- il y a 8 heures
L’Humatch c’est une question au cœur de l’actualité et deux invitées pour un débat de fond. Après la mort du militant néofasciste Quentin Deranque à Lyon et la mise en examen de sept personnes pour homicide volontaire, le débat public s’est brutalement déplacé. Entre criminalisation de l’antifascisme et tentative de renversement du « front républicain », l’extrême droite impose son récit, jusque dans la rue.
Comment analyser cette séquence politique ? Assiste-t-on à une diabolisation organisée de la gauche ?
Pour en débattre : Nadege Abomangoli, députée LFI de Seine-Saint-Denis et vice-présidente de l'Assemblée nationale, et Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine. Une émission présentée par Cyprien Caddeo et Julia Hamlaoui.
00:00 Intro
2:39 La fin du cordon sanitaire contre l’extrême droite ?
9:18 La violence politique de la gauche
14:00 La rupture de LFI avec les médias traditionnels
20:56 La diabolisation de la gauche par la gauche
27:56 LFI nourrit sa propre diabolisation ?
36:00 La gauche désunie pour les municipales et la présidentielle ?
49:50 Dissolution : un outil efficace ?
58:36 L’internationalisme antifasciste
1:01:28 Outro
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27:56 LFI nourrit sa propre diabolisation ?
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NewsTranscription
00:00:01bienvenue pour ce nouvel match alors avant tout comme de coutume un petit rappel du concept une
00:00:08question au coeur de l'actu deux invités et un débat de fond et de débat de fond il y
00:00:13en a bien
00:00:13besoin à l'heure du grand renversement où tous les mots sont vidés de leur substance pour tordre
00:00:18la réalité entre l'antifascisme quel qu'il soit miopilori et tentative éhontée de renversement
00:00:24du front républicain incluant le rn contre la france insoumise à l'origine de cette bascule dans laquelle
00:00:31nous avons plongé quasiment la tête la première c'est ces derniers jours comme vous le savez la
00:00:37mort du militant néo fasciste quentin de rang décédé le 14 février des coups mortels qui lui ont été
00:00:43portés le 12 février alors qu'il était à terre lors d'une rix à lyon avec des antifas depuis
00:00:49dans
00:00:50le cadre de l'enquête onze personnes ont été interpellées puis sept ont été mises en examen
00:00:54pour homicide volontaire ou complicité d'homicide volontaire dont un assistant parlementaire entre
00:01:00temps licencié du député lfi raphaël arnaud en parallèle de ces événements samedi dernier une
00:01:08marche en hommage à quentin de rang qu'à laquelle sa famille ne s'est pas associée a été autorisée
00:01:13par
00:01:13les autorités à lyon plus de 3000 personnes s'y sont retrouvées dans leur rang des représentants des
00:01:19groupes identitaires néo nazi néo fasciste ultra nationaliste et on en passe avec slogan raciste et
00:01:26salut nazi à la clé ce qui n'a pas empêché l'extrême droite de continuer à tenter d'imposer
00:01:31son récit et à beaucoup beaucoup d'autres de s'engouffrer dans la brèche alors comment dans
00:01:37un tel contexte sortir du piège de la diabolisation de la gauche pour en débattre nous accueillons sur
00:01:42son sur ce plateau pardon nadej abomangoli bonjour vous êtes député de la france insoumise vous avez
00:01:51été élu dans le département de la seine-saint-nys alors pour la première fois en 2022 puis réélu par
00:01:57la suite vous êtes actuellement première vice-présidente de l'assemblée nationale merci
00:02:02beaucoup à vous d'être présente avec nous aujourd'hui passe à vous sabrina sebailly bonjour à
00:02:09vous vous êtes député du groupe écologiste et social à l'assemblée nationale vous avez aussi
00:02:16été élu en 2022 mais vous dans le département des hautes scènes et puis à mes côtés bien sûr
00:02:24pour animer cette émission alors les plus fidèles d'entre vous l'auront reconnu cyprien ca déo chef
00:02:30adjoint du service politique de l'humanité salut cyprien bonjour julia et bonjour nos deux invités alors
00:02:37sans plus tarder comme je le disais à l'instant on a assisté ces quinze derniers jours un renversement
00:02:42du front républicain on commence par en regarder un condensé en images j'appelle donc à constituer
00:02:49un véritable cordon sanitaire pour isoler la france insoumise et la tenir à l'écart des institutions que
00:02:55ce soit à l'assemblée nationale où ses députés siège dans de nombreuses instances ou en vue des
00:02:59prochaines élections municipales l fi c'est pour moi les initiales de la france indécente on vous
00:03:06considérez qu'ils ne sont plus dans l'arc républicain aujourd'hui mais y'a belurait bien évidemment
00:03:11j'adresse la même chose y compris à jordan bardella si vraiment il veut mettre en place le cordon
00:03:15sanitaire il ya une chose très simple à faire c'est retirer ses candidats dans les villes où
00:03:19l fi peut gagner oui c'est pertinemment que le rassemblement national n'a aucune chance donc
00:03:23l'expression qu'on a entendu ici cordon sanitaire est très importante faut juste rappeler ce que c'est à
00:03:26la base
00:03:27c'est comme un concept de science politique qui parle de la stratégie de mise à l'écart de
00:03:32l'extrême droite notamment pour éviter qu'elle rentre dans des majorités parlementaires en gros
00:03:36c'est pas d'alliance avec l'extrême droite un tout simplement et la pratique ce qui est pratiqueur
00:03:39belgique ce qui est effectivement pratiqueur belgique notamment et donc bah là on voit qu'il y a un retournant
00:03:44complet de l'expression dans la bouche de ce qu'on a entendu ici je serais assez bailli pour
00:03:48commencer avec vous cette stratégie de normalisation du rn pardon couplé avec donc cette entreprise de
00:03:53diabolisation de la gauche elle date pas d'hier est ce que pour vous cette séquence qui s'est
00:03:57ouverte c'est une étape parmi d'autres ou est ce qu'on est sur une vraie bascule une rupture
00:04:01alors effectivement ça date pas d'hier je pense que ça commence déjà depuis quelques temps cette
00:04:07diabolisation d'une partie de la gauche et du coup cette normalisation banalisation de l'extrême droite
00:04:13ça avait déjà commencé déjà en 2022 mais déjà un peu avant ça et en réalité pour moi on suit
00:04:19des étapes
00:04:19assez logique c'est à dire qu'on commence déjà par pointer du doigt par dire qui fait partie du
00:04:23front républicain qui ne l'est pas puis ensuite certains deviennent infréquentables puis en fait
00:04:28aujourd'hui c'est la france insoumise demain ça sera probablement les écologistes puisqu'ils ne
00:04:32s'arrêteront bien évidemment pas là et donc tout ça fait partie d'une stratégie assez bien huilée en
00:04:37réalité et pendant qu'on parle de tout cela et bien on ne parle pas d'une chose c'est
00:04:40à dire qu'on nous a
00:04:41beaucoup parlé de la question de l'antifascisme dans notre pays sauf que personne ne pose le fait de
00:04:47savoir pourquoi il ya des associations et des structures antifascistes dans notre pays et je
00:04:51trouve que c'est extrêmement grave parce que justement ces associations et ces structures
00:04:54elles existent parce qu'on assiste à une montée du fascisme sans précédent dans notre pays que
00:04:59l'extrême droite est quasiment aux portes du pouvoir que le racisme les langues et d'ailleurs
00:05:03depuis cette concentration des médias par quelques millionnaires avec une ligne éditoriale très précise
00:05:08qui s'en prend toujours au même avec des boucs émissaires bien identifiés avec un retournement
00:05:12de la situation et bien tout ce contexte et tout ce climat fait qu'on a une libération totale de
00:05:17la
00:05:17parole donc avec un extra une extrême droite j'ai dit qui est quasiment aux portes du pouvoir c'était
00:05:22déjà le cas en 2024 et c'est justement le barrage républicain qui a permis de l'obtenir et je
00:05:26rappelle
00:05:26d'ailleurs ce qu'on en a vu comme quelques-uns qui sont passés sur les plateaux télé qu'une
00:05:30grande
00:05:31partie d'entre eux ont été élus grâce au barrage républicain et grâce au retrait notamment d'environ 150
00:05:35candidats du nouveau front populaire donc à ce moment là ils étaient bien contents d'avoir un barrage
00:05:39républicain et moi je dois avouer par contre que je n'aurais jamais imaginé assister à une séquence
00:05:44où c'est jordan bardella lui-même qui dit qui fait partie du champ républicain qui ne l'est pas
00:05:48et
00:05:49qui demande lui-même à faire un barrage républicain bien sûr bien sûr alors le piège on le voit est
00:05:56d'autant plus grand avec la montée du fascisme dont parle sabrina sabayi mais nadej abo mongoli la
00:06:02la diabolisation à laquelle on assiste cette fois elle a une particularité elle s'appuie sur une mort
00:06:08violente et des faits établis celle de la participation notamment d'un collaborateur de
00:06:13votre groupe est ce que ce processus dans ce que ce contexte là est réversible alors d'abord on ne
00:06:20sait pas exactement les faits exacts la nature de la participation du collaborateur de rafael
00:06:25arnault qui a été licencié et je tiens à cette étape à rappeler que rafael arnault n'est responsable
00:06:31en rien de la mort du jeune militant néo fasciste qui se trouvait d'ailleurs à l'assemblée nationale à
00:06:36ce
00:06:36moment là et que nous soutenons rafael arnault dont certains demandent la démission la réalité
00:06:42c'est que cette diabolisation cette mise en scène de ce qu'est l'arc républicain d'abord elle est
00:06:48ancienne elle a toujours existé et elle s'intensifie toujours dans les moments où finalement l'extrême
00:06:56droite les fascistes sont en situation d'être eux mêmes normalisés et sont dans une forme de quasi
00:07:02hégémonie intellectuelle et idéologique parce que finalement ce que sabrina a rappelé c'est que la
00:07:11république a été sauvée par le barrage républicain par le désistement républicain d'un certain nombre
00:07:17de candidats du nfp mais que au regard déjà en 2024 plusieurs candidats macronistes avaient eux
00:07:23refusés de faire de même donc c'est pas non plus étonnant qu'aujourd'hui on assiste au fait que
00:07:31que aurore berger qui est quand même la ministre en charge de la lutte contre les discriminations et
00:07:38qui n'a jamais aucun mot pour rappeler ce qu'il se passe dans ce pays des militants de gauche
00:07:43des militants
00:07:44lgbt des hommes et des femmes racisées tués ou agressés nous n'avons jamais un mot en revanche
00:07:51aujourd'hui elle quémante d'une certaine manière un accord électoral avec le rassemblement national et
00:07:57moi ce que je dis c'est que de jaurès à mitterrand en passant par léon blum à chaque fois
00:08:03qu'il y a eu la
00:08:05gauche en situation de pro de proposer un projet alternatif de déposséder les puissants de lutter
00:08:11contre le fascisme et bien il ya des gens qui s'allient pour ce pour voilà pour se liguer contre
00:08:17la
00:08:17gauche de rupture et la gauche du rupture qui aujourd'hui dit clairement les choses c'est à
00:08:23dire qu'aujourd'hui nous avons une alliance objective entre les oligarchies et l'extrême droite et que
00:08:29il ya une forme d'accommodement par rapport à ça et donc la violence de ce qui se passe à
00:08:34lyon c'est
00:08:34aussi matériellement l'aboutissement de violences qui depuis 2010 explose c'est à dire que tous les
00:08:41partisans à lyon depuis maintenant 15 ans une vingtaine d'attaques contre des personnes racisées
00:08:47des militants des personnes lgbt et donc la question que moi je me pose c'est où sont les
00:08:54responsabilités politiques de ça parce que ça fait plusieurs années plusieurs mois que nous
00:08:58alertons sur ce climat que les autorités ne font rien et que finalement des mouvements comme la
00:09:04journée garde se constituent parce qu'il ya ce climat et qu'ils organisent à la fois la solidarité
00:09:08l'autodéfense populaire et une forme de protection par rapport à des gens qui aujourd'hui sont menacés
00:09:16et dont on ne parle jamais dans les médias dominants on voit là juste avant de passer à
00:09:21notre prochaine question mais on voit là avec la question de la jeune garde le rapport à la
00:09:26violence aussi de la gauche qui est qui est interrogé est ce que pour sortir du piège de cette
00:09:33diabolisation en cours il faut rompre avec rappeler pardon plutôt rappeler clairement la rupture de
00:09:41la gauche avec avec la violence mais nous avons nous avons toujours dit que nous n'étions pas
00:09:46justement pour le règlement des conflits politiques par la violence et c'est la raison pour laquelle nous
00:09:51nous parlons de révolution citoyenne par exemple de révolution de changement par les urnes ce qu'il se
00:09:57passe en revanche c'est que aujourd'hui la jeune garde et des groupes dits antifa sont celles et
00:10:06ceux qui finalement protège et la question qu'il faut poser c'est quel est le rapport du pouvoir
00:10:11aujourd'hui à la protection des individus des militants des personnes victimes de violences parce
00:10:17que l'inversion de la question n'est pas n'est pas opérante il y a toujours eu dans ce
00:10:22pays des
00:10:24services d'ordre par notre service d'ordre nous il n'est pas c'est pas un service d'ordre
00:10:29d'attaque
00:10:29c'est un service d'ordre de protection lorsque en 2023 carlos matins bilongo et lou bayard ont été
00:10:34attaqués par une trentaine de fascistes c'est notre service d'ordre qui l'a protégé c'est le service
00:10:40d'ordre qui les a fait rentrer il aurait pu se passer un drame et des drames comme ça sont
00:10:43évité
00:10:45régulièrement vraiment régulièrement sans que personne ne s'inquiète sans que les autorités compétentes
00:10:51ne soient questionnées moi aujourd'hui je demande la protection également pour un certain nombre de
00:10:55collègues qui ont vu leur permanence attaquée il ya des équipes parlementaires qui sont qui sont
00:11:00concernés on a aujourd'hui une vingtaine de permanence de la force insoumise qui ont été attaqués et donc
00:11:06le rapport à la violence c'est pas nous qui devons l'interroger c'est plutôt les autorités qui laissent
00:11:12prospérer cette violence et d'ailleurs tout à l'heure on parlait des années 30 enfin moi j'appelle à
00:11:18ce que
00:11:18chacune et chacun se rappelle de son histoire parce que finalement la jeune garde y compris jusqu'à son
00:11:25logo c'est la reprise du logo de la sifio qui elle qui lui-même la reprise du logo du
00:11:30spd parce que nous
00:11:31savons que nous ne pouvons pas nous laisser tabasser ou tuer c'est vrai c'est baille peut-être une
00:11:36réponse
00:11:36sur la question de la violence parce que sur la question de la jeune garde par exemple on sait que
00:11:39la secrétaire nationale des écologistes marine tondelier a eu des mots très critiques a appelé à rompre avec la
00:11:44jeune garde et aussi à la démission de rafael arnaud quelle est votre position par rapport à ça
00:11:50d'abord moi je crois que la question de la violence et ça a été rappelé par nadège en fait
00:11:53il n'y a
00:11:53aucun parti de gauche qui n'a jamais légitimité la légitimé la violence pour résoudre des débats
00:11:59des fins du dialogue politique on a toujours justement privilégié le dialogue peut-être
00:12:03la nuance c'est que et les filles effectivement ils parlent de révolution nous les écologistes on
00:12:06parle de transition sur la manière d'accéder au pouvoir et c'est aussi ça les nuances et c'est
00:12:09aussi
00:12:10pour ça qu'on n'est pas dans les mêmes partis politiques d'ailleurs on fait pas forcément la
00:12:13politique de la même manière mais par contre là où je la rejoins c'est qu'on peut pas être
00:12:16coupable
00:12:16par procuration c'est pas parce qu'on a un collaborateur qui est aujourd'hui entendu
00:12:21dans le cadre d'une enquête préliminaire que le député est coupable des faits parce que nous
00:12:25mêmes on a combattu ces accusations savez on a eu pendant de nombreux mois des tentatives de
00:12:30l'extrême droite par exemple de dire qu'il fallait dissoudre l 214 parce qu'il y avait des militants
00:12:34qui
00:12:35entraient par infraction dans des usines où il y avait des animaux qui étaient maltraités donc il fallait
00:12:39dissoudre ces associations parce qu'elles étaient violentes et bien on n'a toujours dit absolument
00:12:43pas les associations elles existent elles sont là vous avez des individus qui eux par contre peuvent
00:12:47poser problème et la justice fera son travail par contre ce qui est vrai c'est que pendant qu'on
00:12:51parle de cette violence autour de la gauche alors qu'en réalité quand on reprend l'histoire finalement
00:12:56et et aucune mort n'est acceptable mais la majorité des crimes qui ont été commis sur des
00:13:02idéologies politiques ce sont bien celles de l'extrême droite et c'est pour ça que moi je ne mets
00:13:06absolument pas un
00:13:07signe égal aujourd'hui entre la france insoumise et l'extrême droite parce que l'existence même de
00:13:11l'extrême droite se construit sur un projet xénophobe et raciste qui n'a que pour vocation la
00:13:15fracture de notre pays et d'aller tabasser effectivement des femmes des lgbt des racisées
00:13:20dans les rues etc et je dois même vous dire que souvent on ne parle pas de cette violence de
00:13:24l'extrême droite parce que et pour le coup l'humain je crois que c'est le seul journal en
00:13:28avoir
00:13:29parlé début janvier la cocarde a fait une descente à l'université de nanterre ils ont tabassé des étudiants
00:13:34il ya eu une commotion cérébrale d'une des étudiantes quasiment personne n'en a parlé à
00:13:38part votre journal donc on voit bien en fait que quand on veut faire monter un sujet et bien
00:13:42il ya toute une organisation médiatico politique qui se met à l'oeuvre pour avoir un seul intérêt
00:13:49effectivement c'est une alliance aujourd'hui entre les ultra libéraux qui veulent garder leurs
00:13:52privilèges et l'extrême droite qui elle veut accéder au pouvoir et donc cette alliance de
00:13:57circonstances elle est en route et notamment pour 2027 vous m'offrez une transition tout trouvé
00:14:01parce qu'on voulait justement parler de la question du cadrage médiatique puisqu'on a vu l'offensive
00:14:04politique mais le le cadrage médiatique extrêmement important dans la séquence on a eu en première
00:14:09partie notre invité nassira el modem qui parlait de comment le récit de nemesis a été celui qui a
00:14:13été privilégié notamment dans les médias dans un premier temps visiblement la stratégie de
00:14:19jean-luc mélenchon nadal jabon mongoli c'est d'acter la rupture avec ce qu'il appelle alors les grands
00:14:23médias ou les médias dominants et ce qu'il appelle les gardes à vue médiatique c'est à dire les
00:14:27interviews des insoumis qui sont parfois à charge il a redit hier à lyon est ce que vous avez choisi
00:14:32de
00:14:32rompre concrètement avec les médias dits traditionnels est ce que c'est pas une stratégie qui peut être
00:14:38contre productif puisque vous allez alimenter forcément la diabolisation puisqu'on va vous
00:14:42accuser je sais pas de ne pas respecter les on prend acte en fait on prend acte de la situation
00:14:49et
00:14:50vous parlez du récit médiatique et du cadrage médiatique c'est exactement ce dans quoi nous sommes
00:14:55et vous aurez constaté que y compris lorsqu'on nous pose des questions c'est pas des questions
00:15:00simples c'est pas des questions directes sujet à verbe complément pour interrogation c'est déjà
00:15:05même dans les questions qui sont posées le cadrage est déjà posé donc il ya ça il y a aussi
00:15:10les
00:15:10dispositifs médiatiques avec des plateaux qui n'en sont pas vraiment en fait avec d'ailleurs une
00:15:18manière de privilégier des éditorialistes qui s'abstrait voilà des experts qui s'extrait de
00:15:24bas du farme de déontologie de base qui consiste à chercher la vérité mais plutôt à imposer un récit
00:15:32une opinion et donc de facto il ya ce récit qui existe là ça a été quand même assez assez
00:15:38grossier
00:15:39concernant concernant la mort de quentin de rogues puisque d'abord il ya eu effectivement la prise en
00:15:47qui compte mot pour mot quasiment du récit de ménesis et ce qui pose un problème aussi c'est de
00:15:53parler
00:15:54avant d'avoir les faits avant avant d'avoir des éléments même objectifs du procureur et pour d'une
00:16:01certaine manière faire en sorte que les gens soient j'aime pas cette expression mais un peu pris en otage
00:16:06par ce récit et de devoir se positionner
00:16:08par rapport à ce récit, de mettre
00:16:10en place des formes de
00:16:12compassion obligatoire
00:16:14et finalement de normaliser
00:16:16ce qui n'est pas
00:16:19normalisable, même à la fin en termes d'idées.
00:16:20Très concrètement, ça veut dire que du coup vous n'allez plus y aller
00:16:22sur ces plateaux ? C'est ça la leçon que vous en tirez ?
00:16:25Non mais c'est pas qu'on va plus aller
00:16:26mais c'est qu'on va... De toute façon
00:16:28on y va un peu différemment. C'est qu'on y va
00:16:30déjà, c'est quasiment avec un gilet pare-balles.
00:16:32Donc on sait de quelle manière
00:16:34on est traité, on accepte
00:16:36les invitations lorsqu'elles sont honnêtes.
00:16:38Vous savez par exemple, je vais vous donner un exemple très concret
00:16:40de cadrage médiatique.
00:16:42On invite ma collègue Alma Dufour
00:16:44sur un média, BFM TV,
00:16:46on lui dit quels sont les sujets.
00:16:48Elle le valide à plusieurs reprises.
00:16:51Trois, quatre fois.
00:16:52La veille pour le lendemain.
00:16:54Et deux minutes avant, ça change.
00:16:56C'est systématiquement ça qui est fait
00:16:58parce que
00:17:00aujourd'hui, manifestement, nous n'avons
00:17:02pas le droit d'avoir des
00:17:06interviews
00:17:06normales. Et donc du coup,
00:17:08les nouveaux médias, c'est un espace
00:17:10dans lequel il me semble
00:17:12plus cohérent de s'investir
00:17:15et par ailleurs, c'est en phase aussi avec la société
00:17:16d'aujourd'hui.
00:17:17Alors vous, Sabrina Sevailly, est-ce que vous partagez ce constat
00:17:21sur le cadrage médiatique
00:17:22tel qu'on le voit aujourd'hui ?
00:17:24Et puis est-ce que vous partagez la stratégie
00:17:27décrite ?
00:17:28Alors sur la question du cadrage,
00:17:30je l'ai un peu abordé tout à l'heure.
00:17:31Nous, aujourd'hui, il y a un vrai problème.
00:17:33C'est la concentration des médias par
00:17:35quelques personnes avec une ligne éditoriale
00:17:38qui est, je l'ai dit, totalement
00:17:39assumée. Et à vrai dire, nous,
00:17:41ça fait déjà plusieurs années qu'on ne va plus
00:17:43chez CNews, par exemple.
00:17:44Par quelques personnes, dont
00:17:46Vincent Bolloré, par exemple.
00:17:47Absolument, Vincent Bolloré, d'autres.
00:17:48Et donc, CNews, on a fait le choix de ne plus y aller.
00:17:52Ça fait de nombreuses années que les écologistes
00:17:54ne vont plus sur les plateaux de CNews
00:17:55parce qu'effectivement, on va sur des plateaux
00:17:57où, finalement, ce qui est proposé
00:18:00à la personne qui regarde ces chaînes
00:18:02n'est pas la vérité,
00:18:03n'est pas le traitement médiatique
00:18:04tel qu'il devrait être fait par des journalistes,
00:18:06mais c'est le buzz en permanence.
00:18:07Et on joue sur l'émotion,
00:18:09c'est-à-dire qu'on crée finalement
00:18:10cette fracture dont je parlais tout à l'heure
00:18:15avec vraiment ce tracé qui est fait
00:18:17sur il y a une fracture,
00:18:18il y a un fantasme autour de cette France,
00:18:21finalement, qui ne pourrait pas cohabiter
00:18:22avec toutes ces nationalités,
00:18:23qui ne pourraient pas vivre ensemble.
00:18:25Et donc, on y va,
00:18:26et c'est vraiment le programme de l'extrême droite
00:18:28qui se déroule sur ces chaînes.
00:18:30Malheureusement, ça commence aussi
00:18:31à se voir sur d'autres plateaux
00:18:33et sur d'autres médias.
00:18:34Et donc, aujourd'hui, on a une vraie difficulté.
00:18:36Quand vous avez, par exemple,
00:18:37le cadrage sur la mort de Quentin de Ranque,
00:18:38et je crois que, vraiment,
00:18:39vous voyez, toutes les forces politiques
00:18:41l'ont condamnée unanimement.
00:18:43Et pourtant, on a parlé de cette mort
00:18:46comme étant pas condamnée
00:18:47par une partie de la gauche,
00:18:49comme étant du fait...
00:18:51On n'avait même pas les éléments de l'enquête
00:18:52que c'était déjà la France Insoumise
00:18:54qui était responsable.
00:18:55Les phrases tronquées.
00:18:56On a vu, elle est fitue, etc.
00:18:57Enfin, c'est extrêmement grave
00:18:58d'avoir des personnes
00:18:59qui vont sur des plateaux expliquer ça.
00:19:00Et à aucun moment,
00:19:01sur le cadrage médiatique, par exemple,
00:19:03on a évoqué le fait
00:19:04qu'il y avait d'abord
00:19:05une conférence qui a été prévue
00:19:06et qu'il n'y avait pas
00:19:08de protection de cette conférence
00:19:09par le ministère de l'Intérieur,
00:19:10qui est pourtant son rôle.
00:19:11que sur la ville de Lyon,
00:19:12assez régulièrement,
00:19:13il y a des manifestations
00:19:14de groupuscules d'extrême droite
00:19:15qui vont taper des personnes
00:19:17de la diversité,
00:19:18qui vont taper des LGBT dans les rues.
00:19:20Et le maire de Lyon
00:19:21a alerté à plusieurs reprises.
00:19:22Et pourtant,
00:19:22ce n'est pas pris à la hauteur.
00:19:23Nous avons demandé à plusieurs reprises
00:19:25la dissolution
00:19:25de certains groupuscules d'extrême droite.
00:19:27Ce n'est jamais pris au sérieux.
00:19:28Donc, vous voyez bien, en fait,
00:19:29que quand on veut faire
00:19:30un cadrage honnête,
00:19:31eh bien, il y avait énormément
00:19:32de choses à dire
00:19:34sur, justement,
00:19:35la venue de ce drame
00:19:36qui aurait pu,
00:19:37de mon point de vue,
00:19:38être évité.
00:19:38Parce que si on avait sécurisé
00:19:40la conférence,
00:19:40si on avait mis les moyens
00:19:41de sécurité à ce moment-là,
00:19:43eh bien, peut-être que ce drame,
00:19:44il aurait pu être évité.
00:19:45Et donc, moi,
00:19:47si vous voulez,
00:19:47je vois bien.
00:19:48Et quand on veut,
00:19:49en réalité, avoir un cadrage,
00:19:50on l'a eu sur d'autres sujets,
00:19:51vous savez,
00:19:52il y a quelques mois de ça,
00:19:53je me rappelle,
00:19:54c'était l'Algérie.
00:19:55Matin, midi et soir.
00:19:56Et alors là,
00:19:57c'était vraiment
00:19:58sur tous les plateaux,
00:19:59tous les médias,
00:20:00c'était l'Algérie,
00:20:01notre ennemi, etc.
00:20:02C'était en permanence.
00:20:04Et puis, très bizarrement,
00:20:05à chaque fois que vous avez
00:20:06un sujet,
00:20:07donc là, c'était l'Algérie,
00:20:08ensuite, on a eu l'islam,
00:20:09ensuite, on a eu les vagues migratoires,
00:20:10etc.
00:20:10Il y a un sondage
00:20:11qui sort du chapeau.
00:20:1270% des Français sont d'accord.
00:20:14Oui, 70% des Français
00:20:15sont matraqués en permanence
00:20:16par toute cette idéologie
00:20:18qui se suinte
00:20:19sur tous les plateaux de télé.
00:20:20Comment vous voulez
00:20:21qu'ils ne soient pas d'accord
00:20:21avec ce qu'on leur raconte
00:20:22du matin au soir ?
00:20:23Et moi, je trouve
00:20:24que ce qui est dommage,
00:20:25c'est que nous,
00:20:25on est très attachés,
00:20:26et je pense qu'on l'a démontré
00:20:27à plusieurs reprises,
00:20:28à l'indépendance de la presse,
00:20:29au fait que les journalistes
00:20:30puissent travailler
00:20:31en étant en toute tranquillité,
00:20:32en pouvant défendre leurs idées
00:20:33sans que personne
00:20:34ne leur dicte
00:20:35une ligne éditoriale.
00:20:36Et donc, là,
00:20:37on voit bien à quel point
00:20:38ce rétrécissement,
00:20:38il est en train d'avoir lieu.
00:20:40Et la difficulté,
00:20:41c'est est-ce qu'on aura encore
00:20:41des journaux indépendants
00:20:43qui seront capables
00:20:44de transmettre l'information
00:20:45la plus juste possible
00:20:46après des enquêtes,
00:20:47après des interviews
00:20:48qui sont justes et équilibrées,
00:20:49et non pas de pseudo-experts
00:20:51qui viennent sur des plateaux
00:20:53raconter finalement
00:20:54des choses
00:20:54qu'ils ne connaissent pas.
00:20:55Alors, sur ces plateaux,
00:20:57on va beaucoup défiler
00:20:58l'extrême droite,
00:20:59y compris qui,
00:21:01aux côtés ces derniers jours,
00:21:02donc, on le disait,
00:21:03de la Macronie
00:21:04et de VLR,
00:21:05ont entretenu
00:21:06ce récit du renversement
00:21:08du Front républicain.
00:21:10Mais il y a aussi
00:21:12une partie de la gauche
00:21:13qui s'est engoufrée
00:21:14dans cette brèche
00:21:16qui a été ouverte.
00:21:18On voit ça
00:21:19tout de suite en vidéo.
00:21:21Clairement,
00:21:22la France insoumise
00:21:22brutalise le débat public
00:21:24depuis des semaines
00:21:26et des semaines
00:21:26et des mois
00:21:27et des mois.
00:21:28Vous savez,
00:21:29vous ne pouvez pas
00:21:30en permanence
00:21:32utiliser des mots
00:21:33d'une violence extrême
00:21:35sans penser
00:21:35que ces mots
00:21:36se traduiront
00:21:37en actes.
00:21:38Je l'ai dit,
00:21:39je l'ai incarné
00:21:41depuis un moment.
00:21:42En 2024,
00:21:43j'ai été candidat
00:21:43aux élections législatives
00:21:45en refusant
00:21:45l'accord électoral
00:21:47avec la France insoumise.
00:21:48Je considère
00:21:48que la relation
00:21:49avec LFI
00:21:50est terminée.
00:21:51La relation
00:21:51avec LFI
00:21:52est rompue.
00:21:53Pour ce qui me concerne,
00:21:54elle est rompue.
00:21:56Alors Sabrina
00:21:57Sébahi,
00:21:58au-delà des attaques
00:21:59contre LFI
00:21:59qui sont effectivement,
00:22:01là on les voit
00:22:01très directes,
00:22:02mais est-ce que
00:22:02ces sorties
00:22:03font aussi peser
00:22:04un danger
00:22:06sur l'ensemble
00:22:06de la gauche
00:22:07au-delà
00:22:07de la seule
00:22:08France insoumise ?
00:22:09Ça me semble
00:22:09assez évident
00:22:10en réalité.
00:22:12Ça va sans doute
00:22:12mieux en le disant.
00:22:13Moi je trouve
00:22:15que c'est extrêmement grave
00:22:16ce qui est en train
00:22:17de se passer
00:22:17d'une partie de la gauche
00:22:19justement
00:22:19qui tombe
00:22:20dans ce piège
00:22:20de finalement
00:22:21se ranger du côté
00:22:22de cette oligarchie
00:22:25aujourd'hui
00:22:25dans ce débat
00:22:27médiatique
00:22:27et politique
00:22:28tel qu'on le voit.
00:22:29D'abord,
00:22:30pour moi,
00:22:32j'allais dire
00:22:32qu'il n'y a que des candidats
00:22:34à la présidentielle
00:22:34qui se sont exprimés.
00:22:35C'est intéressant
00:22:36parce qu'en réalité
00:22:37c'est un peu ça le sujet.
00:22:38C'est-à-dire que
00:22:39tout le monde est déjà
00:22:39dans la séquence de 2027
00:22:40et c'est à celui
00:22:41qui tapera le plus
00:22:42pour pouvoir exister
00:22:44par un coup de buzz
00:22:45et peut-être avoir
00:22:46une image
00:22:47qui monte dans les sondages
00:22:48ou je ne sais pas.
00:22:50Ce que je remarque aussi
00:22:51c'est que
00:22:53en fait
00:22:54taper comme ils le font
00:22:56ça affaiblit
00:22:56toute la gauche.
00:22:57Tout à l'heure je disais
00:22:58ils ont commencé
00:22:58par la France Insoumise
00:22:59d'ailleurs vous avez vu
00:23:00le classement
00:23:01à l'extrême gauche
00:23:02pour les municipales
00:23:04de ce parti.
00:23:05Je rappelle quand même
00:23:05que l'extrême gauche
00:23:06c'est des partis
00:23:07qui sont par exemple
00:23:07pour l'abolition
00:23:08du droit de propriété.
00:23:09Alors je peux comprendre
00:23:10que l'encadrement des loyers
00:23:11de la France Insoumise
00:23:12se passe peur
00:23:12mais c'est aussi le problème
00:23:13des écologistes
00:23:13mais on n'en est quand même pas là.
00:23:15Donc il y a bien
00:23:15une distinction à voir
00:23:16entre ce qu'est l'extrême gauche
00:23:18et ce qu'est la gauche
00:23:18dans notre pays.
00:23:19Et donc il y a de la confusion
00:23:20partout
00:23:21on tape les uns sur les autres.
00:23:23Moi franchement
00:23:23je l'ai déjà dit sincèrement
00:23:24je pense qu'il faut que chacun
00:23:25mette un peu son égo de côté
00:23:26maintenant parce qu'il y a un risque
00:23:28et je crois que notre responsabilité
00:23:29collective
00:23:30c'est de faire en sorte
00:23:31qu'en 2027
00:23:32l'extrême droite
00:23:32n'accède pas au pouvoir.
00:23:34On a réussi à se mettre d'accord
00:23:35en 2024
00:23:35pour éviter justement
00:23:36que le RN arrive
00:23:37à Matignon
00:23:38et qu'il dirige le pays.
00:23:40Donc on a été
00:23:40assez clair
00:23:41et on a réussi à le faire.
00:23:43Là ce que je constate
00:23:45c'est qu'y compris
00:23:46un parti socialiste
00:23:47vous savez
00:23:47on peut remonter l'histoire
00:23:48c'est intéressant de regarder
00:23:49tu citais la SFIO tout à l'heure
00:23:51en 1981
00:23:53il y avait aussi une diabolisation
00:23:54du parti communiste français
00:23:55mais François Mitterrand
00:23:56a refusé d'y participer.
00:23:57Il a refusé de le faire.
00:23:59Et aujourd'hui
00:24:00on surjoue des divisions
00:24:01parce qu'en réalité
00:24:02quand on regarde nos programmes
00:24:03on s'entend sur 80-90%
00:24:05de nos projets politiques.
00:24:06En 1981
00:24:07quand il y a le programme commun
00:24:08de François Mitterrand
00:24:09le PC et le PS
00:24:10ce programme commun
00:24:11n'a absolument rien de commun.
00:24:12Il dirige le pays
00:24:13pendant 14 ans.
00:24:14Donc vous voyez bien
00:24:15qu'on peut faire
00:24:16toute la configuration
00:24:17pas de façon commune.
00:24:18Pas de façon commune
00:24:19bien sûr
00:24:19mais il gagne en 1981
00:24:20sur ce programme commun
00:24:21où il n'y avait rien de commun.
00:24:22Franchement il y avait
00:24:22beaucoup plus de choses différentes
00:24:23que finalement du commun.
00:24:25Mais ce que je veux dire
00:24:26par là
00:24:26c'est qu'il ne faut pas
00:24:27surjouer les divisions
00:24:28parce qu'elles sont dangereuses
00:24:29et la réalité aussi
00:24:30parfois quand je regarde tout ça
00:24:31je le dis vraiment
00:24:33comme je le pense
00:24:33c'est que finalement
00:24:34on voit plutôt des privilégiés
00:24:37qui eux
00:24:37ne seront pas en première ligne
00:24:39en 2027
00:24:40quand l'extrême droite
00:24:40sera au pouvoir
00:24:41et que par contre
00:24:42tous les autres français
00:24:43ou toutes les autres personnes
00:24:45issues de l'immigration
00:24:46peu importe d'où qu'elles viennent
00:24:47les LGBT
00:24:48les femmes
00:24:49qui eux seront en première ligne
00:24:50et bien je peux vous dire
00:24:51que eux
00:24:52ils n'attendent qu'une chose
00:24:53c'est qu'on arrive à se mettre d'accord
00:24:54pour faire en sorte
00:24:54que l'extrême droite
00:24:55n'arrive jamais au pouvoir
00:24:56dans ce pays.
00:24:57Nathalie Jaboumongolite
00:24:58une réaction aux extraits
00:24:59qu'on vient de voir
00:24:59déjà vous avez diffusé
00:25:02des passages
00:25:03de ceux
00:25:05d'ailleurs
00:25:05c'est intéressant
00:25:06qui sont les autodestructeurs
00:25:08de la gauche
00:25:09et qui en réalité
00:25:11c'est très drôle
00:25:12d'entendre François Hollande
00:25:14sur les relations
00:25:15et couper
00:25:16elle n'a jamais existé
00:25:17en fait
00:25:17justement la France insoumise
00:25:18existe par exemple
00:25:19parce que en fait
00:25:20ces gens ont échoué
00:25:21moi j'en étais
00:25:22du parti socialiste
00:25:23il y a un échec
00:25:25fondamental
00:25:25qui fait qu'aujourd'hui
00:25:27je pense qu'un certain nombre
00:25:28de personnes
00:25:29dans ce pays
00:25:30selon leur âge
00:25:31qu'ils ne retourneront
00:25:32jamais
00:25:32dans cette gauche là
00:25:33si la gauche de rupture
00:25:35existe aujourd'hui
00:25:36c'est aussi
00:25:37le fruit
00:25:37de leur échec
00:25:39mais moi ce qui me pose
00:25:40un problème
00:25:41c'est de mettre
00:25:43enfin c'est
00:25:44dans le moment politique
00:25:45que nous vivons
00:25:47avec une normalisation
00:25:48sur les plateaux télé
00:25:49d'une marche
00:25:50de néo-nazi
00:25:52François Hollande
00:25:53qui a
00:25:55fait tabasser des gens
00:25:56au moment de la loi travail
00:25:57parler de brutalisation
00:25:58de violence
00:25:58c'est un problème
00:25:59François Hollande
00:26:00qui a proposé
00:26:01la déchéance de nationalité
00:26:03venir donner des leçons
00:26:05c'est un problème
00:26:06ce sont des raisons fondamentales
00:26:07pour lesquelles
00:26:08aujourd'hui
00:26:08il n'est plus crédible
00:26:10pour rien
00:26:10voir Jérôme Gage
00:26:12qui était supposément
00:26:13l'aile gauche
00:26:14du parti socialiste
00:26:15aujourd'hui
00:26:16cotisé à cela
00:26:17c'est à dire
00:26:19surfer
00:26:20sur une diabolisation
00:26:21basée sur une normalisation
00:26:22des néo-nazis
00:26:23pour taper
00:26:25Jean-Luc Mélenchon
00:26:25et la France insoumise
00:26:26c'est indigne
00:26:27quant à Raphaël Glucksmann
00:26:29rien n'a jamais été
00:26:31commencé avec lui
00:26:32d'ailleurs
00:26:33son existence
00:26:34ne tient qu'à la diabolisation
00:26:36de la France insoumise
00:26:37d'ailleurs
00:26:38je rappelle qu'en 2024
00:26:39alors que le RN
00:26:40était aux portes du pouvoir
00:26:41celui-ci
00:26:42disait
00:26:43qu'il ne fallait rien faire
00:26:44avec la France insoumise
00:26:46alors que nous avons
00:26:47grâce à ONFP
00:26:48sauvé la République
00:26:49des fascistes
00:26:50donc ces gens
00:26:51ne connaissent
00:26:51ni l'histoire
00:26:52et les périls
00:26:54qui sont devant nous
00:26:55ils ne connaissent pas
00:26:56non plus la sociologie
00:26:57politique de la gauche
00:26:58aujourd'hui
00:26:58parce que
00:26:59la diabolisation
00:27:01de la France insoumise
00:27:01c'est pas que nous
00:27:02c'est les soulèvements
00:27:03de la terre
00:27:04qui sont
00:27:06criminalisés
00:27:07et qualifiés
00:27:08de terroristes
00:27:08ce sont des militants
00:27:10écologistes
00:27:11qui sont
00:27:12violentés
00:27:12par la police
00:27:13ce sont des militants
00:27:15syndicalistes
00:27:16qui sont
00:27:17accusés
00:27:18d'apologie
00:27:18du terrorisme
00:27:19qui sont
00:27:20tapés
00:27:20et menacés
00:27:21et eux
00:27:22contribuent à cela
00:27:22et bien je pense
00:27:23que pour des gens
00:27:24qui veulent
00:27:25prendre le pouvoir
00:27:26dans ce pays
00:27:27c'est se couper
00:27:28de tout ce qui fait
00:27:29aujourd'hui
00:27:31la gauche
00:27:32qui veut changer
00:27:33le monde
00:27:34et d'ailleurs
00:27:35c'est pas très étonnant
00:27:36puisque ce sont ces gens-là
00:27:38qui théorisent aujourd'hui
00:27:39des grandes coalitions
00:27:40avec la Macronie
00:27:41et la droite
00:27:42puisque c'est ce que disent
00:27:43les François Hollande
00:27:44les Cazeneuve
00:27:45les Gets
00:27:45aujourd'hui
00:27:46donc la réalité
00:27:47c'est que nous ne sommes pas étonnés
00:27:48mais je pense qu'il faut dire clairement
00:27:50que ce sont des irresponsables
00:27:52et qu'en aucun cas
00:27:54ils ne représentent aujourd'hui la gauche
00:27:56alors pour aller jusqu'au bout
00:27:58de cette question
00:28:01une partie d'entre eux
00:28:03donc une partie de la gauche
00:28:06estime que la France insoumise
00:28:08joue aussi le propre jeu
00:28:09de sa diabolisation
00:28:11est-ce que des déclarations
00:28:13comme celles d'hier soir
00:28:14de Jean-Luc Mélenchon
00:28:15sur Epstein
00:28:18qui n'a pas manqué
00:28:20de déclencher la polémique
00:28:21d'ailleurs on pouvait
00:28:22par avance s'en douter
00:28:24est-ce qu'avec ce type de déclaration
00:28:27LFI ne nourrit pas
00:28:29elle-même
00:28:29cette diabolisation
00:28:31qui lui est reprochée ensuite ?
00:28:33Ce genre de réflexion
00:28:35ça me fait penser un petit peu
00:28:36aux femmes
00:28:37qui sont agressées sexuellement
00:28:39à qui on dit
00:28:40il ne fallait pas porter une jupe
00:28:41c'est un peu un renversement parfois
00:28:43alors c'est-à-dire que
00:28:44de toute façon
00:28:46la montée en ligne
00:28:48systématique
00:28:48de propos détournés
00:28:51mal interprétés
00:28:53on a l'habitude
00:28:54Il n'y a pas un jeu
00:28:55avec l'ambiguïté ?
00:28:56Non il n'y a pas un jeu
00:28:57avec l'ambiguïté
00:28:58il y a un registre politique
00:29:01de l'ironie
00:29:02du traitement médiatique
00:29:04qui a été quasi inexistant
00:29:06de cette affaire
00:29:07avec effectivement
00:29:08la focalisation
00:29:09sur des détails
00:29:10comme la prononciation du nom
00:29:12alors que nous avons affaire
00:29:13à un scandale
00:29:17pédocriminel
00:29:18qui implique
00:29:18des ramifications internationales
00:29:21qui implique
00:29:21des hommes politiques
00:29:22et des hommes influents
00:29:23qui a été totalement marginalisé
00:29:25et je le comprends
00:29:27d'une certaine manière
00:29:28par rapport à la psychologie
00:29:29qui est liée à ce type d'affaires
00:29:30parce que
00:29:31dès le début
00:29:31cette affaire a généré
00:29:35des remarques complotistes
00:29:36antisémites
00:29:37ça a existé
00:29:38et donc du coup
00:29:39j'ai l'impression
00:29:40qu'il y a eu une forme
00:29:41de paralysie
00:29:42à cause de ça
00:29:43mais il y a aussi
00:29:44une forme de paralysie
00:29:45parce qu'elle inclut
00:29:46cette affaire
00:29:47et bien des gens
00:29:48qui sont
00:29:49aujourd'hui
00:29:50il y a eu l'affaire
00:29:51Jacques Lang
00:29:51qui a émis du temps
00:29:52il y a eu une personnalité
00:29:53du Quai d'Orsay
00:29:55et puis
00:29:56à contrario
00:29:57on voit par exemple
00:29:58en Angleterre
00:29:58que l'ancien
00:30:00ministre des Affaires étrangères
00:30:01anglais
00:30:01lui a été
00:30:02mis à pied
00:30:04etc.
00:30:04et donc
00:30:05c'est une forme d'ironie
00:30:06sur laquelle
00:30:07comme d'habitude
00:30:09les mêmes
00:30:10viennent surfer
00:30:11parce que
00:30:12la diabolisation
00:30:13c'est devenu quasiment
00:30:14alors
00:30:15parce que vous dites
00:30:16que ce sont des provocations
00:30:17mais moi j'ai envie de dire
00:30:18que la diabolisation
00:30:19sur ces motifs là
00:30:21est quasiment
00:30:22devenue
00:30:23un moteur
00:30:24et un système
00:30:24j'ai parlé de provocations
00:30:25j'ai parlé de formules
00:30:26dont on peut par avant
00:30:27se douter
00:30:28qu'elles vont déclencher
00:30:29la polémique
00:30:29Jean-Luc Mélenchon
00:30:31est pas un lapin
00:30:31de trois semaines
00:30:32il est tout à fait conscient
00:30:33que quand il va dire ça
00:30:34ça va susciter la polémique
00:30:35enfin
00:30:35mais vous voyez bien
00:30:39pour revenir à ce que je disais
00:30:40au début
00:30:41quasiment personne
00:30:41n'a parlé de Epstein
00:30:43oui mais vous pouvez très bien
00:30:44mettre en lumière
00:30:45le fait que Epstein
00:30:46n'a pas été assez médiatisé
00:30:47sans faire cet espèce
00:30:48de commentaire vaseux
00:30:49on a quand même eu
00:30:51un cadrage médiatique
00:30:52qui s'est focalisé là-dessus
00:30:54moi j'ai cherché
00:30:55en fait
00:30:56Epstein
00:30:57comment on prononce
00:30:58et puis surtout
00:30:59la piste russe
00:31:00ça a été ça quand même
00:31:01d'ailleurs ce qui est intéressant
00:31:03c'est que la piste russe
00:31:04c'est une forme de complotisme
00:31:05là pour le coup
00:31:05qui est autorisé
00:31:06mais il n'y a pas eu
00:31:08vraiment de traitement médiatique
00:31:10conséquent et cohérent
00:31:11donc c'était une forme d'ironie
00:31:12alors c'est peut-être malheureux
00:31:14parce que l'ironie
00:31:15on en fait parfois
00:31:16l'expérience
00:31:16sur les réseaux sociaux
00:31:17ça ne marche pas toujours
00:31:18mais de là
00:31:19à dire
00:31:21que c'est une provocation
00:31:23antisémite
00:31:24moi j'en ai un peu
00:31:25ras-le-bol
00:31:26du fait que
00:31:26ça banalise
00:31:27vraiment l'antisémitisme
00:31:29et surtout
00:31:29venant de gens
00:31:30qui ont participé
00:31:32à normaliser
00:31:33une marche nazie
00:31:34et des gens
00:31:34qui ont pu
00:31:35aller jusqu'à dire
00:31:36que Quentin De Rock
00:31:37est mort pour ses idées
00:31:38donc voilà
00:31:39ça pourrait s'ébailler rapidement
00:31:41sur cette question-là
00:31:42sur cette polémique
00:31:43alors moi j'ai vu ça ce matin
00:31:44je pense comme de nombreuses personnes
00:31:46mais c'est vrai que
00:31:47quand on parle
00:31:48quand on prend l'affaire Epstein
00:31:49dans son ensemble
00:31:50on voit bien à quel point
00:31:51en France en fait
00:31:52c'est totalement passé
00:31:52sous les radars
00:31:53on a beaucoup
00:31:54il va parler justement
00:31:54de la prononciation du nom
00:31:56mais pas du fond du dossier
00:31:57alors je rappelle au passage
00:31:58que nous à l'Humanité
00:32:00on l'a traité en profondeur
00:32:04d'ailleurs
00:32:04je sais parce que vous savez
00:32:05tout ce que ça a impédié
00:32:05mais je sais
00:32:06j'ai vu la révélation
00:32:06et j'invite ceux qui nous regardent
00:32:08à aller consulter notre site
00:32:10si voilà
00:32:11vous voulez en savoir plus
00:32:12sur les tenants
00:32:13et les habitants
00:32:14mais une grande partie
00:32:17du traitement médiatique
00:32:18a été sur la prononciation
00:32:19et on n'est pas vraiment
00:32:20rentré dans le fond du dossier
00:32:21et c'est vrai que
00:32:21quand on voit
00:32:23l'effet explosif
00:32:24que ça a pu avoir
00:32:25dans de nombreux pays
00:32:26avec des démissions en cascade
00:32:27avec des personnes mises en cause
00:32:28on se dit
00:32:29mais qu'est-ce qui se passe en France
00:32:30qu'est-ce qui tétanise
00:32:31autour de cette affaire
00:32:31au point qu'on n'en parle pas
00:32:32il a fallu attendre des jours
00:32:34avant que Jacques Lang
00:32:35ne démissionne
00:32:36de l'Institut du Monde Arabe
00:32:37par exemple
00:32:38là où moi j'ai vraiment
00:32:39une nuance
00:32:39je pense que
00:32:40Jean-Luc Mélenchon
00:32:41a fait un tweet ensuite
00:32:41pour parler d'ironie
00:32:42quand il parle de
00:32:44de ces
00:32:46finalement de comment
00:32:46il fallait prononcer le nom
00:32:48moi je dis effectivement
00:32:49c'est une ironie
00:32:50alors si c'était le cas
00:32:51c'est une ironie totalement ratée
00:32:53parce que
00:32:54vu ce que ça donne
00:32:55aujourd'hui en termes de résultats
00:32:56mais surtout
00:32:56pour moi à partir du moment
00:32:57où les principaux concernés
00:33:00disent que c'est de l'antisémitisme
00:33:01pour eux
00:33:01et qu'ils le ressentent comme tel
00:33:02et bien il faut peut-être
00:33:04reconnaître que c'était une erreur
00:33:05que c'était maladroit
00:33:06et donc peut-être
00:33:07voilà
00:33:08le reconnaître déjà
00:33:09c'est une première étape
00:33:10et c'est vrai que
00:33:11on le dit
00:33:12vous savez souvent
00:33:13pour d'ailleurs
00:33:13quand il y a des propos racistes
00:33:15mais oui parce que
00:33:16vous savez
00:33:16nous souvent
00:33:17quand on dit
00:33:18on subit le racisme
00:33:19assez régulièrement
00:33:20et des gens nous disent
00:33:21mais non
00:33:22c'est pas raciste en fait
00:33:23mais en fait
00:33:24à partir du moment
00:33:24où moi je le ressens comme tel
00:33:26la personne en face de moi
00:33:27elle doit l'entendre aussi
00:33:28et je pense que
00:33:29pour toutes les formes
00:33:30de discrimination
00:33:30que ce soit l'antisémitisme
00:33:31le racisme
00:33:32le sexisme
00:33:33même
00:33:34l'homophobie
00:33:35et bien à partir du moment
00:33:36où les principaux concernés
00:33:37nous disent
00:33:38non
00:33:38là pour nous
00:33:39on le vit comme tel
00:33:40et bien il faut savoir
00:33:41faire un pas de côté
00:33:43et dire
00:33:43ok
00:33:44là je me suis peut-être trompée
00:33:45la secrétaire nationale
00:33:46des écologistes
00:33:46Marine Tondelier
00:33:47a dit
00:33:47rien ne va dans ses propos
00:33:48vous souscrivez ?
00:33:50j'ai vu son tweet
00:33:51oui ce matin
00:33:51rien ne va
00:33:51alors je sais pas
00:33:52si elle parle de l'ensemble
00:33:53ou juste de cette phrase là
00:33:54donc c'est un peu difficile
00:33:55parce que le tweet
00:33:56est très court
00:33:57là dessus
00:33:57oui de son point de vue
00:33:58je pense qu'elle considère
00:33:59que ça ne va pas
00:34:00parce qu'effectivement
00:34:00il y a beaucoup de personnes
00:34:01qui ont dit que pour eux
00:34:03ils le vivaient comme
00:34:03des propos antisémites
00:34:04donc elle fait ce tweet
00:34:05pour dire que ça ne va pas
00:34:06elle n'a pas prononcé le mot
00:34:07mais elle n'a pas prononcé le mot
00:34:08absolument
00:34:10mais voilà
00:34:10mais c'est vrai que moi
00:34:11je me mets toujours du côté
00:34:12de ceux qui reçoivent les mots
00:34:14en réalité
00:34:14donc pour moi la nuance
00:34:17elle se fait là en fait
00:34:18en tout cas on peut se mettre d'accord
00:34:18sur le fait que
00:34:19puisque le sujet d'aujourd'hui
00:34:20c'est sortir de la diabolisation
00:34:22cette séquence là
00:34:23n'aide pas à sortir de la diabolisation
00:34:24je pense qu'on peut quand même
00:34:25se mettre d'accord sur ce
00:34:26oui mais en fait pour moi
00:34:28si vous voulez
00:34:30la diabolisation de la France insoumise
00:34:31il n'est pas
00:34:32attention je ne veux pas
00:34:35relativiser
00:34:36tout ce qui concerne l'antisémitisme
00:34:38mais la diabolisation de la France insoumise
00:34:40ne réside pas là-dessus
00:34:41parce que lorsque j'entends
00:34:43Raphaël Glucksmann
00:34:43parler de mots violents
00:34:45en fait effectivement
00:34:46pour Raphaël Glucksmann
00:34:47la violence pour lui
00:34:47c'est de dire les termes
00:34:49sur voilà qui détient les médias
00:34:51voilà les résultats
00:34:54des budgets de cas social de Macron
00:34:56voilà ce qu'est le racisme
00:34:57dans ce pays
00:34:58voilà le fait que la France
00:35:00ne dit rien sur les genéties d'un Palestine
00:35:02en fait pour eux la violence
00:35:04c'est ce qu'on défend en fait
00:35:07c'est même pas
00:35:08donc en fait
00:35:09la diabolisation
00:35:10elle existera toujours
00:35:11à partir du moment
00:35:13où les remises en cause
00:35:14que nous faisons
00:35:15à la fois de l'ordre établi
00:35:16de l'ordre raciste
00:35:18c'est beaucoup trop pour eux
00:35:20et je redis
00:35:21c'est de la part de gens
00:35:22qui nous ont reproché
00:35:23par exemple
00:35:25qui nous ont dit
00:35:26et comme la droite
00:35:27que la défense
00:35:29du peuple palestinien
00:35:30c'est une forme
00:35:31de communautarisme
00:35:32et une forme
00:35:32de clientélisme
00:35:34ce sont des propos
00:35:35fondamentalement racistes
00:35:36ce sont eux qui disent ça
00:35:37donc si vous voulez
00:35:38la diabolisation
00:35:39en fait
00:35:40à partir du moment
00:35:41où nous sommes
00:35:43radicalement opposés
00:35:44à ce qu'ils défendent
00:35:46elle existera toujours
00:35:47et ce sera toujours
00:35:48trop violent
00:35:48alors que la violence
00:35:50c'est de laisser faire
00:35:51un génocide
00:35:52alors que la violence
00:35:53c'est de détruire
00:35:53l'épital public
00:35:54alors que la violence
00:35:55c'est l'accaparement
00:35:56des richesses dans ce pays
00:35:57par un petit nombre
00:35:58de personnes
00:35:58c'est ça la violence
00:35:59alors vous parlez
00:36:00de cette rupture
00:36:01en même temps
00:36:02tout à l'heure
00:36:02on parlait du NFP
00:36:03qui a permis
00:36:04de combattre
00:36:05l'extrême droite
00:36:06en 2024
00:36:07là on voulait en venir
00:36:08aussi à la question
00:36:09des municipales
00:36:10qui vont avoir lieu
00:36:11dans quelques jours
00:36:12où la gauche
00:36:13se présente divisée
00:36:14avec une stratégie
00:36:16solitaire
00:36:16de LFI
00:36:18au premier tour
00:36:19dans de nombreuses villes
00:36:20avec le refus
00:36:21du rassemblement
00:36:22en second tour
00:36:23par un grand nombre
00:36:24de candidats socialistes
00:36:26notamment
00:36:27dans certaines
00:36:29des plus grandes villes
00:36:30alors
00:36:31cette division
00:36:32qui
00:36:33on le pressent
00:36:34quand même
00:36:34préfigure celle
00:36:37potentiellement
00:36:37de 2027
00:36:38est-ce que
00:36:39la gauche
00:36:40avec cette division
00:36:40ne parcupe pas
00:36:41un point
00:36:42contre son camp
00:36:43face à l'extrême droite
00:36:45n'a déjà
00:36:45à Montmongoli
00:36:46puisque vous parliez
00:36:47de la rupture
00:36:48là qu'il y a
00:36:48comment concilier
00:36:49alors d'abord moi
00:36:50je veux quand même
00:36:51rappeler que
00:36:52c'est une élection
00:36:52municipale
00:36:53ce sont des élections
00:36:54à deux tours
00:36:55et que
00:36:56dans beaucoup d'endroits
00:36:57en fait
00:36:57il y a eu des discussions
00:36:59sur la base
00:37:00du projet
00:37:00que chacune et chacun
00:37:02voulait présenter
00:37:03aux électeurs
00:37:04et aux électrices
00:37:05et qu'il y a des endroits
00:37:06ça marche
00:37:06et des endroits
00:37:07ça marche pas
00:37:07mais après
00:37:08il y a quand même
00:37:10un certain nombre
00:37:11d'endroits
00:37:11où
00:37:11je vais même pas parler
00:37:13des écologistes
00:37:13parce que c'est pas le cas
00:37:14mais c'est quand même
00:37:15le parti socialiste
00:37:16qui a posé des préalables
00:37:17avant même la discussion
00:37:19je rappelle même
00:37:20par exemple
00:37:20si on prend
00:37:21la ville de Paris
00:37:22même la primaire
00:37:24interne socialiste
00:37:25s'est jouée sur
00:37:25oui ou non
00:37:26alliance avec la France
00:37:27insoumise
00:37:28donc nous nous disons
00:37:29depuis le début
00:37:30que l'élection municipale
00:37:31c'est une élection
00:37:32à deux tours
00:37:33dans les endroits
00:37:34où nous proposons
00:37:35des candidatures
00:37:35et bien
00:37:36nous sommes ouverts
00:37:37pour les second tours
00:37:38pour faire
00:37:39des listes d'union
00:37:40des listes de fusion
00:37:42s'il faut battre
00:37:43la droite
00:37:44ou l'extrême droite
00:37:44y compris à Paris
00:37:45où lors du précédent mandat
00:37:46la France insoumise
00:37:47n'était pas dans la majorité
00:37:48mais en fait
00:37:49je suis navrée
00:37:50mais je voudrais vous parler
00:37:51justement de la ville de Paris
00:37:52c'est pas nous
00:37:53qui avons dit
00:37:54oui enfin je prends cet exemple
00:37:54oui voilà
00:37:55mais c'est pas nous
00:37:56qui avons dit
00:37:57jamais la France insoumise
00:37:58c'est encore aujourd'hui
00:37:59Emmanuel Grégoire
00:38:00et ses équipes
00:38:00qui le disent
00:38:01a contrario
00:38:02je le note
00:38:03de David Béliard
00:38:04ou de Yann Brossat
00:38:05c'est à dire que
00:38:07soit on est conséquent
00:38:08et on dit
00:38:09il y a un péril
00:38:10d'extrême droite
00:38:11à Paris
00:38:11une alliance
00:38:13entre Knafo et Dati
00:38:14et donc il faut barrer la route
00:38:15soit on n'est pas conséquent
00:38:17donc la réalité
00:38:18c'est que
00:38:19moi je trouve normal
00:38:20à un moment donné
00:38:20aussi
00:38:21que la France insoumise
00:38:23présente des candidats
00:38:24parce qu'il y a aussi
00:38:25dans cette pré-campagne municipale
00:38:26une forme
00:38:29des formes d'expression
00:38:31qui ont délégitimé
00:38:33le droit à la France insoumise
00:38:34d'avoir des représentants
00:38:36on a quand même
00:38:37le droit de se présenter
00:38:38et je constate par ailleurs
00:38:40que le discours
00:38:41du parti socialiste
00:38:42visant à dire
00:38:43que nous souhaitons
00:38:43empêcher
00:38:44des mairies de gauche
00:38:45sortantes
00:38:45et bien qu'ils expliquent
00:38:47pourquoi par exemple
00:38:47à Strasbourg
00:38:48il se présente
00:38:49contre la maire
00:38:50écologiste
00:38:51exemple
00:38:52et dans d'autres endroits
00:38:53également
00:38:53donc tout ça
00:38:55est assez hypocrite
00:38:56en réalité
00:38:59c'est un peu ce qui s'est passé
00:39:01lors des dernières élections municipales
00:39:02où on reprochait ça
00:39:03aux écologistes
00:39:04de présenter des candidatures
00:39:06et donc la réalité
00:39:07c'est que nous avons
00:39:08une élection municipale
00:39:09nous avons des projets
00:39:10qui sont très différents
00:39:12il y a eu beaucoup d'endroits
00:39:13où il y a eu un refus
00:39:14aussi de voir les réalités
00:39:16en face
00:39:16moi par exemple
00:39:16je suis dans une ville
00:39:17Aulnay-Soubois
00:39:17la France Insoumise
00:39:19y réalise des scores
00:39:20importants
00:39:21et on nous dénie
00:39:22la légitimité
00:39:24de tirer
00:39:24une liste de gauche
00:39:25d'union
00:39:25pourquoi ?
00:39:26parce que
00:39:27le PS considère
00:39:28que le pouvoir
00:39:29est à lui
00:39:30uniquement à lui
00:39:31c'est essentiellement
00:39:32un parti socialiste
00:39:32que je dis
00:39:33dans cet état d'esprit
00:39:34donc juste pour
00:39:35vous seriez
00:39:36pour une union
00:39:37potentiellement
00:39:38malgré les ruptures
00:39:39que vous pointiez
00:39:40tout à l'heure
00:39:41avec certains
00:39:42des représentants
00:39:43mais en fait à chaque fois
00:39:43qu'il faut
00:39:43battre la droite
00:39:45ou l'extrême droite
00:39:47nous sommes au rendez-vous
00:39:49nous sommes au rendez-vous
00:39:50lorsqu'il faut battre
00:39:50la droite et l'extrême droite
00:39:51lorsque il y a des villes
00:39:53où bien
00:39:54il n'y a pas d'enjeu
00:39:55à la fin
00:39:55ça ne passera pas
00:39:56on se présente en fait
00:39:57voilà
00:39:59moi je suis assez sidérée
00:40:00par cet état d'esprit
00:40:02qui fait que
00:40:02on ne devrait pas
00:40:03se présenter à des élections
00:40:05personne ne comprend en réalité
00:40:06à part dans la tête
00:40:07des dirigeants socialistes
00:40:08c'est pour que là
00:40:08c'est bailli sur cette question
00:40:09des municipales
00:40:09parce qu'on vous revoit
00:40:10en gros la séquence
00:40:11qui s'ouvre
00:40:12notamment avec le basculement
00:40:13du front républicain
00:40:14du cordon sanitaire
00:40:15que nous proposent certains
00:40:16ça arrive au moment
00:40:17où la gauche
00:40:18est en train de se fracturer
00:40:19et en train de se battre
00:40:20en fait autour
00:40:21de la question des municipales
00:40:22est-ce que
00:40:23comment
00:40:23est-ce que c'est pas un gros gâchis
00:40:25est-ce que c'est pas un moment
00:40:25où la gauche est très affaiblie
00:40:26par ça en fait
00:40:27en fait moi je crois
00:40:28qu'il y a un élément
00:40:29qui est extrêmement important
00:40:31c'est qu'un français sur deux
00:40:32aujourd'hui souhaite
00:40:33changer son maire
00:40:35donc ça veut dire
00:40:36qu'il va y avoir
00:40:36peut-être
00:40:37énormément de maires
00:40:38qui vont sortir
00:40:39parce qu'on va peut-être
00:40:40assister à une vague
00:40:40de dégagisme
00:40:42sur la question des maires
00:40:43qui ont parfois tenu des villes
00:40:45pendant très très très longtemps
00:40:46donc ça c'est un élément
00:40:47à prendre en compte
00:40:48mais c'est pas forcément
00:40:49une bonne nouvelle
00:40:49parce que ça peut basculer
00:40:51à gauche
00:40:51comme ça peut basculer
00:40:52à l'extrême droite
00:40:54et il y a déjà des villes
00:40:55aujourd'hui
00:40:55je pense à Menton
00:40:56je pense à Toulon
00:40:57où les candidats RN
00:40:58ou même Marseille
00:40:59qui sont quasiment
00:41:00aujourd'hui
00:41:01en passe d'accéder
00:41:03à des municipalités
00:41:04comme Marseille
00:41:05on se rend compte
00:41:06de ce que ça va donner
00:41:07demain dans une ville
00:41:08comme Marseille
00:41:09d'avoir un maire
00:41:09du Rassemblement National
00:41:11donc c'est un beau galo d'essai
00:41:12en réalité pour l'ERN
00:41:13pour préparer la séquence
00:41:14de 2027
00:41:15et d'ailleurs
00:41:16quand on parle du basculement
00:41:17et il faut bien avoir en tête
00:41:19qu'on a une partie des LR
00:41:21Ciotti j'en parle même plus
00:41:22mais LR
00:41:23qui est en train de faire
00:41:24des alliances
00:41:24à des endroits
00:41:25y compris
00:41:25Ciotti s'est déjà fait
00:41:26voilà Ciotti s'est déjà fait
00:41:27mais les autres
00:41:28ils sont en train d'aller
00:41:29vers ce basculement là
00:41:30et donc la réalité
00:41:31c'est qu'on va plutôt avoir
00:41:32un front qui irait de LR
00:41:33voire parfois même
00:41:34on se demande
00:41:35pour Edouard Philippe
00:41:36ce qu'il fera en 2027
00:41:37mais la réalité
00:41:38c'est que de LR
00:41:39jusqu'au RN aujourd'hui
00:41:40il n'y a plus tellement
00:41:41de distinction
00:41:41d'ailleurs à l'Assemblée Nationale
00:41:43souvent quand on est pas
00:41:44quand on regarde pas
00:41:45les députés qui prennent la parole
00:41:46vous avez l'impression
00:41:47que c'est le RN qui s'exprime
00:41:48c'est des députés LR
00:41:48qui prennent la parole
00:41:49d'ailleurs on rappelle au passage
00:41:50que Laurent Wauquiez
00:41:51appelle à une primaire
00:41:52qui irait jusqu'à
00:41:52Saracnafo
00:41:53pour 2027
00:41:54et Saracnafo
00:41:55c'est reconquête
00:41:56donc c'est encore
00:41:58encore plus loin que le RN
00:41:59plus loin que le RN
00:41:59parce qu'il y a aussi ça
00:42:01dans la banalisation du RN
00:42:02c'est l'arrivée
00:42:07vous avez pour moi
00:42:08ce que j'appelle des pyromanes
00:42:09qui sont en train de jouer
00:42:11la question des deux gauches
00:42:13irréconciliables
00:42:13pour justifier le fait
00:42:14qu'il y aurait plusieurs candidatures
00:42:16et pour moi
00:42:16ce qui se passe au municipal
00:42:18il y a la question bien sûr
00:42:19des projets
00:42:19le municipal c'est très différent
00:42:21parce que
00:42:22c'est pas les deux premiers
00:42:23qui restent au second tour
00:42:24c'est tous ceux
00:42:25qui font plus de 10%
00:42:26ou qui font entre 5 et 10
00:42:27peuvent fusionner
00:42:27donc en réalité
00:42:28il peut y avoir de la place
00:42:29pour les uns et les autres
00:42:30pour défendre son projet
00:42:31au premier tour
00:42:32et fusionner au second tour
00:42:33mais pour ça
00:42:34il faut être capable
00:42:35d'avoir une campagne
00:42:36qui n'est pas dirigée
00:42:37les uns contre les autres
00:42:39mais bien contre l'ennemi politique
00:42:41qui est en face
00:42:41à savoir la droite
00:42:42et l'extrême droite
00:42:43or aujourd'hui
00:42:43force est de constater
00:42:44que j'ai l'impression
00:42:45que certains candidats
00:42:46de gauche
00:42:46tous confondus d'ailleurs
00:42:47passent plus de temps
00:42:49à se taper les uns
00:42:49sur les autres
00:42:50plutôt que de se battre
00:42:51contre le vrai danger
00:42:52qui est de l'autre côté
00:42:53à savoir la droite
00:42:54et l'extrême droite
00:42:54donc ça moi
00:42:56de mon point de vue
00:42:56c'est ça qui sera
00:42:57extrêmement difficile
00:42:58et dangereux
00:42:59parce que
00:42:59vous savez les électeurs
00:43:00c'est pas des moutons
00:43:01contrairement à ce que
00:43:03certains peut-être pensent
00:43:04si vous passez toute la campagne
00:43:06de premier tour
00:43:06à dire que les autres
00:43:07sont infréquentables
00:43:08que vous ne ferez jamais
00:43:09avec eux
00:43:10allez leur raconter
00:43:11qu'en 5 jours
00:43:11vous avez réussi
00:43:12à vous mettre d'accord
00:43:13et que vous allez diriger
00:43:14une ville pendant 6 ans
00:43:15ensemble
00:43:15alors que vous avez passé
00:43:16des semaines à vous taper dessus
00:43:17c'est très dangereux
00:43:18et je vois bien
00:43:19la tentation de tout cela
00:43:20qui est de dire finalement
00:43:22et de justifier en quelque sorte
00:43:23le fait qu'on ne pourra
00:43:24d'ailleurs pas se rassembler
00:43:26pour la présidentielle
00:43:27ce que je trouve moi
00:43:27extrêmement dangereux
00:43:28mais vous savez
00:43:29moi je me dis peut-être
00:43:31qu'à un moment
00:43:31si c'est le fiasco total
00:43:33et l'abbé résident au municipal
00:43:34peut-être que ça obligera
00:43:36les uns et les autres
00:43:36à se mettre autour de la table
00:43:37et à se dire
00:43:38bon maintenant
00:43:38qu'est-ce qu'on fait
00:43:39parce que eux par contre
00:43:40à droite
00:43:40et à l'extrême droite
00:43:41eux ils sont organisés
00:43:43ils sont prêts
00:43:44et ils vont aller
00:43:45gagner des villes
00:43:46et peut-être même
00:43:47la présidentielle
00:43:48alors en parlant de présidentielle
00:43:49on a vu la primaire
00:43:50à laquelle votre parti participe
00:43:52qui n'inclut pas
00:43:55toute la gauche
00:43:56loin sans faux
00:43:57pardon
00:43:58est-ce que
00:43:59cet enjeu d'unité
00:44:01est toujours d'actualité
00:44:02ou est-ce que c'est déjà
00:44:03trop tard en réalité
00:44:04on voit que c'est quand même
00:44:05mal engagé
00:44:06alors c'est très très mal engagé
00:44:07après c'est vrai que nous
00:44:08dès le départ
00:44:09et ça c'est
00:44:10ça a été constant chez nous
00:44:11c'était de dire
00:44:12il nous faut une primaire
00:44:13de toute la gauche
00:44:14dans son ensemble
00:44:14sans aucun exclusif
00:44:17parce que
00:44:17on estime que c'est
00:44:18l'une des seules manières
00:44:20de pouvoir gagner
00:44:20et de pouvoir faire barrage
00:44:21en tout cas d'être
00:44:22d'abord au second tour
00:44:23et ensuite d'aller rassembler
00:44:24plus largement
00:44:25d'aller gagner
00:44:26c'est très mal engagé
00:44:27et c'est très mal engagé
00:44:28parce qu'en réalité
00:44:29on voit bien que
00:44:30tant qu'il y aura ce climat
00:44:31ce que je disais
00:44:32de deux gauches irréconciliables
00:44:34bientôt on va peut-être
00:44:34même avoir trois gauches
00:44:35irréconciliables
00:44:35si ça continue comme ça
00:44:36et bien je ne vois pas
00:44:37comment on arrive à fédérer
00:44:39y compris d'ailleurs
00:44:40les électeurs
00:44:40mais vous savez
00:44:41c'est des débats
00:44:42qui commencent à vraiment
00:44:43dater
00:44:44parce qu'on a eu des candidats
00:44:45qui nous expliquaient
00:44:46par exemple
00:44:46qu'il y avait
00:44:47on a parlé à un moment
00:44:48de la France des Tours
00:44:49et des Bourgs
00:44:49on a parlé
00:44:50enfin voilà
00:44:51toute cette dimension
00:44:52de fracture
00:44:52de deux Frances
00:44:53finalement
00:44:53qui cohabitent
00:44:57les unes à côté des autres
00:44:58et tout ça
00:44:59vraiment moi
00:45:00je ne dis pas
00:45:02qu'on va réussir
00:45:04mais je dis
00:45:05qu'en tout cas
00:45:05notre responsabilité
00:45:06c'est de tout mettre en oeuvre
00:45:08pour que ça fonctionne
00:45:08Nadeja Mbongoli
00:45:09sur la question de la première
00:45:11et plus largement
00:45:12sur la question de l'unité
00:45:13et du fait que
00:45:14la gauche passe plus de temps
00:45:16à se taper dessus
00:45:16qu'à cibler l'extrême droite
00:45:17en gros c'est ce que dit
00:45:18Sabrina Sebailly
00:45:20votre avis là-dessus ?
00:45:21Non mais alors
00:45:22moi je suis un peu
00:45:25assez directe là-dessus
00:45:26moi je trouve que
00:45:27bon d'abord
00:45:28les primaires ça marche pas
00:45:29ça n'a pas marché
00:45:30ça ne marchera pas
00:45:32d'abord là
00:45:32la primaire
00:45:33c'est la primaire
00:45:34de Marine Tondelier
00:45:35avec des bouts
00:45:37d'anciens insoumis
00:45:38en fait
00:45:38dont on a l'impression
00:45:40qu'ils sont là davantage
00:45:41pour assurer leur investiture
00:45:42en 2027
00:45:43plutôt que pour gagner
00:45:44la présidentielle
00:45:44de François Ruffin
00:45:46qui court après
00:45:47les fachos
00:45:48avec un trip
00:45:50tu vas rappeler
00:45:51les tours et les bourgs
00:45:52alors que ça ne marchera jamais
00:45:53en fait
00:45:53ça ne marche pas
00:45:54en fait
00:45:54les gens préfèrent
00:45:54l'origine à la copie
00:45:55donc essayer de gagner
00:45:57un peu un imaginaire raciste
00:45:59comme ça
00:45:59ça ne marche pas
00:46:01et puis Olivier Faure
00:46:02qui n'a même pas
00:46:03en fait
00:46:04l'autorisation de son parti
00:46:06pour participer à ça
00:46:07donc déjà
00:46:07c'est très mal engagé
00:46:08et de toute façon
00:46:09cette primaire
00:46:11elle entérine
00:46:12juste le fait
00:46:13qu'il y a
00:46:14la France insoumise
00:46:15d'un côté
00:46:15et ceux qui ne veulent pas
00:46:16être avec la France insoumise
00:46:17de l'autre
00:46:17et donc moi
00:46:18je ne vous cache pas
00:46:19que ça me fatigue un peu
00:46:21qu'on reste
00:46:22dans cette
00:46:23forme d'hypocrisie
00:46:24parce que la réalité
00:46:25c'est que
00:46:26l'unité
00:46:27c'est autour d'un projet
00:46:29manifestement
00:46:29nous n'avons pas le même
00:46:30ça ne marchera pas
00:46:32donc
00:46:33moi
00:46:33en fait
00:46:33je suis désolée
00:46:34mais moi
00:46:34je ne me prends
00:46:36c'est autour d'un projet
00:46:36pas d'un candidat justement
00:46:37bah ouais
00:46:38mais sauf que
00:46:38oui
00:46:39on a un projet
00:46:40et un bon candidat
00:46:40moi je considère que c'est le cas
00:46:41je trouve que
00:46:43on tourne un peu en rond
00:46:45ça ne va pas aboutir
00:46:46il n'y a même pas
00:46:47le parti communiste
00:46:48et le parti communiste
00:46:50alors peut-être
00:46:50qu'il ne fait pas
00:46:51des scores canons
00:46:52aux élections présidentielles
00:46:52mais c'est encore une grosse machine
00:46:54qui sait faire des belles campagnes
00:46:55donc
00:46:56voilà
00:46:57il n'y a pas
00:46:59je ne sais pas en fait
00:47:00je suis désolée
00:47:00mais j'essaye de m'y intéresser
00:47:02je n'y arrive pas
00:47:03et malheureusement
00:47:04je pense que beaucoup de gens
00:47:05sont dans cette situation
00:47:07je ne sais pas quoi dire de plus
00:47:08je
00:47:11voilà
00:47:12oui parce que
00:47:13parce que
00:47:14tout à l'heure
00:47:14j'ai rappelé 1980
00:47:15justement sur la question du programme
00:47:17et c'est vrai qu'en 2024
00:47:19en quelques heures
00:47:20quasiment
00:47:20on a réussi à poser
00:47:22des axes programmatiques forts
00:47:24pour justement dire
00:47:25voilà
00:47:25qu'est-ce qu'on ferait
00:47:26si on arrivait à Matignon
00:47:28et je pense qu'on est en capacité
00:47:29de le faire en réalité
00:47:30moi quand je vois les votes
00:47:31y compris à l'Assemblée nationale
00:47:33il y a plein de choses
00:47:34sur lesquelles on se retrouve
00:47:35oui on a des divergences
00:47:36mais vous savez
00:47:37on a des divergences
00:47:37par exemple avec l'EPC
00:47:38sur la question du nucléaire
00:47:39on a énormément de convergences
00:47:41avec la France insoumise
00:47:42sur les questions environnementales
00:47:43on a des divergences
00:47:44avec l'EPS
00:47:45sur d'autres sujets
00:47:46donc en vérité
00:47:46bien sûr que nous avons des divergences
00:47:48je ne dis pas que tout
00:47:49on est ok sur tout
00:47:50par contre
00:47:51je crois que
00:47:51là où il y a un vrai désaccord
00:47:53peut-être dans la méthode
00:47:54moi je ne suis pas une fan des primaires
00:47:56je pense que les primaires
00:47:57c'est un modèle à l'américaine
00:47:58qui fonctionne très bien aux Etats-Unis
00:48:00mais jusqu'à présent
00:48:01en France
00:48:01je ne suis pas certaine du modèle
00:48:03par contre
00:48:04ce dont je suis persuadée
00:48:05c'est qu'on ne peut pas arriver
00:48:06avec un préalable
00:48:07qui est de dire
00:48:08c'est ce candidat là
00:48:08et il n'y a pas de discussion
00:48:10et je crois que
00:48:11ce qui a manqué peut-être
00:48:11c'était de dire
00:48:12que tout était ouvert
00:48:13y compris la question du candidat
00:48:14qui pourrait être en capacité
00:48:16non seulement
00:48:17d'accéder au deuxième tour
00:48:18bien sûr
00:48:18mais aussi de gagner la présidentielle
00:48:20et ça on aurait pu l'avoir collectivement
00:48:21sur la base d'un projet
00:48:23sur lequel on met
00:48:23tout ce sur quoi on est d'accord
00:48:25et qu'on avance ensemble
00:48:26sur cette campagne électorale
00:48:28pour l'instant
00:48:29là où je te rejoins
00:48:30c'est que
00:48:30c'est très mal engagé
00:48:31mais pour tout le monde en réalité
00:48:33parce que beaucoup de candidats à gauche
00:48:35ça veut dire
00:48:36potentiellement
00:48:36aucun au deuxième tour
00:48:37rapidement
00:48:38en fait le problème
00:48:40c'est que
00:48:40c'est que d'abord
00:48:41un projet
00:48:42et que les candidatures ouvertes
00:48:44pour tous les gens de la primaire
00:48:45ce n'est pas le cas
00:48:46en fait
00:48:46ce ne sera jamais
00:48:47Jean-Luc Mélenchon
00:48:48puisqu'on a
00:48:49des anciens insoumis
00:48:50qui aujourd'hui
00:48:51existent politiquement
00:48:52sur cette ligne là
00:48:53d'accord
00:48:54et qui
00:48:54mais qui assument
00:48:55d'être les supplétifs du PS
00:48:56ça c'est pas un problème
00:48:57ensuite
00:48:58on rappelle 2024
00:48:59le NFP
00:49:00le programme du NFP
00:49:02il y a deux éléments fondamentaux
00:49:03la rupture avec le macronisme
00:49:05la lutte contre l'extrême droite
00:49:07et sur ces deux points là
00:49:08la rupture avec le macronisme
00:49:10on l'a vu dans la séquence
00:49:11y compris celle du budget
00:49:13c'est non
00:49:13au contraire
00:49:14c'est un accompagnement
00:49:15du macronisme
00:49:16et sur la lutte contre l'extrême droite
00:49:18c'est un accommodement
00:49:19avec un récit médiatique
00:49:20qui réhabilite
00:49:22qui réhabilite l'extrême droite
00:49:23pour des raisons de notabilité
00:49:24et de respectabilité médiatique
00:49:25sur ces deux éléments de 2024
00:49:28comment faire un projet ensemble
00:49:30et donc les gens le voient bien
00:49:32et donc moi je pense que c'est un problème
00:49:34de présenter aux électeurs
00:49:36quelque chose qui d'emblée
00:49:37est une arnaque
00:49:38voilà pourquoi je pense que
00:49:40c'est un piège
00:49:41que je salue
00:49:42la Marie-Thaudelier
00:49:44qui pense qu'encore
00:49:46y croire
00:49:47mais ça n'arrivera pas
00:49:50alors on a bien situé
00:49:51la différence
00:49:52de point de vue
00:49:53entre vous
00:49:54et avec d'autres à gauche
00:49:55qui d'ailleurs je pense
00:49:56certains des candidats
00:49:56à la primaire
00:49:57aimeraient aussi
00:49:57vous répondre
00:49:58s'ils étaient présents
00:49:59sur ce plateau
00:50:00mais on voulait avancer
00:50:01dans ce débat
00:50:03puisqu'il y a d'autres questions
00:50:06notamment qui se sont
00:50:07fortement invités
00:50:08ces 15 derniers jours
00:50:10depuis la mort
00:50:12de Quentin de Ranc
00:50:13d'ailleurs
00:50:14la réunion convoquée
00:50:16mardi dernier
00:50:16à l'Elysée par Macron
00:50:17comme certains appels
00:50:19à gauche
00:50:21mettent au coeur
00:50:22de ce débat
00:50:23une question
00:50:24celle de la dissolution
00:50:26dissolution
00:50:27qu'Emmanuel Macron
00:50:30a évoquée
00:50:31à propos
00:50:31de la reconstitution
00:50:32de groupe
00:50:33de la jeune garde
00:50:34Primbou
00:50:34la France Insoumise
00:50:35et d'autres
00:50:36à gauche
00:50:38ont appelé
00:50:39à la dissolution
00:50:40de Némésis
00:50:42cet outil
00:50:43il nous a semblé
00:50:44à entendre
00:50:45le ministre
00:50:46de la justice
00:50:47à l'Assemblée nationale
00:50:48qui pouvait être
00:50:49à double tranchant
00:50:51on écoute
00:50:52pourquoi tout de suite
00:50:53en vidéo
00:50:53puisqu'ayant moi-même
00:50:55voulu proposer
00:50:55au conseil d'état
00:50:56la dissolution
00:50:57du soulèvement
00:50:58de la terre
00:50:58le conseil d'état
00:50:59ne m'a pas donné raison
00:51:00j'en avais tiré
00:51:00des conséquences juridiques
00:51:01pour le mettre
00:51:02à la disposition
00:51:03du ministre de l'Intérieur
00:51:04malheureusement
00:51:05la loi
00:51:05si la loi séparatisme
00:51:06est passée
00:51:07elle n'a pas obtenu
00:51:08le vote
00:51:08de l'intégralité
00:51:09des hémicycles
00:51:10c'était une autre
00:51:11assemblée à l'époque
00:51:12mais je constate
00:51:13que notamment
00:51:14ceux qui m'ont interrogé
00:51:15tout à l'heure
00:51:15et sans esprit polémique
00:51:16m'avaient refusé
00:51:17ces moyens juridiques
00:51:18qui peut-être
00:51:19permettraient de manière
00:51:19plus sécurisante
00:51:21de mettre fin
00:51:22à la présence
00:51:23de ces groupuscules
00:51:24alors là
00:51:25ça nous pose la question
00:51:26est-ce que c'est vraiment
00:51:27un outil efficace
00:51:28la dissolution
00:51:28des groupuscules
00:51:29évidemment
00:51:30pas ça de l'Assemblée
00:51:30en l'occurrence
00:51:31ne risque-t-il pas
00:51:32de se retourner
00:51:34finalement contre
00:51:34aussi des groupes de gauche
00:51:35nous c'est pas ce qu'on dit
00:51:36nous on ne dit pas
00:51:37dissolution comme ça
00:51:38nous ce qu'on dit
00:51:39c'est saisir de la justice
00:51:41en vue de dissolution
00:51:42c'est toute la différence
00:51:44avec l'arme de la dissolution
00:51:47des collectifs
00:51:48et des groupes
00:51:50brandie systématiquement
00:51:50par le pouvoir
00:51:51qui se décide
00:51:52en conseil des ministres
00:51:52voilà
00:51:53il y a quand même
00:51:54une grosse différence
00:51:55parce qu'il faut d'abord
00:51:56enquêter
00:51:58trouver les éléments
00:51:59qui permettent de dire
00:52:00qu'il y a manifestement
00:52:02trouble à l'ordre du public
00:52:04risque de violence
00:52:05et c'est ça en fait
00:52:06nous qu'on demande
00:52:07alors que ce que fait
00:52:08Darmanin
00:52:09c'est pas exactement
00:52:10la même chose
00:52:10et ce qu'il veut
00:52:11c'est pas exactement
00:52:12la même chose
00:52:12ce matin j'ai vu
00:52:13que Nounès
00:52:13a généreusement
00:52:16concédé
00:52:16qu'on ne pourrait pas
00:52:17dissoudre la France insoumise
00:52:19mais le problème
00:52:20c'est qu'à terme
00:52:21c'est un peu
00:52:22ce qu'ils essayent
00:52:23de faire
00:52:23dissoudre
00:52:24en vérité
00:52:25tous les collectifs
00:52:27les associations
00:52:28qui sont
00:52:29évidemment
00:52:30engagées
00:52:31pour
00:52:32pour l'écologie
00:52:33pour la gauche sociale
00:52:35c'est systématique
00:52:36c'est un outil
00:52:37de droite
00:52:38on voit bien
00:52:39comment d'ailleurs
00:52:39là en l'occurrence
00:52:41Gérald Darmanin
00:52:42mais tout le gouvernement
00:52:43sans doute avec lui
00:52:44il veut en faire un outil
00:52:46à sa main
00:52:47et d'ailleurs
00:52:47dans cet extrait
00:52:48alors que
00:52:49là
00:52:50aux questions
00:52:52à l'Assemblée
00:52:52à l'Assemblée nationale
00:52:54il est question
00:52:55des groupes
00:52:56violents
00:52:57il prend l'exemple
00:52:58à dessin
00:52:59des soulèvements
00:53:00de la terre
00:53:00du coup
00:53:01quel regard
00:53:01vous vous portez
00:53:02sur ça
00:53:03très franchement
00:53:04c'est extrêmement malhonnête
00:53:05en fait
00:53:06d'amener le débat
00:53:07de cette manière là
00:53:07d'abord
00:53:08la question de la dissolution
00:53:09des groupuscules
00:53:10nous on y est favorable
00:53:12on l'a dit
00:53:13sauf qu'on peut pas
00:53:14tout mettre au même niveau
00:53:15et c'est là
00:53:16où on a une vraie différence
00:53:17quand vous prenez
00:53:18par exemple
00:53:19les collectifs
00:53:19comme la cocarde
00:53:20ou d'autres structures
00:53:21d'ailleurs
00:53:21les patriotes
00:53:22machin etc
00:53:23ce sont des groupuscules
00:53:24qui se sont fondés
00:53:26essentiellement
00:53:26sur le racisme
00:53:28la xénophobie
00:53:29l'homophobie
00:53:30etc
00:53:30tout ça
00:53:31ce sont des délits
00:53:32et donc
00:53:33à partir de ce moment là
00:53:34en fait
00:53:35même sans passer
00:53:36à l'acte de la violence
00:53:38on peut les dissoudre
00:53:39puisque leur idéologie
00:53:40même intrinsèquement
00:53:41ces groupuscules
00:53:43sont fondés
00:53:44sur une idéologie
00:53:45qui est déjà
00:53:45un délit en soi
00:53:46on ne peut pas dire
00:53:47la même chose
00:53:48d'autres structures
00:53:48comme les soulèvements
00:53:49de la terre
00:53:50ou la jeune garde
00:53:50qui sont soit
00:53:51de l'antifascisme
00:53:52soit des militants écologistes
00:53:54ou L214 etc
00:53:55vous voyez bien
00:53:55c'est deux choses
00:53:56totalement différentes
00:53:56les mettre au même niveau
00:53:57c'est déjà extrêmement
00:53:59malhonnête intellectuellement
00:54:00et ça c'est un problème
00:54:00et en même temps
00:54:01ça va dans la continuité
00:54:02tout à l'heure
00:54:03on a évoqué la question
00:54:03du cadrage médiatique
00:54:04vous voyez bien
00:54:05quand on a sur une chaîne
00:54:06quand même
00:54:07France Info
00:54:08une journaliste
00:54:08qui nous explique
00:54:09que finalement
00:54:10cette marche
00:54:10elle s'est bien passée
00:54:12parce qu'il n'y a pas eu de casse
00:54:13mais attendez
00:54:14c'est très grave
00:54:15il y a eu des saluts nazis
00:54:16il y a eu des propos racistes
00:54:17tout ça
00:54:17ce sont des délits
00:54:18si je peux me permettre
00:54:18la phrase est même pire
00:54:19elle a dit
00:54:19quand l'ultra droite défile
00:54:21c'est calme
00:54:21quand l'ultra gauche défile
00:54:22il y a un mort
00:54:23c'est la phrase
00:54:24de la surpense
00:54:25tout ça
00:54:26en fait
00:54:26c'est un ensemble
00:54:27et moi je vais même
00:54:28aller plus loin que ça
00:54:30si on veut vraiment être ferme
00:54:31et si on avait voulu être ferme
00:54:33sur ces questions là
00:54:34sur dire attention
00:54:35nous ne voulons pas
00:54:36d'organisations violentes
00:54:37dans notre pays
00:54:38d'organisations qui discriminent
00:54:39qui sont racistes
00:54:40antisémites
00:54:41xénophobes etc
00:54:41et bien je vais vous dire
00:54:43il y a un moment
00:54:44il y a des personnalités politiques
00:54:45de haut niveau dans ce pays
00:54:46qui aurait dû dessoudre le Front National
00:54:48qui aurait dû dessoudre
00:54:49le Rassemblement National
00:54:50et qui aurait dû dessoudre
00:54:52reconquête
00:54:52si vous dites que les organisations
00:54:53qui sont basées sur le racisme
00:54:54et l'homophobie
00:54:55peuvent être dissoudes
00:54:55effectivement c'est le cas
00:54:56du Rassemblement National
00:54:57mais c'est le cas de reconquête
00:54:58mais ça aurait dû être dissous
00:54:59en fait
00:54:59parce que sinon on n'en serait pas là
00:55:00dans ce pays
00:55:01parce que c'est à cause
00:55:01de partis comme ceux-là
00:55:02qu'aujourd'hui on a
00:55:03des locaux de parlementaires
00:55:05qui sont certes tagués
00:55:06mais vous avez des mosquées
00:55:07vous avez des synagogues
00:55:08vous avez des rues
00:55:08vous avez des quartiers
00:55:09vous avez des gens
00:55:10qui sont agressés
00:55:10des femmes
00:55:10qui sont arrachées
00:55:11des voiles dans les rues
00:55:12vous avez aujourd'hui
00:55:14une explosion
00:55:14des actes racistes
00:55:15antisémites
00:55:16homophobes
00:55:17dans notre pays
00:55:17parce que nous avons ces partis
00:55:19qui diffusent leur haine
00:55:2024h sur 24
00:55:22sur des plateaux télévisions
00:55:23et donc si on avait vraiment voulu
00:55:24avoir une cohésion
00:55:25et un projet
00:55:26et se dire
00:55:27la nation
00:55:27qu'est-ce que c'est que la nation française
00:55:29d'avoir un projet de société
00:55:30et bien c'est parti
00:55:31ces mouvements auraient dû être dissous
00:55:32par les gouvernements successifs
00:55:33On voit bien
00:55:34l'impact symbolique
00:55:35que ça peut avoir
00:55:37de dire à un moment
00:55:38que la République
00:55:38dise non
00:55:39ça ce n'est pas possible
00:55:41en revanche
00:55:43certains chercheurs
00:55:44pointent aussi
00:55:44notamment
00:55:45le fait de la reconstitution
00:55:47et de la dispersion
00:55:49d'un certain nombre
00:55:50de ces groupes
00:55:51par exemple
00:55:51quand le bastion social
00:55:52a été dissous
00:55:53à Lyon
00:55:54il se recomposait
00:55:55derrière
00:55:55en haut d'Astion
00:55:56etc
00:55:56donc est-ce que
00:55:58pour vous
00:55:58c'est tout de même
00:55:59un outil
00:56:00qui doit être
00:56:00efficace
00:56:01si je peux
00:56:02prolonger ta question
00:56:03Julia
00:56:03est-ce que la réponse
00:56:04contre l'extrême droite
00:56:05peut être uniquement judiciaire
00:56:06en fait
00:56:06le truc c'est que
00:56:07la dissolution
00:56:08en fait
00:56:09c'est un élément
00:56:10de discours politique
00:56:11voilà
00:56:12c'est un élément
00:56:12des discours politiques
00:56:13parce qu'effectivement
00:56:14en termes d'efficacité
00:56:15les gens peuvent se reconstituer
00:56:16donc c'est un élément
00:56:18de discours politique
00:56:19pour dire
00:56:19pour signifier
00:56:21que ça
00:56:22c'est pas possible
00:56:22et donc
00:56:23c'est la raison
00:56:24pour laquelle
00:56:25les gens qui évoquent
00:56:26la dissolution
00:56:26de la jeune garde
00:56:27qui je rappelle
00:56:28est un mouvement
00:56:28antifascisme
00:56:29et je rappelle
00:56:30que l'antifascisme
00:56:31c'est la protection
00:56:32de la République
00:56:33l'antifascisme
00:56:34en réalité
00:56:35n'est pas partisan
00:56:35nous avons vu
00:56:36d'ailleurs
00:56:36Dominique de Villepin
00:56:37rappeler ce qu'était
00:56:38l'antifascisme
00:56:39l'antifascisme
00:56:40c'est le général de Gaulle
00:56:41aussi
00:56:42surtout
00:56:43donc la réalité
00:56:44c'est que
00:56:45la dissolution
00:56:46c'est un élément
00:56:47de discours
00:56:48et de communication politique
00:56:49la réalité ensuite
00:56:51c'est de mettre
00:56:52les moyens
00:56:53par exemple
00:56:53pour protéger
00:56:54les personnes agressées
00:56:56les personnes victimes
00:56:57de racisme
00:56:57victimes du sexisme
00:56:58d'homophobie
00:56:59de faire en sorte
00:57:00que la police
00:57:00et la justice
00:57:01soient formées à cela
00:57:02parce qu'aujourd'hui
00:57:03il y a une forme
00:57:04d'usure mentale
00:57:06de millions de gens
00:57:07dans ce pays
00:57:07d'ailleurs
00:57:08je vais parler
00:57:08de la proposition
00:57:10de Daniel Obono
00:57:11concernant
00:57:12l'impact psychologique
00:57:13de ce climat
00:57:14sur des millions de gens
00:57:15dans ce pays
00:57:15et bien c'est ça
00:57:16en fait
00:57:17la réalité
00:57:18d'un pouvoir politique
00:57:20qui lutte
00:57:20vraiment contre
00:57:21les mouvements violents
00:57:22la dissolution
00:57:23c'est un élément
00:57:24de discours politique
00:57:25c'est de dire
00:57:26que là
00:57:26ça a été trop loin
00:57:27moi je considère
00:57:28que Némésis
00:57:29est responsable
00:57:30de la mort
00:57:30de Quentin de Roque
00:57:31parce qu'elle
00:57:32instrumentalise
00:57:32elle l'embrigade
00:57:33des jeunes
00:57:35pour aller faire
00:57:37aller se battre
00:57:38aller faire des guet-apens
00:57:39alors qu'ils pourraient
00:57:39être tranquilles
00:57:40et laisser tranquilles
00:57:40les réunions politiques
00:57:41qui se tiennent
00:57:41donc voilà
00:57:43la dissolution
00:57:44pour nous
00:57:45c'est pas le
00:57:46et d'ailleurs
00:57:46nous en général
00:57:47on demande rarement
00:57:48la dissolution
00:57:49c'est très rare
00:57:49ce qu'on demande
00:57:50c'est des enquêtes
00:57:51en vue de dissolution
00:57:52c'est un outil
00:57:54c'est un outil
00:57:54la dissolution
00:57:55est un outil
00:57:55moi ce que je rajouterais
00:57:57quand même
00:57:57c'est que
00:57:57ces groupuscules
00:57:59d'extrême droite
00:57:59et toute cette violence
00:58:00elle existe aussi
00:58:01parce qu'il y a des problématiques
00:58:02de fonds qui n'ont jamais
00:58:03été réglées dans ce pays
00:58:04et je crois que tant
00:58:05qu'on ne donne pas
00:58:06une vision
00:58:06et en tout cas
00:58:07un avenir
00:58:08ou en tout cas
00:58:08un espoir politique
00:58:10pour toute une partie
00:58:10de notre jeunesse
00:58:12et de notre pays
00:58:12en fait ces groupuscules
00:58:14continueront de se reconstituer
00:58:15puisque à la base
00:58:16ce sont des gens
00:58:17qui se sentent
00:58:18totalement abandonnés
00:58:19par les différents pouvoirs
00:58:20politiques qui ont été
00:58:21mis en place
00:58:21dans notre pays
00:58:22et qui donc
00:58:23se nourrissent
00:58:24sur cette haine
00:58:25parce qu'eux-mêmes
00:58:25se sentent exclus
00:58:26de la société
00:58:27et donc je crois
00:58:28qu'il y a un traitement
00:58:29de fond
00:58:29qui est celui du projet
00:58:30et comment on répare
00:58:31notre société
00:58:32et le traitement
00:58:33d'urgence
00:58:33qui est celui
00:58:34de la dissolution
00:58:34quand ça va
00:58:35beaucoup trop loin
00:58:35une dernière question
00:58:36pour terminer
00:58:37pour un peu ouvrir
00:58:38la focale
00:58:38pour cette fin de débat
00:58:40on a forcément pensé
00:58:41à Charlie Kirk
00:58:41après l'affaire
00:58:42Quentin de Hange
00:58:43puisque voilà
00:58:43elle a érigé en martyr
00:58:45une figure de l'extrême droite
00:58:47qui a été donc
00:58:48dans les deux cas
00:58:49tuée
00:58:51on a envie de se demander
00:58:53où est l'internationalisme
00:58:55antifasciste
00:58:55dans ce contexte là
00:58:56parce qu'on ne peut pas
00:58:57avoir juste le nez
00:58:57dans la France
00:58:58et ne pas se rendre compte
00:58:58que tout ce qui se passe
00:59:00fait écho à ce qui se passe ailleurs
00:59:01aux Etats-Unis notamment
00:59:02mais pas seulement
00:59:03ailleurs en Europe également
00:59:05voilà ma question
00:59:05un peu ouverte pour la fin
00:59:07en quelques minutes seulement
00:59:07parce qu'on a bientôt fini
00:59:09mais Charlie Kirk
00:59:10c'est d'ailleurs Dominique de Lépin
00:59:11qui a dit
00:59:12que l'extrême droite
00:59:12cherchait son nomment Charlie Kirk
00:59:14les gens qui ont mis
00:59:15un signe égal aux Etats-Unis
00:59:16entre Martin Luther King
00:59:17et Charlie Kirk
00:59:17nous ne mettons pas
00:59:18de signe égal
00:59:19et effectivement
00:59:20la question de la lutte
00:59:22contre le fascisme
00:59:22est une question
00:59:24internationaliste
00:59:24il faut évidemment
00:59:25regarder ce qu'il se passe
00:59:26partout
00:59:27nous avons vu hier
00:59:28une entrevue
00:59:29entre le président
00:59:30entre Moudi
00:59:31le dirigeant andien
00:59:33et Netanyahou
00:59:33ce n'est pas pour rien
00:59:34il y a aujourd'hui
00:59:35une internationale
00:59:36réactionnaire
00:59:37fasciste
00:59:38raciste
00:59:38et il faut la combattre
00:59:40à tous les niveaux
00:59:41et c'est la raison pour laquelle
00:59:42il faut vraiment se battre
00:59:44contre l'importation
00:59:45en France
00:59:45de ces grilles de lecture
00:59:47qui
00:59:47moi ça me rappelle
00:59:49un peu
00:59:49ce visuel
00:59:50qui tombe beaucoup
00:59:51sur les réseaux sociaux
00:59:52d'un côté
00:59:53le clouc-clouc-clan
00:59:54de l'autre
00:59:54des militants
00:59:55pour les droits civiques
00:59:56au milieu
00:59:56compromis
00:59:57nous ne
00:59:57nous compréterons
00:59:59jamais
01:00:00avec l'extrême droite
01:00:01avec les fascistes
01:00:02et c'est un combat
01:00:04effectivement international
01:00:06combat international
01:00:07absolument
01:00:07d'ailleurs on a vu
01:00:08la tentative de récupération
01:00:09par Mélanie
01:00:10et par Trump
01:00:11du crime de Quentin de Rang
01:00:13donc il faut être
01:00:13absolument vigilant
01:00:14il faut que ce combat
01:00:15se fasse
01:00:15à l'échelle internationale
01:00:16d'ailleurs il y a des
01:00:18mobilisations
01:00:18qui se font
01:00:19je sais qu'il y a un texte
01:00:19qui a été signé
01:00:20par plus de 250 personnes
01:00:21je crois à travers l'Europe
01:00:22justement sur la lutte
01:00:23antifasciste
01:00:24et je crois qu'il faut
01:00:25vraiment y faire
01:00:26et être extrêmement vigilant
01:00:28parce qu'on a vu
01:00:28vous savez il y a des choses
01:00:29qui nous semblaient
01:00:30totalement acquises
01:00:31notamment aux Etats-Unis
01:00:32et on a vu arriver Trump
01:00:33et là on s'est dit
01:00:34mais en fait rien n'est acquis
01:00:36la question de l'IVG
01:00:37la question de l'ICE
01:00:39cette milice
01:00:41absolument
01:00:42donc en fait
01:00:43il ne faut jamais
01:00:44baisser la garde
01:00:45c'est ce que je veux dire
01:00:45ça peut aller très vite
01:00:47et en fait en réalité
01:00:48peut-être que certains se disent
01:00:49il faut qu'on essaye
01:00:50parce qu'on n'a jamais essayé
01:00:51mais quand ils sont au pouvoir
01:00:52ils n'en partent plus
01:00:53on a encore moins
01:00:54de contre-pouvoirs
01:00:55que les Etats-Unis
01:00:56a priori
01:00:57et puis l'extrême droite
01:00:58en France je le rappelle
01:00:59on a déjà essayé
01:01:01on a vu ce que ça a donné
01:01:02oui non parce que
01:01:03c'est quelque chose
01:01:04qu'on entend beaucoup
01:01:05en réalité
01:01:07il y a quand même
01:01:08des candidats
01:01:08qui réhabilitent totalement Pétain
01:01:09c'est assez terrifiant
01:01:10et choisit donc
01:01:12républicain au passage
01:01:12oui alors pour ceux
01:01:13qui n'auraient pas suivi
01:01:14c'est une référence
01:01:15à Martine Vassal
01:01:16qui a
01:01:18candidat à Marseille
01:01:19qui a assumé
01:01:20le slogan de Pétain
01:01:21travail, famille, patrie
01:01:22comme étant
01:01:23le sien également
01:01:24et ses valeurs
01:01:25candidate LR Renaissance
01:01:26LR Renaissance
01:01:27oui pas LR Renaissance
01:01:27effectivement
01:01:29je vous remercie
01:01:30toutes les deux
01:01:30c'était effectivement
01:01:31la question de la fin
01:01:32comme vous en avez prévenu Cyprien
01:01:34on arrive donc au terme
01:01:35de ce troisième match
01:01:36il me reste donc
01:01:38à vous remercier vous
01:01:39merci beaucoup
01:01:39d'y avoir participé
01:01:41merci de votre présence
01:01:42merci à toi aussi Cyprien
01:01:45merci bien sûr
01:01:46à vous derrière vos écrans
01:01:48et j'en profite
01:01:49pour glisser un dernier petit mot
01:01:50pour vous rappeler
01:01:51que l'humanité
01:01:52en partenariat avec
01:01:53Blast, Street Press
01:01:54Les Inrocs
01:01:55et Radio Nova
01:01:56vient de sortir
01:01:56un hors série spécial
01:01:58Front commun
01:01:59contre l'extrême droite
01:02:00vous pouvez vous le procurer
01:02:02en kiosque
01:02:03ou en commande
01:02:04sur notre site
01:02:05et d'ici là
01:02:06d'ici à ce que vous l'ayez trouvé
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