- il y a 8 heures
L'Humatch, c'est une question d’actualité, deux invités et un débat de fond, arguments contre arguments. Comment dépasser ce que certains présentent comme les "deux gauches irréconciliables" ? Est-il encore temps ? Dit autrement. Comment la gauche, dont ce sont surtout les divisions qui sont au premier plan, peut-elle barrer la route du RN ? Mener bataille pour la justice sociale, fiscale, environnementale ? Bref, répondre aux urgences.
Pour en débattre : Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis et porte-parole du Parti socialiste, face à François Piquemal, député de la France insoumise de Haute-Garonne et candidat à Toulouse aux municipales.
00:00 Introduction
2:23 Municipales : le clivage des gauches
25:36 Gauche : une union possible ?
32:44 La diabolisation des gauches
45:39 L’union des droites et de l’extrême droite
51:03 Dépasser les désaccords à gauche
1:07:13 Conclusion
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Pour en débattre : Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis et porte-parole du Parti socialiste, face à François Piquemal, député de la France insoumise de Haute-Garonne et candidat à Toulouse aux municipales.
00:00 Introduction
2:23 Municipales : le clivage des gauches
25:36 Gauche : une union possible ?
32:44 La diabolisation des gauches
45:39 L’union des droites et de l’extrême droite
51:03 Dépasser les désaccords à gauche
1:07:13 Conclusion
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Bonjour à toutes et tous et bienvenue pour ce nouvel U-Match.
00:00:05Alors comme toujours avant de commencer, un petit rappel du concept, une question d'actualité,
00:00:10deux invités et un débat de fond, argument contre argument.
00:00:13On aborde cette semaine dans ce nouvel U-Match une question donc je disais au cœur de l'actualité.
00:00:19Depuis dimanche dernier comme nous, vous avez sans doute entendu moultes interprétations
00:00:24du deuxième tour des élections municipales avec d'un côté la droite de Bruno Retailleau
00:00:30et le RN de Jordan Bardella qui malgré des échecs tout de même notables
00:00:34se gargarisent de leur victoire, le regard déjà tourné vers 2027
00:00:39et de l'autre côté la gauche, en particulier socialiste insoumis, qui s'écharpe, il est vrai,
00:00:44pour s'attribuer les succès et se renvoyer la responsabilité des défaites,
00:00:48le regard pas moins tourné vers 2027 pour beaucoup.
00:00:51Alors, peut-on dépasser ce que certains présentent comme les deux gauches irréconciliables ?
00:00:56Comment la gauche, dont ce sont surtout les divisions dont on entend parler en ce moment,
00:01:01peut-elle barrer la route du RN, mener bataille pour la justice sociale, fiscale, environnementale ?
00:01:07Bref, répondre aux urgences.
00:01:08Pour en débattre, nous accueillons aujourd'hui Stéphane Troussel, bonjour.
00:01:12Bonjour.
00:01:13Vous êtes donc président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis
00:01:18mais aussi porte-parole du Parti Socialiste, puisqu'on parle des municipales.
00:01:22Vous avez d'ailleurs été candidat sur la liste menée par Oumaru Doukouré à la Courneuve,
00:01:27qui a été battu au second tour par l'insoumis Ali Duhawara, allié aux communistes.
00:01:32Et face à vous, pour l'heure et quart qui viennent, nous recevons également François Picmal.
00:01:38Bonjour.
00:01:38Bonjour.
00:01:38Vous êtes députée de la France Insoumise, de Haute-Garonne, et vous avez été candidat à Toulouse, tête de liste,
00:01:47et vous avez réuni toute la gauche au second tour, sans parvenir à arracher la ville rose au griffe du
00:01:54maire sortant
00:01:55et candidat de la droite, Jean-Luc Mondinck.
00:01:57C'est une commune d'ailleurs qui a fait couler beaucoup d'encre.
00:02:01On aura l'occasion sans doute d'y revenir dans ce débat.
00:02:05Et à mes côtés, pour finir les présentations, pour présenter cette émission avec moi, Rachel Garcelle.
00:02:12Bonjour Rachel.
00:02:13Bonjour.
00:02:13Tu es journaliste du service politique de l'humanité.
00:02:17Alors maintenant que les présentations sont faites, on va entrer sans plus tarder dans le vif du sujet.
00:02:23Après ce scrutin municipal qui a été contrasté avec des succès, des échecs pour à peu près toutes les forces
00:02:30politiques,
00:02:31on a, je le disais à l'instant, surtout entendu la gauche s'entre-déchirer.
00:02:35On commence par regarder un petit récap en vidéo.
00:02:39Oui, les alliances avec la France insoumise n'ont pas fonctionné.
00:02:43Oui, la France insoumise nous a fait perdre.
00:02:46Ce que je constate, c'est que la France insoumise ne gagne rien.
00:02:49Et pire, c'est que la France insoumise, c'est que la France insoumise fait perdre.
00:02:53Jean-Luc Mélenchon, vous n'avez gagné qu'à Roubaix et à Saint-Denis, et vous le savez parfaitement.
00:02:58Vous allez gagner dans 3 villes sur 35 000 de ce pays.
00:03:01Secrétaire général du Parti socialiste qui dit que vous avez fait perdre les socialistes.
00:03:06Écoutez, ce qui a fait perdre d'abord les socialistes, c'est leur bilan.
00:03:09Vous savez ce que c'est, c'est des gros combinards.
00:03:12Ils ne vont pas nous coûter trop cher, je pense, à acheter pour le deuxième tour, là où on les
00:03:16achètera.
00:03:17Compte tenu des propos qu'avait tenus Jean-Luc Mélenchon, compte tenu aussi de la violence, de la brutalité,
00:03:23de la manière avec laquelle d'ailleurs les insoumis traitent les socialistes, avec une espèce de voracité, de mépris,
00:03:30non, il n'était pas concevable que des socialistes se mettent derrière la France insoumise à Toulouse et à Limoges.
00:03:37Alors Stéphane Troussel, on voit bien que les invectives n'ont pas manqué ces dernières semaines et même ces tout
00:03:42derniers jours.
00:03:43Est-ce que cette crise de nerfs permanente, elle ne coûte pas très très cher à votre organisation, à vos
00:03:50deux organisations ?
00:03:51J'ai envie de vous dire, parce que je ne sais plus si c'est vous qui posez la question
00:03:54ou si c'était dans le reportage.
00:03:56Est-ce que ça avait fait perdre les uns ou les autres ?
00:03:58Ça a surtout fait perdre tout le monde.
00:03:59Et d'ailleurs, ça n'a pas fait perdre que les socialistes.
00:04:03Ce genre d'anathème, ce genre d'invectives, ce genre d'insultes, ça a fait perdre François Picmal à Toulouse.
00:04:09Parce que François Picmal, là je devrais lui dire, monsieur le maire, il devrait être en train de préparer son
00:04:14installation au Capitole en ce moment.
00:04:16Il fait, François Picmal, l'ensemble des listes de gauche à Toulouse, je crois qu'elles réunissent plus de 52
00:04:22% ou 54%.
00:04:23Il n'en fait que 46 au deuxième tour.
00:04:26Alors c'est plus que le total des voix de gauche dans les élections municipales précédentes.
00:04:30Mais il aurait dû être en situation de l'emporter au deuxième tour.
00:04:32Donc ce genre d'attitude, ces provocations, ces agressions verbales, le fait de se rendre infréquentable, comme l'a fait
00:04:40le 4 mars, le 4 mars, Jean-Luc Mélenchon,
00:04:44ça ne permet pas à la gauche de l'emporter au deuxième tour dans les élections.
00:04:47Ce que je constate, par exemple, dans mon département, c'est que les Insoumis gagnent effectivement deux villes.
00:04:57Mais ils gagnent deux villes qui étaient déjà dirigées par la gauche, l'une par le parti socialiste, l'autre
00:05:03par le parti communiste.
00:05:04Les seules villes que nous gagnons sur la droite, avec ou sans les Insoumis au deuxième tour,
00:05:11eh bien, elles sont dirigées, les listes ont été dirigées au deuxième tour par une socialiste, par une écologiste,
00:05:18par deux citoyens qui ont rassemblé la gauche au deuxième tour.
00:05:22Donc, à l'évidence, quand la gauche passe son temps à se taper dessus, sur elle-même,
00:05:28ça ne permet pas les conditions du rassemblement.
00:05:31On peut être différent, lui et moi, on n'est pas pareil.
00:05:33On a des parcours différents, on a des positionnements différents, on peut avoir des choix différents.
00:05:38Moi, je considère que les électeurs de gauche, qu'ils soient socialistes, insoumis, communistes, écologistes,
00:05:43ils veulent le rassemblement parce qu'ils veulent battre la droite et l'extrême droite.
00:05:48Donc, à force de passer notre temps à choisir ce qui nous sépare, eh bien, on empêche le rassemblement.
00:05:54Et je le dis, alors, François Picmal ne va vraisemblablement pas être d'accord avec moi,
00:05:57mais j'ai quand même le sentiment que dans ces élections, quand je regarde la campagne de Sofia Chiquirou à
00:06:03Paris,
00:06:03quand je regarde les campagnes qu'ont menées les Insoumis à la Courneuve ou à Saint-Denis,
00:06:08ou même à Tremblay, chez un maire communiste, à Montreuil, chez un autre maire communiste,
00:06:15les Insoumis ont quand même systématiquement mené des batailles assez frontales contre la gauche.
00:06:21Et donc, au total, les Insoumis, je crois, gagnent une dizaine de villes,
00:06:27mais il y en a neuf qui sont gagnés.
00:06:29Dans neuf cas sur dix, ce sont des gains sur la gauche.
00:06:32Or, notre enjeu, ce n'est pas de gagner les uns sur les autres.
00:06:35Quand la gauche, elle est au total à à peu près une trentaine de pourcents,
00:06:39c'est d'abord de faire grossir la gauche pour pouvoir battre la droite et l'extrême droite l'année
00:06:43prochaine.
00:06:44Et je regrette, moi, qu'on soit dans cette situation aujourd'hui.
00:06:47Alors, on va laisser répondre François Picmal, mais quand même, vous parlez beaucoup des infectives venant de la France Insoumise.
00:06:53On a aussi entendu, notamment dans l'entre-deux-tours, pas mal de socialistes,
00:06:57à commencer par exemple par François Hollande, qu'on voyait il y a quelques instants,
00:07:01mener bataille aussi contre LFI et les alliances effustigées, les alliances du PS.
00:07:08Ça aussi, ça marque des points contre son camp ?
00:07:10Bien évidemment que ça marque des points contre son camp.
00:07:12En l'occurrence, c'est assez paradoxal d'entendre François Hollande tenir ses propos
00:07:17qu'entre dans sa propre circonscription, dans la propre ville qu'il a gagnée lui-même,
00:07:22il a encouragé le rassemblement avec LFI, et qui par ailleurs, justement, n'a pas permis d'être gagnant.
00:07:28Donc, vous savez, en politique, je crois qu'il y a une chose qui est essentielle, c'est la cohérence.
00:07:32C'est la cohérence.
00:07:33Donc, si on pense que pour l'emporter, il faut le rassemblement de la gauche et des écologistes,
00:07:38de la gauche dans sa diversité,
00:07:40il faut éviter de se taper dessus devant les électeurs
00:07:44et chercher d'abord et avant tout ce qui nous rassemble.
00:07:46Et d'ailleurs, il me semble, je ne connais pas bien la situation de Toulouse,
00:07:50mais si François Picmal, il a été en tête de la gauche au soir du premier tour,
00:07:53c'est justement peut-être qu'il a eu une attitude un peu plus rassembleuse
00:07:56qu'un certain nombre de ses amis,
00:07:58parce qu'il pensait peut-être déjà au deuxième tour,
00:08:00peut-être qu'il a eu une attitude un peu plus rassembleuse
00:08:03qu'un certain nombre de ses amis
00:08:04qui ont passé leur temps à taper sur les autres listes de gauche
00:08:07et qui d'ailleurs se sont retrouvés deuxième ou troisième
00:08:09et n'ont pas été en situation de conduire à la gauche au second tour.
00:08:13Alors bien sûr, vous pouvez répondre notamment sur cette question
00:08:16de la conquête dans des villes de gauche par la France insoumise,
00:08:21mais on se disait aussi qu'on a un sentiment un peu cyclique
00:08:26après les séquences comme celles qu'on vient de voir à l'instant vidéo.
00:08:32Et c'est vrai, un petit peu OPS,
00:08:35celle-là aussi un petit peu à la France insoumise.
00:08:37Avec des plus jamais d'union qui ressortent régulièrement,
00:08:41auxquelles succèdent des alliances comme la NUP, le NFP, etc.
00:08:45Est-ce qu'on est coincé finalement dans un jour sans fin, François Pichmann ?
00:08:49Je pense que la problématique qui s'est posée au municipal vient de plus loin.
00:08:55Pour moi, il y a eu des rendez-vous manqués,
00:08:58notamment après 2022 et la réussite de la NUPES,
00:09:02qui a été faite, je le rappelle, à l'initiative de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise.
00:09:08Il y avait la proposition de se mettre autour de la table pour avoir un accord global
00:09:12sur les européennes, les sénatoriales, les municipales,
00:09:15et une répartition entre chacune des composantes de la NUPES.
00:09:18Cette proposition a été balayée d'un revers de main,
00:09:22d'abord par les écologistes qui préféraient faire cavalier seule aux européennes
00:09:27avec le résultat qu'on connaît et une dissolution qui a suivi,
00:09:31et ensuite sans permettre aussi à la France insoumise
00:09:34d'avoir le droit d'être représentée au Sénat
00:09:37alors qu'elle est une force, qu'on l'apprécie ou non,
00:09:40importante du champ de l'échiquier politique.
00:09:43Ensuite, il y a eu des discussions au niveau des municipales
00:09:46et on a appris qu'il y avait eu un certain nombre d'accords
00:09:50qui ont été effectifs entre le Parti socialiste et les écologistes,
00:09:55mais qui ont quasiment, à l'exception peut-être de Limoges, Perpignan,
00:09:59pour les grandes villes,
00:10:00toujours été dans une forme d'ostracisation volontaire
00:10:03de la France insoumise et de notre mouvement politique,
00:10:07à revendiquer le fait de pouvoir porter des listes d'union de la gauche
00:10:12ou en tout cas d'un certain nombre de composantes.
00:10:14Dès lors, il s'est passé quelque chose, somme toute,
00:10:17d'assez classique quand on regarde l'histoire de la gauche,
00:10:20c'est que vous avez eu deux pôles d'attractivité,
00:10:22un pôle, on va dire, plus socialiste, social-démocrate,
00:10:25et puis un pôle autour d'une gauche davantage de rupture
00:10:28avec des contextes locaux qui variaient, des nuances.
00:10:32C'est pour ça que moi, je suis très prudent là-dessus.
00:10:34Le contexte toulousain, il est très particulier,
00:10:37comme certainement le contexte en Seine-Saint-Denis ou ailleurs.
00:10:39Et les choses se sont réglées de manière, j'ai envie de dire,
00:10:43démocratique au premier tour,
00:10:44c'est-à-dire que certaines listes ont été plus plébiscidées que d'autres.
00:10:47Il y a des contextes aussi avec des municipalités sortantes,
00:10:50on sait que les municipalités sortantes vont avoir une prime aux sortants,
00:10:53ça arrive régulièrement.
00:10:55D'autres moins, des projections qui ont été plus ou moins fortes
00:10:59dans certaines communes.
00:11:00Mais pour notre jeune mouvement, évidemment,
00:11:02passer à une dizaine de villes quand même conséquentes,
00:11:06même si vous dites que ce sont des conquêtes sur la gauche, pas toutes.
00:11:08Et par ailleurs, le Parti Socialiste a aussi fait des conquêtes...
00:11:12Une n'est pas sur la gauche.
00:11:12Par exemple, le Parti Socialiste a fait une conquête sur Strasbourg
00:11:15à la place des écologistes.
00:11:17Donc on voit que ça s'est joué à différents niveaux et selon les villes.
00:11:22Donc moi, la question que j'ai, c'est plutôt
00:11:26comment on en arrive à une situation telle
00:11:29où, si vous voulez, les unions de gauche qui se font
00:11:33ne sont pas plus projectives que ça pour gagner des villes.
00:11:36Je pense qu'il y a bien sûr les querelles de la gauche qui sont problématiques.
00:11:40Et moi, je pense que le communiqué du Bureau national du Parti Socialiste
00:11:44qualifiant la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon d'antisémite
00:11:47a été particulièrement problématique pour ensuite faire des unions
00:11:50qui soient cohérentes, alors que Jean-Luc Mélenchon s'était expliqué
00:11:55et avait reconnu que s'il avait blessé des personnes,
00:11:58il s'en excusait, etc. dans ses propos.
00:11:59Donc ça, ça a été problématique de mon point de vue
00:12:02et ça a mis en difficulté beaucoup aussi de listes socialistes
00:12:05et insoumises pour la suite.
00:12:08Ensuite, vous avez bien dit que j'étais député LFI,
00:12:11mais je ne suis pas que député LFI,
00:12:12je suis député LFI Nouveau Front Populaire.
00:12:15Et là-dessus, oui, on a un sujet,
00:12:17mais qui est un sujet de fonds programmatiques
00:12:19et qui revient aussi au Parti Socialiste de tranchée.
00:12:22C'est-à-dire qu'on a été élu sur un programme
00:12:24sur lequel, finalement, il y a eu un certain nombre de relancements
00:12:27de la part du Parti Socialiste à l'Assemblée Nationale
00:12:30et qui a causé forcément des tensions.
00:12:32D'ailleurs, pas que des tensions avec les insoumis,
00:12:34mais avec d'autres composantes du NFP.
00:12:37Donc tout ça, mis bout à bout, a créé une ambiance, effectivement,
00:12:40qui a été particulièrement tendue lors de ces élections municipales.
00:12:45Mais je pense aussi qu'il faut qu'on regarde ce qu'il y a face à nous
00:12:48et qui dépasse les querelles de la gauche.
00:12:50C'est-à-dire la capacité d'un système médiatico-politique
00:12:54de plus en plus extrême-droitisé
00:12:57à faire de chacune des querelles
00:12:59des montées en épingles médiatiques
00:13:01et à diaboliser quiconque, en fait, remet en question un système.
00:13:07Bon, je pourrais parler longtemps du cas toulousain.
00:13:09Vous savez, il y a six ans, c'était un écologiste
00:13:12qui était à la tête de l'Union de la gauche.
00:13:14Six ans avant, c'était un socialiste Pierre Cohen.
00:13:16À chaque fois, on a connu la confrontation
00:13:18face à un même système qui diabolisait
00:13:21le candidat de la gauche et la gauche qui arrivait.
00:13:24Donc le problème est plus profond à Toulouse
00:13:27qu'il ne semble juste être révélé
00:13:30par les problèmes d'Union de la gauche.
00:13:34Stéphane Troussel, vous avez beaucoup parlé de rassemblement
00:13:36dans votre première intervention,
00:13:38mais on voit quand même que là-dessus,
00:13:40au Parti socialiste, tout le monde n'a pas vraiment
00:13:41la même définition.
00:13:42Et on l'a vu encore cette semaine,
00:13:43ça a quand même beaucoup tangué chez vous,
00:13:46avec quand même une partie importante du Parti socialiste
00:13:49pour qui c'est quand même plus jamais LFI.
00:13:53Oui, enfin, c'est un certain nombre d'entre eux
00:13:56ont fait les alliances avec LFI
00:13:58alors même qu'ils proclamaient quelques jours avant
00:14:00plus jamais LFI.
00:14:01Bon, donc moi, j'ai pour habitude,
00:14:03peut-être que c'est un peu d'expérience,
00:14:05j'ai quelques cheveux blancs, un peu plus que François Picmal.
00:14:08Les portes ne sont pas définitivement fermées.
00:14:10Non, mais moi, mon sujet,
00:14:12y compris ce que je vois dans un département comme le mien,
00:14:15ce n'est pas la même réalité partout, je l'entends.
00:14:18C'est que nos électeurs,
00:14:20nos électeurs,
00:14:21ils ne supportent pas cette situation.
00:14:23Ils veulent le rassemblement.
00:14:25Et donc,
00:14:27on ne va pas se...
00:14:28D'abord, j'ai l'impression qu'on essaye
00:14:29l'un et l'autre d'avoir un débat relativement serein
00:14:32et apaisé.
00:14:32Donc, on ne va pas essayer de s'envoyer
00:14:34un certain nombre de mots ou d'analyses
00:14:37pour dire que c'est la faute de celui-ci et de celui-là.
00:14:39Moi, j'entends bien.
00:14:40J'entends ce que dit François Picmal
00:14:42sur l'instrumentalisation par un système médiatique.
00:14:45Mais j'ai envie de dire,
00:14:46puisque on sait cette réalité,
00:14:48peut-être qu'on peut éviter justement
00:14:49un certain nombre de provocations.
00:14:51Il s'avère que...
00:14:52Moi, j'ai connu Jean-Luc Mélenchon
00:14:54quand il était au Parti Socialiste.
00:14:56J'ai même été pendant 10 ans au Parti Socialiste
00:14:59dans le courant qu'il dirigeait.
00:15:00Et je connais la profondeur de sa culture,
00:15:05l'immensité de sa culture politique,
00:15:07son érudition.
00:15:09Qui peut imaginer que quand il fait les sorties
00:15:12dans des immenses meetings comme il les fait,
00:15:16il ne sait pas exactement l'effet que ça va produire.
00:15:20Donc, je crois que oui,
00:15:22vous avez, nous avons un problème
00:15:24avec Jean-Luc Mélenchon,
00:15:25je le dis comme je le pense.
00:15:26parce que la réalité,
00:15:28c'est qu'il a voulu se rendre infréquentable
00:15:31pendant toute cette séquence
00:15:32d'élections municipales.
00:15:33Oui, pour...
00:15:34Je le dis comme je le pense.
00:15:35En tout cas, c'est mon analyse.
00:15:37J'imagine que François Picmal ne la partage pas.
00:15:39Mais pour empêcher le rassemblement
00:15:41de la gauche au deuxième tour.
00:15:42Parce que sa stratégie,
00:15:44sa stratégie,
00:15:45c'est de renier seul
00:15:47sur l'ensemble de la gauche.
00:15:48Mais sauf que le Parti Socialiste,
00:15:51qui a eu ce type d'analyse il y a quelques années,
00:15:53de penser qu'il était hégémonique
00:15:55et qu'il pouvait imposer au reste de la gauche,
00:15:58s'aligne tout le temps, partout.
00:16:01Ça ne marche pas.
00:16:02On l'a payé cher nous-mêmes.
00:16:04Donc, si la France Insoumise
00:16:06et Jean-Luc Mélenchon
00:16:08pensent qu'il va aligner tout le monde
00:16:11sur son programme,
00:16:12qu'il ne devrait pas bouger,
00:16:14parce qu'à un moment,
00:16:16on a fait le programme
00:16:19du nouveau Front Populaire
00:16:20aux élections législatives de 2024
00:16:21et que le contexte politique
00:16:23fait que rien ne doit changer,
00:16:24rien ne doit bouger.
00:16:25On a perdu les élections avec ça,
00:16:27mais on ne doit surtout rien faire bouger.
00:16:30L'extrême droite est aux portes du pouvoir
00:16:32et on doit censurer tous les gouvernements
00:16:35et prendre le risque
00:16:36que l'extrême droite arrive
00:16:38encore plus vite aux responsabilités.
00:16:41S'il pense que c'est de cette manière-là
00:16:44qu'on va permettre
00:16:45de faire plus de 50% l'année prochaine
00:16:48aux élections présidentielles,
00:16:49moi, je ne le crois pas.
00:16:51Et donc,
00:16:53il peut être qualifié
00:16:54au deuxième tour de l'élection présidentielle,
00:16:55mais il va rassembler
00:16:57qui et quoi
00:16:59au deuxième tour de l'élection présidentielle.
00:17:01Parce que quand même,
00:17:03moi, en 2017, en 2022,
00:17:06Jean-Luc Mélenchon avait toutes les cartes en main
00:17:08pour être le rassembleur de la gauche.
00:17:10Et à chaque fois,
00:17:11à chaque étape,
00:17:12il a choisi de fracturer,
00:17:14d'invectiver,
00:17:14d'opposer,
00:17:15de stigmatiser.
00:17:18Et ça, ça ne permet pas
00:17:19à la gauche
00:17:20de devenir majoritaire dans ce pays.
00:17:22Et donc, moi,
00:17:23je suis...
00:17:24Comme moi,
00:17:25je crois au rassemblement
00:17:26de la gauche et des écologistes
00:17:27parce que je crois
00:17:28que c'est ce que nos électeurs veulent,
00:17:30mais que nous sommes
00:17:31dans les institutions
00:17:31de la Ve République.
00:17:33Voilà.
00:17:33Et je ne suis pas un fan
00:17:34des institutions de la Ve République,
00:17:36mais en attendant d'en changer,
00:17:37elles sont là.
00:17:38Et donc, la réalité,
00:17:39c'est qu'il faut d'abord
00:17:40rassembler son camp
00:17:41en premier tour,
00:17:42puis ensuite essayer
00:17:43d'élargir
00:17:43à d'autres qui n'ont pas
00:17:44voté pour nous
00:17:45au premier tour.
00:17:46Et bien, je ne crois pas
00:17:47que ce soit systématiquement
00:17:48par la brutalisation,
00:17:50par l'invective,
00:17:51par des jeux de mots
00:17:52dégueulasses
00:17:53dans un meeting
00:17:54qu'on réussit
00:17:55à rassembler,
00:17:56puis quand bien même
00:17:57on s'est excusé ensuite.
00:17:59Donc, voilà,
00:18:00je crois pourquoi
00:18:00il faut faire vite autrement.
00:18:03François Piquemal,
00:18:03Jean-Luc Mélenchon,
00:18:04c'est le problème
00:18:05de la gauche
00:18:05et de la France Insoumise ?
00:18:06Non, moi, je ne le pense pas.
00:18:07Je pense que, d'ailleurs,
00:18:08il y a un certain nombre
00:18:09de faits qui vont
00:18:10à l'inverse
00:18:11de ce que vous dites.
00:18:12Jean-Luc Mélenchon,
00:18:13c'est lui qui a fait
00:18:14l'union de la gauche
00:18:15en 2022.
00:18:16Il n'était pas obligé.
00:18:16Il aurait pu dire
00:18:18avoir cette tentative
00:18:19hégémonique,
00:18:19comme vous dites.
00:18:20Il a proposé à chacun
00:18:21de se rallier
00:18:22et il a permis à chacun
00:18:23d'avoir un groupe parlementaire.
00:18:25Maintenant,
00:18:25le programme,
00:18:27le programme ne nous a pas
00:18:28fait perdre.
00:18:28Il nous a fait gagner
00:18:29l'élection législative
00:18:30de 2024
00:18:31parce que ça a été
00:18:32une victoire,
00:18:33qu'on le veuille ou non,
00:18:34qui n'était pas une victoire
00:18:36qui permettait
00:18:37d'avoir une majorité absolue,
00:18:38mais qui permettait
00:18:39d'être en tête
00:18:40et de donner un cap.
00:18:42Dès lors,
00:18:42c'est normal
00:18:43qu'il y ait une déception
00:18:44et qu'il y ait un ressentiment
00:18:46sur le fait
00:18:46que des composantes
00:18:48lâchent le programme
00:18:49du NFP.
00:18:50Mais moi,
00:18:50je pense que ce qu'on paye
00:18:52surtout...
00:18:52Juste un élément
00:18:53de contexte,
00:18:54si tout le monde
00:18:55n'a plus en tête
00:18:56ce qui s'est passé
00:18:56à l'automne dernier,
00:18:58du coup,
00:18:58là, vous évoquez
00:19:00le moment
00:19:00où la dissolution
00:19:02n'a pas été votée
00:19:03par les députés
00:19:05socialistes
00:19:05sur la discussion
00:19:07budgétaire.
00:19:08La censure,
00:19:09excusez-moi.
00:19:10La censure,
00:19:10la dissolution,
00:19:11c'est un coup marron.
00:19:13Mais oui.
00:19:14C'est à une autre échelle.
00:19:15Mais effectivement,
00:19:15la censure
00:19:16au moment
00:19:16de la discussion
00:19:17sur le budget.
00:19:18On peut faire
00:19:19le bilan
00:19:20des uns,
00:19:20des autres.
00:19:21Moi,
00:19:22je ne vais pas rentrer...
00:19:24Je pourrais rentrer
00:19:24dans les personnes
00:19:25parce qu'il y a quand même
00:19:26un problème de personnes
00:19:27aux partis socialistes
00:19:28sur un certain nombre
00:19:29de lignes politiques.
00:19:30Mais je pense aussi
00:19:30que la problématique,
00:19:32c'est que le parti socialiste,
00:19:34aujourd'hui,
00:19:35a du mal
00:19:36à véhiculer
00:19:38des nouvelles idées politiques.
00:19:39Et il est en crise.
00:19:41Et moi,
00:19:41c'est ce que je sens.
00:19:42Et cette crise-là
00:19:44touche l'union de la gauche.
00:19:46C'est-à-dire,
00:19:47aujourd'hui,
00:19:48vous pouvez critiquer
00:19:49Jean-Luc Mélenchon,
00:19:50ne pas le trouver agréable.
00:19:52Moi, par exemple,
00:19:53si je me suis retrouvé
00:19:54dans la France insoumise,
00:19:55c'est parce qu'il y a
00:19:56un corpus idéologique
00:19:57qui me parle.
00:19:58Il y a une vision
00:19:59de société qui est proposée.
00:20:00La planification écologique,
00:20:02la créolisation,
00:20:03la Nouvelle France,
00:20:04un programme,
00:20:05celui qui a inspiré
00:20:06la NUPES,
00:20:07puis le nouveau Front populaire.
00:20:09Et ça,
00:20:09c'est des choses
00:20:09quand même
00:20:10intellectuellement importantes
00:20:11qui permettent
00:20:12de consolider
00:20:12un bloc politique
00:20:14et d'être constant
00:20:15au niveau idéologique.
00:20:17Au Parti socialiste,
00:20:19c'est pas,
00:20:20je veux pas être péjoratif,
00:20:22mais j'ai du mal,
00:20:23par exemple,
00:20:24à vous dire
00:20:24un concept
00:20:25qui est sorti
00:20:26ces dernières années
00:20:26du Parti socialiste.
00:20:28Et en plus,
00:20:29vous avez des personnalités
00:20:30qui jouent toujours
00:20:32contre le camp de la gauche.
00:20:33Moi,
00:20:34j'ai un tract,
00:20:35là,
00:20:35je l'ai pas en main,
00:20:36mais je l'ai en photographie.
00:20:38Vous parliez de Toulouse.
00:20:40Second tour des municipales,
00:20:42M. Moudin
00:20:42qui envoie un tract
00:20:43dans toutes les boîtes aux lettres,
00:20:44il cite qui ?
00:20:46Il cite Carole Delga
00:20:47et Raphaël Glucksmann.
00:20:48C'est-à-dire
00:20:49qu'il prend appui
00:20:50sur des citations
00:20:51de Mme Delga
00:20:52et Raphaël Glucksmann
00:20:53pour taper
00:20:54sur l'union de la gauche.
00:20:56Donc,
00:20:56on a une véritable problématique
00:20:58et ce n'est pas la première fois.
00:20:59Mme Delga,
00:21:00il y a six ans,
00:21:01ce n'était pas un candidat insoumis,
00:21:02c'était un candidat écologiste,
00:21:04décide de faire
00:21:05sa première sortie publique
00:21:06avec M. Moudin
00:21:07et soutient du bout des lèvres
00:21:11la candidature
00:21:12à la fin d'Antoine Maurice.
00:21:13De la même manière,
00:21:14elle n'appelle pas
00:21:15à battre la droite.
00:21:16Elle dit juste
00:21:17je suis contre cette union de la gauche.
00:21:19Alors,
00:21:20quand on a des personnalités
00:21:21comme ça
00:21:21qui jouent contre leur camp,
00:21:23et je pourrais citer
00:21:23toutes les histoires
00:21:24liées aux législatives,
00:21:26on a une problématique.
00:21:27Et moi,
00:21:27je pense que le Parti Socialiste
00:21:29doit aujourd'hui,
00:21:30tôt ou tard,
00:21:31adopter une ligne claire.
00:21:32soit,
00:21:33et je veux dire,
00:21:34c'est une ligne qui peut être,
00:21:35qui peut dire,
00:21:36nous on n'est pas comme les insoumis,
00:21:37parce que de toute façon,
00:21:38ils ne sont pas comme les insoumis,
00:21:40mais on a une ligne sociale-démocrate
00:21:42qui s'applique au fait
00:21:43qu'on doit battre la droite
00:21:44et l'extrême droite
00:21:45et que oui,
00:21:46on doit s'allier
00:21:47quand c'est nécessaire
00:21:48avec la France insoumise
00:21:49et les autres composantes.
00:21:50C'est ce qu'a fait d'ailleurs
00:21:51François Briançon,
00:21:52il a pris ses responsabilités
00:21:53et on a abouti
00:21:56à cette union.
00:21:57Mais quand on a des gens
00:21:58qui vous disent
00:21:59non,
00:21:59notre problème,
00:22:00c'est la France insoumise,
00:22:01alors,
00:22:01et on ne fera pas d'union contre eux,
00:22:03même si,
00:22:04comme vous l'avez dit,
00:22:05il y a un certain nombre
00:22:05d'hypocrisie par rapport à ça
00:22:07dans un certain nombre de cas,
00:22:08avec qui vous voulez faire l'union ?
00:22:10Avec qui vous voulez faire l'union
00:22:11pour être majoritaire ?
00:22:12Avec le bloc macroniste ?
00:22:14D'accord,
00:22:14mais dites-le clairement
00:22:15et puis peut-être
00:22:17ne vous appelez plus socialiste.
00:22:19Alors,
00:22:20du coup,
00:22:20vous vouliez réagir
00:22:21à ce qu'il y a une ligne
00:22:22de fracture OPS ?
00:22:24Est-ce qu'elle
00:22:27handicap
00:22:28la possibilité
00:22:29pour la gauche
00:22:30de gagner ?
00:22:30Est-ce que vous partagez
00:22:32cette vision ?
00:22:32En tout cas,
00:22:33ce que je crois,
00:22:34c'est qu'il y a...
00:22:34Moi,
00:22:35je crois que c'est illusoire
00:22:36de penser que la gauche
00:22:37va s'aligner,
00:22:40être caporalisée
00:22:41sur une seule orientation.
00:22:44C'est l'histoire
00:22:44de la gauche de ce pays
00:22:45d'avoir,
00:22:46allez,
00:22:47cette grande diversité,
00:22:48et même,
00:22:50disons les choses,
00:22:52plutôt,
00:22:53allez,
00:22:53moi,
00:22:54je crois que la vie politique
00:22:55et la gauche,
00:22:56comme la droite,
00:22:56d'ailleurs,
00:22:56va se recomposer
00:22:57autour du clivage
00:23:00gauche-droite
00:23:00et dans chacun
00:23:01de ces deux camps,
00:23:02eh bien,
00:23:03il y aura,
00:23:04allez,
00:23:04une gauche
00:23:05qu'on va appeler
00:23:06plus radicale
00:23:06et puis,
00:23:07moi,
00:23:07je n'aime pas le terme
00:23:07de social-démocrate
00:23:08donc je préfère
00:23:10socialiste
00:23:10ou social-écologiste
00:23:12mais en tout cas,
00:23:13voilà,
00:23:13c'est parce que c'est comme ça.
00:23:14C'est l'histoire
00:23:15de ce pays.
00:23:15C'est l'éco-socialisme
00:23:16de Jean-Luc Mélenchon.
00:23:17Je ne suis pas sûr
00:23:18qu'il en fasse tous les jours
00:23:20la démonstration
00:23:20mais bon,
00:23:21c'est autre chose.
00:23:22Et puis,
00:23:23à droite,
00:23:23je pense qu'il y aura
00:23:25une droite plus modérée
00:23:27et puis une droite,
00:23:28une forme d'union des droites
00:23:30qui ira malheureusement
00:23:31jusqu'à la droite extrême
00:23:34et l'extrême droite.
00:23:35Et donc,
00:23:35un,
00:23:35il faut prendre acte de ça.
00:23:37Moi,
00:23:38je reconnais aux Insoumis
00:23:39d'avoir fait ce travail
00:23:40depuis un certain nombre d'années
00:23:42pour redéfinir
00:23:44ce que doit être
00:23:45une forme de gauche radicale
00:23:47que je vais appeler radicale.
00:23:49Et que c'est d'ailleurs
00:23:50l'enjeu qui est devant
00:23:51la gauche plus modérée,
00:23:53on va dire,
00:23:54qui accepte davantage
00:23:55le compromis
00:23:55que de redéfinir
00:23:57un certain nombre
00:23:59d'éléments
00:24:00de son corpus idéologique
00:24:01parce que je pense
00:24:02qu'il ne peut pas
00:24:03y avoir de victoire
00:24:04aujourd'hui
00:24:05sur la ligne
00:24:05de la France Insoumise
00:24:06qui ne permet pas
00:24:07de gagner.
00:24:09Il n'y a plus de concepts
00:24:09qui sortent du Parti Socialiste.
00:24:11En tout cas,
00:24:12oui,
00:24:12mais c'est bien
00:24:13notre difficulté
00:24:14parce que je ne crois pas
00:24:15que la ligne,
00:24:17les méthodes d'action,
00:24:21la manière d'animer
00:24:22le débat public
00:24:23permet,
00:24:25tel que le fait
00:24:26la France Insoumise,
00:24:26permet à la gauche
00:24:27de l'emporter.
00:24:28Par ailleurs,
00:24:30François Picmal
00:24:30a cité Carole Delga
00:24:32ou Raphaël Glucksmann.
00:24:33Je pourrais lui citer
00:24:34Sophia Chikirou à Paris
00:24:36qui a passé
00:24:36toute sa campagne
00:24:37non pas à taper
00:24:38sur Rachida Dati
00:24:39mais à taper
00:24:40sur le candidat
00:24:41de la gauche rassemblée.
00:24:42Bon,
00:24:43donc on va pouvoir
00:24:44s'en balancer
00:24:45les uns les autres
00:24:45comme ça
00:24:46à peu près autant.
00:24:47Je pourrais prendre
00:24:47le cas
00:24:48de la campagne
00:24:49ici en Seine-Saint-Denis
00:24:51à Montreuil
00:24:52ou à Tremblay-en-France
00:24:53face à des maires communistes
00:24:55de la part
00:24:56des candidats
00:24:57de la France Insoumise.
00:24:58Partout,
00:24:59c'est vrai à Pantin,
00:25:00c'est vrai à Saint-Ouen,
00:25:01c'est vrai à Montreuil,
00:25:01c'est vrai à Tremblay
00:25:02dans ce département.
00:25:03Bon,
00:25:04donc soit on sort de ça
00:25:05et on accepte,
00:25:06j'ai envie de dire presque
00:25:07une compétition à la loyale.
00:25:10Bon,
00:25:11moi il faut dire
00:25:12que c'est toute l'histoire
00:25:13de la Seine-Saint-Denis
00:25:13d'avoir
00:25:15une gauche
00:25:15très forte,
00:25:17d'avoir
00:25:18des débats
00:25:19au sein de la gauche
00:25:19mais quand même,
00:25:21mais quand même
00:25:21de se dire
00:25:22que l'objectif
00:25:23à la fin
00:25:23ça doit quand même
00:25:25être le rassemblement
00:25:26pour l'emporter
00:25:27face à la droite
00:25:28et à l'extrême droite.
00:25:28Et encore une fois,
00:25:29ce que je remarque,
00:25:31oui il y a Roubaix,
00:25:32oui il y a le cas de Roubaix
00:25:33mais la plupart des conquêtes
00:25:35de la France Insoumise
00:25:36c'est contre la gauche.
00:25:37De la joie à la loyale
00:25:38pour l'emporter
00:25:39contre la droite
00:25:39et l'extrême droite.
00:25:40Face à la droite
00:25:40et à l'extrême droite
00:25:41on y reviendra juste après.
00:25:43Simplement,
00:25:44là on voit aussi
00:25:45des questions
00:25:46de fond,
00:25:47de ligne.
00:25:49Certains pensent
00:25:49qu'il est encore possible
00:25:51de jouer
00:25:52pour autant
00:25:53la carte
00:25:54de l'unité.
00:25:55On écoute ça
00:25:56en vidéo.
00:25:58La question c'est
00:25:58que veulent
00:25:59les électeurs
00:25:59de gauche.
00:26:00Les électeurs
00:26:00de gauche
00:26:01ils veulent
00:26:01une candidature
00:26:02commune.
00:26:02Qu'ils soient
00:26:03des électeurs
00:26:03insoumis
00:26:04ou qu'ils soient
00:26:05des électeurs
00:26:05socialistes
00:26:06dans tous les cas.
00:26:06Et vous savez,
00:26:07les chefs de parti,
00:26:08les petits marquis
00:26:09de la politique,
00:26:10les apparatchiks,
00:26:11ils ne veulent surtout pas
00:26:12qu'il y ait une candidature
00:26:13commune.
00:26:14Ils ne veulent surtout pas
00:26:14qu'on laisse
00:26:15les gens de gauche
00:26:16voter
00:26:16parce qu'ils savent
00:26:17qu'à ce moment-là
00:26:18il y aurait la possibilité
00:26:19d'un rassemblement
00:26:20dont ils ne veulent pas.
00:26:21Et on voit le jeu
00:26:22entre, rappel,
00:26:23Luxman et François Hollande
00:26:24d'un côté
00:26:25et Jean-Luc Mélenchon
00:26:26de l'autre
00:26:27pour organiser
00:26:28la BACA
00:26:28sur le pont
00:26:30du Titanic.
00:26:32Alors,
00:26:34là,
00:26:34on a entendu,
00:26:35je ne sais pas
00:26:35si vous avez entendu
00:26:36parce que nous
00:26:36en plateau
00:26:37on n'entendait pas très bien
00:26:39mais donc
00:26:40effectivement
00:26:41comment dire
00:26:42ce que vous disiez
00:26:43l'un et l'autre
00:26:44dans la même phrase
00:26:44d'un côté
00:26:45l'hégémonie
00:26:46jouée par la France
00:26:47insoumise
00:26:48dont vous parliez
00:26:49et vous
00:26:50l'hégémonie
00:26:51jouée par le PS
00:26:52dont vous parliez
00:26:52est-ce qu'il y a
00:26:53une méthode
00:26:53pour s'en sortir
00:26:54selon vous
00:26:55de cet affrontement-là ?
00:26:58Vous,
00:26:58vous plaidiez
00:26:59par exemple
00:26:59pour une primaire
00:27:01qui est très discutée
00:27:03y compris dans vos rangs
00:27:04est-ce que c'est encore
00:27:05le cas aujourd'hui ?
00:27:06En tout cas
00:27:06je considère
00:27:09que ce que j'ai appelé
00:27:11d'ailleurs
00:27:11hier dans une interview
00:27:12la petite primaire
00:27:14des chefs
00:27:14ça ne permet pas
00:27:15de produire
00:27:16une dynamique
00:27:17donc c'est pas parce que
00:27:19Olivier Faure
00:27:20Marine Tondelier
00:27:21Alexis Corbière
00:27:23Raquel Galerideau
00:27:24et François Rupin
00:27:25et Clémentine Autain
00:27:26se voient une fois
00:27:27tous les mois
00:27:28pour...
00:27:29ça ne produit pas
00:27:30le mouvement puissant
00:27:31qui permet
00:27:33à la gauche
00:27:34d'enclencher une dynamique
00:27:35donc si c'est pas une primaire
00:27:36c'est quoi ?
00:27:37Non, ce que je veux dire
00:27:38simplement
00:27:38c'est que je crois
00:27:39qu'il faut être capable
00:27:40de faire finalement
00:27:41ce qu'on a été capable
00:27:42de faire au moment
00:27:43des élections législatives
00:27:45anticipées de 2024
00:27:46c'est qu'il y ait une dynamique
00:27:49de rassemblement large
00:27:52il y a de la gauche syndicale
00:27:53dans ce pays
00:27:54il y a de la gauche associative
00:27:55il y a de la gauche citoyenne
00:27:56il y a la gauche des partis
00:27:57à l'évidence
00:27:58mais il faut faire
00:28:01démarrer quelque chose
00:28:01qui soit plus puissant
00:28:02que des réunions
00:28:04de quelques chefs
00:28:04ça n'a à l'évidence
00:28:06pas produit
00:28:07l'effet escompté
00:28:08bon
00:28:09et donc
00:28:10je crois
00:28:11qu'il faut
00:28:12qu'un certain nombre
00:28:12de personnalités
00:28:13oui
00:28:14enclenchent quelque chose
00:28:15parce que je le dis
00:28:16si le match
00:28:17qui s'installe
00:28:19c'est un match
00:28:20Mélenchon-Bardella
00:28:22ben c'est pas le bon match
00:28:23et c'est la défaite
00:28:24assurée pour la gauche
00:28:25c'est ça la réalité
00:28:26il n'y a pas de
00:28:27ça ne produira pas
00:28:29non seulement
00:28:30le rassemblement
00:28:32puissant
00:28:32du premier tour
00:28:33qui permet
00:28:33de mettre
00:28:34un candidat de gauche
00:28:35suffisamment haut
00:28:35pour pouvoir l'emporter
00:28:36parce qu'on sait
00:28:37enfin sauf
00:28:39à ce qu'il y a
00:28:39un retournement
00:28:40de situation
00:28:40mais vu le niveau
00:28:42aujourd'hui
00:28:42de l'extrême droite
00:28:44on peut penser
00:28:45malheureusement
00:28:45qu'il y a un candidat
00:28:47d'extrême droite
00:28:47qui est qualifié
00:28:48au second tour
00:28:48de l'élection présidentielle
00:28:49je rebondis là-dessus
00:28:51est-ce que vous
00:28:52vous défendez l'idée
00:28:53comme l'a fait
00:28:54Jean-Luc Mélenchon
00:28:54cette semaine
00:28:55dans une conférence
00:28:56de presse
00:28:57que la France insoumise
00:28:58étant arrivée
00:28:59en tête
00:29:00d'un certain nombre
00:29:01d'élections
00:29:01elle est la plus légitime
00:29:03à incarner
00:29:06une candidature
00:29:06à la présidentielle
00:29:07oui je pense
00:29:07qu'on est
00:29:08les plus légitimes
00:29:09tout simplement
00:29:10parce que ça fait
00:29:10deux élections présidentielles
00:29:12que les scores
00:29:14on va dire
00:29:14prêchent pour nous
00:29:15alors vous allez me dire
00:29:16c'est pas quelque chose
00:29:18d'immuable
00:29:18mais c'est ce
00:29:20sur quoi je venais
00:29:20vous disiez
00:29:21comment faire en sorte
00:29:23qu'il y ait
00:29:24une union de la gauche
00:29:25à la fin
00:29:25moi je pense
00:29:26qu'il y a
00:29:27historiquement
00:29:28toujours eu deux gauches
00:29:29ça a été dit
00:29:29on les appelle
00:29:30comme on veut
00:29:31mais il faut que le parti socialiste
00:29:32décide de sa ligne politique
00:29:34alors aujourd'hui
00:29:35ce traitement là
00:29:36nous on peut pas le faire
00:29:37à leur place
00:29:38et il faut qu'il y ait
00:29:39un congrès encore
00:29:40du parti socialiste
00:29:41pour décider
00:29:42d'une ligne politique
00:29:43et je pense que
00:29:44de toute façon
00:29:45il va y avoir deux pôles
00:29:46il y a le pôle
00:29:47autour de la France insoumise
00:29:48et de ce qu'elle a créé
00:29:49c'est à dire
00:29:50les concepts idéologiques
00:29:52le programme
00:29:52qui lui permet
00:29:53d'être une force
00:29:54de stabilité
00:29:55et en plus
00:29:56qui a un candidat potentiel
00:29:58Jean-Luc Mélenchon
00:29:59qui a la stature
00:30:00pour faire l'élection présidentielle
00:30:01et puis il va y avoir
00:30:03une gauche
00:30:04alors
00:30:06sociale-démocrate
00:30:06socialiste
00:30:07on la fait
00:30:07vous répondez pas d'ailleurs
00:30:08de ce point de vue là
00:30:08sur ce que certains
00:30:10appellent la brutalisation
00:30:11du débat politique
00:30:12la brutalisation du débat politique
00:30:14pour moi
00:30:15elle est surtout alimentée
00:30:16par les médias
00:30:16d'extrême droite
00:30:17voilà
00:30:18donc aujourd'hui
00:30:20si vous voulez
00:30:22un certain nombre de faits
00:30:23sont toujours extrapolés
00:30:25montés en épingle
00:30:27etc
00:30:27je pense que
00:30:28le débat politique
00:30:30il a toujours été agité
00:30:31en France
00:30:32de tout temps
00:30:32sauf qu'on a une nouvelle configuration
00:30:35et qui touche toute la gauche
00:30:37c'est d'avoir des médias
00:30:39aujourd'hui
00:30:39qui sont des médias partisans
00:30:41tenus par des milliardaires
00:30:42qui ont un projet politique
00:30:44et moi quand je vois
00:30:45qu'un certain nombre
00:30:47de chroniqueurs
00:30:48ou de journalistes
00:30:49qui arrivent sur le service public
00:30:50sont issus de ces médias là
00:30:52oui c'est une problématique
00:30:53du traitement politique
00:30:55et de l'information
00:30:55de manière générale
00:30:56qui nuit à toute la gauche
00:30:58de toute façon
00:30:59et au peuple de gauche
00:31:00donc on a à faire face
00:31:02à un système
00:31:03qui est très compliqué
00:31:04et qui diabolise
00:31:06aujourd'hui
00:31:06Jean-Luc Mélenchon
00:31:07ne peut pas dire un mot
00:31:08sans être diabolisé
00:31:09mais si demain
00:31:10il n'y a plus
00:31:10Jean-Luc Mélenchon
00:31:11et que c'est quelqu'un d'autre
00:31:12ce sera ce quelqu'un d'autre
00:31:13de toute façon
00:31:14qui le sera
00:31:15et y compris
00:31:16à la fin de la fin
00:31:17des socialistes
00:31:19donc on a une problématique
00:31:21là-dessus
00:31:21à relever
00:31:22qui est d'ensemble
00:31:24et juste parce que
00:31:26il y avait une partie
00:31:27de la question
00:31:27à laquelle
00:31:29vous avez pas
00:31:31forcément répondu
00:31:32quand on dit
00:31:33quand on commence par dire
00:31:34on est devant
00:31:35donc les autres
00:31:37se rangent derrière nous
00:31:38est-ce que ça crée
00:31:40pas un peu
00:31:40de fractures
00:31:41d'emblée
00:31:43disons qu'on prend
00:31:44des faits électoraux
00:31:45et c'est souvent
00:31:46comme ça que se jouent
00:31:47les rapports de force
00:31:48aussi
00:31:48y compris
00:31:49les européennes
00:31:50il y a les municipales
00:31:51il y en a plusieurs
00:31:52des faits électoraux
00:31:53différents
00:31:53mais l'effet électoraux
00:31:57présidentiel
00:31:57des deux dernières années
00:31:58montre qu'il y a eu
00:32:00une appétence
00:32:01on va dire
00:32:01pour la France insoumise
00:32:02et qu'en plus
00:32:02elle était en progression
00:32:03donc elle n'était pas
00:32:04en régression
00:32:05et que les autres partis
00:32:06ont peiné
00:32:08sans être méchants
00:32:10mais ont peiné à exister
00:32:11je veux dire
00:32:12tout simplement
00:32:13je veux pas
00:32:14voilà
00:32:14mais chacun se souvient
00:32:16des scores
00:32:17des uns et des autres
00:32:17et l'élection présidentielle
00:32:18c'est quelque chose
00:32:19de très particulier
00:32:20c'est-à-dire
00:32:21c'est une élection
00:32:22où on critique
00:32:24la cinquième république
00:32:25je pense que vous êtes d'accord
00:32:26nous on est pour la sixième république
00:32:27mais comme on est
00:32:29un mouvement pacifiste
00:32:30et pour la révolution citoyenne
00:32:32on dit qu'il faut passer
00:32:34par les urnes
00:32:34pour changer la cinquième république
00:32:36et ça implique
00:32:36de jouer le jeu
00:32:37de la cinquième
00:32:38et donc d'avoir
00:32:39une personnalité forte
00:32:40qui incarne
00:32:41un programme
00:32:42et un projet politique
00:32:43vous commenciez
00:32:44l'un et l'autre
00:32:45à l'évoquer
00:32:47certains se frottent
00:32:49les mains un petit peu
00:32:49pendant ce temps-là
00:32:50je pense
00:32:51à la droite
00:32:52et à l'extrême droite
00:32:53du RN à LR
00:32:54en passant par la Macronie
00:32:56on prend soin
00:32:56d'enfoncer le clou
00:32:57très régulièrement
00:32:58sur les divisions
00:33:00de la gauche
00:33:01pour en tirer parti
00:33:03on regarde
00:33:04un petit rappel
00:33:05en image
00:33:06des dernières déclarations
00:33:07je pense qu'il faut
00:33:08un front commun
00:33:09contre la France insoumise
00:33:10la France insoumise
00:33:11c'est placé hors de la république
00:33:13en mettant en oeuvre
00:33:14une stratégie
00:33:15qui est une stratégie
00:33:16de désordre permanent
00:33:18et d'ailleurs
00:33:18j'adresse la même chose
00:33:19y compris à Jordan Bardella
00:33:20si vraiment
00:33:21il veut mettre en place
00:33:22le cordon sanitaire
00:33:23il y a une chose
00:33:23très simple à faire
00:33:24c'est retirer ses candidats
00:33:25dans les villes
00:33:26où LFI peut gagner
00:33:27où il sait pertinemment
00:33:28que le Rassemblement National
00:33:28n'a aucune chance
00:33:29qu'il le fasse maintenant
00:33:30dès le premier tour
00:33:31ces accords de la honte
00:33:32conclut avec la pire gauche
00:33:34celle des insoumis
00:33:36l'histoire malheureusement
00:33:37retiendra que le parti socialiste
00:33:39le parti de Léon Blum
00:33:40s'est allié avec une extrême gauche
00:33:42antisémite
00:33:43c'est une tâche indélébile
00:33:45pour une poignée de sièges
00:33:47le PS s'est trahi
00:33:50avec ce jeu de la diabolisation
00:33:51joué par la droite
00:33:52et l'extrême droite
00:33:53est-ce que la gauche
00:33:54ne tombe pas dans le piège
00:33:55finalement Stéphane Trousset ?
00:33:56Bien sûr
00:33:57et d'ailleurs
00:33:57cette dernière déclaration
00:33:59de Retailleau
00:34:00il est allé la faire
00:34:01au Blanc-Ménil
00:34:02en Seine-Saint-Denis
00:34:03face à un maire
00:34:05soi-disant
00:34:06les Républicains
00:34:07mais qui est un maire
00:34:07d'extrême droite
00:34:09et d'ailleurs
00:34:09ce que je remarque
00:34:10François Picmal
00:34:11c'est que pour battre
00:34:12ce maire d'extrême droite
00:34:14il a fallu
00:34:15trois listes de gauche
00:34:16pas une seule
00:34:17n'a reçu le soutien
00:34:18de la France insoumise
00:34:19et que celui
00:34:20qui l'a emporté
00:34:21c'est la liste citoyenne
00:34:23qui a rassemblé
00:34:23au deuxième tour
00:34:24la liste de l'Union de la Gauche
00:34:25et une liste
00:34:26même centriste
00:34:27en tout cas
00:34:28c'est comme ça
00:34:29que se présente
00:34:29le tête de liste
00:34:30et donc
00:34:31ce que je veux dire
00:34:32par là
00:34:32c'est que
00:34:33encore une fois
00:34:33on peut contester
00:34:35les chiffres
00:34:36François Picmal
00:34:36a dit
00:34:38dans les dernières
00:34:39élections présidentielles
00:34:40c'est effectivement
00:34:40Jean-Luc Mélenchon
00:34:41qui a été
00:34:43nettement
00:34:44le candidat
00:34:45du vote utile
00:34:46à gauche
00:34:47oui du vote utile
00:34:48pas que je pense
00:34:49on a plein d'exemples
00:34:50les uns et les autres
00:34:51de gens qui ne se reconnaissent
00:34:52absolument pas
00:34:53notamment en 2022
00:34:55dans le programme
00:34:56de la France Insoumise
00:34:56mais face à l'affaiblissement
00:34:58tout au long de la campagne
00:34:59des autres candidats de gauche
00:35:00ils ont fait un vote utile
00:35:01comme ça existe
00:35:02ça ne fasse pas que ça
00:35:03non je n'ai pas dit
00:35:04que c'était que ça
00:35:04je ne dis pas que c'est que ça
00:35:06bien évidemment
00:35:07mais je ne crois pas
00:35:08justement
00:35:08je crois que
00:35:09face au comportement
00:35:11personnel de Jean-Luc Mélenchon
00:35:13en particulier
00:35:14depuis 2022
00:35:14il ne bénéficiera pas
00:35:16de ce même vote utile
00:35:17de cette ampleur là
00:35:18y compris parce que
00:35:19justement
00:35:20désormais
00:35:21les électeurs de gauche
00:35:22vont avoir la crainte
00:35:23que sa présence
00:35:24éventuelle au deuxième tour
00:35:25ne permette pas
00:35:26de battre la droite
00:35:27et l'extrême droite
00:35:28et j'ai envie de dire
00:35:29que finalement
00:35:30la France Insoumise
00:35:31et Jean-Luc Mélenchon
00:35:32en particulier
00:35:34a cramé
00:35:35tous ses vaisseaux
00:35:35et il avait
00:35:36toutes les cartes en main
00:35:37pour être le grand
00:35:38rassembleur de la gauche
00:35:39justement
00:35:40en ne brutalisant pas
00:35:41en rassemblant
00:35:42en n'humiliant pas
00:35:44enfin quand même
00:35:45quand même
00:35:46quand la numéro due
00:35:47du parti socialiste
00:35:48fait un accord
00:35:49avec la France Insoumise
00:35:50pour conserver
00:35:51la ville à gauche
00:35:52qu'est-ce que fait
00:35:53je crois que c'est Paul Vallier
00:35:54il tape
00:35:55il tape sur
00:35:57sur la candidate
00:35:58qui fait ce rassemblement
00:35:59bon
00:36:00donc
00:36:01par ailleurs
00:36:02il faut prendre
00:36:03toutes les élections
00:36:04bah par exemple
00:36:05cette séquence municipale
00:36:06c'est le parti socialiste
00:36:07ses alliés écologistes
00:36:08qui sont
00:36:09très majoritaires
00:36:10dans les villes
00:36:11et c'est pas rien
00:36:11y compris pour préparer
00:36:13la prochaine élection présidentielle
00:36:14mais je réponds à la question
00:36:16bien évidemment
00:36:17que cette situation
00:36:18de bataille rangée
00:36:20à gauche
00:36:20elle fait le jeu
00:36:21de la droite
00:36:22et l'extrême droite
00:36:23François Piquemal
00:36:24sur ce piège
00:36:24tendu à la gauche
00:36:25dans lequel elle semble
00:36:26un peu tombée
00:36:27je pense que
00:36:28je pense que le parti socialiste
00:36:29est tombé dedans
00:36:31elle est finie non
00:36:32non
00:36:32moi je pense
00:36:33qu'il y a une diabolisation
00:36:34de Jean-Luc Mélenchon
00:36:35précisément
00:36:36parce qu'il est celui
00:36:37qui peut arriver
00:36:38au second tour
00:36:39et qui peut
00:36:40quand on veut créer du clivage
00:36:41et c'est une partie
00:36:41de votre stratégie
00:36:42oui
00:36:43est-ce qu'on tombe pas
00:36:43un peu dans ce piège là
00:36:44non mais il crée
00:36:45de la conflictualité
00:36:46la politique
00:36:47c'est de la conflictualité
00:36:48donc à partir de là
00:36:49quand le parti socialiste
00:36:51abonde
00:36:51les critiques
00:36:52qui sont faites
00:36:53qui viennent souvent
00:36:54de la fachosphère
00:36:55reprise dans les médias
00:36:56etc
00:36:56et bien il se met
00:36:57en difficulté
00:36:58et il met en difficulté
00:36:59l'ensemble de la gauche
00:37:00on peut dire
00:37:01ah moi
00:37:02Jean-Luc Mélenchon
00:37:03je suis pas d'accord
00:37:04avec telle idée
00:37:05ou telle expression
00:37:06qu'il a eu
00:37:06c'est une chose
00:37:07on peut le signifier
00:37:08même de manière
00:37:11assez franche
00:37:13cinglante
00:37:14etc
00:37:14mais quand on fait
00:37:15un communiqué
00:37:17pour dire que
00:37:17Jean-Luc Mélenchon
00:37:18est antissémique
00:37:19ce qu'il n'est pas
00:37:20et bien forcément
00:37:21on cotise
00:37:22à ce qu'on vient d'entendre
00:37:24sur vos écrans
00:37:26c'est à dire
00:37:27une sorte de front
00:37:30bizarroïde
00:37:31entre la Macronie
00:37:32l'extrême droite
00:37:33la droite
00:37:34pour dire
00:37:34on fait un front
00:37:35maintenant républicain
00:37:37non mais sérieusement
00:37:37contre Mélenchon
00:37:39et la France insoumise
00:37:40et avec le rayon
00:37:42paralysant
00:37:42d'antisémite
00:37:43mais je vous signale
00:37:44que tout le monde
00:37:44est passé par l'antisémitisme
00:37:46Dominique de Villepin
00:37:47le pape François
00:37:49était passé
00:37:49pour un antisémite
00:37:50et c'est devenu
00:37:51le rayon paralysant
00:37:52qui est utilisé
00:37:55de manière
00:37:56outrancière
00:37:57à mon avis
00:37:57et qui desserre
00:37:58en plus le combat
00:37:59contre l'antisémitisme
00:38:00pour le coup
00:38:01par le système
00:38:03aujourd'hui
00:38:03et ce rayon là
00:38:05il n'est pas arrivé
00:38:06contrairement à ce qu'on pense
00:38:07à partir du 7 octobre
00:38:08moi je me souviens très bien
00:38:09quand je suis entré
00:38:10à l'Assemblée en 2022
00:38:11que monsieur Dupond-Moretti
00:38:13l'a utilisé directement
00:38:14contre la France insoumise
00:38:15donc c'était déjà
00:38:17le seul argument
00:38:17moral d'autorité
00:38:19qui était utilisé
00:38:20par le système
00:38:21pour essayer
00:38:21de discréditer un mouvement
00:38:22donc ce discrédit
00:38:24il a avancé
00:38:25et aujourd'hui
00:38:26on se retrouve
00:38:27dans cette situation là
00:38:28mais de toute façon
00:38:29moi je pense que
00:38:31pour 2020
00:38:32et les élections présidentielles
00:38:34moi la question que j'ai
00:38:36c'est que vous dites
00:38:36Jean-Luc Mélenchon
00:38:37n'est pas en capacité
00:38:38de gagner
00:38:38face à l'extrême droite
00:38:40mais qui l'est
00:38:41à gauche
00:38:42est-ce que vous avez
00:38:42une personnalité
00:38:43à nous proposer
00:38:44qui serait plus à même
00:38:46déjà d'arriver
00:38:47au second tour
00:38:47et ensuite de gagner
00:38:48en tout cas
00:38:49ce qui est sûr
00:38:50c'est que pour l'instant
00:38:51il n'est pas encore qualifié
00:38:52au deuxième tour
00:38:53de l'élection présidentielle
00:38:54si on en croit
00:38:54les enquêtes d'opinion
00:38:55mais j'ai appris
00:38:56que les enquêtes d'opinion
00:38:57d'aujourd'hui
00:38:58un peu plus dans avec ça
00:38:58exactement
00:39:00je suis totalement d'accord
00:39:02ce que je constate
00:39:02simplement
00:39:03c'est qu'à chaque fois
00:39:03qu'il est testé
00:39:04sur un deuxième tour
00:39:05il est très largement
00:39:07balayé
00:39:07et donc moi
00:39:09je ne joue pas
00:39:10le destin de la France
00:39:11face à l'extrême droite
00:39:12par là
00:39:13a-t-il dit
00:39:14la magie du second tour
00:39:15moi je ne suis pas
00:39:16un prestidigitateur
00:39:17et donc je ne crois pas
00:39:18à la magie
00:39:19pour gagner le deuxième tour
00:39:20de l'élection présidentielle
00:39:21et donc
00:39:22je pense qu'il y a
00:39:24effectivement
00:39:25urgence
00:39:25à rassembler la gauche
00:39:28avec toutes celles
00:39:29et tous ceux
00:39:29qui pensent
00:39:30qu'à un moment
00:39:31oui pour gagner
00:39:32dans la cinquième république
00:39:33il faut être capable
00:39:34de compromis
00:39:35et puis franchement
00:39:36je veux quand même
00:39:37revenir sur cette histoire
00:39:38de l'antisémitisme
00:39:39moi je ne pense pas
00:39:40que Jean-Luc Mélenchon
00:39:41soit antisémite
00:39:42je ne le pense pas
00:39:43et je ne supporte pas
00:39:45ce que fait la droite
00:39:46et l'extrême droite
00:39:47et jamais je mettrai
00:39:49un signe d'égalité
00:39:50entre la France insoumise
00:39:51et l'extrême droite
00:39:53mais justement
00:39:54parce qu'il n'est pas antisémite
00:39:56il ne fait pas
00:39:57parce que le système
00:39:59instrumentalise
00:39:59il ne doit pas faire
00:40:00ce qu'il fait
00:40:00dans un certain nombre
00:40:01de meetings
00:40:02de médias
00:40:03ce n'est pas possible
00:40:04ce n'est pas possible
00:40:05puisque justement
00:40:06il sait
00:40:07que tout ça va être
00:40:08instrumentalisé contre lui
00:40:09donc pourquoi le fait-il ?
00:40:11Pourquoi le fait-il ?
00:40:12Il peut imaginer
00:40:13enfin quand même
00:40:14il a trop d'érudition
00:40:15le petit bourgeois
00:40:16visqueux
00:40:17c'est exactement
00:40:18les termes
00:40:19qu'emploie Céline
00:40:19dans un certain nombre
00:40:20de ses romans
00:40:23les mots
00:40:24les jeux de mots
00:40:24Alors vous posez une question
00:40:25à Stéphane Troussel
00:40:26pourquoi le fait-il ?
00:40:27On va écouter
00:40:27François Picmal
00:40:31qui veut réagir
00:40:49si vous avez fait le résultat
00:40:51que vous avez fait
00:40:51au premier tour
00:40:52à Toulouse
00:40:52c'est justement
00:40:53parce que vous n'êtes pas
00:40:54comporté comme un certain
00:40:55nombre des candidats
00:40:56insoumis
00:40:56ne me faites pas le coup
00:40:57si je vous fais le coup
00:40:59je vous fais le coup
00:40:59et franchement
00:41:01vous n'êtes pas
00:41:02rancunier
00:41:02François Picmal
00:41:03parce que si vous n'êtes
00:41:03pas maire de Toulouse
00:41:04c'est en particulier
00:41:05à cause des sorties
00:41:06c'est pas à cause
00:41:07de Carole Delga
00:41:08parce que je pense
00:41:08que les
00:41:09non
00:41:10je pense que c'est
00:41:10notamment
00:41:11mais regardez
00:41:12ce qui s'est passé
00:41:13c'est pas qu'à Toulouse
00:41:14que vous ne l'emportez pas
00:41:16la parole Stéphane Troussel
00:41:18mais on n'a pas entendu
00:41:18la réponse de François Picmal
00:41:21est-ce que
00:41:22ce type de déclaration
00:41:23dont on peut présupposer
00:41:25de toute façon
00:41:25qu'elle suscitera
00:41:28la polémique
00:41:30est quelque chose
00:41:31qu'il faut remettre en question
00:41:32c'est pour ça
00:41:33qu'il s'en est expliqué
00:41:34dès le lendemain
00:41:34qu'il s'en est excusé
00:41:36auprès des personnes
00:41:36que ça avait blessé
00:41:37et qu'il a dit
00:41:38qu'on ne l'y reprendrait plus
00:41:39donc ce n'est pas volontaire
00:41:41il faut arrêter
00:41:41de mettre des volontés
00:41:42à Jean-Luc Mélenchon
00:41:43sur ce sujet là
00:41:44sur ces discours
00:41:45de Perpignan et de Lyon
00:41:46si vous les avez écoutés
00:41:48en entier
00:41:49non
00:41:49je ne fais pas ça
00:41:50vous devriez
00:41:52parce qu'il passe
00:41:53une demi-heure
00:41:54à traiter du fait
00:41:55que le combat
00:41:56contre l'antisémitisme
00:41:57est à des fondements
00:41:58du mouvement insoumis
00:41:59et à rendre hommage
00:42:00à la résistance
00:42:01il se passe après
00:42:02mais il a le droit
00:42:03de faire des erreurs
00:42:04Jean-Luc Mélenchon
00:42:05non Jean-Luc Mélenchon
00:42:06il ne fait pas d'erreur
00:42:08vous voyez
00:42:08non il ne fait pas d'erreur
00:42:09dans un meeting
00:42:10donc vous le considérez
00:42:10comme un surhomme
00:42:11donc il n'est pas mal
00:42:12pour la présidentielle
00:42:13non il ne fait pas d'erreur
00:42:14dans un meeting
00:42:14non mais si
00:42:15chacun peut faire des erreurs
00:42:16dans un meeting
00:42:17non je ne crois pas
00:42:17croyez-moi
00:42:18ça arrive à tout le monde
00:42:20et sur cette question-là
00:42:21il s'en est expliqué
00:42:22très rapidement
00:42:22donc je pense que
00:42:23c'est un mauvais procès
00:42:24qui lui est fait
00:42:26voilà
00:42:26ce que je remarque
00:42:27c'est que
00:42:27ce que je remarque simplement
00:42:28François Picmal
00:42:29c'est que par exemple
00:42:30on a entendu un petit peu
00:42:31les arguments des uns et des autres
00:42:33sur cette question
00:42:33je ne pense pas
00:42:34qu'on arrivera
00:42:35à vous mettre d'accord
00:42:36pour revenir au piège
00:42:37tendu par la droite
00:42:38et l'extrême droite
00:42:39on a vu au deux tours
00:42:40des élections municipales
00:42:40qu'il y a eu
00:42:41beaucoup d'abstention
00:42:42plus de 40% d'abstention
00:42:43c'est un record
00:42:44hors Covid
00:42:45Vincent Tibéry
00:42:46dit que ça donne
00:42:47une prime forte
00:42:48à la droite
00:42:49et à l'extrême droite
00:42:50c'est l'un des objectifs
00:42:51des insoumis
00:42:51d'aller chercher
00:42:53ces abstentionnistes
00:42:54pour l'instant
00:42:55le succès
00:42:56est mitigé
00:42:58le succès
00:42:59il est mitigé
00:43:00mais il est en progression
00:43:01de fait
00:43:01on arrive
00:43:02moi je vois à Toulouse
00:43:03de fait
00:43:04l'extension augmente
00:43:06à Toulouse
00:43:07on a réussi
00:43:07à mobiliser
00:43:09davantage
00:43:10dans un certain nombre
00:43:11de secteurs
00:43:11de la société
00:43:12qui s'étaient beaucoup
00:43:13abstenus
00:43:13notamment lors
00:43:14des dernières municipales
00:43:15donc il n'est pas suffisant
00:43:17puisqu'on n'obtient pas
00:43:18la victoire
00:43:19mais c'est en progression
00:43:20et c'est en progression
00:43:21aussi dans un certain
00:43:22nombre de villes
00:43:24qui ont pu élire
00:43:25des maires insoumis
00:43:26ou autres
00:43:26donc il faut continuer
00:43:28ce travail là
00:43:28de toute façon
00:43:29on n'a pas le choix
00:43:30c'est là où se trouve
00:43:31la bascule potentielle
00:43:32y compris pour le second tour
00:43:34de la présidentielle
00:43:37sur la question
00:43:38de l'abstention
00:43:39bon d'abord
00:43:41la réalité
00:43:42c'est que
00:43:43malheureusement
00:43:43ça baisse
00:43:44par rapport
00:43:45je ne parle pas
00:43:46de la période Covid
00:43:46mais ça continue de baisser
00:43:48la participation
00:43:49pardon
00:43:49la participation
00:43:50elle continue de baisser
00:43:51indépendamment
00:43:52enfin si on fait exception
00:43:54des élections municipales
00:43:55du Covid
00:43:56donc on voit bien que
00:43:58la stratégie
00:43:59qui est celle
00:44:00de la France insoumise
00:44:01elle ne permet pas
00:44:02d'élargir encore un peu plus
00:44:04c'est pas que la responsabilité
00:44:05de la France insoumise
00:44:05de faire la sélection
00:44:05bien évidemment
00:44:06je ne dis pas ça
00:44:07je ne dis pas ça
00:44:08ce que je remarque quand même
00:44:09c'est que
00:44:10y compris
00:44:10par rapport aux élections européennes
00:44:12où la participation
00:44:13était pourtant plus basse
00:44:15la France insoumise
00:44:16avait fait
00:44:17des meilleurs scores
00:44:19dans un certain nombre de villes
00:44:20y compris qu'elle gagne
00:44:21donc quand même
00:44:21ça devrait inciter
00:44:23à la réflexion
00:44:23mais au-delà
00:44:24de ce débat
00:44:26interne à la gauche
00:44:27je pense que
00:44:27tout simplement
00:44:28les Français
00:44:29aujourd'hui
00:44:31considèrent
00:44:31que même
00:44:32les élus locaux
00:44:33leur capacité
00:44:35à influencer
00:44:36les politiques publiques
00:44:37et leur destin
00:44:39finalement
00:44:39est en train
00:44:40de s'affaiblir
00:44:40et donc ça
00:44:41ça doit tous
00:44:41nous interroger
00:44:42parce que
00:44:43je veux dire
00:44:43les Français
00:44:43ne sont pas idiots
00:44:44ils voient bien
00:44:45que les maires
00:44:45compte tenu
00:44:46d'un certain nombre
00:44:47de contraintes
00:44:47compte tenu
00:44:48des questions
00:44:49de finances
00:44:50compte tenu
00:44:51des réglementations
00:44:52du poids
00:44:52de la réglementation
00:44:53européenne
00:44:53ils ont de moins en moins
00:44:55de marge de manœuvre
00:44:56pour agir
00:44:57et d'ailleurs
00:44:57ça doit être un sujet
00:44:58pour la gauche
00:44:59quels sont les outils
00:45:00que l'on se donne
00:45:01à l'échelon local
00:45:01ou national
00:45:02pour redonner
00:45:03de la capacité d'agir
00:45:04et de changer
00:45:05véritablement les choses
00:45:06parce que sinon
00:45:07on ira y compris
00:45:08sur un scrutin
00:45:09qui est pourtant
00:45:10très apprécié
00:45:11par les Français
00:45:11par une baisse
00:45:13de cette participation
00:45:13parce que finalement
00:45:14les gens se disent
00:45:15mais il va faire quoi
00:45:16à la fin de mai
00:45:16et est-ce qu'il va pouvoir
00:45:17vraiment agir
00:45:19on a tous entendu parler
00:45:20de la crise du logement
00:45:21on a tous entendu parler
00:45:22des questions de santé
00:45:23de l'affaiblissement
00:45:24de l'école
00:45:25ben oui
00:45:26les Français
00:45:26ils se disent
00:45:27quand ils vont voter
00:45:27pour leur maire
00:45:28en quoi il va pouvoir
00:45:30changer quoi que ce soit
00:45:31sur ces sujets
00:45:32voilà des questions
00:45:33que la gauche
00:45:33doit se poser
00:45:34dans la perspective
00:45:35de la prochaine
00:45:36élection présidentielle
00:45:37aussi
00:45:38alors on a voir
00:45:39là le fond
00:45:41aussi du problème
00:45:42parce que outre
00:45:42la diabolisation
00:45:44pardon
00:45:44d'un point de la gauche
00:45:46dont on vient
00:45:46de discuter
00:45:47avec chacun
00:45:48pour les analyses
00:45:50on constate
00:45:51que la droite
00:45:52et l'extrême droite
00:45:52elles parviennent
00:45:53parfaitement
00:45:54à s'entendre
00:45:56pour imposer
00:45:57leur thème
00:45:57dans le débat public
00:45:58évidemment
00:45:58immigration
00:45:59sécurité
00:46:00etc
00:46:01on en passe
00:46:01la gauche
00:46:02est-ce que
00:46:03finalement
00:46:04elle n'est pas un peu
00:46:05le dindon
00:46:06de la farce
00:46:07dans cette histoire
00:46:08parce que
00:46:09des préoccupations
00:46:11majeures
00:46:12pour les gens
00:46:13y compris
00:46:14pour les jeunes
00:46:15le pouvoir d'achat
00:46:16la santé
00:46:16finissent par
00:46:17la justice fiscale
00:46:18on en parlait
00:46:19tout à l'heure
00:46:19finissent par
00:46:20disparaître
00:46:21des radars
00:46:23vous évoquiez
00:46:24François Picmal
00:46:25la question
00:46:26du rôle
00:46:27des médias
00:46:28tenus
00:46:28par les milliardaires
00:46:29on pense notamment
00:46:30à ceux
00:46:30de Vincent Bolloré
00:46:31mais pas que
00:46:33comment
00:46:34la gauche
00:46:35peut mener
00:46:36la bataille
00:46:37sur ce terrain là
00:46:38est-ce que c'est
00:46:39imposer
00:46:40les questions
00:46:41comme ça a pu être fait
00:46:42par exemple
00:46:42avec l'attaque
00:46:44Juckman
00:46:44à un moment
00:46:45à l'automne dernier
00:46:46sur un petit créneau
00:46:47c'est un des enjeux
00:46:49fondamentaux
00:46:50qui va s'ouvrir
00:46:51dans les semaines à venir
00:46:53je n'ai pas
00:46:53de solution
00:46:54toute faite
00:46:55je suis comme vous
00:46:56je suis assez perplexe
00:46:58par rapport
00:46:58à la scène médiatique
00:47:00que vous décrivez
00:47:01et qui a évolué
00:47:02depuis 2022
00:47:03donc je pense
00:47:04qu'on en est tous là
00:47:05moi je l'ai vu
00:47:06je suis passé
00:47:07d'un premier tour
00:47:08où la dernière
00:47:10semaine du premier tour
00:47:11j'avais une sorte
00:47:12de on va dire
00:47:15boycott
00:47:15de la part
00:47:16du principal
00:47:17journal toulousain
00:47:18ce qui fait
00:47:19que j'ai fait
00:47:19ma dernière conférence
00:47:20de presse
00:47:21devant deux médias
00:47:22le journal toulousain
00:47:22et l'opinion indépendante
00:47:23que je remercie par ailleurs
00:47:24mais qui ont une petite audience
00:47:26sans leur enlever
00:47:28aucune qualité journalistique
00:47:30j'ai fait
00:47:31avec François Briançon
00:47:32on a fait l'union de la gauche
00:47:34le lendemain matin
00:47:34à 9h
00:47:35j'avais d'un coup
00:47:3715 médias
00:47:38dont des médias nationaux
00:47:39qui jusqu'ici
00:47:40c'était désintéressé
00:47:41totalement
00:47:41de la question toulousaine
00:47:43et dont la seule question
00:47:44était de savoir
00:47:44ah mais pourquoi
00:47:45vous avez fait
00:47:46l'union de la gauche
00:47:46mais qu'en pense
00:47:47intel
00:47:48qu'en pense ceci
00:47:49qu'en pense machine
00:47:50etc
00:47:50bon
00:47:51et j'ai eu le droit
00:47:52toute la semaine
00:47:54à un bashing médiatique
00:47:56sur la question de l'union
00:47:57alimenté par les uns
00:47:59et les autres
00:47:59qui nous a pas permis
00:48:01de parler du fond
00:48:02et du programme
00:48:03qui concerne les gens
00:48:04donc je pense
00:48:05qu'il y a
00:48:05il y a une problématique
00:48:07qui se pose
00:48:08sur laquelle
00:48:09moi j'ai pas les clés
00:48:10de solution
00:48:10à moins que vous connaissiez
00:48:12parmi les auditeurs
00:48:13et les auditrices
00:48:14des milliardaires
00:48:14entre guillemets
00:48:15de gauche
00:48:16préinvestir dans des médias
00:48:17de gauche de rupture
00:48:18qu'ils se fassent connaître
00:48:19qu'ils se fassent connaître
00:48:21mais on a une vraie problématique
00:48:23là dessus
00:48:23mais qui
00:48:24qui concorde
00:48:25avec la période
00:48:26moi que j'appelle
00:48:27pré-fasciste
00:48:28qu'on est en train
00:48:29de connaître
00:48:29donc
00:48:30le mouvement social
00:48:32peut faire émerger
00:48:33des choses
00:48:33les politiques
00:48:34essayent de faire percer
00:48:35des sujets
00:48:36mais c'est sûr
00:48:37qu'on est sur un champ
00:48:37de bataille
00:48:38qui nous est pas favorable
00:48:39pour autant
00:48:39il faut mener le combat
00:48:40Vous parlez de la fusion
00:48:42que vous avez menée
00:48:43la semaine dernière
00:48:44avec la liste
00:48:45PS-PCVR
00:48:46de François Briançon
00:48:47du coup
00:48:48j'imagine que vous avez
00:48:49à peu près en tête
00:48:50ce qu'il y a de cohérent
00:48:52ou de plus difficile
00:48:53à faire
00:48:53dans une fusion
00:48:54de deux programmes
00:48:55de gauche locaux
00:48:57concrètement
00:48:57sur quel sujet
00:48:59la gauche est réconciliable
00:49:00et pas réconciliable
00:49:02dans un contexte comme ça
00:49:04Nous en fait
00:49:05la problématique
00:49:06c'est que
00:49:08c'est qu'en fait
00:49:09l'union de la gauche
00:49:10a eu lieu
00:49:11pourquoi
00:49:11à Toulouse
00:49:11rapidement
00:49:12parce qu'il y avait
00:49:13deux volontés
00:49:13il y avait deux volontés
00:49:15de faire l'union
00:49:15parce qu'on savait
00:49:16que c'était le seul chemin
00:49:17qui nous donnait
00:49:18la possibilité
00:49:19de battre monsieur Mondinck
00:49:20donc à partir de là
00:49:21entre gens responsables
00:49:22on s'est vu
00:49:23on a fait l'union
00:49:24sauf que quand vous sortez
00:49:25de l'union
00:49:25et que six heures après
00:49:27vous avez
00:49:28certains colissiers
00:49:29socialistes
00:49:30entre guillemets
00:49:31ou
00:49:31de partis
00:49:32alliés du parti socialiste
00:49:34qui commencent à alimenter
00:49:35la chronique
00:49:36du fait
00:49:36non il ne faut pas faire
00:49:37l'union de la gauche
00:49:38bien compris là dessus
00:49:38mais pour parler programme
00:49:39vraiment
00:49:40sur le programme pardon
00:49:41ce qui nous distinguait
00:49:43c'était surtout
00:49:43les questions écologiques
00:49:45la 69
00:49:46la LGV
00:49:46par exemple
00:49:47à Toulouse
00:49:47qui sont deux sujets
00:49:48sur lesquels
00:49:49la 69
00:49:50donc l'autoroute
00:49:50jusqu'à
00:49:51la Carole Delga
00:49:53est pro
00:49:53à 69
00:49:54le parti socialiste
00:49:55est pro-LGV
00:49:56les écologistes
00:49:57sont contre
00:49:58mais étaient avec
00:49:59les socialistes
00:49:59nous les insoumis
00:50:00on est contre la LGV
00:50:02et la 69
00:50:02également
00:50:03donc pour en sortir
00:50:04on a trouvé
00:50:05une solution
00:50:06qui était de dire
00:50:06on met une méthodologie
00:50:08démocratique en place
00:50:09ce sera traité
00:50:10à la métropole
00:50:10il y aura un vote
00:50:11à la métropole
00:50:12et puis chacun conservera
00:50:13ses positions
00:50:14mais le vote
00:50:16actera
00:50:16de la décision
00:50:18qui sera prise
00:50:18ensuite
00:50:19il y a eu
00:50:20une demande
00:50:21de clarification
00:50:22programmatique
00:50:23par exemple
00:50:24nous on proposait
00:50:24la gratuité des transports
00:50:25pour les moins de 26 ans
00:50:26c'était pas le cas
00:50:27de la gauche unie
00:50:28de François Briançon
00:50:29pour qui c'était
00:50:30moins de 18 ans
00:50:30bon en gros
00:50:31tout s'est aligné
00:50:32on va dire
00:50:33sur le mieux dix ans
00:50:34que l'on proposait
00:50:36jusque là
00:50:36on a pris aussi
00:50:37certaines des propositions
00:50:39qui nous paraissaient
00:50:41intéressantes
00:50:41et qu'on n'avait pas
00:50:42de la gauche unie
00:50:43par exemple
00:50:44il y avait la question
00:50:45de l'étoile verte
00:50:46des goûters gratuits
00:50:47dans les écoles
00:50:48que nous on n'avait pas
00:50:48forcément
00:50:49mais sur le programme
00:50:51les choses se sont faites
00:50:52somme toute
00:50:53assez rapidement
00:50:54parce qu'on avait
00:50:55des programmes
00:50:55sauf sur les questions
00:50:56écologiques
00:50:57des grands projets
00:50:58qui étaient
00:50:59assez similaires
00:51:01en l'occurrence
00:51:02on voit que
00:51:03l'entente
00:51:04a été possible
00:51:05y compris sur le fond
00:51:06en trouvant
00:51:08aussi des méthodes
00:51:09quand il y a des désaccords
00:51:12relativement fondamentaux
00:51:13est-ce que
00:51:14vous voyez des clivages
00:51:16y compris insurmontables
00:51:17au plan local
00:51:19et au-delà
00:51:21pour en revenir
00:51:22à ce que je disais
00:51:23au début
00:51:23sur comment imposer
00:51:25des thèmes
00:51:27hors de ceux
00:51:28que souhaitent
00:51:29la droite
00:51:30et l'extrême droite
00:51:31est-ce que la gauche
00:51:31ne veille pas aussi
00:51:32le prix de
00:51:33ne pas réussir
00:51:34sur un certain nombre
00:51:35de questions
00:51:35à tirer
00:51:36tous dans le même sens
00:51:38c'est ce que j'allais dire
00:51:40parce que
00:51:42François Piquemal
00:51:42a expliqué
00:51:43qu'il y avait
00:51:44la gauche de rupture
00:51:45et la France insoumise
00:51:46passe son temps
00:51:47à expliquer
00:51:48qu'il y a la gauche
00:51:48de rupture
00:51:48et la gauche
00:51:49d'accommodement
00:51:50donc moi je me suis dit
00:51:51dans la préparation
00:51:52de ces élections municipales
00:51:54on allait voir
00:51:54ce qu'on allait voir
00:51:56j'attendais
00:51:56les programmes
00:51:58insoumis
00:51:58des mesures
00:51:59de rupture
00:52:01franchement
00:52:01j'ai vu
00:52:02à l'échelle
00:52:03de la Seine-Saint-Denis
00:52:03je ne suis pas allé voir
00:52:04les programmes
00:52:04à Toulouse
00:52:05vous êtes déçu
00:52:05François
00:52:06en tout cas
00:52:07j'ai vu
00:52:08des programmes
00:52:08très sociodémocrates
00:52:10les insoumis
00:52:11de Saint-Denis
00:52:12ne pouvaient pas proposer
00:52:12la cantine gratuite
00:52:14le maire socialiste
00:52:15l'avait déjà faite
00:52:16les insoumis
00:52:17à la Courneuve
00:52:18à Tremblay
00:52:19à Montreuil
00:52:19à Saint-Ouen
00:52:20ils avaient des programmes
00:52:22de rupture
00:52:22qui n'avaient de rupture
00:52:23que le nom
00:52:24parce que la réalité
00:52:25quand on essaye
00:52:26à l'échelon local
00:52:27de faire des propositions
00:52:29et puis d'être
00:52:30j'ai envie de dire
00:52:31dans le concret
00:52:32on n'est plus
00:52:33dans les proclamations
00:52:34parce que la semaine suivante
00:52:35si on est élu
00:52:35les électeurs
00:52:36ils ne sont pas
00:52:38face à la télé
00:52:39ils sont à la porte
00:52:40de la mairie
00:52:40on se paye deux mots
00:52:41à gauche
00:52:41vous diriez ?
00:52:42en tout cas
00:52:42ce que je constate
00:52:43c'est que je n'ai pas vu
00:52:45la rupture
00:52:45dans les programmes
00:52:46proposés par les insoumis
00:52:48il y a des degrés
00:52:49il y a des différences
00:52:51de degrés
00:52:51il y a parfois
00:52:52des différences de niveaux
00:52:53voilà la preuve
00:52:54là on vient d'entendre
00:52:55l'exemple de François
00:52:56Insoumis
00:52:56oh là là
00:52:57quelle rupture
00:52:57il y en avait
00:52:58qui proposaient
00:52:58la gratuité jusqu'à 26
00:52:59et les autres
00:53:00qui proposaient jusqu'à 18
00:53:01il n'y avait pas que ça
00:53:02je n'ai pas établi
00:53:04tout le programme
00:53:04oui oui mais François
00:53:05si je peux me permettre
00:53:06c'était à peu près
00:53:07partout pareil
00:53:08bon donc
00:53:08c'est bien la preuve
00:53:09je ne sais pas
00:53:10c'est bien la preuve
00:53:11que finalement
00:53:12quand on est un peu
00:53:13dans le concret
00:53:14et dans le côté pragmatique
00:53:15on arrive sur le fond
00:53:17je voudrais juste revenir
00:53:18sur la question
00:53:19que vous posiez
00:53:19à laquelle
00:53:20moi non plus
00:53:21je suis comme François Picmal
00:53:22je n'ai pas la recette
00:53:23pour dire
00:53:24comment on va essayer
00:53:25de se sortir
00:53:26avec un certain nombre
00:53:27de médias
00:53:28d'imposer le débat
00:53:29d'imposer le débat
00:53:30je crois vraiment
00:53:31c'est que
00:53:32vraiment
00:53:33et je n'ai pas la solution
00:53:34mais au-delà
00:53:36des enjeux économiques
00:53:37sociaux
00:53:39budgétaires
00:53:40qui structurent
00:53:41toujours une élection
00:53:42présidentielle
00:53:43je crois que cette élection
00:53:44présidentielle là
00:53:45plus que toutes les autres
00:53:46ça va être une confrontation
00:53:48culturelle
00:53:49ça va être une bataille
00:53:50culturelle
00:53:51sur finalement
00:53:52quelle est la vision
00:53:53de la France
00:53:53qu'est-ce qu'on
00:53:54qu'est-ce qu'on
00:53:55qu'est-ce qu'on porte
00:53:56comme identité
00:53:57de ce pays
00:53:58et donc il faut que la gauche
00:53:59toute la gauche
00:54:01pas plus seulement
00:54:02les insoumis
00:54:03que les uns
00:54:04ou les autres
00:54:04il faut que toute la gauche
00:54:06elle soit persuadée
00:54:07finalement
00:54:08qu'on doit
00:54:10opposer
00:54:10à la droite
00:54:11et à l'extrême droite
00:54:12un autre récit
00:54:13de ce qu'est ce pays
00:54:14ce pays
00:54:15non
00:54:16c'est pas la caricature
00:54:17qu'en fait en permanence
00:54:18la droite
00:54:19et l'extrême droite
00:54:20et donc on doit
00:54:21sur des questions
00:54:22d'identité
00:54:22sur des questions
00:54:23de vision
00:54:24de notre pays
00:54:24sur les valeurs
00:54:26de ce pays
00:54:26sur je crois
00:54:28qu'on doit mener
00:54:29la confrontation culturelle
00:54:30donc il y a un certain
00:54:32nombre d'initiatives
00:54:33qui ont été prises récemment
00:54:34y compris par certains médias
00:54:35et je crois que l'humanité
00:54:36y a participé
00:54:38avec l'initiative
00:54:39combat
00:54:39ben moi je crois
00:54:41beaucoup
00:54:41que c'est vers ça
00:54:43qu'il faut absolument
00:54:45se diriger
00:54:46pour mener
00:54:46cette confrontation culturelle
00:54:48avec la droite
00:54:48et l'extrême droite
00:54:49parce que ça sera
00:54:49une partie
00:54:50de l'issue
00:54:51de la bataille présidentielle
00:54:52de 2017
00:54:54Juste avant de passer
00:54:55à notre petit thème suivant
00:54:56parce que vous parliez
00:54:58enfin vous disiez
00:54:59ne pas voir
00:55:00où était la gauche
00:55:01de rupture
00:55:01dont se revendiquent
00:55:02d'ailleurs pas seulement
00:55:03les insoumis
00:55:04mais est-ce que finalement
00:55:05c'est pas aussi
00:55:07avec une expérience
00:55:08de ce qu'a été
00:55:10le socialisme au pouvoir
00:55:12on pense notamment
00:55:13à François Hollande
00:55:13qu'on voit d'ailleurs
00:55:14beaucoup revenir
00:55:15sur les plateaux
00:55:16qui a fait le CICE
00:55:17la loi travail etc
00:55:18est-ce que c'est pas là
00:55:20que se joue
00:55:21la rupture finalement
00:55:22mais écoutez
00:55:23si on a été battu
00:55:24et si le parti socialiste
00:55:25a fait un bilan
00:55:26et un inventaire
00:55:27de cette séquence là
00:55:28c'est bien que
00:55:29oui cette
00:55:30c'est en train d'y revenir là
00:55:31non je crois pas
00:55:32en tout cas je crois pas
00:55:33et quand je vois par exemple
00:55:35ce que nous disons
00:55:35les uns et les autres
00:55:36il n'a pas l'air tout à fait d'accord
00:55:37ça je me doute
00:55:38parce qu'il n'a pas forcément
00:55:39il n'a pas la même analyse que moi
00:55:40mais en tout cas
00:55:41je crois qu'une majorité
00:55:43de socialistes
00:55:44d'élus
00:55:44de militants
00:55:45du parti socialiste
00:55:46ne considère pas
00:55:47qu'il faille revenir
00:55:49à cette orientation politique là
00:55:51parce que
00:55:51un elle a été battue
00:55:52deux
00:55:53face aux enjeux d'aujourd'hui
00:55:55face à l'accroissement
00:55:56des inégalités
00:55:57face à la financiarisation
00:55:59de l'économie
00:55:59face au poids
00:56:01de la droite
00:56:01et l'extrême droite
00:56:02non je ne crois pas
00:56:03que cette orientation politique là
00:56:05pour la gauche
00:56:06ça soit la bonne
00:56:07sinon on n'aurait pas été
00:56:08balayé comme on l'a été
00:56:09donc on célèbre
00:56:10aujourd'hui
00:56:11ce qu'a été la gauche plurielle
00:56:13avec Lionel Jospin
00:56:14et l'hommage
00:56:16qui lui est rendu
00:56:16d'ailleurs j'entends
00:56:17l'hommage
00:56:18que lui rend
00:56:19Jean-Luc Mélenchon
00:56:19bah justement
00:56:21Lionel Jospin
00:56:22c'est la culture
00:56:22du compromis
00:56:23c'est la culture
00:56:24de l'acceptation
00:56:25de la diversité
00:56:26à gauche
00:56:26et de la recherche
00:56:27permanente
00:56:28dans une gauche
00:56:29où pourtant
00:56:29le parti socialiste
00:56:30était très largement
00:56:31majoritaire
00:56:32et où pourtant
00:56:33dans son gouvernement
00:56:34il veillait
00:56:35à la délibération
00:56:36et un certain nombre
00:56:37d'arbitrages
00:56:38pour permettre
00:56:39qu'il y ait
00:56:39des positions communes
00:56:40la gauche
00:56:41c'est d'abord
00:56:42la recherche
00:56:42du compromis
00:56:43entre elles
00:56:44c'est pas d'imposer
00:56:44sa ligne
00:56:45sous prétexte
00:56:46qu'à un moment
00:56:47du débat politique
00:56:49on l'a emporté
00:56:50à tel ou tel moment
00:56:51il faut chercher
00:56:52en permanence
00:56:53le point d'équilibre
00:56:54qui permet
00:56:54d'être dynamique
00:56:56et de l'emporter
00:56:57vous n'aviez pas l'air
00:56:58de tout partager
00:56:59peut-être
00:57:00je ne partage pas tout
00:57:02mais je suis sûr
00:57:03que là
00:57:03Stéphane Troussel
00:57:04est mûr
00:57:04pour devenir insoumis
00:57:06parce qu'il trouve
00:57:07notre programme
00:57:08social-démocrate
00:57:09déjà
00:57:09programme municipal
00:57:10le programme municipal
00:57:12toulousain
00:57:12par exemple
00:57:13moi je n'ai pas
00:57:13tous les programmes
00:57:15en tête
00:57:16évidemment
00:57:16mais il marque
00:57:17une rupture
00:57:18par rapport
00:57:18à la droite
00:57:19qui est au pouvoir
00:57:20évidemment
00:57:20il était mieux
00:57:21dix ans
00:57:22sur un certain
00:57:23nombre de sujets
00:57:23que le programme
00:57:25socialiste
00:57:25mais j'ai entendu
00:57:27aussi que
00:57:28vous disiez
00:57:28que 2027
00:57:29ça allait être
00:57:30une bataille
00:57:30de récits
00:57:31sur le pays
00:57:31ça tombe bien
00:57:32un récit sur le pays
00:57:33nous en avons un
00:57:34la France insoumise
00:57:35donc vous êtes bienvenue
00:57:36pour nous rejoindre
00:57:37ça s'appelle
00:57:37la nouvelle France
00:57:38ou autre
00:57:39et on a conceptualisé
00:57:41et réfléchi à ça
00:57:41notamment avec l'institut
00:57:42Labo ici
00:57:43mais là où on a un désaccord
00:57:45c'est
00:57:45vous disiez tout à l'heure
00:57:47il y a de l'abstention
00:57:48au municipal
00:57:49parce que les gens
00:57:50ne comprennent plus
00:57:50la capacité du maire
00:57:52ses pouvoirs
00:57:53etc
00:57:53mais là
00:57:55le parti socialiste
00:57:56a refusé de censurer
00:57:57un budget
00:57:57qui prévoit
00:57:582,5 milliards d'euros
00:57:59en moins
00:58:00pour les collectivités
00:58:01territoriales
00:58:01donc qui participent
00:58:02aux mots
00:58:03que vous indiquez
00:58:04de la même manière
00:58:05il y a un certain nombre
00:58:06de services publics
00:58:06de proximité
00:58:07qui prennent forcément
00:58:09entre guillemets
00:58:09cher
00:58:10avec le budget
00:58:11qui vient de passer
00:58:11et je pense que
00:58:12quelque chose
00:58:13qui fait mal
00:58:14à la gauche
00:58:14c'est le manque
00:58:15de cohérence
00:58:16au niveau local
00:58:17comme national
00:58:18par rapport
00:58:19au programme
00:58:19qu'on porte
00:58:20fût-il qu'on le qualifie
00:58:22de social-démocrate
00:58:23ou autre
00:58:23c'est à dire
00:58:24qu'on ne peut pas dire
00:58:24localement
00:58:25on veut ci
00:58:26on veut ça
00:58:27et on veut faire avancer
00:58:28les services publics
00:58:29davantage de droits
00:58:31pour les citoyens
00:58:32et les citoyens
00:58:32et puis nationalement
00:58:34laisser passer des budgets
00:58:35qui vont entraver
00:58:36ces actions locales
00:58:37mais enfin
00:58:38François Picmal
00:58:39sait très bien
00:58:39qu'on n'a pas
00:58:40la même analyse
00:58:41de la situation
00:58:42et de la capacité
00:58:43de la gauche
00:58:44dans une élection
00:58:46législative anticipée
00:58:47en ce moment
00:58:47à permettre
00:58:50à éviter
00:58:51à empêcher
00:58:51l'extrême droite
00:58:52de l'emporter
00:58:52donc oui
00:58:53on a une analyse
00:58:54mais les élections
00:58:55vont arriver
00:58:55à un moment donné
00:58:56très bien
00:58:56peut-être
00:58:57mais au lendemain
00:58:57d'une élection présidentielle
00:58:58parce que moi
00:58:59je ferai tout
00:59:00pour empêcher
00:59:01oui justement
00:59:02je ferai tout
00:59:02pour empêcher
00:59:03l'extrême droite
00:59:03de l'emporter
00:59:04et donc
00:59:06oui
00:59:06nous ne voulons pas
00:59:07d'une élection
00:59:08législative
00:59:08anticipée
00:59:09en ce moment
00:59:09et donc
00:59:10ça nécessite
00:59:11de rechercher
00:59:11pour le premier à gauche
00:59:12quel qu'il soit
00:59:14y compris
00:59:15appeler à voter
00:59:15pour le premier à gauche
00:59:16quel qu'il soit
00:59:17non
00:59:17je vais essayer
00:59:18de construire
00:59:19une candidature
00:59:21bien évidemment
00:59:21que s'il y a un candidat
00:59:22de gauche
00:59:22au second tour
00:59:23j'ai envie de dire
00:59:23quel qu'il soit
00:59:24je voterai
00:59:24face à l'extrême droite
00:59:25je voterai
00:59:25pour le candidat de gauche
00:59:26qui sera présent
00:59:27au deuxième tour
00:59:28quel qu'il soit
00:59:29j'ai voté pour Macron
00:59:30j'ai voté pour Chirac
00:59:31pour essayer de battre
00:59:32l'extrême droite
00:59:32et face à la droite classique aussi
00:59:35mais de toute façon
00:59:36je veux dire
00:59:36s'il y a un duel
00:59:37gauche droite
00:59:38au deuxième tour
00:59:39c'est qu'il y aura
00:59:39un candidat de gauche
00:59:40qui n'aura pas
00:59:42fracturé la gauche
00:59:43en permanence
00:59:43c'est ça la réalité
00:59:45donc moi
00:59:45je ferai en sorte
00:59:46j'agirai
00:59:47dans la responsabilité
00:59:48qui est la mienne
00:59:49pour permettre
00:59:50parce que je ne crois pas
00:59:51que Jean-Luc Mélenchon
00:59:52puisse être celui-là
00:59:52qui est un candidat de gauche
00:59:53est-ce que c'est un insoumis ?
00:59:55mais je veux dire
00:59:56il n'y a pas de débat
00:59:56entre l'extrême droite
00:59:57et un insoumis
00:59:58je ne pose pas
00:59:5950 000 questions
01:00:00mais ce que je ne crois pas
01:00:02il n'y a pas 50 000 réponses
01:00:03là quand même
01:00:04si ma réponse est très claire
01:00:05bien évidemment
01:00:06que je vote pour un insoumis
01:00:11mais malheureusement
01:00:12je crois que ça ne permettra pas
01:00:14de le battre
01:00:14et donc il faut absolument
01:00:16faire en sorte
01:00:17qu'il y ait un autre
01:00:18candidat de gauche
01:00:18que Jean-Luc Mélenchon
01:00:19la présidentielle
01:00:20c'est dans un an
01:00:22il y a
01:00:22certes la campagne
01:00:23va prendre beaucoup de temps
01:00:24mais il y a des urgences
01:00:25quand même qui existent
01:00:26on voit que l'inflation remonte
01:00:28notamment au niveau
01:00:28des prix du carburant
01:00:31comment la gauche
01:00:32peut se mobiliser
01:00:33de manière un peu unitaire
01:00:34dans un moment
01:00:35où par exemple
01:00:36le gouvernement refuse
01:00:37de faire un nouveau
01:00:37chèque énergie
01:00:38quel qu'il soit
01:00:39François Picmal
01:00:40peut-être pour commencer
01:00:41on a déjà déposé
01:00:43des initiatives parlementaires
01:00:45pour la régulation des prix
01:00:47donc c'est aussi quelque chose
01:00:48sur lequel
01:00:49à mon avis
01:00:50il est logique
01:00:50que la gauche se rassemble
01:00:51et le porte à l'Assemblée
01:00:53et puis au Sénat
01:00:55pour les sénatrices
01:00:56et sénateurs
01:00:57voilà ce qu'on peut faire
01:00:58en tout cas
01:00:58à l'échelle parlementaire
01:00:59après il y a la question
01:01:00des mouvements sociaux
01:01:01qui se posent aussi
01:01:02dans ce pays
01:01:03et de la capacité
01:01:05des syndicats
01:01:06à mobiliser
01:01:06sur ces sujets
01:01:07ces syndicats
01:01:08des collectifs
01:01:09et autres
01:01:10oui bien sûr
01:01:11qu'il faut essayer
01:01:12de trouver un certain
01:01:12nombre de mesures
01:01:13qui permettent
01:01:14de faire face
01:01:16aux conséquences
01:01:17de l'augmentation
01:01:17des prix de l'énergie
01:01:18et donc
01:01:18on peut avoir des débats
01:01:20sur la bonne mesure
01:01:21mais nous
01:01:23on a plutôt proposé
01:01:24un certain nombre
01:01:25de chèques
01:01:25ciblés
01:01:25en fonction du pouvoir d'achat
01:01:27enfin en fonction
01:01:28des niveaux de revenus
01:01:29parce que
01:01:30je ne crois pas
01:01:30que
01:01:31il faut qu'il y ait
01:01:32un certain nombre
01:01:33de conditions
01:01:33y compris pour que
01:01:34d'un point de vue
01:01:35des finances publiques
01:01:36ça reste soutenable
01:01:38mais oui
01:01:38je pense qu'il faut
01:01:39urgemment
01:01:40et d'ailleurs
01:01:40sur un certain nombre
01:01:41de propositions de loi
01:01:42ou de projets de loi
01:01:43proposés par le gouvernement
01:01:45bien souvent
01:01:45la gauche est capable
01:01:46de voter dans le même sens
01:01:47donc il faut absolument
01:01:50agir pour qu'il y ait
01:01:50des mesures d'urgence
01:01:51oui là dans le débat national
01:01:52vous avancez
01:01:53des mesures différentes
01:01:54avancent des mesures différentes
01:01:55oui
01:01:55et alors
01:01:56écoutez
01:01:57on peut avancer
01:01:57des mesures différentes
01:01:58et puis à la fin
01:01:59essayer de chercher
01:02:00des mesures de compromis
01:02:02qui soient utiles
01:02:03aux français
01:02:05les plus modestes
01:02:05qui vont être les premiers
01:02:06à souffrir
01:02:07de l'augmentation
01:02:08des prix de l'énergie
01:02:11pour finir
01:02:12on voulait vous faire réagir
01:02:14au communiqué
01:02:14de la CGT
01:02:16qu'elle a envoyé
01:02:17à mardi
01:02:18après les élections municipales
01:02:19je vais vous le lire
01:02:20tout simplement
01:02:22le camp du progrès
01:02:23social et environnemental
01:02:24doit s'unir
01:02:25et se ressaisir
01:02:25il y a urgence
01:02:26à répondre aux exigences
01:02:27des travailleurs
01:02:28et des travailleuses
01:02:29et à rompre
01:02:30avec la politique
01:02:30de l'offre
01:02:31qui est un naufrage
01:02:32économique
01:02:32social et démocratique
01:02:34est-ce que c'est un bon conseil
01:02:36peut-être un bon point de départ
01:02:38c'est un excellent conseil
01:02:40pour la gauche
01:02:40je souscris
01:02:41bien évidemment
01:02:42moi aussi
01:02:43je pense que justement
01:02:44ça rejoint exactement
01:02:45ce que je disais tout à l'heure
01:02:46je pense que la gauche
01:02:48c'est pas que la gauche
01:02:49des appareils politiques
01:02:50la gauche
01:02:50c'est la gauche associative
01:02:51c'est la gauche citoyenne
01:02:52c'est la gauche syndicale
01:02:53c'est la gauche des citoyens
01:02:55engagés
01:02:56mais qui ne sont pas
01:02:57dans un parti politique
01:02:58et je pense
01:02:59qu'il y a urgence
01:03:00à ce que cette gauche-là
01:03:01elle se mette en mouvement
01:03:02elle nous pousse
01:03:03les uns et les autres
01:03:04à arrêter nos conneries
01:03:06et François Piquemal
01:03:08sur ce point-là
01:03:09on évoquait tout à l'heure
01:03:11aussi
01:03:11la démarche du NFA
01:03:13vous évoquiez
01:03:14l'importance
01:03:15de la mobilisation
01:03:17de la mobilisation sociale
01:03:19est-ce que
01:03:20d'ici 2027
01:03:21qui va occuper
01:03:22une grande partie
01:03:24du débat
01:03:25c'est encore possible
01:03:26de gagner
01:03:27dès à présent
01:03:29des choses
01:03:30pour changer concrètement
01:03:30la vie des gens
01:03:31l'INSEE annonce
01:03:32c'est vrai
01:03:32là 2%
01:03:33dès le printemps
01:03:35d'inflation à nouveau
01:03:36j'espère
01:03:37en tout cas
01:03:37nous on va
01:03:40on fait tout le travail
01:03:41qu'il faut
01:03:42à l'Assemblée
01:03:42pour essayer
01:03:43de faire passer des choses
01:03:44après le mouvement social
01:03:46a une grande importance
01:03:47et d'ailleurs
01:03:48le nouveau Front Populaire
01:03:49il ne faut pas oublier
01:03:50que ce n'est pas des partis
01:03:51c'est des syndicats
01:03:52des associations
01:03:53des citoyennes
01:03:54des citoyens
01:03:55qui ont leur rôle
01:03:56aussi à jouer
01:03:57dans les mois qui viennent
01:03:58et d'ailleurs
01:03:59sur l'élection
01:04:00municipale de Toulouse
01:04:01vous avez eu
01:04:01des prises de position
01:04:03fortes des syndicats
01:04:04pour l'union de la gauche
01:04:05la CGT
01:04:06la FSU
01:04:06notamment
01:04:07donc il faut aussi
01:04:09donner de la force
01:04:10aux syndicats
01:04:11pour qu'ils puissent
01:04:12organiser ces mobilisations
01:04:13sociales là
01:04:14parce que l'un ne va pas
01:04:15sans l'autre
01:04:15de toute façon
01:04:16la gauche a toujours
01:04:17marché sur deux pieds
01:04:19la mobilisation sociale
01:04:20et le combat politique
01:04:22et parlementaire
01:04:23là en l'occurrence
01:04:24il nous reste quelques minutes
01:04:26la gauche marche aussi
01:04:27de longue date
01:04:29presque insoumis
01:04:29sur un troisième pied
01:04:32celui de l'internationalisme
01:04:35là on est aussi
01:04:37dans une période
01:04:38où les guerres
01:04:40se succèdent
01:04:41Gaza, l'Iran, l'Ukraine
01:04:43etc.
01:04:44on sait que c'est un sujet
01:04:45qui a aussi créé
01:04:47des tensions
01:04:50à gauche
01:04:51au sein de la gauche
01:04:52des moments de forte friction
01:04:54est-ce qu'il y a là aussi
01:04:56une convergence
01:04:57puisque vous parliez
01:04:58beaucoup de convergence
01:04:59à retrouver ?
01:05:01Bonne question
01:05:02moi je pense
01:05:03qu'il y a des divergences
01:05:04qui existent
01:05:05et d'ailleurs
01:05:06pas qu'entre la France insoumise
01:05:07et le parti socialiste
01:05:08ça existe aussi
01:05:09entre le parti communiste
01:05:10les écologistes
01:05:12et autres
01:05:12sur un certain nombre
01:05:13de questions internationales
01:05:15qu'on appréhende
01:05:15différemment
01:05:16nous on n'est pas du tout
01:05:18par exemple
01:05:18dans une logique atlantiste
01:05:20on est pour la souveraineté
01:05:21de la France
01:05:22en matière diplomatique
01:05:24militaire et autres
01:05:25et des fois
01:05:26ça s'entrechoque
01:05:27et je pense que même
01:05:28au parti socialiste
01:05:29il y a des débats là-dessus
01:05:30internes qui existent
01:05:31moi en tout cas
01:05:32j'observe des lignes
01:05:33qui peuvent être différentes
01:05:35par exemple
01:05:35entre Olivier Faure
01:05:36et François Hollande
01:05:38sur la question
01:05:39donc c'est des choses
01:05:40qu'il nous faut
01:05:41de toute façon dépasser
01:05:42au travers d'un programme commun
01:05:44il faut se mettre d'accord dessus
01:05:45et après on sait bien
01:05:47que les questions internationales
01:05:48ont toujours dépassé
01:05:49parfois même
01:05:52ont toujours créé du clivage
01:05:53y compris dans des mouvements politiques
01:05:55donc voilà
01:05:57donc il faut l'appréhender
01:05:58et puis être clair sur le sujet
01:05:59mais la France insoumise
01:06:01a l'avantage d'avoir
01:06:02un programme assez clair
01:06:03et une ligne unique
01:06:04j'ai envie de dire
01:06:05sur le tableau
01:06:06d'abord ça a toujours traversé la gauche
01:06:09entre les Pershing
01:06:10et les SS20
01:06:12dans les années 80
01:06:13ça a fracturé la gauche
01:06:14et pourtant
01:06:15communistes et socialistes
01:06:16dirigeaient ensemble
01:06:17le gouvernement de la France
01:06:19il y a au moins
01:06:20me semble-t-il
01:06:22quelques éléments
01:06:23qui doivent pouvoir nous rassembler
01:06:25c'est le fait
01:06:26de reconstruire
01:06:27un droit international
01:06:28et l'attachement
01:06:30c'est quand même une cohérence
01:06:31là-dessus
01:06:31l'attachement
01:06:32l'attachement
01:06:33au droit international
01:06:35qui est actuellement
01:06:36totalement bafoué
01:06:37par le président des Etats-Unis
01:06:38comme par le premier ministre israélien
01:06:40et donc c'est quand même
01:06:41aujourd'hui
01:06:41ce qui est à l'origine
01:06:43de ces guerres
01:06:46au Proche et au Moyen-Orient
01:06:48sans aucun mandat international
01:06:49et je crois qu'on est
01:06:51au moins les uns
01:06:52et les autres
01:06:52attachés
01:06:53quelle que soit la faiblesse
01:06:54de l'organisation
01:06:55des Nations Unies
01:06:56aujourd'hui
01:06:57à ce qu'on reconstruise
01:06:58un droit international
01:06:59et on reconstruise
01:07:00une institution
01:07:00qui puisse agir
01:07:02pour éviter
01:07:03pour empêcher
01:07:04ce type d'initiative
01:07:05de chef d'Etat
01:07:06qui
01:07:10s'exonère
01:07:11du droit international
01:07:14Eh bien
01:07:14on arrive
01:07:16au terme
01:07:17de notre émission
01:07:19le temps est vite passé
01:07:20évidemment
01:07:21ça ne clôt pas
01:07:22le débat
01:07:23loin sans faux
01:07:24et on aura l'occasion
01:07:26de refaire
01:07:27des émissions
01:07:28avec un
01:07:28Notre-ex Stéphane Troussel
01:07:29est proche de rejoindre
01:07:30la France Insoumise
01:07:31Pas vraiment
01:07:31j'ai l'impression
01:07:32surtout que François Piquemal
01:07:33il n'a plus qu'à
01:07:34prendre sa carte
01:07:35au Parti Socialiste
01:07:36pour permettre
01:07:36et éviter
01:07:37et devenir maire de Toulouse
01:07:38il aurait vraisemblablement
01:07:40pu le devenir
01:07:41dans ce cas-là
01:07:41Si on est arrivé en tête
01:07:42c'est parce qu'on a fait
01:07:43précisément
01:07:44une campagne insoumise
01:07:45Oui mais si
01:07:47vous avez perdu
01:07:48au deuxième tour
01:07:48vous n'êtes pas trop
01:07:50rancunier
01:07:50vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon
01:07:52J'en veux plus
01:07:53à Carole Delga
01:07:54qui a fait perdre
01:07:54la gauche deux fois
01:07:55dessus
01:07:55Ce que je remarque
01:07:58c'est que par exemple
01:08:01David Guéraud
01:08:01est maire de Roubaix
01:08:02et qu'à chaque fois
01:08:03il a su prendre
01:08:04ses distances
01:08:04avec un certain nombre
01:08:05d'erreurs
01:08:06je pense par exemple
01:08:06à sa réaction
01:08:07quand Mathilde Panot
01:08:09a proposé
01:08:09que l'ensemble
01:08:10des maires insoumis
01:08:10désarment les polices municipales
01:08:11il s'est empressé
01:08:12de dire l'inverse
01:08:13le lendemain matin
01:08:14Vous savez très bien
01:08:15que ce n'est pas ça
01:08:16qu'il y a dans notre programme
01:08:17En tout cas
01:08:17il s'est empressé
01:08:18de dire l'inverse
01:08:19que ce qu'avait dit
01:08:19Mathilde Panot
01:08:20et ça lui a permis
01:08:21de gagner
01:08:21notamment
01:08:21pas seulement pour ça
01:08:22Non je pense qu'il y avait
01:08:23d'autres choses
01:08:24qui ont permis
01:08:25à David Guéraud
01:08:26d'être maire de Roubaix
01:08:27C'est peut-être un vrai social-démocrate
01:08:28il est allé à bonne école
01:08:31Vous lui parlerez
01:08:32vous verrez avec lui
01:08:33mais je ne pense pas
01:08:34qu'il soit sur
01:08:34une ligne sociale-démocrate
01:08:35Dans sa méthode
01:08:37dans sa méthode
01:08:38d'action
01:08:38et de conquête
01:08:39de la ville
01:08:40j'ai reconnu
01:08:41quelques principes
01:08:42sociodémocrates
01:08:43que j'ai bien vu
01:08:43dans une ville
01:08:44dirigée par
01:08:44Vous êtes mieux
01:08:45pour être insoumis
01:08:46Vous faites plus de la social-démocrate
01:08:48que je connais bien
01:08:49Les auditeurs et les auditrices
01:08:50comprennent bien
01:08:50qu'elle était maire
01:08:51Lila
01:08:52Et le premier vice-président
01:08:54du département
01:08:54de la Seine-Saint-Denis
01:08:56Alors je le disais
01:08:57et on le voit bien
01:08:58Et socialiste
01:08:58Sur ces derniers mots
01:09:00le débat
01:09:01est loin d'être clos
01:09:02et y compris
01:09:03dans nos différentes émissions
01:09:05on y reviendra
01:09:06bien sûr
01:09:07avec l'ensemble
01:09:09des différentes
01:09:10forces
01:09:11forces de gauche
01:09:12Moi pour finir
01:09:13il me reste
01:09:15à vous remercier
01:09:16l'un et l'autre
01:09:17C'était Fabien Très-François
01:09:19François Picma