00:10Et nous devons relancer l'appel au rassemblement, tout simplement, de toutes celles et ceux
00:19qui ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale.
00:22Il y a parfois des discussions sur le périmètre de ceux que nous voudrions rassembler, qui,
00:29comment, mais d'où ils viennent, et qu'est-ce qu'ils pensent vraiment, et jusqu'où ils
00:33sont prêts à aller.
00:35Mais dans la situation d'urgence politique dans laquelle nous sommes, moi je dis une
00:39chose simple, il n'y a aucune condition à fixer, il n'y a aucune exclusive à mettre.
00:45Il faut que nous engagions le dialogue tout simplement avec toutes celles et ceux qui
00:50ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale et qui doivent pouvoir dialoguer et travailler
00:56avec nous.
00:56Bien sûr, tout le monde ne pensera pas la même chose du jour au lendemain.
01:02Le niveau de détermination, le niveau de proposition ne sera pas le même chez tout le monde.
01:07Mais est-ce que c'est l'heure de multiplier les conditions ? Moi je crois que c'est l
01:12'heure
01:12au contraire d'ouvrir grand les bras au rassemblement de toutes ces femmes et ces hommes.
01:17Et quand il y a tant de forces qui cherchent à tuer l'espoir, et bien notre responsabilité
01:23c'est de créer l'espoir en leur disant « nous devons dialoguer ensemble, avancer ensemble
01:30et construire des batailles communes ». Et je crois que nous devons le faire avec beaucoup
01:36d'audace.
01:38Évidemment, nous allons travailler à la relance du Front de Gauche. J'ai entendu beaucoup
01:42de choses sur ça. Moi je ne partage pas l'idée que le Front de Gauche est un échec.
01:47Je ne partage pas du tout cette idée-là. Le Front de Gauche a créé un espoir. Les 4 millions
01:53de gens qui ont voté pour le Front de Gauche à l'élection présidentielle existent toujours
01:57et ils n'ont pas changé d'opinion. Et ce n'est pas la politique gouvernementale
02:01qui est menée qui les fait changer d'opinion. Donc il faut les remettre au mouvement. Mais
02:06évidemment, pour y parvenir, il faut relancer le Front de Gauche avec de nouveaux objectifs
02:13adaptés à la situation actuelle. Et c'est ce que nous allons faire à la Réunion, de rentrer
02:18du Front de Gauche qui se tient le 6 septembre à Montreuil. En tout cas, les représentants
02:23du Parti communiste qui seront à cette réunion vont y aller pour tout faire, pour que nous
02:28relancions le Front de Gauche, pour qu'il redémarre, qu'il reprenne le travail qu'il
02:32avait déjà mené dans le pays et qu'il l'engage à une toute autre échelle en s'adressant
02:37tout simplement, comme je l'ai dit, à toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas
02:40dans la politique gouvernementale. C'est vrai qu'il faudra probablement travailler à
02:44deux niveaux, avec ceux qui peuvent avec nous repartir dans le Front de Gauche et puis
02:49d'autres qui ne rejoindront pas le Front de Gauche mais avec lesquels on va
02:52dialoguer socialistes, écologistes, parce qu'ils n'en sont pas encore exactement à
02:57vouloir nous rejoindre, mais qui sont prêts à travailler avec nous. Et je crois que
03:02c'est ça qui compte et c'est ça l'essentiel. Et nous allons mettre évidemment la
03:06sixième République au cœur de cette bataille-là aussi, en plus de tout ce que j'ai dit tout
03:10à l'heure. Parce que nous voulons changer la politique pour demain, mais nous voulons la
03:15changer maintenant dans nos pratiques aussi. Et nous voulons travailler autrement avec tous,
03:20il faudra changer les institutions. Mener une très grande bataille contre la réforme territoriale,
03:25l'improvisation du gouvernement est à son comble, c'est hallucinant. Parce qu'on ne sait même plus,
03:31aujourd'hui, ils avaient annoncé des élections régionales et cantonales en changeant la carte des régions en décembre.
03:38Maintenant, il semble qu'ils sont en train de découvrir que c'est totalement impossible,
03:43puisque le conseil constitutionnel va interdire ça. Donc on ne sait plus si les deux élections vont
03:49avoir lieu en même temps, si elles auront lieu en décembre de l'année prochaine, peut-être en mars
03:54de cette année pour l'une des deux, peut-être les deux en juin. Nous sommes plus personne ne sait,
04:00même au gouvernement, quand vont se tenir les deux élections, dans quel périmètre ? C'est une improvisation
04:05totalement invraisemblable quand on sait qu'il s'agit du tissu démocratique national, quand on sait
04:12qu'il s'agit de ce qui permet de développer le pays. Eh bien nous, nous n'acceptons pas ce
04:18saccage de
04:18nos institutions et de la démocratie. Et nous allons lancer dans la fête de l'humanité une pétition nationale
04:23qui sera présente dans tous les stands de la fête pour exiger la consultation des Français par référendum
04:30sur ces réformes institutionnelles, parce qu'il n'est plus possible d'avancer comme le fait le gouvernement.