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  • il y a 8 minutes
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique, notre invité et candidat à l'élection présidentielle.
00:04Il s'agit de Fabien Roussel. Comment calmer la colère étudiante alors que des débordements majeurs se sont produits ces
00:11derniers jours ?
00:12Est-ce qu'il appelle au calme ? Est-ce qu'il appelle à la manifestation mardi prochain ?
00:15BFM Politique, c'est parti !
00:31Bonjour à tous, vous êtes bien dans BFM Politique, notre invité Fabien Roussel.
00:34Bonjour, secrétaire national du Parti communiste, candidat à l'élection présidentielle à mes côtés.
00:39Amandine Attalaya de la tribune de BFM et Jules Pécnard de la tribune dimanche.
00:47On disait attention extrême ces derniers jours autour des lycées.
00:50On a vu 5000 interpellations, 500 blessés selon le ministère de l'Intérieur.
00:54Les associations étudiantes appellent une nouvelle fois à la mobilisation.
01:00Ce sera mardi prochain.
01:02Fabien Roussel, est-ce que vous serez à leur côté dans la rue, ces lycéens ou ces étudiants ?
01:09Oui, je serai à leur côté.
01:11Je serai à leur côté et j'appelle surtout à ce que le gouvernement, la société toute entière,
01:19toutes les forces politiques, entendent le malaise profond qui existe dans notre jeunesse.
01:24Parce que c'est d'abord ça qui s'exprime aujourd'hui.
01:27Je sais qu'on va parler des violences, c'est normal.
01:31Mais il faut comprendre qu'il y a un malaise profond qui fait qu'aujourd'hui,
01:37elle s'exprime par une colère, mais par plus de 1000 lycées qui se sont mis en grève,
01:44par des jeunes qui sortent spontanément de leur bahut,
01:47avec l'idée qu'on ne nous écoute pas, on ne nous respecte pas.
01:50Ça fait des semaines, des mois que l'on réclame des profs, du respect, de l'écoute.
01:55On n'est pas entendu.
01:57Et donc, il y a un malaise profond qui s'exprime.
01:59J'aimerais que l'on s'attaque aux causes du problème et pas forcément aux conséquences, aux symptômes,
02:07mais qu'on prenne conscience que notre jeunesse, elle souffre.
02:10Elle a vécu le Covid, la crise sanitaire, l'angoisse des changements climatiques.
02:17On a une jeunesse aujourd'hui qui est en perte de sens de repère dans une société qui est de
02:23plus en plus violente, malade.
02:26Prenons conscience de tout ça.
02:28J'appelle à ce qu'on soit à leur côté, tous.
02:31D'ailleurs, je vais même vous faire une confidence, c'est que nous appelons, nous, les militants communistes,
02:36à être présents aux côtés des manifestants mardi pour aider les organisations syndicales,
02:42les organisations de jeunesse, à sécuriser leur parcours, à éviter les débordements, la violence,
02:48et faire en sorte que ces rassemblements puissent se dérouler pacifiquement
02:56et que les mots d'ordre puissent être entendus plutôt que les feux.
03:02Voilà, tout simplement.
03:03On a vu, et vous le disiez, il y a cette colère des lycéens, mais il y a eu aussi,
03:08malgré tout,
03:08beaucoup de débordements, des lycées en partie brûlés, du personnel de l'éducation nationale agressé,
03:14des policiers violentés.
03:16Est-ce que vous condamnez sans aucune ambiguïté ces violences ?
03:20Mais bien sûr, le Parti communiste français n'a jamais tourné autour du pot,
03:26à chaque fois à condamner toutes les agressions physiques contre des personnes,
03:30quelles qu'elles soient, toute dégradation de biens publics.
03:34Et donc, il ne devrait pas y avoir de débat là-dessus.
03:38Enfin, là, ces dernières heures, quand je vois une policière mise à terre et tabassée par cinq hommes,
03:48quand je vois aussi qu'un jeune lycéen perd un œil,
03:53quand je vois des lycées publics qui brûlent, parfois neufs,
03:59c'est inconcevable, c'est inadmissible.
04:02Et cette violence, d'où qu'elle vienne, elle est inexcusable et inqualifiable.
04:08Mais encore une fois, on pourrait le dire, en parler pendant des heures et des heures,
04:13et avoir des images qui tournent en boucle sur ces feux.
04:16Mais à qui faut-il l'attribuer, d'après vous ?
04:18Est-ce que ce sont certains lycéens qui dérapent, des casseurs venus de l'extérieur ?
04:22Est-ce que c'est causé par les jeunes ou par les policiers qui répondent fermement, parfois ?
04:26Vous savez, même quand il y a des manifestations organisées par les syndicats sur le mouvement des retraites ou le
04:311er mai,
04:33malheureusement, il y a des individus, des groupuscules qui pourrissent les manifestations.
04:38Et d'ailleurs, on ne parle que de ça.
04:39Il y a aussi une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée.
04:42Elle a été dénoncée.
04:43D'ailleurs, les policiers se retrouvent en première ligne,
04:46et parfois on leur demande de faire des choses qui les mettent en situation de danger.
04:51Je mets en cause une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée.
04:56On devrait avoir une politique de maintien de l'ordre qui protège notre jeunesse.
04:59Or, j'ai vu, j'ai constaté, d'ailleurs il y a plusieurs enquêtes de l'inspection générale de la
05:03police,
05:04sur des faits à l'encontre de nos enfants, des jeunes lycéens,
05:07qui se sont pris des tirs de LBD, l'un dans la manchoire, l'autre dans l'œil.
05:13Une autre dans les jambes.
05:14Et donc, c'est grave.
05:15On ne peut pas que c'est mettre ça.
05:17Et donc, maintenant...
05:18À qui la faute ? Au gouvernement ou aux manifestants ?
05:22Moi, je mets en cause, je vous l'ai dit, je voudrais qu'on parle de ça.
05:26Je mets en cause le fait que notre école, notre jeunesse, souffre depuis longtemps.
05:32Est-ce que vous avez le sentiment que cette jeunesse, elle sont sauvages ?
05:34Le mot est connoté, mais est-ce que vous avez ce sentiment-là ?
05:36Pas du tout. Je ne veux pas dire ça.
05:38La violence qui provient, dans certains endroits, elle vient d'individus,
05:43et d'individus isolés, parfois même...
05:46Vous n'avez pas l'impression que c'est un phénomène plus général ?
05:47Non, parfois même extérieur au lycée même.
05:50Et la violence policière qui s'exprime, et que l'on a vue,
05:55et c'est pour ça qu'il y a des enquêtes de l'EGPN,
05:58elle va être le fait de policiers qui vont se prendre pour des cow-boys,
06:03ou parfois par des ordres qui sont malvenus.
06:06J'ai vu, moi, devant des lycées, j'ai entendu des professeurs dans l'Ariège
06:12dénoncer la manière dont la sécurité avait été gérée par la préfecture.
06:18Ils ont chargé n'importe comment, ils ont gazé tout le monde.
06:23Ce matin, le ministre de l'Intérieur, Fabien Roussel, explique que les forces de l'ordre
06:26ne répriment pas la jeunesse, mais protègent les élèves et les étudiants
06:29désireux de porter leurs revendications.
06:32C'est ce qu'il dit, il dit qu'il n'y a pas d'intervention disproportionnée.
06:35Ce sont les termes de Laurent Nunez.
06:36Je mets en cause ces propos.
06:38L'inspection générale de la police, j'espère, devra faire son travail.
06:42Je souhaite que toutes les personnes mises en cause puissent être jugées et condamnées,
06:47que ce soit des jeunes qui ont dégradé, agressé, ou que ce soit des policiers
06:52qui ont mal fait leur travail, ou des commissaires qui ont donné des ordres
06:58inappropriés dans le maintien de l'ordre.
07:00Aujourd'hui, en tout cas, il y a une situation grave.
07:03Elle ne doit pas se dégrader.
07:05Il y a un problème de fond, il doit être traité.
07:08Et c'est ce que j'appelle, et j'aimerais bien que l'on parle maintenant du fond
07:12et des problèmes que subissent, que vivent nos enfants,
07:15que les enseignants pointent du doigt eux aussi.
07:17Je rappelle que ce mouvement, il est né mi-septembre.
07:21À la base, ce sont des enseignants qui sont en grève dans un lycée de Créteil.
07:26Et ce sont les lycéens qui viennent en soutien de ce mouvement et qui se mettent en grève.
07:30Vous avez vu cette dame à Marseille, par exemple, qui a été victime et agressée par un jet
07:34et qui a été utilisé un peu comme un chalumeau.
07:37Regardez ces images.
07:38Elle a témoigné.
07:39Écoutez-la, écoutez ce qu'elle dit.
07:42Je ne m'attendais vraiment pas à des gamins qui soient si violents
07:46parce que j'ai revu les images après et c'était terrible de voir.
07:51Heureusement, je n'ai pas la gravité des images de séquelles sur mon visage.
07:55Mais de voir un gamin qu'on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement,
08:00qui vous vise délibérément au visage.
08:02Il n'a pas visé les habits, il n'a pas visé les jambes.
08:06Il m'a visé au visage.
08:07Quand je le vois, qu'il me vise au visage, j'ai « Pourquoi ? Pourquoi ? »
08:12C'est quand même terrible ce genre de témoignage pour des mobilisations
08:14qui se veulent des mobilisations pour défendre les revendications de l'ICN.
08:21Mais, bien sûr.
08:23Et c'est affligeant, c'est terrible.
08:26Mais voyez aussi, vous, la responsabilité que vous avez
08:30de présenter ce témoignage.
08:32Vous avez raison.
08:33Mais présenter aussi le témoignage de ces jeunes qui ont été chargés,
08:37des parents de cet enfant qui a perdu un œil,
08:41les parents de cet enfant qui a perdu toutes ses dents
08:43parce qu'il a reçu un tir de flashball dans les dents.
08:47Enfin, vous aussi, vous, les médias, vous avez une responsabilité.
08:50Parce qu'à passer des heures et des heures...
08:52Ça ne justifie pas pour autant la violence que certains exercent à notre égard.
08:55Enfin, à l'égard des journalistes, on est bien d'accord.
08:57Et tout à fait.
08:58Et d'ailleurs, les journalistes doivent, eux aussi, être protégés.
09:01Mais, encore une fois, aucune violence n'est justifiable,
09:05ne doit être justifiée.
09:06Aucune violence n'est légitime, si je devais rebondir
09:09sur l'expression qui a été utilisée par un autre.
09:12Aucune violence n'est légitime.
09:16Mais ça veut dire que je pointe du doigt aussi
09:19la violence de notre société,
09:21la violence de la politique du maintien de l'ordre.
09:23Parce que les témoignages de lycéens, d'enseignants,
09:27de parents d'élèves qui ont été chargés, gazés,
09:31qui se sont fait tirer dessus,
09:33ceux-là aussi sont nombreux.
09:34Et on va pouvoir en parler, si vous voulez.
09:35On a une heure devant nous.
09:37Si vous voulez, on peut parler pendant une heure de ça.
09:38Mais on ne traitera pas le problème.
09:42Et je souhaite que l'on puisse traiter le problème.
09:43Le problème central, c'est que nous avons une jeunesse qui souffre.
09:50Nous avons même l'éducation nationale,
09:52la politique d'enseignement aujourd'hui
09:54qui est maltraitée par le gouvernement.
09:56La violence primaire, elle est là.
09:59Je reviens sur l'étude PISA dont tout le monde a parlé
10:02il y a quelques semaines,
10:03qui fait que nous sommes devenus les baudés
10:05des pays de l'OCDE en matière d'enseignement,
10:07en mathématiques, en français, dans plein de domaines.
10:10Nous avons des enfants, nos enfants,
10:13des enseignants qui tirent la sonnette d'alarme
10:16depuis des mois et des mois.
10:17Il y a une baisse démographique dans notre pays.
10:19Elle n'est pas utilisée pour baisser...
10:20Mais comment on y répond concrètement ?
10:22Elle n'est pas utilisée pour baisser le nombre d'élèves par classe.
10:25Il n'y a pas de moyens qui sont mis pour rendre nos lycées,
10:28nos collèges dignes, décents.
10:30Et donc, on voit bien que cette situation,
10:34elle est explosive.
10:35Alors, je vais lancer ici un appel.
10:36Allez-y.
10:37Je vais lancer un appel un peu solennel.
10:41Je vais m'adresser à l'ensemble des forces politiques.
10:44N'y a-t-il pas un pacte républicain à passer ensemble
10:49pour garantir à nos enfants la meilleure éducation,
10:53le meilleur accès à l'enseignement ?
10:55Est-ce que nous avons des différences entre nous
10:57sur le niveau du curseur où il faut le mettre ?
10:59Mais quand même !
11:00Ne pourrions-nous pas nous mettre d'accord,
11:02et c'est l'appel que je leur lance à chacun,
11:04nous mettre d'accord ensemble
11:06pour définir un budget pour 2027
11:08qui garantisse à ce qu'il y ait un professeur dans chaque classe,
11:15pas un professeur absent.
11:17Toute force politique confondue.
11:19Voilà.
11:20Garantir à ce que dans chaque classe,
11:21il y ait à chaque fois un professeur.
11:24Garantir à ce que chacun de nos lycées, de nos collèges,
11:27soit des lycées, des collèges,
11:29décents, sans rats, sans cafards, sans fuites,
11:33sans 10 degrés l'hiver, ni 40 degrés l'été.
11:35Des lycées dignes, des professeurs par classe,
11:39et j'en finis, et dernier point,
11:40je vous donne le minimum syndical
11:43qui devrait faire partie d'un pacte républicain.
11:46Nos enfants en situation de handicap,
11:48qui sont aussi dans ces établissements,
11:52notamment dans le primaire,
11:54qu'il y ait à chaque fois un adulte,
11:56une AUSH, un AUSH présent pour les accompagner,
11:59parce qu'il y a là aussi un niveau de souffrance extrême.
12:02Vous voyez ces revendications.
12:03Est-ce que c'est un débat de gauche et de droite ?
12:05Je dis non.
12:06Il devrait y avoir un pacte de toute la nation,
12:08de la France entière,
12:09pour garantir à nos enfants
12:12le minimum syndical,
12:13pour faire en sorte qu'ils aient un avenir.
12:16l'accès à la formation,
12:17à l'enseignement, à la connaissance.
12:19Et si on fait un pacte, Fabien Roussel,
12:20comment allons-nous redresser la France
12:22si nos enfants sont abandonnés ?
12:23C'est la question que je pose.
12:24Tout le monde est d'accord
12:25pour mettre davantage de moyens,
12:27mais en fait, question concrète,
12:28cet argent déjà, un, vous le prenez où ?
12:30Et deux, vous savez aujourd'hui
12:32que l'éducation nationale
12:32est déjà le premier budget
12:34en termes de ministère,
12:35et que les régions mettent par exemple
12:36plus de 2 milliards d'euros par an
12:38dans les lycées, c'est énorme.
12:39Donc, enfin, combien vous voudriez,
12:41et cet argent, vous le prenez où
12:43en compensation ?
12:44Alors, je présenterai le plan
12:45que nous nous proposons pour l'école
12:47mardi, en conférence de presse.
12:49Je détaillerai ce que nous...
12:50Vous n'avez pas quelques pistes déjà ?
12:51Ah ben si, j'ai quelques pistes.
12:52J'ai déjà été candidat
12:53à l'élection présidentielle,
12:54et nous avions déjà présenté
12:57ces propositions pour l'école
12:59et la jeunesse,
13:00dont nous avions fait une priorité
13:01de ma campagne en 2022.
13:03Donc, j'avais déjà fait
13:04une série de propositions.
13:05Ce qui est sûr,
13:06c'est que nous avons besoin
13:07d'embaucher des profs
13:09et pas d'en supprimer.
13:10C'est ce que fait ce gouvernement.
13:11Ce que nous avons besoin,
13:12c'est de mettre un coup d'accélérateur
13:14dans la réhabilitation
13:16des équipements
13:17des établissements scolaires
13:18et de faire en sorte
13:19qu'ils soient dignes, décents.
13:21Et donc, il va falloir investir,
13:23donner plus de moyens
13:24à nos régions,
13:26à nos départements,
13:27à nos communes
13:28pour pouvoir y répondre.
13:29Que fait le gouvernement aujourd'hui ?
13:31Il va réduire
13:32de 5,4 milliards d'euros
13:34les dotations aux collectivités.
13:36Les communes,
13:36qui gèrent
13:37les écoles primaires, maternelles,
13:39les départements,
13:41qui gèrent les collèges,
13:42et les régions,
13:42qui gèrent les lycées,
13:43vont voir leur dotation baisser.
13:44Comment voulez-vous
13:45dans cette situation ?
13:46Je suis maire, moi aussi.
13:47Oui, mais vous ne m'avez pas dit
13:48que vous preniez l'argent
13:49pour clore ce débat.
13:50Ah, mais alors là,
13:51parlons d'un budget.
13:52Non, mais sans trop s'étendre.
13:53Non, mais parlons du budget
13:54de la France.
13:55Bien sûr, dans le budget
13:56de la France,
13:57il va falloir faire des choix
13:58et nous disons, nous,
13:59qu'il faut augmenter
14:00le budget de l'éducation nationale.
14:02Il est important.
14:03Et il y a des économies
14:04à faire
14:05dans d'autres secteurs.
14:06Et nous avons ouvert
14:07des pistes
14:08de ce côté-là.
14:08Fabien Roussel.
14:09Quand nous versons,
14:10par exemple,
14:12211 milliards d'euros
14:13d'aides publiques
14:14à des grands groupes financiers
14:16qui distribuent des dividendes,
14:18nous disons
14:19qu'il y a matière
14:19à faire des économies.
14:20Investissons plutôt
14:21dans l'école
14:21plutôt que donner des sous
14:24à des entreprises
14:24qui n'en ont pas voulu.
14:25Fabien Roussel,
14:26dans ces manifestations,
14:27on voit que les regards
14:28se sont tournés
14:28plus particulièrement
14:29vers la France insoumise.
14:30Jean-Luc Mélenchon appelle
14:31les parents à venir
14:32dans les manifestations
14:33avec des brassards
14:33ou des casques blancs
14:34pour protéger leurs enfants.
14:36C'est une bonne idée ou pas ?
14:38Je pense que
14:39si nous voulons
14:40protéger nos enfants,
14:41si nous voulons
14:42faire en sorte
14:43que les revendications
14:45émergent
14:45plutôt que la violence,
14:47nous aurions plutôt
14:48intérêt
14:48à nous en mêler.
14:50Et c'est la raison
14:51pour laquelle
14:51moi j'ai invité
14:52à ce que
14:53les militants
14:54de ma formation politique
14:55soient présents
14:55pour aider
14:56à la disposition
14:57des organisations de jeunesse,
14:58pour aider
14:59à sécuriser les parcours,
15:01à être présents
15:01à leurs côtés
15:02comme on sait le faire.
15:03On met des cordes,
15:06on se met à l'intérieur,
15:07on ne sort pas,
15:08on ne casse pas les commerces,
15:09on est ensemble
15:10comme ça se fait
15:10dans les manifestations
15:12à l'appel
15:13des organisations syndicales.
15:14Donc plutôt bonne idée,
15:14dites-vous.
15:15Et donc nous travaillons
15:16à cela.
15:17Et d'ailleurs,
15:17il va y avoir des enseignants,
15:19il va y avoir des adultes,
15:20il va y avoir des salariés
15:21qui vont décadrer tout cela.
15:22Vous appelez les salariés
15:23à être présents aussi ?
15:24Mais oui,
15:25je pense qu'on a intérêt
15:26à s'unir.
15:27On a intérêt à s'unir.
15:28Les parents qui se trouvent
15:29aujourd'hui confrontés
15:30à des baisses
15:31de pouvoir d'achat,
15:32à des prix d'essence
15:33qui augmentent
15:34et qui ont du mal
15:35à répondre aux besoins
15:37de leur famille
15:38et qui voient qu'en plus,
15:39les enfants à l'école
15:40n'ont pas de profs,
15:42sont dans des conditions
15:44d'enseignement insalubres.
15:46Mais la colère,
15:47elle se rejoint.
15:48Il y a une coagulation
15:49et une coalition des luttes.
15:50Juste, question qu'on avance justement.
15:52On parlait de la France insoumise.
15:53Quelle lecture vous avez
15:54de l'origine du mouvement ?
15:55Est-ce que pour vous,
15:56la France insoumise
15:56a noyauté, créé,
15:58encouragé ce mouvement lycéen ?
16:00Il y a une note
16:00des renseignements aujourd'hui.
16:02qui indiquent que LFI
16:04a participé
16:05à l'explosion
16:06de ce mouvement
16:08et Sébastien Lecornu
16:09voit LFI
16:10et ses proxys de gauche,
16:11je cite le Premier ministre,
16:13à l'origine du mouvement.
16:14Oui, c'est incroyable.
16:15On a des renseignements généraux,
16:17des services secrets
16:17qui disent que les syndicats
16:18sont à l'origine
16:19de manifestations.
16:20Non, la France insoumise.
16:21Oui, non.
16:22Et ses proxys de gauche.
16:23Ils ont bossé.
16:24Est-ce que pour vous,
16:25la France insoumise
16:25attise la violence ?
16:26Oui ou non ?
16:27Non, non.
16:28Non, arrêtez.
16:29Oui ou non ?
16:29Non, non, non.
16:30Non, je vais vous parler
16:31des organisations de jeunesse
16:33des syndicats d'enseignants.
16:35Non, laissez-moi finir,
16:36M. Larré.
16:37Allez-y.
16:38Ceux qui, aujourd'hui,
16:40sont à l'initiative
16:41de ces mouvements
16:41sont des organisations
16:43de jeunesse.
16:45Des syndicats d'enseignants,
16:46je vous ai parlé
16:47du lycée de Créteil
16:48qui ont été à l'origine
16:49du Premier Mouvement.
16:49Mais la question,
16:50c'est est-ce que
16:50la France insoumise
16:52attise le feu ?
16:52Mais je vais vous parler
16:53de la jeunesse communiste.
16:54Mais vous n'avez pas répondu
16:55à la question.
16:55Mais je vais vous parler
16:56de ce que l'on fait.
16:57Vous avez remarqué
16:58qu'il y a des députés
16:58à la fille qui sont présents.
17:01Mais les élus,
17:02les députés communistes
17:03aussi sont présents
17:04pour aller discuter
17:06avec les enseignants
17:07avec les lycéens,
17:09non pas pour aller brûler
17:12des poubelles,
17:13mais pour faire émerger
17:15les revendications.
17:15Mais est-ce que
17:16oui ou non,
17:17répondez à l'acteur,
17:17est-ce que oui ou non,
17:18comme le pointe
17:19le gouvernement,
17:20est-ce que oui ou non,
17:21la France insoumise
17:22attise la violence
17:23à vos yeux ?
17:23Oui ou non ?
17:24Non.
17:25Voilà.
17:25Je peux passer à la suite ?
17:26On peut continuer,
17:27Oui, il n'y a pas de souci.
17:28Je vais vous parler maintenant.
17:30Mais pourtant,
17:30vous êtes bien différencié
17:31de Badi Bagayoko
17:32qui a dit que la violence
17:32était légitime.
17:33Vous avez dit non,
17:34il n'y a jamais
17:34de violence légitime.
17:35Oui, d'accord,
17:35mais c'est parce que
17:36je ne veux pas rentrer
17:37dans ce piège
17:38dans lequel vous voulez m'emmener,
17:40d'attiser,
17:41de stigmatiser
17:42une force politique,
17:44alors que ceux
17:45qui sont à l'origine
17:46de ce mouvement
17:47sont des lycéens,
17:48des organisations lycéennes.
17:50Le Bruno Retailleau,
17:50il dit qu'il faut
17:51interdire la France insoumise.
17:52Oui, mais vous savez,
17:53dès 1922,
17:54des partis fascistes
17:55en Italie,
17:56puis en 1936
17:58en Espagne,
17:58ont interdit
17:59le parti communiste français,
18:00ont mis en place
18:00des tribunaux militaires fascistes
18:03pour condamner
18:04les partis communistes.
18:05Bruno Retailleau
18:06est un fasciste ?
18:06Non, mais je peux vous dire
18:07que l'interdiction
18:10des partis
18:12sont le symbole
18:14des régimes dictatoriaux.
18:17C'est ce qu'a fait
18:18Poutine en Russie.
18:20C'est ce que...
18:21Ben oui,
18:21mais je veux dire,
18:22quand on interdit
18:23des partis...
18:23Mais donc vous comparez
18:24Bruno Retailleau
18:25à Vladimir Poutine ?
18:26Ah ben on peut, oui.
18:27Est-ce que je peux
18:27aller sur ma démonstration ?
18:28Est-ce qu'on peut juste
18:29vous finir sur...
18:30Non, un dernier point.
18:30On voudrait savoir
18:30qui va payer
18:31ce qui s'est passé quand même
18:32Fabien Roussel.
18:32Un dernier point.
18:33Je vous préviens,
18:34quel que soit le sujet après,
18:35je viendrai quand même
18:36sur la revendication.
18:37Et vous me direz
18:38que ça n'a pas le temps.
18:39Allez-y.
18:39La France insoumise,
18:40il y a des faits.
18:40Par exemple,
18:40le maire de Saint-Denis,
18:41Bali Bagayoko,
18:42était devant le lycée
18:43Paul-et-Loire
18:44où il était près des feux
18:46avec les casseurs, etc.
18:47Valérie Pécresse,
18:48la présidente de la région
18:49Île-de-France,
18:50dit qu'il faut maintenant
18:50lui envoyer la facture
18:52des dégâts,
18:52qu'elle chiffre à 100 000 euros,
18:54notamment le portail détruit
18:55et d'autres,
18:56et que c'est au maire
18:57de Saint-Denis
18:58de les prendre en charge
18:59puisqu'il a attisé
19:00les violences.
19:01Vous êtes favorable
19:01à cette idée ou pas ?
19:02Mais d'abord,
19:03Madame Pécresse
19:03n'aurait pas dû réduire
19:05les budgets
19:05pour restaurer,
19:07rénover les établissements,
19:09les lycées de sa région.
19:10Or, c'est ce qu'elle a fait,
19:11de un, de deux.
19:12Donc, moi,
19:12en Île-de-France,
19:14qu'elle règle ce problème
19:14avec Valérie Pécresse
19:15parce que les budgets
19:16pour restaurer les lycées
19:17sont en baisse.
19:18La deuxième chose,
19:20le principe
19:23casseur-payeur.
19:24D'abord,
19:25il faudrait l'appliquer
19:26en premier lieu
19:26au gouvernement
19:27qui casse
19:28l'école publique.
19:30Ces gouvernements,
19:318 ministres de l'éducation...
19:32C'est un peu caricatural.
19:32Gérald Darmanin dit
19:33qu'il faut faire payer les parents.
19:34C'est caricatural,
19:35mais quand on supprime...
19:36On parle de dégâts concrets
19:37de plusieurs millions d'euros...
19:39J'y vais là-dessus.
19:40Je vais y aller sur la justice.
19:42Mais quand il y a
19:4315 millions d'heures
19:45de profs non remplacés,
19:47vous ne pensez pas
19:48qu'il y a une facture
19:49à payer vis-à-vis de nos enfants ?
19:50Ça, ça fait partie
19:51de nos revendications.
19:51Il n'y a pas une fracture
19:54éducative
19:54vis-à-vis de nos enfants.
19:55On devrait...
19:56J'invite le ministère
19:57à payer une astreinte
19:59pour chaque prof
19:59non remplacé
20:00aux familles des enfants concernés.
20:02Ça peut être une lecture,
20:03mais on va faire...
20:05Non, non, mais...
20:05Deuxième chose,
20:06la justice, aujourd'hui,
20:08la justice, aujourd'hui,
20:09dans le Code civil,
20:11il est prévu,
20:12article 1240,
20:14que ceux qui cassent
20:16puissent payer
20:17les réparations.
20:18Et il est prévu,
20:19article 1242,
20:21que les mineurs responsables
20:23peuvent aussi engager...
20:25Les parents des mineurs responsables
20:27peuvent aussi être appelés
20:28à payer,
20:30indemniser les dégâts.
20:31Donc, la loi le prévoit déjà.
20:33Vous disiez...
20:34Alors, encore une fois...
20:34Oui, mais on a du mal
20:35à les identifier.
20:36Oui, mais...
20:37Donc, le problème,
20:38ce n'est pas la loi.
20:39Le problème,
20:39c'est qu'il faut l'appliquer.
20:40Donc, le problème pour vous,
20:41c'est quoi vous dites
20:42dans vos propositions
20:43et vos revendications ?
20:43Je reviens là-dessus.
20:44Allez-y.
20:45Ce qu'il faut aujourd'hui,
20:45c'est entendre ce qui se dit.
20:47La jeunesse communiste
20:48qui fait partie des organisations
20:49qui appellent justement
20:50à ce que l'on entende
20:52et à ce qu'on écoute
20:53enfin la jeunesse.
20:54La jeunesse communiste,
20:55elle fait remplir
20:55des cahiers de doléances.
20:56Ils se réunissent
20:57en Assemblée Générale.
20:58Je les invite à le faire lundi.
21:00C'est ce qui remonte.
21:00Voilà ce qui remonte.
21:01Avez-vous des profs ?
21:03Avez-vous tous vos profs ?
21:05Non, pas de profs d'histoire.
21:06Non, pas de profs de maths.
21:08Combien vous êtes
21:08dans votre classe ?
21:0934.
21:09Je vous en lis un deuxième.
21:11Et ici,
21:12vous êtes combien dans votre classe ?
21:1339.
21:14Quels sont vos plus grands soucis
21:15dans le lycée ?
21:16Les portes cassées des toilettes,
21:18les chaises cassées
21:19et le côté ouest en travaux
21:20depuis plus d'un an
21:22et des profs absents,
21:23inexistants.
21:24Voilà.
21:24Et j'en ai comme ça ?
21:26Mais on en a comme ça
21:27des milliers et des milliers.
21:30Ces cahiers de doléances,
21:31il faut que les jeunes
21:32les remplissent
21:33et il faut que le gouvernement
21:35les entendent.
21:35Et c'est pour ça
21:36que j'en appelle
21:36un pacte républicain
21:38pour notre jeunesse.
21:39Ce n'est ni de gauche
21:40ni de droite
21:41que de dire que nos enfants
21:42ont le droit
21:42à la meilleure éducation,
21:43la meilleure formation,
21:44le meilleur environnement
21:45pour retrouver
21:46une France grande et forte,
21:49innovante,
21:49qui sache investir,
21:51créer, bâtir,
21:52produire.
21:52Nous avons besoin justement
21:53que nos enfants
21:54soient les meilleurs du monde
21:55dans ces domaines.
21:56Or aujourd'hui,
21:57tout est fait
21:58pour les démoraliser
21:59et pour faire en sorte
22:01qu'ils abandonnent.
22:02Eh bien,
22:02créons les conditions
22:03qu'ils puissent accéder
22:04à une école digne,
22:06décente,
22:06avec des professeurs
22:08correctement rémunérés,
22:09avec un encadrement
22:09dans les écoles
22:10puissant pour les enfants
22:11en situation de handicap,
22:13avec des personnels
22:15médico-sociaux
22:16et enfin,
22:16qu'ils aient tous accès
22:18à des études supérieures.
22:19Nous demandons
22:20l'abrogation de Parcoursup.
22:21On n'est pas d'accord
22:22tous là-dessus,
22:23à droite, à gauche,
22:23mais enfin,
22:24quand même,
22:24disons qu'il y a
22:25des dizaines de milliers
22:26de nos enfants
22:27qui ne peuvent pas accéder
22:28à l'enseignement
22:29auquel ils aspirent
22:30parce qu'il n'y a pas de place.
22:32C'est grave
22:33quand on dit
22:33qu'il n'y a pas de place
22:34pour nos enfants
22:34dans nos écoles.
22:35Unissons-nous
22:36pour leur garantir
22:37à tous la meilleure école.
22:39Un grand pacte républicain.
22:41Merci Fabien Roussel.
22:42On vous retrouve dans quelques instants.
22:43On va bien sûr
22:44poursuivre vos propositions.
22:45On va venir bien sûr aussi
22:46à ce grand débat de la gauche
22:48qui aura lieu ce soir
22:49sur notre antenne.
22:50Vous direz
22:50si celui qui en sort
22:51ce sera un partenaire
22:52ou un adversaire
22:52pour vous.
22:58Vous êtes bien sûr
22:59BFM Politique
23:00notre invité Fabien Roussel
23:01secrétaire national
23:02du Parti communiste
23:03candidat à l'élection présidentielle
23:05à mes côtés aussi
23:05Amandie Nathalie
23:06de BFM
23:06et Jules Pécnard
23:07de La Tribune dimanche.
23:08C'est l'événement du jour
23:10ce soir sur BFM TV
23:11le grand débat des civifs
23:13de cette primaire
23:14de la gauche
23:15qui réunira
23:16Olivier Faure
23:16Raphaël Glucksmann
23:17Jérôme Gage
23:17Emmanuel Morel
23:18et Ségolène Royal
23:20alors vous n'êtes pas
23:21sur cette affiche
23:22Fabien Roussel
23:22vous ne participez pas
23:24à cette primaire
23:25on a vu les candidats
23:27les différents candidats
23:28à cette primaire
23:29duquel vous vous sentez
23:30le plus proche
23:30Fabien Roussel ?
23:31Je ne permettrai pas ça
23:33ah non
23:33non je laisse
23:35les militants socialistes
23:37de toute tendance
23:39choisir leur candidat
23:40c'est bien normal
23:42et je vois
23:42qu'il y a des débats
23:43même forts
23:45des grosses différences
23:47qui existent entre eux
23:48sur les salaires
23:49la hausse des salaires
23:50ceux qui veulent supprimer
23:53la CSG
23:54Emmanuel Morel
23:55quand même siège
23:56Emmanuel Morel
23:56siège quand même
23:57au sein du groupe communiste
23:58j'allais y dire
23:59et ceux qui proposent
24:00par exemple
24:01pour relancer
24:02l'économie
24:03l'industrie
24:04un plan de relance
24:05massif
24:05comme Emmanuel Morel
24:07avec qui j'ai parlé
24:07parce qu'on se connait bien
24:08on a siégé ensemble
24:09au sein du groupe communiste
24:10il siège au sein du groupe
24:11GDR
24:12au sein du groupe communiste
24:12de l'Assemblée Nationale
24:13et on partage
24:14beaucoup de choses
24:15je me reconnais aussi
24:17dans les propos
24:17de Ségolène Royal
24:18sur la diplomatie active
24:20que la France devrait relancer
24:23par rapport au conflit
24:24en Ukraine
24:25mais si vous deviez voter
24:26vous voteriez pour lequel ?
24:27bref
24:28bref
24:28ils ont des débats
24:29c'est sain
24:30c'est normal
24:30moi les débats
24:31je ne les ai jamais considérés
24:33comme des problèmes
24:34des handicaps
24:36ils vont voter
24:37il y aura un choix
24:38et puis après
24:39après on verra
24:40vous n'êtes pas langue de bois
24:41vous voteriez pour lequel ?
24:42ah non mais je ne voterai pas
24:43mais je ne me permettrai pas ça
24:45vous ne regrettez pas
24:46de ne pas avoir participé
24:47cette primaire
24:48ça aurait pu donner un écho
24:49à votre candidature
24:50je ne vais pas m'agérer
24:50dans les choix du parti socialiste
24:52je suis communiste
24:52pour y soutenir
24:53votre ami Emmanuel Morel
24:54ouais mais on a
24:55on a des différences
24:57quand même
24:57de fond entre nous
24:59sur la construction européenne
25:00nous avons toujours dénoncé
25:01nous l'Europe libérale
25:03la concurrence déloyale
25:05organisée par
25:06les traités
25:07de Maastricht
25:08puis ensuite
25:09les autres
25:10et donc
25:10on a des différences
25:12de fond
25:12sur l'économie
25:14sur le partage
25:15de la richesse
25:15et c'est pour cela que
25:16et d'ailleurs
25:18il y a vraiment
25:19une différence fondamentale
25:20par rapport à la crise
25:20dans laquelle nous sommes
25:21c'est que moi je dis que
25:23avant de la répartir
25:24la richesse
25:24il faut la créer
25:25il faut produire
25:27de la richesse
25:27une richesse utile
25:28socialement utile
25:29respectueuse de l'environnement
25:31et ça
25:31c'est essentiel pour nous
25:33et c'est sur ce terrain là
25:34que je souhaite aller
25:35pendant la campagne présidentielle
25:36avec mon slogan
25:37vivre
25:39vivre heureux
25:39vivre ensemble
25:40vivre en paix
25:41On a compris votre distinction
25:43avec la plupart des candidats
25:45de cette primaire
25:46le gagnant de cette primaire
25:48est-ce qu'il sera
25:49pour vous
25:49un partenaire
25:51ou un adversaire ?
25:53Au sein de la gauche
25:54si nous voulons
25:55que la gauche
25:56l'emporte aux élections
25:58enfin plus que la gauche
25:59un programme
26:00qui va enfin répondre
26:02à l'injustice
26:03au mépris
26:06que les classes populaires
26:07les classes moyennes
26:08ont subi
26:08si nous voulons
26:09qu'il y ait un tel programme
26:10de progrès
26:10de justice
26:11qui soit mis en oeuvre
26:12il ne faut pas que la gauche
26:14s'échappe
26:15il faut que la gauche
26:16au contraire
26:18débattent
26:18devant les citoyens
26:20avec leur programme
26:21et que les français
26:22choisissent
26:22qui de ces candidats
26:24de gauche
26:24ils soient mis en avant
26:25Mais ça veut dire
26:25pas débattre
26:26Ce que je souhaite
26:28c'est que les français
26:30constatent
26:30regardent nos programmes
26:31qu'ils choisissent
26:32qui de nous
26:33doit arriver en tête
26:35et être qualifiés
26:36au second tour
26:36et que
26:38ensemble
26:38on crée une dynamique
26:39de victoire
26:40après la primaire
26:41Exactement
26:42le premier tour
26:42c'est une primaire
26:43parmi les forces de gauche
26:44et parmi nos programmes
26:45ce que je souhaite
26:46c'est que nous arrivions
26:48à faire
26:48à dépasser les 40%
26:51avec les 3-4 candidats
26:52que nous serons
26:53pour être certain
26:54qu'il y en ait un d'entre nous
26:55qui soit qualifié
26:55mais que surtout
26:56on l'emporte
26:57parce que l'objectif
26:58c'est pas d'être qualifié
26:58au second tour
26:59au second tour
27:00c'est de le gagner
27:01le second tour
27:01l'objectif c'est ça
27:02et donc pour ça
27:03il faut créer une dynamique
27:04sur un programme
27:05il faut donner envie
27:06aux gens de voter
27:08pour l'un ou l'autre
27:10d'entre nous
27:10et donc sans nous écharper
27:12un grand sujet de débat
27:13entre eux
27:14et parmi vous aussi
27:15c'est la place
27:16de la France Insoumise
27:17est-ce que si vous étiez
27:18chef de l'Etat
27:19il y aurait dans votre gouvernement
27:20des ministres
27:21de la France Insoumise
27:22c'est pas le grand sujet de débat
27:23je suis désolé
27:23c'est un grand sujet de débat
27:25pour vous
27:26de savoir
27:27quel est votre
27:28alors certains
27:29en font
27:30vous avez raison
27:30vous avez raison Guillaume D'Auré
27:32certains en font
27:33un totem
27:33jamais avec un tel
27:34dans les deux débats
27:35qui ont déjà eu lieu
27:36ça a été le plus beau sujet de clivage
27:38justement
27:39je veux pas rentrer
27:41dans ce jeu là
27:41vous connaissez
27:42les différences que j'ai
27:43vous répondez à rien
27:44mais si
27:45il y aurait des ministres
27:46dans un gouvernement roussel
27:47oui ou non
27:48vous avez envie
27:50de nous
27:51classer
27:52avec des étiquettes
27:53nous ranger dans des tiroirs
27:54et qu'on s'exprime
27:55noir, blanc, blanc, noir
27:55c'est vous qui en faites
27:56une étiquette
27:56c'est une question simple
27:57laissez-nous avoir
27:58un débat sur le fond
28:00avec nos concitoyens
28:01ne me demandez pas
28:02aujourd'hui
28:03s'il va y avoir
28:04des ministres insoumis
28:05si demain
28:06je suis président de la république
28:07c'est pas le président
28:07qui décide
28:08c'est le premier ministre
28:09qui compose son gouvernement
28:10et le premier ministre
28:11qui compose son gouvernement
28:12en fonction
28:13bon vous n'y seriez pas
28:14fermé en tout cas
28:15en fonction des élections
28:16législatives
28:17et de la composition
28:17mais vous pourriez gouverner
28:18avec Alephi
28:19quand je vous parle
28:20d'un débat
28:21Fabien Roussel
28:21est-ce que vous pouvez
28:22répondre à une question
28:23est-ce que vous pourriez
28:27gouverner
28:27appartenir à la même majorité
28:28que Alephi
28:29oui ou non
28:29nous sommes
28:30à 8 mois
28:31du premier tour
28:32et vous êtes déjà
28:33en train de nous dire
28:35quel sera
28:36le gouvernement de gauche
28:37qui pourrait présider
28:38au destiné de la France
28:39remarquez c'est bien
28:41vous nous voyez
28:42déjà au gouvernement
28:45moi je vais vous dire
28:46comment je vais me déterminer
28:48je vais vous dire
28:48comment je vais me déterminer
28:49c'est quoi votre différence
28:50fondamentale
28:51avec Jean-Luc Mélenchon
28:52par exemple
28:52je me déterminerai
28:54sur une participation
28:55nous nous déterminerons
28:57parce que nous sommes
28:57une force démocratique
28:58donc on en parlera
28:59entre nous
28:59nous nous déterminerons
29:00en fonction du programme
29:02qui sera mis en oeuvre
29:03et il y a pour nous
29:04des choses qui sont importantes
29:06sur la question internationale
29:07c'est une politique diplomatique
29:09et favoriser la paix
29:11sur les questions nationales
29:12c'est faire en sorte
29:14que l'on reconstruise
29:15une France
29:16qui produise des richesses
29:17socialement utiles
29:18je l'ai dit tout à l'heure
29:19ce qui veut dire
29:20que la question énergétique
29:23sera essentielle
29:23on va peut-être parler
29:25de total
29:25des prix du carburant
29:26des prix du gaz
29:27et de l'électricité
29:28vous voyez que
29:29cette question là
29:30elle est centrale
29:30et enfin
29:31la question du pouvoir d'achat
29:32et des salaires
29:33sur ces questions là
29:35nous avons des différences
29:35mais j'ai des différences
29:36avec le parti socialiste
29:37avec Jean-Luc Mélenchon
29:38par exemple
29:39quelle est votre différence
29:40fondamentale avec
29:40Jean-Luc Mélenchon
29:41nous n'avons pas du tout
29:42la même politique
29:44en matière de climat
29:46et la trajectoire
29:47que la France doit prendre
29:48pour respecter
29:48ses engagements climatiques
29:50lui
29:51il fait une phobie
29:52sur la production
29:53d'énergie nucléaire
29:53je le regrette
29:54mais c'est un débat
29:55que nous avons entre nous
29:56il ne souhaite pas
29:57par exemple
29:58la nationalisation
29:59de total
30:00on va y venir
30:01c'est l'une de vos propositions
30:01c'est un débat
30:02que nous avons entre nous
30:03mais c'est pour ça
30:04que j'appelle les Français
30:04mais il n'y a que le climat
30:05qui vaut
30:05non par exemple
30:06sur le travail
30:07mais sur le travail
30:08quand moi je dis
30:09qu'on peut avoir
30:11on est tous d'accord
30:12pour mieux répartir
30:13les richesses
30:13parce que monsieur Macron
30:14a fait un choix
30:15c'est préserver les plus riches
30:17et taper sur les classes moyennes
30:18et les classes populaires
30:19nous nous disons
30:20qu'il vaut mieux
30:20il faut mieux les répartir
30:22là dessus on est d'accord
30:23à gauche
30:23mais moi je pose
30:24un autre sujet
30:26je suis le seul
30:26à poser ça
30:27la réindustrialisation
30:28de la France
30:28une politique énergétique
30:30pour créer
30:30des richesses utiles
30:31au pays
30:32pour reconstruire
30:32notre souveraineté économique
30:33pour retrouver
30:34une France
30:35qui enfin
30:36innove
30:37produit
30:39exporte
30:40plutôt qu'être dépendant
30:41de plein de puissance
30:42et donc c'est un tout autre projet
30:44que nous portons
30:45et nous sommes différents
30:46en cela
30:46et du parti socialiste
30:48et des insoumis
30:49et même des écologiques
30:51j'en parle même pas
30:51et donc
30:52laissons les Français choisir
30:54et en fonction de ça
30:55nous choisirons
30:56la composition
30:57d'un gouvernement
30:57d'accord
30:58donc vous avez des projets différents
30:59cela dit
31:00si vous pouviez
31:01nuire
31:02enfin
31:03si jamais vous empêchiez
31:04Jean-Luc Mélenchon
31:05éventuellement
31:06d'accéder au second tour
31:07vous n'êtes pour l'instant
31:08pas dans les sondages
31:09lui est très haut
31:10est-ce que vous pourriez
31:11éventuellement
31:12vous retirer ou pas
31:13je précise que vous aviez
31:14eu la dernière fois
31:15800 000 voix
31:15il en a manqué
31:16420 000 à Jean-Luc Mélenchon
31:18ne dit plus ça aujourd'hui
31:19même Clémence Guettet
31:20dernièrement a dit
31:21ce n'est pas à cause
31:22de Fabien Roussel
31:23que nous ne sommes pas
31:23ils l'ont dit
31:24non mais ça y est
31:25ils le disent maintenant
31:26c'est bien qu'ils le verbalisent
31:27je suis content
31:27je suis content
31:28qu'enfin
31:28ils ne disaient pas
31:29la même chose avant
31:29non mais maintenant
31:30ils le disent
31:30c'est vous et votre
31:32conscience entre guillemets
31:33est-ce que
31:34depuis le début
31:35je le dis
31:35jamais je ne me retirerai
31:37je vous réponds clairement
31:39jamais
31:40jamais
31:41jamais
31:42jamais
31:42jamais
31:42parce que
31:43nous avons un projet
31:45nous avons
31:46des différences
31:47des nuances
31:48et des différences
31:49avec les autres forces de gauche
31:50fortes
31:51importantes
31:52avec la France insoumise
31:53avec le parti socialiste
31:55ou les écologistes
31:56je demande aux français
31:58de s'intéresser
31:59à ce débat à gauche
32:00et de choisir
32:02le candidat
32:03dont il se sente
32:04le plus proche
32:05pour nous donner
32:06de la force
32:06et en fonction du rapport
32:07de force à gauche
32:08et bien c'est là
32:09où on détermine
32:10les idées
32:11qui présideront demain
32:12à la reconstruction
32:13de la France
32:14et c'est comme ça
32:14qu'on compose un gouvernement
32:16si aujourd'hui
32:17vous dites que
32:18les français ont peur
32:19de Jean-Luc Mélenchon
32:19etc.
32:20ils ne voteront pas pour lui
32:21ils voteront peut-être pour moi
32:22donc laissons les choisir
32:23et donc je souhaite
32:24que le débat
32:25il ait lieu
32:25puis on verra après
32:26et l'une des actualités
32:27marquantes de ces derniers jours
32:28c'est effectivement
32:29la mise en cause
32:30de Jordan Bardella
32:31par Mediapart
32:31qui a publié notamment
32:32des captures
32:32de messages antisémites
32:34attribués à Jordan Bardella
32:35il nie en bloc
32:36il dénonce des montages grossiers
32:37ce matin
32:38chez nos confrères
32:39de la tribune dimanche
32:40et bien Marine Leopin
32:41redit sa confiance
32:42totale
32:43j'ai totalement confiance
32:45en Jordan
32:45dit-elle
32:47qui croire
32:47Fabien Roussel
32:48Mediapart
32:49ou Jordan Bardella ?
32:51D'abord
32:51la justice va être saisie
32:53j'espère qu'elle
32:54pourra dire
32:55si les propos
32:57qui ont été révélés
32:58sont vrais
32:59et c'est d'abord là-dessus
33:00qu'il faut se prononcer
33:02mais si les propos
33:03sont vrais
33:04c'est inqualifiable
33:06l'antisémitisme
33:07est criminel
33:08le racisme
33:10est criminel
33:10c'est écrit
33:11dans la loi
33:11par la loi
33:12Guesso
33:13ministre député
33:14communiste à l'époque
33:15qui a fait inscrire
33:16dans la loi
33:16l'interdiction
33:17la pénalisation
33:19la condamnation
33:19de propos racistes
33:21antisémites
33:21homophobes
33:22discriminatoires
33:23et donc
33:24quand un responsable
33:25politique
33:25de premier plan
33:26tient des propos
33:28à tenue des propos
33:29antisémites
33:30mais il n'a plus rien
33:31à faire dans la vie politique
33:32il doit s'en retirer
33:33et je dirais même
33:34qu'en tant que député européen
33:36c'est la honte pour la France
33:37d'avoir un représentant
33:39au Parlement européen
33:42antisémite
33:43qui a tenu de tels propos
33:44c'est inadmissible
33:45pour l'instant
33:46lui il s'en défend
33:46il est présumé
33:47totalement innocent
33:48mais si les propos
33:49étaient avérés
33:49et s'il les avait tenus
33:50est-ce que d'après vous
33:51ça le disqualifie
33:53pour un jour
33:55occuper une fonction
33:56comme celle de premier ministre
33:57non mais ça le disqualifie
33:59de toute fonction politique
34:00personnellement
34:01j'ai déposé
34:02un texte
34:03à l'Assemblée nationale
34:03en 2021
34:05ou 2022
34:06qui demandait
34:08à durcir
34:09la loi
34:10enfin en tout cas
34:10à demander au juge
34:11d'être plus ferme
34:12quand des responsables politiques
34:14ont des propos
34:15antisémites
34:16ou racistes
34:16et je demande
34:17à ce que
34:18quand de tels propos
34:19sont ou ont été prononcés
34:21que ces élus
34:21soient rendus
34:23inéligibles
34:24et que les choses
34:24soient claires
34:25en république
34:25nous devons
34:26être capables
34:28de défendre
34:28les valeurs
34:29qui nous sont fortes
34:30et des valeurs
34:31républicaines
34:32qui excluent
34:33du débat politique
34:34l'antisémitisme
34:35et le racisme
34:36et que ce soit clair
34:37parce que ça grandit
34:38en France
34:38ça grandit
34:39et la France a une histoire
34:40avec l'antisémitisme
34:41qui est terrible
34:41et si on n'en prend pas conscience
34:43et bien
34:43on laisse cette porosité
34:45de l'antisémitisme
34:46grandir
34:47et donc il faut le condamner
34:48fermement
34:48je regrette que la loi
34:49ne soit pas assez claire
34:50pour condamner
34:51les responsables
34:52plus de fermeté
34:54vous dites que c'est une honte
34:55pour la France
34:55vous parliez tout à l'heure
34:56du pouvoir d'achat
34:56ça fait partie évidemment
34:57des mobilisations
34:58le prix des carburants
34:59reste extrêmement élevé
35:00en France
35:01et vous mettez une proposition
35:02sur la table
35:03vous voulez la nationalisation
35:04de Total
35:05vous allez nous expliquer
35:06dans un instant
35:07qui paye
35:07comment on fait
35:08est-ce que c'est possible
35:08je vous propose
35:09d'écouter Michel-Edouard Leclerc
35:10il était sur ce plateau
35:11il y a quelques minutes
35:12juste avant vous
35:13on lui a parlé
35:14de votre proposition
35:14écoutez ce qu'il en dit
35:16j'en discute avec lui
35:18c'est quelqu'un
35:18qui est ouvert à la discussion
35:20et nous nous pratiquons
35:23intellectuellement
35:23Fabien Roussel
35:25est très actif
35:26sur les sujets
35:27de consommation
35:28il vient vérifier
35:29dans les magasins
35:30les prix
35:30c'est très bien
35:32que vous le receviez
35:33mais je lui ai dit
35:35je ne crois pas
35:36au principe
35:37de nationalisation de Total
35:38parce qu'il n'y a rien
35:38à nationaliser
35:40d'abord il n'y a rien
35:41il n'y a pas grand chose
35:42qui est français
35:42dans Total aujourd'hui
35:43à part le PDG
35:44on a quand même
35:45une certaine chance
35:46d'avoir un PDG français
35:48à la tête d'une société
35:49qui a un actionnariat
35:51très dispersé
35:52vous entendez
35:54il n'y a rien
35:54à nationaliser
35:55vous entendez ces réserves
35:56c'est impossible
35:56ce que vous proposez
35:57oui j'entends ces réserves
35:58je confirme qu'on se parle
35:59avec Michel-Edouard
36:00régulièrement
36:01y compris sur l'approvisionnement
36:02de ces stations
36:03en essence
36:04et la réalité
36:05c'est que Total
36:05aujourd'hui
36:06a un quasi-monopole
36:08et qu'il distribue
36:10son essence
36:11son diesel
36:11à tout le monde
36:12y compris
36:13donc
36:14aux grandes surfaces
36:15à triplafonner
36:16c'est la seule affaire ça
36:16oui mais
36:18d'accord
36:18ils se font de la pub
36:19avec ça
36:19il faut arrêter
36:20ils vont gagner
36:21ça va leur coûter
36:23quelques dizaines
36:23de millions d'euros
36:24et de l'autre côté
36:25ils vont faire
36:26à la fin d'année
36:27je vous fais le pari
36:28je vous le dis ici
36:28vous ressortirez les affiches
36:29plus de 20 milliards d'euros
36:30de bénéfices
36:31est-ce que les deux
36:31ne sont pas compatibles
36:32finalement
36:32ils se font de la pub
36:33mais ça profite aux français
36:34pourquoi pas ?
36:34la nationalisation de Total
36:35pourquoi ?
36:36parce qu'aujourd'hui
36:37il faut mettre un frein
36:38à un groupe
36:39qui est normalement français
36:41mais qui tire contre
36:42les intérêts de la France
36:43et de notre économie
36:44de nos entreprises
36:45comme des familles
36:46c'est fini
36:46on ne peut plus accepter ça
36:47il y a pour moi
36:48une forme de trahison
36:49du pacte républicain
36:50les actionnaires de Total
36:52sont devenus
36:53majoritairement étrangers
36:54il a raison
36:55Michel-Edouard
36:55il a raison
36:56américains notamment
36:57ça devient un groupe américain
36:58depuis son entrée
36:59à la bourse américaine
37:00mais ça pose la question
37:01de la faisabilité
37:02de la nationalisation
37:03c'est très simple
37:04et on est quand même français
37:06on pèse
37:06on est une nation
37:07on a le pouvoir
37:09de nationaliser un groupe
37:10de racheter des actions
37:12d'en faire des obligations
37:13publiques
37:13et de reprendre le contrôle
37:15sur une industrie
37:15que nous considérons
37:17comme stratégique
37:17il y a plein d'autres pays
37:18en Europe
37:19qui décident de bloquer
37:20les marges
37:21de prendre la main
37:22sur la politique énergétique
37:24je viens de dire
37:24que le premier ministre slovaque
37:25venait de bloquer
37:27les marges
37:27de la pétrochimie
37:28et nous
37:29on va regarder les autres faire
37:31et on va laisser
37:32Total nous faire les poches
37:34quand on a un prix
37:35Total nous fait les poches
37:36franchement
37:37enfin mais vous rigolez
37:38Guillaume Daré
37:39le prix du diesel
37:40le prix du diesel
37:42vous êtes allé faire le plan
37:43chez Total ?
37:43vous avez vu les queues
37:45devant chez Total ?
37:46j'ai l'impression de voir
37:48l'URSS des années 80
37:49c'est dans la preuve
37:50que les français sont satisfaits
37:51aujourd'hui
37:52aujourd'hui
37:53aujourd'hui
37:54ces groupes pétrochimiques
37:55dont Total
37:56se font des marges
37:59indignes
38:00scandaleuses
38:01en profitant de la guerre
38:02et ils nous font payer
38:04à nous
38:04non seulement nous
38:06pauvres et misérables
38:07travailleurs français
38:08qui n'avons pas d'autre choix
38:09que de prendre notre voiture
38:10pour aller travailler
38:11mais aussi
38:12les agriculteurs
38:13avec leur tracteur
38:14comment ils n'ont pas
38:15d'autre choix
38:15que de mettre du diesel
38:17du gazole non routier
38:18dedans
38:18Fabien Roussel président
38:19c'est quoi le juste prix
38:20du carburant ?
38:21comment on fait pour sauver
38:23notre économie
38:24quand il y a une telle pression
38:26sur les prix de l'essence
38:28du diesel
38:28mais aussi sur l'électricité
38:30et le gaz
38:31et c'est pour ça que je demande
38:32la baisse de la TVA
38:33sur l'essence
38:34diesel
38:35sur les carburants
38:36mais aussi
38:38sur le gaz
38:39et sur l'électricité
38:40vous ne vous demandez pas
38:41le blocage des prix
38:42c'est
38:43et on peut
38:44et on peut
38:45arriver
38:45à avoir
38:46un blocage des prix
38:47ou en tout cas
38:48à réguler les prix
38:49il y avait la proposition
38:50de taxes flottantes
38:52il y a la proposition
38:53qui émane du G7
38:54de dégager
38:56une partie
38:57des réserves pétrolières
38:58pour injecter
38:59du carburant moins cher
39:01ce qui permettrait
39:01de baisser les prix
39:02on a
39:03le taux de TVA
39:04vous le baissez à combien
39:04le taux de TVA ?
39:06je le ramène à 5,5
39:075,5
39:07c'est une proposition
39:08que Marine Le Pen
39:09bien sûr
39:10c'est toujours pareil
39:11ça coûte 10 milliards d'euros
39:12Fabien Roussel
39:14c'est marrant
39:15je n'en sais comment
39:15c'est marrant
39:16c'est le même montant
39:17que les bénéfices de Total
39:19alors d'un côté
39:20on nous prend des sous
39:21et de l'autre
39:21ça pourrait financer
39:22une baisse de la TVA
39:23on est des responsables politiques
39:27où on laisse faire le privé
39:28les actionnaires américains
39:30chez Total
39:31nous faire les poches
39:31moi je veux une France
39:32forte
39:33avec un pouvoir politique
39:34qui reprend de la main
39:35sur son économie
39:36c'est bon pour le pouvoir
39:37d'achat des ménages
39:38qui si ils gagnent
39:39plus d'argent
39:40vont dépenser
39:41et vont faire tourner l'économie
39:42et c'est bon pour
39:43nos entreprises
39:44le bâtiment
39:45les travaux publics
39:46vous avez vu ce qui se passe
39:47dans le bâtiment en ce moment
39:48la grande crise du logement
39:49qui arrive
39:50parce que justement
39:51on ne construit plus
39:51on ne bâtit plus
39:53les entreprises des TP
39:54du bâtiment
39:54vont mettre les clés
39:55sous la porte
39:55le prix du carburant
39:57va peser aussi sur elle
39:58et donc on a besoin
39:59de reprendre la main
39:59sur une politique
40:00énergétique ambitieuse
40:01ça boucle avec le début
40:02de l'émission
40:03que les français
40:04ne se mobilisent pas
40:05vraiment sur ces sujets là
40:06on voit aujourd'hui
40:07la colère des jeunes
40:08mais on ne voit pas
40:09la colère des français
40:10dans la rue
40:10et si demain
40:11ils sortent dans la rue
40:12et qu'il y a trois
40:12poubelles brûlées
40:13vous allez parler de quoi ?
40:14des poubelles qui brûlent ?
40:15vous êtes analyste
40:16de la situation ?
40:17et bien justement
40:18justement j'appelle
40:19mais j'appelle
40:20et je le fais depuis
40:21plusieurs semaines
40:22à ce que les français
40:25n'acceptent plus
40:25de se faire tondre
40:27comme ça arrive maintenant
40:29j'appelle les français
40:30à ce qu'ils se mobilisent
40:31fortement
40:32contre ce budget
40:33qui arrive
40:33ce budget qui arrive
40:35pour moi
40:36c'est le pire budget
40:38de la 5ème république
40:395 milliards
40:40plus de 5 milliards
40:42qui vont être pris
40:42aux retraités
40:43gel du point d'indice
40:45pour les fonctionnaires
40:46gel des APL
40:48baisse des budgets
40:50du logement
40:50justement encore
40:51baisse des budgets
40:53pour les collectivités
40:53les communes
40:54on va devoir
40:55nous les communes
40:55on va devoir mettre un frein
40:57sur les investissements
40:58alors que nous représentons
40:5970% des investissements
41:00dans le pays
41:01des investissements publics
41:02c'est un budget
41:03qui conduit le pays
41:04à la récession
41:04alors oui j'appelle
41:05nos concitoyens
41:06à ce qu'ils se mobilisent
41:07mais largement
41:08dans le calme
41:10pacifiquement
41:10mais pour dire
41:11pas de budget
41:14qui nous conduise
41:15à la récession
41:15on veut un budget
41:16qui produise
41:17de l'activité
41:18qui relance la consommation
41:19qui redonne du pouvoir d'achat
41:20qui nous permet de vivre
41:22et de vivre par notre travail
41:23vous êtes candidat
41:24à l'élection présidentielle
41:25je vous propose
41:25de me suivre
41:26pour la minute présidentielle
41:27vous allez nous dire
41:28ce que vous ferez
41:29Fabien Roussel
41:29dans quelques secondes
41:31dans les toutes premières minutes
41:33de votre arrivée au pouvoir
41:34mettez-vous ici même
41:36vous le voyez
41:37attention
41:37vous allez avoir 60 secondes
41:39c'est là où vous souhaitez accéder
41:40au palais de l'Elysée
41:41top c'est parti
41:42si vous êtes élu
41:43Fabien Roussel
41:44quelle est la première personne
41:46que vous allez appeler
41:46le soir de votre élection
41:48la première personne
41:49que je vais appeler
41:50sera le premier ministre
41:52que j'envisagerai
41:53pour mettre en place
41:55un gouvernement
41:55vous avez déjà son nom ?
41:56un gouvernement
41:56ça sera en fonction
41:57des résultats de l'Assemblée nationale
41:58et la première personne
41:59à titre personnel
41:59que vous appelez ?
42:01je pense que j'appellerai
42:03certainement
42:03le chancelier allemand
42:05pour échanger avec lui
42:06du travail
42:07que nous aurons à faire en commun
42:08quel objet personnel
42:09vous emportez
42:09dans votre bureau présidentiel ?
42:10la photo de ma famille
42:12et des 5 enfants
42:13que j'ai avec ma compagne
42:15vous habitez à l'Elysée
42:16ou vous rentrez chez vous le soir ?
42:18je rentrerai le plus possible
42:20que je peux à Saint-Amand
42:21pour être collé à la réalité
42:22et j'assurerai mes missions
42:25élyséennes
42:26qui est-ce que vous faites
42:27entrer au Panthéon ?
42:29Martha Derumeau
42:29une grande résistante
42:33et syndicaliste du Nord
42:34quel chanteur vous invitez
42:35pour votre première fête
42:35de la musique à l'Elysée ?
42:37là vous me posez une colle
42:40Marine
42:41dîner d'Etat
42:42ou barbecue ?
42:43qu'est-ce que vous demandez
42:43au chef de l'Elysée
42:44pour votre premier repas
42:45à l'Elysée ?
42:46premier repas d'Etat
42:47qu'est-ce que vous faites ?
42:48la célébration
42:49de la gastronomie française
42:51avec un bon vin
42:53avec un bon vin
42:53une bonne viande
42:54et un bon fromage
42:55on a une gastronomie française
42:58que l'on doit faire vivre
42:59et justement
43:00ces postes à responsabilité
43:02c'est l'occasion
43:03de montrer l'excellence
43:04de notre pays en la matière
43:05alors il y en a plusieurs autres
43:06qui veulent accéder
43:07à l'Elysée ce soir
43:08ce sont ceux qui vont participer
43:09à ce grand débat décisif
43:11Samis Faxi
43:11vous êtes justement
43:12là où va se dérouler ce débat
43:14racontez-nous
43:14comment ça va se passer ?
43:18Regardez Guillaume
43:19comme il est beau ce plateau
43:19c'est celui-là
43:21qui accueillera
43:21les cinq candidats
43:22pour ce dernier débat
43:24de la primaire de la gauche
43:25dernier donc décisif
43:26regardez tout est prêt
43:27Thomas Film
43:27il y a les caméras
43:29il y a les pupilles
43:29qui sont installées
43:30alors le placement
43:31a été bien sûr
43:32tiré au sort
43:33Emmanuel Morel à gauche
43:34Jérôme Gage
43:35Raphaël Glucksmann au milieu
43:37Ségolène Royal
43:37et Olivier Faure à droite
43:40voilà débat d'ailleurs
43:41en partenariat
43:42avec Libération
43:43c'est important de le dire
43:44orchestré par
43:45un duo que vous connaissez
43:46très bien
43:47Pauline de Malherbe
43:48et Maxime Switek
43:49qui seront passés ici
43:49au centre du plateau
43:50et puis aussi des français
43:51qui pourront poser
43:52des questions
43:53aux cinq candidats
43:54rendez-vous ce soir
43:5520h30
43:56Merci beaucoup Samis Faxi
43:58merci Fabien Roussel
43:59d'avoir été l'invité
44:00de BFM politique
44:00vous restez bien sûr
44:02sur BFM tout de suite
44:03c'est Affaires suivantes
44:03avec Pauline Rovna
44:04et Dominique Rizet
44:05excellente journée
44:06Sous-titrage Société Radio-Canada
44:07Sous-titrage Société Radio-Canada

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