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  • il y a 18 minutes
La colère lycéenne continue ce lundi 5 octobre, avec plus de 400 établissements scolaires perturbés en début de journée. Pour sortir de la crise, Sébastien Lecornu a confié à ses ministres "une feuille de route avec cinq chantiers".

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Transcription
00:00Et assez intéressant, autour de trois éléments, enfin qui font ressortir trois éléments.
00:07Le premier élément, c'est que depuis le début, on voit bien que les revendications sont assez diffuses.
00:11Il n'y a pas un objet particulier.
00:14Il y a en réalité une envie d'école, et une envie de mieux d'école.
00:18On voit bien, autour du remplacement des professeurs absents, autour des rythmes scolaires, qui reviennent quand même très souvent.
00:26Autour éventuellement la qualité du bâti, même si on est ici dans la région Île-de-France où il y
00:30a un milliard d'euros par an qui est dépensé en rénovation.
00:32Bref, il y a des questions comme ça.
00:34Ça, c'est le premier élément.
00:35Le deuxième élément, c'est que les lycéens qu'on a rencontrés se disent très solidaires de leurs camarades,
00:41mais ici, nous ont dit, en fait, nous, chez nous, ce n'est pas tout à fait ça.
00:45Enfin, voilà, se reconnaissent beaucoup dans le caractère collectif des revendications.
00:48En l'occurrence, ici, ne l'y est pas forcément, j'allais dire directement, dans leur vie quotidienne de lycéens.
00:53– Et ils l'ont dit. – Et ils l'ont dit très explicitement.
00:57Et d'ailleurs, en parlant de... Ils ont employé le mot d'hyperbolisation de certains sujets, type 8 heures, 10
01:04heures,
01:04en disant, c'est vrai qu'il y a du 8 heures, 10 heures, eux-mêmes sont concernés parfois, mais
01:06ce n'est pas tous les jours, etc.
01:07Donc, j'allais dire, un diagnostic, dans le fond, très vrai.
01:12Et c'est ça qui est important.
01:13– Très sincère.
01:13– C'est pour ça qu'il faut parler directement avec les élèves.
01:16C'est qu'ils ont des diagnostics très vrais.
01:18Et surtout, très locaux.
01:20Ce sont des questions, en fait, très transversales, mais dont la mise en œuvre est très territoriale, très propre à
01:25chaque établissement.
01:26Et le troisième élément, c'est qu'ils étaient quand même, globalement, effarés des violences commises par des individus extérieurs,
01:35ici, très clairement.
01:36C'était des camarades.
01:37C'était des jeunes qu'ils ne connaissaient pas et qui sont arrivés de manière itinérante pour tirer des mortiers,
01:46etc., etc.
01:46Y compris, d'ailleurs, ce matin.
01:48Donc, dans le fond, en grande partie, mais il n'y a pas qu'eux, mais en grande partie, finalement,
01:53à l'image de ce qu'on peut voir au niveau national,
01:56et ils l'ont dit avec beaucoup de sincérité, et ils l'ont dit, j'allais dire, pas entre quatre
01:59murs, donc je ne déforme rien.
02:00Ils l'ont dit face caméra devant certains d'entre vous, donc aucun, j'allais dire, il n'y a
02:04pas de secret.
02:05Bon.
02:06Une fois qu'on s'est dit ça, il y a plusieurs choses qu'il faut retirer, quand même, des
02:09discussions qu'on a depuis maintenant une dizaine de jours
02:13et qu'on va encore avoir au cours des prochains jours.
02:15D'abord, vous avez peut-être envie de savoir exactement le bilan, si je puis dire, de cette journée.
02:21Donc aujourd'hui, on constate quand même une nette décrue des perturbations.
02:24Vous vous souvenez qu'il y avait 1027 établissements perturbés jeudi dernier.
02:29Il y en avait, à la même heure, presque 800 vendredi.
02:34On est à 589 aujourd'hui, établissements avec des perturbations.
02:38Sans compter ceux qui étaient fermés par les établissements.
02:43qui avaient suspendu leurs cours, suspendus totalement ou partiellement.
02:47Une partie des établissements ayant repris les cours comme ici.
02:49Ici, ça a été perturbé vendredi, ils ont repris les cours aujourd'hui.
02:52Certains y ont rouvert seulement pour certains niveaux, par exemple les terminales, qui passent le baccalauréat.
02:56Donc, on constate qu'il y a une décrue globalement des perturbations des établissements.
03:01Bon.
03:02Premier élément.
03:04Deuxième élément, évidemment, nous avons demain une journée de manifestation
03:10qui répond donc à un cadre légal.
03:19Une interruption.
03:21On va essayer de rétablir la liaison avec...
03:23Voilà, c'est fait.
03:23Le ministre de l'Éducation.
03:24Je l'ai toujours dit.
03:25Il faut s'inscrire dans la légalité qui doit être par conséquent protégée et respectée.
03:31Et ce cadre légal qui est celui de la manifestation, ce n'est pas celui du blocage.
03:35C'est-à-dire qu'on n'empêche pas ses camarades d'aller en cours.
03:38Camarades n'ont pas besoin d'être intimidés lorsqu'ils vont au lycée.
03:41Mais en revanche, ceux qui souhaitent manifester pourront tout à fait le faire demain
03:44dans un cadre organisé pour porter des revendications, soit locales, soit nationales.
03:49Ensuite, donc, il y a deux familles de sujets.
03:52Il y a une première famille de sujets qui est le traitement national de quelques grands chantiers
03:56que le Premier ministre, comme vous le savez, nous a confiés.
03:58Il nous a demandé de travailler sur cinq chantiers.
04:01Je pense d'abord au remplacement des professeurs.
04:04Je pense aux horaires et aux journées très chargées.
04:07Je pense évidemment aussi à la question du bâti que nous avons évoqué avec les collectivités.
04:13Et donc, sur ces sujets-là, les travaux vont se poursuivre toute la semaine.
04:16Demain, nous aurons une première réunion technique avec les régions de France.
04:20Mercredi, une seconde réunion autour de ces sujets-là avec les présidents des conseils régionaux
04:25pour voir ensemble, j'allais dire, à l'intérieur de l'effort et au-delà de l'effort énorme
04:30qui est consenti par les régions sur la réhabilitation du bâti,
04:33ce qu'on peut faire pour identifier, notamment, les établissements qui en ont le plus besoin
04:37et pour pouvoir agir, j'allais dire, plus vite pour cela.
04:39Bon. Ça, c'est un premier ensemble d'éléments qui sont en train de se mettre en place
04:46et qui vont donc bouger au cours des prochains jours pour pouvoir agir en urgence.
04:50Ensuite, il y a un sujet qui revient aussi beaucoup, qui est le sujet de la démocratie scolaire
04:54et plus généralement de la façon dont il faut prendre en compte la voix des lycéens.
04:58Les lycéens ont besoin que leur voix, tout simplement, compte.
05:01Ils ont l'impression de dire beaucoup de choses, mais que, parfois, il faut les dire bruyamment,
05:05voire parfois violemment pour être entendus.
05:08Et ça, ce n'est pas une situation saine parce que, le principe de la démocratie,
05:11c'est qu'elle n'a pas besoin ni de bruyante ni d'être violente.
05:14Elle a besoin d'exister, d'être, j'allais dire, institutionnalisée.
05:18Donc, il va se passer deux choses.
05:20D'abord, d'ici le début de la soirée, la plateforme dont j'ai parlé déjà plusieurs fois
05:26va être mise en ligne. C'est-à-dire qu'une plateforme qui dira aux lycéens
05:29« Vous avez la parole » et qui permettra à chaque lycéen de France, s'il le souhaite,
05:33de publier, si je puis dire, enfin, d'envoyer l'ensemble de ces difficultés et de ces attentes.
05:41Et d'ailleurs, je viens de tester avec le groupe de 15 lycéens avec qui on était.
05:45Ils étaient ravis de se dire « Ah bah super, on va enfin pouvoir dire, nous, individuellement,
05:48ce qui nous concerne. Et puis ensuite, on verra ce qui se dégage. »
05:52La deuxième chose qu'on va faire, et donc, ça va être universel.
05:55Ce n'est pas le suffrage universel, mais c'est l'expression universelle.
05:58Et c'est important qu'il y ait une expression universelle des lycéens.
06:01Qu'ils aient ou pas manifesté, qu'ils aient ou pas participé à des blocages, etc.
06:04Le deuxième élément, c'est qu'il faut qu'on travaille aussi sur la reprise des cours
06:08parce qu'il y a un droit à l'éducation, il y a un droit à l'instruction.
06:12Et on ne peut pas empêcher des lycéens d'aller en cours.
06:14Ça, ce n'est pas possible.
06:16Il faut que nos lycéens puissent, s'ils le souhaitent,
06:18et donc s'ils ne souhaitent pas utiliser tel ou tel droit par ailleurs constitué de manifestation,
06:24il faut qu'ils puissent aller en cours.
06:25Et aujourd'hui, on voit bien que ce n'est pas le cas,
06:27soit pour des raisons de sécurité, soit pour des raisons de blocage.
06:29Donc, l'objectif, c'est que, dès mercredi matin,
06:33les cours reprennent progressivement partout,
06:35mais évidemment qu'ils ne reprennent pas coincis de rien n'était.
06:38On ne va pas faire comme si c'était un passé.
06:40Il s'est passé des choses dans des centaines de lycées.
06:43Donc, ce qu'on va faire, c'est très simple,
06:45c'est que nous allons demander aux chefs d'établissement,
06:48mais sous leur responsabilité, sur les modalités qu'ils choisiront,
06:51d'organiser tout simplement une reprise progressive des cours,
06:55échelonnée, d'abord avec les personnels,
06:58parce que les équipes ont été traumatisées dans certains endroits
07:01par les violences qu'elles ont subies,
07:02ou que leurs bâtiments ont subies,
07:04et ensuite, un deuxième temps, avec les élèves,
07:08pour là aussi objectiver la situation et poser les choses.
07:12Autrement dit, entre mercredi et jeudi,
07:16partout, il y aura un temps des lycéens,
07:17il y aura un temps des professeurs,
07:19et il y aura un temps des lycéens,
07:21pour permettre à la fois la reprise des cours,
07:23et puis surtout pour permettre une expression objective,
07:28massive, débattue, construite,
07:31de la situation propre à chaque établissement.
07:35Derrière cela, cette situation objectivée et partagée avec les élèves
07:39sera remontée à chaque académie.
07:43Les académies, nous l'identifierons au niveau national,
07:45nous transmettrons, j'allais dire un peu,
07:47si on me perds l'expression,
07:47les points rouges et les points verts,
07:49c'est-à-dire les établissements qui connaissent difficultés particulières
07:52et ceux qui ne connaissent pas de particulières,
07:55et le plan d'action que nous sommes en train de mettre en place
07:57sera évidemment ciblé prioritairement sur les établissements
08:01qui présenteront des difficultés particulières,
08:03de manière à ce que, d'ici au 16 octobre,
08:06la plupart des situations problématiques,
08:09et idéalement la totalité des situations problématiques,
08:11aient été résolues.
08:12Autrement dit, une fois encore,
08:14au-delà de la manifestation de demain,
08:15qui est dans un cadre légal et parfaitement légitime,
08:18les lycéens peuvent s'exprimer tous,
08:20dès ce soir, individuellement,
08:22et auront tous dans leurs établissements
08:24des temps de reprise auquel ils pourront
08:25débattre de leur situation,
08:27poser les choses sur la table,
08:30être entendus avec un diagnostic objectif
08:32qui derrière donnera lieu à un plan d'action
08:34à la fois académique
08:35et puis évidemment à l'échelle de l'établissement,
08:38donc à l'échelle territoriale,
08:39parce que c'est quand même là que les choses se jouent.
08:41Voilà ce que je peux vous dire à ce stade,
08:43mesdames et messieurs,
08:43et on est évidemment à vos dispositions
08:44pour répondre à vos questions avec Sabrina Roubach.
08:46Monsieur le ministre, sur le bâti,
08:48on sait qu'il y a 1% des lycées
08:51qui ont été rénovées l'année dernière,
08:52on sait qu'il y en a 50%
08:54qui datent d'avant les années 1970,
08:56je sais que c'est des collectivités territoriales,
08:58mais comment on fait pour rattraper ce retard,
08:59et est-ce qu'on peut le rattraper ?
09:01Alors d'abord, il y a beaucoup de collectivités
09:02qui ont engagé un plan d'action extrêmement structuré,
09:05c'est le cas ici de la région Île-de-France,
09:07c'est plus d'un milliard par an
09:08qui est dépensé,
09:09de mémoire c'est 365 lycées sur 500
09:11qui ont déjà été réhabités
09:12ou qui sont en cours de réhabitation.
09:14Non, non, mais ce que je parle là,
09:15c'est qu'il y a des plans d'action
09:17partout qui existent et qui sont structurés.
09:19Le deuxième élément ensuite,
09:20il est d'ordre financier aussi,
09:21c'est-à-dire qu'il faut un appui
09:22aux collectivités territoriales,
09:24vous savez notamment qu'il y a le Fonds Vert,
09:26le Premier ministre sera amené,
09:27je pense, au cours des prochaines heures
09:29et des prochains jours,
09:30à travailler avec l'ensemble du gouvernement
09:32sur ces sujets-là,
09:33il nous a donné cette mission,
09:35et donc dans le cadre de la mission
09:36que nous sommes en train de mettre en place
09:38et de coordonner avec l'ensemble
09:39des ministres concernés,
09:40nous allons évidemment trouver des moyens d'action
09:41pour permettre aux régions d'aller plus vite
09:44et plus loin dans la réhabitation de ces lycées.
09:46Du financement.
09:48Du financement et une vision,
09:49un plan d'action clair,
09:51comme d'ailleurs c'est le cas
09:51dans certaines collectivités,
09:52dans ce que je viens de citer.
09:53Monsieur le ministre,
09:55acceptez-vous de répondre à ces news ?
09:57J'ai une question.
09:57Allez-vous convoquer la directrice
10:02de ces lycées qui a refusé
10:05de répondre à ces news ?
10:16Écoutez, je ne suis pas sûr
10:17d'avoir le cas en tête,
10:18mais par définition,
10:19on est toujours libre ou pas
10:20de répondre à la presse.
10:22Libre ou pas de se montrer
10:23d'ailleurs publiquement,
10:24parce que derrière,
10:25il y a aussi des enjeux
10:25de respect de droit à l'image.
10:27Donc en l'occurrence,
10:28je ne sais pas de qui il s'agit
10:29ni de quoi il s'agit,
10:30mais toute personne est libre ou pas
10:31de répondre à une caméra,
10:31dans la rue ou ailleurs,
10:32mais en l'occurrence,
10:33je réponds toujours aux journalistes
10:34qui m'interrogent.
10:35Monsieur le ministre,
10:36est-ce que vous pouvez nous donner
10:37des précisions sur ce qui s'est passé
10:38au lycée Vauclin et à Lens ?
10:41Alors, à ce stade, pas encore.
10:43On est en train de regarder,
10:44mais on va poser les choses,
10:45j'allais dire, au calme
10:46pour savoir exactement
10:47ce qui s'est passé
10:47et on vous répondra plus tard.
10:49Les situations individuelles,
10:50on les regarde toujours
10:51un peu en décalé
10:52pour avoir du recul.
10:53Pour rester sur quand même
10:54cette histoire de Lens
10:55et de ce jeune
10:56qui s'est retrouvé mutilé d'une main,
10:58est-ce que vous,
10:59ministre de l'Éducation nationale,
11:00vous avez passé un coup de fil
11:01à votre homologue à l'intérieur
11:02pour en dire peut-être
11:03est-ce qu'il n'y a pas
11:04un changement de doctrine
11:05ou de façon de gérer
11:06ces manifestations de lycéens ?
11:09Alors, une fois encore,
11:11sur le cas de Lens,
11:12qui est évidemment,
11:12j'allais dire,
11:14personnellement et humainement
11:14dramatique,
11:15comme toute blessure grave,
11:18par définition,
11:19je ne sais pas
11:20ce qui s'est passé
11:21dans lesquelles conditions
11:21c'est intervenu.
11:23Et donc,
11:24avant de me prononcer
11:25sur quoi que ce soit,
11:25d'abord, je suis très prudent
11:27parce qu'il y a toujours
11:27des circonstances,
11:28malheureusement,
11:28qui sont à la jeune
11:29de situations dramatiques
11:31comme celle-ci.
11:31Donc, c'est évidemment
11:32une situation extrêmement
11:35douloureuse.
11:36Mais simplement,
11:37vous comprenez que
11:37je ne me prononce pas
11:38en cinq minutes
11:39sans rien qu'en être défait.
11:41Et quant à mon ministre
11:41de l'Intérieur,
11:42il exerce sa responsabilité
11:44pleine et entière
11:45chaque jour
11:45à la tête des services
11:46de police du pays.
11:47Et il n'a pas besoin
11:48de leçon de son homologue
11:50de l'éducation nationale,
11:51même si évidemment,
11:52on discute très régulièrement
11:53sur la situation.
11:55Mais ce n'est pas moi
11:56qui définis la doctrine
11:57de maintien de l'ordre.
11:58L'enjeu pour moi,
11:59c'est que les élèves
11:59et les adultes
12:00soient protégés
12:00partout en France
12:01et partout dans l'institution scolaire.
12:03Est-ce qu'il y a un chiffre
12:05actualisé
12:05du nombre de celles
12:06blessées ?
12:08Alors,
12:10au dernier,
12:11on aura,
12:11enfin,
12:12malheureusement,
12:13on aura un nouveau
12:13décompte ce soir.
12:15Donc,
12:15dans les derniers,
12:17si je puis dire,
12:18éléments que nous avions
12:19à disposition,
12:20on avait 190 élèves
12:21qui avaient été blessés
12:22depuis le début
12:22pour l'essentiel,
12:24soit du fait
12:25d'éléments accidentels,
12:26c'est-à-dire que
12:27ce sont des élèves
12:27qui sont montés
12:28sur, je ne sais pas quoi,
12:29des abribus,
12:30etc.,
12:30qui sont tombés,
12:31soit du fait,
12:32en fait,
12:32de blessures
12:33liées à des fauteurs
12:35de troubles,
12:35et notamment
12:35des blessures
12:36par mortier.
12:39Quelle est la
12:39« doctrine »
12:41pour demain ?
12:42C'est toujours
12:42pour l'ouverture
12:43ou non des lycées ?
12:43C'est toujours
12:44la responsabilité
12:46des chefs
12:46d'établissement
12:47en lien avec
12:48le rétoré
12:48et les défectures ?
12:49Ou est-ce que,
12:50justement,
12:50après ce qui s'est passé
12:51à Boclin ce matin,
12:51un établissement
12:52qui, de bonne voie,
12:53essaye de vouloir
12:54ouvrir son établissement
12:54et se retrouve
12:56à le fermer
12:57en dernière minute
12:57après les incidents
12:58et les incendies ?
12:59Quelle est la doctrine
12:59pour demain matin ?
13:00Vous savez que ça va être
13:00une grosse journée
13:01de mobilisation ?
13:02La doctrine reste
13:04fondamentalement la même.
13:05Les chefs d'établissement
13:06en lien avec
13:07les réacteurs
13:07peuvent décider
13:09de suspendre
13:09les cours en présentiel.
13:10Ce n'est pas une fermeture,
13:11c'est une suspension.
13:13Ils peuvent décider
13:13de suspendre les cours
13:14en présentiel
13:14en fonction des situations
13:16et ou de réouvrir
13:17totalement ou partiellement
13:19notamment à leurs élèves
13:20de terminale
13:20auxquels je pense en particulier
13:21parce qu'ils ont le baccalauréat.
13:22Donc, c'est une doctrine,
13:23j'allais dire,
13:24qui est territoriale,
13:25là aussi,
13:25qui dépend des risques.
13:27On va prendre une dernière question,
13:28s'il vous plaît.
13:28Bonjour, M. le ministre.
13:29Javier,
13:31comment vous pouvez promettre
13:32aux lycéens
13:32que la plateforme
13:33que vous allez ouvrir ce soir
13:34aura des effets réels
13:35sur la vie des lycéens ?
13:37Tout simplement
13:38parce qu'on va en partager
13:40toutes les conclusions ensemble
13:41de manière extrêmement transparente.
13:43Enfin, la démocratie,
13:44si vous voulez,
13:44c'est deux choses.
13:44C'est la transparence
13:45et le dialogue.
13:46Ce n'est pas le mortier
13:47derrière une cagoule.
13:48C'est exactement l'inverse.
13:50Des voyous
13:51qui essayent
13:51de capter
13:52et de confisquer
13:53le mouvement lycéen.
13:54Vous avez des voyous
13:55qui sont cagoulés
13:57et qui sont violents
13:59et qui essayent
14:00de confisquer un mouvement.
14:01La démocratie,
14:02et c'est ce qu'on apprend
14:02tous les jours
14:03à nos élèves,
14:03et d'ailleurs,
14:04ceux que j'ai rencontrés
14:04une fois encore
14:05n'ont été la preuve,
14:06c'est la transparence
14:07et le dialogue.
14:07Donc la transparence,
14:08ça veut dire
14:08que tout sera accessible,
14:09toutes les contributions
14:10seront accessibles.
14:11Il n'y aura pas
14:11de données personnelles dedans.
14:13Toutes les contributions
14:14seront accessibles
14:15en open data.
14:16Elles seront traitées,
14:17évidemment.
14:18Tout le monde pourra
14:18les interroger
14:19par IA, etc.,
14:20pour s'assurer
14:20de la véracité
14:22des propos
14:22qui ont été tenus.
14:23Et puis derrière,
14:24évidemment,
14:26tous ces éléments-là
14:26seront analysés.
14:27Ils seront analysés,
14:28ils seront aussi corroborés
14:29par les temps d'échange
14:31qui vont arriver cette semaine,
14:32les temps des lycéens
14:33qui vont arriver cette semaine,
14:34de manière à ce qu'ensuite
14:35ils puissent être
14:36effectivement traités
14:36avec surtout un calendrier.
14:38Donc on va s'engager
14:39sur un calendrier précis
14:40avec des mesures précises.
14:41J'ai déjà fait
14:42sur la démocratie lycéenne,
14:42d'ailleurs.
14:43Et tout le monde pourra,
14:44j'allais dire,
14:45tenir les comptes
14:47de ce que nous faisons.
14:49Moi, j'ai qu'une seule habitude,
14:50c'est de jamais mentir
14:50et de faire ce que je dis.
14:52Alors c'est peut-être
14:52moins ambitieux
14:53que d'autres qui mentent
14:53et qui font jamais ce qu'ils font,
14:55mais ça a le mérite
14:56d'être crédible
14:57et de pouvoir être suivi.
14:58Donc tout le monde
14:59aura le calendrier,
14:59tout le monde pourra tenir les comptes.
15:01Est-ce que c'est pas justement
15:02ce dialogue qui a fait défaut
15:03ces dernières années ?
15:06En tout cas,
15:07c'est la dernière question.
15:08Ce que montre la situation
15:09à la démocratie scolaire,
15:10c'est qu'en réalité,
15:11on n'a pas forcément suffisamment
15:13pris en compte leur voix.
15:14On l'a entendu,
15:15c'est-à-dire qu'il y a des consultations.
15:16Elle n'a pas forcément
15:17suffisamment pris en compte,
15:18c'est-à-dire qu'en fait,
15:18on n'a pas toujours tiré
15:19des conclusions qui étaient,
15:20j'allais dire,
15:21conformes finalement à leur position.
15:23Et donc, l'un des enjeux pour nous,
15:24c'est d'avoir cette réflexion avec eux,
15:26d'y travailler très concrètement
15:27pour se dire
15:28comment est-ce qu'on peut être sûr
15:31que la voix des lycéens
15:32est prise en compte ?
15:34Et ce que je veux leur dire aujourd'hui,
15:35c'est que,
15:36chers lycéennes et chers lycéens,
15:38on est en train de refondre
15:39les institutions de démocratie scolaire
15:40pour que votre voix
15:41soit prise en compte.
15:42Vous avez vos chapitres.
15:44Voilà, tout simplement.
15:45Merci à vous.
15:46Merci à vous.
15:46Merci.
15:46Merci.

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