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  • il y a 14 minutes
Les trois principales organisations lycéennes (Union syndicale lycéenne, Renouveau Lycéen et Lycéens!) seront reçues à 15h par Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, et Philippe Baptiste, son collègue en charge de l'Enseignement supérieur, a appris BFMTV du cabinet de ce dernier. Une rencontre était organisée dans la matinée avec les élèves d'un lycée de Reims dans le cadre de la mobilisation lycéenne.

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Transcription
00:00Une partie collective, avec aussi les représentants de la région, avec les représentants des services de l'État,
00:05une trentaine d'élèves, avec qui on a discuté, comme vous l'avez vu, assez longuement.
00:10C'est finalement pour moi exactement l'incarnation du dialogue que je crois.
00:13Alors d'abord, c'est le dialogue que je mène au quotidien.
00:17En un an, j'ai quand même parcouru 36 départements et j'ai visité plusieurs dizaines d'établissements
00:23et discuté avec des centaines, voire des milliers d'élèves.
00:25Mais c'est aussi depuis une semaine, puisqu'il y a exactement une dizaine de jours,
00:28le lundi j'étais au lycée Gutenberg, j'avais vu les élus du conseil académique de vie lycéenne de l
00:33'Académie de Versailles jeudi dernier,
00:35vendredi on avait vu évidemment les représentants nationaux, lundi j'étais avec lui en cours,
00:40aujourd'hui je suis à Reims, demain d'ailleurs je participerai à d'autres échanges,
00:44parce que je crois profondément à ce que nous avons vu ce matin.
00:47C'est-à-dire que quand vous avez une discussion construite, complète, où vous laissez la parole aux lycéens,
00:54et bien tout simplement vous êtes en mesure de les entendre, de les écouter, d'expliquer aussi certaines choses,
01:01de mesurer avec eux leur degré d'information ou parfois d'incompréhension, d'apporter des réponses,
01:10et puis aussi de comprendre que nous sommes sur un mouvement de demande
01:17qui est profondément respectable dans les demandes qui sont formalisées.
01:23Il a été terni par des violences inqualifiables et qu'il ne faut pas laisser passer,
01:28mais il a été terni par ça, mais précisément, ce que je fais depuis 10 jours,
01:33consiste à dire n'oublions pas, et notamment dans vos médias, ce que sont le cœur des demandes.
01:38Et ce qu'on constate c'est qu'il y a à la fois des demandes qui sont très transversales,
01:42il y a une question de parcours sup, qui est beaucoup revenue ce matin, vous l'avez entendu,
01:45la question des remplacements des professeurs absents, la question des horaires dans les journées qui sont chargées,
01:51la question du bâti scolaire bien sûr, même si les régions investissent des milliards d'euros dans leur réhabitation,
01:59il reste des questions, j'allais dire, d'entretien du bâtiment, etc.
02:03Et puis une fois qu'on a regardé ces différentes questions, on voit bien aussi que la réponse,
02:07elle est certes nationale, mais elle aussi très locale.
02:10Ici par exemple, depuis le début de l'année, quasiment pas de problème de remplacement.
02:13Mais par contre, il y a des sujets de locaux.
02:17Les sujets d'horaire ne sont pas vécus de la même façon selon la classe, selon la charge, etc.
02:23En revanche ici, ils ont des très gros problèmes, nos élèves, pour trouver des stages.
02:28Vous voyez donc, tout ça en fait dit quelque chose, d'abord des inquiétudes de notre jeunesse,
02:33qu'il faut entendre, qu'il faut écouter, et pas seulement depuis dix jours,
02:39ce sont des inquiétudes que moi j'entends et sur lesquelles je travaille une fois encore depuis longtemps,
02:43mais sur lesquelles il faut qu'on mette un coup d'accélérateur pour répondre.
02:47Et puis aussi leurs espoirs, parce que derrière ce mouvement, il y a aussi beaucoup d'espoir.
02:51Il y a une très grande solidarité de cette jeunesse,
02:53qui sont très solidaires entre eux, très soucieux de la destinée ou des conditions d'apprentissage
02:59de leurs camarades du lycée d'à côté ou des autres lycées de France.
03:04Et donc voilà, je suis venu partager ça avec eux.
03:06Aujourd'hui, demain, lundi, etc., il y a des milliers de temps d'échanges comme celui-ci
03:11qui sont organisés dans toute la France, que je crois infiniment fructueux,
03:14parce qu'ils sont infiniment respectueux, et parce qu'ils sont construits,
03:17et parce qu'on a des élèves qui sont matures, qui savent exprimer leurs attentes.
03:23Et puis on a aussi, et d'ailleurs ça a été la première demande d'une élue lycée
03:27qui n'avait pas vu qu'il y avait une plateforme, une soif de pouvoir s'exprimer individuellement.
03:32Vous avez peut-être entendu, la première lycée qui a parlé, elle a dit
03:34« Est-ce qu'il faudrait qu'il y ait une plateforme sur laquelle on puisse tous dire
03:38ce qui ne va pas, ce qui va, et nos attentes ? »
03:40Alors j'ai dit « Ben ça tombe bien, ça a été ouvert il y a deux jours. »
03:43La plateforme Agora, il y a 51 000 élèves qui s'étaient exprimés ce matin,
03:4651 000 élèves en 48 heures, on n'a jamais vu ça,
03:48sur aucune consultation publique menée par le gouvernement.
03:51Donc il y a eu une soif de cette jeunesse de s'exprimer.
03:54Et puis maintenant il faut être à la hauteur, c'est-à-dire qu'il faut l'entendre,
03:57l'écouter, comprendre, comprendre aussi les ressorts profonds de ces inquiétudes,
04:02et puis apporter des solutions très concrètes sur les différents sujets.
04:05La démocratie scolaire, parce que leur premier mot ça a été
04:08« On se sent seul et pas entendu ».
04:10L'accompagnement humain, en termes de santé, en termes social,
04:16pour faire en sorte que nos élèves ne soient pas, si je puis dire, laissés à eux-mêmes.
04:20Le remplacement, et notamment les remplacements de longue durée,
04:23c'est-à-dire les remplacements pour lesquels les professeurs sont absents
04:25pendant une durée qui peut être de plusieurs semaines,
04:28pour ne pas que ça les pénalise.
04:31Parcoursup, sur lequel le ministre de Sainte-Mange-Père est en train de travailler
04:33à la demande du premier ministre,
04:35parce qu'il y a très clairement des attentes très fortes sur cet outil
04:41et sur, dans le fond, surtout la procédure globale d'orientation et de poursuite d'études.
04:45Et puis évidemment, ce bâti scolaire sur lequel on travaille avec les régions.
04:48Voilà, donc on avait ce matin à la fois le condensé,
04:50puis une incarnation en même temps très concrète, territoriale,
04:52de ce que nos jeunes élèves pensent et de la façon dont nous avons besoin de discuter avec eux.
04:56Est-ce que parler, ça suffit ?
04:57Est-ce qu'il ne faudrait pas à un moment donné qu'on augmente encore plus le budget
05:00pour répondre à leurs attentes, ou ça, ce sera pour plus tard ?
05:03Alors, d'abord, parler ne suffit pas,
05:08mais échanger, c'est le meilleur moyen de diagnostiquer et de construire.
05:11Ça, c'est la première chose.
05:14Et de leur donner la parole.
05:16Évidemment que ça ne suffit pas.
05:17D'ailleurs, en ce qu'on a de parler, on agit aussi.
05:20Quand on parle d'agir, on va évidemment, je vous l'ai dit, agir sur le remplacement.
05:23Je suis en train, en ce moment même, de mener un plan d'urgence
05:25pour pouvoir remplacer les professeurs absents de manière durable.
05:30Donc ça, c'est très concret. On est en train de le faire.
05:32J'aurai l'occasion d'ailleurs de communiquer dans les heures ou dans les jours qui viennent
05:36très précisément sur le nombre d'établissements concernés
05:39et sur les leviers qui sont d'ores et déjà identifiés à disposition.
05:42Ce sera dans les heures qui viennent.
05:43J'attends simplement d'avoir quelques éléments consolidés.
05:46Évidemment, on travaille sur Parcoursup.
05:47Cette génération de terminales va entrer en procédure, j'allais dire, pour pouvoir poursuivre ses études à peu près en
05:56janvier.
05:57Et donc le travail qu'on fait maintenant va très directement s'appliquer à eux.
06:00Très directement s'appliquer à eux.
06:01Ils seront les bénéficiaires immédiats, dès cette année, des mesures qu'on va prendre.
06:05Et puis évidemment, on va aussi travailler sur les calendriers scolaires et le temps scolaire.
06:09Ça, c'est quelque chose qui est par définition d'un peu plus long terme.
06:11Et sur la démocratie scolaire, sur la capacité à faire entendre leur voix,
06:14ça aussi, c'est de l'immédiat, puisqu'on est en train d'engager une refonte
06:19qui interviendra, enfin qui aura un effet utile pour toutes les instances de représentation
06:23à la fois académique et nationale, dès cette année.
06:26Donc vous voyez, c'est des choses très concrètes, très immédiates.
06:28Au-delà de ça, bien sûr, il y a un enjeu budgétaire.
06:30Et ça, le budget, vous savez qu'il est actuellement en débat au Parlement.
06:34Et il faut aussi respecter un truc qui s'appelle la procédure parlementaire,
06:37qui n'est pas négligeable, il y a une procédure parlementaire, il y a une démocratie.
06:40Dans ce cadre-là, moi, ce que j'ai déjà dit, et c'est très clair,
06:44c'est qu'il n'y aurait évidemment aucune suppression de postes au lycée,
06:47puisque le lycée est très peu concerné par la baisse démographique,
06:51contrairement à l'école et au collège.
06:53Je l'ai dit et je le répète.
06:54Et ensuite, il y aura un débat budgétaire pour savoir s'il y a matière à faire un peu plus
06:58d'efforts.
06:58Et par ailleurs, d'ailleurs, toujours dans des débats budgétaires, je rappelle,
07:01qu'on crée plusieurs centaines de postes, pour la deuxième année consécutive,
07:04de personnels sociaux, de personnels de santé, c'est-à-dire infirmiers, infirmières,
07:08psychologues d'éducation nationale, assistantes et assistants sociaux,
07:11dont nos jeunes, ce matin, d'ailleurs, ont parlé.
07:13Ici, il se trouve qu'ils n'avaient pas de difficultés particulières,
07:15mais ils en ont parlé comme étant un élément important de la construction de leur vie,
07:20de la construction de leur parcours et tout simplement de notre capacité
07:25à les aider à traverser aussi les épreuves de la vie.
07:27Est-ce qu'il n'y a pas un fossé entre les réponses que apporte le gouvernement
07:31et les revendications des lycéens ?
07:33Certains syndicats demandent même 10 milliards d'euros.
07:35Et comment, dans ce cas, éviter l'effet déceptif ?
07:38On entend dans nos reportages, dès ce matin, des jeunes qui disent
07:40« On a écouté le Premier ministre hier, mais on est déçus. Il n'a apporté absolument aucune mesure concrète.
07:45»
07:45Il y a un débat budgétaire. Il a commencé.
07:50Il y a une copie du gouvernement avec un budget de gaz national qui est en hausse de 1,2
07:54milliard d'euros.
07:55C'est un des seuls budgets qui augmente.
07:56Et donc, dans un contexte, une fois encore, où nous perdons 180 000 élèves, je le rappelle,
08:02nous avons un budget qui augmente, des moyens qui, globalement, au niveau de l'ensemble de l'enveloppe, augmentent,
08:09des baisses dans certains endroits, mais pas au lycée.
08:11Et dans un contexte, nous perdons 180 000 élèves.
08:14Bon. Ça, c'est la copie de départ.
08:16Maintenant, il va y avoir un débat parlementaire pour pouvoir amender, éventuellement, faire plus, différemment, etc.
08:22Dans un contexte qui devra maintenir l'équilibre global, parce qu'il y a des enjeux aussi de finances publiques,
08:27mais ce débat, il va avoir lieu.
08:28Vous êtes ouvert à une augmentation de plus d'un milliard, deux milliards.
08:32Le gouvernement est ouvert à une augmentation plus importante du budget d'éducation nationale.
08:35Par construction, quand un gouvernement présente un projet de loi de finances, c'est un projet.
08:42Et ensuite, pardon, mais c'est le rôle du Parlement de discuter ce projet, de l'amender,
08:46et de répartir éventuellement différemment l'ensemble des postes de dépenses.
08:50Donc, nous avons fait une première proposition.
08:55Une fois encore, c'est une proposition qui est en augmentation,
08:58dans laquelle on ne touche pas aux effectifs, évidemment, au lycée.
09:02J'aimerais bien, pour vous cacher, plutôt d'ailleurs, les augmenter à l'intérieur de l'envoi global qui est
09:05la nôtre,
09:06parce que c'est encore là que nous avons, une fois encore, des sujets démographiques.
09:08Et donc, les réponses, elles vont être très concrètes et très, j'allais dire, très immédiates,
09:12c'est celle dont je vous ai parlé, et très concrètes dans le budget.
09:15Mais le gouvernement peut refuser certains amendements d'augmentation du budget.
09:17Ce que vous dites, c'est que dans une certaine limite, le gouvernement ne s'opposera pas à des amendements
09:21qui augmentent davantage le budget de l'éducation nationale.
09:22Mais à partir du moment où l'équilibre global est respecté,
09:25c'est-à-dire où on arrive à trouver par ailleurs d'autres sources d'économie, etc.,
09:30sur l'ensemble des postes du budget de l'État,
09:33le débat, il est ouvert.
09:34Une fois encore, le débat est ouvert.
09:37Il faut qu'on fasse attention collectivement, je pense, à toujours s'inscrire dans un État de droit.
09:44Dans un État de droit, quand il y a des revendications qui sont légitimes, on en discute.
09:50C'est ce qu'on a fait, notamment ce matin, ce qui se fait partout en France, c'est ce
09:53que je fais depuis dix jours.
09:55Dans un État de droit, il y a un travail parlementaire, et c'est l'après-midi.
09:59Et dans un État de droit, il y a un travail aussi parlementaire,
10:02qu'on ne peut pas préempter en faisant des grandes annonces,
10:04alors qu'il y a une proposition de budget qui est sur la table,
10:07et qui va évidemment être retravaillée avec le Parlement.
10:09Et c'est important, et c'est très bien.
10:11Il faut que chacun, maintenant, s'empare de ses responsabilités,
10:13aussi parlementaires, en termes de discussion du budget,
10:16pour qu'on puisse précisément amender autant que nécessaire ce budget tous ensemble.
10:20Pourquoi le lycée Réunion-Côte-Denis ?
10:22Et ce n'est pas forcément l'établissement qui s'est le plus mobilisé à Reims ?
10:26D'abord, il y a des établissements qui se sont mobilisés dans toute la France.
10:29Beaucoup d'établissements se sont, j'allais dire, ponctuellement mobilisés.
10:32La plupart des établissements, d'ailleurs, se sont mobilisés ponctuellement,
10:34une journée ou deux journées.
10:37Et ensuite, parce que depuis le début de nos échanges,
10:41je suis déjà allé en lycée générale et technologique.
10:43Je n'étais pas encore forcément allé en lycée professionnelle.
10:46J'observe d'ailleurs que les lycées professionnels ne sont pas toujours mentionnés beaucoup dans la presse.
10:51C'est un point qui est assez récurrent, pas seulement quand il y a des crises,
10:54mais aussi quand on parle du baccalauréat ou des choses comme ça,
10:56alors que ce sont des filières qui sont assez importantes et exceptionnelles
10:59et qui comptent pour notre pays.
11:01Et puis, la troisième chose, c'est que justement,
11:04j'essaie d'appréhender, si vous voulez, la diversité des revendications
11:07dans la diversité des environnements.
11:09Le contexte n'est pas même, selon que vous êtes dans un lycée générale et technologique
11:11de banlieue parisienne, ce qui était le cas lundi,
11:15selon que vous êtes dans un lycée professionnel de province,
11:17ce matin, ils vont parler de leur stage, par exemple, longuement.
11:19Ils n'ont pas tout à fait les mêmes problèmes.
11:21Mais ça aussi, il faut l'entendre.
11:21Il y a à la fois des choses très transversales à cette génération,
11:24puis il y a des problèmes qui sont très ancrés, une fois encore,
11:26dans des réalités de vie quotidienne du lycéen,
11:28et c'est ça qu'il faut changer.
11:29Parce que si à la fin, les lycéens ne voient pas leur vie quotidienne changer,
11:33ils auront l'impression qu'on leur a menti ou qu'on a fait une manœuvre dilatoire.
11:36Et moi, je ne suis pas dans la mode dilatoire, ni dans le mensonge,
11:38ni dans les fausses promesses.
11:39J'apporte des solutions au plus près du terrain et très concrètes.
11:42Pourquoi attendre la fin octobre pour les principales décisions ?
11:46Alors, il y a des décisions qui sont prises dès maintenant,
11:48comme je vous le disais, par exemple sur les remplacements.
11:49Ça, on y travaille en ce moment même.
11:51Il y a des décisions qui demandent un tout petit peu plus de temps
11:54que les chaînes ou les radios d'information en continu.
12:00Quelque chose comme Parcoursup,
12:02qui est un des gros chantiers sur lesquels le Premier ministre
12:04nous a voulu travailler avec le ministre de l'Enseignement supérieur,
12:06il faut forcément quelques jours, quelques semaines,
12:09pour réfléchir à la façon dont nous allons globalement faire évoluer la plateforme.
12:12C'est assez logique.
12:13Parce que derrière tout ça, vous voyez qu'il y a des réglages
12:16et qu'il ne faut pas non plus arriver à une solution inverse.
12:18Je rappelle que Parcoursup a permis d'éviter,
12:20quand même de réduire considérablement,
12:23l'assignation sociale et territoriale
12:25qui préexistait auparavant.
12:26Et donc les gens qui aujourd'hui disent
12:28qu'il suffirait de suivre Parcoursup,
12:29en réalité, ils recréeraient de l'assignation sociale et territoriale.
12:33En revanche, modifier Parcoursup,
12:35l'adapter, travailler sur la transparence,
12:37travailler sur les places à l'issue,
12:38ça sera un vrai travail qui compte,
12:40qui rendra service effectivement à nos élèves.
12:43Ça prend forcément, vous comprendrez,
12:44quelques jours pour que le ministre de l'Enseignement supérieur
12:45puisse faire des propositions qui ne soient pas des propositions en l'air,
12:48mais qui soient des propositions fondées.
12:49Vous recevez cet après-midi les organisations lycéennes.
12:52Que comptez-vous leur dire ?
12:53Nous allons échanger avec le ministre de l'Enseignement supérieur,
12:56précisément sur ces questions de Parcoursup,
12:58sur la question de démocratie lycéenne aussi.
13:00Et puis j'aurai l'occasion de leur expliquer
13:01ce qu'on a également fait sur l'échelle de remplacement,
13:04de manière à ce qu'il y ait un point à la fois d'échange,
13:07et de perspective,
13:08et puis de suivi aussi de ce qu'on s'est dit à semaine dernière.
13:09Pas de grandes annonces.
13:12Vous verrez bien, mais vous savez,
13:14les grandes annonces,
13:15c'est souvent des annonces mensongères.
13:18Quand on répond à des problèmes,
13:20quand on apporte des solutions concrètes
13:22en revendication des IC1,
13:23moi j'entends Parcoursup,
13:25Parcoursup, on s'y est mis.
13:26J'entends Remplacement,
13:28Remplacement, on a un plan d'urgence,
13:29donc j'ai l'occasion de détailler les données précises
13:32d'ici probablement quelques heures ou quelques jours.
13:35J'entends Horaire,
13:37et ça pour le coup c'est un sujet global,
13:38mais sur lequel on a ouvert le chantier.
13:40J'entends On est seul et on n'est pas entendu.
13:44J'ai engagé la refonte de la démocratie scolaire.
13:46Et j'entends le bâti avec les régions,
13:48avec lesquelles on s'est vu hier,
13:49et d'ailleurs on a encore travaillé ce matin ici aussi,
13:52on regarde tout ce qui peut être fait à la fois
13:53en termes d'entretien qui relève des chefs d'établissement
13:56et de rénovation ou de réhabilitation
13:57qui relève des régions.
13:59Donc en fait,
13:59les principales revendications aujourd'hui
14:02elles font l'objet d'un plan d'action
14:04qui est extrêmement précis.
14:05Ensuite leur concrétisation, effectivement,
14:07ça prendra quelques jours
14:08parce qu'il ne faut pas mentir aux gens.
14:10Simplement pour revenir à ce que vous avez dit,
14:12mon confrère,
14:12vous donnez le sentiment de découvrir
14:14certaines de ces problématiques.
14:15Quand vous dites,
14:16j'entends les problématiques
14:17liées au remplacement des enseignants,
14:18c'est un serpent de merde de l'éducation nationale.
14:20Comment expliquer cette nécessité de réagir
14:23comme ça dans l'urgence ?
14:24Il y a deux questions différentes.
14:26D'abord, ça fait effectivement plusieurs années
14:27qu'on s'est attaqué au remplacement.
14:29On a multiplié par trois, par exemple,
14:31le remplacement des absences de courte durée
14:33en l'espace de trois ans.
14:35Personne ne le dit,
14:35c'est deux millions et demi d'heures.
14:39L'année dernière,
14:40par rapport à l'année précédente
14:41ou par rapport à il y a deux ans,
14:41c'est deux millions et demi d'heures
14:42qui ont été remplacées
14:43et qui n'étaient pas remplacées auparavant.
14:45Donc n'allons pas dire que rien n'a été fait.
14:47Il y a un moment,
14:47on ne fait pas non plus, si vous voulez.
14:49Donc il faut objectiver les choses.
14:51Sur le remplacement de courte durée,
14:52il y a deux millions et demi d'heures
14:53qui ont été remplacées
14:54et qui n'étaient pas auparavant
14:54en l'espace de deux ans.
14:56Et donc on y travaille encore.

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