jeunes
00:44:26pour lui rendre
00:44:27sa trottinette
00:44:28avant de s'en prendre
00:44:29à lui
00:44:29puis au policier
00:44:31de la BAC
00:44:31selon nos informations
00:44:32pendant leur garde à vue
00:44:33les suspects
00:44:34ont tenté
00:44:35de justifier
00:44:36leurs actes
00:44:37en avançant
00:44:38différentes explications
00:44:39comme la légitime défense
00:44:41ou ne pas savoir
00:44:42qu'il s'agissait
00:44:43d'un policier
00:44:43Merci beaucoup
00:44:45Nicolas Dumas
00:44:46pour ces dernières informations
00:44:47depuis Lille
00:44:48A l'étranger
00:44:48Maïval
00:44:49Roumanie
00:44:50dénonce à son tour
00:44:51l'intrusion d'un drone russe
00:44:52dans son espace aérien
00:44:53Oui tout à fait François
00:44:54ça s'est passé hier soir
00:44:55c'est le deuxième pays
00:44:56de l'OTAN
00:44:57qui est concerné
00:44:57il y a 4 jours
00:44:58c'était la Pologne
00:45:00qui avait dénoncé
00:45:00l'intrusion de 19 drones russes
00:45:02dans son ciel
00:45:03la Pologne
00:45:04qui a d'ailleurs
00:45:04avec l'OTAN
00:45:05déployé des avions
00:45:07en raison d'attaques
00:45:08de drones russes
00:45:08en Ukraine
00:45:09non loin de sa frontière
00:45:11on revient en France
00:45:12avec un petit peu plus
00:45:13de légèreté à présent
00:45:14la première fête du sport
00:45:15se déroule aujourd'hui
00:45:16plus de 5000 événements
00:45:18sont prévus partout
00:45:19dans le pays
00:45:20en présence de nombreux athlètes
00:45:22à Paris
00:45:23notamment le sport
00:45:23a pris place
00:45:24rue de Rivoli
00:45:25c'est là qu'on vous retrouve
00:45:27Hugo Smag
00:45:27pour BFM TV
00:45:28racontez-nous un peu Hugo
00:45:29est-ce qu'il y a un peu
00:45:30d'ambiance
00:45:31pour l'instant
00:45:31ça a l'air assez calme
00:45:32autour de vous
00:45:33Alors pour l'instant
00:45:36c'est encore effectivement
00:45:37un peu calme
00:45:38mais les gens arrivent
00:45:38au fur et à mesure
00:45:39vous nous l'avez dit
00:45:40effectivement rue de Rivoli
00:45:41mais aujourd'hui
00:45:42on voulait vous le montrer
00:45:42avec Maxime Barillet
00:45:43elle a été renommée
00:45:44pour l'occasion
00:45:45regardez
00:45:45désormais le boulevard du sport
00:45:47ici pour aujourd'hui
00:45:48pour cette fête nationale
00:45:50du sport
00:45:50qui aura lieu désormais
00:45:51tous les ans
00:45:52le 14 septembre
00:45:53qui a été voulu
00:45:54par Emmanuel Macron
00:45:54pour prolonger
00:45:56l'élan des Jeux Olympiques
00:45:57et des Jeux Paralympiques
00:45:58alors regardez
00:45:59on voulait vous montrer
00:46:00ici ça y est
00:46:01ça commence déjà à jouer
00:46:01au tennis de table
00:46:03parce que tout au long
00:46:04des deux kilomètres
00:46:05de cette rue de Rivoli
00:46:07de Concorde
00:46:08à Hôtel de Ville
00:46:08et bien il y aura
00:46:09des activités sportives
00:46:10proposées aux Parisiens
00:46:12avec 46 fédérations
00:46:13présentes
00:46:14il y a également
00:46:15une piste d'athlétisme
00:46:16qui est installée
00:46:17pour essayer de battre
00:46:18le record du Schoenboldt
00:46:19aujourd'hui
00:46:20et puis des invités
00:46:21de marque
00:46:21qui sont attendus
00:46:22on parle de Désiré Doué
00:46:23d'Alain Bernard
00:46:24notamment de Marie-Josée Pérec
00:46:25il y a également
00:46:26un 100 mètres attendu
00:46:28dans la Seine
00:46:28dans le bassin de Grenelle
00:46:30avec Alain Bernard
00:46:31avec Laure Manodou
00:46:32et son frère
00:46:32Florent Manodou
00:46:33aujourd'hui
00:46:34et puis la Vasque
00:46:35aujourd'hui
00:46:36qui va s'élever
00:46:37une dernière fois
00:46:38au-dessus du jardin
00:46:39des Tuileries
00:46:40avant de revenir
00:46:41l'année prochaine
00:46:42et ce jusqu'aux Jeux Olympiques
00:46:43de Los Angeles
00:46:44alors seule ombre
00:46:45au tableau
00:46:46aujourd'hui
00:46:46cet événement
00:46:47boycotté
00:46:48par certains politiques
00:46:49par certains élus
00:46:50notamment de Seine-Saint-Denis
00:46:51qui reprochent
00:46:52au gouvernement
00:46:53des missionnaires
00:46:54de vouloir baisser
00:46:55le budget du sport
00:46:56de 17%
00:46:57Merci beaucoup Hugo Smag
00:46:59pour ces précisions
00:47:00d'ailleurs
00:47:00les comités olympiques
00:47:01et paralympiques
00:47:02eux aussi dénoncent
00:47:03ces récentes coupes budgétaires
00:47:05voilà François
00:47:05pour ce qu'on pouvait dire
00:47:06de l'information
00:47:07à 11h
00:47:07Merci Maëva
00:47:08rendez-vous tout à l'heure
00:47:09tout à l'heure
00:47:09à midi
00:47:10au lendemain
00:47:11de son premier déplacement
00:47:12en tant que premier ministre
00:47:13Sébastien Lecornu
00:47:14accorde donc sa première interview
00:47:16à la presse quotidienne régionale
00:47:17objectif sembler ouverte
00:47:19pour tenter
00:47:20de sortir de l'impasse
00:47:22Céléa Morel
00:47:22Aristide Sanna
00:47:23et Rebecca Blanc-Lelouch
00:47:24Bonne nouvelle
00:47:26pour Chala et Naïd
00:47:28l'une est commerçante
00:47:29et vient d'apprendre
00:47:30qu'aucun jour férié
00:47:31ne sera supprimé
00:47:33Moi je pense que c'est bien
00:47:34pour les restaurations
00:47:35pour les hôtels
00:47:36pour tout ça
00:47:37ça fait marcher
00:47:38économie de pays aussi
00:47:39Le premier ministre
00:47:41Sébastien Lecornu
00:47:42l'a annoncé hier
00:47:43dans un entretien
00:47:44accordé à la presse régionale
00:47:46dont la Provence
00:47:47Je souhaite que l'on épargne
00:47:49celles et ceux qui travaillent
00:47:51c'est pourquoi
00:47:51j'ai décidé de retirer
00:47:52la suppression
00:47:53de deux jours fériés
00:47:54Largement plébiscité
00:47:56le retrait de cette mesure
00:47:58mécontente pourtant
00:47:59quelques Français inquiets
00:48:00Moi je trouve que c'est pas bien
00:48:01Pourquoi ?
00:48:03Parce que je pense
00:48:04qu'il faut faire des économies
00:48:05Si c'est vraiment
00:48:05pour aider la France
00:48:06à arrêter
00:48:09d'avoir un déficit
00:48:11comme ça
00:48:11je suis prêt
00:48:12à jouer le jeu
00:48:13Réduire les dépenses
00:48:14de l'Etat
00:48:15comme celles accordées
00:48:16aux anciens ministres
00:48:17Sébastien Lecornu
00:48:19assure vouloir
00:48:20s'y attaquer
00:48:20On ne peut pas demander
00:48:22aux Français
00:48:22de faire des efforts
00:48:23si ceux qui sont
00:48:24à la tête de l'Etat
00:48:25n'en font pas
00:48:26Je vais donc mettre fin
00:48:27aux derniers privilèges
00:48:28qui sont encore accordés
00:48:29à vie
00:48:30à certains anciens membres
00:48:31du gouvernement
00:48:32Une annonce
00:48:33qui ravit les Français
00:48:34lassés de voir
00:48:35les gouvernements
00:48:36se succéder
00:48:37Le Perrault
00:48:37il a fait moins d'un an
00:48:38après il a
00:48:40je ne sais pas
00:48:40quel salaire
00:48:41et des avantages
00:48:42pour toute sa vie
00:48:43On fonctionne tous
00:48:44sans privilèges
00:48:46donc je ne sais pas
00:48:49pourquoi
00:48:49ils les auraient
00:48:50Sébastien Lecornu
00:48:52se dit aussi prêt
00:48:52à travailler
00:48:53sur la question
00:48:54de la justice fiscale
00:48:55sans évoquer
00:48:56la taxation
00:48:57des grandes fortunes
00:48:58Avec nous
00:49:00Sébastien Chenu
00:49:00bonjour
00:49:01merci d'être
00:49:02dans BFM Direct
00:49:03ce matin
00:49:04Vous êtes le vice-président
00:49:05du Rassemblement National
00:49:06vous êtes député du Nord
00:49:07vous êtes avec nous
00:49:08en direct de Bordeaux
00:49:09où le RN
00:49:10fait ce week-end
00:49:11sa rentrée
00:49:11Je précise d'ailleurs
00:49:12que tout à l'heure
00:49:13Jordan Bardella
00:49:14et Marine Le Pen
00:49:14tiendront meeting
00:49:15à 15h
00:49:16à suivre en direct
00:49:17sur BFM TV
00:49:18Sébastien Chenu
00:49:18d'après une étude
00:49:19Ipsos BVA
00:49:19pour la tribune dimanche
00:49:20Sébastien Lecornu
00:49:22démarre moins bien
00:49:23encore que son prédécesseur
00:49:24François Bayrou
00:49:24dans l'opinion
00:49:25avec seulement 16%
00:49:26d'opinions favorables
00:49:28contre 40%
00:49:29d'opinions défavorables
00:49:29Dans quel camp
00:49:30vous situez-vous ?
00:49:33Sébastien Lecornu
00:49:35c'est Emmanuel Macron
00:49:36Emmanuel Macron
00:49:36c'est Sébastien Lecornu
00:49:37en réalité
00:49:38les Français
00:49:39ne sont pas dupes
00:49:40ils ont compris
00:49:41qu'Emmanuel Macron
00:49:42a nommé le premier
00:49:43soldat du macronisme
00:49:44et probablement
00:49:45le dernier soldat
00:49:46de cette terrible aventure
00:49:48pour notre pays
00:49:48celui qui éteindra
00:49:49la lumière
00:49:49Sébastien Lecornu
00:49:51il est le fils
00:49:52spirituel
00:49:53d'Emmanuel Macron
00:49:54en tous les cas
00:49:54il incarne
00:49:55le macronisme
00:49:56depuis son premier jour
00:49:58et probablement
00:49:58jusqu'au dernier jour
00:49:59Considérez-vous
00:50:01Sébastien Chenu
00:50:01comme la CGT
00:50:02comme la CFDT
00:50:03que la non-suppression
00:50:04des jours fériés
00:50:05est une bonne nouvelle
00:50:05bien qu'insuffisante ?
00:50:09En fait c'était déjà fini
00:50:10qu'est-ce qu'il nous raconte
00:50:11M. Lecornu
00:50:12il a un métro de retard
00:50:13en faisant tomber
00:50:14François Bayrou
00:50:15ce sont les deux jours
00:50:17fériés
00:50:18que François Bayrou
00:50:19proposait aux Français
00:50:20de travailler
00:50:20qui sont tombés
00:50:21avec lui
00:50:21c'est fini déjà
00:50:22tout ça
00:50:23et nous on trouve
00:50:23ça très bien
00:50:24on était contre
00:50:25cette mesure
00:50:25mais cette mesure
00:50:27elle n'a jamais eu
00:50:27le temps d'exister
00:50:28puisque c'était la mesure
00:50:29de François Bayrou
00:50:30et qu'il est tombé
00:50:31donc M. Lecornu
00:50:32acte simplement
00:50:33du fait que M. Bayrou
00:50:35emmène avec lui
00:50:36parte avec lui
00:50:37avec cette mesure
00:50:39et donc par conséquent
00:50:40rien de nouveau
00:50:41malheureusement
00:50:42sous le soleil
00:50:42c'est pas comme ça
00:50:43qu'il va falloir
00:50:43gérer le pays
00:50:45parce que
00:50:45la mesure
00:50:46elle n'a pas eu le temps
00:50:46d'exister
00:50:47tant mieux
00:50:47on s'y est opposé
00:50:48mais maintenant
00:50:48il va falloir
00:50:49que M. Lecornu
00:50:50s'attaque
00:50:50aux vraies dépenses
00:50:52toxiques de l'Etat
00:50:53qu'il s'attaque
00:50:53aux efforts
00:50:54qu'il demande
00:50:55aux Français
00:50:56qu'il s'attaque
00:50:57aux dossiers
00:50:57de l'immigration
00:50:58parce que
00:50:58je l'entends dire
00:51:00qu'il va falloir
00:51:00faire des efforts
00:51:01mais je vois
00:51:01qu'en fait
00:51:02c'est des efforts
00:51:02demandés à tout le monde
00:51:04sauf aux étrangers
00:51:05comme d'habitude
00:51:06sauf sur les dépenses
00:51:07toxiques de l'Etat
00:51:08sauf sur la contribution
00:51:09à l'Union Européenne
00:51:10donc on va voir
00:51:11ce qu'il est capable
00:51:11de faire
00:51:12cette question des jours fériés
00:51:13en réalité
00:51:14elle était déjà morte
00:51:15avant que d'avoir existé
00:51:17et tant mieux
00:51:17sur l'idée de taxer
00:51:19davantage les plus aisés
00:51:20Sébastien Lecornu
00:51:21juge qu'il y a
00:51:21des questions
00:51:22de justice fiscale
00:51:23de répartition de l'effort
00:51:24il se dit prêt
00:51:25à y travailler
00:51:26dit-il sans idéologie
00:51:27sans pour autant
00:51:28s'avancer beaucoup
00:51:29quant à Marine Le Pen
00:51:30elle appelle elle
00:51:30ce matin
00:51:31à taxer la fortune financière
00:51:32plutôt que la fortune immobilière
00:51:34vous pouvez nous expliquer
00:51:35concrètement
00:51:35en quoi cela consisterait
00:51:36Oui absolument
00:51:39nous nous pensons
00:51:40qu'il faut taxer
00:51:41l'argent qui dort
00:51:42l'argent de la spéculation
00:51:43par exemple aussi
00:51:44les rachats d'actions
00:51:45que font les entreprises
00:51:46entre elles
00:51:46à travers une taxation
00:51:47spécifique
00:51:48sur les rachats
00:51:49sur les dividendes
00:51:50de façon très spécifique aussi
00:51:52ça ça permet
00:51:52de faire entrer
00:51:53de l'argent
00:51:54dans le budget
00:51:55mais l'idée
00:51:55de s'attaquer
00:51:56à la fortune immobilière
00:51:57c'est à dire
00:51:58à ce que possèdent
00:51:58les français
00:51:59ce qu'ils ont construit
00:52:00par leur travail
00:52:01ce qu'ils essayent
00:52:01de transmettre
00:52:02à leurs enfants
00:52:03d'abord rapporte très peu
00:52:05et puis finalement
00:52:06empêche
00:52:06cette capacité
00:52:08de transmission
00:52:09cette capacité
00:52:10d'ancrage
00:52:11effectivement
00:52:12dans notre pays
00:52:13donc nous
00:52:14nous tapons
00:52:15la fortune
00:52:16qui dort
00:52:16la fortune
00:52:17qui peut circuler
00:52:18à travers
00:52:18des dividendes
00:52:19ou des actions
00:52:21que se rachètent
00:52:22les grandes entreprises
00:52:23et c'est là
00:52:24notre modèle
00:52:25de justice fiscale
00:52:26c'est pas celui
00:52:27c'est pas le seul
00:52:28d'ailleurs
00:52:28on a déjà proposé
00:52:29aussi des mesures
00:52:30sur les super profits
00:52:31des grandes boîtes
00:52:33qui lorsque ça
00:52:34ne tient pas compte
00:52:34simplement de leur stratégie
00:52:36mais par exemple
00:52:36au moment du Covid
00:52:37les grandes surfaces commerciales
00:52:39ont fait des super profits
00:52:40on pensait qu'il fallait
00:52:41les faire contribuer
00:52:42davantage
00:52:43pour des moments précis
00:52:44ça ça fait partie
00:52:45effectivement d'une fiscalité
00:52:46revisitée
00:52:47mais c'est pas ce que retient
00:52:48visiblement
00:52:48Sébastien Lecornu
00:52:49pour faire passer le budget
00:52:51à l'Assemblée nationale
00:52:51Sébastien Lecornu
00:52:53se tourne clairement
00:52:53vers la gauche
00:52:54je veux une discussion
00:52:56parlementaire moderne
00:52:57et franche
00:52:57dit-il
00:52:58de très bon niveau
00:52:58avec le PS
00:52:59les écologistes
00:53:00et le parti communiste
00:53:01et concernant l'URN
00:53:02s'il rejette
00:53:03tout accord politique
00:53:04il assure que refuser
00:53:04de discuter à l'Assemblée
00:53:05avec des députés
00:53:06élus par un tiers
00:53:07des français
00:53:07n'aurait aucun sens
00:53:09qu'en concluez-vous
00:53:10concrètement ?
00:53:15j'en conclue plusieurs choses
00:53:16d'abord
00:53:16il a compris
00:53:17que les parlementaires
00:53:19les plus achetables
00:53:20dans l'hémicycle
00:53:20c'est les socialistes
00:53:21c'est eux qui se font
00:53:22acheter facilement
00:53:22et donc il veut leur parler
00:53:24le Rassemblement national
00:53:25c'est le premier groupe
00:53:26à l'Assemblée nationale
00:53:27c'est nous qui avons
00:53:27le plus de députés
00:53:28parce que par la volonté
00:53:29des français
00:53:30et M. Lecornu
00:53:31fait mine de le découvrir
00:53:32donc il dit
00:53:33il faudra peut-être un peu
00:53:33leur adresser la parole
00:53:34d'accord
00:53:35mais pour faire quoi ?
00:53:36Pour rompre avec le macronisme
00:53:37nous c'est ça
00:53:38notre ligne rouge aujourd'hui
00:53:39rompre avec le macronisme
00:53:41avec toutes ces politiques
00:53:42macronistes
00:53:42qui ont mis le pays
00:53:43dans le mur
00:53:44depuis 8 ans
00:53:44je le disais
00:53:45c'est s'attaquer
00:53:46à l'immigration
00:53:47s'attaquer aux dépenses toxiques
00:53:49s'attaquer à la contribution
00:53:50à l'Union Européenne
00:53:51c'est-à-dire changer radicalement
00:53:52de politique économique
00:53:54et sociale
00:53:54pas sûr que Sébastien Lecornu
00:53:56qui est l'artisan
00:53:57de ces politiques
00:53:57qui depuis le premier jour
00:53:59a mis en place
00:54:00ces politiques
00:54:00et les a soutenues
00:54:01soit celui qui
00:54:02demain les déconstruise
00:54:03Dans une interview
00:54:05à Sud-Ouest aujourd'hui
00:54:06Marine Le Pen
00:54:06Sébastien Chenu dit
00:54:07je cite
00:54:08est resté convaincu
00:54:09que son camp
00:54:10le vôtre donc
00:54:10arrivera bientôt au pouvoir
00:54:12si c'est avec moi
00:54:13tant mieux
00:54:13s'il s'agit de quelqu'un d'autre
00:54:15je me battrai à ses côtés
00:54:16fin de citation
00:54:17la semaine dernière
00:54:17elle s'était dit
00:54:18disposée
00:54:19à sacrifier
00:54:20tous les mandats de la terre
00:54:21sur l'autel
00:54:22d'une victoire du RN
00:54:22elle a fait le deuil
00:54:23de l'Elysée
00:54:24non ?
00:54:26non elle n'a pas fait le deuil
00:54:27de l'Elysée
00:54:28elle dit simplement
00:54:28que nos idées
00:54:29nous dépassent
00:54:30nous on veut
00:54:30faire triompher
00:54:31nos idées
00:54:32c'est-à-dire des idées
00:54:33politiques
00:54:33qui amèneront
00:54:34des changements politiques
00:54:35dans la vie
00:54:36des français
00:54:36ces idées
00:54:37elles sont portées
00:54:38depuis des années
00:54:38par Marine Le Pen
00:54:39elles sont portées
00:54:40incarnées aujourd'hui
00:54:40à la tête du Rassemblement
00:54:41National
00:54:42par Jordan Bardella
00:54:42et par les députés
00:54:44du Rassemblement National
00:54:45les députés européens
00:54:46les sénateurs
00:54:47donc nous ce sont
00:54:47nos idées
00:54:48on se bat pour des idées
00:54:49politiques
00:54:49Marine Le Pen l'a dit
00:54:50on ne se bat pas
00:54:51pour des sièges
00:54:51on ne se bat pas
00:54:52comme ce pouvoir
00:54:53qui cherche à se maintenir
00:54:55à tout prix
00:54:55eux leur obsession
00:54:56c'est durer
00:54:57et se maintenir
00:54:57nous on cherche
00:54:58à changer les choses
00:54:59avouez que c'est quand même
00:55:00largement différent
00:55:01toute petite dernière question
00:55:03Sébastien Chenu
00:55:04en lien avec les ennuis
00:55:05judiciaires de Marine Le Pen
00:55:06est-ce que ce matin
00:55:07sur BFM TV
00:55:08vous nous assurez
00:55:09que si vous devenez majoritaire
00:55:10à l'issue de nouvelles élections
00:55:12législatives potentielles
00:55:14avant la présidentielle
00:55:15vous ne tenterez pas
00:55:16de faire passer une loi
00:55:17interdisant l'exécution
00:55:18provisoire des peines
00:55:19d'inéligibilité
00:55:20une loi qui serait
00:55:21rétroactive
00:55:22c'est ce qui se murmure
00:55:25Non mais nous
00:55:27dans notre programme
00:55:28il y a un certain
00:55:29nombre de dispositions
00:55:30qui sont hostiles
00:55:31aux lois qui peuvent
00:55:32actuellement exister
00:55:33et qui sont injustes
00:55:34par exemple
00:55:34qui ont frappé
00:55:35un certain nombre
00:55:35d'élus locaux
00:55:36je pense à Hubert Falco
00:55:37le maire de Toulon
00:55:38cependant
00:55:39référez-vous à notre programme
00:55:41nous on avance
00:55:42avec un programme
00:55:43celui-ci
00:55:43en général
00:55:44il est à découvert
00:55:46Donc vous ne dites pas non
00:55:47et ça pourrait s'appliquer
00:55:48au cas de Marine Le Pen
00:55:50Non je vous dis
00:55:53que nous avons besoin
00:55:54d'un programme
00:55:55et de lois
00:55:55qui ne soient pas
00:55:56injustes dans notre pays
00:55:57et qui préservent
00:55:58l'intégrité des élus
00:55:59plutôt que de faire chuter
00:56:00des élus
00:56:00en particulier
00:56:01des élus locaux
00:56:02comme on l'a vu
00:56:02et les priver
00:56:03d'un certain nombre
00:56:04de leurs mandats
00:56:04alors que le procès
00:56:05n'est pas fini
00:56:05Merci Sébastien Chenu
00:56:07d'avoir été en direct
00:56:08avec nous de Bordeaux
00:56:08où s'exprimeront
00:56:09Merci
00:56:10Jordan Bardella
00:56:10et Marine Le Pen
00:56:11à 15h
00:56:12dans le cadre
00:56:12d'un meeting
00:56:13à suivre en direct
00:56:14sur BFM TV
00:56:15Nous sommes en direct
00:56:17également avec Olivier Biscay
00:56:19Bonjour
00:56:19Vous êtes le directeur
00:56:20de la rédaction
00:56:21du journal La Provence
00:56:23qui a donc recueilli
00:56:24les premières déclarations
00:56:26du Premier ministre
00:56:27Sébastien Lecornu
00:56:29nommé il y a
00:56:30cinq petits jours
00:56:31ce matin
00:56:31sur les réseaux sociaux
00:56:32il tweet le message suivant
00:56:33la rupture concerne autant
00:56:35la méthode
00:56:37que le fond
00:56:38Vous l'avez trouvé comment
00:56:39hier
00:56:40le nouveau Premier ministre ?
00:56:43Eh bien déjà
00:56:44en rupture en effet
00:56:44avec la méthode
00:56:45puisqu'il a choisi
00:56:46la presse quotidienne régionale
00:56:47pour s'exprimer
00:56:49donc
00:56:49les Français des territoires
00:56:51ce que n'avait pas fait
00:56:52son prédécesseur
00:56:53François Bayrou
00:56:54qui avait plutôt
00:56:56laissé de côté
00:56:57tous ces territoires
00:56:58qui pourtant
00:56:59sont en attente
00:57:00d'une politique
00:57:02ou en tout cas
00:57:03de mesures
00:57:03cohérentes
00:57:05et pertinentes
00:57:07je l'ai trouvé lucide
00:57:08sur la situation
00:57:10il sait
00:57:11qu'il a probablement
00:57:12peu de temps
00:57:13pour convaincre
00:57:14à la fois
00:57:15les politiques
00:57:15les partenaires sociaux
00:57:16et les Français
00:57:17qu'il sera en mesure
00:57:19de trouver une majorité
00:57:21et lucide aussi
00:57:22sur le fait
00:57:23qu'il faudra faire
00:57:24des compromis
00:57:24ce qu'il annonce
00:57:25d'ailleurs
00:57:25dans mon interview
00:57:26et dans l'interview
00:57:27de la presse quotidienne régionale
00:57:28ce matin
00:57:29Lucide sur la défiance aussi
00:57:30à son égard
00:57:31parce que ce matin
00:57:31dans plusieurs sondages
00:57:33c'est terrible
00:57:34pour lui
00:57:34les Français
00:57:35ont moins confiance
00:57:36en lui encore
00:57:37qu'en François Bayrou
00:57:37Oui lucide sur la défiance
00:57:40lucide aussi
00:57:41sur les erreurs commises
00:57:42dans le passé
00:57:43on l'a interrogé
00:57:43d'ailleurs beaucoup
00:57:44là-dessus
00:57:45parce que la défiance
00:57:46du macronisme
00:57:47n'est pas né
00:57:48hier matin
00:57:49et avec François Bayrou
00:57:50mais au fil des années
00:57:51il reconnaît lui-même
00:57:52qu'à l'issue
00:57:53du grand débat national
00:57:54il y a quelques années
00:57:55à l'issue
00:57:55des grands mouvements
00:57:56contre les retraites
00:57:57par exemple
00:57:57ou des gilets jaunes
00:57:58le pouvoir macroniste
00:57:59aurait dû davantage
00:58:00écouter
00:58:01retisser le lien
00:58:02et prendre des mesures
00:58:03de démocratie participative
00:58:05ou en tout cas
00:58:06qui soient plus en lien
00:58:07avec les territoires
00:58:08c'est d'ailleurs pour cela
00:58:08qu'il annonce
00:58:09il faudra voir
00:58:10comment ça va se mettre
00:58:11en route
00:58:11un énième lancement
00:58:16de décentralisation
00:58:17sur le territoire
00:58:18pour être plus au contact
00:58:20des français
00:58:22mais oui
00:58:22la conscience
00:58:23je crois que
00:58:23ça va être compliqué
00:58:25ces prochains mois
00:58:25Merci Olivier
00:58:26Bonjour Thomas Vacheron
00:58:28Merci de nous avoir rejoints
00:58:29dans BFM Direct
00:58:30vous êtes le secrétaire
00:58:31confédéral de la CGT
00:58:32vous la sentez la rupture vous ?
00:58:34Alors dans les paroles oui
00:58:35mais systématiquement
00:58:36c'est des promesses
00:58:37qui se transforment
00:58:38très souvent en mensonges
00:58:39Vous dites dans les paroles oui
00:58:40quand même
00:58:41Mais dans les paroles oui
00:58:42il annonce qu'il fait une rupture
00:58:43et on ne va pas discuter vocabulaire
00:58:45c'est des effets d'annonce
00:58:46et le problème
00:58:47c'est que quand ce n'est pas suivi des faits
00:58:48il y a une colère
00:58:49dans la population
00:58:50puisque tout le monde dit
00:58:51on prend les mêmes
00:58:52et on recommence
00:58:52C'est suivi des faits
00:58:53il n'y aura pas
00:58:54deux jours fériés supprimés
00:58:56On savait que ça faisait partie
00:58:57de la balance dès le départ
00:58:58même M. Bayrou
00:58:58avait laissé des gens entendre ça
00:59:00et ça c'est lié à quoi ?
00:59:01à la pression populaire
00:59:02il se trouve que le 10
00:59:04ça a été le 10 septembre
00:59:05important
00:59:06plus de 300 000 personnes
00:59:07encore plus de grévistes
00:59:08donc ça met la pression
00:59:09le 18 septembre prochain
00:59:11jeudi
00:59:11on invite toute la population
00:59:13avec toutes les organisations syndicales
00:59:16dans tout le pays
00:59:16d'ailleurs vous
00:59:17Le patron du MEDEF ce matin
00:59:18il dit
00:59:19c'est un peu crié
00:59:19avant d'avoir mal
00:59:20au sujet de la mobilisation
00:59:22et du 10 et du 18
00:59:24Le patron du MEDEF
00:59:25défend l'intérêt
00:59:26des grands patrons
00:59:27pas des salariés
00:59:28Et d'ailleurs
00:59:29Je ne note plus pas
00:59:30de se mobiliser
00:59:30lui aussi
00:59:32en cas d'augmentation d'impôts
00:59:33Et nous on note
00:59:34qu'il y a une radicalité patronale
00:59:35ce qui est en train de se passer
00:59:36regardez
00:59:36sur le conclave
00:59:38c'est les patrons
00:59:38qui se sont entêtés
00:59:39les mêmes
00:59:40qui nous licencient
00:59:41avant 60 ans
00:59:42veulent nous faire travailler
00:59:43jusqu'à 64 ans
00:59:45Ils n'ont pas voulu faire
00:59:46Il y a plein de patrons
00:59:46qui créent des emplois aussi
00:59:48pas l'oublier
00:59:49Nous on est très attaché
00:59:50à l'entreprise
00:59:50les patrons ne créent pas
00:59:52des emplois
00:59:52en fait c'est la demande
00:59:54alors je vais vous expliquer
00:59:55parce que l'entreprise
00:59:56c'est important
00:59:56des fois on ne sait pas
00:59:57comment ça fonctionne
00:59:58L'entreprise dépend
00:59:59du carnet de commande
01:00:00En fait s'il y a
01:00:01un carnet de commande important
01:00:02il y a de la demande
01:00:03S'il y a de la demande
01:00:04ça crée des emplois
01:00:05Ce n'est pas le patron
01:00:06qui crée des emplois
01:00:06C'est l'entreprise
01:00:07qui crée de l'emploi
01:00:08suite à la demande
01:00:09Donc c'est très important
01:00:09ce que vous dites
01:00:10parce que ça permet
01:00:11aux téléspectateurs
01:00:12d'entendre et de comprendre
01:00:12sur un élément
01:00:14En fait c'est la consommation
01:00:16en France qui représente
01:00:1755% du PIB
01:00:18C'est-à-dire
01:00:19si les gens ont de l'argent
01:00:20ils consomment
01:00:21et ça fait tourner la machine
01:00:21ça fait tourner la machine
01:00:22ça crée des emplois
01:00:23Ce que nous est proposé
01:00:26par le gouvernement
01:00:27le budget d'austérité
01:00:28Le nouveau Premier ministre
01:00:29en espèce
01:00:30c'est pas de nature
01:00:31à vous faire reculer
01:00:31sur vos ambitions
01:00:32et votre appel
01:00:34aux Français
01:00:34à descendre dans la rue
01:00:35Au contraire
01:00:36Jeudi prochain
01:00:37Au contraire
01:00:38Pourquoi ?
01:00:38Parce qu'on dit
01:00:39c'est une première victoire
01:00:40une première avancée
01:00:41parce qu'il y a
01:00:42la pression populaire
01:00:43il commence à reculer
01:00:43donc c'est le moment
01:00:44d'accélérer
01:00:45pour foutre à la poubelle
01:00:46tout le budget d'austérité
01:00:48et d'ailleurs
01:00:48c'est très important
01:00:50de comprendre
01:00:50sur l'histoire des deux jours
01:00:52tout le monde me dit
01:00:52mais comment ça se fait
01:00:53que ça a autant
01:00:54perturbé la population
01:00:55ces deux jours ?
01:00:56Mais parce que le travail
01:00:56il est dur
01:00:57qu'ils ont voulu nous voler
01:00:58deux jours
01:00:59après nous avoir volé
01:01:00deux fois 365 jours
01:01:02730 jours de voler
01:01:04sur les deux années
01:01:05de retraite
01:01:06qu'ils veulent nous faire
01:01:07travailler plus longtemps
01:01:07donc les retraites
01:01:09ça a été très important
01:01:10ça a sédimenté
01:01:11dans la population
01:01:11et tous les salariés
01:01:13vous le disent
01:01:13y compris plus largement
01:01:15que les salariés
01:01:15tous les travailleuses
01:01:16et travailleurs de ce pays
01:01:17disent quoi ?
01:01:18Ils sont passés en force
01:01:19alors que la majorité
01:01:20de la population
01:01:21était contre la retraite
01:01:21à 64 ans
01:01:22donc premier élément
01:01:23pour apaiser
01:01:24puisque c'est un peu
01:01:24votre sujet
01:01:25Sachant que Sébastien Lecornu
01:01:26dit dans la foulée
01:01:26retirer la suppression
01:01:27des jours fériés
01:01:28exigera de trouver
01:01:29d'autres sources de finances
01:01:30c'est pour ça qu'on en propose
01:01:31il y a par exemple
01:01:32la taxe Zuckman
01:01:32vous avez parlé du patron
01:01:34du MEDEF
01:01:34on voit qui c'est
01:01:35qui défend
01:01:36il ne défend pas
01:01:36les petits patrons
01:01:37il défend de fait
01:01:38McDonald's et Amazon
01:01:39parce que la taxe Zuckman
01:01:41elle concerne
01:01:421800 personnes
01:01:43les plus riches
01:01:44de France
01:01:441800
01:01:450,1%
01:01:46et les gens disent
01:01:47oui mais
01:01:47qui c'est que ça représente ?
01:01:49ça représente des gens
01:01:50qui gagnent plus de
01:01:51100 millions d'euros
01:01:51moi je ne sais pas
01:01:52ce que c'est que
01:01:53100 millions d'euros
01:01:53vous non plus
01:01:54j'ai fait le calcul
01:01:55j'ai dit
01:01:56100 millions d'euros
01:01:56ça représente quoi ?
01:01:57ça représente
01:01:58moi je suis dans une province
01:02:00un appartement
01:02:01ou une maison
01:02:01ça vaut en gros
01:02:02200 000 euros
01:02:02c'est beaucoup d'argent
01:02:03sur la justice fiscale
01:02:04c'est la tienne le corps nu
01:02:05il faut travailler
01:02:07sur cette question
01:02:07sans idéologie
01:02:08j'arrive
01:02:08regardez ce que
01:02:09il y a beaucoup d'idéologie
01:02:10moins ils parlent d'idéologie
01:02:12plus ils en font
01:02:13la taxe Zuckman
01:02:14c'est prendre
01:02:16aux très très très riches
01:02:17plus de 100 millions d'euros
01:02:19ça représente
01:02:20500 appartements
01:02:23à 200 000 euros
01:02:23pourquoi je dis ça ?
01:02:25c'est que c'est prendre
01:02:26à ceux qui ont déjà
01:02:27énormément
01:02:27ceux qui
01:02:28pendant
01:02:29vous l'avez vu
01:02:30et d'ailleurs
01:02:30le magazine Challenge
01:02:32on en avait discuté une fois
01:02:33le magazine Challenge
01:02:34montre que
01:02:35les 500 fortunes
01:02:36les plus riches
01:02:36elles sont passées
01:02:37de 6% du
01:02:38leur patrimoine
01:02:39de 6% du PIB
01:02:40à 42%
01:02:41donc il y en a quelques-uns
01:02:43qui
01:02:43je sais que la formule
01:02:44peut paraître malheureuse
01:02:45mais qui se gavent
01:02:46au détriment de tous les autres
01:02:47et là on dit
01:02:47il faut rééquilibrer
01:02:49et donc comme vous le posiez
01:02:50il y a un problème de recettes
01:02:51et pour avoir des recettes
01:02:53il faut taxer
01:02:54ceux qui ont trop
01:02:54pour ne pas faire reposer
01:02:56Jérémie quand même
01:02:58J-4 avant la journée du 18
01:03:00la semaine prochaine
01:03:01va encore une semaine
01:03:02j'oserais dire
01:03:03déterminante
01:03:04celle qui commence demain
01:03:06Oui, Sébastien Lecornu
01:03:07qui voit d'ailleurs
01:03:08la patronne de la CGT
01:03:09demain Sophie Binet
01:03:10à Matignon
01:03:11ça va être un avant-goût
01:03:12aussi du rapport de force
01:03:13pour la journée de jeudi
01:03:15et on voit bien
01:03:16que les syndicats
01:03:16et l'intersyndical
01:03:17ont intérêt à mobiliser
01:03:18très fortement
01:03:19cette semaine
01:03:20s'ils veulent mettre
01:03:21encore la pression
01:03:22sur l'exécutif
01:03:23et sur les épaules
01:03:24de Sébastien Lecornu
01:03:25alors déjà
01:03:26il peut-être en effet
01:03:26une première victoire
01:03:27sur la question
01:03:28des deux jours fériés
01:03:28derrière il y a d'autres
01:03:29sujets
01:03:30il y a le pouvoir d'achat
01:03:32l'augmentation des salaires
01:03:33quid aussi de la nouvelle réforme
01:03:35sur l'assurance chômage
01:03:37donc en fait
01:03:37il y a beaucoup
01:03:37de revendications
01:03:38du côté des syndicats
01:03:41et plus la mobilisation
01:03:42cette semaine sera forte
01:03:43plus la mobilisation
01:03:44de jeudi sera importante
01:03:45plus en réalité
01:03:46Sébastien Lecornu
01:03:47devra y répondre
01:03:48Merci à tous les deux
01:03:49merci d'avoir accepté
01:03:50notre invitation
01:03:50dans quelques instants
01:03:51les toutes dernières infos
01:03:53de BFM TV
01:03:53concernant les suites judiciaires
01:03:55du passage à tabac
01:03:55d'un policier
01:03:56jeudi à Tourcoing
01:03:57dans le Nord
01:03:575 personnes
01:03:585 jeunes
01:03:59viennent d'être mis en examen
01:04:004 d'entre eux
01:04:01sont mineurs
01:04:012 des suspects
01:04:02sont incarcérés
01:04:03on en sait plus
01:04:03sur ce qu'ils ont déclaré
01:04:04en garde à vue
01:04:05à tout de suite
01:04:06Il est 11h30
01:04:09soyez les bienvenus
01:04:10si vous nous rejoignez
01:04:11dans BFM Direct
01:04:12les suites judiciaires
01:04:14du passage à tabac
01:04:15d'un policier
01:04:16c'était joli
01:04:17à Tourcoing
01:04:18dans le Nord
01:04:18ça a beaucoup choqué
01:04:20on en sait plus
01:04:21ce matin
01:04:22sur ces suites
01:04:22on va en parler
01:04:23avec Dominique Rizet
01:04:24qui arrive dans le studio
01:04:25de BFM Direct
01:04:26Dominique Rizet
01:04:27bonjour Dominique
01:04:28installez-vous
01:04:295 personnes
01:04:31Dominique
01:04:325 jeunes
01:04:335 suspects
01:04:34viennent donc
01:04:35d'être mis en examen
01:04:37absolument
01:04:37en principe
01:04:39tous ceux qui ont participé
01:04:40au lynchage
01:04:41de ce policier
01:04:41de Tourcoing
01:04:42ont été
01:04:44identifiés
01:04:45et interpellés
01:04:46remis à la justice
01:04:47maintenant
01:04:48c'est la justice
01:04:49qui doit faire son travail
01:04:50les deux derniers
01:04:51de l'équipe
01:04:52ont été interpellés
01:04:53hier à Tourcoing
01:04:53il s'agit d'un majeur
01:04:55et d'un mineur
01:04:55et ils ont été placés
01:04:56en détention provisoire
01:04:58ce sont les seuls
01:04:59sur les 5
01:05:00deux autres sont
01:05:01sous contrôle judiciaire
01:05:02contrôle judiciaire strict
01:05:04nous apprendtons
01:05:05l'un a fait l'objet
01:05:07d'une mesure
01:05:07d'éloignement
01:05:08il a quitté
01:05:09le département
01:05:10de la Seine-Saint-Denis
01:05:10de Tourcoing
01:05:13du Nord
01:05:13pour être placé
01:05:15en Loire
01:05:16dans Loire-Atlantique
01:05:17c'est-à-dire qu'on l'éloigne
01:05:18de cet endroit
01:05:20où se trouvent
01:05:21ses complices
01:05:22et puis le dernier
01:05:23il est soupçonné
01:05:24d'avoir simplement
01:05:24accompagné l'équipe
01:05:26et il fait l'objet
01:05:27d'une mesure
01:05:28éducative provisoire
01:05:30ce qui est intéressant
01:05:30sur les 5 suspects
01:05:324 sont mineurs
01:05:334 sont mineurs
01:05:344 sont mineurs
01:05:35ça veut dire que
01:05:35la justice déjà
01:05:37décide d'en placer
01:05:38un en détention
01:05:39ce qui est bien
01:05:39parce que c'est un signe
01:05:41et ce qui est intéressant
01:05:42c'est ce qu'ils ont répondu
01:05:44aux policiers
01:05:45qui les questionnaient
01:05:46comment vous êtes-vous
01:05:47retrouvé dans cette situation
01:05:48comment ça s'est provoqué
01:05:49à votre avis
01:05:50qu'est-ce qu'ils peuvent répondre
01:05:51ils répondent
01:05:53légitime défense
01:05:55ça c'est quand même énorme
01:05:57et puis
01:05:58deuxième explication
01:06:00forcément
01:06:00on ne savait pas
01:06:01que c'était un policier
01:06:01bah oui c'est la BAC
01:06:02donc il est en civil
01:06:04et la réponse c'est
01:06:05on ne savait pas
01:06:06que c'était un policier
01:06:07alors je ne sais pas
01:06:07si c'est eux
01:06:08qui ont donné cette version
01:06:11si les avocats
01:06:12qu'ils ont
01:06:13puisqu'ils ont des avocats
01:06:14dès le début
01:06:14de la garde à vue
01:06:15leur ont dit
01:06:16c'est une explication
01:06:17vous pouvez faire ça
01:06:18donner cette version là
01:06:20ce qui est quand même
01:06:20la version classique
01:06:21quand un policier en civil
01:06:22a des problèmes
01:06:23quand il est frappé
01:06:24quand il est lynché
01:06:25quand on lui tire dessus
01:06:26quand il est tué
01:06:27l'explication est toujours
01:06:28je ne pouvais pas savoir
01:06:29que c'était un policier
01:06:30souvenez-vous
01:06:31ce qui s'est passé en Avignon
01:06:32quand le policier
01:06:34Masson
01:06:35je crois que c'est Eric Masson
01:06:36pardon
01:06:36Eric Masson
01:06:37a été tué
01:06:38sur un point de deal
01:06:39la première version
01:06:41de ceux qui lui ont tiré dessus
01:06:42a été de dire
01:06:42mais nous
01:06:43on ne pouvait pas savoir
01:06:44que c'était un policier
01:06:45il était en civil
01:06:45avec un brassard police
01:06:47Jean-Pierre Cloéz
01:06:48est aussi avec nous
01:06:49bonjour
01:06:49vous êtes le délégué
01:06:50Alliance Police
01:06:51dans le Nord
01:06:51vous connaissez
01:06:52on va commencer par là
01:06:53ce policier
01:06:54qui a donc été passé à tabac
01:06:55jeudi à Tourcoing
01:06:57est-ce que vous avez des nouvelles ?
01:06:59Oui
01:06:59les nouvelles
01:07:01c'est celles
01:07:02qui avaient été données hier
01:07:03bonjour déjà
01:07:04qui avaient été données
01:07:05par ma collègue
01:07:05il est
01:07:06il est en famille
01:07:08en fait
01:07:09il se repose
01:07:10il fait le point
01:07:11sur cette affaire
01:07:12parce que
01:07:13comme ça avait été dit précédemment
01:07:15il a été choqué
01:07:16son épouse est choqué
01:07:17ses enfants aussi
01:07:19donc
01:07:19mais
01:07:20il attend
01:07:21dans les jours à venir
01:07:22de subir
01:07:23une opération
01:07:24pour sa cloison
01:07:26de la ZAM
01:07:27en fait
01:07:27Votre réaction ce matin
01:07:29à la mise en examen
01:07:31de 5 suspects
01:07:32dont 4 sont mineurs
01:07:332 des suspects
01:07:34ont été placés
01:07:35en détention provisoire
01:07:36ce sont ceux
01:07:37qui sont soupçonnés
01:07:38d'avoir porté les coups
01:07:40à votre collègue jeudi
01:07:41c'est une décision
01:07:44qui va dans le bon sens
01:07:45même si nous
01:07:45on maintient
01:07:46notre demande
01:07:48de fermeté
01:07:49c'est
01:07:50à savoir
01:07:51on fera
01:07:52sur un manque des forces
01:07:53de l'ordre
01:07:54dans la prison
01:07:55mais c'est
01:07:57les décisions
01:07:58qui ont été prises
01:07:58sont effectivement
01:07:59les décisions
01:08:00qui vont dans le
01:08:01bon sens
01:08:02après j'entendais
01:08:03M. Rizère
01:08:04qui disait
01:08:05que les deux
01:08:06d'un individu
01:08:07parler de légitime défense
01:08:09on marche sur la tête
01:08:10et puis
01:08:11le couplet
01:08:14qu'on entend
01:08:15à chaque fois
01:08:16maintenant
01:08:16on ne savait pas
01:08:17qu'il était policier
01:08:18les policiers de là-bas
01:08:20qui sont connus
01:08:21reconnus
01:08:21un peu partout
01:08:22régulièrement
01:08:23on s'amuse
01:08:24enfin
01:08:25ils s'amusent
01:08:26les délinquants
01:08:26s'amusent
01:08:27à taguer
01:08:27sur les murs
01:08:29dans les halls
01:08:30d'immeubles
01:08:30les immatriculations
01:08:31il faut arrêter
01:08:32un petit peu
01:08:32et quand bien même
01:08:34s'ils n'avaient pas
01:08:35reconnu
01:08:36notre collègue
01:08:37comme étant policier
01:08:38ça aurait pu être
01:08:39le père
01:08:40de la victime
01:08:42qui s'est fait
01:08:43dérober sa trottinette
01:08:44et alors
01:08:45On a d'autres éléments
01:08:48ce matin Dominique
01:08:50on sait désormais aussi
01:08:51qu'au moment de la chute
01:08:52au sol
01:08:52du policier
01:08:54certains des suspects
01:08:55ont tenté
01:08:55de notamment
01:08:56de s'emparer
01:08:57de l'arme de service
01:08:59Oui bien sûr
01:09:00des policiers
01:09:01Alors ça aussi
01:09:01ça aussi
01:09:02c'est un
01:09:02j'ai envie de vous dire
01:09:03c'est malheureusement
01:09:04un classique
01:09:04dans les manifestations
01:09:05il y a des policiers
01:09:06qui ont été molestés
01:09:07et qui ont été roués
01:09:09de coups
01:09:10et c'est un classique
01:09:12on essaie de leur voler
01:09:13leur arme
01:09:13il y a des policiers
01:09:15de Paris
01:09:15qui se sont fait voler
01:09:16un HK G36
01:09:18un fusil d'assaut
01:09:19lors des manifestations
01:09:20oui prendre l'arme
01:09:21du policier
01:09:21c'est quelque chose
01:09:23qu'on essaie de faire
01:09:25qu'ils essaient de faire
01:09:27à chaque fois
01:09:27et ça s'est encore passé
01:09:28ça s'est encore passé
01:09:30à Tourcoing
01:09:31je dis à Tourcoing
01:09:31ils ont réussi à s'emparer
01:09:32en l'occurrence
01:09:33de sa matraque
01:09:33avant de le frapper
01:09:35avec
01:09:35un dernier point
01:09:37technique je dirais
01:09:38sur le plan judiciaire
01:09:39Dominique
01:09:39l'excuse de minorité
01:09:41s'applique
01:09:42dans ce dossier
01:09:43parce que la disposition
01:09:44de la loi Attal
01:09:45qui visait à ne plus
01:09:46l'appliquer pour les mineurs
01:09:47récidivistes de 16 à 18 ans
01:09:48a finalement été censurée
01:09:50par le conseil constitutionnel
01:09:51en juin dernier
01:09:52je dis qu'elle s'applique
01:09:52en l'espèce
01:09:53prudence quand même
01:09:54parce que là on parle
01:09:55d'une loi
01:09:57qui visait à sanctionner
01:09:58plus sévèrement
01:09:59les récidivistes
01:09:59là en l'espèce
01:10:00vraisemblablement
01:10:01ils n'avaient pas
01:10:01d'antécédent judiciaire
01:10:02mais réexpliquez-nous
01:10:03quand même
01:10:04ça veut dire quoi
01:10:05l'excuse de minorité
01:10:06le conseil constitutionnel
01:10:07qui ne rend pas toujours
01:10:08service à la justice
01:10:09dans notre pays
01:10:10l'excuse de minorité
01:10:11c'est à partir du moment
01:10:12où une personne est mineure
01:10:14quand elle commet
01:10:15un délit
01:10:15ou un crime
01:10:16en l'occurrence
01:10:17un délit
01:10:18et bien on divise
01:10:19la peine maximale encourue
01:10:20est divisée par deux
01:10:21là c'est une peine
01:10:23maximale encourue
01:10:24de 50 prisons
01:10:25avec l'excuse de minorité
01:10:27sinon c'est 10
01:10:2850 prisons
01:10:28et 75 000 euros d'amende
01:10:31avec l'excuse de minorité
01:10:33ça fera
01:10:33deux ans et demi de prison
01:10:35je ne sais pas pour l'amende
01:10:36si c'est
01:10:36on s'en fiche un peu
01:10:38mais il faut payer
01:10:39parce qu'il faudra les faire payer
01:10:40parce que quand on s'en rend
01:10:41un fonctionnaire de police
01:10:42la peine est aggravée
01:10:44circonstance aggravant
01:10:45mais bon
01:10:46là ça sera deux ans et demi
01:10:47pour le mineur
01:10:48et il ne fera pas de prison
01:10:48deux ans et demi
01:10:49on ne fait pas de prison
01:10:50en France
01:10:50donc voilà
01:10:52ce qu'encourent
01:10:53ce qu'encourent ces jeunes
01:10:54ce qui est intéressant aussi
01:10:55c'est de noter
01:10:55que ce policier
01:10:57les unités
01:10:59médico-judiciaires
01:11:00lui ont alloué
01:11:015 jours d'ITT
01:11:025 jours d'incapacité
01:11:04temporaire de travail
01:11:05sachant que
01:11:06il y a le mot travail
01:11:08mais ce n'est pas
01:11:085 jours pendant lesquels
01:11:09c'est zéro
01:11:10c'est rien du tout
01:11:11ITT
01:11:12ça ne veut pas dire
01:11:13on dit incapacité
01:11:15temporaire de travail
01:11:16ça n'a rien à voir
01:11:17avec le travail
01:11:17c'est juste la qualification
01:11:19judiciaire
01:11:19la quantité
01:11:20la quantité de la douleur
01:11:22qui va être indemnisée
01:11:24par le fonds de garantie
01:11:26ou la civi
01:11:27commission d'indemnisation
01:11:28des victimes
01:11:29ou là
01:11:30par ces gamins
01:11:31ou par leurs parents
01:11:32et là
01:11:32ça me paraît normal
01:11:34ce serait normal
01:11:35que ce soit eux qui paient
01:11:36ou leurs parents
01:11:37d'abord
01:11:37qu'on se tourne vers eux
01:11:38merci Dominique
01:11:39merci Jean-Pierre Cloès
01:11:40d'avoir été en direct
01:11:41avec nous
01:11:41je rappelle évidemment
01:11:43qu'à 13h
01:11:43on a rendez-vous
01:11:44avec vous
01:11:44et avec Pauline
01:11:45pour affaire suivante
01:11:46Dominique
01:11:47à tout à l'heure
01:11:47merci pour ce soir
01:11:48même si ça vous va
01:11:49très bien
01:11:49oui je vais
01:11:50aller mettre une liste
01:11:51pardon
01:11:51merci Dominique
01:11:52moins de 4 jours
01:11:54après la spectaculaire
01:11:55intrusion
01:11:56dans le ciel polonais
01:11:57de 19 drones russes
01:11:59un autre pays membre
01:12:00de l'OTAN
01:12:00la Roumanie
01:12:01en l'occurrence
01:12:02affirme qu'un appareil
01:12:02sans pilote
01:12:03a violé son espace
01:12:05aérien
01:12:06la fumée s'élève
01:12:09au dessus
01:12:10de ce village ukrainien
01:12:11alors que certaines maisons
01:12:13brûlent encore
01:12:14les conséquences
01:12:15d'une attaque de drone
01:12:16menée par la Russie
01:12:17c'est lors de ce même
01:12:18genre de frappe
01:12:19qu'un engin
01:12:19a survolé la Roumanie
01:12:21hier
01:12:21à 18h23
01:12:22les F-16 ont détecté
01:12:24un drone
01:12:24dans l'espace aérien national
01:12:25qu'ils ont suivi
01:12:26jusqu'à environ 20 km
01:12:28au sud-ouest
01:12:28de Kiliaveki
01:12:29où il a disparu
01:12:30des radars
01:12:30le drone n'a pas survolé
01:12:32de zones peuplées
01:12:32et n'a pas représenté
01:12:34de danger immédiat
01:12:35pour la sécurité
01:12:35de la population
01:12:36une nouvelle violation
01:12:37de l'espace aérien
01:12:38de l'OTAN
01:12:39la deuxième
01:12:40en moins d'une semaine
01:12:41il y a quelques jours déjà
01:12:42la Pologne a connu
01:12:44une incursion inédite
01:12:45de 19 drones russes
01:12:46le pays
01:12:47est depuis passé
01:12:48en état d'alerte
01:12:49inquiétude grandissante
01:12:52aux portes
01:12:52de l'Europe
01:12:53alors que la Russie
01:12:54et la Biélorussie
01:12:55mènent ensemble
01:12:56des manœuvres militaires
01:12:57d'ampleur
01:12:58Varsovie
01:12:59a fermé sa frontière
01:13:00avec son voisin
01:13:01Bélarusse
01:13:02et y a renforcé
01:13:03sa sécurité
01:13:04des opérations préventives
01:13:05de l'aviation polonaise
01:13:07et alliées
01:13:07ont commencé
01:13:07dans notre espace aérien
01:13:09les systèmes
01:13:10de défense aérienne
01:13:11au sol
01:13:11ont atteint
01:13:12leur plus haut niveau
01:13:13de préparation
01:13:14parmi les moyens déployés
01:13:15trois rafales
01:13:16envoyées par la France
01:13:17plusieurs pays européens
01:13:19se mobilisent
01:13:20dans le cadre
01:13:20de l'opération
01:13:21sentinelle orientale
01:13:22lancée par l'OTAN
01:13:24pour renforcer
01:13:24son flanc est
01:13:25insuffisant
01:13:26pour Volodymyr Zelensky
01:13:28qui réclament
01:13:29des sanctions
01:13:29concrètes
01:13:30contre Moscou
01:13:30tout le monde
01:13:32voit que les drones
01:13:33russes
01:13:33attaquant la Pologne
01:13:34c'est la guerre
01:13:35de Poutine
01:13:35et c'est un avertissement
01:13:38non seulement
01:13:39pour la Pologne
01:13:39mais pour toute l'Europe
01:13:41les drones russes
01:13:43peuvent parcourir
01:13:43des distances
01:13:44bien plus grandes
01:13:44l'Ukraine
01:13:46assure avoir besoin
01:13:47de 100 milliards
01:13:48d'euros supplémentaires
01:13:50pour assurer
01:13:50sa défense
01:13:51l'année prochaine
01:13:52on en parle avec
01:13:53Paul Gogo
01:13:54bonjour Paul
01:13:54consultant russi
01:13:55BFM TV
01:13:56correspondant à Moscou
01:13:57BFM TV
01:13:58actuellement à Paris
01:13:58évidemment
01:13:59Bertrand Galichet
01:14:00nous accompagne aussi
01:14:01bonjour et bienvenue
01:14:02grand reporter
01:14:02et spécialiste
01:14:03des relations internationales
01:14:05et le général
01:14:06Bernard Norlin
01:14:07bonjour
01:14:07ancien commandant
01:14:08de la force aérienne
01:14:09de combat
01:14:11Paul
01:14:12à quoi joue
01:14:13si je puis dire
01:14:16Vladimir Poutine
01:14:17actuellement
01:14:18la Roumanie
01:14:19c'est à un peu plus
01:14:19de 2000 km de la France
01:14:20oui
01:14:21c'est pas vraiment étonnant
01:14:24on a bien compris
01:14:26depuis quelques temps
01:14:26que le président russe
01:14:27voulait tenter
01:14:28de nous faire passer
01:14:29des messages
01:14:29par plein de moyens
01:14:30différents
01:14:31et notamment militaires
01:14:32on a effectivement
01:14:35la sensation
01:14:36et il joue d'ailleurs
01:14:37sur notre incapacité
01:14:38à savoir ce qu'il en est
01:14:39réellement
01:14:39qu'il nous teste
01:14:40parce qu'il a déjà
01:14:41été amené à tester
01:14:42notamment les frontières
01:14:43de l'OTAN
01:14:43ces dernières années
01:14:45et que là
01:14:46tout ça
01:14:46tout cela
01:14:47ces drones
01:14:47en Pologne
01:14:48et en Roumanie
01:14:48ressemblent à des tests
01:14:49un peu plus concrets
01:14:50avec ce qui est intéressant
01:14:52pour nous
01:14:53quand on observe
01:14:54des résultats
01:14:55qu'on peut observer
01:14:56la réaction
01:14:56des occidentaux
01:14:57des français
01:14:58de l'OTAN
01:14:58et ça évidemment
01:14:59le Kremlin étudie tout ça
01:15:01alors le Kremlin
01:15:01explique que tout ça
01:15:02ce sont des accidents
01:15:03que ce n'est pas volontaire
01:15:0419 drones en Pologne
01:15:07ça fait
01:15:07voilà
01:15:07et puis ça fait
01:15:08voilà
01:15:08Pologne
01:15:09Roumanie
01:15:09et tout ça
01:15:11s'inscrit
01:15:11je ne sais pas
01:15:12si c'est lié
01:15:13mais en tout cas
01:15:13cet exercice militaire
01:15:14Zapad
01:15:15qui a lieu en ce moment
01:15:16moi j'y ai assisté
01:15:17pendant plusieurs années
01:15:18où l'armée russe
01:15:20nous emmenait
01:15:20quelques jours
01:15:21sur ces terrains
01:15:22d'entraînement
01:15:23et à chaque fois
01:15:24évidemment
01:15:24alors maintenant
01:15:25c'est dit assez clairement
01:15:26finalement
01:15:26mais on s'entraînait
01:15:27contre une invasion
01:15:28de l'OTAN
01:15:28une attaque de l'OTAN
01:15:29sur la Biélorussie
01:15:30ou sur Kaliningrad
01:15:31et donc tous les exercices
01:15:33auxquels on assistait
01:15:34étaient conçus
01:15:35pour repousser une attaque
01:15:36là ce qu'on essaie
01:15:37de comprendre
01:15:38c'est à quel point
01:15:38l'exercice consiste
01:15:39à repousser une attaque
01:15:40ou plutôt
01:15:41à entrer
01:15:42sur un territoire
01:15:43de l'OTAN
01:15:43ce que la Russie
01:15:44évidemment
01:15:44ne nous expliquera
01:15:45jamais très clairement
01:15:45parce que
01:15:46soit dit en passant
01:15:47quand il y a un exercice
01:15:49militaire
01:15:49on ne nomme pas
01:15:50l'ennemi
01:15:50clairement
01:15:51ce sont des ennemis
01:15:52inventés
01:15:52mais dans le cadre
01:15:54spécialement
01:15:55de ces exercices
01:15:56Zapad
01:15:56c'était dit
01:15:57assez clairement
01:15:58avec les militaires
01:15:59qu'on rencontrait
01:15:59qu'il était question
01:16:00de l'OTAN
01:16:00Poutine teste l'Europe
01:16:01jusqu'où ?
01:16:02Alors Poutine teste l'Europe
01:16:05sur le plan militaire
01:16:06sur le plan politique
01:16:07comme vient de le dire Paul
01:16:08mais aussi il teste
01:16:09les Etats-Unis
01:16:10et vous avez vu
01:16:11la réaction
01:16:12très faible
01:16:13des Etats-Unis
01:16:14qui a été
01:16:14à minima
01:16:15puisque le président Trump
01:16:17avant même
01:16:17la moindre réaction
01:16:18du Kremlin
01:16:19a dit
01:16:19c'est sans doute
01:16:20une erreur
01:16:21et puis après
01:16:22le Kremlin a embrayé
01:16:23en disant
01:16:24bah oui nous
01:16:24en fait
01:16:25on n'y est pour rien
01:16:26ça peut arriver
01:16:27l'ambassadeur russe
01:16:30aux Nations Unies
01:16:31a été évidemment
01:16:32sur la même ligne
01:16:33et a même quasiment
01:16:35été dans le déni total
01:16:36de l'incursion
01:16:37des drones russes
01:16:38sur le territoire polonais
01:16:40on va voir
01:16:40ce qu'ils disent
01:16:41sur l'incursion
01:16:42du drone russe
01:16:44en Roumanie hier
01:16:45est-ce que Poutine
01:16:46d'une certaine manière
01:16:47s'appuie sur le fait
01:16:48qu'être l'allié
01:16:49des Etats-Unis
01:16:49ne semble plus être
01:16:50une garantie
01:16:52totale
01:16:53de sécurité ?
01:16:54Ah c'est évidemment
01:16:55un atout considérable
01:16:56pour lui
01:16:57alors de l'autre côté
01:16:58et en réaction
01:16:59pour répondre
01:17:00à votre question
01:17:00l'Europe s'organise
01:17:01dans son discours
01:17:02sur l'état de l'Union
01:17:03Madame von der Leyen
01:17:03a parlé
01:17:04de créer
01:17:05un mur de drone
01:17:06en fait
01:17:06même si elle n'emploie
01:17:07pas réellement
01:17:08cette expression
01:17:09mais c'est l'idée
01:17:09c'est-à-dire
01:17:10sur des milliers
01:17:11de kilomètres
01:17:12de la frontière
01:17:13orientale
01:17:14de l'Europe
01:17:15mais c'est totalement
01:17:16le décalage
01:17:17avec ce qui se passe
01:17:18là maintenant
01:17:19tout de suite
01:17:19c'est un projet
01:17:20à long terme
01:17:21la Russie
01:17:21bah oui
01:17:22le problème c'est que
01:17:23on a des moyens
01:17:23de réponse
01:17:24qui sont complètement
01:17:25inadaptés
01:17:26puisqu'on envoie
01:17:26des F-16
01:17:28un F-35
01:17:28on envoie des Rafales
01:17:30français
01:17:30pour taper
01:17:31des drones
01:17:32qui sont des petits
01:17:33engins volants
01:17:34qui parfois même
01:17:35d'ailleurs
01:17:35ne possèdent pas
01:17:36de charge explosive
01:17:37ce qui prouve bien
01:17:39qu'ils sont là
01:17:40effectivement
01:17:41pour tester
01:17:42finalement
01:17:42nos défenses
01:17:43vous avez vu
01:17:44cette tribune
01:17:44dans le monde
01:17:45ce matin
01:17:45d'experts militaires
01:17:46qui confirment
01:17:48que ces drones
01:17:48possèdent
01:17:49des cartes SIM
01:17:51lituaniennes
01:17:52et polonaises
01:17:53et qui permettent
01:17:54justement
01:17:54de les guider
01:17:56à distance
01:17:57depuis le territoire
01:17:58russe
01:17:58depuis n'importe où
01:17:59et donc
01:17:59ça n'est pas du tout
01:18:00un hasard
01:18:01s'ils se sont retrouvés
01:18:02en Pologne
01:18:03et en Roumanie
01:18:03mais justement
01:18:04général Norlin
01:18:05ces drones
01:18:05envoyés depuis la Russie
01:18:07au-dessus de la Pologne
01:18:08maintenant au-dessus
01:18:09de la Roumanie
01:18:09ils servent à quoi
01:18:10concrètement ?
01:18:12écoutez
01:18:12comme il vient
01:18:13d'être dit
01:18:14c'est clairement
01:18:14des manœuvres
01:18:16de provocation
01:18:18et de tests
01:18:19des réactions occidentales
01:18:21d'abord des réactions
01:18:23de l'OTAN
01:18:23pour tester
01:18:25d'abord
01:18:25la riposte militaire
01:18:27qui pourrait être
01:18:28opposée à ces drones
01:18:29et on voit bien
01:18:29qu'il y a quand même
01:18:30une disproportion
01:18:30entre les moyens
01:18:32qui sont mis en œuvre
01:18:33par l'OTAN
01:18:33actuellement
01:18:34majoritairement
01:18:35pour l'instant
01:18:36des avions de chasse
01:18:37donc c'est quand même
01:18:39un peu le marteau
01:18:41pour écraser une mouche
01:18:43et puis
01:18:44les réactions aussi
01:18:46donc de l'OTAN
01:18:48au plan politique
01:18:49c'est comme
01:18:51la déclaration
01:18:52de renforcement
01:18:53de l'OTAN
01:18:54a été faite
01:18:54par le chef
01:18:55d'état-major
01:18:56américain
01:18:58de l'OTAN
01:18:58et qui est
01:18:59donc c'est un américain
01:19:01c'est quand même
01:19:01important
01:19:02mais on voit bien aussi
01:19:03que politiquement
01:19:04au-delà
01:19:05des européens
01:19:07il y a
01:19:07et de l'OTAN
01:19:08il y a évidemment
01:19:09l'imposition
01:19:10du président américain
01:19:12qui est tout ce qu'il y a
01:19:13de plus molle
01:19:14donc dans l'esprit
01:19:15de Poutine
01:19:17il le sait déjà
01:19:17mais il le conforte
01:19:19avec ce genre de manœuvre
01:19:21il voit bien que
01:19:22les Etats-Unis
01:19:23en la personne
01:19:23de leur président
01:19:24ne réagira pas
01:19:26ou ne réagira
01:19:27faiblement
01:19:28et que tout repose
01:19:30sur l'OTAN
01:19:30et surtout
01:19:32sur les forces européennes
01:19:34de l'OTAN
01:19:34je vous rappelle
01:19:36que dans le renforcement
01:19:37actuel
01:19:37qui a été décidé
01:19:38sur le flanc oriental
01:19:40de l'OTAN
01:19:40ce sont des forces européennes
01:19:42qui sont mises
01:19:44en œuvre
01:19:45il y a
01:19:47le Danemark
01:19:48la France
01:19:48l'Allemagne
01:19:50et la Grande-Bretagne
01:19:51pour l'instant
01:19:51donc
01:19:52justement
01:19:52comment
01:19:52quel message
01:19:54on envoie
01:19:54dès à présent
01:19:55à Vladimir Poutine
01:19:57quelle peut-être
01:19:58la riposte
01:19:59peut-être graduée
01:20:01donc
01:20:01quelle peut-être
01:20:02l'étape 1
01:20:03de la riposte
01:20:03de la France
01:20:04notamment
01:20:04maintenant
01:20:05oui
01:20:06bah écoutez
01:20:07c'est ce qui vient
01:20:08de se passer
01:20:08c'est-à-dire
01:20:08quand même
01:20:09il y a un aspect
01:20:10si je puis dire
01:20:11positif
01:20:12dans ces tests
01:20:13pratiqués
01:20:14par Vladimir Poutine
01:20:16c'est que
01:20:17ça contribue
01:20:18à réveiller
01:20:19encore un peu plus
01:20:21les Européens
01:20:21qui en ont bien besoin
01:20:22il faut le dire
01:20:23et donc
01:20:24ça leur permet
01:20:25de vérifier
01:20:27que leur
01:20:27capacité de riposte
01:20:30est plus ou moins adaptée
01:20:31et donc
01:20:32voilà
01:20:33donc
01:20:33l'aspect positif
01:20:36c'est que
01:20:36pour l'instant
01:20:38ça n'est qu'une piqûre
01:20:39de moustique
01:20:39mais c'est une piqûre
01:20:40de moustique
01:20:41qui est quand même
01:20:42comme vous le savez
01:20:43pour les piqûres de moustique
01:20:44ça peut être douloureux
01:20:45et donc
01:20:46c'est un excellent
01:20:47si je puis dire aussi
01:20:48un excellent réveil
01:20:49pour les Européens
01:20:50qui prennent conscience
01:20:52à la fois
01:20:52de leur
01:20:54de leur faille
01:20:56dans leur capacité
01:20:57de défense
01:20:58et à la fois
01:20:59dans la nécessité
01:21:00pour eux
01:21:00de réagir
01:21:02Paul
01:21:03quelle connexion
01:21:04on peut faire
01:21:04entre ces drones
01:21:06russes
01:21:07qui sont envoyés
01:21:07par la Russie
01:21:08au-dessus des territoires
01:21:09polonais
01:21:10roumains
01:21:11on verra ce qu'il en est
01:21:11les jours prochains
01:21:12et ce qui se passe
01:21:13actuellement en Ukraine
01:21:13la guerre qui continue
01:21:14en termes de stratégie
01:21:15de Poutine
01:21:16il y a de toute façon
01:21:17en Ukraine
01:21:18une stratégie
01:21:19sur le long terme
01:21:20qui existe
01:21:20au moins depuis 2022
01:21:21qui consiste
01:21:22à pousser
01:21:23pousser pousser
01:21:23avancer
01:21:24harceler la population
01:21:25ukrainienne
01:21:26tous les soirs
01:21:27toutes les nuits
01:21:27c'est ce qu'on voit
01:21:28avec ces nuées de drones
01:21:29qui sont envoyées
01:21:29toutes les nuits
01:21:30sur l'Ukraine
01:21:30ça c'est un point
01:21:32de la stratégie
01:21:33du Kremlin
01:21:33et de l'autre
01:21:34il y a l'international
01:21:36avec cette volonté
01:21:37d'essayer d'obtenir
01:21:38quelque chose
01:21:39de la part du président
01:21:40américain
01:21:40pour l'instant
01:21:42Vladimir Poutine
01:21:43n'obtient rien
01:21:43et il montre
01:21:44qu'il est prêt
01:21:44à tout lâcher
01:21:45c'est-à-dire que
01:21:45s'il n'obtient rien
01:21:46il n'ira nulle part
01:21:47et tant pis
01:21:48il continuera sa course
01:21:49en Ukraine
01:21:49et effectivement
01:21:51on voit que l'OTAN
01:21:52peut apparaître
01:21:53plus faible aujourd'hui
01:21:54on ne sait pas exactement
01:21:55si c'est le cas
01:21:56et c'est pour ça
01:21:57que Vladimir Poutine
01:21:57en profite
01:21:58pour tester
01:21:58et rappeler aux Occidentaux
01:21:59que c'est lui
01:22:00qui a l'initiative
01:22:01et l'avantage
01:22:02sur le terrain
01:22:02pour le moment
01:22:02merci à tous les trois
01:22:04l'info éco tout de suite
01:22:05Il y a les mauvaises nouvelles
01:22:11sur le front économique
01:22:12et de bonnes initiatives
01:22:13qu'il faut aussi
01:22:15souligner
01:22:16reportage près de Nantes
01:22:17dans un centre commercial
01:22:19où une machine à CV
01:22:21a été installée
01:22:22Pierre-Emmanuel Besset
01:22:23et Léa Morel
01:22:23Elle ressemble
01:22:25à un photomaton
01:22:26mais cette cabine
01:22:28vous pose des questions
01:22:29dans quel domaine
01:22:30aimerais-tu travailler
01:22:30grâce à l'intelligence artificielle
01:22:33elle génère ensuite
01:22:34le CV de Vanessa
01:22:35qui recherche un emploi
01:22:36ça avait l'air
01:22:37beaucoup plus pratique
01:22:38que de rester une heure
01:22:39devant son ordinateur
01:22:40à ne pas savoir
01:22:43quoi dire
01:22:44quoi écrire
01:22:44je me suis dit
01:22:45en 10 minutes
01:22:45apparemment ça peut être fait
01:22:46le service
01:22:47gratuit
01:22:48vient d'être mis en place
01:22:49dans ce centre commercial
01:22:50et est déjà plébiscité
01:22:52le CV
01:22:53le résultat
01:22:53il est là
01:22:54il est épuré
01:22:55clair
01:22:55net
01:22:56précis
01:22:56je pense aux yeux
01:22:57de l'employeur
01:22:58ça peut être bien
01:22:58je repars avec un CV tout neuf
01:23:00l'idée vient de cette recruteuse
01:23:03elle connaît bien
01:23:04les difficultés
01:23:05de certains candidats
01:23:06il y a 14 millions de gens
01:23:07qui ne sont pas digitalisés
01:23:09on se rend compte
01:23:09que dès le démarrage
01:23:11ils stoppent
01:23:12leur recherche d'emploi
01:23:13parce qu'on leur demande
01:23:14tout de suite
01:23:14d'avoir un CV
01:23:15lorsque vous avez du mal
01:23:16avec la rédaction
01:23:17ou que vous n'avez pas
01:23:18d'ordinateur à la maison
01:23:19ça devient
01:23:20un parcours du combattant
01:23:21refaire son CV
01:23:22et pourquoi pas
01:23:23postuler à un emploi
01:23:25la machine recense
01:23:26les offres
01:23:26du centre commercial
01:23:27une aubaine
01:23:29pour cet hypermarché
01:23:30dont une trentaine de postes
01:23:31sont à pourvoir
01:23:32je pense au boucher
01:23:33je pense au boulanger
01:23:35je pense au poissonnier
01:23:36notamment
01:23:36donc oui effectivement
01:23:37ça peut être une manière
01:23:38d'aller capter des gens
01:23:39qui ne s'imaginent pas forcément
01:23:40travailler dans l'enseigne
01:23:42ni dans le magasin
01:23:43chaque année
01:23:44près de 12 millions de personnes
01:23:45fréquentent le centre commercial
01:23:47autant de candidats potentiels
01:23:49pour les enseignes
01:23:49enseignes