- il y a 9 heures
Quel rôle doit jouer le PCF à gauche, qui sera en congrès à partir du mois de juin ? Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis et président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, répond à la question dans ÇA IRA !
Un entretien disponible ici en intégralité : https://youtu.be/uLoO3z6IUlk
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NewsTranscription
00:01On fait partie des communistes qui prônent l'union et on va reparler justement de l'union dans le 93,
00:08on vous écoute surtout.
00:10Alors oui, les communistes d'Argenteuil, comme d'autres dans beaucoup d'endroits en France, en faisant le choix de
00:17s'unir avec des citoyens, avec la France insoumise, avec d'autres parfois,
00:21ils font le bon choix parce qu'il n'y a pas d'autre alternative pour proposer au pays. Dans
00:28la période dans laquelle nous sommes, avec la crise du capitalisme telle qu'il est,
00:32il n'y a pas d'autre choix raisonnable que de proposer une véritable rupture avec ces politiques.
00:39Alors quel bilan justement est-ce que vous tirez de l'alliance entre la France insoumise et le parti communiste
00:45français dans le 93 ?
00:47Un bon bilan. D'abord, c'est un bon bilan parce que ça a permis de conserver des villes comme
00:55Bobigny, Sevran, Stain, Noisy-de-Sec.
01:00Ce n'était pas gagné d'avance et c'était très risqué si nous avions été divisés. On le voit
01:08d'ailleurs au résultat.
01:09S'il y avait eu division, il y a quelques villes que les communistes n'auraient pas conservées. Ça nous
01:15a permis d'en gagner.
01:20Et moi, je constate, et je ne suis pas sûr parce que je n'ai pas les chiffres encore sous
01:26les yeux,
01:27mais je pense que la Seine-Saint-Denis sera l'un des rares départements en France
01:34où à l'issue de ces élections municipales, les communistes auront plus d'élus après qu'avant.
01:40– C'est intéressant que vous répondiez ça parce qu'on sait que l'accord, il a divisé en interne,
01:44on ne va pas faire semblant. L'accord a été rejeté par une partie des militants, pas du 93, mais
01:48en dehors aussi.
01:49Et une des accusations, c'était de dire en fait que le parti communiste est en train de s'effacer
01:53devant la France insoumise dans le 9-3. Et on sait que la France insoumise a des ambitions
01:57de s'implanter dans l'ex-plan lieu rouge, que ce soit en région lyonnais, par exemple,
02:01ou en région parisienne. Et c'était l'accusation. Mais là, vous nous dites,
02:04« Bon, en fait, non, on a plus d'élus communistes avec l'accord. »
02:07– Oui, j'ai bien entendu qu'on nous reprochait de nous effacer, mais on s'est renforcés.
02:15Vous savez, on dit, c'est à la fin du bal qu'on paye les musiciens.
02:19À la fin du bal, on est plus fort qu'avant. Donc on a eu raison de le faire.
02:27Et puis surtout, au-delà de ces petits calculs, nombre d'élus, tout ça qui compte,
02:32c'est le fait que tout ça a été très bien compris par les populations.
02:41Non seulement ça a été concret, mais ça a été plébiscité.
02:44Les gens, ils voulaient l'union. Ils veulent l'union.
02:48Et pas seulement des communistes avec la France insoumise.
02:51Ils veulent l'union. Pourquoi ? Parce que je suis étonné qu'il puisse y avoir,
02:57et je crains qu'il puisse y avoir parfois une conscience beaucoup plus faible
03:04parmi les responsables politiques du risque du Rassemblement national dans notre pays
03:07que dans la population, et notamment chez les électeurs de gauche.
03:10J'ai l'impression que c'est un peu le monde à l'envers.
03:15C'est-à-dire que là où les responsables politiques devraient être un peu des lanceurs d'alerte
03:21et essayer d'éclairer sur le risque de l'arrivée au Rassemblement national,
03:26j'ai l'impression que les responsables politiques le minimisent.
03:28Mais par contre, le peuple, et notamment le peuple de gauche, lui, en est beaucoup plus conscient.
03:33On a l'impression, pour faire un parallèle que j'avais déjà fait à la fête de l'Huma
03:38lors d'un débat, on a l'impression un peu, vous savez, l'histoire de février 1934.
03:43Le 6 février 1934, vous avez les ligues fascistes qui défilent dans les rues de Paris
03:47et qui menacent d'envahir l'Assemblée nationale.
03:51Le 12 février, il y a deux manifestations de la gauche de l'époque.
03:55Une manifestation communiste, une manifestation socialiste.
03:59Et c'est sous la pression des manifestants de ces deux manifestations,
04:02sous la pression des manifestants, que les états-majeurs politiques
04:05de ces deux formations politiques sont contraints de faire converger les cortèges.
04:10Et nous avons là, dans cette convergence des cortèges en 1934,
04:14la naissance ou les prémices, plus exactement, de ce qui deviendra le Front populaire.
04:19Voilà. Et donc, j'ai l'impression, toute comparaison étant égale par ailleurs,
04:24mais j'ai l'impression que dans la conscientisation beaucoup plus forte
04:29de la jeunesse de notre pays et de l'électorat de gauche vis-à-vis du danger
04:35que représente le Rassemblement national et de la conscience de ce qu'est le fascisme
04:39comme menace par notre pays, une conscience plus aiguë dans la population
04:45que dans les directions politiques.
04:47Lomi.
04:47Vous parliez tout à l'heure aussi de la gauche sur ses deux jambes,
04:49donc à la fois la radicalité et puis quelque chose d'un peu plus centriste, on va dire.
04:54Et c'est vrai que si on regarde ce qu'on peut voir des débats entre le PS et l
04:58'FI,
04:58c'est surtout sur des questions de stratégie, de comment il faut faire et tout ça.
05:02Et en fait, le PCF, il se situe où, en fait, finalement, par rapport à ça ?
05:07– Alors là, je ne vais pas sortir mon joker, mais…
05:13– Entre la jambe révolutionnaire et la jambe réformiste, le communiste est évidemment…
05:17– Ah ben, si vous considérez que la gauche, pour qu'elle puisse marcher vers des victoires,
05:23elle doit marcher sur ses deux jambes, la jambe révolutionnaire ou radicale
05:29et la jambe réformiste, bien évidemment, le Parti communiste, il a même dans l'histoire
05:34longtemps incarné presque à lui tout seul ou très majoritairement à la jambe révolutionnaire.
05:39Ce n'est plus le cas aujourd'hui, il ne l'incarne plus tout seul,
05:41mais bien évidemment, je n'ai aucun doute sur le fait que son identité soit une identité révolutionnaire.
05:49La question… Bon, après, quand on décline ça sur le plan stratégique, tactique,
05:57il va y avoir un congrès au Parti communiste au mois de juillet, il n'est pas encore lancé,
06:03les textes d'orientation ne sont pas encore connus, donc on va attendre…
06:09Moi, je vais attendre tout ça, je vais y participer, comme je le fais tout le temps,
06:16avec toujours la même règle, je dis ce que je pense.
06:19Et puis, quand les communistes ont voté, même s'ils ne votent pas comme je le souhaite,
06:24ce qui était déjà le cas au congrès précédent,
06:29je respecte la souveraineté du vote des militants communistes.
06:32Mais du coup, là, l'enjeu de ce congrès au Parti communiste, justement,
06:35c'est de définir la stratégie, le rôle…
06:39Tout à l'heure, vous parliez de casque bleu, est-ce que ça suffit pour faire une ligne politique ?
06:44Ah non, non, non, pas du tout, non.
06:45Je pense que… Ah non, non, non, pas du tout.
06:48Je pense que le Parti communiste doit être unitaire et doit porter haut le drapeau de l'unité
06:54parce que c'est l'aspiration, je ne le répète pas,
06:58de la majorité du peuple et du peuple de gauche.
07:02C'est aussi ce qui est capable de nous faire progresser
07:04pour sortir la gauche des bases zoélectorales dans lesquelles elle est depuis maintenant quelques années.
07:11Mais je pense aussi qu'on doit être des éléments moteurs
07:17de l'élaboration de cette plateforme, de ce programme,
07:20je ne sais pas quel mot lui trouver,
07:22mais enfin de ce contenu qui soit véritablement un contenu en phase
07:29avec les aspirations des classes populaires.
07:31C'est ça que vous attendez du congrès ?
07:31Moi, j'attends surtout ça du congrès, c'est-à-dire la capacité du Parti communiste
07:36à être celui qui va essayer à la fois d'être unitaire,
07:42mais de fédérer sur un programme radical de changement, de rupture.
07:51Les mots sont un peu piégés en ce moment, mais bon, vous m'avez compris.
07:55Oui, c'est-à-dire surtout pas donner le sentiment.
07:59D'ailleurs, puisqu'on parlait des élections municipales tout à l'heure,
08:02je pense que dans la grande confusion à gauche,
08:05il y avait les bisbilles et les invectives entre les uns et les autres,
08:09mais il y a aussi le flou stratégique du Parti socialiste,
08:13qui a quand même été par son choix de ne pas censurer le gouvernement sur le budget,
08:18qui a quand même été là pour essayer de sauver le soldat Lecornu,
08:25qui est quand même le dernier fondé de pouvoir d'Emmanuel Macron,
08:29pour permettre à Emmanuel Macron de finir son quinquennat,
08:32et qui, ce faisant, ont essayé de survendre des avancées
08:40ou des acquis dans ce budget, qui ne se révèlent pas du tout véritables.
08:47On l'a vu au 1er mars, avec toute une série d'augmentations
08:50qui vont coûter cher aux Français,
08:53et qui sont directement issus des choix budgétaires.
08:56Mais au Congrès, il va y avoir évidemment la question
08:58d'une candidature communiste à la présidentielle qui va être abordée.
09:02Est-ce que vous, vous croyez que Fabien Roussel doit être candidat en 2027,
09:04comme il l'a été en 2022 ?
09:08– On verra si le Congrès va discuter de ça, j'en sais rien.
09:14Si je vous disais oui, ce serait assez contradictoire
09:16avec ce que j'ai dit précédemment.
09:19Si je ne cesse d'expliquer qu'il faut ait un programme de rupture,
09:25en tout cas que les communistes portent un programme de rupture
09:27et soient unitaires pour deux, si c'est pour chuter sur
09:29« il faut absolument être candidat »,
09:33vous pourriez me prendre un flagrant délit de contradiction.
09:35Et donc, comme j'essaye d'être un peu cohérent,
09:39je vous répondrai comme je l'aime de faire.
09:43– Joumi.
09:44– Alors, historiquement, les communistes ont toujours dénoncé
09:46le primat du capital sur le travail.
09:48Or, la marche du monde confirme leur lecture.
09:50Les inégalités sont de plus en plus le fruit du capital.
09:54On est dans une société d'héritiers et de rentiers
09:56qui fondent leur domination, non battant sur des écarts de salaire,
09:58mais sur l'accumulation d'un patrimoine, parfois foncier, hérité.
10:02Et en fait, quelles mesures on peut essayer d'opposer à ça,
10:05pour s'opposer à cette machine-là qui paraît inarrêtable ?
10:08– Alors ça, c'est une très bonne question, si je peux me permettre.
10:11– Oui, merci.
10:12– Non, mais parce qu'on touche à ce que j'essayais
10:17d'expliquer sommairement tout à l'heure,
10:18c'est-à-dire quelle analyse on fait aujourd'hui du pays,
10:23de la société et du capitalisme dans son stade de développement.
10:27Et en fait, on s'aperçoit qu'il y a les phénomènes que j'évoquais tout à l'heure
10:34sur les pouvoirs autoritaires, la guerre et les prédations,
10:37le retour d'une certaine forme de colonialisme.
10:41Et vous avez aussi une société capitaliste économique
10:48qui est de plus en plus tournée vers la rente immobilière.
10:56C'est-à-dire que toutes les légendes qu'on nous a vendues
11:01au cours du XXe siècle et qu'on continue de nous vendre
11:04sur le fait que pour réussir dans la vie,
11:07il faut de la concurrence entre les individus
11:09parce que dans la concurrence entre les individus,
11:12on fait les efforts, il y a ceux qui font les efforts,
11:15ceux qui ne font pas les efforts, etc.
11:16Enfin bon, c'est la réussite individuelle.
11:22C'est l'histoire de Rockefeller, vous savez,
11:24il a trouvé une pomme, il a brillé, il en a vendu pour le prix de deux.
11:27Enfin bref, après, il a hérité de sa grand-mère.
11:31Donc c'est un peu...
11:34C'est plus efficace pour ça.
11:36En fait, c'est beaucoup plus efficace pour devenir riche.
11:39Mais quand vous avez aujourd'hui des inégalités
11:42qui sont beaucoup plus grandes
11:46dans les inégalités de patrimoine
11:47que dans les inégalités de revenus,
11:49mais que tout ça se cumule
11:50et que finalement,
11:52vous regardez aujourd'hui le CAC 40
11:55et que vous apercevez que dans le CAC 40,
11:58beaucoup, finalement, sont des héritiers.
12:01C'est-à-dire non pas par leur propre travail,
12:04par leur propre génie,
12:05par créer une valeur.
12:09Bien sûr, ils ont travaillé,
12:11mais ils ont fait fructifier
12:13un patrimoine qui existait.
12:16Donc comment faire évoluer ça ?
12:19D'abord, je pense qu'on avait fait une proposition,
12:22nous, avec le groupe communiste,
12:24qui était de revenir sur le pacte d'Utrecht.
12:26Donc je ne vais pas revenir trop dans le détail
12:27sur le pacte d'Utrecht,
12:28mais en gros, le pacte d'Utrecht,
12:29ça permet de transmettre une entreprise
12:31et des biens qui n'ont rien à voir avec l'entreprise,
12:35des biens immobiliers,
12:38en étant extrêmement défiscalisés.
12:41Bon, ça, c'est...
12:43Donc on ne proposait pas de le supprimer,
12:45mais on proposait d'ironier.
12:46Et puis, il y a un immense débat à avoir
12:49et nous allons faire des propositions sur le sujet.
12:52On a organisé d'ailleurs un colloque
12:53à l'Assemblée nationale
12:54avec des chercheurs sur le sujet.
12:56C'est sur celui de l'héritage.
13:00On ne taxe pas assez l'héritage dans notre pays.
13:02Alors bien sûr, vous dites ça en France,
13:05où il y a un certain attachement au patrimoine,
13:08mais bien sûr, vous savez,
13:10l'héritage moyen en France,
13:12c'est, je crois, de mémoire,
13:1420 ou 25 000 euros par personne,
13:18l'héritage moyen.
13:20Bon, mais il ne s'agit pas d'aller taxer ou surtaxer
13:25la maison de famille,
13:28l'appartement, enfin bon.
13:30Mais il faut...
13:32Je suis désolé parce que le chiffre m'échappe,
13:35mais il y a un chiffre monstrueux
13:38dans les 10 ans à venir
13:39du montant de patrimoine
13:42qui va passer d'une génération à l'autre
13:44et qui va encore accroître un peu plus les difficultés.
13:48Et quand vous mettez en comparaison
13:49l'explosion des patrimoines,
13:51leur transmission quasi défiscalisée de ce patrimoine,
13:55et que vous mettez ça en parallèle
13:57avec le fait que depuis 10 ans,
13:59le nombre de salariés au SMIC
14:01dans notre pays est passé de 11% à 19%,
14:05qu'on a quasiment doublé le nombre de SMICards,
14:07qu'on a précarisé le travail,
14:10qu'on a multiplié l'intérim,
14:12multiplié le taux d'entrepreneuriat,
14:13qu'on a absolument essayé
14:16d'affaiblir le salariat
14:19et la valeur travail,
14:21pour reprendre une expression utilisée parfois,
14:24et bien cette dichotomie entre un travail,
14:28non seulement qui ne paye plus,
14:29mais qui n'épanouit plus,
14:32parce que l'auto-entrepreneuriat,
14:35c'est le retour du travail à la tâche.
14:40Et donc dans ce que vous dites sur le patrimoine
14:43et sur le retour du travail à la tâche,
14:45vous avez l'impression d'un immense retour du 19e siècle.
14:48Justement, parce que le patrimoine,
14:49c'est du patrimoine foncier, souvent,
14:51pas uniquement, mais c'est souvent du foncier.
14:54Je crois que c'est Théo qui avait posé cette question
14:55il y a deux émissions,
14:56on disait, mais est-ce qu'on ne peut pas juste,
14:57alors pas supprimer la propriété foncière,
14:59mais l'encadrer drastiquement,
15:00c'est-à-dire, ce n'est pas normal
15:02qu'il y ait des empires de fonciers
15:03qui se constituent,
15:04où quelqu'un est propriétaire de 150, 500 logements,
15:07qu'on limite en gros à, je ne sais pas,
15:09une propriété principale et, allez,
15:11deux résidences secondaires,
15:12parce qu'on est généreux.
15:14Oui, je suis très généreux.
15:15Mais voilà, en vrai,
15:16est-ce qu'il n'y a pas une mesure radicale à porter ?
15:19Oui, mais bien sûr, je pense que sur les questions
15:22de patrimoine, d'héritage et de patrimoine,
15:24il y a des mesures radicales.
15:25Vous savez, moi, je m'intéresse beaucoup
15:27aux questions de logement.
15:30Et donc, souvent, vous avez,
15:32quand vous avez Casbarian,
15:33qui vient présenter sa loi
15:34sur les expulsions locatives,
15:36il vous expliquait que,
15:37oui, mais le petit retraité
15:39qui a acheté un studio
15:41et que le studio, il est squatté,
15:42qu'il peut faire bon, bref,
15:43il vous faisait pleurer
15:45sur le sort des petits propriétaires
15:48qui existent.
15:49Mais enfin, vous avez en France
15:5160% des bailleurs privés de logements,
15:55je ne parle que de logements,
15:56je ne parle même pas de...
15:5760% des bailleurs privés
15:59qui sont détenus,
16:0060% du patrimoine privé, pardon,
16:02est détenu par moins de 5% de propriétaires.
16:07Ça veut dire l'énorme patrimoine
16:11qu'ont constitué un certain nombre de personnes.
16:14Et quand vous apprenez par ailleurs
16:16que les plus riches en patrimoine
16:21et en revenu,
16:22mais surtout en patrimoine,
16:24échappent à l'impôt sur le revenu,
16:26par tous les mécanismes
16:27d'examération fiscale
16:30qu'autorise la loi aujourd'hui,
16:31vous avez atteint le sommet du scandale.
16:34Si j'ajoute à ça, en plus,
16:35qu'une partie de ces patrimoines
16:37ont été constitués par des aides publiques,
16:42parce que depuis maintenant 30 ans
16:44dans notre pays,
16:46chaque ministre du Logement
16:47donne son nom à un système de défiscalisation,
16:49le Périssol, le Pinel, etc.,
16:53qui quand même fait payer par l'argent public
16:56l'essentiel d'un investissement
16:58qui va devenir un investissement privé.
17:01Donc, vous, ministre du Logement,
17:02il n'y aura pas de loi de défiscalisation ?
17:05Une loi peu ?
17:06Une loi peu, voilà.
17:07Une loi peu, ouais.
17:08Déjà, ça sonne mal.
17:10Encore une fois,
17:11ce n'est pas toi qui l'avent.
17:12Pour un investissement immobilier,
17:14ça sonne très mal.