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  • il y a 9 heures
Le dirigeant du Parti communiste et ceux des Verts ont décliné l'offre de Manuel Bompard d'une candidature unique à la présidentielle et d'investitures communes aux législatives. Décryptage avec Cyprien Caddeo et Gaël De Santis.

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Transcription
00:00Bonjour sur la chaîne de l'Humanité, bienvenue. Et aujourd'hui, on va essayer de décrypter avec vous une question
00:06politique,
00:07à savoir pourquoi l'offre d'alliances des insoumis tendues vers les écologistes et les communistes a été accueillie froidement
00:15par ces deux parties.
00:16Pourquoi ça ne se fera probablement pas ? Et pour en discuter, j'accueille Gaël De Santis du service politique
00:20de l'Humanité. Salut Gaël.
00:21Bonjour Cyprien Cadéo du service politique également de l'Humanité.
00:25Exactement, merci de me présenter. Du coup, on va essayer de discuter. Cette offre des insoumis a été réalisée, pour
00:32vous le rappel, le jeudi 2 avril
00:34par l'intermédiaire du coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, qui a proposé une offre fédérative
00:42à destination des écologistes et des communistes pour la présidentielle 2027, qui comprendrait aussi un accord pour les législatives.
00:49Et les sénatoriales. Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus ?
00:54Déjà, l'idée de Manuel Bompard, qui est le coordinateur national de la France insoumise, c'est justement d'avoir
01:01une candidature unique
01:03à l'élection présidentielle. Et dans son offre, il est proposé que la campagne soit déterminée en commun,
01:13et également qu'il y ait un accord pour les législatives. À plusieurs reprises, maintenant, Jean-Luc Mélenchon l'a
01:20dit,
01:21« L'accord législatif sera soumis au fait d'avoir soutenu la candidature insoumise à l'élection présidentielle,
01:30contrairement à ce qui s'était passé en 2022 avec l'accord de la NUPES, ou 2024 avec l'accord
01:35du nouveau Front populaire. »
01:39Cette offre, on va le dire, a subi un double refus, même, et des communistes et des écologistes.
01:48Alors, on va essayer de comprendre pourquoi cette réaction. Peut-être d'abord, on commence par le Parti communiste français.
01:55Donc, pourquoi l'offre a été refusée par le PCF, en tout cas à l'heure actuelle ?
02:01Alors, Fabien Roussel a été secrétaire national du PCF, a été interrogé sur LCI, entre autres.
02:08Et il dit... Bon, il est un peu échaudé par les alliances passées. Et lui, il dit, comme pour son
02:15refus de la primaire
02:17avec les écologistes et les socialistes, qu'il faut... Si on doit discuter union, travaillons, dit-il,
02:24à un pacte sur le programme. Prenez l'exemple, là, sur LCI de l'énergie, puisque c'est le débat
02:31actuel.
02:33Énergie, qui est un thème sur lequel il n'y a pas forcément un accord sur le mix énergétique,
02:38la part du nucléaire ou autre à gauche. Donc voilà, il dit qu'il faut commencer par le programme.
02:44On ne s'engage pas sur une candidature unique. Il dit qu'il parle de tambouille. Il dit qu'il
02:49faut parler,
02:50de se mettre d'accord sur un programme, ce qui touche vraiment les Français.
02:53C'est le deuxième argument qui est employé. C'est qu'il pense, c'est ce que disent certains sondages,
03:00c'est qu'au vu de l'impopularité de Jean-Luc Mélenchon, même si c'est un... On le voit
03:06dans les sondages,
03:06un bon candidat de premier tour. Il dit que c'est le pire candidat pour le second tour face à
03:12l'extrême droite.
03:14Voilà. Donc c'est un peu les deux...
03:16J'ai par ailleurs souvent repris et chez les écologistes, et chez les socialistes,
03:20j'ai à peu près tout le monde, à part les insoumis, de dire, sur la foi de sondage,
03:25qu'ils valent ce qu'ils valent, puis qu'ils sont faits à un an de leur présentiel,
03:29mais qui montre que Jean-Luc Mélenchon serait dans toutes les configurations sèchement battus,
03:32notamment par l'extrême droite. Et donc c'est effectivement l'argument...
03:36Et après, il y a un autre aspect qui est... Quand il parle de tambouille, c'est qu'il dit
03:42également...
03:43Voilà. Vous parlez d'union, mais regardez ce qui vient de se passer.
03:47On sort du scrutin municipal avec... Au premier tour, souvent, il dit...
03:54Voilà. On a fait élire des députés NFP insoumis
04:00qui se sont retrouvés être candidats face à des maires sortants socialistes, écologistes ou communistes.
04:07Les municipales, tu veux dire ?
04:09Les municipales ont laissé des traces.
04:11On laissé des traces. Voilà. Et également, il y a quelque chose qui a laissé des traces chez les communistes.
04:16C'est 2017, où les communistes avaient soutenu Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle.
04:21Et ça ne s'était pas traduit par un accord national pour les élections législatives.
04:27Oui. Donc oui, il y a une tension existante à partir de ce précédent-là.
04:32Même si, depuis, effectivement, les choses ont changé.
04:34Est-ce que, déjà, sur l'offre même des insoumis, est-ce qu'elle est différente que des accords passés
04:39?
04:40Exactement. On voit que ce que propose Manuel Bompard, c'est qu'il y a un accord pour les législatives
04:48avec.
04:49Ce n'était pas le cas en 2017. Ce serait le cas aujourd'hui.
04:53Donc voilà. La question de se faire rouler dans la farine, l'impression qu'ont pu avoir les communistes à
05:03l'époque,
05:04cette question, l'offre n'est plus la même qu'en 2017.
05:07Deuxième chose, il est proposé qu'il y ait une sorte de conseil du programme pour discuter le programme.
05:13Et enfin, qu'il y ait aussi une sorte de coanimation de la campagne.
05:18En 2017, les communistes avaient été mis en dehors de la campagne médiatique qui n'apparaissait pas, par exemple, à
05:26la télévision ou autre.
05:26Ils se sentaient invisibilisés.
05:27Ils se sentaient invisibilisés. Voilà. Là, il y a une réponse qui est faite.
05:31Je rappelle, ça ne s'adresse pas qu'aux communistes, ça reste également aux écologistes.
05:35Donc il y a un changement. Il y a un changement. Et enfin, par rapport à 2017, les insoumis peuvent
05:42faire valoir le résultat.
05:44Voilà. C'est qu'en 2022, ils ont fait plus de 21,9 % à l'élection présidentielle au premier
05:52tour.
05:52Et donc, ils se sentent une certaine légitimité.
05:57Je pense qu'il faut quand même qu'on dise un mot de cette proposition, parce qu'elle n'est
06:00pas anodine.
06:02C'est une proposition qui est accueillie froidement, parce que certains disent qu'en fait, ils font certainement de vouloir
06:06faire l'union, alors que ce n'est pas le cas.
06:08Ce qu'on sait, c'est que les insoumis ont déjà acté qu'il y aurait une candidature insoumise à
06:10la présidentielle.
06:11Ça, ça a été dit maintes fois et redit par Jean-Luc Mélenchon lors de ses prises de parole post
06:16-municipales.
06:17Et en gros, il dit « rassemblez-vous derrière moi ». C'est à peu près la proposition.
06:21Pourquoi il fait ça ? Et comme intéressant de voir que dans le spectre de son alliance, il n'y
06:26a évidemment pas les socialistes.
06:27Ça, on s'en doutait vu le niveau de tension entre la LFC et le PS.
06:31Mais je pense qu'il y a aussi un calcul de la part de Jean-Luc Mélenchon et des insoumis
06:34en général,
06:35qui quand même ont en tête, même s'ils sont persuadés d'être capables de se qualifier au second tour,
06:39que si les voix sont éparpillées à gauche, comme elles l'ont été en 2022, où il y avait donc
06:43quatre candidats de gauche,
06:44eh bien potentiellement, ça peut être ça qui fait rater la marche de la qualification.
06:48On sait que les insoumis ont notamment accusé, à l'époque, et le PCF,
06:52donc la candidature de Fabien Roussel et celle des écologistes, d'avoir grévé le score de Jean-Luc Mélenchon
06:58et d'avoir empêché sa qualification, les intéressés s'en défendent, etc.
07:04On ne sondra jamais les cœurs et les reins de tous les électeurs, donc on ne pourra pas savoir à
07:07quel point...
07:07En tout cas, de fait, c'est ce que les insoumis, eux, ont retenu, on va dire, comme le sont,
07:13donc qu'ils veuillent cette fois éliminer ce risque, on va dire, de candidature concurrente, on l'entend.
07:21Par contre, on voit bien que le PS, ça, ils l'ont écarté, ils ne considèrent pas que le PS
07:24ait un handicap.
07:25Une candidature Glucksmann, par exemple, ce qui serait la plus probable,
07:27ils ne considèrent pas que ce soit un handicap potentiellement pour se qualifier au second tour en cas de...
07:34potentiel. Donc, ça, je pense que c'était important de le préciser.
07:37Alors, après, sur la question des écologistes, parce que là, tu parlais des communistes,
07:39les écologistes n'ont pas non plus... Avant d'aller aux écologistes, peut-être sur la question des communistes,
07:44est-ce que c'est dire pour autant que les communistes sont défavorables à une démarche unitaire ?
07:48Parce que, est-ce qu'il ne faudrait pas tomber dans la caricature qui consiste à dire
07:50qu'ils ont refusé l'offre des insoumis, donc en fait, ils veulent y aller solo, et puis ils ne
07:55veulent pas discuter ?
07:55Alors, pour l'heure, voilà, c'est la proposition, les communistes rentrent en période de congrès,
08:02et qui se tiendra le 3, 4, 5 juillet à Lille.
08:07Et donc, l'idée pour eux est de travailler un pacte pour le redressement de la France
08:12avec des mesures sur l'industrie, sur la transition écologique, sur les nouveaux droits des salariés,
08:18un volet nationalisation également, et de rassembler autour de ça, en gros, de dire,
08:24voilà, quel est le projet qui nous pense, qui semble, aux communistes, être le moyen de dépasser les 30%
08:33pour le total des voix de gauche.
08:36Ceci dit, c'est un congrès, qui dit congrès, ça veut dire débat,
08:39et il y a d'autres propositions que celles présentées par le Conseil national qui sont en débat.
08:44Il y a déjà des textes qui circulent, mais il faudra qu'ils aient les signatures pour pouvoir se présenter.
08:51Il y a un texte qui propose de renouer avec la France insoumise.
08:57Donc de refaire de l'alliance de 2017, en gros.
08:59De 2017 et plus de 2012 que de 2017, d'ailleurs.
09:03Le Front de Gauche.
09:04Le Front de Gauche.
09:05Et il y a un autre texte qui propose candidat d'ordre communiste,
09:09mais éventuellement un retrait,
09:15si ça peut permettre à un candidat d'arriver de gauche,
09:19de se qualifier au second tour.
09:20Donc voilà, il y a encore un débat qui va se jouer jusqu'au congrès du PCF à Lille,
09:27les 3-4-5 juillet.
09:33Pour revenir du coup à la question des écologistes,
09:36je pense qu'il faut examiner ce que veut dire cette proposition vis-à-vis des écologistes,
09:40parce que les insoumis ont identifié quelque chose,
09:44qu'on a tous identifié par ailleurs,
09:45c'est que les écologistes qui sont pris dans leur primaire de la gauche unitaire,
09:52donc avec le PS et en gros l'après et Génération,
09:57mais sans trois gros absents qui sont le Parti communiste,
10:01la France insoumise et Raphaël Glucksmann et son mouvement Place Publique,
10:07eux, ils sont pris là-dedans,
10:08mais les insoumis ont bien vu que le PS est en train de faire capoter la primaire.
10:11On a déjà d'ailleurs parlé sur cette chaîne du fait que le PS est en train de se retirer,
10:16retirer ses billes vis-à-vis de la primaire,
10:18et potentiellement, si c'est ça, c'est plus une primaire unitaire,
10:21c'est juste une primaire des écologistes et de leurs alliés,
10:23parce que l'après-génération siège dans le groupe écologiste à l'Assemblée,
10:26donc ce serait un peu une primaire des écologistes élargis, tout simplement,
10:30et donc elle n'aurait plus lieu d'être,
10:31puisque son vocation est de faire émerger une candidature unique à gauche, normalement,
10:35déjà qu'à la base, c'était mal parti,
10:37et donc les insoumis se disent, bon, puisqu'ils font ça,
10:40puisque les PS sont un peu en train de la faire à l'envers aux écologistes,
10:43eh bien, allons faire une proposition,
10:45et donc Jean-Luc Mélenchon avait dit notamment,
10:47il y a, pareil, pendant ces meetings des municipales,
10:49qui étaient quand même plutôt des meetings présidentiels déguisés en meetings municipaux,
10:54ils avaient dit, mais l'alliance du futur, de toute façon,
10:57c'est les écologistes avec les insoumis,
10:59mais à condition que les écologistes ne suivent plus la ligne de Mme Tondelier,
11:03notamment vis-à-vis de cette primaire unitaire.
11:06Donc, et donc, réception, réponse des écologistes...
11:12En gros, Marine Tondelier dit,
11:15ils soutiendront une candidature qui soit issue de la primaire.
11:19Il faut voir quand même que ce type de mots doux de la part de Jean-Luc Mélenchon
11:25envers Marine Tondelier, envers Olivier Faure, envers Fabien Roussel,
11:29laisse des traces sur le long terme,
11:31mais dans les périodes où ça se décide,
11:34ça pose quelques soucis quand la FI affiche des aspirations unitaires.
11:43Mais voilà, les verts,
11:44il est vrai que quand on regarde la séquence depuis 2022,
11:50sont la force la plus attachée à l'union de tout le NFP,
11:57de toutes les quatre organisations de gauche,
12:00c'est même eux qui avaient poussé à ce que...
12:03Rappelez-vous, la NUPES, après octobre 2023,
12:08avait un peu éclaté en vol.
12:10Les verts avaient joué un rôle important pour remettre la France insoumise
12:15dans le giron de la gauche.
12:18Ça leur a permis d'avoir pas mal de députés également au moment du NFP.
12:24Donc ils savent que les verts ont une aspiration unitaire
12:28et que si ça ne débouche pas avec le Parti Socialiste,
12:31les insoumis se disent peut-être qu'on peut trouver un accord avec eux.
12:37Tu parles d'aspiration unitaire, il faut peut-être rappeler aussi
12:39qu'elle est partagée aussi quand même largement dans le lectorat de gauche,
12:42au sens... Parce que le lectorat de gauche n'est pas uniquement un lectorat partisan,
12:45on va dire, qui vote pour un Parti,
12:47mais un lectorat globalement progressiste de gauche
12:50qui, dans les enquêtes d'opinion, et ça c'est invariable,
12:52et le NFP l'a un peu montré aussi,
12:54est quand même plutôt favorable à l'union.
12:56Même on l'a vu au moment des municipales,
12:57globalement, les listes d'union étaient publicitées
12:59plutôt que les listes individuelles.
13:02Donc c'est aussi en écho à ça que même la Révolution insoumise,
13:07elle doit être lue par rapport à ça.
13:08Ils ont bien compris que s'ils ne donnaient pas au moins des gages de l'union,
13:13en mode on est artisans nous-mêmes de l'union,
13:16puisqu'on fait des propositions,
13:17c'est une union très cadrée,
13:19puisqu'encore une fois c'est aller se rassembler derrière un insoumis,
13:23c'est aussi une façon de ne pas complètement abandonner
13:26le totem de l'union qui est plébiscité par le lectorat.
13:28— Exactement. Et c'est souvent, d'ailleurs, avant une élection,
13:35la France insoumise fait une offre d'union.
13:39C'est ce qu'ils avaient fait avant les européennes,
13:40déjà que ce soit une liste de toute la gauche.
13:45Puis ils avaient même proposé la tête de liste aux écologistes.
13:50Voilà. Donc il y a souvent des offres unitaires
13:54de la part de la France insoumise dans la pré-campagne,
13:57ce qui permet après de justifier une campagne en solo
14:02quand c'est ce qui advient.
14:05— Oui. Et donc effectivement, réponse de Marine Dandelier,
14:08pour le moment, « Non, on ne fera rien en dehors de la primaire ».
14:11Alors le problème, c'est que cette réponse-là,
14:13elle est conditionnée un peu à sa primaire.
14:15C'est-à-dire qu'elle dit ça, mais si dans un mois,
14:16la primaire est morte parce que le PS s'en est dégagé
14:19de manière complètement officielle,
14:22bon, du coup, ça ne sera plus trop valable.
14:23Cet argument-là, en tout cas, ça ne voudrait pas dire
14:25qu'il faut qu'elle se précipite dans les bras de la France insoumise,
14:27mais l'argument de la primaire sera moins valable, en tout cas.
14:30Et surtout, je pense qu'il y a un truc qu'il faut avoir en tête aussi,
14:32c'est que tu disais le fait qu'il soit pris à Marine Dandelier.
14:39C'est vrai qu'en fait, les insoumis jouent souvent
14:40sur les tensions internes aux partis.
14:43Et chez les écologistes, par exemple,
14:45on a vu que Manuel Bompard s'était rapproché
14:48d'un courant spécifique des verts qui s'appelle les verts populaires,
14:51qui sont des verts favorables, en gros,
14:53qui sont défavorables au fait que les écologistes
14:54se rapprochent trop du PS et se mettent dans la roue
14:57de la social-démocratie, et qui se mettent plutôt
14:59dans le giron des insoumis,
15:01en tout cas, défendent une ligne plus radicale, en tout cas.
15:06Et donc, cette tendance-là, très proche de LFI,
15:10c'est là-dessus qu'a rejoué aussi Manuel Bompard,
15:11en disant, on a des écologistes qui nous sont plutôt favorables,
15:16appuyons-nous sur eux pour pousser à l'alliance,
15:18comme il y a des communistes qui sont plus favorables
15:20à l'alliance avec LFI que la direction nationale du PCF,
15:23appuyons-nous peut-être sur eux pour obtenir cet accord.
15:28Sachant qu'au dernier municipal, justement, les verts populaires,
15:30ça a conduit une partie de ces verts populaires, du coup,
15:33à devoir quitter les verts.
15:35Donc, c'est une façon de faire l'union en organisant des scissions
15:39chez les partenaires potentiels.
15:41C'est également le genre d'aventure qui laisse des traces
15:45quand on aspire, quand on s'affiche unitaire.
15:49Tout à fait.
15:50Donc, voilà, pour l'instant, c'était ce qu'on pouvait vous raconter
15:53sur cette offre fédérative de la France insoumise,
15:56donc à des actions des écologistes et des communistes.
16:00Bon, cette offre, a priori, restera à l'être morte,
16:02vu les réactions.
16:03Après, la question de l'union n'est pas épuisée, évidemment.
16:06Elle suivra les derniers sous-ressauts de la primaire unitaire.
16:10Et puis, évidemment, les discussions entre partis,
16:13je pense que la question n'est pas épuisée,
16:14ne serait-ce que parce qu'encore une fois,
16:16c'est une attente d'une partie importante de l'électorat.
16:20Donc, on va en parler jusqu'à la fin.
16:21D'ailleurs, c'était peut-être aussi un souci.
16:23Peut-être qu'on peut finir là-dessus.
16:23C'est que si les débats à gauche se limitent à toujours parler
16:27de union, pas union, sans lui donner un contenu,
16:30ce qui est un peu le défaut de cette primaire, par exemple,
16:32défendue par les écologistes à l'après,
16:34c'est qu'on ne sait toujours pas ce qu'il y a dedans.
16:37On sait qu'elle va mourir, on ne sait même pas ce qu'il y a dedans.
16:39C'est quand même un peu paradoxal.
16:42Donc, voilà.
16:43Peut-être que, justement,
16:46la gauche,
16:47si elle souhaite
16:49regagner son électorat, parce qu'elle est un peu bloquée
16:51à 30% depuis maintenant,
16:53depuis 2017.
16:55On rappelle juste que la gauche n'a pas dépassé,
16:57depuis 2017, 30...
16:58Je crois que le petit max, c'est 32.
17:0032%, c'est le score maximum
17:03qu'a fait la gauche depuis 2017,
17:04ce qui est donc peu.
17:05Oui, et donc, voilà, on a une extrême droite
17:08qui parle sur certains contenus
17:10au pays.
17:12La Macronie écrase le pays.
17:15Mais, voilà, la gauche,
17:17elle a des ressources,
17:18elle a des idées,
17:19et elle a du mal à les mettre en avant.
17:20Par exemple, là, on est dans une crise
17:22de l'énergie.
17:25Tant les socialistes
17:26que les communistes,
17:27que les verts,
17:28que les insoumis ont des idées
17:30pour le blocage des prix,
17:31pour des chèques énergie.
17:32Ce ne sont pas tous les mêmes.
17:33Il y a la proposition
17:35de nationalisation totale.
17:36Il y a des choses pour parler au pays.
17:38Et il va falloir également
17:39que la gauche ne s'enferme pas
17:41dans des débats entre elles
17:43assez peu compris des Français,
17:46mais disent,
17:49aillent vers les Français
17:49pour dire
17:50quelles sont les solutions
17:51qu'elle met sur la table,
17:53y compris pour changer
17:54l'agenda politique,
17:55pour remettre
17:56la question sociale
17:58en avant,
17:59plutôt que les questions identitaires
18:02qui sont celles
18:03de l'extrême droite.
18:04Oui, et puis nous semblons
18:06qu'on ne parle pas de la gauche
18:07uniquement pour dire
18:07qu'elle est divisée,
18:08qu'elle s'engueule
18:08et pour aussi parler
18:09de ses idées, tout simplement.
18:11Exactement.
18:12Eh bien, merci beaucoup Gaël.
18:14Et puis on se retrouve,
18:15mais de rien,
18:16on se retrouve
18:17pour une prochaine vidéo,
18:18bien sûr,
18:18sur la chaîne de l'Humanité.
18:20N'hésitez pas à vous abonner
18:21à nos contenus print
18:23ou web
18:23ou vidéo.
18:24Et puis,
18:25à la prochaine fois.
18:25et puis on se retrouve,

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