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  • il y a 17 heures
Les promoteurs d’une candidature unique de la gauche en 2027 ont annoncé, samedi 15 novembre, la tenue d’une primaire à l’automne 2026. Avec toujours de notables absents : Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et Raphaël Glucksmann qui était de son côté avec François Hollande, Carole Delga et d'autres à l'appel de Bernard Cazeneuve. Le point avec Cyprien Caddeo, journaliste politique à l'Humanité.

0:00 Introduction
0:28 C'est quoi la "gauche unitaire" ?
3:29 Pourquoi LFI, le PCF et Glucksmann sont absents ?
9:45 Combien de candidatures en 2027 ?

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Transcription
00:00Combien y aura-t-il de candidatures de gauche en 2027 ?
00:03Samedi 15 novembre, la gauche dite unitaire, le PS de Fort, les écolotons de Lié, l'après de Clémentine Autain,
00:09Debout de Ruffin et Génération se retrouvaient à Trappes dans les Yvelines.
00:13Dimanche 16, c'est à Pontoise que se sont retrouvés Glucksmann, Cazeneuve, Delga et Hollande.
00:18Absent des deux réunions, Fabien Roussel du PCF et l'insoumis Jean-Luc Mélenchon.
00:22On est avec Cyprien, chef adjoint du service politique pour en parler.
00:26Salut Raph !
00:27Alors déjà, c'est quoi cette gauche dite unitaire ?
00:31Alors la gauche qu'on appelle unitaire, effectivement, que vous avez pu lire des papiers là-dessus,
00:35c'est la gauche qui s'est réunie en juillet à Bagneux pour faire ce qu'on a appelé le
00:39serment de Bagneux.
00:41Bon, c'est un peu pompeux, mais en gros, c'est une gauche qui s'est mise d'accord sur
00:43le principe qu'en 2027,
00:44il fallait une candidature unique à gauche pour tout simplement éviter l'éparpillement des voix
00:49qui, selon eux, ont conduit à l'élimination de la gauche dès le premier tour en 2017 et en 2022.
00:54Là, il est hors de question pour eux que la gauche, encore une fois, rate cette marche.
00:58Et donc, pour eux, il faut absolument une candidature unique.
01:01Et donc, ils se sont actés ce principe.
01:04Et donc là, ce qui s'est passé, c'est qu'ils se sont retrouvés une deuxième fois,
01:07cette fois à Trappes, et ils ont acté que pour désigner ce fameux candidat commun unique
01:12ou candidate de la gauche en 2027, il y aura une primaire entre eux qui aura lieu en automne 2026.
01:18Et ce n'était pas déjà acté, ça, parce qu'ils n'arrêtaient pas d'en parler ?
01:20Oui, alors, ils avaient acté le principe...
01:21En fait, non, ils avaient déjà acté le principe d'un candidat,
01:24mais ils n'avaient pas dit encore comment ils allaient le désigner.
01:27Ils avaient dit en parallèle, on travaille sur une plateforme programmatique.
01:30Il y a encore des commissions qui travaillent sur des volets thématiques en parallèle.
01:33Mais là, ils ont acté le fait que c'est bon, on a un calendrier.
01:37En automne 2026, il y aura des élections.
01:38Alors, le calendrier n'est pas tout à fait précis, parce que, ok, automne 2026,
01:42tu peux noter la date, mais par contre, on ne sait pas encore sous quel mode de scrutin,
01:46qui seront les candidats, je peux y venir tout de suite, si tu veux,
01:50et comment ça va se passer, le périmètre, qui pourra voter,
01:53est-ce que des gens qui n'ont pas la carte, dans aucun parti, pourront voter ?
01:56Enfin, voilà, tout ça est encore indéterminé, et ça sera pour mi-décembre.
01:58Donc là, dans un mois, on en saura beaucoup plus.
02:00Donc là, ils vont lancer le processus, quoi.
02:04Alors déjà, oui, qui sont les candidats ?
02:05Mais est-ce que, du coup, à la fin, ça acte qu'il y aura bien, parmi tous ces gens,
02:09un seul candidat ?
02:10C'est le principe pour lequel ils sont engagés.
02:11Normalement, quand tu es parti par une primaire, tu t'engages à ce que tous les perdants se rangent
02:16du côté de celui ou celle qui a gagné la primaire.
02:20On sait que c'est parfois plus compliqué que ça.
02:23Certains ont mémoire la primaire du Parti Socialiste, en 2016,
02:25où Manuel Valls n'avait pas fait campagne pour Benoît Hamon, par exemple.
02:29Mais il y a d'autres exemples.
02:31En gros, donc là, juste pour te dire qui sont candidats.
02:34Actuellement, il y a trois candidats officiels qui sont Marine Tondelier pour les écologistes,
02:37sachant qu'elle, elle doit d'abord gagner une primaire de son propre parti
02:40pour que son parti la double comme candidate à la candidature à la primaire.
02:44Ça va être un peu compliqué.
02:45Bon, elle va aller à gagner cette primaire.
02:46Elle n'a pas été challengée dans son parti ?
02:47Non, en gros, il y a un peu un illustre inconnu, je suis désolé pour lui,
02:50mais face à elle, il n'y a aucun suspense, elle va gagner.
02:54Donc il y aura Marine Tondelier.
02:55Il y a Clémentine Autain, qui est candidate pour l'après,
02:58qui n'a pas de challenger ou challengers à ce que je sache dans son propre mouvement.
03:02Et François Ruffin, même chose.
03:04Voilà, Olivier Faure est très officieusement candidat,
03:07mais il n'a pas officialisé.
03:08Donc voilà, bon, a priori, il l'est.
03:10Il n'y a pas trop de suspense non plus.
03:12Mais pareil, la question, c'est comment le PS va décider qui sera son candidat.
03:15On ne sait pas aussi s'il peut y avoir plusieurs candidatures par parti.
03:18Par exemple, est-ce que je ne sais pas si Sandrine Rousseau va être candidate,
03:21même si son parti ne l'a pas adoubé, est-ce qu'elle a le droit d'être un agent,
03:24un électron libre ?
03:25Ça, on ne sait pas, en fait.
03:26Tout ça va être déterminé en décembre.
03:29Donc il y avait des gros absents de cette réunion.
03:32Oui.
03:32Il n'y avait pas Fabien Roussel du Parti communiste.
03:34Il n'y avait pas l'insoumis Jean-Luc Mélenchon.
03:36Et il n'y avait pas Raphaël Glucksmann de Place Publique.
03:40Qu'est-ce que leur absence veut dire ?
03:41Alors, elle raconte plusieurs choses.
03:43Alors, il faudrait aller dans le détail de pourquoi ils ne sont pas là
03:46et ils ont chacun leur raison.
03:47Si je vais d'abord sur le global, ce que ça veut dire,
03:49c'est qu'on est quand même dans un processus de primaire
03:52qui veut à la fin avoir un seul candidat pour incarner la gauche.
03:55Et tu en as potentiellement trois qui ne sont pas dans le dispositif
03:57et qui seront peut-être candidats à la fin.
03:58C'est-à-dire que tu peux très bien avoir le candidat de la gauche unie,
04:02Raphaël Glucksmann, puis Jean-Luc Mélenchon, puis Fabien Roussel,
04:05même si ces gens-là n'ont pas encore officialisé leur candidature.
04:07Mais bon, il y a sur Mélenchon, par exemple, il y a peu de suspense.
04:12Mais déjà, il y a un yatus.
04:13C'est-à-dire que le périmètre de l'Union est relativement réduit.
04:17Alors, eux, ce qu'ils espèrent, quand tu leur poses la question des unitaires,
04:19c'est que la dynamique qu'ils vont enclencher va faire qu'à un moment,
04:22ils vont être face à leur responsabilité, ces gens-là.
04:25En tout cas, c'est leur pari.
04:26Ils vont se dire, je ne vais pas me maintenir pour maintenir
04:28s'il y a une dynamique d'Union.
04:30Bon, ça, c'est leur pari à eux.
04:34Restons prudents par rapport à ça,
04:35parce que tout dépendra des sondages, évidemment, aussi.
04:37Donc, si on prend les trucs par tranche,
04:39prenons par ordre d'importance à la dernière présidentielle,
04:42par exemple, Jean-Luc Mélenchon,
04:44il a toujours dit sa même science vis-à-vis des primaires.
04:48Lui, il veut être candidat quoi qu'il arrive.
04:49Donc, il ne prendra aucun risque à se présenter dans un truc qu'il peut perdre.
04:52Je rappelle, par exemple, que la primaire populaire,
04:54je ne sais pas si tu te souviens de ça,
04:55c'est peut-être des expériences en 2021.
04:56Voilà, en 2022, il est arrivé 3e.
04:59Bon, il avait été candidat d'office,
05:01parce qu'on ne lui avait rien demandé,
05:02mais on l'avait comme mis,
05:03enfin, c'était les militants,
05:04enfin, les citoyens qui pouvaient proposer des noms
05:06sans même que les gens soient au courant.
05:07Enfin, c'était un peu le bordel.
05:09Là, c'est quand même un peu plus cadré,
05:10cette primaire-là, qu'on va avoir l'an prochain.
05:12Mais en tout cas, Mélenchon, il n'aime pas les primaires,
05:14il dit que c'est des machines à perdre.
05:15Et surtout, il dit, mais moi, je...
05:16Enfin, tous les insoumis disent ça,
05:18ils disent, mais personne ne croit que si, par exemple,
05:21non Gagnon,
05:21Olivier Faure va faire campagne pour nous.
05:23Et inversement, on ne fera pas campagne pour les socialistes
05:25si c'est les socialistes qui gagnent la primaire.
05:26Donc, déjà, ils ne sont pas d'accord sur le principe.
05:27J'ai fait plus de 20%, je suis légitime aussi.
05:29Voilà.
05:29Et par ailleurs, c'est exactement le même argument
05:31qu'utilise Raphaël Glucksmann,
05:32en disant, mais moi, par exemple,
05:33je ne vais pas dans une primaire
05:35qui pourrait me conduire, si je perds,
05:36à faire campagne pour des idées qui ne sont pas les miennes.
05:38Ce qui paraît être honnête,
05:40comme au moins, comme...
05:41Tu vois, je préfère qu'il dise ça maintenant,
05:42qu'il fasse la primaire,
05:43et puis après qu'il travaille derrière.
05:44Au moins, c'est clair.
05:46Donc, voilà.
05:47Et d'ailleurs, même au sein du périmètre des unitaires,
05:50il y a des gens qui se disent...
05:52Qui doutent un peu, par exemple,
05:53du fait que, admettons que les écologistes l'emportent,
05:56est-ce que le Parti Socialiste
05:57accepterait de se mettre derrière les écologistes,
05:58sachant qu'ils ne l'ont jamais fait,
06:01qu'ils ont toujours eu un candidat ?
06:02Bref, voilà.
06:03Il y a des gens qui sont encore dans la méfiance.
06:04Je veux dire, tout est pas...
06:05Il n'y a pas que des certitudes autour de cette primaire,
06:06il faut quand même le dire.
06:08Donc, Mélenchon, c'est hors de question.
06:10Glucksmann, même chose.
06:12Il veut faire son propre chemin.
06:14Tu l'as dit, il y avait...
06:15Oui, tu l'as dit en introduction,
06:16il y a eu une deuxième réunion de la gauche, en fait,
06:18ce week-end, qui était la réunion,
06:20qui était à Pontoise, à Sergi-Pontoise, cette fois,
06:23de Raphaël Glucksmann.
06:25Et enfin, de Raphaël Glucksmann,
06:26et de Bernard Cazeneuve, ensemble, en gros.
06:28Il y avait Hollande aussi.
06:29Il y avait François Hollande, il y avait Carole Delgar.
06:31En gros, c'était le rassemblement
06:32de l'aile droite du PS jusqu'à Glucksmann, quoi.
06:34Il était aussi présent, pour info,
06:36Philippe Haglion ou Agion, je ne sais plus comment on dit,
06:37mais le prix Nobel de l'économie,
06:39qui est un peu l'anti-Zuchmanien,
06:41un économiste plutôt libéral.
06:43Qui a bossé sur le programme de Macron.
06:44Qui a bossé sur le programme de Macron, voilà.
06:46Il était présent à ce rassemblement-là.
06:48Et donc, en gros, c'était un peu le rassemblement
06:52de la droite du PS jusqu'à Glucksmann.
06:54Et la présence de François...
06:55Alors, il n'y a pas eu d'union actée
06:57entre Cazeneuve et Glucksmann,
06:58parce que Cazeneuve a toujours ses ambitions.
07:00À lui, il n'est pas prêt de se...
07:02Enfin, ni l'un ni l'autre ne veut se dissoudre
07:04dans l'autre, quoi, dans Cazeneuve.
07:06Donc, il y a toujours une réalité.
07:07Mais c'est la première fois qu'ils s'affichent ensemble.
07:09Donc, il y a quand même un pôle qui commence à se constituer.
07:12Et la présence de François Hollande et de Carole Delga,
07:14elle dit deux choses.
07:14Un, qu'il préfère plutôt regarder de ce côté-là
07:17que de regarder du côté de la primaire des unitaires.
07:19Et que si ça tenait Carole Delga, par exemple,
07:22ce serait clairement Raphaël Glucksmann
07:23et ce ne serait pas Olivier Faure
07:25au sein d'une candidature unitaire.
07:29Donc, voilà.
07:30Donc, ça montre que, y compris au PS,
07:32il y a des gens qui sont quand même plus en train de regarder
07:33du côté de soit Cazeneuve, soit Glucksmann.
07:37Plutôt que de regarder du côté de la primaire.
07:38Oui, là aussi, ça met une division au sein du PS
07:42entre le PS d'Olivier Faure
07:43et le PS de François Hollande,
07:46le PS de Carole.
07:47C'est là où les socialistes proches de Faure
07:49te disent que le Congrès a tranché la question.
07:51Mais le Congrès qui a eu lieu l'an dernier,
07:53enfin, pas l'an dernier,
07:54un peu plus tôt dans l'année, pardon,
07:56au sein du PS,
07:57et que Faure a gagné, mais de peu.
07:58Contre Nicolas Maillard au signal.
07:59Exactement.
08:00Et en fait, tu te rends compte que ça n'a pas tranché grand-chose
08:02parce qu'il a gagné justement de peu
08:03et que le camp plutôt proche d'une candidature,
08:07enfin, qui n'est pas pour l'Union,
08:08qui est pour une candidature sociale démocrate,
08:09qui pourrait être incarnée par Glucksmann, du coup,
08:11ou Cazeneuve,
08:12lui, il n'est toujours pas convaincu.
08:14Donc, effectivement, ça raconte ça.
08:16Et donc, pour terminer sur les absents,
08:17de ce que tu l'as dit tout à l'heure,
08:18il y a évidemment Fabien Roussel qui est absent aussi,
08:20du Parti communiste français.
08:22Lui, c'est en gros, sa position,
08:23de toute façon, il est bien trop tôt
08:24pour discuter de la présidentielle.
08:27Il n'est pas officiellement candidat non plus.
08:29Il y a un congrès, par ailleurs,
08:30pour le Parti communiste,
08:31qui doit aussi se pencher sur la question l'année prochaine.
08:34En gros, sa ligne, c'est...
08:35En fait, les gars, il y a les municipales,
08:37pour l'instant,
08:38il y a des débats déjà d'union au sein des municipales
08:40qui se posent différemment
08:41parce que le local, il y a des enjeux locaux.
08:44Mais réussissons les municipales
08:45parce que si on foire les municipales,
08:46de toute façon, on n'est pas crédible.
08:47Donc, réussissons les municipales
08:48et après, on verra pour la présidentielle.
08:50Pour l'instant, le Parti communiste
08:51a fait la chaise vide
08:52pour ce qui est de toutes les démarches d'union,
08:56notamment celle de Bagneux
08:57parce que, bon,
08:58Glucksmann, il n'y a aucune cohérence idéologique
09:01entre le PCF et Glucksmann.
09:02Donc, il n'y a aucune chance qu'ils aillent là.
09:03Là-bas, c'est plutôt Bagneux,
09:04le périmètre où ils sont attendus.
09:06Et d'ailleurs, il y a eu plusieurs appels ce samedi.
09:07Bon, les communistes, rejoignez-nous.
09:09Voilà.
09:10Au nom de l'antifascisme, etc.
09:11Du réflexe d'éviter que l'extra-droite l'emporte.
09:14Ce qui n'est pas arrivé du côté de Pontoise, je suppose.
09:16Ce qui n'est pas arrivé...
09:17S'il n'y a pas eu d'appel du côté de Pontoise.
09:18S'il n'y a pas eu d'appel, non,
09:20dans ce tagabie-là.
09:21Même s'ils disent aussi
09:23qu'ils veulent battre l'extra-droite, évidemment.
09:25Mais voilà.
09:26Donc, pour l'instant,
09:27le Parti communiste, en gros,
09:28attend le passé des municipales.
09:30Il n'est pas hyper chaud
09:31à l'idée des primaires.
09:33Et par exemple,
09:33dans le papier que j'ai fait,
09:34que tu as montré à l'écran hier,
09:36il y a Igor Zamiquel,
09:37qui est la direction nationale du Parti communiste,
09:38qui m'a répondu
09:39que pour l'instant,
09:40il préfère avoir un débat sur deux projets
09:42plutôt qu'un débat de personnes.
09:47de la gauche en 2017 ?
09:49Plus d'une.
09:50A priori, je ne vois pas de scénario
09:52où il y aurait un seul candidat.
09:53De toute façon, ça n'existe pas.
09:55Au moins deux, j'ai envie de te dire.
09:57Et peut-être plus.
10:01Parce qu'il y a un autre truc à dire aussi.
10:02Je sors un peu de ta question,
10:03mais ça me paraît important.
10:04C'est ce qui fait partie du calcul aussi
10:07de Mélenchon et de Glucksmann, je pense.
10:09C'est que là, on parle d'automne 2026.
10:11D'accord ?
10:12Pour déterminer le candidat unique de Bagneux,
10:15des unitaires.
10:16Ça veut dire que leur candidat,
10:18une fois qu'il sera élu,
10:19il aura, ou la candidate,
10:20elle aura quelques mois de campagne.
10:23Entre, en gros, je peux mettre,
10:24admettons que c'est octobre 2026,
10:26il reste novembre, décembre,
10:27et l'élection est en avril.
10:29Là où Jean-Luc Mélenchon,
10:30même s'il n'est pas officiellement candidat,
10:31est quand même en campagne
10:32depuis, limite depuis la présidentielle 2022,
10:34j'ai envie de dire.
10:36Et Glucksmann, il est pareil,
10:37en campagne depuis les européennes, en fait.
10:39Donc, ça veut dire que ces gens-là,
10:40ils auront de l'avance de campagne
10:42sur le candidat.
10:43Et par exemple, si on prend,
10:44alors les sondages,
10:45il faut les prendre avec des pincettes, etc.
10:46Mais là, les absents dont on a parlé,
10:49Glucksmann, Mélenchon, AE2,
10:50dans les sondages actuels,
10:51c'est quasiment 25% des voix.
10:52Tu rajoutes les 3-4% de sondages de Roussel,
10:55on est quasiment à 30.
10:56C'est-à-dire que là,
10:57tu as 30% des voix qui sont absents
10:58du périmètre de la primaire unitaire.
11:00Donc, ça veut dire qu'il y a un retard énorme
11:02à attraper pour,
11:04quelle que soit la personne d'ailleurs
11:05qui l'emporte au sein de la primaire de Bagneux.
11:12Et par ailleurs,
11:13bon, alors eux, ils te répondent
11:14qu'il y aura une dynamique
11:15à partir du moment où la primaire s'enclenchera.
11:17De toute façon, il y aura une dynamique
11:18et ça va faire monter le sondage.
11:19C'est vrai que les sondages dont on parle
11:20sont faits sans dynamique du côté des unitaires.
11:23Chacun est un peu en campagne de son côté.
11:25Quand on voit Ruffin qui enchaîne les plateaux
11:27et Tondelier aussi.
11:29Oui, bien sûr.
11:29Ils sont déjà en train de faire la campagne.
11:30Oui, ils sont déjà.
11:31De toute façon, ceux qui se sont dit candidats assez tôt
11:33sont déjà en campagne.
11:35Mais bon, forcément, il n'y aura qu'un gagnant
11:37dans cette primaire.
11:38Donc, à un moment, là, qu'ils sont...
11:40Enfin, voilà, encore une fois,
11:41on ne saura qu'en automne.
11:42Moi, ça me fait...
11:43Même s'il y a plein de choses différentes,
11:44mais si on reprend l'exemple de la primaire populaire
11:46qui était en 2026...
11:48En 2026, pas du tout.
11:48En 2021-2022,
11:50qui était portée cette fois par des citoyens
11:52qui désespéraient d'avoir une candidature unique
11:55parce que ça, c'est un élément
11:56qu'il faut quand même garder en tête.
11:58Là, c'est un sondage qui se confirme
12:00de sondage en sondage.
12:0170% des gens qui ont voté
12:02pour le nouveau front populaire en 2024
12:05veulent une candidature unique.
12:06Donc, les électeurs de gauche,
12:08dans leur grande majorité,
12:10ont une envie d'union.
12:12Après, bon, quelle union, quel périmètre ?
12:14C'est toujours un peu la question,
12:15mais sur le principe, ils veulent de l'union.
12:16Donc ça, c'est un peu un élément
12:18que brandissent les unitaires.
12:20Et au moment de la primaire populaire,
12:22il y avait déjà ça en 2021-2022,
12:23les gens désespéraient d'avoir une candidature unique.
12:27Et c'était à ça que devait servir
12:28la primaire populaire.
12:29Donc ça avait été fait dans le dos des partis,
12:30en les contournant,
12:31en leur temps dans le bras plus ou moins.
12:33Résultat, tu avais eu Taubira
12:33qui avait été élue,
12:36sachant qu'elle n'avait pas de militants,
12:38pas de partis.
12:38Et résultat, elle n'avait même pas réussi
12:39à avoir les 500 signatures.
12:41Et elle avait fini par dire,
12:42votez Mélenchon.
12:43Parce qu'en gros, vote utile,
12:44votez pour le premier.
12:47Donc, c'était un peu n'importe quoi.
12:48Et surtout, elle arrivait,
12:49elle était candidate désignée en février.
12:51Ou en janvier, je ne sais plus,
12:52mais enfin, c'était très tard.
12:53Et donc, les gens étaient déjà partis,
12:54les sondages étaient super hauts.
12:56Donc, c'est ça le truc.
12:57C'est pas loin de ce qui risque
12:58de se reproduire du coup
12:59avec la primaire unitaire.
13:00Parce que c'est fini en novembre.
13:01Sur le calendrier, en tout cas,
13:02ça leur laisse peu de temps
13:03pour faire campagne
13:03et rattraper les autres
13:04qui auront eux dans les pattes
13:05des mois et des mois de campagne déjà,
13:07des sondages qui les ont déjà testés.
13:10La différence, c'est que cette fois,
13:11c'est quand même organisé par les partis.
13:12Donc, le scénario
13:13où la personne qui gagne la primaire
13:14n'aurait pas des 500 signatures
13:16est quand même à peu près impossible.
13:18Là, je pense qu'à partir du moment,
13:19on a quand même le PS,
13:20les écologistes ont le lot.
13:22Tu auras des 500 maires socialistes
13:24ou écologistes qui vont signer.
13:25Il n'y aura pas de souci.
13:26Mais bon, c'est une question d'agenda.
13:29Moi, je me dis,
13:29ils prennent du retard
13:30et je pense que dans le calcul
13:31de Glucksmann comme de Mélenchon,
13:33il y a ça.
13:33C'est-à-dire, allez-y,
13:34épuisez-vous dans une primaire.
13:35Nous, on fait campagne tranquillement.
13:36Personne ne nous emmerde.
13:37Allez-y, quoi.
13:38OK.
13:39Eh bien, merci beaucoup, Cyprien.
13:40Ouais, bref,
13:41on n'est pas sorti des ronces.
13:41C'est ça, la conclusion.
13:43Très bonne conclusion
13:44qui pourrait être renouvelée
13:46très fréquemment.
13:47Oui, tout à fait.
13:47Sous-titrage Société Radio-Canada

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