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  • il y a 13 heures
Ce mercredi 7 octobre, Antoine Larigaudrie vous présente le placement à suivre dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tout pour investir, le placement à suivre.
00:04Antoine Charbonneau de Basalt, bonjour.
00:06Bonjour Antoine.
00:07Oh, on vient de parler du PER, on va enchaîner sur l'enveloppe préférée des Français,
00:12à savoir l'assurance-vie.
00:13Et moi, il y a une stat que j'ai découverte là à la rentrée qui me fascine,
00:19c'est JP Morgan, Asset Management, qui dit
00:22« Bah oui, depuis 2020, les Français ont eu beau se mettre à la bourse,
00:25il y a 400 milliards d'euros de « manque à gagner »
00:30parce qu'on a placé sur des trucs pas très performants,
00:34des trucs beaucoup trop sécurisés,
00:36et là on répond aux biais comportementaux de l'investisseur français très spécifiquement,
00:39et ça se voit à chaque enquête.
00:42Là, en plus, on a un univers de taux qui commence à se tendre,
00:47à alimenter des réflexions en termes d'allocation d'actifs.
00:51Est-ce que ce n'est pas un moment pivot justement pour l'assurance-vie ?
00:55Ça l'est, ça peut l'être.
00:56Effectivement, on est l'assurance-vie sur une enveloppe très polyvalente,
01:00donc on va pouvoir aller investir sur plein de typologies d'actifs.
01:04On fait de l'immobilier, on fait des actions, des obligations,
01:07et c'est vrai que c'est intéressant quand on peut venir piocher,
01:09en fonction des conditions de marché, l'actif qui pourrait fonctionner demain.
01:14Alors, le biais comportemental, on l'a décrit avec cette histoire de « manque à gagner ».
01:18Maintenant, vous avez deux, trois chiffres qui sont encore plus parlants
01:20et qui peuvent justement alimenter ce genre de réflexion.
01:23Effectivement, on a lancé une enquête chez Basalt auprès de mille Français
01:28pour comprendre comment ils se comportaient avec leur placement,
01:31et notamment l'assurance-vie.
01:32Il y a des chiffres qui sont assez marquants,
01:34et on parlait effectivement d'un manque à gagner potentiellement
01:37dans votre étude de JP Morgan.
01:39On la retrouve aussi ici.
01:41Il y a 22% des Français aujourd'hui qui connaissent exactement les frais
01:45qu'ils ont sur leur contrat d'assurance-vie.
01:47Ça, c'est problématique, parce qu'on le sait, l'assurance-vie,
01:50c'est censé financer des projets de vie, un achat immobilier,
01:54sa retraite, le financement des chiffres de ses enfants.
01:56Et quand on ne connaît pas les frais qu'il y a à l'intérieur,
01:59ça manque à gagner de centaines d'euros, voire milliers d'euros,
02:01en fonction du montant investi.
02:03Et puis, ce n'est pas le tout.
02:05Ça, c'est avant de signer un contrat d'assurance-vie.
02:09Pendant la détention de cette assurance-vie,
02:10on connaît l'avantage fiscal.
02:11Au bout de huit ans, on n'a plus que la CSG et un certain nombre de trucs à payer.
02:15Donc, pas grand-chose par rapport aux sommes qu'on débloque.
02:18Mais il y a encore une méconnaissance des mécanismes profonds du truc.
02:22Il y a beaucoup d'idées reçues.
02:24On parlait, l'intervenant juste en moi, du PER.
02:27C'est pareil sur l'assurance-vie.
02:28Il y a beaucoup, effectivement, d'idées reçues,
02:30et notamment une, et on parlait de la durée pivot d'huit ans.
02:35Beaucoup de personnes, aujourd'hui,
02:36pensent que l'assurance-vie est bloquée pendant huit ans.
02:39Or, ce n'est pas le cas.
02:40On peut retirer son argent à tout moment.
02:42Évidemment, ce n'est pas comme un livret A disponible instantanément,
02:45mais néanmoins, l'argent reste disponible.
02:47Et puis, on paye des impôts.
02:49On paye des impôts, effectivement.
02:51Ce n'est pas une assurance décès.
02:52C'est vrai que le nom fait penser qu'on a quelque chose qui se passe au moment du décès.
02:56On a quelque chose, effectivement, mais ce n'est pas une assurance.
02:58On ne cotise pas.
02:59C'est vraiment une enveloppe pour épargner.
03:03Donc, c'est assez amusant,
03:04parce qu'on a quand même des gens qui disent
03:07« c'est notre placement préféré »,
03:08mais en même temps, on ne le connaît pas.
03:09C'est le gros paradoxe qu'on a.
03:12C'est un marché qui touche beaucoup de monde.
03:14On a 19 millions de Français aujourd'hui qui ont un contrat d'assurance-vie.
03:17Ça représente 2100 milliards d'encours sous gestion.
03:20Et pourtant, quand on creuse, on le disait,
03:22les Français ne connaissent pas forcément leurs frais.
03:24Ils ne connaissent pas forcément les supports qu'ils ont à l'intérieur.
03:27Il y a 48% également des Français
03:28qui n'ont pas regardé le rendement moyen de leur assurance-vie ces trois dernières années.
03:33Donc, il y a un gros paradoxe aujourd'hui qui se crée.
03:35C'est lié à plein de choses, notamment notre système éducatif.
03:40On n'a pas été éduqué à l'argent de manière générale, à gérer un budget.
03:46On s'est disserté sur compte à 18 ans ou bien résoudre une intégrale,
03:51mais rarement gérer son argent au quotidien
03:53et comprendre les différentes enveloppes qu'on a en face de nous.
03:55Donc, il y a ce manque d'éducation, je dirais, d'une part.
03:58Et puis, les Français se sentent mal accompagnés.
04:00Et ça, c'est une vraie problématique.
04:01Et on l'a également dans les chiffres.
04:03Les chiffres, pardon, il y a 25% seulement des Français
04:07qui estiment que leurs conseillers financiers agissent dans leur intérêt
04:10plutôt que dans l'intérêt de leur banque ou de leurs conseillers financiers.
04:1475% pensent que c'est fou, ça.
04:17C'est malheureusement aujourd'hui le système que l'on rencontre.
04:21Le Français moyen, quand il veut épargner,
04:22la figure d'épargne dans son entourage, c'est le banquier.
04:25Donc, on va toquer à la porte de son banquier.
04:27Et malheureusement, l'agence bancaire traditionnelle,
04:30le banquier, il a des objectifs, il doit cocher des cases.
04:32Et ça va rarement, finalement, dans l'intérêt des clients.
04:35Et puis, on vous dira qu'il change tous les six mois ?
04:38Tous les six mois, effectivement, on reçoit un mail de sa banque
04:41en disant effectivement que le conseiller a changé.
04:42Donc, c'est compliqué de suivre sur du long terme.
04:44Et les produits qu'il vendent sont souvent des produits
04:46qui sont rattachés au groupe bancaire.
04:48Donc, c'est compliqué de faire un conseil indépendant.
04:50J'allais vous dire, en plus, pour rattraper l'actualité par le call box,
04:55en plus, on a l'IA maintenant.
04:57Il y a des tas de CGP qui nous expliquent.
04:59Nous, on est obligés de s'y mettre à l'IA.
05:00Pourquoi ?
05:01Parce que nos clients, ils s'en servent
05:04et ils viennent nous poser des questions précises.
05:05Donc, il faut être en mesure de répondre.
05:08Je dirais que c'est aussi une manière de s'informer,
05:10alors évidemment, de manière indicative sur les placements à faire.
05:14Ce n'est pas l'IA qui va décider de...
05:16Vous allez mettre plutôt 5 000 euros sur des taux que des actions.
05:22Mais, voilà, malgré les progrès qui ont été faits ces derniers mois,
05:25il y a toujours cette mésinformation.
05:28Vous avez raison.
05:28On n'a plus les mêmes outils qu'avant, et c'est tant mieux.
05:31C'est-à-dire qu'effectivement, en quelques clics, maintenant,
05:33on peut savoir et en communier de recherche avec l'IA
05:36la moyenne de frais de contrats d'assurance-vie.
05:38Nous, chez Basalt, on a créé un comparateur
05:41qui permet en quelques clics de comparer l'ensemble des contrats d'assurance-vie.
05:44C'est la mode, ça.
05:44Donc, ça fonctionne bien et on n'a plus les mêmes outils qu'avant.
05:48Donc, il faut effectivement challenger son conseiller financier,
05:50challenger l'offre qu'on a actuellement
05:51pour trouver quelque chose qui puisse correspondre à ses objectifs.
05:55J'allais vous dire, l'environnement actuel,
05:58avec des taux qui n'arrêtent pas de grimper,
06:00avec des actions qui, bon en mal en,
06:03sont quand même sur des niveaux proches de leur plurie historique,
06:06que ce soit aux États-Unis,
06:08mais même chez nous, le CAC 40 n'est quand même pas très loin de son top historique.
06:10C'est un environnement qui n'est pas forcément très intuitif.
06:17Est-ce que vous constatez, là, ces dernières semaines, ces derniers mois,
06:20une sorte de pivot, une sorte de...
06:21Oh, je vais plutôt aller regarder du côté de l'obligataire.
06:24Je vais plutôt... Oh, 5% de rendement, c'est pas mal, ça.
06:27Est-ce que vous sentez des réflexes ?
06:29Alors, je ne dirais pas conservateurs,
06:32mais des réflexes qui tendent à se dire,
06:34mais le rendement, il est peut-être plutôt ailleurs, maintenant.
06:36Le marché d'action n'est pas encore boudé,
06:38parce qu'évidemment, les stats le prouvent.
06:41Sur le long terme.
06:42Sur le long terme, de manière générale, on est plutôt gagnant.
06:46La performance passée ne présage pas des performances futures, évidemment.
06:48Nous, ce qu'on constate, c'est beaucoup de diversification.
06:52C'est la bonne chose à faire.
06:53C'est effectivement d'aller chercher un peu d'obligataire,
06:56des actions, de l'immobilier.
06:58On a une offre globale immobilière aussi qui est assez bonne.
07:01Et d'aller chercher aussi des fonds qui sont plutôt conservateurs,
07:06qui vont être plutôt des fonds de valeur absolue.
07:08Donc, ils vont aller chercher de la performance,
07:10peu importe si les marchés montent ou peu importe si les marchés baissent.
07:13Effectivement, on observe des clients qui vont vraiment diversifier,
07:17qui avant plutôt étaient très actions
07:20et qui maintenant diversifient beaucoup
07:22et ont beaucoup de lignes dans leur contrat d'assurance vie.
07:24J'allais vous dire, d'autant plus que présidentielle,
07:28une campagne qui, après jugement de valeur ou pas,
07:32on regarde les arguments des candidats,
07:34il y a de quoi se taper la tête contre les murs,
07:36mais tous autant qu'ils sont,
07:37en matière d'économie, en matière de connaissances,
07:40des dynamiques économiques, de l'épargne, etc.
07:43Est-ce que ça induit des réflexes un petit peu plus précautionneux,
07:48justement, de la part des investisseurs en ce moment, ou pas encore ?
07:51Il y a un peu d'attentisme et de questionnement,
07:53mais je dirais que c'est peut-être la pire chose à faire,
07:56c'est de laisser son argent sur son livret A
07:58ou sur ses livrets réglementés.
08:00On le voit, l'année dernière, je crois que la Banque de France
08:01communiquait sur 900 milliards d'euros
08:03sur les livrets réglementés.
08:05Ça continue de croître, donc il y a un peu d'attentisme.
08:08Les Français continuent d'épargner,
08:09c'est le réflexe quand on se sent en danger.
08:12Mais ils ont du mal à investir.
08:14Et effectivement, on le constate,
08:16il y a beaucoup de Français qui ont du mal à passer ce cap-là.
08:20Et évidemment, ce n'est pas le conseil à donner.
08:22Aujourd'hui, le conseil à donner, c'est plutôt de passer le cap,
08:24de mettre le pied à l'étrier et d'aller investir,
08:27parce que sinon, l'inflation va nous rattraper
08:28et on va perdre évidemment le pouvoir d'achat.
08:30Surtout en ce moment et surtout dans l'environnement actuel,
08:32c'est absolument évident.
08:34Mais merci de nous mettre le nez un petit peu sur ces évidences.
08:37De temps en temps, on en a bien besoin.
08:38Antoine Charbonneau de Basalte,
08:40merci infiniment d'avoir été avec nous.
08:41Merci.
08:41Merci.

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