- il y a 10 heures
La sénatrice LR Sophie Primas, porte-parole du gouvernement Bayrou, s’est dite ouverte à la possibilité de gouverner avec le Rassemblement national, revendiquant même sa volonté de « travailler » avec le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella. La longue dérive de la droite vers son extrême franchit un nouveau pallié. L'analyse de nos journalistes politique Florent Le Du et Émilio Meslet.
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NewsTranscription
00:00Qu'est-ce qui se passe à droite au Rassemblement National ?
00:03On a vu que Bruno Retailleau a claqué la porte du gouvernement
00:05parce qu'il n'avait pas assez de ministres et parce que Bruno Le Maire était nommé.
00:08En tout cas, ça, c'est la raison officielle.
00:10Il l'a redit hier soir sur France 2.
00:12Le Rassemblement National se trouve dans la séquence un peu cornerisée,
00:16mais continue de réclamer soit le départ d'Emmanuel Macron,
00:18soit une dissolution de l'Assemblée Nationale.
00:21C'est d'ailleurs ce qui privilégie pour envoyer Jordan Bardella à Matignon.
00:24Est-ce qu'on a une union des droites qui est en marche ?
00:26C'est toute la question qu'on va se poser dans cette dernière partie de ce stream.
00:36J'ajoute qu'il y a aussi eu, avant de te laisser la parole, Florent,
00:41un événement majeur qui s'est déroulé hier,
00:44puisqu'il y a eu les prises de position sur la question de la législative partielle
00:49dans le Tarn-et-Garonne, qui voit s'opposer un candidat ou une candidate,
00:53je ne sais plus, UDR, RN, et un candidat ou une candidate socialiste.
00:58Et Bruno Retailleau a décidé de donner comme consigne de vote
01:02pas une voix à la gauche, y compris quand c'est les socialistes.
01:05Ils ne diabolisent plus seulement la France insoumise,
01:07et toute la gauche y voit là les germes d'une union de la droite en marche,
01:12en tout cas au moins d'un point de vue des électorats.
01:15On y reviendra.
01:16Et surtout, le signe que la gauche doit s'unir devant le bloc réactionnaire
01:21qui est en train de se constituer.
01:23Florent.
01:24Oui, c'est important.
01:25Juste, je m'en disais sur cette législative partielle dans le Tarn-et-Garonne,
01:34sur, voilà, vous voyez bien depuis plusieurs mois, voire plusieurs années,
01:41cette volonté à droite de pousser la France insoumise hors de ce qu'ils appellent
01:46l'arc républicain, et donc de justifier, de ne pas soutenir, etc.
01:51Là, en l'occurrence, on a un candidat qui n'est même pas officiellement
01:56un candidat de nouveau Front populaire, c'est-à-dire avec une coalition
02:03dont fait partie la France insoumise.
02:06Donc, en fait, cette excuse de LFI n'est pas dans le champ républicain,
02:10donc on ne peut pas, donc il faut contrer une candidature LFI, ne tient pas,
02:17puisque LFI ne fait même pas partie de cette coalition-là, précisément.
02:21On a un candidat socialiste.
02:23Donc, en fait, Bruno Retailleau a choisi son camp.
02:26On n'est pas hyper surpris, mais là, il l'acte en disant, en gros,
02:31pas une voie pour l'EPS, même si c'est l'extrême droite de l'autre côté.
02:39Voilà, je voulais juste préciser là-dessus.
02:41Est-ce que tu veux nous parler de ton papier, du coup, celui que l'a retrouvé
02:43dans l'édition du jour ?
02:44Oui, peut-être partir justement là-dessus, sur la position de LR depuis lundi soir.
02:50Donc, depuis qu'ils ont claqué la porte du gouvernement,
02:53que le gouvernement démissionnait, et ensuite que Sébastien Lecornu
02:57a eu cette mission de relancer des négociations, et donc notamment avec LR.
03:04Depuis, qu'est-ce qui se dit ?
03:08Déjà, on nous dit du côté de LR que la confiance est rompue
03:11et qu'en gros, on ne repartira pas sur une...
03:15C'est en tout cas le discours.
03:16On verra dans les jours à venir.
03:18Ça peut encore changer.
03:21Mais le discours hier, du côté de LR, c'était vraiment de dire
03:24qu'on ne pourra pas repartir dans une coalition type de celle
03:28qu'on a depuis la nomination de Michel Barnier il y a un an.
03:35En revanche, Bruno Retailleau, président de LR,
03:39et François-Xavier Bellamy, qui est vice-président,
03:44eux, ce qu'ils disent, c'est que nous, on est prêts à aller dans un gouvernement,
03:47mais pas un gouvernement qui serait mené par un macroniste.
03:53Ce qu'on veut faire valoir en premier lieu, c'est Emmanuel Macron doit lâcher la main,
03:58il doit arrêter de vouloir gouverner.
04:00Donc, on peut être dans un gouvernement de cohabitation.
04:03Mais alors, ça veut dire quoi, du point de vue de LR, un gouvernement de cohabitation ?
04:08Qui pèse 4,5% aux dernières législatives, et qui, en gros, c'est 50 députés.
04:13Donc, ça, quand on entend cohabitation, c'est quoi le but ?
04:17C'est vous nommez un gouvernement, vous nommez Bruno Retailleau,
04:22Laurent Wauquiez, qui vous voulez, comme premier ministre,
04:25et il fait comme s'il avait 55% des députés.
04:31Et donc, il fait un gouvernement uniquement de LR, avec quelques-uns d'ailleurs.
04:37Mais voilà, non, ça ne tient pas.
04:40Et François-Xavier Bellamy l'a reconnu hier, sur France Inter, je crois,
04:46en disant, non, on a perdu les élections, on ne revendique pas Matignon.
04:51Donc, ça peut être quoi d'autre ?
04:53Un gouvernement de gauche avec des LR dedans ?
04:56Non, ça, c'est complètement exclu.
04:57Je pense que du point de vue de la gauche, il l'exclurait aussi.
05:00Mais Retailleau l'a exclu, de toute façon.
05:02Retailleau, hier soir, sur France 2, l'a exclu.
05:06De toute façon, on a bien compris sa haine de la gauche,
05:10et ça aurait été très étonnant qu'il y ait autre chose.
05:13Donc, il ne reste pas grand-chose.
05:15En réalité, la seule option que donne François-Xavier Bellamy,
05:20c'est un premier ministre indépendant de la société civile.
05:24C'est tout, il ne donne pas plus de profils, il ne donne pas plus d'idées.
05:28On ne voit pas vraiment qui ça peut être.
05:30Patrick Martin, le président du MEDEF.
05:34Je ne vois pas trop quel profil il peut y avoir.
05:38Donc, on a l'impression que, déjà, partons de ça,
05:42qu'il y a un mur, que le Cornu fait face à un mur
05:47en discutant avec les Républicains,
05:50même s'il a un peu prétendu le contraire ce matin
05:53dans sa déclaration de 9h30,
05:55en disant qu'il y a un consensus autour de la volonté
05:58d'adopter un budget avant la fin de l'année
06:03et d'avoir un objectif de réduction du déficit.
06:08Après, du côté de l'LR, il y a quelque chose
06:10qui peut-être est en train de se jouer,
06:13c'est une recomposition politique vers son extrême droite.
06:16C'est-à-dire qu'il y a la coalition avec les macronistes
06:20n'est pas possible, mais par contre, à l'avenir,
06:22est-ce qu'une coalition avec le RN est complètement exclue ?
06:29Alors, là-dessus, je me permets juste de montrer un extrait
06:32de l'article que tu as écrit,
06:37qui est une citation de Gilles Richard,
06:39qui est un historien des droites,
06:42quelqu'un de très reconnu dans le milieu universitaire.
06:46Il a longtemps été prof à Rennes.
06:49Et donc, qu'est-ce qu'il nous dit, Gilles Richard ?
06:51Pour comprendre l'LR, il faut regarder ses électeurs.
06:53C'est par principe ce qu'il faut aussi faire
06:55pour chacun des partis, soit dit en passant,
06:58contrairement à ce que fait une bonne partie de la presse.
07:01On ne comprend pas les appareils
07:02en regardant les déclarations de ses chefs.
07:05Donc, pour comprendre l'LR, il faut regarder ses électeurs.
07:08Ce qu'il en reste, c'est la partie la moins libérale
07:10et européiste et la plus nationaliste.
07:13Tous les autres sont partis chez les macronistes.
07:17La pente vers le RN est déjà amorcée,
07:19on l'a vu avec des reports de voix aux dernières législatives.
07:22LR doit marquer cette différence avec la Macronie
07:25vis-à-vis de sa base.
07:26Donc, si je résume, tu me dis si je me trompe, Florent,
07:30Gilles Richard, il nous dit quoi ?
07:31Il nous dit que l'union des droites,
07:34elle se fait en réalité déjà,
07:37elle est déjà amorcée par la base.
07:39Que les électorats LR, RN sont déjà quasiment
07:42en train de fusionner, ou en tout cas...
07:44La porosité entre ces électorats.
07:46Voilà, une porosité assez importante.
07:49Est-ce que toi, tu penses qu'elle peut se traduire
07:51dans un accord électoral à court terme ?
07:54On n'y est quand même pas tout de suite.
07:57Il faut déjà dire ça.
07:58Hier, Bruno Retailleau a été interrogé là-dessus.
08:02Il a...
08:03Bon, dans un premier temps,
08:04il a quand même essayé de faire passer Marine Le Pen
08:07pour une gauchiste.
08:09C'est juste que c'était quand même assez étonnant.
08:11Mais voilà, pour dire que sur un certain nombre de points,
08:15il dit qu'elle s'est opposée à la réforme de retraite,
08:18qu'elle s'est opposée à la réforme de l'assurance chômage,
08:20qui n'est pas tout à fait vraie.
08:21La plupart se sont abstenus là-dessus.
08:25Voilà, il donne quelques mesures, en fait,
08:28sur lesquelles le RN, c'est soit opposé,
08:30soit c'est abstenu dans les faits.
08:33Pour dire que, en fait,
08:35du point de vue économique, principalement,
08:37il y a trop de différences entre LR et le RN.
08:41Autre chose, il a souligné que la veille,
08:46Jean-Philippe Tanguy l'avait plus ou moins insulté.
08:49Traité de salaud.
08:50Traité de salaud, oui.
08:51Traité de salaud.
08:52Sur un plateau de télévision,
08:56Jean-Philippe Tanguy, pour le coup,
08:58pour préciser, au sein du RN,
09:02c'est un...
09:03On l'appelle le monsieur économie,
09:05mais en vrai, il est quand même en train de perdre son bras de fer
09:08avec Jordan Bardella.
09:09C'est un souverainiste.
09:10Voilà.
09:11Plutôt étatiste.
09:12Contrairement à la ligne libérale
09:14qu'incarne Jordan Bardella,
09:16avec pour appui François Durville,
09:17un des proches de Pierre-Edou Rousselin.
09:19Même s'il faut mesurer quand même
09:20son logiciel à Jean-Philippe Tanguy.
09:24Dans ses propositions, dans ses discours,
09:25il y a aussi beaucoup de lignes libérales.
09:29Voilà.
09:30C'est un libéral étatique.
09:31Oui.
09:32Ce n'est pas aussi schématique que protectionniste, libéral.
09:36Ils se rejoignent quand même sur beaucoup de points.
09:38Mais voilà.
09:38C'est-à-dire que Bruno Rotaillot, là,
09:40pour l'instant, se repose sur ce qui ne lui plaît pas, lui,
09:44au RN, pour dire que ce n'est pas possible, là,
09:47qu'il y ait un accord.
09:49Et à l'inverse, si je me permets,
09:50juste de compléter, parce que Marine Le Pen avait été interrogée
09:53avant tout ce bordel sur pourquoi.
09:56Mais la question précise, c'était
09:58est-ce que vous vous sentez plus proche de Livy Faure
10:00ou de Bruno Rotaillot ?
10:01Et elle-même avait répondu, ni l'un ni l'autre,
10:03parce qu'en gros, elle n'est pas d'accord sur l'économie
10:05avec Bruno Rotaillot.
10:06C'est ce qu'elle avait répondu.
10:07Sauf qu'il y a un autre au RN qui est un peu plus d'accord
10:10sur l'économie avec Bruno Rotaillot,
10:11c'est Jordan Bardella.
10:12Voilà.
10:13Et Jordan Bardella, avant hier soir,
10:16est interrogé sur de possibles législatives.
10:20Et s'il n'a pas...
10:22Si le RN a une majorité relative après des législatives,
10:26qu'est-ce qu'il fait ?
10:27Est-ce que vous tendez la main à LR ?
10:30Lui, il s'est dit, parfaitement disposé à un accord de gouvernement.
10:34Ce n'est pas juste, on va essayer de les convaincre texte par texte,
10:37de voter avec nous.
10:39Non, c'est carrément...
10:40On peut proposer un accord de gouvernement
10:42avec LR.
10:43Comme ce qu'il avait voulu faire avec Eric Ciotti,
10:45qui avait été le seul à se barrer, en fait,
10:48quand il était à la tête de LR.
10:50Oui.
10:50Oui, qui était une négociation
10:54vraiment en direct avec Ciotti.
10:57Mais là, on a quand même un petit changement.
10:59Même si, effectivement, il y a ce précédent-là,
11:02le RN est toujours,
11:04et le reste quand même,
11:05mais toujours un peu frileux
11:07sur cette option d'union des droites.
11:09Il y a aussi qu'ils ont...
11:12ils sont hégémoniques à l'extrême droite.
11:14Donc, est-ce qu'ils ont vraiment intérêt aussi ?
11:16Est-ce que c'est vrai qu'il y a Marion Maréchal
11:18qui pousse beaucoup ?
11:19Marion Maréchal, elle est vraiment là-dedans.
11:23Éric Zemmour aussi.
11:25Même s'il perd du poids.
11:28Marion Maréchal a appelé dès lundi matin
11:32à l'union des droites à se préparer.
11:35Alors, l'union des droites, en vérité,
11:36c'est une union d'extrême droite.
11:37Elle est même allée toquer à la porte des LR.
11:39Voilà, c'est d'aller vers LR,
11:41et en tout cas, la frange Retaillot de LR,
11:46et d'aller jusqu'à Zemmour.
11:49Et donc, voilà, on a fait quand même
11:52quelques pas vers ça ces derniers jours.
11:55C'est-à-dire que Jordan Bardella en parle ouvertement,
11:58dit quand même que c'est une option.
12:00Il y a des voix qui poussent vers ça.
12:05Sur CNews, parce que c'est pas rien quand même
12:07dans le microcosme d'extrême droite,
12:12sur CNews, c'est aussi la ligne qui est portée.
12:15Ce que veut faire Vincent Bolloré, qui est propriétaire de la chaîne.
12:17Voilà.
12:18Je te rappelle qu'Éric Ciotti, avant de rejoindre le Rennes,
12:20était allé consulter Vincent Bolloré pour savoir
12:22si c'est ce qu'il allait faire.
12:24Et tout ça avait été orchestré sur Europe 1,
12:29avec d'abord Alexis Brézé du Figaro,
12:31qui fait un long édito en faveur de l'union des droites.
12:35Et quelques heures après, Éric Ciotti,
12:36qui est sur le même plateau pour dire
12:38nous avons un accord avec le Rassemblement national.
12:42Donc voilà, tout ça est lié.
12:45Et certainement que s'il y a une deux solutions,
12:50à nouveau, Bolloré et cette galaxie-là pousseront
12:53pour une union des droites,
12:54une union de l'extrême droite.
12:56J'ajoute quand même une petite nuance.
12:59C'est qu'aujourd'hui, quand même,
13:00la droite, par rapport à ce qu'elle était en 2022,
13:03elle a quand même repris du poil de la bête,
13:04au moins dans les sondages.
13:05On sait que vous voyez que Bruno Retailleau,
13:06il est testé relativement haut,
13:08il est testé à entre 12 et 15% dans les sondages,
13:12et qu'il se voit un destin présidentiel.
13:15Donc il n'a aucun intérêt non plus à se dissoudre ?
13:17Voilà, dans un premier temps,
13:18il n'a pas forcément intérêt à se dissoudre,
13:20ni dans le macronisme,
13:21c'est d'ailleurs ce qu'il explique en partie
13:24lors du départ du gouvernement,
13:25ni au RN.
13:27Par contre, en cas de dissolution,
13:30ça paraît pour probable qu'il y ait un accord
13:32en amont des élections.
13:33Parce qu'ils vont vouloir sous-compter,
13:36comme on dit trivialement,
13:39et ensuite se vendre au plus offrant
13:41s'ils n'arrivent pas à gouverner seuls,
13:44ce qui est tout à fait à priori exclu pour LR.
13:47Déjà, il y aura un entre-deux-tours
13:49qui sera intéressant en fonction des pertes
13:53que peut avoir LR.
13:55Et des consignes de vote,
13:56qui sont données circo par circo.
13:58Et ensuite, on peut imaginer,
14:00ça reste de l'hypothèse,
14:00mais que c'est dans un deuxième temps.
14:02Si le Rassemblement national est à 230 députés,
14:04c'est le seuil que Sébastien Chenu et d'autres
14:08ont fixé pour que l'extrême droite
14:10accepte d'aller à Matignon
14:12en cas de nouvelle dissolution.
14:14Donc en gros, il leur manquerait environ 60 députés,
14:17une soixantaine,
14:18pour aller décrocher, notamment des LR.
14:21Et c'est là où Bruno Retailleau et LR
14:23pourraient se vendre à un prix plus élevé
14:25qu'en amont des élections.
14:28Encore faut-il qu'ils aient un nombre suffisant de députés.
14:33Pour l'instant, c'est ce qu'ont l'air de montrer les projections,
14:36qu'en fait, ils grappilleraient sur les macronistes quand même.
14:38Oui, c'est ça.
14:39Mais là, ce sera aussi l'enjeu.
14:41Est-ce qu'eux vont vouloir,
14:43dans des négociations d'entre-deux-tours,
14:47se rapprocher des macronistes
14:48ou se rapprocher du Rassemblement national,
14:51en pensant au coup d'après,
14:53qui sera celui de ce qui va se passer
14:55pour former un gouvernement, puis à l'Assemblée ?
14:59En tout cas, si on parle de ça aujourd'hui,
15:03c'est qu'il y a quand même eu quelques bougées
15:05ces derniers jours.
15:06Cette déclaration de Jordan Bardella,
15:09celle de Bruno Retailleau, quand même,
15:12sur la législative partielle du Tarn-et-Garonne,
15:15parce que si lui dit qu'on est très loin,
15:18qu'il n'envisage pas un accord
15:20avec le Rassemblement national,
15:22il a clairement dit qu'il ne fallait pas voter
15:27pour un candidat socialiste
15:28face à un candidat RN suatiste.
15:31Donc, on peut penser que lui-même,
15:34il voterait dans ce camp-là.
15:37Il y a des petits pas qui sont faits.
15:39On en est encore loin.
15:41Il y avait une porosité idéologique
15:43du point de vue de l'électorat de base
15:45qui préexistait.
15:47Et des discours de LR.
15:50Oui, idéologiques.
15:51Il y a une porosité idéologique.
15:52Oui, mais pas qu'à la base, je veux dire.
15:53Oui, et dans les appareils.
15:55Porosité des électorats,
15:57porosité dans la doctrine politique,
16:00et que maintenant, il y a une sorte de porosité
16:02des tactiques et des stratégies politiques
16:04qui se mettent en place.
16:05En tout cas...
16:06Il faut dire que...
16:07Juste un dernier mot là-dessus.
16:09Il faut dire que les deux, en fait,
16:11progressivement, sur ces cinq dernières années,
16:13ne fondaient pas les uns vers les autres.
16:15Ils convergent.
16:15Voilà.
16:16Le LR, les Républicains,
16:20c'est quand même compliqué sur l'immigration,
16:23sur la sécurité,
16:25de voir des différences avec le discours le péniste.
16:28On propose le même référendum, par exemple.
16:30Voilà.
16:30Et du côté du Rassemblement national,
16:33on adopte petit à petit,
16:35à chaque fois,
16:36pratiquement à chaque année,
16:37depuis 2022,
16:39on a des nouveaux livrés
16:40de propositions économiques.
16:42Et à chaque fois,
16:43on a de plus en plus du MEDEF,
16:46donc des propositions défendues globalement par LR,
16:49des baisses d'impôts de production massive,
16:54jouées sur les cotisations patronales,
16:57des choses comme ça,
16:57qui se rajoutent petit à petit
16:59dans le programme.
17:02Le rejet de la taxe d'Ukman,
17:03maintenant, désormais.
17:04Oui.
17:04Et donc,
17:07qui font que RN,
17:09qui en réalité n'était qu'un épouvantail économique
17:12pour cette droite-là,
17:15les deux moins en moins.
17:15Reste à savoir qui va manger l'autre.
17:18On va s'arrêter là.
17:20Il y en a un qui pèse 30%
17:21et l'autre 5.
17:22Voilà.
17:22C'est suspense.
17:23Sous-titrage Société Radio-Canada
17:23Sous-titrage Société Radio-Canada