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  • il y a 21 minutes
Dans le cadre des travaux budgétaires, le Premier ministre a reçu, ce mercredi, les représentants du PS, du PCF et des écologistes. Ces derniers sont sortis dépités de Matignon. On fait le point avec Cyprien Caddeo et Emilio Meslet, journalistes politique à l'Humanité.

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Transcription
00:00Concrètement, hier pour vous situer, Sébastien Lecornu, dans le cadre des consultations avec les différents groupes parlementaires et partis qui
00:07sont représentés au Parlement,
00:08a reçu les écologistes, les socialistes, les communistes et le Rassemblement National.
00:13C'était sa journée d'hier. Il avait reçu avant les gens du socle commun, quelques jours avant.
00:19Et les insoumis, je vous le dis tout de suite, les insoumis étaient conviés aussi, ils ont refusé, on dit
00:22on ne négocie pas avec les macronistes,
00:24ils ont décliné l'invitation, donc ils n'étaient pas à Matignon de leur propre chef.
00:28Qu'est-ce qu'on retient de cette journée finalement, Emilio ?
00:32Qu'on est dans un jour sans fin depuis encore un an et demi, qu'à chaque fois c'est
00:37le même sketch.
00:38Un Premier ministre qui a perdu les élections est nommé par Emmanuel Macron,
00:43qui rejoue le même sketch de « il faut une rupture, un changement de méthode », y compris sur le
00:47fond.
00:48Je ne vous cite pas Barnier et Bayrou qui ont dit à peu près la même chose, maintenant c'est
00:51Lecornu.
00:51Et on se retrouve encore dans une séquence de consultations des organisations syndicales, des organisations politiques,
01:00qui aboutit au même micro-tendu à la sortie de Matignon.
01:03On ne sait pas où ils vont, nous on est venus dire ce qu'on voulait, on n'a pas
01:07eu de réponse en face.
01:08Et voilà, ça recommence, ça dit à Metternam.
01:10– Justement, on va écouter peut-être celui qui était le plus scruté de tous, c'est-à-dire, à
01:16gauche en tout cas, c'est-à-dire le PS,
01:17puisqu'on avait la question, le PS c'est un peu le parti que les macronistes rêvent de pouvoir décrocher
01:22dans un pacte de non-censure.
01:24On va écouter Olivier Faure à la sortie de Matignon.
01:26– Qu'il s'agisse à la fois de chercher des économies dans les poches de celles et ceux qui
01:31ont les moyens de s'offrir,
01:34qu'il s'agisse aussi de rendre du poids d'achat aux Françaises et aux Français,
01:38et à la veille d'un grand mouvement social, je crois que le message que nous devions porter ce matin,
01:42c'était de dire que les Français doivent voir leur vie changer,
01:46et pas simplement se retrouver avec une équation comme celle qu'on a connue précédemment avec François Bayrou.
01:52Nous avons évidemment plaidé le fait qu'avec le départ de François Bayrou, c'est toute la copie de François
01:57Bayrou qui devait tomber.
01:58Maintenant, le Premier ministre est resté très flou sur cette intention, il continue à consulter,
02:03et nous n'avons pas, à un moment où on se parle, la moindre indication de ce qu'il ferait,
02:08et donc nous restons évidemment très prudents sur ce qui pourrait se passer.
02:12Nous lui avons dit très clairement que s'il était là pour refaire François Bayrou,
02:19où les mêmes causes produiraient les mêmes effets, et que nous censurerions dès l'entrée de la discussion de politique
02:27générale, pour faire clair.
02:29Voilà, donc Olivier Faure a flanqué Boris Vallaud et Patrick Kianner, et Jonas Roland,
02:34donc chef du groupe à l'Assemblée au Sénat et porte-parole.
02:39Non, numéro 2.
02:40Numéro 2, pardon.
02:41Ok, pardon, excuse-moi, numéro 2.
02:43Et donc maire de Nantes aussi, Jonas Roland.
02:46Bon, donc là, je ne vous fais pas les sorties de matignon de tous les partis de gauche,
02:50parce qu'ils disent à peu près tous la même chose, c'est tous...
02:53Bon, on a dit nos exigences, elles ne seront pas sans illusion.
02:57Alors je crois que c'est la phrase de Marine Tondelier, c'est j'ai passé l'âge de croire
02:59au Père Noël,
03:00mais j'y vais parce que courtoisie républicaine, on ne fait pas la chaise vide, quoi, en gros.
03:06Les communistes ont dit pareil, que c'était un peu un leurre, ces négociations pour eux,
03:09mais ils y vont quand même pour dire ce qu'ils veulent.
03:13Là, en gros, c'est quoi, pour Matignon, c'est quoi qu'ils jouent ?
03:15C'est une mise en scène de dire, on a essayé de négocier,
03:18de toute façon, ils sont trop exigeants, donc on retombe sur les bonnes bases,
03:23ce que le commun...
03:24On est encore dans une séquence de théâtre,
03:26c'est-à-dire que chacun joue son rôle et reste dans ses postures.
03:30À la fois, les macronistes qui veulent donner un semblant d'ouverture
03:35pour montrer qu'ils sont à l'écoute,
03:36et de l'autre côté, des oppositions,
03:38soit qu'ils décident que, comme la France insoumise,
03:41que de toute façon, le problème n'est pas à Matignon,
03:42donc ils n'y vont pas, mais que le problème est à l'Elysée,
03:44donc de toute façon, ils ciblent Macron pour avoir sa destitution,
03:47ce qu'ils n'auront pas, a priori, voire sa démission,
03:50en accentuant la pression, notamment grâce aux mouvements sociaux.
03:52Et de l'autre côté, des oppositions,
03:54d'autres de gauche notamment,
03:56qui se disent que, dans le récit médiatique,
03:59il faut aller porter des propositions à Matignon,
04:02mais sortir, faire les mêmes micros tendus,
04:04pour dire que, de toute façon, ils sont arc-boutés et ne veulent rien,
04:07pour faire porter aux macronistes la charge de l'immobilisme.
04:11En gros, les concessions, ce n'est pas la gauche qui refuse de les faire,
04:15c'est les macronistes qui refusent d'amender leur budget.
04:17Donc, en fait, on est dans une bataille de communication,
04:18c'est une bataille de récits qu'ils sont en train de se jouer.
04:20Et alors, parce qu'on a souvent dit que la nomination de Le Cornu
04:23a été une tentative de désamorcer en partie le 10 septembre,
04:28ce qui n'a pas fonctionné des masses,
04:30le fait qu'ils maintiennent le flou dans une séquence
04:32qui se prolonge, du coup, avec le 18 aujourd'hui
04:34et la manifestation de l'inter-sindical,
04:36est-ce que tu penses que c'est aussi une tentative
04:39de ne pas trop prendre deux coups ?
04:41Parce que si un gouvernement avait été nommé, genre le 16 par exemple,
04:43le 17, il aurait été en première ligne,
04:45est-ce que tout le monde est un peu épargné par le fait
04:47que Le Cornu est tout seul dans une espèce d'entre-deux flottants ?
04:51C'est vraiment compliqué d'y voir clair.
04:53Je ne sais pas toi ce que tu en penses,
04:54mais c'est quand même assez compliqué.
04:56Parce qu'en fait, là, on sait très bien qu'on entre dans une séquence
05:00où on n'aura a priori pas de gouvernement d'ici une semaine.
05:03Parce qu'il y a Macron, de toute façon, qui va à New York
05:05pour reconnaître l'état de Palestine aux Nations Unies.
05:10Et donc, là, on va rester juste avec Sébastien Le Cornu,
05:14avec des ministres, des missionnaires qui, je le rappelle,
05:16ne sont pas soumis au contrôle du Parlement
05:18et donc ne sont pas responsables de leurs actes devant le Parlement
05:21puisqu'ils sont de fait des missionnaires et en charge des affaires courantes.
05:25Et donc, on a Le Cornu au milieu qui essaie d'éviter de perdre trop de plumes.
05:35Oui, c'est d'autant plus paradoxal qu'en fait, il n'est même pas en première ligne
05:40parce que les gens ne le connaissent pas.
05:41Il n'a quasiment pas pris la parole.
05:43Il n'y a pas eu de grand moment médiatique autour de Le Cornu,
05:45si ce n'est la prise de passation de pouvoir.
05:46Mais elle était assez courte.
05:48Il y a eu un entretien rapide ce week-end, quand même,
05:50dans les colonnes de la presse, de la PQR, de la presse régionale,
05:54où il n'a pas annoncé grand-chose, où il a simplement retiré les deux jours fériés,
05:59la suspension de deux jours fériés.
06:03Et il a dit que le conclave, il n'y aurait pas de nouveau conclave sur les retraites.
06:05Donc, en fait, on a l'impression qu'il recommence la même chose.
06:07Alors qu'il avait dit qu'il était prêt à ouvrir la porte trois jours avant sur les retraites.
06:10Alors qu'il y avait la rumeur qui courait potentiellement.
06:12Par contre, il a fermé la porte à cette rumeur-là.
06:14Mais je viens, avant de parler des jours fériés,
06:17on va écouter Sophie Binet qui en parlait ce matin au micro de France Info.
06:21Sur la question des ministres démissionnaires, c'est un peu intéressant
06:23parce que là, typiquement, on a quand même un ministre en charge du maintien de l'ordre
06:27sur cette journée particulièrement du 18, qui est Bruno Retailleau
06:31et qui est un ministre démissionnaire,
06:32mais qu'on a quand même beaucoup vu dans les médias pour quelqu'un qui est démissionnaire
06:35puisqu'il a fait le tour des popotes pour expliquer que tout allait bien se passer,
06:38ma bonne dame, on va garder la sécurité.
06:41Il n'y aura pas de débordement, il n'y aura pas de casseur, etc.
06:44Et donc là, si jamais il y a des débordements et des répressions
06:47et vu des images qu'on a vues depuis ce matin,
06:50ce qui était déjà le 4-10, exactement,
06:52il ne rendait compte à personne, si ce n'est à Macron.
06:55Bah ouais.
06:56En fait, il n'est pas, il est normalement,
06:58enfin déjà, il n'a pas, théoriquement, si on suit la Constitution,
07:03en fait, il y a un flou, en fait, sur l'encadrement des gouvernements démissionnaires,
07:07mais normalement, il n'aurait pas à porter dans les médias de parole politique.
07:10Lui, il est là pour gérer les affaires courantes.
07:12C'est-à-dire qu'il y a des dossiers qui arrivent et qui doivent être gérés immédiatement,
07:15sur lesquels on ne peut pas attendre,
07:16et donc il faut les gérer.
07:17C'est-à-dire qu'il n'a pas de décision politique à prendre,
07:19normalement, il n'a pas de discours politique à porter en tant que ministre.
07:22En fait, il devient presque un haut fonctionnaire, en théorie.
07:24C'est vraiment, il est là pour gérer ce qu'il a à gérer.
07:26Et donc, déjà, il y a une problématique ici.
07:28Et ensuite, il y a une problématique démocratique,
07:30qui est quand même celle d'avoir des ministres...
07:32C'est comme ça que fonctionne l'équilibre des pouvoirs.
07:34Il y a un exécutif, un pouvoir législatif, un pouvoir judiciaire,
07:37et en gros, les trois pouvoirs se contrôlent les uns les autres.
07:39En théorie, en tout cas.
07:40En théorie.
07:40Ça prendrait ça la cinquième.
07:42Dans la Ve République, c'est parfois un peu plus compliqué.
07:44Mais en tout cas, là, le pouvoir législatif ne peut pas demander de compte au pouvoir exécutif,
07:49si ce n'est à Le Cornu.
07:52Après, Le Cornu, il a autorité, normalement, même sur un ministre démissionnaire.
07:55Donc, en fait, s'il y a des comptes à demander, c'est à Le Cornu.
07:57Mais il n'y a pas, a priori, de question au gouvernement d'ici début octobre.
08:02Donc, en fait, on est quand même dans un trou démocratique,
08:06dans lequel il y a quand même des enjeux assez forts,
08:08puisqu'il y a des gens qui vont dans la rue qui contestent.
08:10Il y a les maintiens de l'ordre.
08:12Il y a une vidéo, on la verra, j'imagine, tout à l'heure,
08:14qui circule sur ce qui s'est passé ce matin à Marseille.
08:19Et on risque de les voir se multiplier.
08:22On la remontrera tout à l'heure, si on y a besoin.
08:24Mais en gros, là, c'est Loopsider, le média vidéo,
08:27qui a filmé ça ce matin à Marseille.
08:28C'est les images de l'AFP ?
08:29C'est les images de l'AFP ?
08:30Ah oui, pardon, images d'AFP, je ne l'avais pas vue.
08:31Donc, oui, c'est Loopsider qui reprend ça.
08:34Et hop, je vais mettre le son.
08:35Casse-toi !
08:36Casse-toi !
08:37Casse-toi !
08:38Casse-toi !
08:39Casse-toi !
08:39Casse-toi !
08:39Casse-toi !
08:40Casse-toi !
08:41Casse-toi !
08:42Casse-toi !
08:43C'était assez rapide, mais voilà.
08:46En gros, c'est le traitement de la force de l'ordre
08:49avec des manifestantes qui, en plus,
08:50visiblement, n'est pas menaçantes, a priori.
08:52Une jeune femme avec un sac à main.
08:55Malheureux, tu as dit force de l'ordre à l'humanité.
08:56J'ai dit force de l'ordre.
08:57Pardon, les policiers.
09:01Non, non, oui, donc, effectivement,
09:02les forces du maintien de l'ordre bourgeois,
09:05si tu préfères.
09:07Donc, voilà, effectivement, là, c'est pour montrer
09:09qu'effectivement, là, il y a peut-être des comptes
09:11à rendre de la part de Beauvau.
09:14Oui, je reviens sur ce que tu m'as dit
09:16sur les jours fériés tout à l'heure.
09:17Donc, le Coran nu a annoncé, renoncé à l'annonce fracassante
09:23qui était le déclencheur, d'ailleurs, de Bloquantou,
09:27c'est-à-dire les suppressions de deux jours fériés
09:30pour, au nom du budget, et de gagner de l'argent.
09:35J'ai quand même entendu des gens qui...
09:37Parce qu'on a parlé, on a dit, c'est un renoncement,
09:39entre guillemets, une concession du gouvernement
09:42pour calmer la colère.
09:44Moi, j'ai eu l'impression, et notamment,
09:46c'est pas la France entière, mais notamment
09:48la fête de l'humanité, par exemple, on a entendu pas mal de personnes
09:50dire, qui sont des militants, qui probablement sont
09:52mobilisés aujourd'hui, dire, mais non,
09:54au contraire, ça nous galvanise, parce que s'ils renoncent sur ça,
09:56c'est que c'est déjà une victoire du 10 septembre.
09:58Donc, en fait, ce qui est censé être un truc pour calmer,
10:00finalement, ça peut être un...
10:03interprété comme une victoire,
10:04et donc pousser le mouvement à aller plus loin.
10:07C'est une des possibilités.
10:08De toute façon, il y a deux lectures. Il y a celle du gouvernement,
10:10qui, de toute façon, eux, ils espèrent lâcher des trucs
10:11en espérant relâcher la pression.
10:14Le rôle, notamment des partis de gauche
10:16et des organisations syndicales, c'est de tenir le contre-discours.
10:19C'est-à-dire que, regardez, vous aviez à peine bougé
10:20que, un, vous n'aviez pas encore bougé
10:22que Bayrou se fière acquérir
10:26parce qu'il sait
10:26qu'il y passera pas de budget, et que,
10:28à la fin, il avait quand même
10:30peur de la mobilisation du 10.
10:32Et de l'autre, le cornu à peine nommé,
10:34et le 10 tout juste passé,
10:36retire... Alors, c'est pas grand-chose.
10:38En réalité, tout le monde pense que
10:40ça faisait partie de la négo
10:41au départ de mettre ses deux jours fériés
10:43et de le retirer, parce qu'en réalité, ça coûte pas grand-chose.
10:45Il y a toujours des mesures chiffon rouge dans les budgets
10:47pour faire croire qu'on négocie,
10:48et en fait, on retire
10:51après pour dire, regardez, on fait des concessions.
10:53On ne coupe pas le bras, on ne coupera que l'avant-bras.
10:56Pour l'instant, il a...
10:57En fait, il n'a pas beaucoup de cartes en main,
10:58Sabastien Lecornu, c'est surtout ça.
11:00C'est que, en fait, il va être tiraillé
11:03entre, d'un côté,
11:04les LR qui veulent plus de rigueur budgétaire,
11:07et il le répète, on le voit avec la taxe...
11:09Le débat qui se cristallise autour de la taxe Zuckmann
11:11pour les LR, c'est niais.
11:13Donc, s'il fait la moindre concession,
11:14il perd ce boulot de son gouvernement.
11:17Mais il sait que pour tenir,
11:18il a besoin quand même d'une non-censure
11:19à minima des socialistes,
11:22et donc, il doit leur faire des concessions,
11:23notamment fiscales,
11:24et donc, il est emmerdé.
11:25Et donc, pour l'instant,
11:25le seul truc qu'il a trouvé lâché, c'est ça.
11:27Parce qu'en fait, c'est le truc
11:28qu'il fâchait tout le monde
11:29et qu'il ne contentait personne.
11:30Même la droite, on ne voulait pas.
11:31Enfin, il disait, en fait,
11:32les gens, quand on travaille,
11:35on est payé.
11:36Donc, en fait, ça ne peut pas être
11:37suppression des jours fériés
11:37et sans augmentation de salaire.
11:39C'est quand même...
11:40Oui, non, bien sûr.
11:41Et alors, là, tu dis,
11:43au moins, rachet à non-censure de la gauche.
11:44Après, il y a un autre parti
11:46qu'on n'a pas abordé
11:46qui a été reçu aussi hier à Matignon,
11:48c'est le Rassemblement National.
11:51On a envie de dire,
11:52si la gauche...
11:53Enfin, s'ils ne sont prêts
11:54à aucune concession à gauche,
11:56ils vont être obligés, entre guillemets,
11:58mais ils ne sont pas non plus contraints
11:59et forcés.
11:59Ils le font assez tranquillement
12:01de s'appuyer sur l'ERN.
12:03Mais l'ERN n'est peut-être pas
12:05la même béquille qu'elle l'était
12:07sous Bérou ou sous Barnier.
12:08En fait, il y a une différence majeure
12:10qui a changé à la fin de l'été,
12:12c'est qu'Emmanuel Macron,
12:13il est réarmé constitutionnellement.
12:15C'est-à-dire qu'il peut à nouveau
12:17dissoudre l'Assemblée Nationale,
12:18ce qui n'était pas le cas pendant un an,
12:19parce que quand il a dissous
12:20le soir du 9 juin,
12:21le soir des Européennes 2024,
12:23à partir de là,
12:23il avait un an dans lequel
12:24il était obligé de faire
12:26avec l'Assemblée Nationale
12:27telle qu'elle avait été élue.
12:27Il ne pouvait pas redissoudre
12:29depuis le début de l'été.
12:30Maintenant, c'est à nouveau possible.
12:32Donc, l'ERN, eux, ce qu'ils veulent,
12:34c'est une dissolution,
12:35parce qu'ils se rappellent
12:35que la dernière fois,
12:36il y a eu le Front Républicain
12:37qui les a empêchés
12:38d'avoir une majorité
12:39pour gouverner le pays.
12:40Ils se disent que le Front Républicain,
12:42cette fois, il tiendra moins bien.
12:43Et ils veulent, en gros,
12:44organiser des élections.
12:46Jusque-là, ils négociaient
12:47avec Barnier, avec Bayrou,
12:49en disant même
12:49qu'ils voulaient déjà bien
12:50Sébastien Lecornu,
12:51parce que lui, il leur parlait.
12:52D'ailleurs, on se rappelle,
12:54c'était Libé qui avait sorti
12:55ces fameuses affaires,
12:56les fameux dîners avec Thierry Solaire,
12:59qui était comme agent de liaison
13:00entre l'extrême droite et la Macronie,
13:01où Sébastien Lecornu était invité.
13:03Des relations de courtoisie
13:04entre Lecornu et l'ERN.
13:06Sauf que maintenant,
13:07l'ERN veut des élections,
13:08que ce soit une élection législative
13:11pour envoyer Bardella à Matignon,
13:14ils l'ont redit,
13:15lors de leur meeting
13:16ce week-end à Bordeaux,
13:17soit pour une élection présidentielle,
13:21si Emmanuel Macron venait à démissionner.
13:23Ça, c'est les deux options.
13:24Mais en tout cas,
13:24eux, c'est ce qu'ils veulent.
13:25En gros, ils veulent un retour aux urnes.
13:28Donc, comment ils peuvent tenir
13:29un retour aux urnes ?
13:30C'est organiser le blocage institutionnel,
13:31enfin, en tout cas,
13:32aider Emmanuel Macron
13:35à maintenir l'ordre institutionnel
13:37tel qu'il est,
13:38ce qui fait qu'un ordre de blocage,
13:40littéralement, des institutions,
13:42et donc en accenture la pression,
13:43en faisant tomber les gouvernements,
13:44parce qu'au bout d'un moment,
13:44il n'aura plus d'options.
13:45Emmanuel Macron,
13:46si d'un côté,
13:46il ne peut plus s'appuyer sur la gauche
13:47parce qu'il ne leur fait aucune concession,
13:48et si le RN refuse
13:50de ne pas censurer
13:52tous ses premiers ministres,
13:53à la fin,
13:54il ne lui restera plus qu'une seule option,
13:55c'est-à-dire la dissolution,
13:57si ce n'est sa démission.
13:58Mais ça,
13:58pour intervenir dans un second temps,
14:01s'il perd à nouveau des législatives.
14:03On l'imagine mal,
14:03aujourd'hui,
14:04Emmanuel Macron démissionné,
14:05alors qu'il lui reste encore
14:06quelques maigres cartes
14:07dans son jeu en main.
14:10Sur peut-être,
14:12ce qui me frappe,
14:12c'est aussi l'articulation
14:14de cette journée,
14:14c'est-à-dire d'un côté,
14:15on a des négociations
14:17entre le gouvernement
14:18et des appareils politiques
14:20dans les lieux du pouvoir,
14:22sous les dorures de Matignon,
14:23et on a dans la rue
14:25des mobilisations sociales.
14:26Comment s'articulent les deux ?
14:28Je sais que notamment,
14:28la gauche compte pas mal
14:30sur la pression
14:31et le fait que certaines
14:32de ses propositions
14:33sont majoritaires dans l'opinion
14:34et ses manifs vont le représenter,
14:36mais ça va bien au-delà
14:37des manifs
14:38et des gens qui seront dans la rue aujourd'hui
14:39ou qui feront grève.
14:41Typiquement,
14:41la taxe Zuckmann,
14:42typiquement,
14:42l'abrogation de la réforme des retraites,
14:44c'est des items
14:44qui sont majoritaires
14:46dans le pays aujourd'hui
14:46et qui n'ont pas cessé de l'être
14:48pour ce qui est des retraites
14:49depuis 2023.
14:51Donc, il y a quand même
14:51un côté prolongation
14:53du combat pour les retraites
14:54qui se joue aujourd'hui encore.
14:57Comment tu vois l'articulation
14:59entre les deux ?
15:00Parce que c'est vrai
15:00que c'est deux mondes
15:00un peu distants
15:02à première vue comme ça.
15:04Là, c'est deux mondes
15:04qui dialoguent déjà.
15:06D'ailleurs, il y a eu
15:07une réunion,
15:08la CGT,
15:09je sais qu'elle a reçu
15:10les chefs de parti.
15:10Alors, il n'y avait pas
15:11la France Insoumise.
15:12Enfin, pas forcément
15:13les chefs de parti,
15:13mais en tout cas,
15:13les forces de gauche.
15:15Peut-être qu'elle a été reçue,
15:17mais en tout cas,
15:18je n'ai pas vu l'image.
15:18Il y a une image
15:19autour d'une table
15:19où il y a plusieurs...
15:21une table ronde
15:23des autres formations politiques.
15:25Donc, c'est un dialogue.
15:25Il y a des ponts qui sont faits
15:27de toute façon,
15:27des ponts de fond,
15:28des fonds de proposition.
15:29C'est-à-dire qu'effectivement,
15:30tu le citais,
15:31la taxe Zuckman,
15:32on a encore entendu la CGT
15:34à la fête de l'UMA
15:35la défendre
15:38dans une table ronde
15:38avec Mickaël Zemmour,
15:40avec Lucas Chancel,
15:41avec Camille Etienne
15:42sur un autre budget possible.
15:44Il y a des convergences d'idées.
15:45Et donc, la gauche,
15:46elle est en soutien,
15:47en appui de ce mouvement social.
15:50Elle n'a d'ailleurs pas hésité
15:52à une moindre demi-seconde
15:53à appeler à manifester
15:55comme l'intersyndicale.
15:57Parce qu'il faut le rappeler aussi,
15:58quand même.
15:59Stéphane Guérard le rappellera après,
16:00mais on est en format intersyndical.
16:02Donc, c'est-à-dire que ça aide aussi la gauche.
16:04Les socialistes qui sont plus proches
16:05de la CFDT,
16:06quand la gauche plus radicale
16:07est plus proche de la CGT,
16:09quand ils marchent ensemble,
16:11main dans la main
16:11avec les mêmes revendications,
16:13c'est plus simple aussi pour la gauche.
16:16d'y aller et d'appuyer.
16:18Parce qu'en fait,
16:18tout le monde a bien compris
16:19que pour obtenir des satisfactions,
16:23obtenir des concessions des macronistes,
16:27où il y a besoin d'un mouvement social fort.
16:28La gauche, elle n'a jamais rien obtenu,
16:30en réalité,
16:31sans mouvement social fort.
16:32Parce que même quand elle était au pouvoir
16:34entre 2012 et 2017,
16:36c'est une période
16:36où on a assez peu obtenu
16:38d'avancée sociale,
16:39aussi parce que c'était plus compliqué
16:41de discuter avec...
16:42Parce que je ne sais pas
16:43où je vais avec cette phrase,
16:44mais en tout cas, j'y vais.
16:46Mais en tout cas,
16:47la gauche a compris
16:48tout l'intérêt qu'elle avait
16:50à soutenir ce mouvement social,
16:51parce que plus il y a de monde dans la rue,
16:52plus il y a de monde
16:54pour accentuer la pression
16:55sur les macronistes
16:55qui refusent,
16:56qui s'arc-boutent,
16:58pour éviter de remettre en cause
16:59la politique économique
17:00et fiscale
17:01d'Emmanuel Macron
17:01depuis huit ans.
17:02Et alors, justement,
17:03en parlant de ça,
17:04est-ce qu'il n'y a pas
17:04des légers bougés,
17:05y compris au sein de la Macronie,
17:08sur...
17:08Bon, pareil,
17:09on n'est pas sur le grand soir,
17:10mais sur des concessions
17:11un peu plus conséquentes
17:13que simplement renoncer
17:15aux deux jours fériés.
17:16J'allais te parler de la taxe Zuckman,
17:17exactement.
17:17Est-ce que la taxe Zuckman,
17:19qui n'est encore pas l'alpha
17:20et l'oméga...
17:20T'expliques peut-être ce que c'est, déjà ?
17:21Oui, donc c'est cette taxe
17:22sur les plus hauts patrimoines
17:24proposées par l'économiste
17:25Gabriel Zuckman.
17:26C'est 2% du coup,
17:28en tout cas,
17:29dans l'attécution,
17:29pour l'instant,
17:30et ça rapporterait...
17:30Sur le patrimoine
17:32de 1 800 foyers
17:35qui détiennent un patrimoine
17:36supérieur à 100 millions d'euros.
17:38Voilà.
17:38C'est des gens
17:38qui vivent plutôt pas mal.
17:3915 et 25 milliards d'euros
17:42selon les...
17:42En gros,
17:46sur les 0,01% les plus riches.
17:48C'est 0,01%.
17:50Ok, tu fais bien de me reprendre.
17:51Donc, vraiment,
17:53les ultra-riches.
17:54Et voilà.
17:55Et cette proposition-là
17:57fait bondir le patronat
17:58qui explique
17:59qu'ils vont mettre
17:59les patrons dans la rue.
18:00On les attend,
18:01on verra bien.
18:02La semaine prochaine.
18:04Et fait bondir aussi
18:05la Macronie
18:05qui parle d'une connerie,
18:06de communisme, etc.
18:07Mais, ça, c'était au début.
18:09Bon, il y en a toujours
18:09qui disent ça.
18:10Priska Thévenot
18:11va bouger, par exemple.
18:12C'est génial.
18:13Priska Thévenot,
18:14allez sur son compte Twitter,
18:15vous allez voir.
18:16Pourquoi la taxe Huckman
18:17c'est une mauvaise idée ?
18:18Je vous explique.
18:19Non, s'il te plaît,
18:19moi, je l'ai regardé hier.
18:20Non, je ne l'aimais pas.
18:21Moi, c'est juste pour vos oreilles.
18:23C'est du catéchisme libéral.
18:25Pas un jour de manif.
18:27Mais en tout cas,
18:28elle essaie d'expliquer
18:28en quoi la taxe Huckman
18:29serait une très mauvaise idée.
18:30Mais effectivement,
18:31c'est elle-là
18:32qui continue de marteler
18:34qu'il ne faut rien prendre aux riches
18:35parce qu'en gros,
18:36c'est eux qui créent des emplois.
18:37Théorie du ruissellement classique.
18:39En gros,
18:40quand on enlève aux riches,
18:43c'est enlevé de fait aux pauvres
18:44parce qu'ils n'ont plus l'argent
18:45pour investir.
18:47Depuis 8 ans,
18:48on voit bien,
18:48vous l'avez bien compris,
18:49ça a tellement russelé
18:50qu'il y a des gens
18:51qui vont manifester
18:52aujourd'hui dans la rue.
18:53Et de l'autre côté,
18:54ça commence effectivement
18:56à se fracturer un peu.
18:57On entend des gens
18:58comme Sylvain Maillard
18:59qui n'est pas n'importe qui
19:00en Macronie.
19:00C'est l'ancien président
19:01du groupe Renaissance
19:02à l'Assemblée nationale
19:04qui dit que c'est une connerie
19:05la taxe Huckman
19:06mais qu'il faut y aller
19:06parce qu'en fait,
19:07ça coûte plus cher
19:09de ne pas avoir de budget
19:10que d'en avoir un
19:11avec la taxe Huckman.
19:12En gros,
19:13c'est pour eux
19:14le prix
19:15de leur maintien au pouvoir
19:17parce qu'en fait,
19:18c'est littéralement ça.
19:20Et donc,
19:20ils espèrent
19:21que les patrons,
19:22les ultra-riches,
19:23seraient capables
19:24de quelques concessions.
19:27Même si pour l'instant,
19:27on a vu dans les discours
19:29publics
19:29que c'était assez compliqué
19:30parce qu'il y en a
19:30qui parlent de piège mortel.
19:32On en a d'autres.
19:34Vous verrez,
19:35vous trouverez dans l'édition,
19:36j'ai écrit un papier
19:36autour de ça.
19:37Je n'ai pas pu mettre
19:38toutes les citations.
19:38Il y en a notamment une,
19:39je sais que tu l'adores,
19:40Cyprien,
19:41c'est celle du président
19:42de BPI France
19:43qui dit qu'en fait,
19:44ce qu'on reproche
19:45aux ultra-riches
19:46avec la taxe Huckman,
19:47c'est de mettre
19:49leurs dépenses personnelles
19:50en note de frais
19:51dans des holdings.
19:52En gros,
19:53on parle de yacht
19:53et de jet privé
19:54pour être concrètement
19:55et d'autres choses
19:56encore d'action,
19:57etc.
19:57C'est de l'argent
19:58qu'ils n'ont pas
19:58sur leur compte en banque
19:58mais en gros,
19:59ils essaient de mettre ça
20:00dans leur entreprise
20:01pour éviter de payer les impôts.
20:01Et lui,
20:02il dit,
20:02en vrai,
20:03il y a plein de Français
20:04qui font pareil,
20:05qui mettent leurs dépenses
20:07perso en note de frais.
20:09Regardez le nombre
20:09de Français
20:10qui demandent
20:10leur ticket au resto.
20:11Voilà,
20:11si vous demandez
20:12une note de frais au resto,
20:13sachez que pour le président
20:14de BPI France,
20:15vous êtes quelqu'un
20:17qui gruge autant
20:17qu'un milliardaire
20:18qui déclare son yacht
20:20dans une holding.
20:21C'est intéressant
20:23de voir qu'il y a
20:23cette espèce de mur
20:24contre une mesure
20:26qui n'est pas une mesurette
20:27mais qui est une mesure
20:28qui ne suffira pas
20:29toute seule.
20:30Thomas Piketty,
20:31il dit,
20:31c'est le minimum syndical.
20:33En plus,
20:34ce qui marche bien
20:35dans cette journée
20:35mais qui a un mur
20:36de blocage à ce point
20:38et donc là,
20:38effectivement,
20:38on sent que les Macronites
20:39sont un petit peu certains.
20:40Je crois que c'est
20:41Sylvain Maillard
20:41qui disait...
20:45Enchanté, Emilio.
20:47Complètement perdu aujourd'hui.
20:49Donc voilà,
20:50je propose qu'on écoute aussi
20:51parce qu'on ne l'a pas écouté
20:52tout à l'heure.
20:53On va faire un petit point
20:54Sophie Binet
20:55sur France Info ce matin.
20:56Qui a été reçu
20:56par Le Cornu.
20:57Qui a été aussi reçu
20:58par Le Cornu,
20:58exactement.
20:59et qui dit donc
21:00à propos
21:02des concessions
21:03entre guillemets
21:04de Le Cornu,
21:05ceci.
21:06En fait,
21:07nous,
21:07ce qu'on regarde,
21:08c'est le contenu
21:09et le résultat.
21:09À ce stade,
21:10le résultat,
21:11c'est 1 sur 20.
21:12C'est-à-dire que
21:14le Premier ministre
21:15a lui-même parlé de rupture.
21:16Donc moi,
21:16je lui ai posé
21:17des questions très précises
21:18pour savoir
21:19s'il était prêt
21:19à la rupture.
21:20Alors soyons très précis.
21:21Sur quoi ?
21:21Ces questions très précises,
21:22je l'ai interrogé
21:24pour savoir
21:25s'il allait doubler
21:26le montant
21:26des franchises médicales.
21:27Il ne m'a pas répondu.
21:28Je l'ai interrogé
21:29pour savoir si...
21:30Vous êtes contre ?
21:31Bien sûr,
21:32le doublement
21:32des franchises médicales,
21:33ça serait 200 euros
21:34de restes à charge
21:35chacune et chacun.
21:36Donc pour un foyer,
21:37ça pourrait être 1000 euros
21:38si on compte
21:39les restes à charge
21:39pour les enfants.
21:40Je lui ai demandé
21:41s'il allait mettre en place
21:42une année blanche,
21:43c'est-à-dire faire baisser
21:44les pensions des retraités,
21:45les prestations sociales,
21:46le salaire des agents
21:47de la fonction publique.
21:47Il faut expliquer
21:47une année blanche ?
21:48C'est-à-dire que c'est un gel
21:49des prestations sociales,
21:50des retraites ?
21:51Qui ne sont pas indexés
21:52sur l'inflation
21:52et donc qui baissent ?
21:54Il ne m'a pas répondu.
21:55Je lui ai demandé
21:55s'il allait faire
21:57une réforme
21:57de l'assurance chômage
21:58et pénaliser
21:59toutes celles et ceux
22:01qui sont parmi
22:01les plus précaires
22:02alors que nous avons déjà
22:03eu à subir
22:04quatre réformes
22:05de l'assurance chômage
22:06et que les chiffres
22:07du chômage repartent
22:08à la hausse
22:08et que les licenciements
22:09se multiplient.
22:10Il ne m'a pas répondu.
22:11Il vous a répondu sur rien ?
22:12Sur rien du tout.
22:14Et donc là,
22:15nous voulons des actes
22:16immédiats.
22:17Nous voulons que le Premier ministre
22:18nous dise
22:19qu'il envoie
22:19tout le musée des horreurs
22:21du budget Bayrou
22:21à la République.
22:22Merci d'exprimer.
22:22Musée des horreurs,
22:23c'est votre mot du jour.
22:24Musée des horreurs,
22:24musée des horreurs.
22:25Je pense que ça résume
22:26à peu près
22:27ce à quoi correspondait
22:28ce budget.
22:29C'est-à-dire,
22:30c'était que des sacrifices
22:31pour le monde du travail
22:33alors que ça fait
22:35huit ans
22:35que nous passons
22:36notre temps
22:36à passer à la caisse.
22:37Ce que nous voulons dire
22:38en étant mobilisés aujourd'hui,
22:39c'est que la nuit
22:40sans fin du macronisme,
22:41on n'en peut plus.
22:42Le disque rayé,
22:43toujours les mêmes arguments
22:44sur il faut faire des réformes
22:47et faire des sacrifices
22:48parce qu'il y a la dette.
22:49Et au final,
22:50les sacrifices,
22:51on les fait.
22:51On a quand même subi
22:52quatre réformes
22:53de l'assurance chômage,
22:53une réforme des retraites,
22:54une réforme du code du travail.
22:56Nos salaires n'ont toujours pas
22:57retrouvé leur niveau de 2020.
22:59Et ce qu'on constate,
23:00c'est que la dette
23:00continue à augmenter.
23:02Donc c'est une politique
23:03qui est inefficace économiquement.
23:05Voilà, donc,
23:06Sophie Binet,
23:07ce matin sur France Info,
23:08qui dit à peu près
23:09la même chose
23:09que ce qu'on dit
23:11tous les gens
23:11qui ont vu Sébastien Lecornu
23:12depuis qu'il est nommé
23:13Premier ministre.
23:15On ne sait pas.
23:15On ne sait pas ce qu'il pense,
23:17on ne sait pas ce qu'il dit.
23:17On peut supposer
23:18de ce qu'il va faire.
23:19Il a juste dit
23:20qu'il ne repartirait pas
23:21du budget de François Bayrou
23:22et qu'il allait construire
23:23un nouveau budget.
23:24Après, on sait très bien
23:25ce qu'il a dans la tête
23:25Sébastien Lecornu.
23:26Sébastien Lecornu,
23:27il ne va pas nous sortir demain
23:28la moitié du programme
23:29du nouveau Front populaire.
23:31Lecornu,
23:31il vient de la droite.
23:32Oui,
23:32c'est un très proche
23:34d'Emmanuel Macron.
23:35Il est ministre
23:36depuis huit ans.
23:36C'est la seule personne
23:38au monde,
23:38on peut même le dire,
23:39qui est ministre
23:40depuis huit ans
23:41d'Emmanuel Macron.
23:43C'est vraiment
23:43l'un de ses plus proches.
23:45C'est le gardien du temple,
23:46en fait.
23:46Il vient garder
23:47l'héritage macroniste.
23:49C'est lui qui est censé...
23:49C'est pour ça qu'il ferme la porte
23:50sur les retraites,
23:51qui est un peu l'acquis,
23:52le gros acquis du mandat.
23:54Donc, voilà,
23:54on entendait
23:56Sophie Binet dire
23:56qu'on ne savait pas
23:59là où il voulait aller.
24:02C'est vrai,
24:03parce que pour l'instant,
24:03on n'a rien sur la table.
24:05Mais a priori,
24:06dans le tchat,
24:07n'attendez pas des miracles
24:08de Sébastien Lecornu.

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