- il y a 9 heures
En 2027, socialistes, insoumis, écologistes et communistes devraient – sauf surprise – partir en ordre dispersé. Dès lors, et bien qu’elle n’ait pas dépassé les 32 % à chaque élection depuis 2014, la gauche a-t-elle déjà perdu ou peut-elle gagner ? Sur quelle ligne politique ? L’union réclamée par le peuple de gauche est-elle encore possible ?
Pour son millième numéro, l’Humanité a réuni la députée LFI Aurélie Trouvé, sa collègue écologiste Sandrine Rousseau, le sénateur PS Rémi Cardon et le porte-parole du PCF, Léon Deffontaines, pour un débat à un an d’une présidentielle à haut risque.
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NewsTranscription
00:01Rémi Cardon, l'offre fédérative de la France France, visiblement, ne s'adresse pas prioritairement en tout cas aux socialistes.
00:07De l'autre côté, le Parti Socialiste appelle à une union de la gauche non-mélenchoniste, c'est l'expression
00:11qui est utilisée.
00:12Ça veut dire que vous ne pouvez plus travailler ensemble ?
00:14Le problème, c'est que vous voyez, il n'y a pas forcément d'envie de travailler ensemble, visiblement, si
00:19je vous écoute.
00:20Et puis deuxièmement, vous parlez du programme du NFP, mais en réalité, aujourd'hui, je suis désolé, on doit le
00:27faire aussi évoluer.
00:28Je veux dire, un programme, ça évolue. Et vous-même, vous le faites à chaque élection présidentielle, il me semble,
00:34sauf erreur de ma part.
00:35Et en l'occurrence, aujourd'hui, ce que je ne comprends pas, c'est votre raisonnement.
00:38C'est-à-dire, ça a marché, on a gagné avec le NFP, mais du coup, on ne fait pas
00:41d'union pour les présidentielles parce qu'on a notre programme et on a notre candidat.
00:45On vient de le proposer.
00:46Si, c'est votre raisonnement. On a Mélenchon et on a d'autres programmes.
00:50Ce n'est pas nous qui avons fait Lucas au départ.
00:52C'est ce que vous proposez aux électeurs de gauche, quand même.
00:56Faisons la gauche non-Mélenchoniste, ce n'est pas nous, c'est le PS.
00:59Sauf qu'en l'occurrence, on voit bien qu'on est en incapacité de travailler avec Mélenchon.
01:03Je n'ai pas dit avec les Insoumis.
01:05Je n'ai pas dit avec les Insoumis, j'ai dit avec Mélenchon.
01:08Donc, c'est là où on a...
01:10Pourquoi ?
01:10Parce que, je ne vais pas revenir sur les débats qu'il y a eu, c'est la posture à
01:16la fois, les propos parfois qui sont nauséabonds.
01:19Et voilà, donc, si la France Insoumise veut travailler sur l'Union, elles sont...
01:24Je ne vais pas utiliser mon temps de parole pour ça, puisque je pense que...
01:27Il faut qu'on accélère de toute façon.
01:29Oui, en plus, il faut qu'on accélère.
01:30Mais moi, je pense qu'on a une chance inouïe de créer les conditions d'union pour éviter le pire.
01:38Voilà.
01:39Et en l'occurrence, ce que je vois, c'est que la France Insoumise ne souhaite pas travailler avec la
01:44gauche.
01:44Sandrine Rousseau, quand vous voyez les discussions entre Rémi Cardin et Rély Trouvé, ça vous inspire quoi ?
01:49Je vais vous dire beaucoup de tristesse, en vrai, parce que là, je suis un peu désespérée de ce qui
01:53va se passer.
01:54Parce que là, on est dans un truc où on construit de gauche irréconciliable.
01:59Mais c'est nous-mêmes qui construisons cette irréconciliabilité.
02:04Et derrière, vous l'avez dit, à chaque élection, on ne dépasse pas 32%.
02:0932%, c'est déjà pas mal.
02:11C'est déjà pas mal, en vrai.
02:12Mais 32%, si on se divise en deux, ça fait 15.
02:15Et moi, je ne sais pas comment on passe de 15 à 50,01 lors de 2027.
02:23Et j'étais au moment de la dissolution.
02:25Moi, j'étais invitée sur les plateaux le soir des résultats.
02:28Et vous savez, on a des sondages comme ça sortis des urnes quand on est sur les plateaux.
02:33À 18h, le RN était en majorité absolue.
02:36À 19h, il était en majorité relative dans les sondages.
02:39Et à 20h, c'est nous qui étions en tête.
02:41Et en fait, nous étions en tête parce que nous avons dépassé les partis.
02:44C'est-à-dire parce qu'une société civile s'est mobilisée.
02:47Parce que les syndicats ont renoncé à la charte d'Amiens et ont pris position.
02:51Au détriment, en prenant des risques considérables.
02:55Parce que les associations, en prenant aussi des risques sur leur capacité à aller chercher des subventions,
03:01ont pris position.
03:02Parce que des citoyens et citoyennes ont fait la queue devant les commissariats pour qu'il y ait des procurations.
03:07Et en fait, là, j'ai l'impression qu'on oublie tous ces gens.
03:11J'ai l'impression qu'on oublie cette mobilisation, cette ferveur populaire.
03:15Et autant je partage avec Aurélie l'idée qu'il faille aller sur beaucoup plus de ruptures,
03:23d'ambition, de courage aussi, d'aller affirmer des choses, etc.
03:29Autant je partage avec le Parti Socialiste l'idée que, quand même, on ne peut pas continuer dans un récit
03:36d'irréconciliabilité,
03:38mais que vous alimentez aussi.
03:40Donc, en fait, moi, je veux juste qu'on se pose et qu'on se dise,
03:43attention, là, c'est quand même des personnes qui, demain, peuvent subir le RN si nous ne sommes pas à
03:48la hauteur.
03:49C'est des gens qui, demain, pourront être expulsés de leur logement.
03:52C'est des gens qui, demain, pourront ne plus avoir aucune espèce de confiance.
03:58Et déjà, certains n'en ont plus du tout.
04:00Mais je veux dire, ne plus du tout avoir de confiance dans la police et dans la capacité de la
04:04police à nous protéger,
04:05parce que ce sera une police qui sera aux ordres d'un gouvernement d'extrême droite.
04:10Enfin, c'est les droits des personnes LGBT.
04:15Derrière, c'est quand même tout notre...
04:17Et puis, évidemment, c'est un capitalisme exacerbé, un capitalisme sauvage,
04:21doublé d'un déni climatique.
04:23Donc, je veux dire, l'enjeu est tel, l'enjeu est tel que je vous...
04:27Enfin, vraiment, je le demande.
04:29Arrêtons d'alimenter ce débat des gauches irréconciliables.
04:34Et par ailleurs, moi, je me dis, dans la primaire qui est actuellement en cours,
04:38dans laquelle je ne crois pas tellement en l'État,
04:40parce que je pense qu'elle est complètement refermée sur des chefs de parti,
04:43et qu'en fait, les chefs de parti, aujourd'hui, ne racontent pas une histoire d'émancipation et de courage.
04:50Mais je voudrais vraiment qu'on se dise que les citoyens devraient avoir la main sur le processus.
04:56Et j'en termine là.
04:57Demanderons aux citoyens de choisir, en fait, avant, au sein de la gauche.
05:01Permettons aux citoyens de dire, ben voilà, moi, je vote pour tel ou tel dans la primaire,
05:06et qu'on fasse une primaire sans candidat.
05:08C'est-à-dire que s'il y a mille ou dix mille citoyens qui votent pour une personne,
05:11eh bien, que cette personne puisse être candidate.
05:13Et qu'en fait, ce soit le peuple de gauche qui reprenne la main sur le récit de la gauche.
05:16Parce que si on laisse les partis faire, alors les partis vont avoir des replis identitaires.
05:21Et on est mort.
05:21Et on est mort.
05:23Et derrière nous, on laisse sur le bas-côté toute une partie de la population
05:26qui a vitalement besoin de la gauche.
05:29Il nous reste quelques minutes seulement, donc un dernier tombeau de table, s'il vous plaît.
05:34Là, on voit que l'union des droites et de l'extrême droite,
05:36si elle ne se fait pas complètement électoralement,
05:39elle se fait de plus en plus dans les esprits.
05:42Et que la gauche met en avant des différents, il y a des différents réels.
05:45Est-ce qu'ils sont fondamentaux ?
05:46Est-ce qu'il faut continuer en 2027, comme ça s'est passé en 2022, Aurélie Trouvé ?
05:51D'abord, je veux quand même...
05:52Excusez-moi, mais comme on est dans le débat, je vais réagir sur les gauches irréconciliables.
05:55Pour moi, il n'y a pas de gauche irréconciliable.
05:56Tout dépend de ce qu'on se considère comme la gauche.
05:59Et d'abord, je pense qu'il faut partir du programme.
06:01Et je le redis, il faut partir du programme.
06:04Oui, c'est ça qui nous a réunis, la NUPES, qui nous a réunis, le NFP.
06:08Et moi, je pense que nous ne pouvons gagner que sur un programme de rupture et sur une cohérence.
06:13Mais moi, je veux dire, le programme du Nouveau Front Populaire, pour moi, il n'est pas assez ambitieux.
06:15Je ne vais pas te dédire là-dessus.
06:17C'est un moment qu'on l'a, quoi.
06:18C'est un moment qu'on l'a, quoi.
06:19C'est un moment qu'on continue.
06:20Donc, je pense que c'est de ça dont il faut qu'on parle.
06:23Et qu'on parte.
06:25Un programme de rupture.
06:27Et par ailleurs, rester fidèle à ce programme de rupture, une fois dans le mandat.
06:31Au minima, dans le mandat.
06:33Enfin, je suis désolée, on parle d'un présidentiel, mais déjà, dans le mandat, il n'a pas été respecté.
06:37Et c'est un problème.
06:38Alors que, comme tu le dis, sur certains points,
06:41ben oui, c'est vrai que nous aussi, on aurait voulu aller plus loin.
06:44Mais on a su se mettre d'accord, et assez rapidement, sur un programme qui reste quand même un programme,
06:49pour moi, de rupture.
06:50Et c'est ça qui est important.
06:51Par exemple, sur l'énergie, je reviens là-dessus.
06:54Sur l'énergie, on avait un point de désaccord.
06:57Et on a dit, ben, on va continuer à y travailler, dans le programme du NFP.
07:01Parce que je le rappelle, par exemple, la question du nucléaire.
07:04Tous les débats, c'est pas NégaWatt, c'est RTE qui a un scénario, donc les réseaux électriques de France,
07:09qui a un scénario, par ailleurs, sans nucléaire, d'ici un certain nombre d'années.
07:14Bon, on a un désaccord là-dessus.
07:16Mais on a su le surmonter, parce qu'on avait toute une série de mesures, de mesures cohérentes,
07:23qui permet un programme de rupture avec le macronisme.
07:25Bon, et c'est de ça.
07:28C'est pour ça que je vous dis que, pour moi, si une fusion amène à la confusion, ça ne
07:33règle rien au problème.
07:35Ça ne nous permettra pas de gagner.
07:37La question, elle, qu'est-ce qui nous permet de gagner ?
07:39Si on est d'accord que c'est un programme de rupture, comme on l'a été pour la NUPES,
07:42comme on l'a été pour le NFP,
07:43alors on est capable d'avancer.
07:45Voilà.
07:48Rémi Cardon, d'abord.
07:49Du coup, moi j'ai une interrogation sur les propos.
07:50Et donc, attends, pardon.
07:51Et donc, pour nous, il n'y a aucun nucase.
07:53Nous, dans notre texte, qui est sorti ce dimanche de notre assemblée représentative,
07:57nous nous adressons très clairement à tous ceux qui veulent rester fidèles à un programme de rupture.
08:02Merci Aurélie Trouvé.
08:03Rémi Cardon, rapidement.
08:04Donc, imaginons, on a un programme commun.
08:06Ça veut dire que demain, on peut trouver un accord sur le mode de désignation pour le candidat.
08:10Je vous pose la question, parce que du coup, je m'interroge aujourd'hui.
08:13Je veux dire, si on a un programme commun, on part du programme,
08:16et ensuite, il faut bien avoir une tête pour l'incarner.
08:19Donc, comment on fait alors ?
08:19Je vous laisse continuer.
08:20Je vous pose la question.
08:21Non, mais je vous pose la question.
08:21Comment on fait alors, du coup ?
08:22Moi, c'est intéressant d'avoir votre avis, parce que, pour le coup, le Parti Socialiste,
08:26je ne sais pas, je n'ai pas compris si vous étiez contre la primaire, pour la primaire,
08:29pour François Hollande, pour Luxman, pour...
08:31Moi, je suis pour la primaire.
08:31On va arrêter avec la caricature.
08:32Je ne sais pas.
08:34Sauf en ma part, je ne vous ai pas manqué de respect.
08:35Non, mais nous, on a une ligne assez claire, au moins.
08:39Non, mais répondez à ma question.
08:40Non, mais je veux...
08:40On a un programme commun.
08:41Imaginons, on est quatre, on a un programme commun.
08:43Peut-être que vous pourriez commencer d'abord par répondre au nom du Parti Socialiste,
08:46avant de me poser la question à moi, parce que moi, j'étais assez claire.
08:49Du coup, vous êtes pour ou contre la primaire, dans ce cas-là ?
08:52Non, nous, on n'est pas pour la primaire.
08:54On l'a dit, on l'a expliqué en long, en large et en travers.
08:56Par contre, je vous pose la question à vous.
08:57Un poser, mais Jean-Luc Mélenchon.
08:58Non, je vous pose la question.
08:58Est-ce que le Parti Socialiste est pour ou contre la primaire ?
09:01Vous allez voir, dans quelques semaines...
09:03Non, mais dites non.
09:04Moi, je suis pour, à 100%.
09:05Ah oui, parce qu'il y a quand même des avis différents, mais OK.
09:09La direction du Parti Socialiste a pris position pour la primaire,
09:12ce qui n'est pas le cas d'une bonne moitié du Parti Socialiste.
09:14Vous allez voir, dans quelques semaines, on verra à la télévision.
09:17Et je précise, les militants socialistes voteront bientôt.
09:19On est quatre autour de la table.
09:21On a un programme commun.
09:22Comment on fait pour désigner une candidature commune ?
09:25Sandrine Rousseau, une réaction ?
09:30Une conclusion, surtout.
09:33Vraiment, moi, je pense que la gauche est forte, encore une fois,
09:39quand elle représente toutes les tendances.
09:44Et oui, là, si on regarde ce qui se passe aux États-Unis,
09:48et je vous le dis à vous, une gauche modérée n'a pas réussi à contrer Trump.
09:54Aujourd'hui, ce qui est réussi à contrer Trump, c'est des Mamdani,
09:57c'est ce qui se passe à Minneapolis,
09:58c'est-à-dire quelque chose qui, vraiment, ouvre un autre espace,
10:03un espace qui crée de l'espoir.
10:06Mais je dis à LFI, tout seul, je ne vois pas comment vous y arrivez non plus.
10:11C'est-à-dire qu'au mieux, vous faites aller 18%, 20%, même 22%.
10:16Les 22% pour aller jusqu'à 50%, comment vous faites, quoi ?
10:19Et donc, on est dans l'illusion de la puissance,
10:22alors qu'en fait, nous ne sommes puissants que quand nous sommes rassemblés.
10:25Et donc, la question, c'est comment on désigne la personne,
10:28puisqu'en effet, nous sommes prisonniers de cette 5e République.
10:30Raison pour laquelle...
10:31Oui, mais la primaire, telle qu'elle est actuellement,
10:34en fait, elle est complètement refermée et verrouillée.
10:37Enfin, c'est vraiment...
10:38Qu'est-ce qui est verrouillé ?
10:39C'est ultra verrouillé.
10:40Il faut 500 signatures,
10:42et c'est les chefs de parti qui décident de tout dans un autre choix.
10:45C'est pour éviter d'avoir 50 candidats.
10:46Enfin, je veux dire, déjà, on a pas mal à gauche.
10:48Et alors ?
10:48Il y aurait 50 candidats, et alors ?
10:50Et alors ?
10:50On laisse le peuple de gauche choisir, c'est quoi le sujet, en fait ?
10:54Ben non, mais c'est quoi le sujet ?
10:55Et au moins, ça ouvrirait les débats,
10:57et au moins, on créerait quelque chose.
10:58Bon, en fait, à force de tout contrôler,
11:00on va se voter, littéralement.
11:03Voilà, et c'est ça qui me fait très peur.
11:05Et je le dis, j'ai quand même ce sentiment
11:09qu'on ne créera l'espoir à gauche
11:11que si nous sortons des logiques identitaires de parti,
11:15et si nous sortons d'un débat d'alliance
11:18pour aller vers des débats de révolution,
11:21d'une certaine manière.
11:22Allez.
11:23Léon Desfontaines, le parti communiste,
11:26en tout cas la direction du parti communiste,
11:27dans une phase de congrès,
11:29va proposer à ses militants une candidature du parti communiste.
11:33Vous en êtes d'ailleurs l'un des rédacteurs du texte.
11:36Quand vous entendez ce débat,
11:38qu'est-ce que ça vous inspire, vous ?
11:39La première chose, pour revenir très brièvement
11:41quand même sur le processus de primaire,
11:43prenons l'exemple de nos voisins.
11:44Enfin, je veux dire, l'Italie fait des primaires depuis 2005.
11:47L'Italie n'a pas été capable, parce qu'elle s'est rassemblée,
11:50d'être un frein à la montée de l'extrême droite,
11:52et la preuve en est,
11:53et la gauche est en déliquescence aujourd'hui en Italie,
11:56et ils sont bien sûr en débat chez eux
11:57pour voir comment ils peuvent refonder.
11:59De l'autre côté, moi ce que je dis,
12:00c'est que si on a une primaire demain en France,
12:03admettons, tous les candidats s'y mettent.
12:05On va essayer de convaincre avant tout, d'ailleurs,
12:07les électeurs de gauche de voter pour un tel, un tel,
12:09parce que c'est celles et ceux qui vont se mobiliser lors de cette primaire.
12:11Si demain, Raphaël Glucksmann gagne cette primaire,
12:14je suis désolé, moi je ne suis pas prêt à faire campagne pour Raphaël Glucksmann,
12:17avec son modèle de quasi-fédéralisme européen
12:20que je ne partage en rien.
12:22Si demain, Jean-Luc Mélenchon gagne cette primaire,
12:24je suis désolé, mais je ne suis pas en accord
12:25avec le fait de faire campagne Jean-Luc Mélenchon,
12:27qui a une figure repoussoire, parce qu'il a abandonné peu à peu la question sociale,
12:30mais surtout d'une brutalisation sans cesse de la vie politique.
12:33Et donc, aujourd'hui, la question fondamentale,
12:35et moi c'est pour ça que je veux traiter,
12:37c'est la question du projet et du programme.
12:39C'est quel contenu nous permettra d'aller chercher
12:41celles et ceux qui ne croient plus en la gauche.
12:43Et bien c'est un projet qui, je crois, remet en cause
12:44le modèle européen tel que nous l'avons construit,
12:47tel qu'il a été construit, et tel qu'il s'est imposé
12:48aux Françaises et aux Français,
12:49notamment après le référendum de 2005.
12:52Et c'est un projet qui soit capable de refaire
12:53de la question sociale, la question de la lutte des classes,
12:56sa priorité, et donc pour ce faire,
12:58notamment la question de la réindustrialisation de notre pays.
13:01La question énergétique, elle n'est pas anecdotique,
13:02parce que les centrales nucléaires permettent de produire
13:04plus d'énergie sur notre territoire décarbonée, bas carbone,
13:07c'est ce qui permettra de réindustrialiser notre pays.
13:09C'est ce qui permettra de produire demain de l'acier
13:11qui sera utile pour le ligne de chemin de fer,
13:13pour construire des bâtiments et notamment des logements sociaux,
13:16pour construire des voitures électriques bas carbone, etc.
13:19On a besoin d'une industrie.
13:20Et donc pour ça, on a besoin d'avoir une énergie
13:23qui est produite massivement et qui soit bas carbone,
13:26et il n'y a que l'énergie, le mix énergétique,
13:28nucléaire et renouvelable qui peut le permettre.
13:30Donc ce n'est pas une question anecdotique.
13:31Et c'est comme, je crois, avec ce projet-là,
13:33que nous serons en capacité à aller chercher
13:34celles et ceux qui ne croient plus en la gauche.
13:36Et moi aujourd'hui, je ne vois personne d'autre
13:38que Fabien Roussel pour incarner cela.
13:41Mais ayons le débat, encore une fois,
13:42je n'ai pas de religion sur le rassemblement.
13:44Mais je pense que notre priorité,
13:45ce n'est pas de savoir si on a un programme commun,
13:47on ne l'a pas.
13:47La question fondamentale, c'est quel programme
13:49pour faire reculer l'extrême droite ?
13:52Sous-titrage Société Radio-Canada
13:57Sous-titrage Société Radio-Canada