00:00Juste dire deux choses. La première, c'est évidemment qu'aucune violence n'est acceptable.
00:04Aucune violence n'est acceptable. Et ça, je crois que tout le monde devrait s'accorder pour le dire.
00:08Mais là où j'ai, moi, un point d'inquiétude, c'est quand même qu'aujourd'hui, la responsabilité première
00:14du gouvernement, c'est de chercher la désescalade.
00:16Et c'est d'ailleurs ce qui est théoriquement au cœur de la doctrine du maintien de l'ordre en
00:22France.
00:22C'est la doctrine. Elle devrait être pratiquée.
00:25Et aujourd'hui, en fait, moi, je constate sur le terrain beaucoup de témoignages où les forces de l'ordre
00:30n'ont pas suffisamment cherché la désescalade.
00:33Et ça, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:35On a... Non, non, mais je le dis, je condamne, évidemment.
00:38Moi, j'ai vu des professeurs qui ont été choqués par des jeunes qui s'en sont pris, y compris
00:43à leur enseignement.
00:44Qui les ont aspergé des sens.
00:45Et donc, voilà. Et tout ceci est évidemment inacceptable et choquant.
00:48Mais je tiens à dire, je tiens à dire, je tiens à dire que ceci est résiduel par rapport à
00:54l'immense majorité, à l'immense majorité de ces lycéens, de ces lycéens qui ne veulent qu'une chose, manifester
01:00pacifiquement.
01:02Et j'en ai...
01:02Mais pardon, pardon, mais est-ce que ce discours est entendable quand on voit les images et le nombre, pardon,
01:07le nombre d'interpellations, 5000 interpellations, 75% de millions depuis l'année.
01:10Arrêtez ces interpellations. Combien de suites sur ces interpellations ?
01:12Franchement, moi, je vais vous le dire à Caen. Il y a eu beaucoup d'interpellations. Enfin, beaucoup. Par rapport...
01:17Ça ne s'est jamais vu sur des mouvements lycéens.
01:19Et j'ai rencontré des jeunes. J'ai rencontré ces jeunes. Ces jeunes, ils sont choqués. Ces jeunes, ils sont
01:24encore traumatisés quelques jours après.
01:26Et ils me disent, nous, on était là pour manifester pacifiquement. On n'était pas là pour se faire matraquer.
01:31On n'était pas là pour se prendre des gaz lacrymogènes à plein nez.
01:35On n'était pas là pour se faire courser dans les...
01:36Donc les policiers font ça pour s'amuser ?
01:38Non, mais je dis ici qu'il y a une doctrine nationale qui est dévoyée par un ministre de l
01:43'Intérieur qui dit très clairement...
01:45C'est la faute de la police, tout ça ?
01:46Attendez. Quand le ministre de l'Intérieur dit, tous les moyens seront utilisés, etc., on est sur un discours qui
01:50est uniquement répressif.
01:51Je ne vois pas la désescalade. Alors que c'est même ce qui est au cœur de la doctrine de
01:54la police.
01:54Mais monsieur Delaporte, à Pantin, les policiers ont fui devant les casseurs.
01:58À Orléans, ils se sont réfugiés et ils étaient... On leur balançait des pierres. Ils se sont réfugiés dans une
02:02partie de l'établissement scolaire.
02:04Je ne nie pas, je ne nie pas et je condamne tous les actes de violence.
02:06Non, mais attendez. Mais j'aimerais vous entendre aussi reconnaître qu'il y a un problème dans la manière dont
02:12ce mouvement est géré de façon inacceptable par le gouvernement.
02:15La première des choses qui aurait dû être...
02:17Non, moi, je n'ai pas parlé.
02:17Non, non, mais vous allez avoir le temps de parler.
02:19Ça aurait dû être de dire, on veut dialoguer, on cherche la désescalade et on veut des manifestations qui sont
02:24pacifiques.
02:25Je vous remercie.